La gazette

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05 augustus 1914
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s.n. 1914, 05 Augustus. La gazette. Geraadpleegd op 04 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/pk06w9742f/
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Mercredi 5 Août 1914 JLe numéro : CINQ, CENTIMES partout en JBelçrique. ..i .UITUI» <^.i^»»tu^w*wPW»ui.jiuigjytWiJWfift»FA^.ur»<M.ini.w'lw^fcafraB«ff5î7scz^ggggrCT\ 44° année — - K° 217 -tr* Bsesanm ABONNEHENTSÎ ; BRUXELLES & FAUBOURGS : Un an, 12 Si.— Six mois, C fr. BO.— Trois mois, 3 £r. 50 HORS BRUXELLES : Cn an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, 4 fr. 50 A L'ÉTRANGER : Les prix de Bruxelles, le port en sus. Jbcs aOonnements se prennent dans nos bureav.fi et dans ious fa burcawo de poste. LA GAZETTE AWWOMCE®: ANNONCES ORDINAIRES : 30 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles), : 1 franc la ligne. FAITS DIVERS (Corps du jouriu.1) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. jt Pour les annonces, s'adresser au service de la publiciti RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j ; ; ; ; i LA GUERRE La Belgique envahie -- Un premier combat LU SITUATION UN PREMIER COMBAT On lira plus loin, da-ns le compte rendu de l'émouvante séance du Parlement, les documents diplomatiques desquels il résulte que nous sommes en état de guerre avec l'Allemagne.Les hostilités sont d'ailleurs commencées. Les troupes allemandes ont pénétré sur notre territoire par Gemmenich, par Stavelot. On signale leur arrivée à Iierve. Jusqu'à présent, rien de précis n'est signalé au ministère de la Guerre ; mais il est certain pourtant qu'un combat très violent s'est engagé autour de la position fortifiée de Liège, dano un rayon de quinze kilomètres. La résistance de nos troupes est opiniâtre. Le canon des forts tonne. Le général Léman tente évidemment d'arrêter, dès le début, la marche de l'armée allemande, qui semble vouloir longer la Meuse. Des Allemands à Visé Un télégramme de Yisé dit, à 7 heures du soir : Environ cent, cinquante autos allemandes chargées chacune de dix hommes sont arrivées ici à l'improviste. Elles ont été reçues d'une façon vigoureuse. 2 heures du matin. Les V et 10' corps allemands sont entrés dans la province de Liège au sud d'une ligne passant par Aix-la-Chapelle et Visé. Ils sont arrivés aux environs de Herve, Pepinster, Remouchamps et ont déjà été soumis au feu de certains de nos forts de la rive droite. Il est inexact que les Français soient entrés en Belgique. On signale qu'un officier 'de cavalerie belge a saisi la carabine d'un de ses soldats pour abattre deux Allemands. Un aviateur allemand a été touché et est tombé. La capitaine allemand Forstner est notre premier prisonnier. Notre Défense L'Angleterre défendra notre neutralité En réponse à un télégramme du rai des Belges, le roi d'Angleterre a assuré le gouvernement belge qu'il TespecteTait et ferait respecter l'indépendance, l'intégralité et la neutralité de la Belgique. Londres, 4 août. — La flotte anglaise qui est mobilisée, se trouve actuellement à l'entrée de la mer du Nord. Ultimatum de lAngleterre à lAllemagne Londres, 4 août. — A la Chambre des communes, M. Asquith, après avoir exposé la suite des derniers événements, vient d'annoncer que l'Angleterre a donné à l'Allemagne jusqu'à minuit pour donner les mêmes assurances que la France relativement à la neutralité de la Belgique. L'Angleterre déclare la guerre Berlin, 4 août. — Vers 7 heures, l'ambassadeur d'Angleterre, sir Goschen, s'est rendu au ministère des Affaires étrangères pour y remettre une déclaration de guerre et demander ses passeports. LAngleterre et la France Le gouvernement belge a décide que, conformément aux traités qui garantissent la neutralité bel<*e il y a lieu, cette neutralité ayant ete violée par l'Allemagne, de ne pas considérer comme dirigée contre nous l'entrée en notre territoire de troupes françaises ou anglaises. L'état de siège 11 heures matin. L'état de siège a été proclamé à Liège, Namur et Anvers. L'armée se trouve en état de guerre ; la campagne a commencé. Les Allemands expulsés d'Anvers Anvers, 4 août. — De violentes manifestations se sont -produites devant le consulat d'Allemagne. La foule a conspué l'Allemagne et a acclamé l'Angleterre. La statue équestre de Léo-pold I" a été ornée des couleurs belges. Cette scène a provoqué un enthousiasme délirant. Les troubles