La Flandre libérale

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01 januari 1914
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s.n. 1914, 01 Januari. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 21 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/tm71v5cc18/
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LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS 1 mois. 8 mois. I mais. £ M. BELGIQUE s Fr. 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE s Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 On l'abonna an bureau du Journal et dans loua le* bureaux d« posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE GAND, 3, RUE DU NOUVEAU BOIS, 3, GAND ABONNEMENTS ET ANNONCES : ! » RÉDACTION -Téléphone 32 | Téléphone 13 ANNONCE® Ponr la ville et les Flandres, s'adresser an bnrean <Sf3 fonrnaL — Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser & l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. 1-%. DEMAIN. JOUR DE CONGE TRADITIONNEL DE NOS TYPOGRA-PUES, LE JOURNAL NE PARAITRA PAS ET NOS BUREAUX SERONT FERMES. IM. GOOEFROID KUBTH le Père Delehaye et la Congrégation de l'Index La Flandre libérale a commenté, dans son numéro du 14 novembre 1913, la sentence par laquelle la "Sacrée Congrégation de l'Index" a prohibé dans les séminaires la lecture de l'ouvrage Les légendes hagiographiques, dû au savant bollandiste de Bruxelles, le Père Delehaye. Son crime était d'avoir scientifiquement démoli certaines légendes acceptées par l'Eglise malgré leur caractère grotesque, d'avoir montré que, dans bien des cas, ces histoires avaient été tout simplement empruntées à la mythologie païenne ; enfin d'avoir établi l'inexistence de plusieurs martyrs que Eome a inscrits au catalogue de ses saints. Evidemment le Père Delehaye croyait rendre service à l'Eglise, en la débarrassant d'un bagage compromettant et en même temps il obéissait à un sentiment de probité historique qui interdit d'enseigner ce qu'on découvre être faux. Mais il se heurta bientôt à tous ceux qui croient impossible d'enlever les pierres vermoulues, sans compromettre la solidité de tout l'édifice — et ils n'ont peut-être pas tort en ce qui concerne l'Eglise romaine. — La Flandre a déjà parlé d'un certain jésuite Brou qui essaya de défendre contre le Père Delehaye l'authenticité du crabe miraculeux rapportant à Saint-François Xavier un crucifix tombé à la mer. Prenant la chose de plus haut, un certain Chaplain a consacré, cet été, plusieurs articles d'une jf-Àfwae française, intitulée La Critique du libéralisme, à appeler sur les Légendes hagiographiques la réprobation de ses coreligionnaires et les sévérités de VIndex, allant jusqu'à mettre en doute la valeur scientifique, la sincérité et l'orthodoxie de l'éminent bollandiste, l'accusant même de "modernisme", ce qui est tout dire: " Après avoir écrit un si mauvais livre, conclut cet Aristarque, nous ne connaissons pas de pire malheur que de le recom-îpander au public". Et, quelques semaines après, la Congrégation de l'Index lui donnait raison. Nous ne savons ce qu'en a pensé le Père Delehaye que l'Académie royale de Belgique, sous la présidence du cardinal Mercier, élisait, quelques jours après, au rang de membre correspondant. Mais cette excommunication d'une œuvre strictement scientifique a attéré ou indigné les derniers catholiques qui croient encore à la possibilité de concilier leur soumission à l'Eglise avec l'indépendance de l'histoire. Parmi ceux-ci se trouve M. | Kurth et on ne peut trop s'en étonner, quand on se rend compte que ce fou-1 gueux ultramontain est un des initiateurs des méthodes historiques dans notre pays, le " maître de Pirenne comme M. Hvmans l'a un jour rappelé à la Chambre. Mais si par tempérament M. Kurth est incapable de mettre un frein à ses indignations, il . ne s'en trouve pas moins dans une situation assez délicate, comme cham-, pion