La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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21 augustus 1918
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s.n. 1918, 21 Augustus. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 09 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/jq0sq8rx7c/
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LA BELGIQUE PRIX DES ABONNEMENTS : 1 mois (Septembre), fr. 3.SO. Les demandes d'abonnement sont reçues exclusivement par les bureaux et les facteurs des postes. — Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement aux bureaux de poste. ADMINISTRATION ET REDACTION flfiontagno-aux-Harbes-Potagôres, 31, Bruxolles. PRIX DES ANNONCES : Pet. annonces, la ligne, fr. 1.00. — Réclames avant les ann , la lig., ir. 2.50- — Corps du journal, la lig, 7.50. — Fait divers, la ligno ir. 6.00. — Nécrologie, la li£., fr. 3.50. — Coin des Eleveur» annonces notariales, avis de sociétés (assemblée^ paiement de coupons, tirages), la ligne ir. 2LGQ. BUREAUX dê~9à 17 houros. Direction el Administration : M j?iVî I? '"i""- Jos. AlORESSÉE, directeur. LA GUERRE 1,479" jour de guerre Les Français attaquent avec une inlassable énergie aux abords de Roye et de Lassigny, ainsi qu'entre l'Oise et l'Aisne. Ils ont réalisé Quelques progrès : notamment dans la région au sud-ouest de Noyon, ils annoncent avoir rectifié la partie de leur front qui s'étend entre le sud de Carlepont et Fontenoy-sui?-Aisne. Mais en dépit de ^acharnement des assauts qu'ils °nt à soutenir, les Allemands ne cèdent du terrain que pas à pas, et la lutte actuelle a repris le caractère épuisant et meurtrier de la guerre de positions. LES-OPERTIONS A L'OUEST Vienne, 10 août : De la « Nouvelle Presse Libre « : — Du 15 juillet au 1" août, lo général Foch a engagé 71 divisions dans son offensive. Sept armées françaises ont été lancées contre le groupe d'armées du. prince-héritier allemand. On dit que les Français ont été très éprouvés. *-** Stockholm, 19 août : Le Journal Stockholms Daotiladet, commentai la situation à l'Ouest, écrit yue les avantages que l'offensive a rapportés aux Alliés se bornent à des gains territoriaux sans aucune importance stratégique. L'offensive anglo-fraricaise a été, cette fois, mieux préparée et déclancliée avec plus d'unité dans l'action que les offensives précédentes. Les leçons des dernières années ont profité à l'Entente, et aujourd'hui l'Alleiilagne a devant elle un ennemi plus redoutable. Le commandement unique, enfin, réalisé après tant d'efforts, a joué un grand rôle dans la transformation qui s'est faite. Cependant, la résistance opiniâtre dont fait preuve l'Allemagne fait payer très cher à l'assaillant chaque pouce de terrain conquis par lui. **. Zurich, 20 août : Du Journal des Débats : — Montdidier n'est plus qu'un monceau de ruines. 11 n'existe plus un toit et pas une façade n'est restée debout. Montdidier a vécu. • Négociations de pais Berlin, 19 août : M. Joffe, ambassadeur de Russie, qui avait entrepris le voyage de Moscou.pour soumettre • à son gouvernement l'accord german'o-russe conclu en exécution de la paix de Brest-Li-tovsk, est rentré immédiatement à Berlin et a ' repris contact avec les splières officielles. Quoique, du côté russe, quelques modifications de détail soient proposées, on peut déclarer que les deux parties contractantes sont entièrement d'accord sur l'ensemble de la convention.Des informations contradictoires ont été publiées au sujet de la mission dont le secrétaire d'Etat M. Helfferich a été chargé et il a môme été prétendu que le chargé de pouvoir allemand ne rejoindrait plus son poste à Moscou. Aucune décision cependant n'a été prise à ce sujet; cette décision -est attendue dans un délai rapproché. On signale, d'autre part, l'arrivée à Berlin du duc Nicolas de Leuclitenberg, ohargé par le chef de la République des cosaques du Don, le général Krasnof, de remettre en son nom une lettre à l'Empereur d'Allemagne, au grand quartier général. Ainsi qu'il a été annoncé déjà, le président du Conseil des ministres de l'Oukraine, M. Lysogoub, réside également à. Berlin. M. Lyso-goub a profité de son séjour à Berlin pour esquisser la véritable situation! en Oukraine et a fait entrevoir, au sujet des relations du nouvel Etat avec la Grande-Russie, qu'un rapprochement prochain apparaît comme possible, à condition toutefois que l'autonomie politique de l'Oukraine soit reconnue, avec égalité complète de droits. "EN STALiE Zurich, 19 août : De la « Zuricher Morgenzeitung » : — Le trafic des voyageurs et des marchandises vers l'Italie vient d'être complètement suspendu. La fermeture de la frontière semble être l'indice de l'imminence d'importantes opérations militaires., *** Bâle, 19 août : Le Congrès socialiste italien, autorisé par le gouvernement sous forme privée, se réunira le 4 septembre. *** Milan, 20 août : De la Perseveranza : — La décision de la guerre doit être cherchée sur le théâtre de la guerre à l'Ouest, four permettre Ja concentration des forces nécessaires, l'Italie doit rester sur la défensive sur son front et envoyer en France les troupes dont elle peut se passer ; les infoumations tendancieuses qui parlent de prochaines attaques autrichiennes ne la feront pas (lévier de cette ligne de conduite. » EN AMÉRIQUE Londres, 19 août : Le Times apprend de Buenos-Ayres que le gouvernement déposera un projet tendant à