La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 23 Mei. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 20 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4f1mg7gn8k/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. DIMANCHE 23 ET LUNDI 24 MAI 1915. Nos. 143 — 144. "lTgrande guerre. l'italie luttera pour l'affranchissement complet—la mobili- I SATION generale decretee-RAPPEL DES» classes.—l'autriche en appelle aux; traites—les deux frontieres fermees—les ambassadeurs partent. — en france et en russie.—avance dans les dardanelles. Alea jacta est ! Le sort en est jeté, et bien i;ae jusqu'ici il n'y ait pas encore de déclara-ion de guerre officielle on peut dire que vir-I • tellement l'état de guerre existe entre l'Italie et la Duplice. Epousant la just-e querelle des Alliés, l'Italie luttera à leurs côtés pour abais-- r l'orgueil des deux Empereurs, pour anéantir leurs rêves sanglants d'hégémonie et de pui ; ince mondiale, pour libérer ses nationaux encore asservis au joug autrichien dans le Trentin, la Dalmatie et l'Istrie. La mobilisation générale est décrétée, Jisons-nous. dans iin télégramme, et a commencé hier à une heure. Les classes de 1886 à 1896 sont rappelées, et avant le 25 prochain, tous les Vmmes de 20 à 39 ans devront rejoindre les l ctpeaux. Par ordre des ministres de la .. .io et de la marine les provinces suivantes •il déclarées en état de guerre: Udine, Son-Brescin, Rona, Vicenzà, Bellune, Venise, L'évise, Padoue, Mantoue et Ferrara. Il en r. de mémé pour les îles et toutes les combines de la côte de l'Adriatique, ainsi que pour les forteresses qui peuvent être déclarées «n f'tat de ' résistance. Tous les véhiculés et ! 1- s chevaux sont réquisitionnés. Déjà sur la frontière des rencontres auraient eu lieu entre des chasseurs alpins italiens et une patrouille autrichienne qui fut repoussée et vigoureusement poursuivie. On croit, dit le " Matin " de Pari . qu'il n'y aura pas d'ultimatum ni de déclaration officielle de guerre, et que les canons partiront tout seuls. Le refus de l'Autriche d'adhérer à la clause 7 de la Note du 4 mai donne à l'Italie une entière liberté d'action et en conséquence la remise de leurs passeports aux ambassadeurs suffira pour éta-un état de guerre^ qui existe déjà pratiquement, les deux frontières étant fermées. Que cette situation ne plaise pas beaucoup à l'Autriche, cela va de soi. Cette puissance, déjà moralement déchue, a usé d'un dernier moyen, qui doit avoir fort amusé le père Guillaume: elle a notamment reproché à l'Italie la in observance du traite d'alliance du 15 délabre 1913, qui prenait fin le 13 juin 1920. Pensez-donc, un traité ! Quel sacrilège au point de vue des compères austro-allemands, :ui ont un respect sacré—on le connaît !—pour M ce qui est écrit et signé ! Que l'Autriche l'accepte pas de responsabilités pour ce qui : en résulter, à elle à le savoir. Elle le aura sans doute prochainement et à son [rand regret. Elle prend néanmoins ses précautions, et lans la région de Frioul elle coupe toutes les ommunications par chemin de fer, détruit les ignc; entre Vosino et Borghetto, et fait sauter es ponts. Le général von Hindenburg, re-nercié sur le front russe et sur le front occi-lental, s'essayera, dit-on, contre les Italiens, -e sera sa dernière chance; si elle ne réussit •as, il lui restera la culture intensive des lommes'de terre. Herr "von Bùlow a fait ses adieux; après voir rendu visite au roi Victor-Emmanuel il allé en personne chercher ses passeports, t suivant le " Giornale (L'Italia " il serait ctuellement déjà en Suisse. . II est assez étonnant que l'Italie l'ait laissé '"tir, car à la frontière allemande 30,000 taliens en route pour leur patrie ont été rrètés comme otages; il en est de même à iruxelles, où tous les Italiens sont retenus -puis le 10 mai. La Duplice peut s'attendre à d'autres com-•lications, car la Roumanie est toute prête, ^ce son armée de 400,000 hommes, à se jeter i " de l'Italie, et comme la Bulgarie lui a wnné des assurances de rester neutre, un •pstacle sérieux à son entrée en lice serait unsi écarté. En 1-rance et en Russie, entretemps, les nou-1 l'-s restent bonnes. Les troupes britan-ïiques opérant dans la secteur de Festubert ;:i: fait une nouvelle avance et y ont capturé les tranchées et d'importantes positions; à <.uinque Rue, de