La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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20 augustus 1918
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s.n. 1918, 20 Augustus. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 21 mei 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/pg1hh6dp8j/
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Mais la résistance toujours aussl te-nace des Allemands leur a interdit jusquic <out nouveau progrès marguant. pchaie öe prisonniors iieip si aSiesnand! Des négociations au sujet de 1'échange di 'prisonniers de guerre beiges et allemand: vlennent, on le sait, d'avoir lieu a Berne. D( source autorlsée, on nous cominumque les m dications suivantes sur les résultats de ces né B°/ynsiW<iu'n a déjè été annoncé, des accord: sont intervenus & Berne le 15 mars et li 26 avril 1918 entre le gouvernement allemant et le gouvernement francais. Ces accords on tout particulièrement trait & la libération et ; 1'internement de prisonniers de guerre. Li gouvernement beige y a adhéré en ce qui con cerne les prisonniers de guerre, les accords n s'étendant pas aux prisonniers civils. Voici les principales stipulations de eet ac ,cord: Les sous-offleiers, caporaux et soldats qu ge trouvent en captivité depuis plus de dis huit mois seront renvoyés dans leurs Idyer ïans distinction' de grade et sans restrictioi en ce qui regarde leur nombre : a) S'ils ont atteint 1'age de 40 ans révolus e sont përes d'au motos trois enlants encor -en vie; ' b) S'ils ont atteint l'&ge de 45 ans révolus. Les officiers qui remplissent les mémes cor "ditions seront internés en Suisse sans égan au grade et au nombre. , Les sous-offlciers, caporaux et soldats qu ne se trouvent pas dans les conditions énor cées ci-dessus, mais qui sont en captivité d« puis plus de dix-huit mois, seront renvoyé 'dans leurs foyers, liomme contre homme grade contre grade. Dans les mêmes cond: .tions, les officiers seront internés en Suisse. . Pour déterminer 1'ordre qui présidera Vélargissement des prisonniers homme contr homme et grade contro grade, on tiendr icompte en tout premier lieu de la durée de 1 captivité et, en cas d'équivalence de durée (c'est 1'age qui prévaudra. • Les prisonniers de guerre qui, aux terme 'de eet accord, seront dans les conditions voi lues pour être renvoyés dans leurs foyers, or le droit de renoncer a leur rapatriement ou jfiur internement en Suisse. Les officiers, sous-officiers, caporaux et so 'dats beiges pourront être libérés dans la pri portion d'un prisonnier pour dix prisonniei francais, jusqu'a ce que le nombre des pr .sonniers de guerre allemands faits par 1( /troupes beiges et tombant sous les stipuli 'tions de la convention soit épuisé. : Le gouvernement frangais communiquei iau gouvernement allemand le nombre de iprisonniers allemands qui, dans eet ordi d'idées, entrera en ligne de compte. II n'a ps encore été satisfait k eet te demande. Au iermes de la convention, 1'écliange des pr. sonniers beiges se fait donc dans les même '.conditions que celui des prisonniers frangaif imais seuleihent dans les limites numérique fixées ci-dessus. Les prisoiiniers de guerre beiges originaire de la Belgique occupée et dont le foyer et 1 familie se trouvent dans cette partie du terr; toire ne pourraient plus, s'ils étaient rer :voyés dans les parties de la France ou de 1 Belgiques non occupées, jouir, comme la pit part des Francais, de 1'avanlage de pouvoi rejoindre leur familie et ils n'auraient mém plus alors, «jn leur qualité de prisonniers libé rés, 1'avantage de rester en correspondanc avec leur familie ni de recevoir des envoi d'argent. Ces avantages, dont jouissent les pri sonniers et les ouvriers libres en Allëmagnf leur seraient supprimés jusqu'è. la fin de 1 guerre. En conséquence, le gouvernement allemani croit remplir un devoir d'humanitó en allan au devant des vceux exprimés par les prison niers et la popuplation beige, c'est-a-dire ei faisant en sorte qu'un grand nombre de pri sonniers tombant sous 1'application de 1'ac cord ou renoncant k leur internement ei Suisse puissent rentrer dans le territoire di gouvernement général et y rejoindre leur fa jnille pour autant qu'ils soient originaires d ce territoire. Les prisonniers qui exprimeron le désir de ne pas être ramenés en Belgiqu seront remis en liberté dans le. territoire de 1 France non occupée en passant par la Suisse Le gouvernement allemand s'est adress 'dans ce sens, par 1'intermédiaire du gouvernc ment espagnol, au gouvernement beige et a tend une réponse favorable k bref délai, dan 1'intérêt même du peuple beige. II n'est pas possible, par conséquent, d'ind: quer dès k présent une date approximativ pour Téchange: et le retour des prisonnier isolés. II ne sera pas possible de donner suite è. de 'demandes tendant a faire bénéficier, en vu d'un échange ou d'un internement anticipatii tel interné ou tel prisonnier déterminé. II ser tenu compte de tous les droits quand le tour d chacun sera venu. Cependant, on peut reteni qu'aux