porter l'effectif de l'armée sur pied de paix à 25,000 hommes et de prolonger le service militaire de deux ans. En mémo temps, des mesures seront prises pour la mobilisation des classes de réserve, tandis que le budget de la guerre sera doublé. Cette communication, aussi bien que l'intention prêtée au gouvernement de mettre 80 millions à la disposition de la flotte, suscite de nombreux commentaires, mais il n'est pas probable qu'une opposition se produise au Parlement. Dans les sphères officielles, on déclare que les projets du gouvernement ne présentent rien d'extraordinaire, mais l'opinion publique y voit une réponse de l'Argentine à l'augmentation des forces navales du Chili, qui ont été sensiblement renforcées ces temps derniers par l'acquisition de sous-marins et d'hydroavions. *** Londres, 20 août; . , D'après les journaux américains, quatorze des vapeurs de transport qui ont quitté les ports américains en juin à destination de l'Europe ont été torpillés ou coulés. Sept cent vingt et un hommes ont péri. Les événements de Russie Zurich, 19 août : On mande de Paris viâ Stockholm, à la k Nouvelle Correspondance » : — Il résulte d'une information du (Journal Officiel» du 16 août que l'état de guerre existe entre la Russie, d'une part, et l'Angleterre, d'autre part. Il n'y est pas question de l'état de guerre avec les Etats-Unis et le Japon. *** Christiania, 19 août : , Le journal Socialdemokralen s'occupe de l'appel anglais à la Russie, et il veut y voir , ni plus ni moins qu'une manifestation de l'hypocrisie diabolique de l'Angleterre : — La révolution, dit ce journal, est en dan- Iger, car l'Angleterre, le Japon et la France sont formellement décidés à renverser l'édifice socialiste qui a été érigé après tant d'ef-i forts et au prix de tant de sang en Russie. L'Angleterre assure, avec sa tartuferie coutu-q> mière, qu'elle n'a pas l'intention de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Russie. Mais là" où les troupes de l'Entente avancent, te les hommes de confiance des ouvriers ont été y, exécutés. Le gouvernement des Soviets a lanàé un appel enflammé au prolétariat des )n Puissances occidentales. Le parti ouvrier indé-ir pendant en Angleterre a protesté à son tour, re aussi bien que le parti socialiste français. e- Tous leurs efforts sont demeurés sans résulte tat, et il n'apparaît pas qu'ils seront plus heu- reux dans l'avenir. » a **• la Stockholm, 19 août : M. Riezler, chargé d'affaires allemand en Russie, aurait reçu avis, à Moscou,, de sa condamnation à mort par le groupe tsariste des socialistes-révolutionnaires. Le gouvernement des Soviets, immédiatement informé, a pris des mesures pour protéger M. Riezler; en conséquence, l'at-al tentât projeté n'a pu être exécuté. ri- n- Stockholm, 19 août: e- Les voyageurs rentrés de Pétrograd à bord •is du steamer Karl annoncent que les Russes ont établi à nouveau un champ de mines devant Pétrograd. Un steamer finnois ayant heurté une des mines a coulé. Le journal Aftonbladet in- annonce d'autre part que des navires de m- guerre russes ont semé des mines dans les se eaux finnoises près d'Ino. Jeudi dernier, un ne torpilleur et un navire poseur de mines sont Lo- apparus devant Ino, à une distance de 5 kilo-et mètres, et ne se sont éloignés qu'après que les en batteries côtiêres eussent ouvert le feu contre Les eux. lu- *** ;n- Stockholm, 19 août: ni- On croit que 6,000 cosaques ont, près d'Oren-ué burg, passé avec armes et bagages du côté des [ui bolchevistes et que d'autres cosaques se sont, tre aux environs d'Ufa, déclarés ouvertement 'ès contre Dutof et Danikine. Or, voioi que nous tin arrive la nouvelle que Bogajewski, le successeur de Kalédine, a pris de son côté position contre les Tchèques-Slovaques. Il a fait part de son intention de défendre, de sa propre autorité, les droits des cosaques contre toute de agression étrangère et veut briser nettement [a- avec l'Entente. Bogajewski a convoqué à Wier-. » chi-Oeralsk une réunion de chefs de cosaques pour délibérer sur les moyens de se séparer entièrement de l'Entente. x Berlin, 20 août : On mande de source autorisée que le gou-0it vernement des Soviets a déclaré se désinté-r6 resser des anciennes provinces russes do la ;se Baltique. Li- *** a Varsovie, 19 août : es. Les ministres polonais ont tenu hier une ;a- séance extraordinaire. Le prince Jenust ié- Radzivill y a fait rapport sur son voyage int au grand quartier-général allemand. Un >n- conseil de la Couronne aura lieu aujourd'hui.m- On annonce, d'autre part, que le prince ire Radzivill partira ce soir pour Vienne à l'ef-ne fet d'y discuter des questions d'ordre poli-le- tique. >u. «** ce Berne, 18 août : un Le Bureau télégraphique oulcrainien mande de Kief que M. Lukusiovitch est parti pour la lin Suisse, porteur d'une lettre autographe de le l'hetman Slïûropadslîi, afin d'établir des relaie tions diplomatiques entre la Suisse et l'Ou-ne kraine. nd « — DÉPÊCHES DIVERSES M. tua va » rso- ™" our Londres, 20 août : 3 et une information reçue à Londres annonce °n- que les socialistes français n'ont pas reçu )r°- l'autorisation de se rendre en Angleterre pour -> à assister à la Conférence interalliée. Le goulue vernement ne veut accorder des passeports )In" qu'à certains délégués choisis par M. Clemenceau, condition que les socialistes n'ont pas cru devoir accepter. En conséquence, il a été proposé de tenir une conférence en France