La dernière heure

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s.n. 1914, 04 Maart. La dernière heure. Geraadpleegd op 23 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/8w38050483/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal ot à l'AG&NCE HAVAS, 8, place des Iflartyrs, 8 (1« étage) à Bruxelles. La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ N* 63 NEUVIÈME ANNÉE MERCREDI 4 MARS 1914 CINQ CENTIMES ABONNEMENTS •EUXILLXS FBOVWC* Fr. 1.00. . UN MOIS. . . • 3.00. . TROIS MOIS Fr. 4.00 • 6.00. . SIX MOIS . . • 8.00 • 12.00. . UN AN. . • . • 16.00 Pour l'étranger la prix d« Braxellea, U port en plna. Il n'existe pas d'abonnement mensuel. — Pour Bruxelles indiquer, en «'abonnant, si l'on désire recevoir l'édition du soir ou celle du matin. — Les frais do recouvrement «ont à la charge des abonnés. h » ir" LE DECORUM Le prestige de la vie militaire, qui se traduit par le prestige de 1 uniforme, n'a guère varié, en Allemagne, depuis 1870. En France il suit les variations du patriotisme ou, s'il l'on veut, des alarmes extérieures. On peut dire qu'il a décrit presque continuellement une ligne ascendante du lendemain de la guerre jusqu'à l'aventure du Boulangisme. A partir de cette apogée, il déclina insensiblement jusqu'à l'affaire Dreyfus qui marqua son niveau le plus bas. Les années qui précédèrent et suivirent l'exposition de 1900, le maintinrent dans ce discrédit. Le coup de fouet d'Agadir le releva d'un bond prodigieux. Il est, aujourd'hui, plus haut que jamais. Faut-il voir un signe de fatigue et de déclin proche, dans le fait suivant : Les officiers français ont pris l'habitude d'enlever leur uniforme après cinq heures du soir, pour se mettre en veston, comme tout le monde, ou en habit, comme des maîtres d'hôtel. Or voici que, dans ui un journal militaire, un capitaine réclame maintenant pour ses ca- ti] marades le droit de s'habiller en ]e civil à toute heure du jour, en té dehors du service à la caserne. la Que M. Jaurès, qui rêve de transformer l'armée en milices pi bourgeoises, en une sorte de garde cl: nationale bourgeoise, formule une telle proposition, elle n'aurait rien _ de surprenant. Dans un journal écrit et lu par des officiers, elle est A plus symptomatique. Sans doute il y a des raisons de commodité et d'économie : L'uni- j forme est raide et coûte cher: Une I-grande tenue de général coûte 3,000 francs, à retenir sur les 12,000 francs d'appointements. On comprend que, dans l'intimité de la vie, le général préfère user ses » vieux vestons! il Pourtant, si les Français veulent garder le minimum de traditions héroïques sans lequel ils auront beau être riches et prospères, ils pl ne seront qu'une proie plus grasse offerte aux ambitions allemandes, m c'est au contraire vers une discipline plus forte et plus stricte qu'ils doivent roidir désespérément leur ci corps d'officiers. Il n'est pas vrai B que l'officier moderne doive ,.?'."?.ff«cc.er_<îsj,e{'evcnic. pn hpmne, J* comme les autres. Il est et reste un m moine guerrier. Des trois vœux du s'1 religieux, il prononce presque celui de pauvreté et tout à fait celui se d'obéissance. De se défroquer, ce après çà, comme un comédien m laisse son travestissement au jP théâtre, c'est une erreur! — Pourtant l'habit ne fait pas le mcine? pE — Si! Pourquoi dit-on qu' « il M n'y a pas de grand homme pour su son valet de chambre? Parce que ^ le valet voit son maître tout nu. 0i De même, il n'y a pas de jolie fem- ce me pour sa femme de chambre, qui assiste aux mystères de sa toilette. ^ Le costume est la poésie du corps, m Est-ce que le Pape se laisserait voir de en caleçon? Est-ce que la reine so d'Angleterre, si sportive qu'elle ga soit, prendrait part à un concours f<? de natation? d« Au