La Libre Belgique

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22 november 1918
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s.n. 1918, 22 November. La Libre Belgique. Geraadpleegd op 20 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/fq9q23s911/
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/© Centimes*!© numéro. Vendredi 22 Novembre 1ÎM8. N. 176. RÉDACTION ET ADBLMSTRATM: BRUXELLES 2 2. SIontagne-aux-Herbes-Folagères, 12 Los annonces sont reçues exclusivement au bureau du journal, vue Montagno-aux-Uerhes-Potagôres, 12, et à l'Agence Havas, piacedes Martyrs, 8, à Bruxelles LA LIBRE BELGIQUE umtm : DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS et de SUJETS, 1 à 3 lignes . . l.CO Chaque ligne supplémentaire 0.40 PETITES AJTNONCliS : la ligne 0.60 RhCL \MHS avant les annonces : la ligne . . 2 GO FAITS DIVERS : la ligne. . . . 6.00 5.00 4.00 NECROLOGIES : la ligne 2.50 ALBERT LE FORT. Aux jours tragiques où Bruxelles, dans ' 3a fièvre de sa patriotique colère, brandissait par milliers ses drapeaux tricolores et répondait à l'injure allemande ! par ses relrains favoris, vibrants défis, ardentes prières, espoirs farouches: ... Le Roi 2 Ln ï-.ol ! La Liberté Z <„ Dieu protège la libre Belgique Lt son lïoi l ces jours-là nous avons j'ai vu passer le Roi... Il allait au Parlement affirmer solennellement qu'un peuple qui délend son droit ne meurt pas ! Nous l'avons vu sortir de celte assem ,blée, foyer brûlant d'une foi que rien en devait amoindrir, le front rayonnant. Il avait méprisé les sentiers-vulgaires. Il avait osé aspirer et atteindre aux plus hauls sommets du devoir et de l'honneur.11 s'en allait, Roi et Soldat, on ne savait pas si c'était à la Victoire, mais, à coup sûr, à la Gloire, à l'Immortalité... Heurtée, bousculée, tout en larmes, une pauvre petite femme du peuple était à notre côté.Elle venait de donner à son homme le suprême baiser d'adieu avant qu'il volât à la frontière... Et maintenant, la voix rauque à force d'acclamer son Roi, elle tendait éperdu-ment vers Lui son petit enfant, qui agitait un cfrapelet. Elle disait au petiot : « Crie-lui : au revoir ! » Et le gosse y allait de son mince filet de voix, crânement, au milieu du grondement populaire ; « Au ïevoir I » »\ Pendant quatre ans et plus, écrasés sous la lourde botte de l'envahisseur, nous avons vécu de cette pensée : Il reviendra ! Et plus l'épreuve durait, plus elle i'e-venaiL lourde, plus notre confiance s'exaltait. La rage de l'occupant grandissait en proportion. Ah! c'est que nous savions qu'au pied du drapeau mutilé, troué par !a mitraille, mais toujours debout, grand comme un héros de légende, Albert le Magnanime tenait en respect, avec ses enfants, ses soldats, ses lions, les hordes furieuses, sans cesse renouvelées des Teutons impuissants qui frissonnaient au seul nom de l'Yser. Nous savions quels rayons de gloire montaient,là-bas,de la dune sanglante... Nous savions quesepréparait, àl'heure marquée par liieu, le triomphe qui devait tout payer, tant de sang et tant de larmes ! Et voilà que le moment du Revoir est venu. Le Roi des Belges, de tous les Belges, passe sous la voûte frémissante des drapeaux, précédé des héroïques légions dont les exploits ont forcé l'admiration de l'univers. Grâce à Lui, grâce à Elles, notre petit étendard est devenu un symbole, le symbole de la fidélité sereine et obstinée auîiroit et à l'Honneur! Grâce au Roi, nous sommes montés si haut, qu'on ne dit plus la petite, mais bien la Grands Belgique! ♦** Sire, Dans l'allégresse qui déborde et emplit les rues de la cité, vous passez comme un Roi, certes, follement mais justement acclamé, avant tout comme un Roi, mais aussi comme le Père de cette armée qui est notre orgueil, comme le meilleur ami de ce bon peuple qui durant la longue et dure occupation n'a cessé d'attendre le retour de Votre Majesté.Vous nous revenez ayant à vos côtés la Reine, qui est pour chacun d'entre nous le symbole le plus haut, le plus pur de la charité. La Reine! mais elle est aujourd'hui une personne sacrée, car ses yeux ont reçu les regards mourants des héros magnifiques frappés face à l'ennemi,'Ses lèvres ont souri doucement aux petits soldats qui sur le bord du tombeau l'appelaient : Maman I Sire, Au milieu des acclamations qui tomberont comme des fleurs autour du ma-gnanime Roi, de la sublime Reine des Belges, et des enfanis royaux, il y aura, passant comme un souffle très doux el très fort tout ensemble, les voix de^ morts qui ont donné