termes des conventions internatic nales, les prisonniers beiges malades qui est ment que leur état de santé exige leur intei nement en Suisse peuvent s'adresser è. 1 Commission médicale germano-suisse, qui v; site régulièrement les camps et qui décider de commun accord avec une autre commissioj de contróle composée de médecins dont les dé cisions seront basées sur des conditions intei ;nationales exactement établies. Les malade ont le droit de renoncer è, leur internement ei Suisse et, sur leur demande, ils seront rame nés dans leur familie sur le territoire du gou vernement général. II n'est pas inutile de faire remarquer qu'ei vue de 1'échange ou de 1'internement de pri sonniers toutes les démarches de particulier ou de ressortissants auprès des autorités alle mandes ou des associations ne peuvent avoi aucune infiuence sur les décisions è. prendre Elles ne peuvent que rendre l'échange plu diffleile et ii n'y sera même pas répondu. Les stipulations de la convention ont ét portées & la connaissance des prisonniers C'est é. eux qu'il appartient de faire les démai ches nécessaires. Négociations de pais üiei, 17 aoui : Le président de la conférence de la paix ftl. Cheluchine, a déclaré aux représentant de la presse que la Russie émet, au sujet d la délimitation des frontières, des préten tions inadmissibles et qui vont è 1'encontr du principe «Pas d'annexion, liberté de peuples de disposer d'eux-mèmes ». En el fet, la Russie veut annexer la plus grand partie de r.Oufcraine septentrionale, y corr prise la majeure partie du district du Dc metz. Elle retarde la conclusion des négc ciations par son appel au tribunal d'ai'b: trage de La Haye, qui ne siège pas en c moment. L'Oukraine, de son cöté, désir réellement la paix et la délimitation de se frontières. «*» Cologne, 19 aoüt : La <i.Ga?ette de Cologne » gptirend £l< Stockholm qua le gouvernement suédois a refusé de tenir compte du voeu de 1'opinion publique qui aurait voulu lui voir prendre 1'initiative des négociations prépar^toires de paix, en s'entremettant auprès des belli-gérants. Le gouvernement estime que pour intervenir avec quelque chance de réussite, il faut que chez les parties intêressées se remarqueè toutle moine une tendance quel-conque & conclure une paix par compromis. Si une intervention paciliste venait k échouer, il est certain que la puissance qui se serait entremise dans ce but y perdrait gra.ndement de son prestige. Comme aucun indice ne permet de croire en ce moment aux bonnes dispositions des beliigérarits, le gouvernement préfère s'abstenir provisoi-! rement de toute démarche dans le sens in-'jiqué. ; LES OPERATIOIS « L'OUEST Londres, 18 aoüt: Les journaux sont trés réservés dans leurs . appréciations sur la situation militaire & \ 1'Ouest. Ils sont unanimes è, reconnaitre que le j moral des troupes allemandes, fortement me-t nacées par des attaques de fianc, n'a jamais éé plus brillant qu'au cours des derniers com-, bats. II semble qu'on doive renoncer une fois ^ de plus, disent-ils è, 1'espoir de percer et de ~ voir crouler le front allemand eet été. Le Daily Clironicle écrit entre autres : — Les Allemands raodifiaient précisément leurs positions lorsque le général Foch a dé-clanché son offensive. La situation extraordi- i nairement critique du fianc allemand a été - sans doute la raison essentlelle de la rapide 3 retraite de 1'ennemi, retraite qui devait néces-i sairement entraïner de grandes pertes maté- rielles. Mais il ne saurait être question d'un t affaiblissement du moral des troupes enne-3 mies. Cfcst précisément l'S-preté de la lutte qui s'est déroulée ces jours derniers contre les Anglais et les épisodes au cours desquels'les - opérations se'sont divisées en d'innombrables 1 combats isolés qui montrent combien estf cruel Tacharnement de deux adversaires dont cha-i cun sait qu'il fait tout son possible et qu'il - doit donner tout ce qu'il peut. Ce mur de Mor- - lancourt, que les Anglais ont dü escalader s homme par homme sous le feu meurtrier des , mitrailleuses allemandes, constitue un rem- - part de 'cadavres anglais. Les fortes pertes su-bies par les formations de tanks que i'infan- i terie allemande a attaqués et une série d'au-3 tres péripéties de la lutte ont mis en relief i sanglant 1'horreur des combats actuels.» i Le Times fait remarquer que la résistance des Allemands est devenue de plus en plus forte en ces derniers temps. L'ennemi possède s encore de précieuses positions de défense. [. Un modification radicale de toute la situation t stratégique ne s'est pas encore produite et, i pour le reste, on est encore dans 1'incertitude sur le point de savoir oü se trouvent les ré-[. serves allemandes et oü elles seront mises en ). ligne. Ces réserves sont loin d'être entièrement : ■s entamées, et les Allemands ont visiblement i- préféré se retirer plutót que d'abandonner les iS avantages qu'ils peuvent tirer de leur situation actuelle. •** a Genève, 19 aoüt s Le Progrès de Lyon dit que les attaques aé-e riennes contre des villes frangaises devien-s