même, de nouveaux progrès !nt été faits. Les Français, de leur côté, ont nettoyé " toutes les tranchées se trouvant le 011 ? de la " route blanche," et tout l'éperon de ■eue route est entre leurs mains. Au sud-est [a chapelle de Notre Dame de Lorette, ils °-u arrivés jusqu'à 100 mètres du point nord-<1 Ablain. Suivant le communiqué d'hier iprès-midi deux attaques allemandes, l'une autour d'Arras et l'autre sur l'Yser, ont été '«poussées. D'autres attaques furent exécutes contre les positions de Neuville Saint-Jaast, le village et le cimetière .et près du labyrinthe " et ont été repoussées. En Ar-ils firent sauter plusieurs mines et payèrent de s'établir sur les cratères ainsi ormés, mais ils en furent rejetés. , |'-n Russie, en particulier sur le front de I Micie, les attaques allemandes faiblissent, et lans certains districts l'ennemi se met sur la • i 'nsive. Sur la rive gauche de la San les dusses ont occupé plusieurs villages, ainsi lu un village sur la rive droite. Devant î'zemysl il n'y a aucun changement. Dans la ^'•on de Slonnsko plusieurs centaines d'Allemands ont été faits prisonniers et à Gawaclow aeux détachements se sont rendus. ^ans les Dardanelles les forces anglo-fran-^s ont fait une avance considérable. Les ,!u'£9 essayèrent d'envoyer des renforts à p-Bashi-Liman, mais on veillait d'en haut, et pS aviateurs les bombardèrent copieusement. • -idant la nuit du 18 au 19 les Turcs doivent ay°ir perdu 7000 hommes, tandis que les Alliés II °nt perdu que 500 hommes. , -Irançois Faber, le coureur cycliste qui maintes fois vainqueur du "Tour de *nce," aurait été tué le 9 mai sur le front, nord d'Arras. Dans la même région, le •S'enter allemand Mayer aurait été surpris dé-fcUlsé en sergent-major français et tué. UNE PROTESTATION DU GOUVERNEMENT BELGE. A NOUS LES COFFRES-FORTS ! Le gouvernement belge a adressé au gouvernement allemand, par l'intermediaire Au gouvernement de Sa Majesté Catholique d'Espagne, la protestation suivante:— Les locaux de l'Association Internationale permanente des Congrès de Navigation dont le siège officiel est à Bruxelles, ont été occupés militairement le 7 septembre. Une lettre de protestation adressée à ce sujet par le bureau exécutif à l'autorité civile allemande fut renvoyée à ce bureau avec la simple mention: "Evacuation des locaux impossible en raison des nécessités de guerre." Le 10 septembre les agents du bureau exécutif furent tous invités à se trouver à 10 heures du matin au local de l'association. On contraignit de force ces agents à ouvrir le coffre-fort du Congrès. Les documents qu'il contenait subirent une inspection minutieuse er détaillée. Depuis lors le local est occupé militairement; le siège de l'association a donc cessé d'exister. L'autorité allemande s'est emparée des meubles, dossiers, bibliothèque et archives de l'association. Le gouvernement du Roi ignore si le coffre-fort contenait à ce moment des valeurs. Les meubles ont été acquis pour la plupart par l'Etat belge, qui met le local à la disposi-a.on. l'association; mais les dossiers, la bibliothèque et les archives appartiennent à I association et constituent par conséquent de la propriété privée. Le gouvernement du Roi proteste contre cette appropriation accomplie et violation des articles 46 et 53 de la IVe Convention de La Haye, qui a été signée et ratifiée par le gouvernement impérial allemand. Ces articles stipulent que la propriété privée ne peut pas être confisquée (art. 46) et que l'armée qui occupe un territoire ne pourra saisir que le numéraire, les fonds et les valeurs exigibles appartenant en propre à l'Etat, les dépôts d armes, moyens de transport, magasins et approvisionnements et en général toute propriété mobilière de l'Etat de nature à servir aux opérations de guerre. LA VIE A BRUXELLES. On apprend de Bruxelles qui MM. de La-lieux, C. de Burlet et Léon Van Ham ont été mis au secret durant trois semaines à la prison de Nivelles De -là, ils ont été transférés à la prison de Mons, où ils étaient encore à la date du 14 et. Dans le but de ne pas contrarier ces f.s.,B?lges-. les interrogatoires se font, parait-il, à partir de 10 heures du soir, et les efforts allemands portent à amener dés contradictions sur des questions de détails. La mentalité allemande se reconnaît bien là ! LA SUISSE ET LA BELGIQUE. Nous reproduisons