Caire, voici quelques années, ££ je me souviens d'avoir remonté le Nil sur une dahabieli dont l'équi- dy page arabe, au voyage précédent, £ec avait servi des touristes anglais, £■< deux ladies et trois gentlemen de pl la haute aristocratie britannique, co Mes Arabes n'en parlaient qu'en ^ ricanant. Je m'en étonnai car,, en re général, ils n'aiment pas l'Anglais, tu mais ils le respectent. Le drogman m'expliqua : „j< — Sidi! Ces Anglais, ils étaient n' venus en Egypte pour faire une ou « cure de soleil ». Alors, ils se pro-menaient et ils mangeaient tout i nus sur le pont du bateau. Les eu deux ladies comme les hommes! _ Et elles étaient très jeunes et très belles! sidi! Mais les Arabes, ils étaient dégoûtés. Et puis, il fallait pomper de l'eau toute la journée pour la baignoire... Et il cracha, en signe de mépris. M L'Angleterre avait ainsi « perdu la face » dans ce pays, pour des „ années. Question de pudeur? Il g faudrait peu connaître le cynisme 1 arabe pour le croire! Non pas! I Question de décorum! Qui veut § qu'on le respecte doit se distinguer § des autres. Pour la foule, simpliste, | il n'y a qu'une distinction qui § frappe : celle du costume. Les offi- >. ciers qui ne tiennent pas à voir diminuer leur considération sociale pourraient méditer celte aventure.Maurice de Waleffe. UNE BAGARRE D'ÉTUDIANTS COUTE UNE VIE HUMAINE | Madrid, lundi. — A l'Escurial, une ba- |] garre a eu lieu entre des élèves de l'E- Jg cole des eaux et forêts et des jeunes || conscrits d'une commune voisine, qui m exigeaient que les premiers leur payas- Pl sent à boire, suivant line coutume ancienne, ce à quoi les élèves se refu- | sèrent. Un élève forestier a été tué. Plusieurs ^ autres ont été grièvement blessés. _ Des douaniers sont intervenus et ont été obligés de faire feu pour se défendre l contre les agressions des conscrits. noi Quelques-uns de ceux-ci ont été bles- Coi sés. — jHavast un' LE SORT DES DÉPORTÉS SUD-AFRICAINS I M. Bain, un des exilés sud-africains, protestant contre leur expulsion devant i meeting monstre à Hyde Park. Londres, lundi. — Les comités exécu- gouvernement était très touché par l'of- s de toutes les fédérations des travail- fre des fédérations, mais qu'il était con- îrs anglais et du parti travailliste, ont vaincu que le retrait de l'article ne serait [égraphié au général Botha, lui rappe- pas dans l'intérêt des travailleurs orga- nt l'attitude des travailleurs anglais nisés dans le sud-africain. ndant la guerre sud-africaine, et lui On mande, en effet, du Cap que la mandant de faire retirer l'article du Chambre a adopté l'article confirmant ojet de loi relatif à la déportation des la déportation des travaillistes. — Reu- efs des mineurs. ter. Le général a répondu en disant que le . LA CHAMBRE BELGE ES INTERPELLATIONS LE TRAVAIL UX CHEMINS DE FER SEANCE DU MARDI 3 MARS Elle est ouverte à 2 heures, sous la ésidence de M. Nerincx. On procède d'abord au tirage au sort ansuel des sections. La catastrophe de Bracqûegnies M. de Broqueville fait part à la îarnbre de la catastrophe minière de •acquegnies. Elle a provoqué la mort de neuf mi-iirs. Aussitôt que la terrible nouvelle ct6 connue par—is-gt^vernement, k inistre de l'Industrie et du Travail îst rendu sur place. Le gouvernement lue respectueusement ces vaillants, morts sut le champ de travail ». «k rai sans doute l'interprète de toute tte Chambre en adressant à leurs fa-illes le témoignage de notre profonde mpathie. (Adhésion sur tous les ncs.) Les interpellations La Chambre entame ensuite l'inter-llation de MM. Daens et Fonteyne à . le ministre des chemins de fer « au jet du nombre exagéré d'heures de ivail imposées à certains de ses bu-aux, ainsi qu'à de petits employés et vriers, travail harassant, qui