pour rendre possible un échange de vues général. Comme il est à présumer que le gouvernement français n'admettra pas la présence de délégués ouvriers des pays neutres, a^' les socialistes anglais proposent que les so-'tè- cialistes des pays alliés et les socialistes des 3n" Puissances Centrales se réunissent séparé-lce ment en congrès pour rendre possible de cette façon une discussion internationale. Les coreligionnaires français ripostent à cette proposition que les socialistes alliés ne * le permettront pas que des socialistes neutres lira assistent au Congrès des socialistes centraux. On négocie toutefois encore à ce propos. Cependant, les gouvernements de Paris et de Londres sont formellement décidés d'empêcher par tous les moyens qu'un congrès des ier" socialistes interalliés se réunisse au cours de 3ur la présente année. Le secrétaire des groupe-îes" mente ouvriers américains, M. Gompers, s'en-sur tremettra dans le même ordre d'idées à la Conférence de Londres, en exécution du ,en" mandat que lui a conféré le président Wilson. ues Les socialistes américains ont publié un ap-îtte pei 'dans tous les organes du parti pour prier les camarades européens de ne pas reconnaître M. Gompers comme le représentant du prolétariat américain. M. Gompers représente uniquement, disent-ils, les intérêts de capitalistes américains, qui soutiennent sa soi-disant association ouvrière et qui tiennent les , le ordres du gouvernement. t à •** aix Londres, 20 août : rice La Conférence tenue à Bloemfontein par les des comités centraux des partis nationalistes des ion quatre provinces de l'Afrique du Sud a adopté , et l'ordre du jour suivant : — La Conférence est entièrement convain-,ou] eue que notre peuple aspire ardemment à l'in-osi_ dépendance. Elle a pris connaissance des buts 3nl] de guerre proclamés ouvertement par l'En-uné tente ct par les Etats-Unis, et formulés par M. Lloyd George, président du Conseil anglais, et M. Wilson, président de3 Etats-Unis. Aux , " termes de ces déclarations, toutes les atteintes /oit port^es à la liberté et au droit des peupls doi-ion vent ^tr6 r^Par^es ï toutes les nationalités doivent pouvoir décider de leur sort ; aucune na-' " tion ne peut être contrainte de vivre sous la souveraineté d'un pays qu'elle ne désiré pas Sl reconnaître. Entièrement convaincus que ces buts de guerre concordent avec les principes du droit ^ze et de la justice, nous déclarons y adhérer jes entièrement et avec grand enthousiasme. iU" Conformément à l'histoire et aux droits im-prescriptibles d'un peuple autonome, nous exprimons le vœu que ces principes soient appliqués à l'Afrique du Sud ; qu'en conséquence la liberté pleine et entière, l'indépendance com-5*2 piète et le droit de choisir la forme de son gouvernement soient accordés au peuple sud-africain. » la La Conférence a décidé de prier les partis nationalistes de îaire les démarches néces-ur- saires pour faire reconnaître par voie consti-rre tutionnelle ces droits et cette liberté à l'Afrique wn- du Sud. es- *** nis Amsterdam, 10 août : Uu journal d'Amsterdam assure qu'à cause de la pénurie du cuir en Angleterre, les habitants des campagnes portent main-de tenant des sabots. roir ^ de Rotterdam, 19 août : Le Daily Mail apprend de Dublin que M. J. an- Campbell, lord-chancelier poiir_lTrlande, qui, :e avant la guerre, faisait partie du gouverne- i- ment provisoire de Carson, et est considéré f- comme l'un des chefs du parti de l'Ulster, a e. déclaré, au cours d'un banquet, qu'il s'est u- converti à l'idée d'une administration auto- s- nome. | e. t, Amsterdam, 20 août : té L\( Algemeen Handelsblad » annonce que a M. van Nispen, ministre des Pays-Bas ailes près du Vatican, a fait savoir à la Reine é- qu'à cause d'une maladie de cœur dont il ? r, souffre, il lui est impossible de reprendre s. la lourde tAche du portefeuille des affaires . ll- étrangères. D'autres difficultés encore se u- seraient présentées pour la constitution du Cabinet Q Rotterdam, 19 août : j •n Le Telegraaî annonce que la grève des >a dockers à Rotterdam est terminée. Le travail te a été repris lundi par tous les navires. Cette g nouvelle sera la bienvenue en Belgique, où , a- la population commençait à s'inquiéter du , ir danger que courait l'approvisionnement du < t- pays. *** i Londres, 20 août : Du « Daily Express » : r(J Le vapeur « Hector », venant de Calcutta, £ Q| est entré dans la Tamise. Quatre marins g sont atteints de la peste bubonique. Il a été c ^ immédiatement procédé à la désinfection t du navire et la cargaison a été transportée , à bord d'ailèges. L'équipage est soumis à i une rigoureuse quarantaine. s nt *** o- Londres, 19 août : , [ es On mande de Saint-Sébastien à l'Agence J re Reuter : 1 — Le président du Conseil des ministres espagnols a démenti la nouvelle disant que j le gouvernement a l'intention d'envoyer ; n- une note à l'Allemagne.