La Flandre libérale

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s.n. 1914, 13 Juni. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 20 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/gm81j98199/
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LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS I molt. » mol». i moIi. (M. BELGIQUE s Fr. 2.00 4,00 8.00 16.00 UNION POSTALE i Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 r* Sn t'abonm an luriau du Journal et dani (oui les buroaux di posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE GAND, l, RUE DU NOUVEAU BOIS, I, GAND ABONNEMENTS ET ANNONCES ; I! -- RÉDACTION — Téléphone 32 ji Téléphona 13 ANNONCES Pour la ville et les Flandres, s'adresser an bnrean lonrnaL — Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. Le gâchis financier $♦4 1 Notre excellent confrère de jla rue aux Tripes en a de) bonnes: il célébrait hier l'excellent état de nos finances. S'inspirant du mot fameux de Danton, — de l'audacei, encore de l'audace, toujours d'e l'audace, — il croit pouvoir ainsi sauver son parti comme 1© célèbre révolutionnaire sauva la France après la prise die Longwy.. Le "Bien public" découvre, en! effet, qu'au premier janvier dernier, il n'y avait "que" pour 535 millions de dette flottante: plus d'un demi-milliard de bons du Trésor en circulation... une paille. Quant aux bonis, ils sont superbes : on prévoit un; boni de 800,000 francs pour l'exercice 1913, c'est-à-dire pour un budget de huit cents millions. Il est vrai que de bienheureuses plus-values se sont produites ,dans les recettes, sinon c'eût été le fâcheux et terrible déficit. Le parti clérical a eui toujours le bonheur de gouverner dans des périodes de prospérité, en effet; et grâce à l'initiative, au travail de nos compatriotes, les recettes de l'Etat, en rapport direct avec le mouvement intense des affaires, ont donné, depuis quinze ans- surtout, des surprises agréables. En 1901 déjà on prévoyait 488 millions de recettes ; on obtint , 501 millions. En 1905, les dépenses avaient augmenté sérieusement. Il fallait 543 millions pour équilibrer le budget. La Belgique en fournit 581, soit une plus-value de 38 millions! En 1910, nouveau bond formidable. Le budget exige 633 millions. Et que se produit-il ? La vache à lait belge en donne 682! Quarante-neuf millions de plus-value ! Il y eut mieux encore et ce fut en 1912. Cette fois, notre grand argentier avait besoin de 703 millions. Les impôts lui en procurèrent 754, et la plus-value dépassa cinquante millions ! Or, le "Bien public" triomphe parce que le boni, cette année-là, fut de six millions! Cependant, sans la plus-value extraordinaire, si le bon mouton ne s'était pas laissé tondre aussi bénévolement, le déficit eût été de 44 millions! Que s&ra-t-il en 1914? On dit, en effet, que cette fois les contribuables, bien que saignés à blanc et inexorablement par une administration, intraitable, nie parviendront pas à combler 'les vides qui se sont produits et que la crise légère de l'industrie a suffi pour renverser un édifice dont la solidité était compromise par les galspililages cléricaux. *** Mais le "Bien public" a d'autant moins de chance que M. Buyl, le vaillant député d'Ostende, vient de faire d'e nouvelles découvertes vraiment stupéfiantes. On sait que le gouvernement a contracté dernièrement en Angleterre, dans des conditions lamentables, un emprunt de 300 millions — dont il ne toucha d'ailleurs que 74 p. c., soit 220 millions. On croyait qu'il s'agissait de rembourser des bons du Trésor. Pas du tout : on n'en Temboursa que pour 108 millions, déclare M. Buyl. Mais en même temps on empruntait à St-Pétersbourg, à Paris, à Naples, etc. Depuis le 30 mai on a ainsi émis pour vingt millions de bons du Trésor ! On se livre d'ailleurs à des tripotages extraordinaires. C'est ainsi