nent plus violentes.Toul, Lunéville, Bayonne, K Epinal et particulièrement Nancy ont subi de . forts dégdts a la suite des raids allemands. s •** i Paris, 19 aoüt : s On mande de Rouen au «Petit Parisien »: — La ville et la banltèue de Rouen ont s été attaquées la nuit du 17 aoüt par des a aviateurs allemands. La m^me nuit, une cinquantaine de bom-. bes ont été lancées sur Cal ais; quelques i immeubles ont été gravement endomma- gés. Pas de victinies. r La même nuit encore, les aviateurs alle-9 mands ont bombardé Dunkerque. • Les évéaemeats de Russie i Londres, 18 aoüt: Le département d'Etat è Washington a regu 1 plusieurs télégrammes de M. Poole, consul gé- t néral américain. Ii y est dit que, le 20 juillet, - M. Lénine a déclaré è. différentes reprises, au ; i cours d'une réunion officielle des Soviets, que ! - le gouvernement russe se trouve en état de | - guerre avec les Alliés. Plus tard, M. Chiché- i rine a fait savoir a M. Poole que M. Lénine ! 1 avait fait cette déclaration au cours d'une i - réunion a huis clos des Soviete et il a promis j 3 soleimellement que les représentants officiels , t des Alliés ne seraient pas inquiétés. Malgré 2 cela, les coflsuls francais et anglais, de même • que leur personnel, ont été arrêtés et ils n'ont • été remis en liberté que le lendemain, è, 1'in-ö tervention du consul général de Suède. M. - Chichérine a déclaré è, ce moment que le gou-■- vernement des Soviets n'autoriserait pas, s ainsi qu'il 1'avait fait jusqu'ici, le départ des missions militaires et que les nationaux civils - des pays alliés seraient gardés comme otages 0 pour répondre de la sécurité des membres du s Soviet dans les territoires occupés par les Alliés. M. Poole a répondu è, cela que les sujets 5 des pays alliés ne se laisseraient pas intimider 9 et que des mesures de représailles de 1'espèce , ne pourraient avoir pour conséquence que • d'en voir rejeter la responsabilité personnelle ^ sur les membres du gouvernement des Soviets. r •** Varsovie, 18 aoüt: D'après une information spéciale envoyée de - Cerlin è la Przeplad Poranny, M. Janust Rad- 1 ziwill a déclaré qu'il était trés satisfait de son - voyage au grand quartier général. Le comte i Bonikier, délégué a Berlin du gouvernement i polonais, a déclaré k des journalistes que les - pronostics, en ce qui regarde la solution de la - question polonaise, sont, è s'en référer è la 3 tournure des échanges de vues qui se sont i produits è. la Conférence, trés favorables. II a - fait en outre cette déclaration : — Le programme que nous avons exposé au grand quartier général a toute chance d'être 1 réalisé. D'autres négociations seront encore - nécessaires, mais elles n'auront plus le carac-= tére de principe qu'ont eu les travaux de la - Conférence.» r Londres, 18 aoüt : 5 Ón mande de Stockholm au Times : — On ne sait pas si le consul général an-5 glais de Moscou, qui a été remis en liberté, • pourra quitter cette ville. M. Litvinof, agent - bolcheviste ó, Londres, pourra obtenir ses passeports pour quitter 1'Angleterre dès que le consul général anglais de Moscou sera arrivé a Stockholm. »*• Kier, 18 aoüt- L'Agence télégraphique de 1'Oukraine annonce que, dans la région du Don, des envois > postaux et d'argent pour Kief, Kharkof, Iéka-3 terinoslaf et Poltawa ont déja commencé. Ils 2 commenceront dans une semaine pour toutes " les localités de l'Oukraine< 3 Stockholm, 17 aoüt : On mande d'üfa que les etmques ont 2 fait sauter tous les ponts du chemin de fer • de Tascl»kent, afin de mettre obstncle k la " marchc. en avant des Tchè fiv Slovaques, - avec Iesquels ils se sont brouillés depuis • quelquf temps. e ö Kief, 18 aoüt: 3 Du Boussld Golos : — D'après . des déclarations de voyageurs, 1'ordre le plus parfait règne en Géorgie depuis 1'arrivée des Allemands. On peut noter partout > . .les résultats des efforts .faits en vue de natio- naliser 1'armée et le pays. L'idée de la consti-tution d'une armée régulière géorgienne fait des progrès. On mande de Samara que dans cette ville a été créé un comité de 1'Assemblée constituante. Ce comité se considère comme une émanation du gouvernement panrusse. La ma-jorité se compose de socialistes révolution-naires. Le pouvoir piilitaire est entre les mains des Tchèques-Slovaques, auxquels le comité est subordonné au point de vue militaire. » dépêches' divërsês Paris, 18 aoüt : Un conseil de cabinet s'est réuni a Sainte-Adresse, sous la présidence de M. Cooreman. II s'est occupé notamment de porter remède a la situation lamentable de nos internés en Hollande et a voté définitivement le projet d'arrèté-loi interdisant pendant un an après la libération du pays la consommation de 1'alcDol de bouche, *** Paris, 18 aoüt : Le Petit Parisicn dit qu'il est certain main-tenant que le procés Caiilaux sera renvoyé du | tribunal' militaire & la Haute-Cour. Malgré I cela, le Sénat ne raccourcira pas ses vacan-ces, qui dureront jusqu'au 17 septembre. Paris, 17 aoüt : De retour d'une mission qui lui avait été confiée pour étudier i'épidémie qui sévit en