ayar^^coxrfciriii^c^smx^^^go^v-er- neur militaire, appliquant la loi martiale, a pris un arrêté expulsant les Allemands du territoire d'Anvers. L'arrêté est applicable à partir de ce soir, même aux Allemands qui ont épousé une femme belge. Les obstacles à l'invasion Les Allemands sont chez nous. Mardi matin, ils envahissaient notre territoire par Gemmenich, Henri-Chapelile, Dolhain. On les disait dans 'les environs de Francorchamps et Stavelot. Toute la partie orientale de la province de Liège doit donc être à cette heure pleine d'Allemands, dont le but est probablement d'attaquer Liège ; du moi h s ce serait le but des troupes arrivées d'Aix-la-Chapelle et Eupen. Quant à celle du Sud?... on ne sait encore. Serait-ce la traversée du Luxembourg qui commencerait? Des renseignements ultérieurs donneront des indications plus complètes à ce sujet. Les Allemands auraient voulu pouvoir disposer librement de notre territoire, des forteresses de Liège et de Namur, de nos routes pour leurs étapes, de nos chemins de fer pour leurs ravitaillements. Mais notre attitude courageuse a déçu leurs espérances. Ils voulaient nous empêcher de faire sauter nos gares, nos tunnels, nos ponts, dans cette région sauvage des Ardennes où les routes sont des défilés, où les tunnels pour voies ferrées abondent, pour en jouir librement. Et devant le refus de nous incldneT sous la menace brutale, ils ont envahi brusquement nos frontières pour prendre possession de ces gares, de ces tunnels, de ces pohts. Mais les tunnels ont sauté, les ponts ont sauté, les gares ont sauté. C'est la première barrière que les Allemands rencontreront, et ce ne sera pas la plus haute, la plus difficile à renverser. Ils trouveront nos forteresses armées pour barrer la route. Et derrière les obstacles, derrière les barrages ils trouveront des hommes, des Belges qu'exalte l'amour de leur patrie. L'armée en route L'enthousiasme La brigade des carabiniers est arrivée, après □ne rude étape, dans cette petite ville et dans deux ou trois villages des environs. La température est lourde. On a beaucoup marché. Et pourtant il n'y a pas de malades : rien que deux ou trois indispositions légères. llûlumâS. mànifne^nt -pv» AvîriiAT/lùioiM ântraki. il y a une demi-heure, comme une automobile du service militaire partait pour Bruxelles, on a chargé le chauffeur d'un formidable paquet de cartes postales, envoyant aux parents, aux amis de bonnes nouvelles sur un ton presque toujours joyeux, ardent. L'étape est d'ailleurs, par l'attitude des populations, une sorte de marche triomphale. Chaque fois que l'on s'arrête dans un village, des femmes arrivent portant des assiettes chargées de tartines qu'elles offrent aux soldats sans compter On refuse, dans des auberges, l'argent des officiers qui veulent payer leur repas. — Quand vous repasserez, dit-on à l'un d'eux, ce sera avec madame et les enfants. Et nous ferons de la tarte... Cette cordialité, les acclamations qui saluent partout le passage des troupes, tout cela contribue à soutenir, à exalter l'énergie des hommes dont l'esprit est admirable. Tout à l'heure, les deux régiments étaient massés ; le général Delforge allait les passer en revue, lorsque tout à coup sont arrivés des journaux de Bruxelles annonçant la déclaration de guerre. Ç'a été soudain, tandis que passait le général, une ovation délirante, des vivats frénétiques. Les soldats brandissaient les fusils dans les canons desquels étaient fichés de petits drapeaux. Il y eut là une minute véhémente que n'oubliera certes aucun de ceux qui la vécurent. A Liège 'Liège, 3 août. — Le génie a fait sauter les ponts d'Argenteau, de Visé, de Hombourg et de Nisproue, près Dolhain. On a réussi à rassembler aujourd'hui en vue de l'alimentation plus de 4,000 têtes de bétail de toutes espèces. A la frontière Tirlement, 3 août. — Un aviateur militaire, qui a survolé la frontière allemande cet après-midi, a vu un gros de troupes, qu'il estime à plus de 100,000 hommes, massé en face du plateau de Herve. La Hollande ferait comme nous Le ministre de Hollande à Bruxelles a affirmé à un rédacteur du « XX' Siècle » que les troupes allemandes n'avaient pas pénétré hier à Visé. A cette question : « Que fera la Hollande si son territoire est envahi comme le nôtre? », le ministre a répondu : — Si nous sommes envahis, nous ferons comme vous. L'OUVERTURE DU PARLEMENT LA. COHÉSION il SÉANCE HISTORIQUE Résistance opiniâtre. — Jamais soumis Ce sera peut-être la dernière séance du