qu'au moment où M. Van de Vy vere fait acheter pour des centaines de milliers de francs do rente pour 'Soutenir celle-ci à la Bourse de Bruxelles à un taux variant entre 77 fr. et 76 fr. 62, il en cède pour des millions à la Boum© de Partis au prix de 74 fr. 90! Les Français obtiennent notre rente à moins de 75 francs, mais tous ceux qui en Belgique — notamment les institutions charitable» — doivent acheter de la rente, la paient deux francs d>e plus par titre! Un particulier qui agirait de la sorte et achèterait d'un côté à 77 francs pour revendre de l'autre à 75 ne serait pas mis sous conseil judiciaire: il serait conduit à Gheel. En iréalité, ce sont là des pratiques de gens aux abois. Il faut, pour notre honneur, en finir, et il faut que la situation financière se liquide au plus tôt par un grand emprunt général. *♦* Pourquoi ne le fait-om pas 1 Parce que toujours comme les commerçants qui sentent le vent de la faillite souffler sous leur comptoir — ils s'accrochent désespérément à 1"espoir d'un incident, d'un hasard, d'un1 miracle. Les cléricaux voulaient doubler le cap des élections de 1914. Peut-être! le® plus-values providentielles allaient les tirer encore d'affaire 1 Aujourd'hui, il faut déchanter, parait-il; et l'on! reroute le déficit grave. Au lieu de la plus-value, c'est la moins-value des recettes coïncidant avec l'augmentation sans ceisseï croissante du budget de 'a dette publique. II faut des centaines de million» aux chemins de fer et au Congo. Il faut liquider las bons du Trésor. Il faut songer à combler un déficit probable. On ferait couvrir ce déficit de 1914 par le même emprunt général grâce auquel' tout serait nettoyé et qui permettrait d'atteindre peut-être sans limpôt nouveau, les élections red'outablœ de 1916. Pour cella, il suffirait de faire) passer au budget extraordinaire de 1915 un nombre considérable de millions, distraits du budget ordinaire. Mais cette période d'escamotages dangereux, indignes d'honnêtes gens, est close. Nous ne permettrons pas qu'on entraîne la nation vers une débâcl'e certaine.Il faut que l'opposition soit énergique, intransigeante et exige une politique financière plus saine, plus honnête, moins périlleusement électorale. De l'audace, c'est très bien à la guerre, — ceci pour le "Bien public". Mais en matière financière;, cella conduit aux assignats.9 < Echos & Nouvelles ? ? !... Du Pourquoi pas? : Est-ce vrai ce qu'on raconte, qu'il y aurait du chichi au sein du ministère?... Est-il vrai qu'il y ait eu une discussion aigre-douce entre M. de Broqueville et d'autres membres du cabinet plus spécialement atteints par les résultats électoraux ? Est-il vrai que le président du conseil, qui ne devait partir pour Châtelguyon qu'en juillet est parti précipitamment en claquant les portes et en esquissant un grand' "Zut!" A lire les gazettes cléricales qui tombent à l'unisson sur le ministre de la guerre, qu'ils désignent comme le père de la... défaite, tout cela paraît ne pas être sans fondement. Alors c'est un gouvernement Helleput-te qu'on nous ménage? 11... I propos de l'abbiya de la Cambre Le département de la guerre va faire aménager et léfectionner une partie des dépendances de "la Cambre" qui s-ront démolies plus tard'. Oni y installera provisoirement certains services ( bureaux et magasins) de l'armée, en attendant la construction des nouvelles casernes sur te terrains que l'Etat a achetés à Wo-iuwa On ne touçhera pas à la chapelle ni aux bâtiments offrant un intérêt archéologique et destinés à être conservés. '.Signalons, à ce propos, un projet intéressant dei M. 