leur vie pour le drapeau, les voix des soldats, des fu-s sillés, des martyrs obscurs et splendides, pourtant. Tous ils saluant le Rot qui rentre e glorieux et victorieux dans la Belgique libérée par leur beau sacrifice. D'autres morts encore se dressent, mais i!ans l'ombre d'une crypte royale. Ce sont les membres de votre auguste famille: c'est Léopold Ier, qui fut un sage; c'est Léopold II, qui fut un génie... Ils tressaillent aux cris de toute une nation, de tout lin monde qui vous appelle " Albert le Fort, et ils sont fiers de Vous ! n Grâces à Dieu, notre Roi appuyé sur l'armée fut une force invicible. Désormais la Belgique marchera vers n des destinées merveilleuses. Avec et par Albert le Forî, le pays " vivra dans une paix féconde; et c'est s pourquoi, dans l'enthousiasme des heures inoubhables qui s'écoulent, de toute la force de notre voix, de toute l'ardeur de notre amour, de toute la profondeur * de notre confiance, nous jetons à travers ' les fanfares, les grondements des canons, le bourdonnement des cloches, le cla-!' quement des chers drapeaux,le cri mille ^ lois répété par un peuple libre : it Vive, vive, vive !e Roi 1 Notre Roî à jamais H LA LIBRE BELGIQUE 11 Les hommes ds la, Guerre i' 53. de Broqueviile l A côté du Jàoi, nous verrons, à travers ® no? souvenirs et nos préoccupfiions de ces r-cî4q dernières années, 1 nomfne -politique, x ie Sahef qui organisa la résistance. (J est c . uii (de Broqueviile qui rassembla, après la ^ crifce ministérielle ouverte par la retraite Sl du "Cabinet ♦Scholiaert, les éléments divers ■ de la droite; c'est M. de Broquo/ille qui, 11 , au mil.it 1 de difficultés de tuut genre, eu 8 iaco de la minorité bi-partite unie et tiré- n missante, obtint du scrutin général la eon- S i iirination de la Droite au pouvoir. Dès avant les élections, M. do Broque-' ville avait son idée: pourvoir, en toute F • hàle, à la défense nationale, qu'il savait , compromise en cas de confiiit euroipéen. J ' Aucun parti n'était en ébat d'y auÊiire, s ' c'est-à-dire d'établir le service général. a , à gauche, la majorité et la cohésion man- -quiaient ; à droite, l'état ancien deis esprits s faisait redouter des hésitations. Seul un T. " ministre sûr d'une majorité rajeunie sortie gr-'ice à lui* triomphante d'un scrutin J récent, pouvait réaliser cette réforme pri- 1 - mordiale. M. de Broqueviile le comprit. . Derrière l'art supérieur avec lequel il con- 1 duisit ses troupes au combat, il y avait, l'inspirant, le soutenant, aun haut senti- 1 - ment de patriotisme. Ceux qui ont assisté, f a darus la coulisse, depuis quarante ans, aux f préparatifs d'une élection générale savent 5 quelle clairvoyance, quelle habileté, quelle Q activité ingénieuse et inlassable ils récla- * mont. Bia.remont campagne fut (menée euvec T t pareille résolution et un tel souffle. M. de 1 Broqueviile utilisa le terrain ainsi conqiuiis. f Main de fer sous un gant de velours, il ( > alLa de l'avant, surmontant tous les obsta- ' - clos : ils n'étaient pas minces ou aisés à j 0 tourner. # ' Même parmi les parlementaires qui ja- 1 1 mais no marchandèrent leur concours à -notre établissement militaire, tous n'é- ] taient pas disposés à voir la Patrio en pé- t " ril. Le précédent de 1S70 hvnnotisait en- 0 core l'immense majorité de notre peuple. M. de Broqueviile était informé, mais il \ a des informations, des prouves non ostensibles. L'aacueil que reçut l'exposé des S motifs confidentiel, élaboré par la dipec- i tion politique du Ministètre des Affaires ; S étrangères, dans la séance secrcte de la Chambre des Représentants, fuit plus eon- < preint de scepticisme que d'enthousiasme, i Il ne faudrait pas l'oublier ^ aujourd'hui, pas plus que l'on ne pensera à faire ara re- < proche à personne de n'avoir pas anticipé 1 sur les 'événements, du moment qu'il est 1 clair que la le<;on n'est pas perdue. 1 X Le maréchal h'dberts, âgé de pl;u\s de 80 « ans, voulut mourir au front anglais, en s France, où il était venu réconforter le sol- 1 3 dat dio ses sympathies et les officiers de ; ^ sos conseils; le « Times », qui l'avait aidé -avant la guerre dans sa proipagande poux • c le service général, nota que, après la ca-li tastroplhe, il n'avait (pas ou un mot de bla me pour ses adversaires de la veille pas " un mot pour s'applaudir d'avoir deviné .