Suisse, M. J. Renault a lu devant 1'Académic des sciences de Paris un rapport qui confirme j que 1'épidémie en question est bien la mème grippe que 1'on a connue en 1889-1890. Elle a sévi a travers toute, 1'Europe. Les bruits de diphtérie, de typhus, de peste et de choléra qui ont couru en Suisse sont entièrement dé-nués de fondement. M. Renault estime que des mesures de quarantaine a la frontière ne seraient nullement iustifiées et que, de plus, elles seraient inutiles. L'épidémie est d'ail-leurs en décroissance. Londres, 18 aoüt: La revue pacifiste anglaise Coriimon Sens apprend de source bien informée que lord Grey partage absolument la manière de voir de lord Lansdowne en ce qui regarde la néces-sité d'aboutir rapidement a une paix par compromis. Le Common Sens expose que les in-tentions de ces deux remarquables hommes d'Etat devraient faire réfléchir 1'opinion publique. On ne doit point se laisser induire en erreur par la presse de guerre, qui continue a fairs tous ses efforts pour dissimuler 1'étendue et 1'importance du mouvement a Ja tête duquel s'est mis lord Lansdowne. L'accueil favorable que les électeurs de certains districts ont fait a des députés dont les tendances sont paci-fistes est trés significatif a eet égard. II marqué le désir croissant de paix et indique que le jugement poütique commence & s'assainir. Zurich, 19 aoüt Le gouvernement anglais a fixé au 30 no-vembre la date des elections générales au Parlement. *** Londres, 18 aoüt : Un scandale financier fait en ce moment beaucoup de bruit a Londres. II s'agit des bé-néfices anormaux réalisés par une société an-glo-suisse qui, grdce a de puissantes interven-tions, aurait passé des contrats ultra-avanta-geux avec le ministère des munilions pour la fourniture de cellulose et d'acéton, utilisés, dans la construction d'avions. Le gouvernement anglais s'est vu contraint de nominer une commission d'enquête composée du juge lord Summer, de 1'armateur lord Inclieape et du grand industriel lord Colwyn. Le Morning Post affirme que M. Churchill est trés compromis dans cette affaire et lui conseille de prendre sa retraite. Aux dires du Daily Chronicle seraient éga-lement compromis le ministre des colonies Long, dont le fils, le major" Long, possède 5,800 actions de ia Société anglo-suisse, ainsi que sir John Cadman, directeur du Bureau des pétroles, qui est propriétaire de 4,350 actions de la même Société. *** Londres, 19 aoüt: La villo a été privée en fait aujourd'hui d'omnibus et de tramways, les receveuses s'étant mises en grève pour obtenir 5 shelling par semaine d'augmentation. On estime que la grève sera de trés courte durée. Hier soir, les grévistes se sont réunies et ont invité tous les membres de la Fédération du pays & cesser le travail demain. •** Londres, 19 aoüt: On annonce officiellement que chaque Dominion aura a 1'avenir un représentant rési-dant a Londres et qui fera partie du Cabinet de guerre. Les Indes seront aussi représentées. Vienne, 17 aoüt : Le Fremdenblall écrit au sujet de la rencontre des deux empereurs au grand quartier général allemand que le peuple attend avec impatience le résultat de cette conférence. Tous les grands problèmes qui intéressent la guerre et la paix ont été longuement débat-tus, et 1'examen a fait ressortir une confor-mité de vues qui ne laisse aucune place & une différence cl'opinion. Le journal ajoute que la direction supérieure des armées allemandes envisage 1'avenir avec une entière confiance, que 1'initiative des mouvements au front de 1'Ouest appartient toujours aux Allemands et que les derniers événements n'ont en rien rnodifié la situation favorable occupée par les Puis-, sances Centrales. Le journal termine par ces mots : — Les Puissances Centrales, marchant au combat la main dans la main, sont entièrement d'accord au sujet du but qu'elles poursui-vent et qui n'est autre que Tobtention d'une paix honorable. La rencontre des deux empereurs a une fois de plus confirmé ces faits, et il est inutile d'en chercher une autre inter-prétation dans les communiqués autrichien ou allemand publiés au sujet de 'cette rencontre. L'Autriche et l'AU'emagne sont unies et restent unies, et rien ne sert de vouloir battre en brèche cette vérité. *** Vienne, 18 aoüt : On mande de Madrid aü Bureau de Cor-reepondance impérial et royal: — II résulte d'une note ufficieuse que les délibérations qui ont eu lieu la semain.e dernièrè en conseil des ministres et au sujet desquelles le gouvernement garde la plus grande réserve, ont' eu pour objet la régiementation des questions d'alimenta-tion devenues de plus en plus aiguës ces derniers temps, Ia question des importa^ tions de matières premières, des importa-tions et des expoiiations en général, ainsi que 1'examen de Ia situation internationale, du budget de 1919 tt des projets d'impóts destinés & couvrif les dépenses de FEtat. Le Conseil des ministres ,présidé par le roi Alphonse, a pris une série de décisions importantes. Une note officieuse dit a eet égard que la politique extérieure de l'Es-pag.ne