'l'architecte-paysagiste Louis Van der Swaekmen, qui jjréconise "le remaniement de® plantations de la beTge de la partie d'amont de l'étang supérieur d'Ixellles, ainsi que du square situé^ au milieu d!e la place publique constituée par le carrefour des avenues Duray, date Klauwaerts, des rues du Bourgmestre et du Monastère, afin de les mettre en rapport avec les aménagements nouveaux, d'après un dispositif spécial qui soit en harmonie avec le' caractère de l'ensemble, mais conçu de manière à assurer une heureuse transition et un lien très intime avec l'incomparable site des étangs ddxelies. " L'abbaye de la Cambre, fondée veirs 1200 par Henri 1er, duc de Brabant, fut maintes fois dévastée et reconstruite grâce aux libéralités des prince». M. Van citer 'Swaelmea réclame la conservation des bâtiments et la restauration des jardins nui furent des plus séduisants, à ce qu'il paraûit, au XVIIe siècle. "'Le jardin, d'après une "Histoire de la forêt dei Soignes'", est comparti en plusieurs belles allées: il s'y trouve des parterres ornés de toutes sortes de f'eurs et plantés de quantités d'arbustes de plusieurs espèces, qu'on taille et entretient avec soin." Les escaliers conduisant aux terrasses des "jardins étages" dany le goût du règne de Louis XIV et qui furent construits sur les ordres de l'abbesse Louise Deliano, élue en 1718, subsistent de nos jours. II estime que lete jardins ainsi reconstitués deviendraient à plus d'un titre intéressants pour le public, et il voudrait reconstituer dans ses é'éments essentiels les parterres symétriques reproduits dans la " Chorographia Saora Brabanti» " de Sanderus. Le monament Léopold II La première liste de souscription pour le monument à ériger à la mémoire de Léopold II vient de paraître. Elle atteint un total! de 492,735 francs, y compris la somme de 100,000 francs donnée par le Roi. Voici les premières souscriptions après la souscription royale: Le Roi, 100,000 francs ; la princesse Stéphanie de Belgique, comtesse Elemer de Lonyai, et la princesse Napoléon née princesse Clémentine de Belgique, 20,000 francs ; les ministres à portefeuille, 5,000 ; la Banque Nationale de Belgique, 50,000 ; la Société Générale de Belgique, 50,000 ; M. le baron Empain, 50,000 ; M. Ernest Solvay, 50,000; M. le baron Lambert, 25,000; Société John Cocketrill, 20,000; Banque Belge pour l'Etranger, 10,000; Banque d'Outremer, 10,000; M. Raoul Warocqué, 10,000; Caisse Générale de Reports et de Dépôts, 5,000; M. le baron Coppée, 5,000 : M. le baron Goffi-net, 5,000 ; Société Nationale des Chemins de fer vicinaux, 5,000; Société Royale d'Encouragement de Belgique, 5,000 ; Compagnie du Chemin de fer du Bas-C'qngo au Katanga et Compagnie du Chemin de fer du Katanga, 3,000; Crédit Foncier de Belgique, 3,000; Société Internationale Forestière et Minière du Congo, 3,000; Société Union Minière du Haut-Katanga, 3,000 ; le cardinal-archevêque et lesi évêques de Belgique, 2,500 ; les officiera du régiment des grenadiers, 2,500. Le philosophe distrait M. Bergson entrait, il y a deux jours, à l'Institut ; et, comme le temps menaçait, il avait mis sous son bras un parapluie. Il ne prêta d'ailleurs aucune attention à ce détail médiocre, et songeait à une conférence prochaine qui hantait son esprit. Laissa-t-il choir son para^-pluie, en occupant son esprit à des considérations philosophiques, oui le mit-il dans un coin du couloir où il chut par terre ? Bref, M. Bergson ayant fait sa visite au secrétariat de l'Institut, partit par le chemin où il était venu quelques minutes avant, et trouva... un parapluie. Toujours absorbé dans ses graves pensées, il 83 pencha et, machinalement, prit cet incommode accessoire, et, passant devant la loge du concierge, dit à la femme du gardian; : — Madame, j'ai trouvé ce parapluie. Rendez-le à son propriétaira Et il rentra chez lui, sans autre souci. Or, le lendemain, lorsqu'il sortit, il chercha son parapluie Et il constata qu'il l'avait dû perdre, puisqu'il ne le trouvait pas. Il se dit que celui c^u'il avait trouvé à l'Institut ferait peut-être son affaire, et, en se promenant, alla chercher l'objet