- juste et à temps. Le vieux maréchal était un grand soldat et >un excellent chrétien. Son exemple fut pliuis éloquent que les plus ® aiaeifoes récriminations. S Gouverner c'est prévoir: le baron de „ Broqueviile a eu ce coup d'co.il. Deux hom- 1 mes dont les qualités des hommes politi- , 1~ truies présents et à -venir n'oft>ligeront point s a nier le mérite, M. Beernaert et M. Vvoes-te, avaient été ses ,parrains; oe n'est pas s sans do sérieuses garanties ^ que le (loi - avait fixé son choix sur le député de Turn- 1 hout, esprit ouvert, mûri par l'observa-tion, d'urne bonté prenante, ferme avec de il la souplesse, toujours^ maître de ses nerfs et ne perdant pas un instant do rue le but élevé qu'il s'est assigné. A son initiative los Chambres votèrent les ^ effectifs* la Droite vota de plus les crédits et M. do Broqueviile insuffla à l'armée l'élan, une 1- f,'me nouvelle : rappelez-vous ! # on eitt dit que quelqu'un (battait mystérieusement la charge. 's Un rapport de l'Ebat-major allemand, t, daté du 19 mars '1913, îérvèlo à quel noint la réorganisation militaire, entreprise nar JM. de Broqueviile, contraria les desseins des centres militaristes de Berlin. Il fallait, au moyen de la diplomatie, surveiller cette «réorganisation, et dans quelle direction elle s'orientait. Un avenir prochain peut-être nous en apprendra davantage à ce su^et. D'après <uin discours tprononcé aux grandes manœuvres suisses Guillaume Il affectait de s'imaginer que la neutralité de la Belgique était à la merci d'une : ohiquenaïukle et laissait su^-^oser que pour qu'elle fût iblen iréello il était nécessaire de lia (garantir par l'occupation allemande. M. Er/bergor, membre du Gouvernement actuel à Berlin, a établi dans un livre sur la Société des dations qule la Belgique, en 1311, n'a manqué à aucun de ses devoirs, a correobament suivi la ligne droite. M. de Biroqueville et le Roi peuvent revendiquer une belle part d'honneaur à raison do ces pages de notre 3iistoire, qiJÉBE'Steront des : plus émouvantes, des plus^^C'cisivos. ->1 conviendra d'y joindre, à l'heure opportune, le chapitre de nos relations avec los Alliés : on verra avec quel doigté îles négociations, parfois très délicates, ont ^ ete , conduites, ^.uel que soit le coté anecdoti-1 que de la retraite de l'ancien chef du Ca oinet, il reste vrai, dès à présent,^ qu il n'y a pj.s eu solution do continuité entre ' los « directives > de M. de Broqueviile et celles de M. Coroman, son «minent succès saur et ami: do discours-programme de ce 1-ui-ci a rparu à tout observateur l'éloge ou : la paraphrase de la politique de celui-là. Les grande.» pensées viennent du cœur, , .^-t-on dit. Le bon conseiller, qu'un cceur noble et généreux ! Les .actes puoiics de fti. 5 de Broqueyilie s'inspirent des mêmes sen-iments qui ont porté ce père à donner ses fils au (pays sous les armes. I ne des re-" çles de vie d« la nouvelle génération devra ; otre de faire plus large place à 1 admiration due aux bons serviteurs de la cause 1 nationale., Os ps it Seuils Mimai 2 S fait psir raiaiir fin mil- g IiOri-3 i PSFilili. S iDans «les derniers jours de l'année 191-1, 3w l'ambassadeur des Etats-Unis à. Londres,!^ voulant déciire d'un mot l'œuvre entre-jJJP prise par le Comité National de Secours;? et d'Alimentation de Belgique avec le con- ( s oo.urs de la « Commission for ïtèlief in j., Bcigium >, n'hésita pas à dire qu'elle 1,° constituait l'entreprise la plus ©igantesqne , ' " qui, en (praeil domaine, eût jamais été mi-* se sur pied. ; Très rapidement, au début de l'invasion, ^ ■s tm jour vint, en octobre 1014, « mads la ' grande masse de la population ne l'a ja- , ^ i_ mais su > où les autorités communales des r"' J" grandes villes de Belgique aperçurent net- a tèment le spectre de la famine _ pour ton- ^ tes les classes de la société : il n'y avait ' plus de farine que pour 15 Jours. •t Grâce à MM. Solvav, Em. Janssen,Max, ™ i Jadot ©t Franoq.uii, des mesures furent on:-ses d'urgence. Ils dépêchèrent a_ Lundrcf, ^ avec mission d'y acheter des vivres, tuta ^ Américain, M. Shaler. Mais cette mission 111 l se heurta aux hésitations du gouverne- so ment anglais qui craignait do comproimet-° tre, on laissant entrer des vivres en Bel-" gique, le succès du blocus décrété contre sl ? l'Allemagne. ™ t Des ncwooiatioBS ardues eureat lieu pnr la l'intermédiaire des ambassadeurs d'Es.Da- P; !" c^ne et des Etats-Unis à Londres et à Ber- s= j lin entre els cabinets anglais et allemand sn X au sujet du ravitaillement de notro pays ,J en farine et en froment, et le 10 octobre ,'t 1914, le gouverneur général allemand von ïe der Goltz donnait, par ^ écrit, ^ l'assurance ' formelle que les v-ivres importés