ci-dessous ces quelques jolies lignes que M. Rosier écrit dans la Gazette de Lausanne." On y trouve retracées à grands traits bien nets les etapes parcourues par l'opinion impartiale, à mesure que s'accentuait l'emprise de 1 Allemagne sur la Belgique. La conclusion est une fière réponse aux publicistes allemands qui dissertent froidement au sujet-de la vassalité future du pays qu'ils rêvent encore d'inféoder à l'Empire. Brusquement l'opinion se fixe: les armées allemandes entrent en Belgique et J'im-pression d'une grande injustice se répand. On ne comprend pas que ce gouvernement de Berlin, successeur de celui qui a signé les traités de 1831 et de 1839, viole la .parole donnée et piétine le droit public européen sans arguer d autre chose que de nécessités militaires; et la grande voix des masses crie: la bonne cause n'est pas là! " Puis sont venues les violences. L'envahisseur s est fâché contre ce pauvre peuple; non parce qu'il se défendait; il ne se doutait pas de ce qu'était la guerre", mais parce que, sans avoir la force, il ne renonçait pas à son droit. Nulle part, sauf autour des places fortes, on ne rencontrait des soldats; le gouvernement avait désarmé les citoyens; mais de la foule terrifiée s'élevait comme une protestation muette. On voulut en finir en répandant l'épouvante: on fusilla, on déporta, l'incendie étendit son rideau ardent en transformant en une ruine monotone les lourdes bâtisses modernes et les vieilles maisons aux façades armoriees, les cathédrales et les chaumières. Et l'Europe se demanda ce qu'avaient fait ces malheureux pour provoquer un châtiment pareil. "Enfin, ce fut le dernier coup... Le chancelier avait dit: 'Nécessité ne connaît pas de loi.' C'était brutal et c'était vrai. L'Allemagne officielle se repentit de cet aveu. Sur la foi de prétendus documents qui, même truqués, ne représentaient que des conversations sans portée, elle échafauda tout un plan criminel, un vaste complot entre Belges et Anglais... la victime devenait malfaisante. Après avoir enlevé à cette nation sa liberté, sa richesse, sa joie de vivre, l'Allemagne la calomniait. Nous en avons eu le dégoût. " Maintenant il s'agirait de prolonger l'étreinte sur ce peuple décimé et affamé, de l'organiser selon des méthodes qui ne sont pas les siennes, sans jamais plus le laisser libre... C'est une bravade à la conscience du monde. " Mais l'opinion du monde n'abdique pas. II lui est remarquablement égal que l'Italie s'ahnexe un peu plus ou un peu moins de littoral adriatique, que la Bulgarie repousse ou non sa frontière jusqu'à la ligne Enos-Midia. Mais elle exige que le martyre de la Belgique, oe grand scandale de la guerre, prenne fin. Pas de paix allemande ! la paix de l'Europe, la paix qui recrée le droit ! " — Le "Nieuwe Rotterdamsche Courant" annonce qu'une annexe va être ajoutée au budget des Affaires étrangères de l'exercice actuel des Pays-Bas, pour l'établissement d'une mission auprès du Vatican. L'époque à laquelle la mission temporaire serait rappelée n'est pas fixée. On ignore qui sera nommé à ce nouveau poste. UNE LETTRE DU FRONT. DE FRANGIN A FRANGINE (1) Un jeune Parisien conte à sa sœur sa vi dans la tranchée dans un argot, admirable d gaieté, de vaillance et de simplicité:— Ma chère Jeanne, Tu me demandes une longue lettre, je vai tâcher, je te dois bien cela, pas? Pourtant,, e ce moment, j'ai, comme tous les " auteurs " d reste, de la paresse de l'esprit, je travaill tellement du citron, car tu sais que je sui " crapouilloteur." On a doublé mes batteries je n'avais que deux pièces, j'en ai maintenan quatre. J'ai heureusement un aide de cam]; nous avons le filon tous les deux, car nou sommes exempts de corvées, de garde, de pos de fil de fer, etc. Je te parle de "filon," t ne sais peut-être pas ce que ça veut dire : cor tente-toi de savoir que c'est une maladie qu tout le monde n'attrape pas ! Je vais, si tu le permets, te donner l'emplc de mon temps: le matin, à quatre heures, u mec vient frapper à ma porte, " un vieux sa qui bouche l'entrée du b...n" et balance un ".Debout là-d?dans." Alors le môme Larauper (2) décarre de la cagne, il se frotte un peu 1 coin des carreaux (3), prend son tue-boches e va prendre la faction à un poste de grenade pour en mettre plein le cigare à Friedrict s'il voulait venir nous souhaiter le bonjoui Tu