expose s agents à de graves accidents. » M. Daens (à la tribune et en flamand) i que la situation de certains agents s chemins de fer est réellement la-mtable. Non seulement, ils touchent s salaires de famine, mais encore ils nt astreints à un surmenage insensé. Sont particulièrement à plaindre les rple-convois, les piocheurs, les chauf-îrs et les machinistes. On leur impose s déplacements exagérés, tout en ré-imant d'eux des présences de douze, >ize et jusque quatorze heures. Dn^ s'étonne, dans certains milieux, désarroi terrible qui règne sur notre >eau. Le manque de matériel , en est ur une bonne part la cause, mais !9t aussi le manque <Je personnel. Les lintes affluent de toutes parts. Le dégagement est général. Aussi j'espère e notre nouveau ministre des che> ns de fer saura apporter sous peu un nède efficace à cette lamentable si-ition. (Très bien! à gauche.) VI. Fonteyne (en flamand. — Malgré cris qui s'élèvent de toutes les ré->ns de notre pays, le gouvernement i pas jusqu'ici daigné apporter aune amélioration à la situation des pe-3 employés et du personnel subal-ne.^ous n'avons cependant négligé aune occasion de soumettre aux minis- L'ARRESTATION D'UN ISSIONNAIRE AU CONGO .e révérend Bowskill qui a, comme js l'avons rapporté, été arrêté au igo portugais, où il aurait soutenu » révolte indigène. très compétents les revendications si justifiées de ces agents. Le règlement accorde à tous les agents un repos journalier et ininterrompu de 8 heures Ce règlement n'est nullement observé. Je connais des machinistes, chauffeurs et serre-freins, qui sont astreints à faire plusieurs fois par semaine, des journées variant de douze à vingt heures ! Lorsqu'on questionne les chefs de gare, ceux-ci répondent invariablement: Que voulez-vous, je n'en puis rien, je ne dispose pas du personnel nécessaire. L'orateur s'occupe spécialement du personnel de la gare de Bruges. Il donne lecture du tableau de service, dont il résulte que les manœuvres et les ouvriers des bagages et des marchandises font journellement 18 à 20 heures. Ceci est surtout le cas durant la saison balnéaire. Qu'on ne perde pas de vue que ces malheureux ne touchent jamais un centime de supplément pour oe travail de surcharge. Pour le travail de nuit, la situation n'est guère meilleure. Les ouvriers doivent fournir jusque , treize heures quand ils font le service de nuit. L'orateur réclame une intervention immédiate. Motion d'ordre M. Devèze demande.(vu l'urgence) que l'interpellation à M. le ministre de la guerre « sur l'état moral et matériel de l'armée », qu'il a déposée avec M. Mas-son, soit discutée mardi prochain. M. de Broqueville. — Je ne m'y oppose pas, sauf toutefois le cas où ma présence serait nécessaire au Sénat. L'interpellation Devèze est fixée à mardi en huit. Reprise du débat M. Segers, ministre des chemins de fer, répond à MM. Daens et Fonteyne. Il est inexact, dit-il, que les prestations exigées du personnel ouvrier soit exagérées.M. Cavrot. — Parlez en français; les interpellateurs comprennent cette langue, et nous, nous ne comprenons pas le flamand. M. Segers. — Je traduirai mon discours.Le ministre s'efforce d'établir que le personnel des chemins de fer n'est pas exploité; au contraire, l'Etat traite son personnel en bon père de famille. MM. Buysse et Lampens contestent les affirmations du ministre. M. Daens. — Vous n'êtes pas au courant des choses que vous dites. La vérité, c'est que la plupart de vos affirmations ne sont basées sur rien de sérieux. M. Segers déclare qu'il verra s'il peut y avoir des griefs fondés dans les déclarations qui ont été faites au cours de l'interpellation; s'il y en a, il s'engage d'honneur à les examiner de près et à donner satisfaction dans la mesure du