par le Co- J? L,c mité National seraient exempts de toute ^ Ie réquisition de la .part des autorités mdi- ! ^ s taires. Dès le lendemain de la recention ^ il de cette lettre, MM. Francqui,Lambert et ^ n. Gibsoin, secrétaire de la Légation des ^ à Etats-Unis à Bruxelles, partaient pour Londres ; leurs délibérations avec lc gouver-a- nemeiït britannique furent couronnées d un à succès complet; ils rentrèrent a Bruxelles é- porteurs de l'autorisation d'importer tou-é- tes les denrées nécessaires à la population n- civile belge, à condition qu'elles seraient e conivoyées jusqu'à notre frontiere par la \ « Commission for Relief m Belgnum » et n- eue leur répartition dans toute la Belgi-es que se ferait sous le patronage des rnmis-c- très d'Espagne et des Etats-jj|'is à Bru- 'P- es xelles. . . , $£>.. u, la Telles sont les orjgin.es de cette œuvre £ n- qui figurera dans l'histooque de la guerre e. mondiale au nombre des plus grandioses, li, Bientôt, par des rapports actuellement e- sous presse, on pourra juger de 1 ampleur ^ oé presque inimaginable que les événements st lui donnèrent. Mais dès a present on peut «« d'-un premier et rapide coup d ceil en me- £ 80 surer la prodiigieuse étendue. sn Au 1er novembre 1913, c est-a-dire après >1" nn peu plus de quatre années de fonction-ie aoment. te Comité Natimial avait am,porté " lé 3 9?«S.5ô9 tonnes de vivres représentant tu une valeur de 3,&51,5(M,118 francs, a- Interviennent dans ces oliiffres : le tro-^ ment pour 124,913,602 tonnes valant fr un ^ as milliard 1-24.913.684; la farine pour 331.193 ^ 10 tonnes valant fr- 230.51 J:^93 ; le maïs pour J ât 403.931 tonm.es valant fr. 179.931.706; le riz n- cour *ï?0.vS03 tonnes valant fr. 140.303.240 ; . ws les pois pour 31.800 tonnea valant fr. 30 ' millions 3-870; les haricots pour 115.439 ^ de tonnes valant fr. 1.16.5^4.695 ; le lard pour ^ n" 91.676 bonnes valant fr- 251.565.S18; le sain-bi" doux pour 152.940 tonnes valant fr. 453 Qfc nrillioms 11".788; le lait pour 51.605 tonnes ' ÎS" valant fr. 77.G31.965; le café pour 31.948 as tonmes valant fr. -58.70/.435. loi g0 figure-t-on lé labeur que représente © n- ]e transport, la manutention, la réparti- rj r£l" tion de telles quantités? Rien que pour le ^ service maritime il fallut 60 steamers de ^ ris haute mer exclusivement affectés à cet ,ufc usage; ces steamers durent h tous elurs ve voyages éviter la zone barrée, c'est-à-dire faire le tour ipar îe nord de l'Ecosse. Et do cela n'a pas ennpêcbé le torpillage d'une n.e vimgtaine de ces navires <f\ii ont sombre lit wqç içpr cKargement ; à la suite de chacun z *a de ces torpillages il a «fallu faire fiaee, q d'urgence, à uu déficit dans le ravitaille- r fd, raent. Cette sibuatiou s'aggrava encore ^ int quand l'Ajnéniiqîue entra en lice et que , toute la flotte £ut mobilisée ,po.ur les be-nB soins militaires. Les arrivages bq ralenti- c 1-^rent et l'on dut vivre au jour le jour. Vers îr le même moment, par suite du déficit dans c- ta récolte du froment aux Etats-Unie, le in Comité National dut pendant plusieurs à semaines se contenter, au lieu de fro- t" :é ment, do « substitut-es », c'est-à-dire d'or-1- ge, de maïs, do seigle et de farine de qua-> ; lité inférieure. déln ie, Que de fois, en l'espace de ces quatre J< ir années, on a entendu des gens .plus on- vin re,clins à critiquer qu'à réfléchir, blâmer le P- Comité National de ne pas les ravitailler A, it plus largement. Il n'eût pas demandé es ir, mieux. Mais le -Comité National ça'est pas son: ;n ! un organisme qui s'approvisionne libre- veu s» ' ment, il ne reçoit pas autre chose que la part — et quelle immense part, pourtant, sr 011 vient de le voir ! -—que les Alliés lui font dans le total des vivres produits dans le' monde et dans l'ensemble des moyens de ' 1, transport disponribles. ■ li_ ' La guerre en absorba énormément et la w e,9 guerre sous-manine détruisit des milliom de totnnes. L; ^.e On fera un jour l'histoire des crises que puis l" ; le Comité National eut à surmonter.Quelle ingéniosité il fallut, à certain moment, dé- reil. 111 ployer pour répondre à des besoins ur- voii gents ! ! les Un exemple entre cent. Il y a un cer- vis» 3 tain nombre de mois, quand le froment ®" n'arriva plus d'Amériqjue qu'en quantité V )U | insuffisante, le Comité National s'ingénia est • j à tirer du maïs tout ce qu'il est possible fpai" r' ' d'en tirer : de la farine, du gruau, de la me, : céréaline pour remulaoer 1© riz dans les vie |soupes communales; des tourteaux, qui