sais que c'est surtout le matin, au peti jour, que ces fantaisies-là les prennent. C ne les prend plus souvent maintenant. Je sui donc à ce poste jusqu'au grand jour, c'est-à dire cinq heures environ. Après ça je vien voir mon cabot qui me sert la gniaule (eau-de vie). Ca finit complètement de me réveillei Je descends dans le ravin chercher les cra pouillots (4) nécessaires, c'est-à-dire une cir quantaine, et lorsque les Boches en envoien un, il faut qu'immédiatement je leur en envoi deux. Je n'attends pas toujours que les Boche tirent, sans cela j'en aurais plus des troi quarts de reste. Ils n'ont pas la bonne vie le malheureux Boches, car on leur fait toutes le misères possibles. Le " 75 " leur fourre a moins deux rafales par jour. Hier, il y a u: obus qui a dû entrer dans une guitoune (hab, tatio.n de soldat), car le sac à Fritz est ac croché pantelant au haut d'un chêne. S i était couché, la tête dessus, il a été capable d la perdre. Moi, avant-hier, avec un crapouillc de 90, j'ai mis le feu à une guitoune; ça flambé pendant au moins une demi-heure. U devaient en faire un ramdam ! Avec tout cela, je n'ai pas fini de te donne l'emploi de mon temps. Le soir, à la tombe de la nuit, je retourne à mon poste du mati ça y est! Lorsqu'il fait nuit noire, je vai me coucher. Tu vois, ce n est pas terribh Ce qui l'est le plus, c'est que je suis mal log< La guitoune où j'habite, c'est " comme qi dirait" une cave! U va donc sans dire qu j'ai l'eau à tous les étages, quand il pleut su: tout. Le chauffage n'a rien de central, c'es du bois vert qui enfume un peu l'appart< ment... et le locataire. L'éclairage, une boîte à sardines pleine d graisse d'arme; avec une ficelle qui sert d mèche. Tout ça fume, j'en ai les yeux rouge comme un lapin russe. Maintenant, ça va, ne fait pas froid, il ne tombe pas d'eau, je n fais plus de feu, il y a donc un peu moins cl fumée. Ce qui manque aussi, c'est un pet: coup de picolo. Maintenant, je vais un peu t'expliquer e quoi consiste l'ameublement. Comme plumarc tu vas te tordre ! c'est une tôle ondulée. Je \'z choisie ainsi parce que, c'est bien simple, j n'avais pas l'embarras du choix. Pas d'à: moire à glace, ni commode, ni table. Je cor state que j'aurais mieux fait de te dire tout cl suite que je n'ai que ma tôle pour tout mob lier; les huissiers peuvent s'amener, ils ne sa siront pas grand'chose. A ce sujet, du reste je suis tranquille. Bref, ça fait aujourd'hui vingt-cinq jours qu nous sommes ici; ça commence à comnter, * on ne nous parle pas encore de relève. Comm je le dis à Adrienne, ça compte sur le congé mais ça ne fait rien, je voudrais bien un pe aller dans un patelin pour roupiller comme faut sur un bon lit de paille, car la tôle, c n'est pas le rêve. Je me réveille le matin toi: raide. Enfin, que veux-tu? encore un peu d patience. Ca marche bien des deux côté (Russie et France); alors, il n'y a pas lieu d se plaindre. Le principal c'est que ça march et que nous en sortions sains et saufs et vie torieux. On sent bien maintenant, nous autres, qi sommes sur les lieux, que les Boches en or mar (5). Notre artillerie les harcelle toute 1 journée et toute la nuit. Eux, ne réponder pour ainsi dire pas. U est sept heures du soi: c'est-à-dire voici la nuit, ils nous ont fourr quatre coups de canon de 150. Ca fait un tir tamarre du diable, quand ça arrive et quan ça éclate, mais ils sont en fonte et font u malheureux petit trou. Quelle différence ave ceux qu'ils nous balançaient au début ! J crois qu'ils sont allés un peut fort avec leur munitions, en premier, et que maintenant ils s trouvent bec d'ombrelle. Leur 77 ! U y a d ^uoi se mordre l'œil en dormant la bouche oi verte. Quand il en arrive, maintenant, on n sa dérange même pas. Nous allons avoir des nouveaux crapouillots Je ne donne pas de détails à ce sujet, je t dirai seulement que ça pèse environ 40 ki S'il en arrive une comme ça dans le blair Fritz, il aura des chances d'aller faire un vc plané. Voilà, ma vieille Jeanne, la longu lettre de débloquage. C'est peut-être un pe décousu, comme ma capote; pas tant, tout d même, je crois. Car, si ça continue, je vai perdre la première manche. Mais, quoi ! o: n'est pas des bœufs, ni des voitures à bras. Je crois que je vais avoir ma photo. Ne t réjouis pas encore. Il n'y a rien de sûr. T verras cette tête de bandit! Je