Parlement que cette séance de mardi matin. Qui sait en effet ce que nous réserve demain 1 Du moins, si nous devons redouter la perte de, notre indépendance, en espérant de tout notre cœur, du moins cette séance aura été la phis belle, la plus réconfortante que l'on ait vue. Tous étaient là, en vêtements noirs. Au milieu des redingotes, il n'y avait qu'un uniforme, un uniforme de simple cavalier des guides : celui du duc d'Ursel. Le bureau avait été transformé rapidement et un trône y avait été installé, entouré de drapeaux tricolores. Des sièges avaient été réservés pour la Heine et les enfants royaux. Dès avant la séance, on savait que la guerre était déclarée, et la fièvre était vive. Il n'y I avait sur les visages que des marques de colère et de volonté. On n'apercevait que de3 gestes de rage et de décision. Toutes les tribunes étaient combles, comme on pense : les dignitaires du Palais en grand uniforme. Et aux tribunes diplomatiques, le ministre de France et le nonce du Pape étaient très entourés. M. Delvaux présidait, à une table installée dans l'hémicycle, avec les deux plus jeunes membres de l'assemblée : MM. Pécher et Devèze. Les conversations cessèrent brusquement, quand on annonça l'arrivée do la famille royale. Et ce fut au milieu du silence le plus émouvant que la Reine entra, avec les deux prinocs et la princesse, vêtue de blanc et de noir," lés yeux rougis pjKr les larmes. Elle s'inclina.Et tous, déjà, s'étaient inclinés aussi. Le silence, angoissant, dura dix secondes. Et puis une voix cria : — Vive la Reine ! Ce n'était pas achevé que des acclamations formidables partaient de toute la salle, que les mou choira s'agitaient et qu'une ovation folle éclatait. On attendit ensuite quelques instants, et, par l'autre pointe, arriva le Roi, au milieu des clameurs des questeurs et des délégations. Aussitôt, ce fut une nouvelle ovation, vraiment frénétique, et qui se prolongea de longs instants, alors que le souverain, ayant jeté son képi et ses gants sur le trône, s'était redressé et attendait, son discours en main. Ce discours fut haché d'applaudissements, d'approbations, d'acclamations. Il n'y avait plus de protocole. Il n'y avait plus de partis. Autour du duc d'Ursel, assis à un banc socialiste, les représentants du parti ouvrier applaudissaient avec autant d'énergie que les conservateuns.il n'y avait plus de règlements : les tribunes étaient libres de faire parler l<~ur cœur comme les membres de la Chambre. Quand le Roi, qui parlait lentement, maïs sans hésitation, protesta de notre loyauté, quand il prêcha la résistance opiniâtre en soulignant d' un geste décidé — o-pi-niâtre ! — ce fut grandiose. Son cri de : « Vive la Belgique indépendante ! » fut répété mille fois. Son départ et celui de la Reine furent encore l'occasion de manifestations enthousias-tes.Puis M. de Broqueville prit la parole, à la tribune, et lut les documents, qui furent accueillis en silence, quelques murmures étant immédiatement étouffés par des « Chut ! » . Quand le chef du gouvernement lut la réponse de la Belgique, il trouva un auditoire vibrant. Et .ce fut un triomphe formidable quand, dans un geste emporté, il termina ainsi : — Nous serons peut-être vaincus. Mais nous ne serons jamais soumis. Tout le monde était profondément ému. Les plus calmes perdaient leur sang-froid, levaient le bras, juraient. A deux ou trois reprises, les manifestations recommencèrent, le ministre ayant repris place à son !>anc. M. Masson cria : « Vive la Belgique! » et tous crièrent. Un autre cria : « L'union fait la force î », et tous crièrent. Et au temps des Communes, quand nous nous battions contre les princes pour la conquête de nos franchises ; quand plus tard, nous nous battîmes pour' la conquête de notre liberté do conscience ; quand nos pères conquirent l'indépendance, le fusil au poing, jamais plus d'enthousiasme n'accueillit les viriles résolutions des Belges. Jamais un plus pur, un plus noble souffle d'exaltation ne passa sur une assemblée délibérante.Les Belges d'aujourd'hui sont dignes Iles Belges d'autrefois. T7"ay»î2- la PqIqic ri a la. ISFa/H " La Brabançonne a eu des accents que jamais on ne lui avait connus. _ On ne l'avait entendue jusqu'à présent qu'au cours des fêtes et des parades. On ne l'avait entendue que dans l'allégresse, aux heures où la foule riait et chantait. On 1 a entendue cette fois dans le drame, à l'heure de l'angoisse, alors que les femmes pleuraient. Ce fut fantastique. On entendit