- L'Espagne reste J es décidée à poursuivre une politique de it, stricte neutralité. : nt *** ; Saint-Sébasrten, 19 août: j ÎS" Au cours de sa déclaration démentant le f bruit de l'envoi d'une note espagnole à l'Alle-Lyl magne, le président du Conseil, M. Dato, .a protesté contre les informations tendancieuses publiées par certains journaux au sujet des j ^ relations internationales de l'Espagne. Ces £ îr" informations ne visent à rien moins qu'à exci- j es ter inutilement l'opinion publique et à provo- j er quer sans raison des inquiétudes. Le cabinet ( actuel continuera à pratiquer la politique d'une neutralité absolue que le pays tout en- ( tier a approuvée. Il est d'autant plus regret- £ table d'alarmer l'opinion publique à un mo- J té" ment où un gouvernement vient d'être consti- ( la tué, comptant dans son sein des hommes £ d'Etat appartenant à toutes les fractions poli- J tiques «et animés du sentiment de leur devoir t patriotique. " La politique de neutralité est entièrement conforme à la sauvegarde des intérêts natio-naux et de la dignité du pays, comme s'expri- . n mait M. Maura dans le Conseil d& cabinet tenu Lr_ sous la présidence du Roi. c La fameuse note espagnole soi-disant adres- J co sée à l'Allemagne ne saurait être publiée pour e îf- la bonne raison qu'elle n'existe pas. li- il n'entre pas dans les habitudes du gouvernement de communiquer à /la presse le texte des instructions qu'elle envoie à ses représentants diplomatiques à l'étranger. de — Je me plais à croire, a dit M. Dato en 1 la terminant, que le gouvernement a le droit d'at-la tendre que le peuple lui témoigne sa confiance la- et je ne doute pas que les journaux sérieux >u- Gorii&ilÏÏëront à leurs lecteurs de se montrer très cicôonspects à l'égard d'informations qui menacent la tranquillité du pays. » *** Berlin, 19 août : M. von Mutius, conseiller de légation, qui succède à M. von Hintze, en qualité de mi- « nistre d'Allemagne à Christiania, est déjà ce parti rejoindre son poste. *** ur Vienne, 20 août : >u- Les représentants des journaux ont été reçus rts ce matin au ministère des affaires étrangères, in- M. Praschnowsky leur a donné des informais tions plus précises au sujet de la visite de ; 5té l'empereur Charles au grand quartier général i Lee allemand. Il a affirmé Qu'il-était inexact que les de nouveaux accords quelconques eussent été >u- conclus, notamment en ce qui concerne la : ré- question polonaise. Le manque de temps n'a es, du reste pas permis de traiter les détails ; on a 50- fixé des bases sur lesquelles un accord comtes plet est intervenu. Des négociations seront en-ré- tamées bientôt et les représentants de la Po-tte logne y assisteront. Il est loisible aux Polonais de faire librement et en toute indépendance à les démarches qu'ils croiraient utiles en vue de ne la proclamation d'un roi. •es ix. Paris, 19 août : Le Matin apprend de Madrid que le gouver-et nement espagnol étudie la reprise du réseau m- des chemins de fer, qui appartient, comme on tes sait, à des compagniés privées. de 3e- Bordeaux, 19 août : >n- Le Journal des Débats annonce qu'un viola lent incendie a détruit en grande partie les du nouveaux chantiers navals et les ateliers de >n. Bordeaux. Un., grand nombre de machines ont ip. été anéanties. ier **# aL- Copenhague, 19 août : du Les importateurs norvégiens de charbons lté ont été avisés par leurs correspondants en pi- Angleterre qu'ils ne doivent s'attendre qu'à di- des envois limités l'automne prochain. les Stockholm, 20 août : Sous le titre «L'Affaire du Lusitanias'éclalr-cit enfin», VAftonbladet écrit : es — Les débats du procès intenté par les sures vivants du Lusitania à la Cunard Line ont lté établi nettement que le navire transportait ■ des munitions. La responsabilité de la cata- ■ n- strophe incombe donc aux armateurs, qui ont j n- embarqué des passagers à bord d'un vapeur ; its transportant des munitions, n- #*# . ! Vf. Constantinople, 19 août : is, Le journal officiel publie un iradé aux 1 ix termes duquel est créé un ministère du ravi- ( es taillement, sous réserve, bien entendu, de j )i- l'approbation parlementaire. Le nouveau mi- ( )i- nistère sera chargé de ravitailler la popula- . a- tion et l'armée, de venir en aide aux classes la nécessiteuses et de fournir le nécessaire aux as fonctionnaires et employés de l'Etat. Il s'attachera spécialement à empêcher le renchérisse sement des objets de première nécessité. )it er Bucarest, 19 août : 1 Cinq mille ouvriers travaillant dans les ate- ' n- liers des chemins de fer roumains, à Jassy, ' x- ont été licenciés. Seuls ceux qui s'engagent li- par écrit à accepter les nouvelles conditions la de la direction et renoncent à faire valoir n- d'autres droits seront réadmis. m d- Amsterdam, 19 août : Une information d'Osaka à l'Agence Reuter annonce que les troubles occasionnés par fia pénurie de riz sont les plus sérieux dont li" l'histoire du Japon fasse mention. Dans Lia plupart des villes, les troupes gardent les rues et en plusieurs endroits les soldats ont fait usage de leurs armes. A Noyoga, une multitude, qu'on estime à 30,000 hommes et fem-'à mes, a incendié les magasins et entrepôts de e, riz. Les dégâts occasionnés aux propriétés à t n- Tokio sont considérables. Les hôtels mini9té-'J| riels sont gardés par la troupe. Tout le monde S est convaincu que les prix élevés du riz sont1 i le fait d'accapareurs et de maltôtiers. Cepen-J. dant, des bruits d'une autre nature commen-iii, cent à circuler. COMMUNIQUÉS OFFICIELS )- ■ Communiqués des Puissances Centrales e Berlin, 20 août, — Officiel de ce midi : L" Théâtre de la guerre à l'Ouest. m Armées du feld-maréchal princô héritier . Rupprecht de Bavière : Au sud-ouest de Bailleul, la canonnade est devenue souvent d'une extrême violence. a Sur le champ de bataille du 18 août, l'en-nemi a renouvelé hier soir ses attaques. Au sud de Meteren, notre feu concentrique a empêché leur