possible-. M, Daens dit au ministre que la première chose qu'il a à faire, c'est d'augmenter les salaires des ouvriers. M. Debunne (en flamand) dit qu'il n'existe aucun pays au monde où les ouvriers du chemin de fer soient aussi mal payés. L'orateur dit que les arguments du ministre sont dénués de bon sens. U donne lecture d'une série de plaintes émanant d'aiguilleurs qui demandèrent vainement, après douze heures de travail, à être remplacés. La moyenne des heures de service est de 60 heures par semaine. Le manque de personnel est général. M. Debunne se réserve de reprendre la question au cours de la discussion du budget des chemins de fer. M. Ozeray expose la situation pénible faite au personnel de l'entrepôt d'Arlon, où les ouvriers sont astreints à un surmenage insensé. L'orateur donne lecture d'extraits de journaux qui prouvent que cette situation existe depuis plusieurs années. U compare ensuite la situation de l'ouvrier i du chemin de fer belge à celle de l'ouvrier français; il en résulte que ce dernier est singulièrement avantagé en ce qui concerne le salaire et la prestation, il dit qu'en France, la limitation des heures ue travail est réglée par des arrêtés ministériels. M. Ozelay escompte une prompte intervention du ministre. M. Lampens, en flamand, se fait l'interprète des machinistes attachés au dépôt de Gand. Il souligne les aléas du métier de machiniste et de chauffeur et attire l'attention de la Chambre sur les traitements de famine qu'on leur paie. M. Galopin dépose un ordre du joui tendant à limiter à 60 heures par semaine, la prestation des ouvriers du chemin de fer. M. Demblon demande que 12 millions soient consacrés à l'amélioration des ouvriers du chemin de fer. M. de Béthune dépose un ordre du jour de confiance au gouvernement. La séance est levée à 5 heures. Elle sera reprise aujourd'hui à 1 h. 45, avec, à l'ordre du jour : Examen en seconde lecture du projet de loi sur le travail ( des femmes, des adolescents et des enfants. LE SABOTAGE l DU PARLEMENT I g' LES AFFAIRES DE L'ÉTAT * NE SONT p QUE CELLES_D'UN PARTI f I Ce n'est pas d'aujourd'hui que _Jj< les gouvernements cléricaux s'ap-||ty| pliquent à laisser au Parlement * les apparences de l'autorité, tout en arrangeant ses travaux de façon à réduire à rien son influence. De plus en plus, nous allons à un régime singulier où le contrôle n'existera plus que de nom. Contrôle entravé Déjà l'accomplissement du principal devoir des deux Chambres, l'examea des budgets, est rendu impossible ou illusoire. Tantôt c'est une administration colossale, comme celle des chemins de fer, dont la comptabilité est impossible à établir; tantôt c'est le budget des travaux publics, dont les projets et les plans en perpétuelle transformation, n'offre aucune prise sérieuse à l'examen de3 parlementaires; tantôt c'est le ministère de la guerre qui engage des dépenses énormes, sans se faire couvrir le moins du monde par des crédits régulièrement demandés ; bref, partout, de plus en plus, le gouvernement tend à mettre le Parlement en présence du fait accompli et, dans ces conditions, l'approbation n'est. qu'une formalité sans portée. L'État c'est eux Le fait est d'autant plus grave que la puissance économique de l'Etat ne fait que s'accroître, et qu'au lieu d'un contrôle affaibli, c'est un contrôle ren- p forcé qu'il faudrait rechercher. u L'Etat ne représente pas actuellement c la collectivité. En fait, l'Etat s'identifie ^ avec les quelques messieurs qu'une par- j, tie de la population investit du pouvoir et qui usent de tous les monopoles, e théoriquement réservés à la collectivité, en faveur de leur seul intérêt de parti, ou, mieux encore, du maintien de leur autorité personnelle. Pour corriger une telle déformation des