attitré de l'orthodoxie et comme président de l'Institut historique que le gouvernement belge entretient à Rome. Il s'en est donc expliqué avec sa fougue habituelle, mais à la cantonade, | on apostrophant ies " flaireurs d'héré-I fves " qui ont devancé l'intervention I des inquisiteurs romains, — particuliè-? remont M. Chaplain (en supposant ; que ce ne soit pas là un pseudonyme). Dans une petite revue belge qu'il ; rédige, du reste avec la collaboration ; de plusieurs érudits non inféodés à | l'Eglise, les Archives belges, de Lié-î ge, M. Kurth vient donc de publier I fous le titre : Historiens et sycophan-tes, un article où il représente le volume du Père Delehaye comme " une de ces standard idorks qui doivent se ■ trouver dans la bibliothèque de tous les hommes d'études " et où il assimile l'œuvre de son dénonciateur à " un ignominieux pamphlet qui constitue | un opprobre pour celui qui le signe et j fait peu d'honneur à la revue qui l'ac-I cueille... Le but de ce flaireur d'héré-■- sies est tout autre que scientifique et puisque? en haine de la science, un des meilleurs parmi nous est de nouveau | en butte'à d'impurs délateurs, il con-; vient que tous ceux qui ont le culte ! 'a justice et de la vérité se Groupent s| en ce moment autour de l'historien des martyrs, livré aux bêtes. Dixi et libéra vi animam meam. " N'importe, voilà un langage qui est un peu raide, et nous nous demandons ce qu'on en pensera à Borne. Il est à noter que la livraison des Archives belges est du 25 novembre dernier, alors que la condamnation de3 Léger, des hagiographiques est antérieure d'un bon mois. Le Père Delehaye semble, d'ailler rs, ne s'être pas fait illusion sur le danger qu'il courait. On lit dans sa préface : " Etes-vous d'avis que le biographe d'un saint est resté au-dès-sous de sa tâche ou qu'il n'a pas prétendu faire œuvre d'historien, on vous accuse de mal parler du saint lui-même, trop puissant, apparemment, pour se laisser compromettre par un panégyris-ts maladroit. Vous arrive-t-il d'énoncer quelques doutes au sujet de certains traits merveilleux rapportés par le narrateur sans garanties suffisantes, quoique bien choisis pour rehausser la gloire du saint, vous voilà suspect de manquer de îoi. Cela s appelle introduire le rationalisme dans l'histoire, comme si dans les questions de fait, il ne fallait pas avant tout peser les témoignages.Ajoutons, a la suite de M. Kurth et peur lui faire plaisir, que^ les Légendes hagiographiques en sont à leur seconde édition et qu'elles ont ete traduites en plusieurs langues. Jusqu ici nous n a-vons pas entendu dire qu on ait sommé leur auteur de les retirer de la circulation. Mais la " Sacrée Congrégation " procède généralement par étapes comme on l'a vu à propos de Mgr Duchesne. yEKAX BRUXELLES ET ROME • — Les restrictions mentales Nos ministres cultivent admirablement l'art de la restriction mentale. L'affaire des missionnaires 1© prouve encore une fois, lumineusement. Quand la FI andre libéral e releva l'extraordinaire assertion du, P a t r i o-t e, assertion suivant laquelle M. Renkin avait envoyé à Rome un mémoire justificatif, des démentis sei produisirent, tardivement d'ailleurs. On affirma d'abord guel le gouvernement ne négociait pas avec Rome. Mais tout de suite, songeant aux réticences probables, à la fameuse restriction mentale que les Pères Jésuites enseignent à leurs élèves, on s'écria : — Le gouvernement! Non... Mais, un membrel du gouvernement ?... Là-dessus, journaux, députés et ministres s'efforcèrent de! filer par de nouvelles tangentes, employèrent des moyens dilatoires pour échapper à la question. O» l'a vu hier, M. Speyer l'a posée si nettement, aveo une précision telle, que M. Davignon a bien dû. répondre. Déjà à la section centrale chargée de l'examen du budget des colonies M. Me-chelynck avait demandé qu'on la pose au gouvernement oettei question, — et il