me marquera d'une croix, car tu ne me reconnaîtrais pas. Je te quitte, car la consigne m'appelle. Je t'enveie beaucoup de baisers. Prends c qu'il te faudra et distribue le reste à la famille Ton fransin qui ne s'en fait pas. T'en fai pas non plus. ALBERT. (1) De frère à sœur. (2) Laraupem: le nor de famille argotique de celui qui écrit cett lettre. (3) Se frotte les yeux. (4) Obus, (c En ont assez. NOS PRISONNIERS DE GUERRE EN ALLEMAGNE. e UN DON DU ROI. Le gouvernment belge a décidé la constitution d'une œuvre d'assistance aux prisonniers s de guerre belges en Allemagne. L'opportunité 1 de cette œuvre n'a pas besoin d'être mise en B relief. Le nombre de nos prisonniers de guerre s en Allemagne est actuellement d'environ . 25,000, leur sort est des plus pénibles; ils souf-* frent à la fois les amertumes de l'exil et les ' rigueurs d'une dure captivité. Il appartient à s leurs compatriotes de leur procurer, aussi 3 largement que possible, les adoucissements 1 matériels et le réconfort moral qui les aident à " supporter leur douloureuse situation. e Des comités sont en voie de formation en . France, en Angleterre, aux Pays-Bas et en 1 Suisse. 1 Un comité central est établi à Sainte-Adresse c (Le Havre), sous le patronage des ministres de " la guerre, de la justice, des affaires étrangères l et de l'intérieur. U a pour président M. ? Cooreman, ministre d'Etat, ancien président de la Chambre des représentants, et pour vice-5 ' président M- Louis Huysmans, ministre d'Etat, ' membre de la Chambre des représentants. La ^ direction du secrétariat est confiée à M. Dul-3 laert, directeur général au ministère de la justice. Le comité central recevra avec reconnais-g sance les dons en argent et en nature qui lui seraient envoyés directement. Tous envois et correspondances destinés au I comité central doivent être adressés à M. Dul-laert, directeur du secrétariat, 6, place Fré-t déric-Sauvage, à Sainte-Adresse (Le Havre). 5 Sa Majesté le Roi a bien voulu donner à cette œuvre de patriotique solidarité un té- s moignage de Sa haute sollicitude, en mettant à 3 la disposition du comité une somme de dix s mille francs. î HONNEURS BELGES POUR LORD 1 KITCHENER. Le Légation de Belgique à Londres nous j communique que le ministre de Belgique à Londres à remis à Lord Kitchener les insignes ? du Grand Cordon de l'ordre de Léopold, le 21 ^ mai dernier. ARMEE BELGE. T NOMINATIONS DANS LES ORDRES, s Ont été nommés:— Officiers de l'Ordre de Léopold : Hougardy, major au 1; baron Buffin, lieut.-i colonel A. E. M. au 1er guides. e Officiers de l'Ordre de la Couronne: Hermanne, major A. E. M. au 9; Gateau, major au 3 Ch. Chevaliers de l'Ordre de Léopold: Janssens, G., sold. aux Gren. ; Binjé, cap. comm., id.; Cayron, lieut. id. ; Wenner, sous- 6 lieut., id., abbé Bernard, ff., d'aumônier, id.; ? Gillet, J., soldat au 2 C. ; Robert, sous-lieut. auxil., id.; Moedts, Ch., id.; Lecomte, capor. 6 au 4; Brogniez, sold., id.; Borlée, cap. comm' ? au 3 Ch. ; Patheuws, lieut., id. ; Brosius, lieut. génie, 4 d. a. ; Driesens, sold. ; Lepage, cap. en sec. au 9; Wuillaume, capor. télég. ID A.; ^ Ogg, cap. comm. au 6; Guerin, sous-lieut. .' auxil., id.; Ruelle, sold., id. ; de Jamblinne de 1 Meux, aumônier 4 Ch.; Van de Broeck, clairon e au 11; Lewis, cap. en sec. au 3 Ch.;" Burck, lieut. au 1 Ch.; Timmermans, P., serg. au l~ génie 3 d. a. ; Pirotte, serg.-fourr. au génie 4 e d. a. ; Van Overstraeten, cap. A. M. à Ï'E. M. de 1 D. C.; Convert, lieut. au 1er guides; Wat-tiez, brig., id. Chevaliers de l'Ordre de la Couronne: Neuville, sous-lieut. auxil. Gren.; Van Oest, k id.; Vandewalle, ff. de méd. de bat. au 1 C. ; e Van Sluys, lieut. gend. comm. district d'Ypres; Ansiaux, sous-lieut. de rés. du génie; Thomas, ^ lieut. du 2e gr. obus, lourds; Broka, lieut. au j 3 Ch.; Moncousin, sous-lieut. aux., id.; Mil-e camps, id. ; Debaisiex, sous-lieut., id.; Noël, f. lieut., id.