ne sera pas modifiée, en ce sens que le gouvernement entend rester sur le ter-rain de la neutralité dont le principe ne s'oppose toutefois pas & une défense éner-gique des intéréts vitaux de la nation. La note officieuse semble avoir rassuré 1'opinion publique, qui s'était émue, et para! t avoir fait échouer la manoeuvre inter-ventionniste qu'appuyait la presse. entento-phile.Le journal « A. B. C. » écrit ce qui suit & propos de cette noie : — Le main tien de La (oeutralité de 1'Es- pagne continue donc è, étre le pivot de la ' politiqne étrangère du Cabinet Maura; nous ' sommes du reste d'avis qjie c'est la seule politique qu'il puisse suivre. Si le gouvernement s écartait le moins du monde de cette ligne de conduite, lunion sacrée qui existe entre lui et la grajide majorité de 1'opinion publique serait immédiatement rornpue. Une rupture de la neutralité etune intei-vention dans la guerre mondiale seraient pour 1'Espagne la catastrophe et Ia ruine. Les vains espoirs des ententophiles et des interventionnistes se sont évauouis une fois de plus. » L'« Action », organe de M. Maura, fait remarquer qu'elle a démenti immédiatement le bruit répandu avec intention que 1'Es-pagne modifierait sa politique extérieure, et eile constate avec satisfaction que sa manière de voir est confirmée par la notè officieuse du gouvernement. *** Vienne, 18 aoüt : On mande de Scutari è, la Corresyondance albanaise : — Le général-colonel von Pfianzer-Baitin, commandant en chef des troupes autri-chiennes en Albanië, a failli être récemmcnt victime, au cours d'un voyage de service qu'il faisait en auto, en compagnie du chef sanitaire des troupes opérant en Albanië, d'un grave accident. Au moment oü 1'auto draisienne passait en pleine vitesse sur un passage élevé de plus de 6 mètres, une des roues d'arrière est sortie des rails. Le véhi-cule a capotè et est tombé dans le ravin. Le général-colonel n'a pas été touché. II a déli-vré son compagnon et le conducteur de la voiture, qui se trouvaient en dessous de celle-ci. Le chef de santé est grièvement blessé et le conducteur légèrement. **"* La Haye, 18 aoüt : Le Hertogenbossche Courant annonce quele portefeuille de 1'intérieur a été ofiert ü M. Ruys de Beerenbroeck, commissaire de la Reine dans la province du Limbourg, qui de-viendrait en même temps président du Conseil. M. Ruys de Beerenbroeck a promis de prendre une décision pour lundi. Berlin, 19 aoüt : On mande de Stockholm au Berliner Tage-blalt : — Le ministère des affaires étrangères è Stockholm annonce que la Conférence ger-mano-suédoise-fmlandaise des ïles Aaland qui doit examiner la question de la destrüction des fortifications sur les iles Aaland commen-cera ses travaux le 20 aoüt, a Mariehall. La Conférence siégera plus tard a Stockholm. **-* Londres, 18 aoüt : L'Agence Reuter apprend d'Osaka que les magasins de riz ont été fermés & raison des émeutes qui se sont produites par suite de la cherté des vivres. Plus de 2,000 hommes ar-més ont assailli le bureau de police et ont réclamé la mise en liberté des voleurs de riz. La police a dü disperser les manifestants ü coups de sabre. Une ccntaine d'arrestations ont été opérées. Les troubles ont pris une extension telle qu'on a dü faire venir des troupes de Kobé. On mande de Tokio que TEmpereur a envoyé 3 millions de yens, des-tinés a être répartis parmi ceux qui n'ont pu ocheter du riz, a raison de son prix élevé. Le gouvernement a remis une somme de 10 millions de yens dans le même but. *"** Turin, 18 aoüt : La Stampa annonce la nómination de Mgr Sincero au poste de noilce k Pékin. Le Vatican attend 1'approbation nécessaire pour rendre la nomination publique. II ne parait pas que la personnalité de Mgr Sincero soit de nature a donner lieu a quelque complica-tion que ce soit. ■ -*s>-— — üa guerre n&vale Paris, '17 aoüt : L'ancien croiseur cuirassé «Dupetit-Thouars » (9,500 tonnes), qui prenait part avec la marine'américaine üi la protection de la navigation dans 1'océan Atlantique, a été coulé le 7 aoüt par un sous-marin. Les naufragés ont été recueillis par des contre-torpilleurs américains. Treize hommes manquent h 1'appel. *** La Haye, 18 aoüt : L'Amirauté britannique annonce officiellement que deux contre-torpiUeurs ont heurté des mines le 15 aoüt et ont sombré. Vingt-six hommes sont portés manquants. II est probable qu'ils ont été tuós par 1'ex-plosion ou se sont noyés. Berne, 19 aoüt : On mande de Genève au Bomer 'J'agcblatl que lors de la visite que M. Poincaré a 1'aite hier a Brest, des exercices ont été exécutés en vue de se rendre compte de 1'efficacité de la méthode frangaise de poursuite des sous-marins. Avant la fin de ces exercices, qui ont duré plusieurs heures, on a annoncé le torpil-lage du Duvetit-Thouars. Copenhague, 18 aoüt : Cet après-midi a eu lieu, au cimetière de Harboere, 1'inhumatipn solennelle de dix-huit marins allemands dont les cadavres ont échoué ces jours derniers a la cöte. Les cer-cueils étaient recouverts 'de couronnes. Une foule nombreuse a assisté a la cérémonie. Après 