l'avait fait de manière à empêcher toute équivoque: " Est-il exact avait-il demandé, " que des différends ont surgi en-" tre les agents de la colonie avec le gou-" vernement et les missionnaires? "'Le ministre des colonies " oui le gouvernement a-t-il été en rap-" ports avee le Saint-Siège au sujet de " ces différends? "r Maisi M. Woeste était intervenu et la section centrale avait décidé que "la question nie selrait pas posée.Cette fois, devant la même question, nette et' précise, M. Davignon a bien dû s'exécuter. Il a répondu. De cette réponse, on ne peut pas dire qu'elle soit jésuitique. Pour M. Davignon, l'épithète "diplomatique" convient mieux. La réponse est. donc diplomatique. I Et confessons qu'elle a été rédigée par un diplomate très fin. (Nous n'avons jamais dit qu'il n'y eût pas de diplomate au ministère des affaires étrangères). Admirez-la une fois encore : L'écho des difficultés qui ont surgi entre le ministre des colonies et les missionnaires belges au Congo était parvenu jusqu'à Rome. Comme on devait s'y attendre, elles ont fait depuis plusieurs mois déjà l'objet de! simples conversations entre notre ministre auprès du Saint-Siège et les membres de la secrétairerie d'Etat. Selon les usages, les négociations diplomatiques et les résultats auxquels celles-ci ont abouti peuvent seuls donner lieu aux communications que vise la question de M. Speyer. N'est-ce pas délicieux1? On Voit "l'écho" sortir de nos frontières, traverser les Alpes, toute l'Italie, retentir enfin sous les voûtes séculaires du Vatican. Le Saint-Père s'émeut, mais ne ,brandit pas la- foudre. Que fait-il? Il cause... Il cause en vertu de quoi? D'un droit que lui donne, paraît-il, l'Acte de Berlin. Mais alors, ce sont des négociations diplomatiques? Le gouvernement nous en doit compte? Il faut qu'il publie un Livre gris. Pas du tout, déclare froidement M. Davignon, car il s'agit de simples < conversations. » • Une conversation diplomatique, commencée et poursuivie en vertu d'actes internationaux, ne peut cependant être considérée comme une vulgaire causerie par téléphone. Quand notre gouvernement cause, fût-ca avec le pape — et surtout aveo le pape — nous avons le droit de savoir pourquoi et cet qui s'est dit. Nous ne pouvons admettra que le> Vatican exerce sur la nation belge une tutelle directe et sans contrôle et sans publicité.Cela ne peut convenir ni au Roi, ni à un gouvernement soucieux de sa dignité, ni aux Chambres, ni au peuple. La gauche parlementaire sans doute: protestera et protestera énergiquement. Echos & Nouvelles «U- -ÀP- latre artillerie . A partir du 1er mars 1914, toutes les batteries de campagne de l'armée belge comporteront uniformément quatre pièces de 75 millimètres. On sait qu'en Allemagne les batteries sont de six pièces, tandis qu'en France elles sont de quatre pièces, ce qui leur assure, paraît-il, une mobilité plus considérable.Hotre ëonmsrct i'Impjrlatlaa am 1» Hsllaada Les fromages de Hollande continuent à être très appréciés en Belgique, si l'on en juge par la quantité que nous avons importée au cours de cette année ; elle s'élève à 10,747,337 kilos. Ce n'est d'ailleurs pas le seul produit pour lequel nous sommes tributaires de la Hollande ; c'est ainsi que nous avons importé 464,848 kilos de beurre, 36 millions d'œufs, 95 millions de kilos de pommes de terre et 275 millions de kilos de betteraves. Notre commerce d'importation avec la Hollande s'est accru, pour toutes les branches de l'industrie alimentaire, d'environ 10 p. c., alors que notre commerce d'exportation est resté à peu près station-naire.On peut en conclure que le ventre du Belge a, d annee en année, des exigences de plua en plus grandes. L'auto ronge Les socialistes d'Amsterdam se mettent bien. Voici Qu'ils viennent de faire achat d une superbe auto, qui transporte dans toutes les directions les éditions de leur organe "Het Volk". Ce splendide