développement; au nord deVieux-Berquin, elles ont été repoussées par des -, corps à corps. " Des deux côtés de la Lys. nous avons replié f sans combat nos postes avancés à grande dis-^ tance à l'ouest de Merville sur une ligne établie à l'est du village. La nuit dernière, des 11 détachements ennemis ont occupé Merville. Près de Lens et aur la Scarpe, nous avons repoussé des attaques anglaises . Armées du général von Boehn : Au nord de Lihons, nos troupes d'assaut ont attaqué les premières lignes de postes an-s glais; elles ont fait prisonnières les troupes é qui les occupaient et repoussé plusieurs conr ^ tre-attaques ennemies. e Au sud-ouest de Chaulnes, nous avons re-à poussé une attaque exécutée par l'ennemi le soir après une courte canonnade. Au nord-ouest de Roye, appuyés par des chars d'assaut, les Français ont de nouveau ,ô attaqué; ils ont été repoussés une fois de plus. Entre Beuvraignes et l'Oise, combat acharné pendant la journée. A cet endroit, les Français ont exécuté à plusieurs reprises de fortes £ attaques sur un large front, en partie au p moyen de divisions fraîches. Au sud de Cra-peaumesnil, ces attaques se sont écroulées devant nos lignes; des deux côtés de Fres-nières, elles ont échoué sous notre contre-attaque. L'ennemi a été repoussé entre Lassi-le gny et Thiescourt au cours d'un violent corps e* à corps; les parties de notre ligne la plus a avancée dans lesquelles il avait pénétré pas-ÎS sagèrement ont de nouveau été nettoyées. ÎS Malgré les attaques opiniâtres de nos adver-3.s saires, nous avons aussi tenu celles de nos lignes qui se rattachent à ce secteur et vont jusqu'à l'Oise. Le soir, l'ennemi était rejeté dans ses positions de départ. ie Entre l'Oise et l'Aisne, le duel d'artillerie est redevenu très violent l'après-midi. A la ltr soirée, l'ennemi a continué ses attaques entre ?" Carlepont et Nouvron. Il a été repoussé au 1_ cours de corps à corps sur les deux ailes du ÎS secteur d'attaque; au centre, l'infanterie en-}' nemie a été clouée sur place devant nos po-Lr sitions par le feu de noti^ artillerie. Armées du général von Gallwitz : Entre la Meuse et la Moselle, nos détache-?" ments de reconnaissance ont pénétré à di-verses reprises dans les tranchées ennemies. u Le lieutenant Veltjens a remporté ses 29e, 30° et 31® victoires aériennes, le vizefeldwebel s" May ses 21*, 22° et 23® et le lieutenant Roeth ir sa 22®. r_ *** te Berlin, 19 août. — Officiel du soir : A l'ouest de Chaulnes et au nord de Roye, des attaques ennemies ont échoué. Entre ,n l'Avre et l'Oise, violents combats dans la t_ journée. Des attaques françaises, exécutées îe sur un large front, se sont écroulées avec iX de fortes pertes pour l'ennemi. Canopnad-e 5r intermittente dans le secteur de combat il compris entre l'Oise et l'Aisneaio Berlin, 19 août. — Officiel : Nos sous-marins ont encore coulé dans ai la Méditerranée quatre vapeurs jaugeant à- au total environ 14,000 tonnes brut, jà *** Vienne, 19 août. — Officiel de Ce midi : Sur la Piave, des tentatives de reconnaissance ennemies ont échoué, is **# s. Vienne, 20 août. — Officiel de ce midi : a- La nuit du 18 au 19, au sud du Sasso-Rosso, le nos troupes d'attaque ont exécuté une fruc-al tueuse poussée dans les lignes ennemies, ié Dans la région de l'Asolone, nous avons re-té poussé des détachements de reconnaissance la anglais. 'a *** a Sofia, 18 août. — Officiel : n- Suir le front de Macédoine, dans la vallée n- de la Skumbi supérieure, nos postes avan-9" cés ont dispersé, après un corps à corps, is plusieurs détachements d'assaut français. ce Près de Bitolia, de la boucle de la Czerna, *e à l'ouest du Dobropoije et des deux côtés du Wardar, la canonnade a été assez violente par intermittence. A l'est du Wardar, les troupes d'infanterie anglaise qui ont ir" tenté d'approcher sur plusieurs points de m nos postes avancés établis près du village )n de Matshovo, ont été dispersées par notre feu. Dans la vallée du Wardar, grande activité aérienne de part et d'autre. o- ^ ^ es Berlin, 19 août. — Officieux : le Des cartes dont nous nous sommes cm-nt parés démontrent d'unef maniàro incontestable les buts très éloi.çnés que l'ennemi avait cherché à obtenir lors de ses attaques qui, le 17 août, ont abouti à un échec dos deux }S cbtés de l'Avre. D'après ces cartes, l'attaque >n du 17 août au sud de l'Avre avait pour objectif le bois situé à plus de 8 kilomètres à l'arrière de notre front de combat au sud d'Avricourt. On sait que les fortes attaques ennemies se sont écroulées ce jour-là déjà devant nos lignes de combat et ont entraîné ^r" pour nos adversaires de fortes pertes. #*'♦ ir- Berlin, 19 août. — Officieux : nt Nos forces aériennes ont de nouveau, été lit extrêmement actives du 13 au 18 août.Bien a- que le temps ait été plutôt défavorable, nos nt aviateurs ont lancé notamment 250,349 kilos jr de bombes sur Dunkerque, Calais, ^Boulogne, Puouen, Amiens et Epernay. Ils ont attaqué d'importantes concentrations ^ de troupes dans la région do la Somme à l'aide de grenades x à main et de mitrailleuses. Pendant la nuit du 15 au 16 août, à la suite d'un bombar-, " de ment aérien, le dépôt de munitions de . Bouirry a sauté au milieu d'une formidable 11_ expiosion. Un incendie s'est produit et a a" provoqué d'autres explosions. En ces quatre es quatre jours, l'ennemi a perdu 87 avions, 1X dont 79 au cours de combats aériens et S a- sous le feu de nos canons