précieux par les temps pluvieux que nous traversons, et pria le concierge de lui remettre le parapluie rapporté la, veille par lui, que naturellement personne n'avait réclamé. — Mais, répondit le gardien zélé, il n'est point à, vous! — Que sais-je, fit le philosophe, toujours l'esprit ailleurs. Rendez-le moi tout de même. Le 17* congrès Inlernstlonsl de l'éducation hmllUlo On nous prie d'insérer ce communiqué : " Ce congrès aura lieu du 22 au 29 septembre à Philadlelphie, sous la présidence d'honneur de M. Wilson, président des Etats-Unis. La ville de Philadelphie vient de voter un subside de 250,000 francs (50,000 dollars) pour ce congrès. Les rapports doivent êtrlei envoyés à la secrétaire générale, Mrs. Scott-Anderson, P o rr esdal e- H o u se, Torresdale, Philadelphie, et les souscriptions ( 10 francs) au trésorier, M. Fraaieir c/o Brown Brothers, Philadelphie. Les excursions comprendront la visite (D'institutions d'eniseignement : bibliothèques publiques, musées, écoles ménagères, écoles agricoles, dans les parties les plus pittoresques des Etats-Unis. Le Bureau of University travel, 31, Trinity place, Boston, dirigera ces excursions. Ce buireau est représenté en Europe par les agences de l'American Express C°, dont le siège pour la Belgique est à Anvers, 7, quai Van Dyck. Lefs transatlantiques étant fort encombrés en août-septembre, il est prudent de retenir ses places dès maintenant. Dans chaque pays, des comités de propagande sont en formation. Pour la Belgi-quel, on peut s'adreteser au secrétariat, 198, avenue de la Chasse, Etterbeck-Bruxelles. " Lis Btlges en Chine On mande de Pékin que jeudi a été fondée une société sino-belge pour l'exploitation des richesses minérales de la Chine. Le capital se montera à dix millions de dollars mexicains et sera divisé par parts égales en actions belges et chinoises. Leg gisements de Chansi et de Kansou serviront de garanties pour le capital chinois. Le siège principal sera à Pékin. U y aura une succursale à Bruxelles. La direction sera' en partie belge, en partie chinoise. L'ingénieur en chef sera Belge, le personnel commercial sera composé de Chinois et de Belges. L'organisation est analogue à celle du trust commercial sino-belge. m* Cinéma Un arrangement est intervenu aux Etats-Unis, entre trois sociétés importantes de cinématographe, 'ai Jesseil Las-ky Featun Play Company, la Famous Players Films Company et la Bosworth Company. Aux termes de cet accord, les trois sociétés, tout en continuant de vivre indépendantes, doivent échanger entre elles uni certain nombre de films. Constitué au capitail de 21 millions de dollars, soit 105 millions de francs, le syndicat se propose d'établir à frais communs 104 films dans le cours de l'année, de façon1 à pouvoir offrir au public deux nouveaux spectacles par semaine. La longueur moyenne die ces fil mis sera de 3,000 pieds, autrement dit d'un kilomètre, dont le dévidàge durera une heure et quart. Desi contrats ont été passés avec MM. Charles Frohmani et David Bdlasco, qui sont P Eschyle et le Sophocle die l'Amérique du Nord, pour ■ assurer au syndicat le " film âge " d'e leurs plus géniales productions. Des acteurs américains et anglais ont été engagés ; on les a choisis parmi les plus illustres et ils ont consenti, pour plus de couleur locale, à aller jouer chaque pièce d'ans le pays où elle se passei. " The Darlin- of the1 God's " et " Madame Butterfly " seront tournés au Japon1: " The Eternal City " à Rome; " The Silver King " en Angleterre. Une troupe opère déjà en Egypte où ellile compose un film intitulé " The Arab" ; M. Jack Lond'on est parti pour l'Alaska à la tête d'une autre qui doit en1 rapporter toute la vie des chercheurs d'or dans de pays des glaces. Les promoteurs de' l'entrepriseï sont persuadés que le' théâtre a vécu et doit céder la place au cinéma de luxe'. On voit au