véhicule est tout ruisselant de luxe et de confort. C est avec un sentiment capitaliste cl envie, dit spirituellement un confrère hollandais, que l'on! contemple cette magnifique "auto rougé". Décidément, l'avenir que nous suggèrent les "social démocrates n est pas sombre, mais rouge, d un rouge somptueusement laqué et verni..,. H Dernier jour di l'an Avons-nous encore le temps de songer aux vœux que nous allons adresser à nos parents, à nos amis et même aux indifférents ? Autrefois il restait à nos pères quelques loisirs. On pensait aux souhaits qu on allait faire, on s'ingéniait à les parer des couleurs de l'espérance, on écrivait des lettres qu'on s'efforçait de faire aussi agréables que possible. A présent, le tereps nous fait défaut; on passe de 1913 à 19 * sans jeter un regard vers les mois éeo\i.cs et sans considérer le lendemain... Les lettres sont remplacées par la carte postale illustrée ; l'image nous dispense de réfléchir ; elle se charge de nous annoncer que l'an est fini; elle sourit même à ceux qui sont en proie aux plus noires mélancolies. La^ poste transporte les bristols quand ce n'est pas un cocher, conduisant une voiture vide, qui les dépose chez les "amis et < onnaissances"'. Le confiseur porte des boîtes de pralines, la fleuriste quelques fleurs... et nous restons chez nous pour recevoir les souhaits de l'allumeur de réverbères, des balayeurs de rues et de tous ceux qui, en ce jour de l'an, viennent nous rappeler qu'ils sont au monde pour nous aider à vivre... Avons-nous encore le temps de songer aux années qui s'accumulent sur nous et se chargent de nous éloigner de plus en plus de la jeunesse? Etrtunti C'est la saison des étrennes... Avez vous remarque combien s'est modifiée la. physionomie, si on peut dire, des cadeaux que nous offrons à nos onlanta? On commence à renoncer à donner aux tout petits de ces joujoux représentant des êtres laids, grotesques et grimaçants, et l'on a raison : toute leur attention, toutes leurs études étaient concentrées sur ces bibelots qui créaient leuTS premières sensations ; pourquoi, dès lors, amuser l'enfance, soit avec de la laideur, soit avec de l'ostentation vaniteuse et coûteuse? Qu'on songe bien que le bébé qui, de ses doigts roses, manie et secoue son hochet, ne s'amuse pas seulement ; il étudie, il exerce ses sens naissants, s'habitue à apprécier les distances, le& proportions,les formes, les couleurs. Pourquoi alors donner aux enfants un polichinelle, cette figurine bossue, au menton en galoche, au nez crochu, au thorax difforme, aux jambes cagneuses? Voilà les premiers amis que l'on donne à nos enfants, les premiers échantillons qu'ou leur présente de l'humanité! Donnez-leur donc de ces jouets articulés- canards, ânes; rétifs, ourse débarbouillant ses petits, chats, chiens, qui feront leur bonheur! Ces animaux, admirablement bien imités, reproduisent les cris même de la nature. Pour les garçon-Bots et tes fillettes, on n'a que l'embarras du choix ; voici des chemins do fer à mouvement d'horlogerie, des wagons, de-3 gares,, ponts, tunnels, quais couverts, passerelles, des locomotives, des machines agricoles, des tirs inoffensifs, où l'on emploie comme projectiles des balles de caoutchouc. Puis, c'est toute la gamme des bateaux, forteresses, balançoires à musique, chevaux en métal, breaks en fer-blanc, carrousels en musique, boîtes de toupies, que sais-je? Tous ces jouets sont d'un prix très abordable, et ils vous vaudront ces "baisers à pincettes" de tous les petits museaux roses et joyeux qui voua récompenseront amplement de votre choix intelligent. Da tae sa lté Lfj petit garçon d'un de nos abonnés a reçu un joli petit chemin de fer, qui fait son ravissement. Il imite admirablement une locomotive en marche: "Je suis une vraie locomotive!" s'écrie-t-il fièrement. Un peu plus tard, son papa le surprend attablé devant \me dînette où le dessert, comme de