institutions, pour arrêter ses progrès tout au moins, il conviendrait de laisser à la minorité des moyens de contrôle faciles et des sanctions efficacesUne ;|îf!Sion Considérez, mais-Penant, l'ordre du | joifr de la Chambre, le tableau réglant s l'emploi des séances, qui vient d'êtie 1 distribué aux députés, après un accord t-conclu entre les collectivistes et le bu- ? reau de la Chambre. Deux budgets seront discutés : celui I du travail et celui des chemins de fer. k Ainsi en ont décidé, dans la coulisse, quelquea messieurs. Pour les autres budgets, brosse; le3 ministres ne seront pas inquiétés; ils ^ feront tout ce qu'ils voudront: une année q d'élection, c'est une bonne aubaine. p Les budgets des travaux publics et n celui de l'agriculture seront votés en ç, deux séances. Nous ferons le compte a des millions votés à la minute. La Justice verra son compte réglé en b une seule séance. 1' La Dette publique, une séance. L'In- P térieur. trois séances; les Scu uces et les Arts, une séance; 'a Guerre, un« séance Le budget colonial sera liquidé en deux séances. C'est de la dérision f On se demande si, l'an prochain, il n'y ^ aura pas un accord entre quelques députés d'extrême-gauche et d'extrême-droite pour supprimer la discussion des budgets Collaborateurs inattendus d r Tout cela dans quel but? Les cléri-eaux ont un intérêt évident à escamoter c la discussion de leurs budgets. Leur d force électorale est tout entière dans les n abus de leur administration. D'autre c part, ils mettaient à l'avant-plan le vote v de leur projet scolaire, qui devait, lui t( aussi, remplir leurs caisses électorales. ^ Mais les collectivistes? Quel intérêt s< ont-ils à se prêter à pareille comédie? a On ne le voit pas. En réalité, c'est le projet d'assurances sociales qui est la » rançon de leur consentement. Ils n'ont j* pas voulu que les cléricaux pussent les accuser d'avoir retardé le vote de ce projet. Victimes de l'électoralisme, ils d-ont cédé, comme si les observations 1' qu'ils feront sur les douze séances oc-troyées généreusement à la discussion des assurances sociales devaient exercer rt la moindre influence sur le gouverne- d ment. Celui-ci fera voter une loi de façade de plus, bien agencée pour assurer sa domination, et dont il réclamera aus- ^ sitôt la récompense aux électeurs. ju Cette loi ne sera pas votée par le u: Sénat avant les élections et la date de ^ son application restera problématique. ^ Mais le gouvernement ira, d'ores et déjà, se vanter d'avoir pensionné et assuré toute la Belgique. La question des assurances sociales est la plus considérable qu'un Parlement puisse s'efforcer de résoudre. Elle engage l'avenir des finances publiques; mal organisée, elle compromettrait rapidement des réformes démocratiques i-ssentielles. Il est stipulé d'avance qu'on jouera cette partie en douze séances ni plu3 ni moins. Au fait, pourquoi discuter du tout? La majorité n'a-t-elle pas tranché la question d'avance? C'est ainsi que tout en gardant le nom et l'apparence du régime parlemen-.aire, les gouvernements cléricaux réduisent peu à peu le Parlement au rôle ^ >'ain et effacé d'une Douma impuissante. co ES AVENTURES D'UNE STATUE ÉQUESTRE! Le tsar, le prince héritier de Serbie, vers délégués des armées serbe, mon-négrine, roumaine et bulgare viennent assister, à Saint-Pétersbourg, à l'inau-îration solennelle du monument élevé i grand-duc Nicolas Nicolaïewitch, en émoire de sa participation à la campa- i îe de 1877-1878 qui libéra les princi-mtés danubiennes du joug ottoman. Ce monument, œuvre du sculpteur alien Pietro Canonica, fut exécuté à îrin. r Le monument fut embarqué à Savona sur un croiseur russe qui le transporta à destination. A elle seule, la statue équestre mesure 5 mètres. Le