d'abord de loin, au moment où la Reine et ses enfants sortaient du Palais ; on entendit les premières notes ; et puis une clameur formidable s'éleva qui envahit le reste. On ne percevait plus que de temps à autre quelques notes_ encore qui surgissaient comme un souvenir d autres journées, mais un souvenir transfiguré, et aussi les cris des clairons sonnant aux champs, et qui avaient, eux aussi, une sonorité nouvelle, d'exaltation éperdue. Ces cris de clairons s'élevaient tout le long^ de la haie des gardes civiques ; ils se répondaient ; et les notes de la Brahanomie irissonaaient par-partout coupées par la clameur et renvoyées eût-on dit, par un écho. La foule criait : « Vive la Reine !» ou « Vive le Roi ! », ou « Vive la Belgique ! » Mais tous les mots se confondaient ; et c'était comme un seul hymne, un hymne mugi par les voix et par les cuivres, un hymne nouveau, improvisé pour des volontés nouvelles. Cet hymne s'enfla en rafale lorsque apparut la voiture de la Reine et des princes. Je crois que personne no les vit très bien. Il y avait trop de larmes dans les yeux, trop do frénésie dans les gestes et dans les cris. On entrevit une femme vêtue de bleu, une femme au visage trèra pâle, une femme qui se tenait très droite, mais qui pleurait, et des regards fixés, avides, hallucinés, d'enfants. J,a vision passa. Et tout de suite en surgit une autre rderrière les cavaliers de la garde civique, seuî, le Roi. Pas do culottes blanches, pas de bicorne em-plumé, pas de harnachement doré au cheval la petite tenue sombre du général, la tenue du soldat prêt à partir, la tenue de campagne. Le sang afflue au visage : le regard est fixe, lointain ; le regard do l'homme qui écoute, vers qui aboutit ce déchaînement de clameurs, cet appel unique, cette expression d'une seule volonté et d'un seul espoir. Peut-être, vaguement, écoutait-il, lui aussi, par dessus le tumulte écrasant des voix, des lambeaux de Brabançonne, qu'il ne reconnaissait pas. La séance plénière La séance est ouverte à 9 h. 1/2, sous la présidence de M. Delvaux, doyen d'âge, entouré de MM. Pécher et Devèze, qui remplissent l'office de secrétaires. Il est procédé aussitôt au tirage au sort de la délégation de douze membres qui doit aller recevoir le Roi et de la délégation de six membres qui doit aller recevoir la Reine. Parmi les parlementaires désignés par le sort se .trouvent M. le sénateur Max Hallet et M. le député Dejar-din, tous deux se lèvent aussitôt pour se joindre aux délégations, puis la séance est suspendue. La séance est reprise à 10 heures, les deux délégations conduisent la Reine et le Roi qui font successivement leur entrée. Discours du Roi Aussitôt le Roi prononce ces paroles : Jamais, depuis 1830, heure plus grave n'a sonné pour la Belgique : l'intégrité de notre territoire est menacée ! La force même de notre droit, la sympathie dont la Belgique, fière de ses libres institutions et de ses conquêtes morales, n'a cessé de jouir auprès des autres nations ; la néces»3dté pour l'équilibre de l'Europe de notre existence autonome, noua font espérer encore que les événements redoutés ne se produiront pas. Mais si nos espoirs sont déçus, s'il nous faut résister à l'invasion de notre sol et défendre nos foyers menacés, ce devoir si dur soit-il nous trouvera armés et décidés aux plus grands sacrifices. Dès maintenant, et en prévision de toute éventualité, notre vaillante jeunesse est debout, fermement résolue, avec la ténacité et le sang-froid traditionnels des Belges, à défendre la patrie en danger. Je lui adresse au nom de la nation, un fraternel salut. Partout, en Flandre et en Wallonie, dans les villes et les campagnes, un seul sentiment étreint les cœurs : le patriotisme ; une seule vision emplit les esprits : notre indépendance compromise ; un seul devoir s'impose à nos volontés : la résistance opiniâtre. Dans ces graves circonstances, deux vertus sont indispensables _ : le courage calme mais ferme et l'union intime de tous les Belges. L'une et l'autre viennent déjà de s'affirmer avec éclat sous les yeux de la nation remplie d'enthousiasme. L'irréprochable mobilisation de notre armée, la multitude des engagements volontaires, le dévouement de la population civile, l'abnégation des familles ont montré, de façon indéniable, la bravoure réconfortante qui transporte le peuple belge. Le moment est aux actes. Je vous ai réunie, Messieurs, afin de permettre aux Chambres législatives de s'associer à l'élan du peuple, dans