-; Van der Donckt, sous-lieut. au 5 A. ; e Grandjean, id. au 4 A.; Lecouffe, lieut. de rés. de l'art, française; De Decker, médec. adj. au e 5L' e Chevaliers de l'Ordre de Léopold II: Sanglier, R., sold. aux Gren.; Burvenick, capor. au 2 C.; Peire, cap. au 3; Szafranski, j id.; Godoux, sold. au 3; Pennequin, sold. au t 4; Verriest, m", d. 1. à l'art, du 4; Van Autreve a et Gillis, soldats au 4 A. ; Cosyns, sold. au 2 C. ; ^ Dewilde, sous-lieut. aux. au 3 Ch. ; Knaepen, Velghe, Rademaekers, Leroy, Warzée et Rom-^ mens, serg. au 3 Ch.; Devaux, serg. au 8; Ros-seels, adjud. au 4 A.; Massart, m. d. 1. vol. au 3 4 A.; Lermussiaux, brig. au 2e guides; Decorte ^ et Ledozeray, brig. à l'art, du 4. c Nominations: e La commission de sous-lieut. auxil. est res-s tituée au sergent-major Achten, des grenadiers, e en suite de sa belle conduite au cours des com-e bats de Steenstraate. _ L'adjudant Renkin, du 9e de ligne, est nom-e mé sous-lieut. auxiliaire d'infanterie. Les maréchaux de logis chefs à cheval Daele-; mans et Hombrecht sont nommés sous-lieut. de e gendarmerie. Le soldat milicien Robert, du 3, ingénieur,, à est nommé sous-lieut. auxil. du génie; M. 1 Bertrand, E., est commissionné en qualité de e sous-lieut., auxiliaire du génie. i e —Voici ce qu'on a pu lire sur les murs de s Roulers : " Un habitant a été arrêté pour avoir i poussé le cri criminel de ' Vive la France ! ' Je l'ai condamné à trois ans de travaux forcés e pour cette offense envers l'armée allemande. î " (s.) FASS, Major." i —Les communes de la position fortifiée d'Anvers ont reçu l'ordre des autorités allemandes en Belgique de donner le nombre de e réfugiés qu'elles pourraient héberger, éven-. tuellement. s A l'administration de Cappèllen, les Allemands ont demandé s'il y avait place dans la commune pour 2000 réfugiés. On se perd en i conjectures sur le sens de cette mesure. Toute-5 fois, la population suppose—non sans raison ) croyons-nous—que les réfutés seront des soldats allemands. LA CATASTROPHE DE GRETNA GREEN. PLUS DE 200 MORTS. La catastrophe qui s'est produite sur la jonction du Caledonian Railway et du Glasgow and Sc-uth-Western Railway, près de Gretna, à seize kilomètres au nord de Carlisle, dont nos lecteurs auront, sans doute, déjà lu les détails, est encore plus effrayante qu'on ne l'avait cru. Hier matin 170 cadavres ont été retirés de sous les décombres des trains. Au cours de la nuit une douzaine de décès se produisirent dans divers hôpitaux de Carlisle, et comme de nombreux blessés sont dans une condition très critique, on craint que la liste funèbre ne dépasse 200. Des scènes d'horreur se produisent à chaque instant à Gretna, où l'on n'a encore pu songer à déblayer les débris fumants, de roues tordues et de ferrailles. Le roi George a envoyé au directeur du Caledonian un télégramme, dans lequel il exprime les sympathies que Sa Majesté éprouve à l'égard deè victimes et de leurs familles. NOS NOUVEAUX UNIFORMES. On' sait que notre armée sera bientôt habillée en kaki à la .mode britannique. Le " kaki belge " est plus verdâtre que son congénère anglais. Déjà, un important stock de ces nouveaux uniformes, dit le " XXe Siècle "—quelque vingt-cinq ou trente mille—ont été expédiés pour le front. La tunique kaki est très seyante et très pratique; elle est pincée à la ceinture, ce qui donnera à nos soldats une taille de guêpe—dont ils possèdent déjà l'aiguillon : leur dure bayon-nette d'acier. Les poches de la tunique sont nombreuses : deux sur la poitrine ; deux sur les basques; celles-ci sont très vastes, étant du système dit " à soufflet." Reste à résoudre le problème de la coiffure. Le "képi belge" actuel paraît d'ores et déjà condamné et des prédilections se marquent pour un modèle de "casquette russe," qui ressemble beaucoup à la casquette anglaise. Ne dïstinguera-t-on plus, demain, nos soldats de ceux de nos excellents alliés? M. SCHOLLAERT AU FRONT. M. Schollaert, ministre d'Etat et président de l'Œuvre des soldats mutilés, s'est rendu au front. Il a été reçu par le Roi Albert, qui s'est longuement entretenu avec lui. CINCINNATUS VON BISSING. Le correspondant à Bruxelles du " Nieuwe Rotterdamsche Courant" est un homme bien sentimental; il voit des scènes touchantes à tous les <x>ins de rues, et les héros en sont d'ordinaire des gens vêtus de bleu-gris et coiffés du casque à pointe. Voici une de ces scènes dont la force ét la beauté poétiques auraient fait pleurer Virgile:— Non loin de chez moi, vous le savez, se trouve une caserne ; à côté de celle-ci il y avait u/i gratad terrain en friche. Il y avait... dis-je, car je vis qu'il n'était plus en friche. J'oserais presque dire, au contraire. Que virent mes yeux ? Ils virent que le terrain avait été labouré avec un soin jaloux et