socle est orné de différentes scènes : d'une part, un groupe composé du rui de Roumanie, du tsar Alexandre III et d'une dizaine de généraux, assistant à la revue des troupes victorieuses dans la plaine de San Stefano, où furent signés, on s'en souvient, les préliminaires du traité de Berlin qui I LE MONUMENT DU GRAND-DUC NICOLAS mit fin à cette mémorable campagne; l'autre part, des porte-étendards russe, julgare, serbe, roumain et monténégrin; lilleurs encore, l'attaque victorieuse des Russes et des Roumains à Grevitza. Le monument, dans son ensemble, est .me remarquable œuvre d'art. i^iant uonne ses dimensions énormes - il a 12 mètres de hauteur — on ne ouvait songer à le transporter par che-lin de fer. Aussi fut-il traîné, sur un lar, jusqu'au port de Savona. Ce ne ît pas chose aisée, et il fallut même, ans un village, abattre un mur pour tisser passer le grand-duc ! LES DROITS )E LA CRITIQUE L'AVIS DU MINISTÈRE PUBLIC A l'issue de l'audience, lundi, à la ! chambre du tribunal civil, M. le subs-tut Van Gindertaelen a fait connaître 3n avis sur l'action en paiement de DO,000 francs de dommages-intérêts in-;ntée par MM. Kufferath et Guidé, di-îcteurs du théâtre de la Monnaie, à un mrnal bruxellois qui, à l'occasion des ^présentations de « Venise », l'opéra de laoul Gunsbourg," les avait accusés d'ère « vendus au juifs ». Nous avons signalé, hier, cet intéres-int procès. L'organe de la loi a conclu en décla-int que, dans l'espèce, c'était M. Guns-ourg, et non MM. Kufferath et Guidé, ui aurait dû faire le procès; qu'au sur-lus, l'article n'est qu'un article antisé-îitique, dont le tribunal n'a pas à s'oc-uper; conséquemment, les demandeurs sront déboutés, avec dépens, de leur ction, déclarée non fondée. Le ministère public a terminé son très ref avis en déclarant que, d'après lui, action reconventionnelle du journal, our procès téméraire et vexatoire, n'est as recevable. La cause est en délibéré. 'étaient de faux plombiers mais de vrais voleurs Deux particuliers se présentaient, lun-i, vers 4 heures et quart, chez Jes.époux ..., cabaretiers, rue de Cureghem. Ils î disaient être des ouvriers plombiers, îargés de venir faire des réparations ans une propriété inoccupée de la mê-ie rue et dont le propriétaire avait don-é la clef au tenancier. M. D... passa la . ef à l'un des pseudo-plombiers. Ne les ; ayant pas revenir et comme la nuit ■ nnbait déjà, le cabaretier alla s'enqué- ; r de ce qui se passait. En pénétrant : ÉCÎÏS l'immeuble, il se trouva en pré-■nee des deux individus, qui s'étaient Ijoint un complice. Le trio avait déjà démonté ■ complète-ent la pompe, enlevé une grande par- ^ e de. la plomberie, arraché les condui- ( s d'eau, les robinets en cuivre et les ( irnitures des portes et fenêtres. ] Un des individus put fuir, mais les ? ïux autres restèrent sous clef, jusqu'à arrivée des agents Dedoncker ot Van- \ ïvoorde. Les voleurs se mirent sur la < •fensive, mais ils avaient affaire à { 'ux hommes solides, qui les conduisi- i nt au commissariat du Nouveau-Mar- i îé-aux-Grains. ] Ils ont été reconnus comme étant deux 1 ingereux malfaiteurs : François D..., i li se trouvait en rupture de ban de < irveillance, et Auguste ï..., repris de i stice de la pire espèce, résidant dans } îe maison de logement de la rue Hau- ■< . Ils ont été écroués. i ÉBOULEMENT DANS UNE CARRIÈRE DEUX TUÉS, QUATRE BLESSÉS Lilgl, mardi. — Ce matin, un grave accident s'est produit à la carrière Bris-co et Dasse, au hameau de La P^éalle, lis •enfler Chtfâxué et Sprimono, sur le territoire de cette dernière commune. La carrière a une trentaine de mètres Je profondeur ; ce matin, un des patrons, M. Elie Brisco, était occupé, avec six ouvriers, à « doudeler », ce qui revient à dire, en termes de