ont êtes n" permis aux œuvres d'aliments.» leui^^bétail mêl ®s|et leurs "porcheries ; de l'huile, qui a per- san e" imis aux charbonnages de continuer l'ex- irjai rîV j traction ; de La mayonnaise : du savon ; de oui a~|la graisse consistante; do^ la levure; de leui se l'alcool pour les pharmaciens et les servi- que ces hygiéniques, * etc. # que Un des avantages les plus importants sen que la création du Comité National ait ami a rendu à la Belgique, c'est que les iv^s Vie représentant la valeur des vivres impor seci tés, c'est-ià-diro plus de^ 3 millirar-îs t'e est [francs, n'ont «pas dû sortir du pays En ef- les - fet, les vivres ont été achetés sir. moyen vai-d'argent mis à la disposition de la <; Ce m- tre imission fior Relief -in Belgium > par ljc. gou- ibla vernement belcre, argent Due r"Jui-C! a pu tée. emprunter à l'étranger. S'il en avait les autrement mous aurions eu à supp-orter la mei a'"' dépréciation du change, et non seuleni-Mitjray 'p' nos vûvres eussent coûté beaucoup^ pr-is-cosi ficher, mais nous aurions été saignés de. çr,u tout, l'or qui restait dans le paya. . j de /J-"I C'est une erreur de croire que le Comi-.fcra îu'té National a pu subvenir aux besoins de sjst 1 toutes ses œuvres d'assistance au moyen ,vag l-e du bénéfice réalisé sur la vente des oro- ; ^ou dui.ts imoortés, et qu'il a dû sans cesse augmenter le T>rix du pain pour alimenter t-ltç ?' le "fonds de chômage. Les prix .payes en • Belgique nour les vivres importés sont, à îa" très peu de chose près, ceux rayés dans tous les pavs alliés. Par exemple, pendant presque toute la durée de la guerre, le ' 1 a pain a été moins cher en Belgique quen Angleterre. Cela provient de ce que le Go-mité Nn.tional a profité, en Belgique com-r; me à l'étranger, de nombreux concours S gratuits et d'urne réduction de prix, soit nit,' pour l'acquisition de la marchandise elle- O même, soit pour son transport, soit pour ; ^ son entreposage." , . lett f Après l'entrée de rAmenque dans la guerre, la production des Etats-Unis a «stc fT" strictement répartie entre les pays consom- , mateurs, mais la Belgique est restee 1 en- . fant privilégiée des Alliés. -Sans doute le ^ nn_ partage enitro toutes les niât ,o^is ^nteres- pci sées n'est .cas chose aisée, et 1 on conçoit tri ,.1fi sans peine qu'il n'a pas toujours ebe -nos- un sible de doser exactement ce q,u il fallait a ce] K,,p chaaue navs n^our laUi donner une alimen- ta tion idéale. Mais n ul homme de bonne foi. , nCC connaissant les diif3icu»ltes qu il a, fallu -^n. vaincre, ne contestera, que si le Comité Na- 1 < tional n'avait oas existé, plus de dix mu- atl ,nî- lv>ns d'êtres humains auraient connu les co: î-'n i angoisses des jours sans nain, et finale- pj- ! ment les affres d'une famine telle que la et des : grande niaijorité de la nation n y eût pas ^ La rentrée du Eôï " p Le Roi, la Reine, les princes Léopold et ^ Charles seront à cheval, accompagnés * d'une suite nombreuse-... 4 A Koekelberg, l'administration commu- 1 nale soultaitera la bienvenue au Roi à son A passage sur le territoire de la ^ commune, d En prévision de cette cérémonie, une tri- g buno sera établie chaussée de Gand, a l'in- j tersection de la rue Jacquet. A la limite du territoire de Molenbeek-Saint-Jean vers Berchem-Sainte-Agathe, Leurs Majestés et Leurs Altesses^ Royales seront haranguées par M. Mettewie, £f. de bourgmestre de MoLenbeek-Saint-Jean, eii- J touré du collège échevinal et du conseil '*• communal. , . Sur le parcours du cortège, à partir du Marché-aux-Po.ulets jusqu'au haut du boulevard Botanique, les élèves des écoles of- j, Sicielles et libres du grand Bruxelles for- ^ meront la haie. c Chaque établissement scolaire -— demns les écoles primaires jusqu'aux athénées — g sera représenté par une délégation de cm-quante élè?v<v-. Les drapeaux scolaires ac- £ compagneronc les délégations. _ . () Le long du trottoir du parc, la baie seia | faite par les mutilés de la guerre.