spéciaux. Nos s- aviateurs ont descendu 8 ballons captifs, qui sont ton\bés en flammes. Le premier lieutenant Locrzer a remporté ses 29e et 30e, le lieutcnat Bolle sa 30e, le lieutenant Kônneck iô_ 6a 30e, le lieutenant Udet 6es 54e, 55e et yt 56e victoires aériennes, nt o — Communiqué des armées alliée& Paris, 19 août. — Officiel de 3 heures : Pendant la nuit, actions d'artillerie violentes er au nord et au sud de l'Avre. Le chiffre des pri-la sonmers faits par nos troupes "hier aans la nt fëgfTon à rouest de Roye dépasse 400. Hier, la vers 6 heures, entre l'Oise et l'Aisne, nos troues pes ont rectifié leur front sur une étendue de lit 15 kilomètres environ entre le sud de Carle-ti- pont et Fontenoy, réalisant ainsi, sur toute la n- ligne, une avance moyenne de 2 kilomètres le environ. Nos troupes ont occupé le plateau à à rl'ouest de Nampcel, atteint le rebord sud du :é- miîvîn^'Audigniçpurt et conquis Nouvron-Vin-, le «Erré. Mille sepF cents prisonniers, parmi les-< nt quels deux chefs de bataii'ron, sont entre nos n- mains. " — n- Nuit calme sur le reste du front, •S 3S Paris, 19 août. — Officiel de 11 heures : Entre la Matz et l'Oise, nos troupes ont continué à progresser au cours de la journée. Malgré la résistance opiniâtre de l'ennemi, elles se sont emparées de Fresnières et atteint lè^ aborda nupst da LassïghyC Plus au suay elles ont réussi à ïïébqnr',1 e.r rip? bnij; jjp . i ^hiescourt. Sur leur droite, elles ont conquis ijimprez"et poussé ^usou'aux abords sud de jDréslîïïcourt. Au nord de l'Aisne,, complétant leurs succès entre CaiTèpont et Fontenoy, nos troupes ont fiftlçyé 1g vinMorsain. Le , Chiffre des prisonniers qu'elles ont laits dans x" cette région depuis hier atteint 2.20ÔÏ Rien à signaler sur le reste du front* Lié *** is_ Londres, 19 août. — Officiel : a_ Dans le secteur de l'Ailette et au sud de la es Scarpe, nos patrouilles ont pénétré dans les positions ennemies et en ont ramené quelques ns prisonniers. Au nord de la Scarpe, nous avons repoussé nt Malgré la résistance de l'ennemi, nous n_ avons avancé dans le secteur de Merville et l6s fait*40 à 50 prisonniers à cette occasion. |Q? Une attaque exécutée par l'ennemi entre Ouatêrteeïie ëï "Meteren â complètemenV ,e. écKMé~sôûs"Te~f5trtré"nos canons et de nos je mitrailleuses. Ce matin, l'ennemi a dirigé une vigoureuse <33 attaque sur un front d'un mille contre nos au positions établies entre Lihons et Harlevilie. rj0 II a réussi à pénétrer dans nos lignes sur deux points, mais nous l'en avons immédiatement rejeté par une contre-attaque. Notre situation n_ est tout à fait rétablie. Les Allemands ont ■es subi de lourdes pertes. lu Nous avons continué à progresser dans le ,a. secteur ae~ iflerville, où nous avons sensible- le_ ment avaiicé~sîir"un front de 10 kilomètres. 2S. Nos troupes ont atteint la route qui conduit à ^ Merville par Paradis, Tôles, Pures et Becques. si. Nous sommes entrés à Merville. ,DS .Près d'Outtersteene, nous avons fait hier au Jjg total 676 prisonniers,' dont 18 officiers. is- *** 2s. Rome, 19 août. — Officiel : 3r- Tout le long du Iront, duels d'artillerie et os grande activité des détachements de recon- nt naissance. îté Nos patrouilles ont harcelé la première ligne autrichienne dans le Valtellina et sur la rive rie gauche de la Piave, à l'est du Montello. la En Judicarie, dans la vallée de l'Astico et au ire nord du col del Rosso, nous avons dispersé au des détachements ennemis. lu Notre artillerie a efficacement pris sous son ;n- feu des troupes ennemies en marche à l'ar->0- rière de leurs lignes sur le haut plateau d'Asiago. En outre, notre canonnade a enrayé une nouvelle tentative faite par l'ennemi pour ie- attaquer au sud-ouest de Grave di Papadopoli. li- Nos aviateurs-bombardiers ont efficacement bs. lancé hier 2,000 kilos d'explosifs environ sur 9®, des champs d'aviation autrichiens établis à )el proximité de la Livenza. Petites Nouvelles UN DELUGE DE MUNITIONS Au cours des six cents rencontres, combats et batailles de la guerre de 1870-1871, l'infanterie allemande a tiré 220 millions de balles, l'artillerie de campagne 338,330 coups et l'artillerie lourde 320,000 coups. Au siège de Paris, qui dura cinq semaines, il fut tiré 110,286 coups; à Metz, dont le siège dura douze semaines, 4,877 coups seulement ; contre Strasbourg, dont le siège dura également cinq semaines, on tira 202,099 coups. Ces chiffres, suivant une expression courante, n'existent pas si on les compare à la consommation de projectiles qui se fait dans la guerre actuelle. Déjà, lors de la grande offensive de 1915, les belligérants consommèrent , chaque jour près de 300,000 projectiles d'arri.l-lerie. Au début de l'offensive de la Somme, les Anglais dépensèrent, au cours d'une seule se- - maine, plus de munitions que durant les onze i premiers mois de la guerre, et pendant les feux de roulement de cette bataille gigantesque, ils firent une telle consommation d'obus de gros calibre que leurs usines de guerre durent travailler onze mois pour remplacer les stocks épuisés. Durant la bataille d'Arras, en 1917, l'artillerie anglaise dépensa un plus grand nombre de grenades que les deux armées en présence au cours de toute la guerre de 1870 1871. Près de Verdun, il y eut des jours où , ■ assiégeants et défenseurs consommèrent prf*s d'un million d'obus. En admettant qu'en chiffre rond il soit tiré un million d'obus par semaine, et