un même sentiment de sacrifice. Vous saurez prendre d'urgence, Messieurs, et pour la guerre et peur l'ordre public, toutes le»3 mesures que la situation comporte. Quand je vois cette assemblée frémissante dans laquelle il y n'a plus qu'un seul parti, celui de la patrie, où tous les cœurs battent en ce. moment à l'unisson, nos souvenira se rapportent au Congrès de 1830 et je vous demande, Messieurs : E testons décidés, inébranlablement, à maintenir intact le patrimoine sacré de nos. ancêtres? Personne, dans ce pays, ne faillira à son devoir. L'armée forte et disciplinée est à hauteur de sa tâche : mon gouvernement et moi-même nous avons pleine confiance dans ses chefs et dans ses soldats. Attaché étroitement à la population, soutenu par elle, le gouvernement a conscience de ses responsabilités et les assumera jusqu'au bout, avec la conviction réfléchie que les efforts de tous, unis dans le patriotisme le plus fervent, le plus généreux, sauvegarderont le bien suprême du pays. Si l'étranger, au mépris de la neutralité dont nous avons toujours scrupuleusement observé les exigenoeo, viole le territoire, il trouvera tous les Belges groupés autour du Souverain qui ne trahira pas, qui ne trahira jamais son serment constitutionnel et du gouvernement investi de la confiance absolue de la nation tout entière. J-fri foi dan» n»; destinées : un r>a-ys qui se Ut T mn • ; a iril jJÎJliU iuit—i-tcjTCVtr uc %SKTXi!a — '•—v» ne périt pas. Dieu sera avec nous dans cette cause juste ! Vive la Belgique indépendante ! Ce discours est couvert d'acclamations qui se prolongent pendant que la Famille royale se retire.M. de Broqueville. — Les documents M. de Broqueville (à la tribune). — Nous sommes en des circonstances où certaines formalistes ne sont pas indispensables. Ce n'est pas une déclaration que je viens vous faire : je viens vous donner lecture de documents. Dimanche soir, à 7 heures, le ministre d'Allemagne est venu nous remettre la note suivante : a Le gouvernement allemand a reçu des nouvelles sûres d'après lesquelles les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet et Namur. Ces nouvelles ne laissent aucun doute sur l'intention de la France de marcher sur l'Allemagne par le territoire belge. Le gouvernement- impérial allemand ne peut s'empêcher de craindre que la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne sera pas en mesure de repousser sans secours une marche en avant française d'un si grand développement. Dans ce fait on trouve la certitude suffisante d'une menace dirigée contre l'Alemagne. C'est un devoir impérieux de conservation pour l'Allemagne de pévenir cette attaque de l'ennemi. Le gouvernement allemand regretterait très vivement que la Belgique regardât comme un acte d'hostilité contre elle le fait que les mesures des ennemis de l'Allemagne l'oblige de violer de son côté le territoire belge. « Afin de dissiper tout malentendu le gouvernement allemand déclare ce qui suit : « 1° L'Allemagne n'a en vue aucun acte d'hostilité contre la Belgique. Si la Belgique consent dans la guerre qui va commencer à prendre une attitude de neutralité bienveillante vis-à-vis de l'Allemagne, le gouvernement allemand de son côté s'engage au moment de la paix à garantir le royaume et ses possessions dans toute leur étendue ; « 2° L'Allemagne s'engage sous la condition énoncée à évacuer le territoire belge aussitôt la paix conclue ; « 3" Si la Belgique observe une attitude amicale l'Allemagne est pTête, d'accord avec les autorités du gouvernement belge, ,à acheter contre argent comptant tout-ce qui seTa nécessaire à ses troupes et à indemniser pour les dommages causés en Belgique ; « 4" Si la Belgique se comporte d'une façon hostile contre les troupes allemandes et fait particulièrement des difficultés à leur marche en avant par une opposition des fortifications de la Meuse ou par des destructions de routes, chemins de fer, tunnels, ou autres ouvrages d'art, l'Allemagne sera obligée de considérer la Belgique en ennemie. « Dans ce cas l'Allemagne ne prendra aucun engagement vis-à-vis du Toyaume, mais elle laisera le règlement ultérieur des rapports des deux Etats l'un vis-à-vis de l'autre à la décision des armes. Le gouvernement allemand a l'espoir justifié que cette éventualité ne se produira pas e-t que le gouvernement, belge saura prendre les mesures appropriées pour l'empêcher de se produire. Dans ce cas les relations d'amitié qui unissent les deux Etats voisins deviendront plus