^ Ce^'oia > la note pénible dans cette journée d allégresse... . Y 1 Cinq cents jeunes filles chanteront la « Brabançonne » au moment où les Sourve- j rains et Leurs Altesses Royales pénétreront dans le Palais, devant lequel seront massés tous les drapeaux des écoles du = grand Bruxelles. £ Le Palais de Bruxelles n'étant pas encore suffisamment prêt, 1© Roi, la Rein© et ^ leurs erifants résideront pendant quelque f temps au château de Laeken. c •—— 1 Le Nouveau Gouvernement ; Nous croyons savoir que M. le baron Ru- 1 zette, gouverneur de la Flandre occidentale, s qui avait d'abord, pour des motifs do santé, c refusé de faire partie du cabinet de la res- 3 tauration nationale, vient, sur les instances j de ses amis et en vue du bien général, d'ac- ^ cepter le portefeuille de l'agriculture. c Un télégramme du Roi. le Roi vient d'envoyer le télégramme suivant A l'administration communale de Bruxelles en réponse au télégramme de dévouement que ia ville de Bruxelles lui a adressé, le 17 novembre dernier, jour de la délivrance : Je remercie sincèrement Monsieur l'Eclie-vin Lemonnier du chaleureux télégramme qu'il m'a adressé au nom de ses concitoyens. C'est avec émotion que la Reine et moi nous songeons à notre retour dans la capitale \ endredi prochain. .(Signé) Albert. Lo_phem, 18 novembre 1918. JOIES Bl DOOIEUHS La singulière vie que nous menons de lis quelque temjps ! Rarement les joies e s douleurs se sont mélangées «avec pa iii® continuât©. La nuo, pour qui sar ir, offre à l'heure aoLuelle les specta»tie: j pdus variés. Partout autour de no un siîi>lc3 ou- invisibles, éclatent les (bon <a,ra et les sauffrancos. Voici votre gars revenu, la maman.Qu'i t transformé depuis quatre ans ! il ébai ,rti imberbe, gringalet et le voici (hom k, la poiitnine large, le teint hâlé par i; e au grand air, les traite durcis. Voues heureuse, et pourtant à votre joie s-; Ile la douleur : c'est qu'il revient seul ,ns son frjrc, soldat comme lui. Et le amans qui n'attendent plus personne e ni traversent nos .nues., frissonnantes sou ur voile de crêpe: ne croyez-vous pa ie tous ces déploiements de dra/peaux ie toutes ces clameurs de fête, n'aigui nt .pas leur soiuffrance ? Et toi, _ petit nie, qui Cfhiaïq.ue soir reoomma,ndais< à 1; ierge celui qui était ami loin, jo sais 1 cret de ta nervosité et de ta (pâleur. «Il t revenu pourtant... Avant son dépar s paroles qui définitivement lient n'a tient pas, il est <v.rai, été gacronoÉ" • Mes en e vous. Mais «ans s'être .parlé, il to sem sit que l'on s'était compris ; et tu es res e, oomptant sur lui, «entant l'absence s dangers qu'il courait, fortifier l'attach»: ent que tu «avais pour lui. Il eç.t revenu tyonpant et glorieux ; mais, ^ hélas ! ao eur est à une autre rencontrée Jà-«bas. T «uffres silcnciouse,ohère petite^ autou 3 toi on s'étonne de te voir si peu d'en ain en ce temps d'enthousiasme : tu as stes, les oreilles .bou-rdonetantes, les ycri î.gues, à l'écroulement d'im vive qui iii hute ta force ipctàdant la traverse© u aatre années maudites... Ce n'est rien,pi te. ce n'est rien : c'est la vie. m \ i ant 1 -J® LES ÂD3EUX DU GOUVERNE-co" MENT BfcLGE AU HAVRE ET ; A SAÎNTE-ÂDRESSE. île- On télocrrapluo du Ilavre, à la d-ite du 18 novembre, nuy que M. Cooreman, président du conseil de Holsriquo, a ; i adressé aux maires t'u Ilavxe et de Quinte-Adresse la , ' lettre suivante : la ; ■été Bruges, 16 novembre 1918. om" Eloignés de leur pays par les tragiques e]e exigences de la guerre, le gouvernement res- belge et plusieurs milliers de ses comparait triotes ont reçu dans vos cités accueillantes x>s- une hospitalité dont le souvenir ne s'etla-it * cera ni de leur mémoire ni de leur cœur. Grâce à l'asile que vous leur avez réservé, jjlJj les réfugiés belges ont pu, sans oublier leur Na- patrie lointaine, goûter au sein d'une mil- atmosphère de sympathie un puissant ré-ies confort dans les longues épreuves de la a'B_ séparation. Chez vous ils ont connu les joies ' la et les tristesses de la vie : ils y ont fondé pas des foyers, ils y ont établi des berceaux, ils y laisoent. des tombes. L'allégresse du retour au pays ne nous défend pas contre l'émotion que nous éprouvons à l'idée de quitter l'asile où nous avons passé quatre ans de notre vie. Nous ne , partirons pas tout entiers. Notre gratitude , "n,es vous reste : elle vous demeurera, déliant le mu_ temps et l'oubli. Laissez-nous vous prier, son Messieurs les maires, de vous faire auprès me. do vos populations les interprètes de nos tri- sentiments et de leur transmettre le salut m" de notre sympathie profonde et durable. îefc. ' COOREMAN. jho, de s Le secoars-onoiiiage du ei la reprise u travail. _ Parmi les secours du C. N., un des plus ~ importants était le secours chômage. Son but essentiel était de venir en aide à la • classe ouvrière par une allocation rempla- çant partiellenient le salaire qui faisait dé- faut. Il fallait soutenir la classe ouvrière ' " pour ne pas compromettre le relèvement de notre pays dans la période d'après-»ia auerre> l'empêcher de s'expatrier, et