montrait en ce moment des sillons d'un brun rosâtre, sur lesquels traînait un brouillard bleuté. Mais ils virent encore autre chose: dans le fond dé la plaine, ressortant sur le terrain plus clair, un cheval, un cheval brun-foncé à la robe reluisante. Les muscles des flancs et des pattes de derrière tendus, le cou tendu avec entêtement il tirait une herse. Sur la herse, les jambes écartées, le fouet à la main, les rênes dans la poing gauche, l'homme qui conduisait. A la bride du cheval se trouvait encore un homme, qui tenait la bête dans la bonne direction. Les deux hommes étaient tout de blanc vêtus; blanc avec parements rouges. Ils portaient de grandes bottes à éperons. C'étaient des cuirassiers de la suite de von Bissing. Croyez-moi si vous voulez: J'ai pensé au vieux Cincinnatus. Pas flatteur pour Cincinnatus ! Et puis plus loin : Réconforté par cette apparition bucolico-militaire, je me dirigeai vers la ville. J'y trouvai—ô jour de surprises—d'autres soldats soignant la terre. C'était, cette fois, dans le parc communal, exclusivement réservé à l'armée pour les besoins militaires, et soigné également par des soldats. Et là, je vis, se traînant sur les genoux, s'avançant avec une lenteur prudente, comme vers un ennemi invisible, armés rien que d'un faucille primitive, deux soldats en " feldgrau " qui fauchaient l'herbe, l'herbe grêle et luisante. Les gens les regardaient faire. Eux, tout à leur travail, coupaient, coupaient, avec la faucille scintillante, très sérieux, pleins d'une diligence lente. Et ainsi dans une semaine, flottera dans le parc le riche parfum ambré du foin et ce sera leur jolie faute... N'est-ce pas dommage que peut-être sous peu, nos soldats alliés seront dans la pénible obligation d'aller déranger ces fonctions pacifiques? La guerre est une chose bien cruelle, allez! — Un " Taube " a fait samedi un nouveau raid au-dessus dé Paris, et a laissé tomber deux bombes. Il ne fit aucun dégât; six avions partirent à sa poursuite. La veille on avait annoncé la visite d'un Zeppelin; les lumières furent éteintes à 10 heures du soir, mais elles furent rallumées à 11 heures. — La reine d'Espagne a échappé à un grave accident: elle rentrait en auto, quand dans un tunnel elle manqua d'entrer en collision avec une autre auto dans laquelle se trouvaient les enfants de l'infante Don Carlos. Le chauffeur de l'infante lança sa voiture contre les parois du tunnel, et l'auto fut brisée. Personne ne fut blessé. — On mande de Paris que M. et Mme Caillaux, en compagnie de M. d'Estoumelles de Constant, ont eu un accident d'auto samedi, près dé Mans; à un tournant subit de la route la voiture fit panache et se brisa. M. Caillaux et M. d'Estoumelles furent légèrement blessés, Mme en sortit indemne. ECHOS. La Rose de la Reine. En lisant ce titre nos compatriotes ne manqueront pas de songer, avec une certaine émotion, aux inoubliables manifestations de bienfaisance qui eurent lieu jadis dans notre cher petit pays—qui ne se souvient, en effet, du succès énorme obtenu il y a peu d'années par la vente de la fleur de la Reine? C'est le 24 juillet prochain que tous les Belges, tant ceux étant restés au pays que ceux résidant à l'étranger, célébreront, dans une communion touchante, l'anniversaire de l'admirable campagne du roi Albert. Les vœux de tous iront avec une piété respectueuse vers la souveraine bien aimée pour laquelle le moindre de nos petits soldats se ferait couper en quatre et dont le règne semble être l'incarnation de la bonté féminine. On sait de quelle maternelle sollicitude et de quels soins touchants notre petite Reine entoure nos vaillants petits troupiers dont elle s'ingénie à panser les blessures physiques et morales, allant les visiter jusque dans les tranchées et ne craignant pas de partager les dangers de leur exis. tence ! C'est donc à ceux qui défendent notre sol, pas à pas, c'est à notre belle jeunesse qui s'illustre sur l'Yser, qu'iront en même temps nos pénsées le jour où nous célébrerons l'anniversaire de la reiçe Elisabeth; aussi, ne pouvons nous qu'appuyer l'idée de "l'Œuvre du vêtement du soldat belge" qui a décidé de vendre le 24 juillet la rose de la Reine dont le produit servira à acheter de la laine, ce qui aura en même temps l'avantage de procurer de l'occupation à de nombreuses femmea belges. Disons, pour mémoire, qu'au