juste, a la part du lion. Et il dit à son rejeton: "Sais-tu bien qu'une vraie locomotive ne mange que du charbon et ne boit que de l'eau?" Et le gosse de répondre: "Oui, mais, papa, en ce moment-ci je représente le wagon-restaurant !' * L'orlgloi de certaine nota fraeç:la On ne sait de quels pays lointains nous sont arrivés des centaines; de mots qui noua servent- sans cesse, et quel voyage il leur a été nécessaire d'accomplir pour venir nous trouver. Sait-on qu'il a fallu la guerre d'Italie au temps de Charles VIII, pour nous enrichir de "perruque" et de "perruquier" ? Si nous écrivons des "pamphlets", c'est grâce aux Anglais, de môme que nous leur devons "tilbury" et "patchouli", et aussi "budget", qui se prononce plus aisément qu'il ne s'equi-libre.C'est encore l'Angleterre qui noua a fourni "grog". Mais il ne suffit pas d'être renseigné sur la nationalité d un mot : il faut également approfondir son origine. Celle de "grog" est infiniment curieuse. Les marins anglais abusant du rhum, l'amiral Grog leur défendit d'en boire autrement que mélangé d'eau, et ce fut ainsi que naquit le "grog'". Mais ce n'est pas tout! L'amiral Grog ne s'appelait pas Grog. Ce n'était qu'un sobriquet. " Ce mot, dit M. Clédat, contient notre adjectif " gros " et la première lettre de "grain"', car ^amiral était ainsi surnommé parce qu'il portait des culottes da "grogram", c'est-à dira d'une étoffe à " gros grains Ces transformations ont les sources les plus étranges. D"où vient compère-loriot? Sa trace a été découverte. On distinguait, dans le Nord, le merle noir et le "merla loriot". Celui-ci, en voyageant,' est devenu aussitôt "merle loriot" ; dès la Bourgogne, nous avons, par réaction, le "père loriot", que le compèra suit de près. Dans la vallée du Rhône, nous trouvons la suite de la famille : le fils et la fille loriot. En effet, les mots changent à mesure qu'ils s'aventurent vers les cieux nouveaux. Voyez ce qui s" est passé pour l'échalote. C'était simplement l'ail d'Ascalon, que les gens de Marseille, par corruption, appelèrent "la charlotte", et qui devint plus tard l'échalote. Depuis ce temps, l'échalote continue, dirait Mme Jeanne Landre. Façons d'écrire Dans un grave incendie au Canada, trois jeunes filles trouvèrent la mort et quatre femmes subirent des blessures t.rè3 graves. Narrant l'événement, un journal canadien écrit: " On retrouva sous les décombres trois cadavres carbonisés ". Et notre confrère ajoute: " Il ne reste plus que les quatre mûres. " Voilà qui est fort peu galant pour les , personnes qui ont échappé au trépas! Elles eussent peut-être préféré la mort au discrédit qu'un adjectif vient de leur causer... Comment le petit Mozirt voulut époastr une artblduebssss Vous connaissez tous le succès qu'obtint à la Cour d'Autriche le jeune Wolf-gangi Mozart, enfant prodige. Un jour, l'impératrice Marie-Thérèse avait invité le petit artiste à jouer avec les archiduchesses Caroline et Marie-Antoinette. En jouant, voilà que le garçon glisse sur le parquet ciré et tombe. L'archiduchesse Caroline se mit à rire et à battre des mains en se postant devant l'infortuné garçon, à qui des larmes de colère et de dépit vinrent aux yeux. Survint Marie-Antoinette, qui aida Mozart à se relever, sécha ses larmes, l'apaisa et le consola par ses caresses Le petit bonhomme sourit et une joie touchante illumina son joli visage ; il prit la petite archiduchesse par la main et lui dit avee le sérieux d'un tomme fait: "Ecoute, Antoinette, je veux te dire une chose. Tu es bonne et compatissante, je vais t'épouser". La jeune archiduchesse fut charmée de tout son cœur à ces mots de son compagnon de jeux. En sautillant de plaisir, elle1 courut trouver sa mère dans sa chambre, en criant joyeusement: "Maman! Maman! Mozart veut m'épouser!'' "Oui, dit en riant l'impératrice : Mozart a bon goût ! il n'est pas un si mauvais, parti pour toi !'" Dans l'entretemps, Mozart