sur-tout la mettre à même de résister aux of-fres alléchantes de l'ennemi. Il fallait aussi empêcher notre p«uç>le de ja mourir de faim. ve_ Au début, le C. N. s'efforça d'assurer re_ l'occupation des chômeurs en accordant des >n^ s^ibsides aux travaux communaux et en or-çjai ga-niisant des prestations de travail des secourus- L'institution du chômage partiel co favorisait la oo.ntkiuation du travail. , On sait la politique cniminelle suivie par me ^'autorité allemande : Obtenir le iplus ^rand 1 nombre de chômeurs possible afin d'avoir de la main-d'œuvre à sa disposition pour l'embauchage dans ses usines d'afoord, et ensuite pour l'enlèvement loroé. Les inter-\ dictions allemandes se suivirent et restrei-gnirent le oh&mjp de l'activité industrielle, tu- En présence de cette sibuatâon, le O. j*. »le, soutint indirectement la résistance de la ££ classe ouvrière ; et cette résisbance, on le ' sait, lut admirable. Mais cette sibuabkxn doit finir et il s'agit ces de restaurer l'industrie nationale. Cette es-&C- ipèce de rente, très attrayante pour les chômeurs d'ihabitude, cessera d'être servie. L'article 12 du règlement du -C. N. en cette matière déclare «exclue de tout secours toute personne, et avec elle son ménage, 'i q.ui refuse d'accepter un travail convenable approprié à ses aptitudes professionnelles - et aux conditions de salaires ordinaires. _ • Le C. N. entend que cette disposition soit appliquée dès aro/Qiurd'hui. Il va do sexi qu'il m'est pas possible d'envisager la suioo^es-sion »mre et simple du secours du jour au J lendemain. Il continuera à se justifier peïi- • daut une «période transitoire, iuqueile pas-< 5 3ée, il disparaîtra, 3 Toutes les mesures doivent être prises pour sauvegarder la dignité et la valeur de l'ouvrier et, en cette matiere dclicate, on suivra d© préférence les règles adoptées Nouveaux ministres d'Etal. j. On annonce comme certaine la nomina-^ tion de cinq nouveaux ministres d'F.bat : .- I MM. Max, Carton de Wiart, Segers, Fran-;t ' qu i et Masaon. ;s \ M. narmignies ira aux Science© et aux i, Arts ; M. Jaspa r, aux Affaires économiques, i- j. l u clnii iss sïteiS. is e îs Comment se débarrasser des charges te la Guerre ? !s IS En attendant que la presse allemande nous apport# f, un récit exact de la révolution en Allemagne, de se» i- procédés, de ses manifesta""™* r* ses conséquen-e ces, toutes choses ?■ r lesquelles il n' --t pas permis de ix se îier absolument à l'Agence de enne l'organe [•e officieux deii ltô|)uciiq.cs^e -t- ocneideman et Hase 1:> après avoir été l'organe officieux du gouvernement impérial, —il est do quelqce intérêt do supputer à puel prix, sinon à quelles conditions, l'Allemagne ré-soadra la'question qui se dresse-en tèto do ces lignes. __ Certes, nul à cette heure no saurait diro ce que coû-itéra à l'Allemagne le grand conseil tenu à Potsdam au mois de juillet IS1-1, où la guerre fut décidée, où i'ut-j arrêté à tout le moins rultimatum à la Serbie, quoi, | qu'il advint. Si les Alliés ont ïixélechiliro, il n'est pas ;1 > j officiellement-connu. Uno trôchuro jiangermaniste. în parue il y a trois mois, sous le tit.ro ci-dessus, présen-n tait un dijîtyque;-d'un côté, un Allemand guilleret et ;r fle:*, avec, à Ha main, les 5 milliards de la Dente de' MBïn-' a- pire antérieure à la guere (tel devait-être losort.de s- l'Allemagne dans le fcas d'une paix allemande, c'est-»* ix dire victeneure) ; do l'autre côté, îe mémo Allemand ut haletant sous.un lourd-sac do 170milliards de dette, ie dont lo poids retombera sur l'Allemagne si les Alliés e- ofciier.nentïa pàix-sâhstdovorr payer des indemnités : ia jiaix de famine. Le calcul était établi sur les données, de fin 1017; il no .prévovait pas le cas actuel ; non seulement les Alliés ne paient- rien à l'Allemagne, mais l'Allemagne sera tenue envers les Alliés à concurrence «le sommés rm-— menses, ne fût-ce qu'à titre de dédommagements. La description des-impôts à mettre en Allemagne, "jr dans l'iij'potln'îso d'une paix Schoideman ou paix de ^ famine ou paix do la défaite, était émouvante sous la plume de l'auteur pangermaniste, chargé de propager au front ot dans le^ heimr.t* la bonne' doctrine do ,0 Lùdendorf,qùi j)ourrant, à ce moment-là. s'il n'eût été a aveuglé-comme tous toux que la Providence voui la i>erd;*e, aurait dû savoir que sa chute était certaine.e6 iinmiui'iite. grandi ose,, au contraire, lui aj»paralssfti£ l'avenu- do son-i-ays (luns IT-yj-othèso alle mande»', ielon l'expression <!u Kaiser. On mettait