étroites et durables. Nous avons alors immédiatement demandé aux ministres d'Etat de se joindre au gouvernement pour délibérer, et c'est à l'unanimité que toutes les. décisions ont été, prises et que nous avons notamment rédigé la réponse que voici : « Par sa note du 2 août 1914 le gouvernement allemand a fait connaître que d'après des nouvelles sûres les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet et i Namur et que la Belgique, malgré sa meilleure [volonté ne serait pas en état de repousser sans secours une marche en avant des troupes françaises. Le gouvernement allemand s'estimerait dans l'obligation de prévenir cette attaque et de violer le territoire belge. Dans ces conditions l'Allemagne propose au gouvernement du Roi de prendre vis-à-vis d'elle une .attitude amicale et s'engage au .moment de la paix à garantir l'intégrité du royaume et de ses possessions dans toute leur étendue. La note ajoute que si la Belgique fait des difficultés à la marche en avant des troupes allemandes l'Allemagne .sera obligée de. la considérer comme ennemie et de laisser le règlement ultérieur des deux Etats l'un vis-à-vis de l'autre à la décision des armes. « Cette note a provoqué chez le gouvernement du Roi un profond et douloureux étonnement. « Les intentions qu'elle attribue à la France sont en contradiction avec les déclarations formelles qui nous ont été faites le 1" août au nom du gouvernement de la République. D'ailleurs si contrairement à notre attente une violation de la neutralité belge venait à être commise par la France la Belgique remplirait tous ses devoirs internationaux et son armée opposerait à l'envahisseur la plus rigoureuse résistance. Les traités de 1S39, confirmés par les traités de 1870, consacrent l'indépendance et la neutralité de la Belgique sous la garantie des puissances et notamment du gouvernement de S. M. le roi de PrusseLa Belgique a toujours été fidèle à ses obligations internationales. Elle a accompli ses devoirs dans un esprit de loyale impartialité. Elle n'a négligé aucun effort pour maintenir et faire respecter sa neutralité. L'atteinte à son indépendance dont la menace le gouvernement allemand constituerait une flagrante violation du droit des gens. Aucun intérêt stratégique ne justifie la violation du droit. Le gouvernement belge en acceptant les propositions qui lui sont notifiées sacrifierait l'honneur de la nation en même temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de l'Europe.Conscient du rôle que la Belgique joue depuis plus de 80 ans dans la civilisation du monde il se refuse à croire que l'indépendance de la Belgique ne puisse être conservée qu'au prix de la violation de sa neutralité. Si cet espoir était déçu le gouvernement belge est fermement décidé à repousser par tous les moyens en son pouvoir toute atteinte à son droit. Nous avons attendu jusqu'à ce matin à 6 heures la réponse de l'Allemagne, cette réponse la voici : « Bruxelles, le 4 août 1914. Monsieur |e .Ministre, « J'ai été chargé et j'ai l'honneur d'informer Votre Excellence que par suite du refus opposé par le gouvernement de S. M. le Roi aux propo-; sitions bien intentionnées que lui avait soumises le gouvernement impérial, celui-ci se verra a son plus vif Tegret fofcé d'exécuter, au besoin par la force des armes, les mesures de sécurité exposées comme indispensables, a Cette réponse, permettez-moi de le dire, se passe de tout commentaire, car tout commentaire affaiblirait notre réponse. L'heure est aux actes. Un peuple qui lutte pour son droit peut mais soumis. (Longue acclamation. aVive la Belgique! L'Union fait la Force ! ») M. le président. — Monsieur le ministre, tous les Belges mettent leur confiance dans le gouvernement. « Vive la Belgique ! » (Nouvelles acclamations.)La séance est suspendue. Les membres du Sénat se retirent. La sàance de la Chambre La séance est reprise à 10 h. 45. M. Delvaux déclare ouverte :la session extraordinaire de 1914. Il est procédé à la vérification des pouvoirs des membres récemment élus. Je propose, dit-il, de vérifier ces pouvoirs avec le moins de formalités possible. (Cris : Validons-les en bloc. Tout le monde est d'accord). Tous les députés élus aux dernières élections prêtent successivement le sermeïit constitutionnel.L'ancien Bureau est également réélu en bloc et par acclamation. M. Schollaert monte au Bureau, longuement applaudi. Il prononce aussitôt cette allocution : Messieurs, Le Belge peu expansif sent profondément, mais