en prenant pour base de calcul le poids du métal employé à leur fabrication à raison de 45 kilos, on arrive à un total, d'après la revue suédoise industritidning NorO.en, de 1,350.000 tonnes cl'acier qui, au cours des trente semaines de combats, auraient été lancées dans les rangs ennemis. Pour transporter oette masse d'acier, il faudrait 135,000 wagons de • ohemin de fer. Comme les champs de bataille ■ occupent une superficie d'environ 2,609 kllo-; mètres carrés, il en résulte que sur chaque hec- > tare de terrain sont tombées 50 tonnes d'acicr. : LA CULTURE DU RICIN i Les corps gras sont, dans les cîrc.on-i stances actuelles, des substances de toute première importance. Le ministère de l'agri-1 culture en France s'efforce de favoriser^ le développement de la culture des graines oléagineuses et parmi celles-ci la culture du ricin. i Où doit-on entreprendre cette culture et i quels sont los terrains propres à assurer un i bon rendement do cette plante ? Certes. Ie3 i terres riches lui conviennent particulière-, ment, mais l'importance actuelle de la culture i des légumes doit limiter celle du ricin aux i terres de second ordre et notamment aux terres incultes. Quelques années avant la guerre, le ricin importé d'autres continents valait moins de > 30 francs le quintal ; aujourd'hui, il dépasse 150 francs. Sa culture devient dpnc particulièrement rémunératrice. Le rendement de la plante est d'ailleurs élevé : un hectare ensemencé avec 4 kilos de semences environ donno en moyenne 1,200 kilos, sinon plus, de graines dont lo rondement en huile s'élève à 40 % . L'huile n'est pas lo seul # produit obtenu en traitant le ricin ; les feuilles, en effet, constituent un aliment pour le bétail qui convient particulièrement aux vaches, car il aurait le pouvoir d'activer ^ la lactation ; * enfin, le tourteau do ricin, vénéneux et par conséquent inutilisable dans l'alimentation du bétail, trouve son emploi comme engrais et, à ce titre, rend de grands services. LA SICILE A TROP DE VIN Des réunions ont eu lieu ces jours-ci, à i Rome, au ministère de l'agriculture, en vue , de prévenir une crise économique en Sicile • e^t dans l'Italie méridionale, où de grandes > quantités de vin sont restées invendues à ■ cause de l'insuffisance des moyens de trans-l port. Il s'agit maintenant de débarrasser les ; magasins et les caves avant la prochaine ré-l coite, soit en mettant plus de navires et de i wagons à la disposition des commerçants, 6oit - , ■ en poussant jusqu'à l'extrême limite l'activité -< des distillerios. Les représentants des cham-; bres de commerce invoquent du gouverne- - ment les mêmes mesures énergiques par lesquelles il a réussi, il y a peu de temns, à | PETITE GAZETTE — Petite histoire Si le programme de la petite fête a été suivi 3n. de point en point, il y a eu des heureux hier à ge Anderlecht. Dans un café « chantant » de cette nj' commune, il a été procédé au tirage d'une tombola organisée au profit de je ne sais qui, tjjj* et dont les lots consistaient exclusivement en .■p -denrées alimentaires : confitures, miel artifi-^ ciel, torréaline, etc., etc. Parmi ces « etc. », il (s'impose cependant que Je note — et Je crois' ant que Ce constituait même le gros lot — los r a quatre magnifiques pains blancs ». Le Je suppose que les billets de cette tombola ins ont trouvé aisément preneurs, comme du reste ont trouvé preneurs les billets de toutes les tombolas dont les lots représentaient de la boustifaille. Rappelez-vous la tombola du cochon ! Je ne l'ai, hélas ! pas gagné, ce cochon, . mais il ne se passe pour ainsi dire pas de jour la qu'en fouillant mes poches j© n'en sorte en-core, alors que cette tombola est tirée depuis aes plus de trois mois, quelque billet... Seulement, ici, on savait d'où venait le co-ssé chon. C'est-à-dire qu'on ne pouvait lui supposer une origine suspecte : c'était un brave petit )US goret acheté à un bon paysan, puis mis à en-et graisser quelque part pour le pousser dans le plus bref délai aux cent kilos annoncés à ËL l'extérieur. On pouvait donc y aller sans ™ arrière-pensée... ios Tandis qu'on peut se demander d'où sont venues les denrées qui constituaient les lots de use cette petite tombola d'Anderlecht et comment nos il se fait notamment que, çour le prix d'un streep faro, on ait pu gagner quatre magni-îux flques pains blancs. ent — C'est bien simple, m'écrivent des lecteur» ion d'Anderlecht — il m'est arrivé à ce propos des on* communications de tous les coins de la commune. Le tenancier de ce café chantant où a été organisée cette tombola est, en effet, em-ployé à l'Alimentation, et ça dit tout, Mon-'€S- sieur!...» t à Oui, mais les quatre magnifiques pains ies- blafics ? — Ça n'est pas plus compliqué, Monsieur. au La fille du tenanoier du café chantant travaille dans une boulangerie des environs, et il est de notoriété que le fils du boulanger i'aime à la folie !... » et Ainsi tout s'expliquerait, en effet, mais j'ai on- hâte de vous dire que la double version de ces lecteurs n'est pas la mienne. J'aime mieux ?ne croire et je crois que, par pure philanthropie^ ive le patron de ce café chantant s'est pendant des mois privé de boire de la torréaline et d'éten-au dre sur son pain des confitures ou du miel rsé artificiel. Ça se voit parfois, "des dévouements et des sacrifices de cet acabit-là... Pour ce qui ;on ^est du pain, mon Dieu ! oui, à première vue, ar- il