1'enterremeot, leS consul allemand a Ringekjöbing a, au nom'du geuvernement allemand, remercié les assistants de leur témoi-gnage de sympathie. »** Amsterdam, 17 aoüt : D'après le Telegraaf, le pêcheur Baak, du chalutier Schevenitiguc 84, parlant du torpil-Iage de deux contre-torpilleurs anglais au large de la cöte néerlandaise, a ra'conté qu'une grande partie de 1'équipage du premier na-vire torpillé et que, vraisemblablement, tout 1'équipage du second navire avaient péri. Après le torpillage, des h^droavions frangais ont exploré la mer pour découvrir des sous-marins, mais n'ont rien trouvé. Vers midi, un convoi anglais a quitté le Nieuwe Waterweg. Les torpilleurs qui J'accompa-gnaient semblaient avoir découvert le sous-marin, car on faisait violemmoiv f ü dans 1'eau. *** Londres, 18 aoüt : L'Agence Reuter annonce que, pour em-pêcher Ja transmission de nouvelles k l'ennemi, les équipages de navires, y comp.'r3 le u- [^'taihe, qui sont en rapport commer-ciaux avec les ports neutres de TEurope, se"ont plus, & partir du 19 aoüt, autorisés k quitter borJ dans les ports du Pa/e de (-alles. #** Stockholm, 18 aoüt : Le vapeur suédois « Sydlund» (3,031 tonnes brut), a été coulé le 8 aoüt au large de la cóte de 1'Amérique du Nord. ' Büle, 18 aoüt : Le congrès du parti socialiste italien, qui a été autorisé par le gouvernein^n', se tiendra le 4 septembre. *** Milan,' 18 aoüt: On mande de Gênes au Corriere della Sera qu'hier est arrivée une commission spéciale américaine en vue d'étudier la possibilité d'un approvisionnement rapide et ininterrompu de 1'Italie en matières premières et en céréales. COiiViMUNIQUÉS OF'FICIELS Communiqués des Puissances Gsntrales Berlin, 19 aoüt. — Officiel de ce midi: Thódlre de la*guerre d VOuest. Armées du feldmaréchal prince héritier Rupprecht de Bavière : Au sud-ouest de Bailleul, entre Meteren et Merris, des attaques anglaises ont suc-cédé une canonnade de Ia' plus grande intensilé; elles ont été repoussées dans nos lignes de combat les plus avancées. Des deux cótés de la Lys, grande acti-vité de reconnaissance de l'ennemi. Au cours de combats locaux livrés au nord de i'Ancre, nous avons avancé nos lignes et fait des prisonniers. Armées du général von Boehn : Entre I'Ancre et 1'Oise, violent duel d'ar-lillerie a l'auiie. L'ennemi a exécuté de iortes attaques partieiles k diverses reprises. Au sud de la Somme, une attaque di-rigée par des troupes australiennes contre Herleving ü, échoué. Au nord-ouest de Hoye, nous avons prononcé une attaque fructueuse. Des deux cótés de la route d'Amiens & Roye, d^ attaques fran^aises ent cté repöus^ces sur toute la ligne, en partie par des contre-attaques. Plusieurs '■hars d'assaut ennemiis ont été détruits par noti e canonnade ; d'autres ont été mis hors combat par notre infanterie k coups de grenades & main. Des assauts succes-sifs exécutés par l'ennemi immédiatement au sud de 1'Avre ont eu le même sort: ils se sont écroulés. L'ennemi a pénétré dans la partie occidentale de Beuvraignes; nous avons replié celles de nos troupes qui s'y battaient jusqu'aux abords orientaux dü village. Au nord-ouest de Lassigny, nous avons repoussé tdes attaques partielles en-nemies, ainsi que des poussées plusieurs fois rcnouvelées. D'autres tentatives d'at-taque de l'ennemi ont été étouffées sous notre feu. Entre l'Ois'e et 1'Aisne, un violent duel d'artillerie s'est engagé au début de 1'après-midi. A la soiree, après une trés violente préparation d'artillerie, l'ennemia attaqué entre Carlepont et le sud-est de Nouvron. Pendant plusieurs heures d'un combat acharné, nes troupes les plus' avancées ont arrété l-'assaut ennemi, qui s'est partout écroulé devant nos positions de combat, Armées du prince héritier allemand : Sur la Vesle, des deux cótés de Braisne, de petits combats d'infanteiïe se sont livrés, tandis que le duel d'artillerie deve-nait plus intense. *** Berlin, 19 aoüt, — Officiel d'hier soir: Combats partiels au nord de la Lys. Des deux cótés de 1'Avre, des attaques ennemies ont échoué. Activité de 1'artillerie ent£e 1'Oièe et 1'Aisne* Berlin, 18 aoüt. — Officiel: Nos sous-marins ont coulé dans la Manche et a 1'ouest de cellerci 13,000 tonnes brut de tonnage marchand ennemi. Vienne, 18 aoüt. — Officiel de ce midi: : Sur le front italien, violent duel d'artillerie & certains en droits. En Albanië, pas d'événement particulier a signaler. Sofia, 16 aoüt. — Officiel: x Sur le front en Macédoine, au nord de Bi-tolia et dans la boude de la Czerna, la canonnade a été plus violente des deux cötés. A 1'ouest de la Czerna orientale, notre feu a mis en fuite les troupes d'infanterie ennemie qui tentaient d'approcher de notre ligne de süreté. Au nord de Machovo et dans la région de la Moglena, engagements de patrouilles dont Tissue a été favorable pour nous. Dans les vallées du Yardar et de la Strouma, faible canonnade. Au cours d'un combat aérien, le vize-feldwebel Fizeler a descendu un avion ennemi au sud de Bitolia. Sofia, 18 aoüt. — Officiel d'hier soir: Sur le front en Macédoine, au