chiffre dfei lteur capital, qu'ils comptent faire largement îles choses. Quels concurrents résisteraient à un trust {jui a devant lui 21 millions de dollars, et qui peut renouveler son affiche 104 fois par an? ï-mmm—ç Les chemins de fer (la Congo * On en parle toujours beaucoup en dehors des sphères officielles et officieuses. M. Fritz Van der Linden, dans un article de la Revue Economique inter-nationa'le écrit : " L'outillage économique de notre colonie doit être complété. Il faut que des chemins de fer iatteignent les régions de Kilo et des Kundelungu, réunissent le Bas-Congo au Katanga et Lusambo au Lualaba. " Ce n'est pas après l'effort énorme ds ces dernières années que nos coloniaux se résoudraient facilement à une inactivité paralysant leurs initiatives, à un aveu d'impuissance qui serait une honte nationale " Evidemment il faudra débourser de grosses sommes : plusieurs centaines de millions, à coup sûr, avant d'avoir achevé le réseau de voie® ferrées que nécessite la mise en valeur de notre colonie. Ces capitaux, nos grandes banques sauront les trouver. " La Belgique comprendra qu'il y a dej sacrifices qui peuvent grandir un pays aux yeux du monde en donnant à des droits souverains une affirmation plus éclatante. Elle saura montrer à l'humanité tout entière qu'elle entend poursuivre sans faiblesse et généreusement son grand rôle civilisateur dans l'Afrique centrale. " Notre excellent confrèrel exagère un peu : ce n'est point paree que nous refuserions de souscrire à une nouvelle aventure financière que nous nous couvririons de honte. Nous suivrions tout simplement, en nous abstenant de créer ce formidable et inutile raccordement du Bas-Congo au Katanga, l'avis d'un de nos plus vieux Africains, M. Dryepondt, qui s'exprime ainsi : " J'ai dans l'avenir de la colonie une confiance absolue. Je suisi persuadé que l'entreprise n'est nullement au-dessus des forces de notre patrie. Sans doute, il reste beaucoup à faire, mais nous ne nous heurtons pas à l'impossible ! Intelligemment et utilement appliqués, le travail et l'énergie viendront à bout de toutes les difficultés. Je me permets, dans cet ordre d'idées, une observation sur le chemin de fer du Bas-Congo au Katanga (Stanley-Pol à Kambove). C'est, à mon avis, une dépense excessive et sans utilité immédiate. " Par contre, la ligne Lusambo-Kabalo s'impose. Le K&saï et le Sankuru seront navigables pour les grosses unités moyennant une appropriation fort peu coûteuse et la ligne Lusambo-Kabalo, susceptible de se construire rapidement et à peu de frais, peut contre-balanoer avec toutes chances de succès la ligne allemande de Dar-es-Salam,c'est-à-dire réserver au Congo belge tout le trafic de l'Afrique centrale via Matadi. " Une autre ligne qui s'impose est la ligne Stanleyville-Kilo qui détournera également vers la voie Matadi le trafic de cette région actuellement ravitaillée exclusivement via Monbasa, par l'Uganda. Or cette région de Kilo est appelée à un avenir peut-être plus rapide que celle du Katanga. C'est une région salu- ! bre et où s'affirme déjà l'immigration européenne. " Avec la jonction Bukama-Kambove, le réseau de chemins de fer sera suffisant. " Les sacrificeg exigés par ce programma sont largement suffisants aussi. La ligne des cinq cents millions est condamnée, d'ailleurs. Nous défions bien le gouvernement d'oser la proposer. Grâce aux élections dernières, le bon sens et la modération reviendront sans doute pour quelque temps à nos gouvernants, pour lesquels la crainte de l'électeur est le commencement de la sagesse. Maintenant, si les banques veulent chercher les capitaux et créer ce chemin de fer, comme les y encourage M. Van der Linden, libre à elles, naturellement. Mais M. Van de<r Linden a encore des illusions... à moins qu'il ne soit devenu ironiste. UNE GUERRE « brég&lWtsa » U est des gens qui parlent