il faut des événements extraordinaires pour l'amener à manifester ses sentiments. L'Europe est aujourd'hui témoin de la vigueur de son patriotisme. Probe et honnête, la nation belge a scrupuleusement Templi ses devoirs internationaux envers toutes les puissances et particulièrement envers celles qui lui ont imposé la neutralité et ■ s'en sont porté les garants. Nous avons pris soigneusement les mesures qui doivent nous permettre d'assurer le respect de cette neutralité quel que fût l'Etat qui songerait à la violer. Nous devions et nous pouvions espérer que : plus de quatre-vingts ans de pratique rigoureuse de ces obligations auraient continué à nous valoir le respect de nos droits garantis par les traités. La Belgique ne demande qu'à vivre pacifique et libre. Et cependant nous voilà menacés et dès ce moment, dans un admirable élan patriotique, tous étroitement groupés, nous avons fait taire tout ce qui peut partager pour assurer, dans la dignité et l'honneur, le respect de notre droit. Etrangers à toute cause de conflit, nous nous trouvons, malgré nous, impliqués dans l'une des plus graves mêlées qui aient jamais éclaté en Europe ! Soit ! Nous saurons remplir les nouveaux devoirs qui nous sont imposés avec courage, abné- j gation et virilité. Dès l'ordre de la mobilisation, on vit dans les campagnes -les hommes rentrer hâtivement ce qu'ils "pouvaient de récolte, puis aller livrer leurs beaux chevaux à la remonte de l'armée et enfin tous, de toutes les conditions, de tous les points du pays, abandonnant leurs parents, leuTs jeunes femmes, leurs petits enfants reprendre leur Tang dans le régiment, tout cela simplement, sans une défection, sans une plainte, sans un murmure, pour la défense de 5a patrie. Ah ! les braves gens et comme on est fier d'être Belge ! Et cette nuit du dimanche! Le soir, la menace éclate. La nuit, sous la conduite de notre Roi, les résolutions viriles sont prises pour assurer le respect de nos obligations internationales ; aux premières lueurs du jour, nos vaillantes troupes volent à la défense de nos frontières et, depuis, sans cesser, nos jeunes gens, par milliers, viennent grossir nos bataillons. Messieurs, l'heure grave des durs sacrifices a sonné. Faisons tous notre devoir, tout notre devoir et que le Dieu Tout-Puissant bénisse nos efforts et protège la Belgique. Vive la Belgique indépendante et libre ! Messieurs, Je serai votre interprète à tous en remerciant notre vénéré et toujours vaillant président d'âge et les secrétaires du Bureau provisoire. L'un et l'autre, si vous le permettez, iront en sortant d'ici prendre le service dans l'armée. Durant notre séparation, nous avons perdu un excellent et distingué collègue, M. Alfred Mon-ville, représentant l'arrondissement de Bruxelles depuis le mois de mai 1900. C'était un patriote dévoué, particulièrement préoccupé do l'amélioration de notre système de défense nationale. Rien de ce qui concernait la défense nationale ne lui était étranger. Il se consacrait tout entier à l'étude et à la solution de ces problèmes. Bon, cordial, aimable, ifl ne comptait parmi nous que des amis qui conserveront affectueusement son souvenir. La Chambre charge son Bureau de remercier le Roi pour la démarche qu'il a faite. M. de Broqueville dépose alors un projet de loi mettant à la disposition du gouvernement un crédit de 200 millions pour faire face aux besoins de la défense nationale. (Cris : « Aux voix ».) Le territoire est envahi ^ M. de Broqueville reprend alors : Messieurs, j'ai la douleur de vous annoncer que le territoire est envahi (sensation profonde).; en conséquence, nous avons-rappelé les 14° et 15' classes. M. Vandervelde, ministre d'Etat En cette heure grave, nous avons rencontré chez nos adversaires politiques un concours précieux, le gouvernement tient à les en remercier et il a soumis à la signature du Roi un arrête nommant ministre d'Etat M. Emile Vandervelde. (Longs applaudissements. M. Vandervelde est félicité par ses amis, puis par les députes de tous les partis.) yaiidervelde. — Je n'ai qu'un mot à dire Monsieur le président : J'accepte. (Nouveaux applaudissements.) Divers projets de loi M. Carton de Wiart dépose alors des projets de loi relatifs à l'espionnage, le délai de grâce, 1 amnistie aux déserteurs, le moratnrium et l'accaparement des denrées. 