qui avait suivi l'archiduchesse, était apparu sur la pas de la porte : "Viens donc ici, mon garçon, lui dit l'impératrice, pourquoi veux-tu épouser précisément Antoinette ?" L'enfant regarda franchement l'impératrice et baisa la main qui lui était tendue: "Oui, impératrice, ie m'en vais vous le dire tout de suite. Par la faute de l'archiduchesse Caroline, je suis tombé tantôt et par-dessus le marché elle s'est moquée de moi. Antoinette est bonne et parce qu'elle a bon cœur je veux l'épouser". —- "Cela est fort bien, répartit l'impératrice, mais mon cher Mozart, si tu veux épouser Antoinette, tu dois avoir des habits comme un archiduc!" L'enfant se mit à pleurer et soupira : "Où irai-je donc chercher, ces habit®, d'archiduc: Antoinette doit me prendre tel quel 1" Mozart courut vers Marie-Antoinette, lui prit les deux mains et demanda avec une ravissante naïveté enfantine: "N'est-ce pas que tu nie prends ainsi!" L'impératrice rit de tout cœur à cette gentille scène et laissa les enfants à leurs jeux. Deux jours après, un équipage de la Cour s'arrêta devant la maison de Mozart, un chambellan apporta au jeune Amédée Un habit de Cour, tel que les princes le portaient, ainsi que de magni-fiqueg atours de dame pour sa sœur ; tous les deux furent amenés à la Cour en carrosse dans cet accoutrement. Plus tard, le jeune Mozart fut portraituré dans ce costume, par ordre de l'impératrice Hsprésantetioia des intérêts - H y a des idées qui paraissent profondes aux naïfs, parce qu'elles sont creuses.La représentation des intérêts est du nombre. Que ce beau système produise le résultat qu'en attendent ceux qui le prônent, ou que l'expérience en démontre l'inanité, ses fruits seront amers. Prenons la première hypothèse les élections des divers groupes arbitrairement constitués produisent une Chambre ou un conseil, où se trouvent représentées les diverses catégories d'in-Tcirêts, admises par la classification légale.. Nous y trouverons des hommes représentant les intérêts ou les idées particulières des patrons industriels; d'autres représentant ceux des ouvriers industriels; d'autres ceux des commerçants ou des professeurs, ou des prêtres, ou des artistes, etc. Quelle idée, quel sentiment commun y aura-t-il en-* tre ces hommes ? Comment, parmi eux, se constituera une majorité ? Or, sans une majorité stable, animée d'une volonté commune, le régime parlementaire ne peut vivre ; ce qu'on a appelé très justement le gouvernement de cabinet est impossible ; tout notre système de gouvernement libre, fondé sur la responsabilité ministérielle, ne peut fonctionner. Même avec l'ancienne conception d'un Parlement qui représente les électeurs, la majorité et la minorité ou les minorités du pays, ce peut être une difficulté d'arriver à la constitution d'une Chambre où une majorité solide et stable produise et soutienne un ministère assuré de quelque durée. L'histoire dès pays libres montre assez que, sans cette condition, le gouvernement parlementaire ne peut fonctionner d'une manière satisfaisante. Voyez ce qui se passe sous nos yeux en Erancè. en Angleterre, et quelles difficultés produit le défaut d'une majorité homogène et durable. Le régime parlemen taire est essentiellement fondé sur l'existence dès partis politiques. Seule, elle permet l'établissement d'un gouvernement, assuré d'une certaine durée, parce qu'il s'inspire d'idées et de sentiments, qui lui sont communs avec la majorité qui le soutient et qu'il dirige.Or, ce qu'il peut être difficile de réaliser avec un système électoral, qui produit la représentation des idées politiques de la nation, devient impossibles, si ces élections expriment non plus les diverses idées générales, qui existent chez les électeurs et qui sont défendues par les partis, mais les divers intérêts particuliers qui sont poursuivis par les diverses catégories d'intéressés, capitalistes, patrons, ouvriers, etc., etc. Avec