froidement des horreurs des combats, qui, après un dîner plantureux, tout en sirotant une tasse de bon café, et en fumant un excellent londrès,. discutent sans s'émouvoir, avec une tranquillité, une assurance et une aisance parfaites, sur la nécessité de la guerre : " Les grandes tueries, affirment-ils avec désinvolture, sont nn mal légitime ; eJles constituent pour l'humanité un purgatif, violent sans doute, mais efficace ; de plus, elles permettent à l'héroïsme individuel et collectif de se manifester avec éclat, à une époque de veulerie où l'on ne connaît plus la beauté et la vertu d'un geste chevaleresque. " Oui, il est des hommes que l'idée de la guerre n'effraye pas ; que l'évocation des carnages les plus atroces laisse indifférents ; il est de ces philosophes qui se croient tenus de traiter de fadaises ou de lubies les rêves et les efforts généreux des pacifistes, et qui estiment que la guerre est un mal peut-être, mais un mal nécessaire. Eh bien ! nous conseillons à ces théoricien» qui n'ont jamais vu de champ de bataille, et qui ignorent probablement ce que c'est qu'un canon, nous leur conseillons de lire l'ouvrage que M. Henry Bar-by, correspondant de guerre du Journal^ récemment publié chez l'éditeur Grasset, et où il nous raconte, avec un luxe et une précision extrêmes de détails, la guerre serbo-bulgare. Ce livre s'intitule : Bregalnitsa, du nom de la petite rivière sur les bords de laquelle se déroulèrent les péripéties de la principale bataille qui mit aux prises les alliés de la veille, et d'où les Serbes sortirent victorieux, mais à quel prix ! Bregalnitsa ! Comme ce nom, aux sonorités si douces pourtant, doit retentir lugubrement aujourd'hui aux oreilles des mères serbes et bulgares !... Le livre, de M. Barby est une relation vécue d'événements particulièrement tragiques, une relation dont il serait difficile de contester la sincérité et l'exactitude ; on m'objectera peut-être que M. Barby suivit les opérations dans le camp serbe, et que, partant; il faut se défier des appréciations qu'il peut porter sur la conduite des belligérants. Eh, oui ! M. Barby est serbophile, et il ne s'en cache pas ; je suis convaincu qu'il fait la part trop belle à ses amis ; il est évident qu'on avait intérêt à lui cacher, et qu'on lui a vraisemblablement caché certaines choses qui eussent pu faire du tort au grand état-major serbe. Mais je laisse de côté tout ce qui, dans l'ouvrage de M. Barby, est personnel; je ne m'en tiens qu'aux faits, qu'aux descriptions vécues que nous trace l'auteur de ce qu'il a vu, et qu'il nous permet de contrôler par l'irréfutable témoignage de nombreuses reproductions photographiques. Quel tableau ! Quelles visions dantesques ! On ne peut lire ces pages sobrement écrites, on ne peut regarder ces clichés terriblement précis, sans se sentir secoué par un frisson d'horreur. La voilà, la guerre, dans toute son épouvante, dans toute sa hideur. Car la guerre d'aujourd'hui est atrocement laide : jadis, les actions d'éclat, où se révélaient la bravoure et l'intrépidité individuelle, étaient possibles ; elles étaient fréquentes ; le corsp-à-corps était toujours de règle et, à forces égales, la victoire restait acquise au plus valeureux ; de nos jours, on se fusille et on se mitraille à distance ; les soldats ne sont plus que de la chair à canon. Dites-moi, quel courage, quel héroïsme y a-t-il à se laisser déchiqueter par des snrapneis et aes odus, que missent des pièces d'artillerie éloignées de trois à quatre mille mètres — et parfois plus encore — des tranchées où, résigné, immobile, hébété, l'ennemi attend la mort, l'arme au pied ! On me répondra : "La Patrie exigeait un tel sacrifice de vies humaines ! " Mais l'intégrité de la Patrie n'était pas en question ici : il ne s'agissait que d'une rectification de frontière portant sur des territoires nouvellement