mois d'avril dernier cette belle œuvre consacra à l'achat de laine la coquette somme de seize mille francs et cela se transforma aussitôt en une énorme quantité de chaussettes qui furent envoyées vers le front. Cette fois on espère faire mieux encore, grâce à la rose de la Reine, et nos compatriotes qui profiteront de cette occasion pour faire manifestation de loyalisme, tout comme nos amis les Anglais, donneront généreusement afin d'augmenter les ressources d'une œuvre admirable. La rose de la Reine constituera comme un symbole de tendresse et de bonté; elle sera pour tous une vision aimable du sourire délicieux qui donne aux traits de notre souveraine comme un charme infini. Un Conservatoire Franco-belge, a Londres. Le Comité de secours aux artistes réfugiés (artistes lyriques, dramatiques et musiciens) a tenu vendredi dernier une assemblée à laquelle étaient convoqués les artistes appartenant au corps professoral. M. C-oryn, le chairman du comité, a ouvert la séance, enseignant le but de la réunion, la fondation d'un conservatoire des Alliés pour l'enseignement de la musique et la déclamation. Mr Philips, le trésorier, a fait rapport sur l'activité du comité qui depuis sa fondation en octobre dernier a rendu des services immenses aux artistes en leur procurant des engagements pour concerts, orchestré, etc,$» et en leur fournissant l'appui financier nécessaire pour trouver du travail. Il a donné lecture de la liste fort longue des patronages officiels et des personnalités qui ont bien voulu donner leur appui à l'œuvre. Dans celle-ci figure en tête Son Altesse royale la duchesse de Vendôme et Son Altesse impériale et royale la princess Clémentine Napoléon, qui ont fait connaître au comité le grand intérêt qu'elles portent aux artistes et à la formation du conservatoire. L'assemblée très nombreuse à laquelle assistaient entre autre M. Emile Wambach, directeur du Conservatoire d'Anvers, les professeurs de Conservatoires Goddard, De Gussem, les virtueses Walther, Camby, Carie Matten, M. De La Fuente, chef d'orchestre du théâtre royal d'Anvers, les professeurs Anglais, le Dr Small et Mr Leitch, etc., ont élu le comité du conservatoire. La présidence a été offerte par acclamation et acceptée par M. Emile Wambach; les autres membres seront MM. Maurice Dambois, professeur au Conservatoire de Liège, directeur de l'academie de Musique de cette ville; De La Fuente, compositeur, chef de musique; Samuel, prix de Rome, composi-teÙr; Pierre Beine, lef prix du Conservatoire de Bruxelles, professeur de déclamation; Mme Anna Reichel, cantatrice des concerts de Paris, professeur de chant. On sait que le maître Eugène Ysaye a accepté la présidence d'honneur du comité exécutif. Tous les renseignements au sujet du conservatoire pourrent être obtenus gratuitement auprès du hon. secrétaire, M. Henri Bonnaire, 20, High Holborn, Londres, W.C., qui prendra également les inscriptions d'élèves jjour le Conservatoire. Celui-ci aura trois sections: école, académie et université. DES VERRIERS BELGES POUR LA FRANCE. Les ouvriers verriers belges réfugiés «a Angleterre qui désireraient obtenir en France du travail dans des flaconneries sont invités à se mettre en rapport avec le consulat-général de Belgique à Londres, 37, Bedford-squara, W.C. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordre*, s.t.». FAMILLE BELGE désire femme de ebarnbr* belge.—Ramsgate, Royal Cottage, Priory-road. naissances! ** MONSIEUR et Madame Jean R. Van Ho«- nacker ont le plaisir d'annoncer l'heureuse naissano» a Loughton (Essex) d un fils qui portera lo nom d'Albert-Georges, Loughton. deces. NOUS apprenons la mort de Madame Deseck, Teure de Monsieur Louis Deseck, ancien Directeur da l'Ecole moyenne de l'Etat de Nieuport, décidée à Wetherby LYorkshire), Angleterre, le 20 mai 1915 laissant dans la douleur deux fils, Gasson et> Paul, respectivement Sous-lieu-tenant et Caporal au 3e régiment do Ligne et une fiil», Lucie, diplômée Régenta d'Ecole moyenne de l'Etat. NOUS mettons vivement nos compatriotes en garde contre certaines agences de placement d'employé* qui ne visent qu'à leur escroquer de l'argent. Ne Terses d* cautionnement ou de garanti* qu'Areo les relérencss les plofl sérieuses]

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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