nord de Bitolia et au sud de Huina, canonnades réciproques plus violentes. A 1'ect du Vardar et au sud de Doiran, nous avons mis en fuite par notre feu des troupes d'attaque ennemies qui tentaient d'atteindre notre ligne de süreté. Dans la vallée de la Strouma, activité des patrouilles; les nötres ont eu 1'avantage. Des dé-tachements d'infanterie qui tentaient d'approcher de nos lignes ont été décimés par notre feu. *-*# Constantinople, 17 taoüt. — Officiel: Sur le front en Palestine, entre la cóte et Ie Jouidain, nos positions et les terrains avoisi-nants se sont trouvés sous un violent feu ennemi. Au cours d'une attaque exécutée par la cavalerie et les mitrailleurs, nous avons dis-persé-trois escadrons ennemis au nord-est des bouches du Jourdain. L'ennemi a subi de ■fortes pertes. Cinquante morts et blessés sont restés sur le terra in. Sur le front en Afrique, activité persistante de 1'infanterie, de 1'artillerie et des aviateurs. Sur les autres fronts, la situation ne s'est pas modifiée. *** Constantinople, IS aoüt. — Officiel: Sur le front en Palestine, canonnades réciproques plus violentes k certains endroits. Sur la rive orientale du Jourdain, nous avons repoussé une attaque de reconnaissance ennemie. Entre Jérusalcm et le Jourdain, l'ennemi a exécuté des mouvements. Nos aviateurs ont efficacement bombardé les régions situées prés de Taflle et de Maan. Sur le reste du front, rien d'important k signaler. Berlin, 18 aoüt, — Ofticieux : Depuis le 15 aoüt, l'ennemi a continué chaque jour ses attaques des deux cötés de 1'Avre. Malgré toui ses efforts et la mise en ligne de troupes nombreuses et d'un matérieL important, elles ne lui ont rapporlé aucun suceèA Le 17 aoüt, sur le même front, des masses com-paotes de troupes d'assaut ennemies se sont, depuis 1'aube jusque tard dam? la soirée, raine-menfc lancées k 1'attaque du front allemand. Daus la matinée, l'ennemi a de nouveau con-centré ses troupes, appuyées de tous les moyens de combat, en vue d'une attaque dans le sec-teur compris entre les deux grandes routes s* dirigeant de 1'ouest vers Roye. Ces attacrues, échelonnées en profondeur, se sont effondrées dans le sang entre J^resnes eb lrAvre san^ aucun résultat. Renouvelées ie soir, entre 7 et 9 heure^, k plusieurs reprises, elles ont une fois de plus été repouësées et ont coüté de fortes pertes k nos adversaires. Au sud de 1'Avre, l'ennemi a déclanché deux fortes attaques de tanks. La dernière de ces attaques, k laque.ie ont par-tieipé jusqu'^i trente chars d'assaut, s'est écrou-lóe avec de fortes pertes. Ces tanks ont été, solt démolis par la canonnade, soit capturés. En repou?sant plusieurs attaques débouchant du pare de Tilloloy, nos aviateurs de combat ontef-ücacement appuyé la contre-attaqus allemande 1'aide de bombes et de mitrailleuses. Le 17 aoüt,, prés do Beuvraigne3, oü la veille déji six attaques ennemies avaient successivement échoué, les cadavres de nos ennemis se sont en-tas>és une fois de plus au cours de nouvelles et vaines tentatives plusieurs fois renouvelées. La journée d'hier, pendant laquelle 1'ennejni a de nouveau subi des pertes sanglante^ fort ele-vées sans obtenir le moindre résultat et sans qu'aucun de ses objectifs ait été atteint!, constitue un nouvel et complet succès pour lés armes allemandes sur la défensive. CommunIqué'j des armées a!!!ée& Paris, 18 aoüt. — Officiel de 3 heures: Actions d'artillerie assez vives sur le front da 1'Avre et entre Oise et Aisne. En Champagne, deux coups de main ennemis — 1'uir a 1'est do Ville-sur-Tourbe, 1'autre dans la région de Matsons-de-Champagne — ont complètement échoué. Nous avons fait des Prisonniers. Paris, 18 aoftt, — Officiel 11 heures: La lutte d'artillerie a continué assez vive au cours de la journée, notamment dans la région de Canny-sur-Matz et de Beuvraignes. Des actions locales au sud de 1'Avre nous ont1 permis de faire 150 prisonniers.' Rien k signaler sur le reste du front. EN AMÉRIQUE La Haye, 18 aoüt : Le ci Telegraaf 11. apprend ie New-Yörkj que pendant le mois de juilet lei pertes ré-' soltant des inewndies qui ee sont produits' aux Etats-Unis et au Canada se sont éle-1 vees ti 24,537,000 $ contre 16;H3,000 $ en.-: juillet 1917. Les pertes totales subies de ce. chef depuis le 1™ janvier 1918 s'élèvent 4 168,559,000 $ contre 108,764,000 $ en 1917.: ' Londres, 17 aoflt. : L'iiAssociated Press» apprend da son correspondant a Washington au sujet dui conflit qui a surgi entre le gouvernement mexicain et angló-américain, concernant . des décrets sur les terrains pétroliières, qu», Carranza a revoqué, cn effet, 4 la date du 12 aoüt, le décret du 31 juillet. Ce décret' privoit la main-mise par le gouvernement) mexicain sur les terrains pétrolifères non exploités, au cas oü leurs propriétaires re-fuseraient de payer les impMs établis, qui atteignent un total considérabls. o PETITES NOUVELLES WALLSTREET Un collaborateur du Telegraaf, actuellement aux Etats-Unis, envoie a son journal une des-cription trés vivante da la fameuss Wallstreet' de New-York : — Wallstreet! J1 jr eut une époque oü le mot «Wallstreet o n'Irnpllquait pas la désignation de 1'endroit d'oü un© partie du monde «est: financée» actuellement. II y a quelque trois siècle.;, le gouverneur Stuy,vesandt, pour dé-fendre la petite ville hollandaise (maintenant New-York) contre les incursions des Peaux--Rouges, fit établir en travers de 1'Ile une doublé rangée de pilotis, dont 11 fit combler 1'in^ tervatle avec de la terre : cc retranchement de-vint le «wal» (reïnpert). Plus tard, les Anglais remplacèrent ce rempart primitif par un mur* Le long de ce mur surgirent petit a petit des; maisons, oü la bonne bourgeoisie vint s'établir, de préférence. Ces maisona devinrent des bureaux, les bureaux flrenfc place a des gratte-ciel, a des banques et k uné^ Bourse. Le ter-rain, oü cinq générations auparavant les pion-» niers hollandais s« prélassaient, raut actuellement 32,000 dollars le mètre carré. La «Wallstreet», oü les fortu.-ies -«^rlifient et croulent, n'est pas plus large que la rue Neuve de Bruxelles. Le soleil n'y pénètre point,. car les maisons y atteignent en général une hauteur de 250 pieds. II en est même qui ir-.esu* rent plus de 500 pieds. Mais c'est rinterseotioa' iormée par Wallstreet. Nassaustreet et Broad-street (ne pas confondre avec Broadway) qui; est 1'endroit qui tient le monde dans une ten-sion éternelle. Surtout Broadstreet I C'est la1 que se trouvent les grandes bouróes, lo Sto/k-Exchange, dont chaque Yankee vous dira qu'il a coüté trois millions de dollars. C'est dans son 'jj mense «hall » que tous les jours onze cents personnes font trembler le monde,-, après avoir payé une cotisation d© 05,000 dollars.Au Stock-Exchange on ne négocie que les! valeurs cotées officiellement. Mais c'est surtout la partie de la rue oü se négocient les valeurs non offlcielles qui offre de 1'intérêt pour. 1'étranger. Entra 10 et 3 heures, on y mèn3' une vio d'enfer. Une couple de milliers de gens> d'affaires s'y bousculent; 1'un a sur sa tête u«e{ casquette rouge, 1'antre une bleue, un troi-' sième s'est affublé d'un manteau rouge écar-late, un quatrième agite les bras, un autre encore fait des signes mystérieux avec ses doigts-et pousse des cris percants et incompréhensi-c bles pour les non-initiós. L'homme qu'on pla-« cerait au milieu de tout ce remue-ménage de« viendrait fou k coup sür ou se croirait égaréf en enfer. Un épourantable vacarme remplit 1'air, ce ne sont plus des voix, ce sont des cris; stridents sans fin. La plupart de? boursiers semblent pris de frénésie : ils grincent desi dents, crient, rugissent, gémissent, sifflent, se» renvoient avec une rapidité déconcertante de* chifïres et des nombres pour lever au même moment les bras en 1'air, vers une des fenêtres, le long- des facades, oü 1'on aper$olt des cen-taines de têtes, quelquefois trois 1'une au-des-< sus de 1'autre, chacun de leurs propriétaires tenant un cornet téléphonique devant la bou-che et agitant les bras, faisant des signes des doigts. Lahgage d« sourds-muets. Les casquettes de couleur, les manteaux rou-, ges sont des signes conventionnels. Les clercs, aux f.guets aux fenêtres, distlnguent ainsi fa-; cilement leurs courtiers. Ils lisent dans les ges-, ticulations 4'ordro et la demande, téléphonentf ces renseignements è, leurs patrons, qui hur-lent en réponse le eas échéant : Vendre! Ven-' dre! ou : Acheter I Acheter l On hurle des chiffres, car sans cela ils se perdraient dans le bruit infernal. Et les télé-, phonistes, généralement de pauvres diables aux appointements de quelques dollars par se« maine, signalent au moyen des doigts les chif-; fres — il s'agit parfois de millions — ó. leur courtier dans la rue. En été, ils sont suffoqués par la chaleur; en hirer, ils gèlent littérale-ment.Ils sont tes chaïnons entre le brasseur d'affaires assis devant son bujreau et les courtiers piétinant dans Broadstreet. Ils sont quelque-; fois couchés k plat sur un petit plancherJ placé horizontalement en travers de la fenê*] tre, au-dessus et en dessous duquel ils pous«' sent leur lét© dans la rue. Dans la rue, la lutte féroee va son train : tout crie et hurle ensemble. Poitrine contre. poitrihe, ces gens vocifèrent leurs offres, les yeux flamboyants, les visages crispés par la passion. Par moments, ils se pressent tous au-. tour d'un aeul, se séparent onsuite pour sai ruer vers un autre ou agitent de nouveau leurs' bonnets multicolores vers leurs acolytes aé«j riens. Ici les paroles n'existent pas; c'est le do-' maine exclusif des chifïres. Tous sont proster-; nés dans une sort* é'cxtase païesne devant dieu Mammon. J'aj contemplé ce spectaaïe du seuil d'une maison et il me semblait voir un monstre ; énorme, aux mille têtes bariolées, qui se tor-. daient dans toutes les directions sur leurs cous . trop courts, crachant du feu, soufflant, sifflant et hurlant.» ilarda 20 Aoflt 19t8 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes 5* Aeaüsée» ■ - 1349

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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