acquis. Au fond, il n'eût pas été malaisé de s'entendre, et ceux qui ont1 déchaîné cette terrible guerre serbo-bulgare, ont assumé une bien lourde responsabilité : que de ruines accumulées par leur faute ! que d'existences stupidement fauchées ! Et quelle barbarie! Quand on lit dans lel volume de M. Barby la description! des horreurs qui accompagnent et suivent toute bataille, on est non seulement bouleversé et indigné, on reste profondément étonné deivant tant de sauvagerie. Onj en vient à douter quel las peuples balkaniques sont des Européens et ont participé aux bienfaits de la civilisation. Eh quoi ! en plein XXe siècle, — le siècle des lumières, ô dérision, — cle pareilles atrocités sont possibles! Ne parviendirons-rious donc jamais à vaincre1 en nous l'instinct destructeur, à nous délivrer dei la gangue qui nous empêche d'être pleinement et définitivement hommes, c'est-à-dire des êtres d'e raison et de bonté? Pourquoi faut-il que, par moment, la bête reparaisse en' nouls et, triomphant de no® aspirations vems un idéal de progrès et de fraternité, nous mate et nous eni-vrel de meurtre et dei carnage? ... Une vision épouvantable m'obsède': en fermant les ye'ux, jei revois ce soldat Serbie affreusement torturé par les Bul-gareis. C'est de tousv les clichés qui illustrent te livre de, M. Barby le plus effroyablement net: la souffrance crispe le visage du malheureux blessé — car cette loque humaine vit encore! Le front et la tête, tailladés, du1 pauvre diable sont entourés dei linges; la lèvre inférieure arrachée pend, sanguinolente, découvrant toute la partie antérieur© die la mâchoire ; la poitrine apparaît, transpercée à coups de baïonnette... C'est horrible, ... indiciblement horrible'! Voilà la guerre d'aujourd'hui. " Jamais, écrit M. iBarby, depuis les grandes invasions des Huns, une teille barbarie ne ^'était abattue sur l'Europe orientale'. " Hélas ! Le livre! du correspondant dé guerre du J o u r n a 1, eist un réquisitoire accablant ; mais c'est aussi un éloquent plaidoyer : il n'est personne, pas même l'es théoricien® et les braves gens dont j'ai parlé au début de cet article, qui, l'ayant lu, ne maudisse la( guerre et ne falsse des vœux ardents pour qiu'ei ce fléau soit désormais épargné à l'humanité. Et pourtant, l'Europe succombe actuellement sous le poids toujours plus lourd des armemente ; tous les peuples augmentent leurs armées. Cela n'est guère rassurant, me dînez-vous. Ne nous décourageons point cependant, >et ne désespérons pas de l'humaine sagesse). PAUL HENEN lia femme en Espagne —w— (D'un correspondant.) Madrid', juin. Les femmeg espagnoles diffèrent essentiellement des femmes des autres pays, es qui est considéré aujourd'hui comme un avantage appréciable. La fiarté castillane, les Pyrénées, l'occupation arabe et l'influence de l'Eglise catholique leur ont fait un monde à part: la vague cosmopolite n'a pu les atteindre. U est vrai que pour le costume, les Pyrénées ne constituent pas une barrière efficace. Le désir d'être à la mode a eu raison presque absolument du costumie national. Mais les jeunes filles en sont toujours à considérer l'éventail comme partie intégrante de leur costume de promenade ; les dames de la plus haute société portent encore la mantille en certaines occasions; pendant la semaine de Pâques, les chapeaux sont en minorité et toutes les dames portent le deuil. Les couleurs sont plus vives évidemment qu'à Paris, car les Méridionales seules ont les cheveux, les yeux, le teint qu'il faut pour porter le rouge flamboyant et le jaune' étincelant. Dans les villages, toutes les petites filles ont un ruban ou une fleur rouges dans lai chevelure. 40* innée ■£ Samedi 13 Jnln 1914 QUOTIDIEN. —10 CENT. R. 164 — Samedi 13 Juin 1914

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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