5 M. Berryer dépose un projet de loi relatif à 1 appel anticipé sous les drapeaux de la classe de 1914; un second projet allouant une indemnité aux familles des miliciens et des réservis-tes qui se trouvent sous les drapeaux et un troisième projet étendant les droits des assemblées délibérantes en cas d'envahissement du territoire. M. Devèze dépose une proposition de loi suspendant l'immunité parlementaire pour les députés qui prendraient du service sous les drapeaux, sinon ils ne pourraient s'engager dans l'armée. M. Berryer. — Je considère qu'il n'y aucune incompatibilité'entre le mandat de député et le fait d'être soldat. • M. Vandervelde. — Je tiens à justifier les votes affirmatifs que notre parti va émettre sur ces différents projets. H suffira de rapeler nos. déclarations antérieures : nous avons tou-Oue jQQUS' Inttfcps guerre, où il serait attaqué. Ce jour est venu, les nôtres feront tout leur devoir ; ils le feront d'autant plus qu'ils auront conscience de servir la cause de la démocratie et de la liberté politique en Europe. M. Journez. — Nous venons d'apprendre que les Allemands sont à Dolhain. Le devoir des députés de Liège est de retourner dans leur cité, où ils resteront aux oTdTes du gouvernement. Mais je tiens à dire que la population liégeoise est Tésolue à faire tout son devoir. (Longs applaudissements.)Les différents projets de loi sont successivement adoptés par appel nominal et à l'unanimité.La séance est levée à 11 h. 50, aux cris de « Vive la Belgique ! » La séance du Sénat M. Houzeau de Lehaye préside en qualité de doyen d'âge. En ouvrant la séance, il propose au Sénat de réélire, d'un cœur unanime, l'ancien bureau. (Acclamations.) Le gouvernement, poursuit-il, a fait tout à l'heure, à la Chambre, appel à nos sentiments patriotiques ; nous ne devons plus avoir qu'un seul, cœur dans la Nation, et répéter, avec notre souverain : « Vive la Belgique indépendante! » {Ovation enthousiaste.) M. de Favereau, président, monte au bureau, et, heureux de constater l'union indissoluble des Belges qui vient de se manifester, il rend hommage à l'armée, adresse un salut d'admiration et de reconnaissance aux soldats et aux Belges, qui sont prêts à faire leur devoir. (Applaudissements prolongés.) Le président demande ensuite à l'assemblée de rester à la disposition du bureau, en attendant que la Chambre ait eu le temps d'examiner divers projet que le gouvernement lui soumet en ce moment. M. Carton de Wiart, ministre de la Justice, fait son entrée dans l'hémicycle. Le silence règne immédiatement. Le ministre uupose les trois projets de loi adoptés par la Chambre. M. Coppieters, au nom du groupe socialiste du Sénat, s'associe à la déclaration faite à la Chambre par M. Vandervelde (Applaudissements.) M. Van Peborgh félicite le parti socialiste de la patriotique attitude qu'il a prise, permettant ainsi à la Belgique de proclamer au monde l'union de tous ses enfants. Et, étant données les circonstances, contrairement à l'attitude qu'il a toujours prise en matière de dépenses militaires, il votera cette fois le crédit demandé, se ralliant au sentiment unanime du pays. (Applaudissements.)La discussion est close. En un seul appel no minai, l'asemblée vote les trois projets à l'una nimité. Le président propose au «Sénat de se séparet au cri de : « Vive la Belgique !» Une vaste clameur s'élève : « Vive la Belgique ! Vive le Roi ! » Et la séance est levée à midi un quart. Le retour vers le Palais royal i Dès que le Roi parut sur le seuil du Palais ' de la Nation, la fouLe, la garde civique, les gendarmes mêmes poussèrent une clameur formidable. Ce fut comme un roulement de tonnerre : « Vive le Roi! Vive la Belgique! Vive la Patrie! » Cette clameur ne devait plus s'apaiser. Le Roi, à cheval, salua longuement la foule. On vit les gaixles civiques soulever leur chapeau au bout de leur fusil, les officiers brandiT leur sabre. Et l'on vit encore des gens qui pleuraient... « Vive le Roi! » Les ovations roulaient en torrent. Dans le Parc, la foule délirante se ruait à la suite du cortège royal, ne cessant d'acclamer et de chanter la « Brabançonne »... Et p.ace dos Palais l'ovation, les cris d'espoir en la Belgique libre et indépendante ne cessèrent vraiment qu*-lorsque le Roi, après un salut de la main à la foule, disparut sous le grand porche a , , . Mais quelques minutes plus tard de nouvelles acclamat.ons au.... -

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Dit item is een uitgave in de reeks La gazette behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1871 tot 1940.

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