un Parlement ainsi composé, il faut renoncer au gouvernement de parti — il n'y aura plus de parti, au gouvernement de la majorité — où serait la majorité ? au gouvernement de cabinet, à tout notre système de gouvernement libre, en un mot. Si donc le régime de la représentation des intérêts doit correspondre à une réalité, cette réalité sera mauvaise, et ce régime est détestable. Mais, à côté de cette hypothèse, s'en présente une autre. La représentation des intérêts ne sera qu'une fiction légale, un mensonge constitutionnel ; dans chaque catégorie d'intérêts, les élections seront simplement des élections de parti, et par un système électoral alambiqué, ces élections amèneront une majorité et des minorités, qui réellement seront catholiques, libérales ou socialistes. C'est ce qui arrivera très certainement. La représentation des intérêts ne sera et ne pourra être qu'un mensonge légal. Alors, me direz-vous, si elle n'est qu'une fiction légale, ne répondant à aucune réalité, si, en dépit de MM. Prins, De Greef et Helleputte, elle ne fait, sous une autre forme, qu'assurer des élections de parti, laissant subsister l'ancienne division entre libéraux, clé- ' ricaux, socialistes, si elle ne doit être qu'une apparence menteuse, impuissante à détruire l'existence des partis actuels, si tout cela est vrai, il sera vrai sans doute que la représentation des intérêts n'est qu'un leurre, mais où voyez-vous le danger que peut présenter cette illusoire réformé? Oh 1 ce danger est réel, et il est grave.Notre régime de représentation proportionnelle doit assurer la représentation des partis qui existent dans le pays, majorité, minorités, avec leurs forces vraies, avec la proportion loyalement respectée de ces forces. En sera-t-il encore ainsi avec le savant tripotage que la représentation des intérêts permettra ? Comme l'a si bien montré M. Speyer, tout dans ce système sera arbitraire, et lorsqu'on pense que ce système arbitraire sera combiné, organisé, pratiqué par1 un gouvernement composé de cléricaux ou de leurs serviteurs, on peut dire à coup sûr que cette représentation arbitraire de la nation sera aussi une représentation frauduleuse, .Aussi bien, n'est-ce que pour cela qu'à droite, cette chinoiserie trouvera des défenseurs. La vérité toute simple est qu'on a peur du suffrage universel, sinon du suffrage universel de demain, du moins, de celui de l'avenir. On a cherché con-" tre lui des "garanties" dans le vote plural, qui a fini par dégoûter le pays. On veut remplacer ces "garanties", qui ne valent plus, par des garanties nouvelles, qui d'ailleurs seraient sans doute aussi malhonnêtes et aussi inefficaces.Il y a longtemps que nous en sommes convaincus, et le temps n'a fait qu(î nous confirmer dans cette idée, toutes ces^ garanties artificielles que l'on s'ingénie à trouver contre la vo-• lonté du pays, seront inefficaces, elles ne.peuvent que devenir un danger pour l'avenir. 11 faut avoir le courage et la loyauté d'accepter la volonté nationale, telle qu'elle'est, sauf à travailler à modifier cette volonté quand elle s'égare. Et si vraiment la poussée démocratique peut devenir pour la Belgique un danger, les petites digues artificielles et précaires, qu'on tente d'y opposer, ne feront à un moment donné qu'accroître la force du courant et ainsi la grandeur du danger. D'ailleurs, il faut avoir le bon sens de le reconnaître. Nous ne sommes pas suspects1 d'être socialistes. Mais ce n'est pas le péril de gauche, qui est à craindre en Belgique. C'est ù droite qu'est le danger, du cô'té du parti noir. Oui; la est la force et le péril. C'est lui qui menace nos libertés, notre vie intellectuelle et morale, et même notre" prospérité. 40* Innée — Jeudi I" Janvier I9!4 QUOTIDIEN. — 10 CENT. S. I — Jeudi i" Janvier 1914

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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