métier, à tirer de petites mines pour préparer la chute d'un rocher, que provoque une mine finale beaucoup plus forte. Le doudelage terminé, les hommes allaient placer la mine, quand un employé, M. Maréchal, qui assistait à la manœuvre, remarqua que la masse dominant les ouvriers bougeait. Il donna l'alarme ?t les ouvriers s'enfuirent. Quelques secondes ai)rès, s'abattait avec fracas une masse de pierres et de rochers, d'un volume de plus de 100 mètres cubes. Malheureusement, les hommes n'avaient pu encore s'éloigner suffisamment, ils furent lapidés par l'éboule-ment. Six sur sept furent atteints et, malheureusement, deux d'entre eux, dont le maître de carrière, étaient tués. M. Elie Brisco, qui a eu le ventre ouvert, était âgé de 30 ans ; il était marié 3t n'avait pas d'enfant. M. Emile Ma-thys, carrier, âgé de 30 ans également, avait eu la tête écrasée ; il était célibataire.M. Ferdinand Winand, 30 ans, célibataire, a une double fracture de la cuisse gauche. Les trois autres, MM. Noël lannus," Jean Simonet et Jean Noirfalise a'ont que des contusions, très fortes toutefois.Ils ont reçu au bureau de la carrière Les soins de plusieurs médecins. Les Victimes de l'Auto Un cycliste, François Van M..., demeurant Meerstraat, à Neder-Over-Heem-)eek, longeait le boulevard Bischoffs-îeim, lundi vers 7 heures et demie du ;oir, lorsqu'un taxi qui le suivait voulut e dépasser. La roue d'arrière de la bécane fut ac-irochée. Le cycliste fut projeté sur le ;ol. La voiture lui passa sur le corps. Un agent de police transporta la vic-irne à l'hôpital Saint-Jean où les médecins ont constaté qu'elle était atteinte le fractures des côtes et de multiples )lessures à la face et aux bras. Le blessé l été admis en traitement. — Vers 1 heure et demie du matin, m auto-taxi appartenant à un louageur le la rue d'Allemagne, a pris en écharpe, tu boulevard du Régent, une voiture de emise qui. sortait de la rue Lamber-nont et était conduite par le nommé véori F..., domicilié rue Sans-Souci, à xelles. La voiture a été' culbutée et nise en pièces. Le conducteur, projeté le son siège, a été relevé sans con-taissance. Il avait le crâne ouvert et icrdait du sang en abondance. Le blessé . été conduit à l'hôpital Saint-Pierre où I a été admis d'urgence en traitement. UNE CATASTROPHE MINIÈRE A THIEU-LEZ-BRACQUEGNIE8 UNE POCHE D'EAU SE ROMPT NOMBREUSES VICTIMES La Louvière, mardi. — Une véritable catastrophe s'est produite, lundi ver» 7 heures du soir, au puits St-Henry des charbonnages de Bracqûegnies, sur 1« territoire du village de Thieu, près d« Mons. Une poche d'eau s'est rompue à 270 mètres environ de profondeur et a inondé soudainement la mine. Il y a de nombreux blessés et neuf morts. Ce sont Jean-Baptiste et Adolphe Dô-smedt, le père et le fils; Clovis Motte, 50 ans, marié et père de famille, tou» trois d'Havre; Léon De Pauw, 24 ans, marié, père d'un enfant ; Hippolyte Mes-nyl, 38 ans, célibataire, habitant Mau-rage; Plisnier Franç., 50 ans, de St-Denisj Léopold Sottiau, marié, père de tTois enfants, de Bracqûegnies; Paul Hardat, 50 ans, porion, de Thieu, et Vital Van den Bosch, 50 ans, d'Havré. Ce dernier, blessé, a dû être abandonné par ses camarades qui l'emportaient dans leur fuite. C'est grâce au sang-froid de l'ingénieur et directeur de la mine, M. Ovid«a Manche, qui lui-même a été blessé, qu'il n'y a pas de plus nombreuses victimes. Il est remonté dans la dernière cage qui ait pu fonctionner. SAUVE-QU l-PEUT Environ deux cents ouvriers venaient de descendre. Les inflitrations d'eau et de sabla avaient commencé vers 10 heures du matin. Tout à coup, -vers 7 heures, avec un fracas de tonnerre, l'eau, mélangée da So.l»le, fit irruption dans les travaux. Ce fut un sauf qui peut général. Un grand