pu-«-remeut et simpieme -1 à la charge de l'ennemi 20u mil* ^ îiarus : 120 milliards du chef des dépenses de guerre, 43 milliards pour la rente et les armements, 5 mil» a- liards du chef de dégâts coloniaux, "0 milliards du clieî gg des partes .essuyées par l'industrie privée. Soit 13 mil-• liards à payer annuellement à l'Allemagne, intérêt et amortissement! L'auteur oubliait la part due aux aliiés de l'Allemagne. Sur la base de HO %, cela por«-é, tait la dette des Aliiés à 300 milliards ou 19 1/ï \±Y milliards annuellement, amortissement et intérêt. La brochure do Lohman était discrète en compa« , .raison do Ilenri Clatz, président de l'Alliance panger* maniste, dans Deutsches Kriùgscie.l. 11 frappait ïinari-la cièroment l'en:iemi : en représailles jiour les assassi» os uats (!) commis sur dos Allemands, pour réaliser un» belle colonisation à l'intérieur, pour résoudre le pro-, blême de l'habitation suivant le ])rincipe : à chaqutt famille sa maison, pour garantir des salaires aux hommesjna riés et des indemnités aux cnfanrs. au pro-HS lit. des officiers et des employés. L'univers entier au-U_ rait sué, haleté pour transformer l'Allemagne eu nç. lîUdorado. M. Glatz se disait: puisque le Trésor de l'ennemi sera fort démuni, nous nous attaquerons aux source» ie colossales de richesses que des Belges et des Français le possèdent en Autriche, en Pologne, en Russie, en j. Roumanie, même en Allemagne : fabriques, établis-« 1 sements de gaz et d'électricité, chantiers, usines-à es pétrole, charbonnages, etc. Ces sources de richesses, OS il les évaluait à 200-milliards. ut La brochure Lohman esquissait un programmi financier : en un tour demain, l'Allemagne était investie de toutes les voies de communication, deslrésors miniers : charbon, fer, sel, huile", du fond etdu sous* sol, des forêts et domaines, de toute contrée propre à t des établissements, dans les territoires cccupés..:La Belgique, le Nord do la France, la Lithuanie, la Cour» lande, la Roumanie et la Pologne rapporteraient, à dire d'expert, GO milliards.JUne .partie do ia flotie enne- nmio et du Canal de Suez rapporterait 12 milliards, fi resterait à couvrir 128 milliards par la livraison do • matières premières, de semi-fabrieats et de denrées ug alimentaires, et en argent, le tout de provenance eu. ^ «omie. Sans préjudice : 1° do la part des autres alliés i de l'Allemagne ; 2° de l'augmentation proportionne»* i à la prolongîition de la guerre, car tous ces calculs w" étaient arrêtés lin 1917. l^îls étaient les chiffres certifiés exacts par un hom-îr® me compétent, Fischer, de Munich, disait la brochure. ^ C'était, en préparation, une nouvelle édition de ss_ vieille formule : le vaincu devait payer au Yainqueui ^r- trais de la guerre et, si possible, quoique chose par of- surcroît. En lb70, l'Allemagne s'était l'ait rembourser par la France ses frais immédiats de guerre, soit 1 mil de liard 2 millions;4 milliards avaient été jugés par o!l« une indemnité suffisante. Depuis août 1014, le Keiclis* •or tag a voté en frais de guerre immédiats 130 milliards : les en y ajoutant les frais de tous genres, rentes, etc., on 3r- arrive sans peine au total ci-dessus. 5e_ « Prétendre que ces sommes, de 2 à 300 milliards, ^e] puissent être extraites de la bourse publique des Puissances de l'Entente, même au cas d'une victoire alla rar mande complète au sens pangermaniste, on no l'ose» j rait, pas même dans le camp pangermaniste. observait le député Hof. D'après les statistiques, la fortune pu-3ar blique, avant la guerre, représentait en Allemagne da l1^ 8 à 100 milliards, en Franco 2 à 230 milliards, en Angle et terre 3 ou 340milliards, aux Etats-Unis 785 milliards *T.~ En somme la fortune publique n'a qu'une valeur rela ei~ tive; elle repose sur le travail, son fondement ot sa le- ' condition; c'est le travail qui le met à fruit. Sol, mines, ->-•« • fabriques ne valent que si le travail s'en mêle. L'ap-la provisionnement, en argent comptant, en or, est si le mince, qu'il est à peine utile d'en parler à l'égard do ces sommes fantastiques. » £it C'est donc au produit du travail qu'il faudra de es- mander, de part ou d'autre, de quoi couvrir les indemies nités ou dédommagements. A co propos, la statistique je, d'avant la guerre ouvre quelques perspectives, lia

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Dit item is een uitgave in de reeks La Libre Belgique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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