semble bien que le truchement de l'amour en •au puisse expliquer la provenance. Ce même iyé amour qui perdit Troie peut bien avoir fait 3ur commettre une folie au fils du.boulanger, le-oli quel aime à la folie la fille du tenancier du ent café chantant... Mais pourquoi ne pas bonne-sur ment admettre en l'occurrence l'intervention à de quelque bon fermier, ami de la famille, qui, lui aussi, aurait trouvé l'occasion belle de __ donner un exutoire à ses sentiments altruistes débordants ? S Je viens donc de vous dire ce que je pense de cette affaire, qui semble avoir grandement ému la population anderlechtoise. Le malheur est que si j'allais donner ces explications-là à la population anderlechtoise, la population anderlechtoise me rirait au nez... î et ; rie Gloire aux Iégame3l Des jardins potagers étant installée un peu | 3110 partout, ce n'était pas une grosse malice de ciui prévoir ce qui en devait arriver : tout le monde IJS; s'est mis à s'intéresser aux légumes. On se ies' plaît maintenant au feuillage chiffonné, à la ont fleur à l'allure chinoise de la pomme de terre, :ira aux sphères pompeuses des choux rouges, ces merveilles de coloris, aux rondeurs plus libres de forme des choux verts, ou presque géomé-la triques des choux blancs; aux fleurs à demi ?la papillons, aux cosses longues ou courtes, ron-;en" des ou plates, des différentes espèces de hari-cots, fèves, princesses et autres. Et non seule* rnl" ment nos yeux se sont familiarisés avec l'as-\es pect des légumes, point encore transformés et se' rendus méconnaissables par l'astuce de nos Ilze cuisinières, mais ces humbles représentants 3VX du monde végétal, ces végétaux un peu peuple l]s se sont avancés de beaucoup dans nos bonnes 'ro£> grâces. Sans nous répandre pour eux en de tra' lyriques enthousiasmes, comme fait M;n® de Noailles — ce qui, du reste, n'est pas à la portée de tout le monde — nous avons appris ind à les apprécier et nous' rendons pleine Justice à leurs inestimables qualités. Bien plus, il semble dès maintenant que 0,1 nous aurions beaucoup de mal à nous retrou-^IS veii devant le square monotone d'avant la rfre guerre. Ces pelouses de gazon tondu de près, ine" uniformément vertes comme des tapis de mai-, son de jeu, ces plates-bandes et ces corbeilles uniformément meublées de quelques fleurs ^ie toujours les mêmes, osera-t-on nous les rendre telles que nous les avons connues ? Ont-elles se" encore droit d'existence chez nous, depuis que _ ans nous avons appris — à nos dépens I — combien etJe la terre est une chose rare et précieuse ? Pour-. e quoi laisser perdre dans un but de luxe tant ;Jjle d'excellent terrain qui pourrait être plus pro-il0" fitabièment utilisé? Pourquoi sacrifier à cette lec" idée naïve et immorale que cela seul est beau LCf- qui s'atteste inutile ? Ne vous paraît-il pas que nos squares accueilleraient tout aussi bien les vieillards et les enfants si, au lieu de géraniums bien j'eus ;0n. mais coûteux, ils étaient décorés de plantes de iute pommes de terre, de céleris, de choux, d'oi-n-ri_ gnons, de ces légumes enfin qui, tout bien 3"le considéré, sont l'origine et le principe de toute nés nourriture? Car, ainsi que l'a dit Chevreul, i du les animaux ne peuvent vivre qu'aux dépens des végétaux, immédiatement s'ils sont herbi-et vores, médiatement s'ils sont carnivores. Ces un cultures seraient faites naturellement au béné-les fice des pauvres, et les étrangers qui vien-àre- draient plus tard visiter la Belgique pour-ure raient constater que ce n'est pas en vain que *ux le monde entier nous a secourus, mais que mx nous avons au moins tiré des événements cette , . leçon que l'utile passe avant l'agréable, qu'il LCjn faut épargner la plus petite part de nourriture 0 et chercher à faire naître toujours le plus de bien possible autour de soi 1 la lse- ORIGINAL MEXIQUE, 48b, rue Neuve, 48b. r°n Pour 5 jours seulement, dé A- h. à 7 heures, lus, cAKiï'O, 1er baryton de l'Opéra du ève Caire, débutera jeudi 22 courant. 3820T luit en tail Le bois de Lasrbeek cay La Commission des monuments et des sites ,n » * vient d'autoriser l'administration communale de Jette à transformer en parc public le joli ' bois de Laerbeek. La pittoresque futaie est jus-' qu'ici totalement inconnue de la majorité des Bruxellois, et certes on peut dire qu'ils y ont perdu. Les amat?eurs de la belle nature ne sauraient rêver un bout de verdure plus enchanteur, demeuré quasi vierge, tout là-bas au . à delà de Jette, à 80 mètres d'altitude, sur le vue point culminant d'où l'on découvre un mer-cile veilleux panorama vers Bruxelles sur une im-ides mense étendue qui va de l'est à l'ouest, s à Nous ne regrettons pas les deux ou trois kilo-ins- mètres qu'il nous a fallu faire à pied, depuis la les place Communale de Jette, terminus des Eco-ré- nomiques Bourse, à travers une campagne de d'émeraude, pour atteindre le sommet de la' soit butte en dos d'âne où commence le bois de vité Laerbeek. am- Peut-être ne sera-t-il pas superflu d'indiquer ■ne- le chemin aux amateurs de promenades. Ce les- sera d'ailleurs vite fait, tant il est simple. Au ■>, à terminus des tram*- prendre la rue de l'église s. Saint-Pierre, passant en face de la Maison Mercredi SI Roû*. 1 '31 !3 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes S* ftiihè - RJ° 1350

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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