nombre d'ouvriers s'étaient précipités vers le puits pour prendre place dans les cages^ quand on constata que la corde actionnant la sonnerie qui donne le signal de la remonte ne fonctionnait pas ! U se passa ainsi quelques instants d'horrible angoisse pour les malheureux mineurs. Heureusement, le machiniste, entendant du bruit dans le puits, remonta à tout hasard une des cages. Apprenant ce qui se passait, il accéléra les voyages des cages et trois cents ouvriers furent ainsi sauvés. A l'heure qu'il est, les puits sont inondés; il y a 80 mètres deau; 30 mètres au-dessus de la « rampe », étage des travaux. AUTRES CONSEQUENCES LES MAISONS ENDOMMAGÉES Au moment de la catastrophe, les habitants du Coron Marin, à Thieu, ressentirent comme un tremblement d« terre. Une quarantaine de maisons, dont la ferme Posteaux qui a principal ement souffert, sp^evacuées, prête* à s'effondrer. ^ A Un détail typique : deux des vfct». mes étaient retournées sur les lieux dé leur travail pour y reprendre leur « briquet ». La machine d'extraction du deuxième puits ne# fonctionnait pas, pa* suite de réparations à y effectuer. Les ingénieurs du corps des mine« sont arrivés immédiatement. Que durera le chômage? Un mois? Six mois? Un an? On ne sait... M. l'in* génieur Génard, directeur des travaux* a toutefois exprimé l'espoir que les ouvriers ne devraient pas chômer longtemps. En tout cas, les pertes sont immenses pour la Société charbonnière de Bracqûegnies • qui n'a pas connu encore une catastrophe pareille. LA DESOLATION EST GRANDE DANS LA REGION La désolation est grande dpns tout® la région; on y commente les événements de la nuit et de la matinée, supputant la longueur du chômage. Aux abords, du puits, peu de monde. 11 n'y a plus, eù effet, de nouvelle à attendre; on sait parfaitement quelle a dû être l'horribie mort des neuf hommes manquant à l'appel'. Néanmoins, on conserve un très faible espoir que l'un ou l'autre, plusieurs d'entre eux peut-être ont échappé au fléau. Le coup d'eau, en effet, s'est produit à trois cents mètres de l'orifice du puits, à l'étage de 270 mètres. Lorsque les mineurs ont été avertis de la catastrophe, ils se sont sauvés dans toutes les directions, cherchant à arriver le plus tôt possible vers les endroits de la remonte. Il se pourrait que certains d'entre eux se soient réfugié i du côté du retour d'air et aient échappé ainsi à l'inondation. C'est évidemment fort improbable, mais ce n'est pas tout à fait impossible. L'AVIS DES INGENIEURS DU CORPS DES MINES Ce matin, par les premiers trains, sont arrivés MM. Derbrouck, Bolland, Jacquet et Dujardin, ingénieurs du corps des mines qui procèdent en ce moment à l'enquête sur place; ils sont d'accord avec le directeur du charbonnage pour estimer que la catastrophe est due à la mise à découvert d'un puits naturel, ce qui a constitué, en l'occurrence, une véritable fatalité que rien ne pouvait faire prévoir. LE PARQUET DE MONS EST SUR LES LIEUX Depuis ce matin, le brigadier Kneipe et quelques gendarmes de la brigade de Rœulx assurent le service d'ordre aux abords du puits tragique. A deux heures et demie, cet après-midi, le parquet de Mons, représenté par M. Salliez, juge d'instruction, Mayer, substitut du procureur du roi et Hachez, greffier, est arrivé au charbonnage pour procéder à l'enquête judiciaire. (Voyez suite en page L'ANALYSE DES MOUVEMENTS ATHLÉTIQUES /oici une très intéressante chronophotographie prise à la célèbre école des pupilles de Joinville, et montrant la composition du saut d'obstacles. On se rappelle que nous en avons, dernièrement, publié une autre reproduisant un jp de raquette au tennis.

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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