La Belgique maritime et coloniale

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11 januari 1914
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s.n. 1914, 11 Januari. La Belgique maritime et coloniale. Geraadpleegd op 16 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/vt1gh9fr5r/
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LA BELGIQUE MARITIME ET COLONIALE REVUE HEBDOMADAIRE (20me année) Prix : 25 centimes (35 centimes pour l'étranger) N° 2. — Dimanche II janvier 1914 ABONNFMFNTS ■ Çom*e de rédaction : RÉDACTION-ADMINISTRATION -TY-DwIN IN H/iVI JL/1N IO - Paul Mussclie, directeur : Ch. Ilervy-CouKin, membre du Conseil sup. delà Marine, Ch. Mnroy, L. Meganck, K. Vanthier, conseiller colonial, Kug. Gil'on, ingéu. des constructions navales, Oj l*U6 de la Tribune, BRUXELLES BELGIOUE : Un an . . . 12 francs me,ni,™ du c.m.eii .„p. a. i. w.rin., v,„ m»,m j. c. ».«..!.» Téléphone : B. 1807 du Conseil sup. de la Manne, n An vers, L. I eugels-Devos, membre de la Commission L." i ' Tj a "M"C* "D T T "i Q interprovinciale des Canaux brabançons, de Kercliove d'Kxaerde, officier de Marine ; Ch. De BUREAUX A ANVERS .* JlL I LvA.N CjxI/Iv I Un an • . . lo » Ztiuere, secrétaire de la Commission de pêche marit. de la l-'landre occidentale, à ltruges. 11 ntm nec nernf F etc Secrétaire-Administrateur • K. de ÎUMJIU'HK de WKKKMliKKK. ' K SOMMAIRE : Colon Le <' port national » L'extension du port de Bruxelles .... Chez les Sea-Scouts Un tribunal d'amirauté Nôuvelles et informations Les trusts de navigation transatlantique" Statistiques Bulletin commercial Notes financières Avis divers Le " port national,, (De notre correspondant d'Anvers.) Nous venons d'avoir une longue eoi versation avec un Anversois très au coi rant des questions du port. Empresson nous de dire, pour éviter tout m; lentendu, qu'il ne remplit aucun mandat qu'il n'occupe aucune fonction nubliqu Ceci ne fait, d'ailleurs, que lui laissa une plus grande indépendance d'espi en lui permettant d'exprimer en tou liberté les idées qui lui sont inspiréi par son seul bon sens. C'est, au surplu un homme très pondéré. N ous causions donc de la « formule préconisée par M. Corty et de la n< minât ion possible d'un Comité de d rection du port d'Anvers. — Cette formule me paraît bien lo d'être définitive, nous dit notre înterl< cuteur. Elle présente l'avantage de cei traliser tous les services du port, si dispe sés aujourd'hui, mais elle n'en crée p; moins une nouvelle « administration ». — Vous êtes donc d'avis qu'il conviei drait de centraliser les services du port — Absolument. La situation actuelle i saurait subsister éternellement. Song que l'on compte, dans les divers servie des ponts et chaussées aussi bien qu'à ville une double armée d'ingénieurs c; pables qui font, chacun de son côté, ui besogne identique. Tous les travai d'étude du fleuve, de sondages, tous L calculs sont faits « en partie double » ne sont même pas vérifiés l'un par l'autr ,Que de forças dépensées en pure perte Supposez un instant que tous ces ingi 37 nieurs puissent travailler ensemble et con- nés 1 37 centrer leurs efforts au lieu de les diviser : 41 combien la marche des grands travaux 43 s'en trouverait donc accélérée ! Et ce n'est 40 là qu'un des côtés de la question. 2^ — En effet. 63 — Je su*s donc parfaitement d'avis qu'il 64 faut centraliser. Mais je reproche à la 68 formule de M. Corty d'être purement ad-70 ministrative. = — Qu'entendez-vous par là ? — J'aurais de la peine à vous l'expliquer clairement. Il faut avoir étudié de très près le fonctionnement de nos administrations publiques pour me comprendre. Un détail, entre plusieurs autres : le 1_ comité administratif de M. Corty aurait le droit de prélever toutes les taxes et tous 5~ les revenus du port sans avoir dû faire aucune mise de fonds, et cela, précisé-ment, parce qu'il est conçu dans une e- forme administrative. ;r — Alors ? — Alors, ,il me semble qu'il vaudrait cent fois mieux adopter une formule commerciale en créant une société qui commencerait par racheter le port, avant de pouvoir l'exploiter. Cela est simplement logique et si M. Corty avait songé à cela, il n'aurait peut-être pas rencontré à Anvers une aussi forte opposition. [n —■ Croyez-vous ? Des conseillers com-j_ imnuaux ont prononcé les mots de « spo-j_ liation » et de... r- — Ce sont des mots et rien que des is mots. Combien de fois nos députés n'ont-ils pas déclaré eux-mêmes que le port 1- d'Anvers était un port « national », que ? les dépenses à faire pour le port devaient 1e être couvertes par la nation, que 80 p. c. ez des importations se faisaient par Anvers îs et que c'était, par conséquent, au pays la à veiller sur la prospérité de « son » port. 1- Je vous renvoie au grand débat de 1906 îe où tous les délégués d'Anvers indistincte-ix ment ont parlé dans ce sens. Mais alors, 5s pourquoi parlerait-on de « sjpoliation » si et l'on proposait de fonder une société « na-e. tionale » pour exploiter ce « port natio-! nal » ? Rien ne serait plus juste au con-î- traire. Et j'irai même plus loin. Je vous 38 dirai que le conseil communal d'Anvers ne s'est senti froissé dans son amour-propre que parce que la question a été mal et maladroitement posée. — Il est de fait que... — A qui M. Corty a-t-il soumis sa « formule » ? Au ministre, aux fonctionnaires du gouvernement et de la province... et c'est tout ! Quand j'ai appris cela j'en suis demeuré stupéfait ! M. Corty est un fin diplomate pourtant ? Comment a-t-il pu commettre une erreur aussi... certaine ? Pourquoi n'a-t-il pas soumis son projet au bourgmestre et aux échevins d'Anvers ? Cela est inexplicable. — Mais, dans ces conditions, la mau-veise humeur* du conseil communal pouvait s'expliquer. Sans nul doute. Mais ce n'est pour moi qu'un mouvement de mauvaise humeur et si l'on arrivait à trouver — nous comptons assez de financiers éclairés en Belgique — une formule basée sur le rachat du port d'Anvers, je ne vois pas pourquoi la question ne serait pas examinée de sang-froid par la ville d'Anvers. — C r o ye z - vous ? — Tâchons donc de raisonner clairement. Le port est, en somme, pour l'administration communale, une charge écrasante et une source inépuisable de dépenses, de tracas et de responsabilités. Qu'un accident survienne aux bassins et c'est la ville qui en est accusée. Le commerce des grains est en recul ? C'est la ville qui en est cause et elle doit dépenser des millions et des millions, au détriment des seuls contribuables anversois (alors qu'Anvers est un port national). Un grave incendie dévore les dépôts de bois ? C'est la faute de la ville, qui, pour apaiser les commerçants, doit faire de nouveaux millions de frais. Bref, le port est, pour la ville d'Anvers, ce qu'on est convenu d'appeler vulgairement un « chameau » ; il lui coûte des sommes folles, il ne rapporte presque rien (les millions dépensés à l'outillage des quais donnent 1 p. c. d'intérêt par an) et il met les finances communales dans une situation de plus en plus déplorable. 39

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique maritime et coloniale behorende tot de categorie Financieel-economische pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1905 tot 1921.

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