La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 03 Juli. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 01 december 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4b2x34nj6z/
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The NewspapT for Btlglâ— LA MÉTROPOLE ONE PENNY «Tl CUQ CEI7IM» ioua»M • vu' cornîrMTt BIX cnma PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lue, W.C.2 — Téléphoné : Helkorm 212. 3 mois 9 soi Abonnements : -( 6 mois 17 sh, i 1 an 3a sh, 25m" ANNEE MERCREDI 3 JUILLET 1918 No. 184 LA GRANDE GUERRE Après la déclaration du Kaiser Torpillage du 'Llandovery Castle' Nouveau succès italien Le mois dernier le Kaiser, en tournee d inspection sur le front occidental, déclarait d'après son historiographe diplôme, le Dr. Karl Rossner, correspondant de 1 officieux Lo- kal Anzeiger : . " Nous autres Allemands ( Wir Deutscher) nous maintiendrons notre conception du devoir chrétien à l'égard des malades et des blessés. Nous ferons la guerre de telle sorte et nous traiterons ceux qui sont battus dans la bataille de telle sorte qu'un jour, quand toutes ces terribles affaires seront passées, et que les hommes se tendront de nouveau la main, nous puissions rappeler avec une conscience pure et sans remords chaque jour et chaque acte de cette dure époque Ainsi parla Zaratrousta. Mais les actes de ses sous-ordres, instruits à cette fin par le haut commandement dont l'Empereur est le chef, au moins nominal, répondent à ces paroles hypocrites : les Allemands viennent de torpiller leur quatorzième navire-hôpital et ce crime a été accompli dans des circonstances qui le rendent particulièrement abject. Le 27 juin, dans la soirée, le navire-hôpital Llandovery Castle (capitaine E. A. Sylvester), revenant à vide du Canada avec un équipage de 164 personnes, 80 membres du service canadien de santé et 14 infirmières, se trouvait en haute mer à 185 kilomètres du Fastnet, montrant tous ses feux et ses insignes de la Croix-Rouge, lorsqu'il fut torpillé par un sous-marin ennemi et coula en dix minutes. Des 258 personnes qu'il portait 24 seulement ont pu se sauver dans un seul canot et quoiqu'on continue à rechercher les autres, il y a peu de chance qu'on retrouve encore aucune des 234 victimes, parmi lesquelles se trouvent quatorze femmes. Le Llandovery Castle, une des plus belles unités de la Union Castle Line, était un paquebot en acier de 11.423 tonnes, construit en 1914. Son port d'attache était Londres. Le récit fait par les survivants révèle des détails où l'ignominie se le dispute à l'odieux. Le navire fut frappé à l'arrière et la cale 4 se remplit d'eau, de sorte que la perte du bateau était certaine. On donna ordre de mettre tous les canots de sauvetage à l'eau et, malgré l'obscurité profonde, tout le personnel s'embarqua en bon ordre. Lorsque le capitaine et le second voulurent quitter les derniers le paquebot, on ne put trouver le " canot d'accident " q«e leur était destiné, mais on découvrit un canot de sauvetage mal lancé qui pendait à ses bossoirs, on le mit à flot et on s'y laissa descendre par une ligne de vingt mètres. Ce canot ne put échapper qu'avec peine au tourbillon produit par le navire en sombrant. Le capitaine vit couler son navire et entendant des appels, s'occupa de sauver des naufragés accrochés à des épaves. C'est alors qu'il fut hélé en anglais par le sous-marin revenu à la surface. Comme le canot ne repondait pas assez vite aux sommations allemandes, deux coups de revolver furent tirés dans sa direction avec la menace de faire parler le " grog canon ". Le capitaine Sylvester ,^puis le major T. Lyon, du service canadien de santé, furent forcés de se rendre à bord. Le capitaine du sous-marin prétendit d'abord qu'il y avait à bord huit aviateurs américains, et comme les Anglais niaient ce faux avec énergie, le pirate prétendit ensuite que l'explosion produite par une des chaudières était due à des munitions ! Comme si la convention de La Haye ne permettait pas aux Boches d'arrêter le navire et de l'inspecter de fond en comble ! Quoi qu'il en soit, les pirates refusèrent de répondre aux questions des Anglais relativement au sort des autres canots et contrairement à leur habitudes ils permirent au capitaine Sylvester et au major Lyon de se rembarquer. Le canot mit aussitôt à la voile vers le Nord. Mais alors quelque chose de plus horrible encore se passa. Le sous-marin, qui avait environ 75 mètres de long et n'appartenait pas au type dit " croiseur ", se mit à décrire en surface, et à une grande vitesse, d'immenses cercles parmi les épaves, comme s'il voulait les éperonner. A certain moment le sous-marin passa ainsi à moins d'un mètre du canot ! On peut donc légitimement croire que des canots pleins de survivants ont été coulés par le pirate et que celui-ci n'a relâché le capitaine Sylvester que dans l'espoir de faire disparaître par après ce témoin gênant, de façon à ce que le Llandovery Castle puisse être spurlos versenkt ! Ce crime abominable fera s'élever un cri d'horreur dans le monde entier. Cependant il ne paraît pas impressionner la presse anglaise de la façon qu'on pourrait attendre. Pour n'en donner qu'un exemple, notons seulement que la Daily Chronicle en profite pour " inviter " le " peuple allemand " à se demander quelle est l'utilité pour les hommes d'Etat, comme Herr von Kuehlmann le fit la semaine dernière, de faire appel à la " probité et à l'honneur ", tandis que des crimes semblables continuent à être perpétrés par les ordres de son gouvernement. La Daily Chronicle a décidément de la naïveté de reste. Ne sait-elle pas encore que le " peuple " d'outre-Rhin est un peuple de brutes,qui applaudit des deux mains aux torpillages de femmes sans défense, à la seule condition qu'elles soient anglaises? Les Italiens ont remporté un nouveau et brillant succès sur le plateau d'Asiago, où ils ont fait mieux que de rétablir leurs positions d'avant le 15 juin. Samedi ils avaient enlevé le Monte di Val Bella ; dimanche ils ont conquis le pic jumeau du Col del Rosso, rendant désormais presqu 'impossible une nouvelle invasion par le nord de la plaine vénitienne. Les Autrichiens se sont défendus avec vigueur, et leurs pertes sont élevées. Pendant ces deux journées les Italiens ont fait plus de 2.000 prisonniers. Vienne avoue aujourd'hui la perte de ces deux positions importantes et dit que ses troupes ont été retirées sous la protection du mont Sisemol. Le front occidental reste calme et les communiqués anglais et français ne signalent que des raids. Dimanche, l'aviation britannique a détruit 25 avions ennemis, en a forcé dix autres à la descente, a incendié deux saucisses et jeté 46 tonnes et demie de bombes. De nouveaux raids ont été effectués en Allemagne, surtout en Alsace. Mannheim cependant a été bombardée deux fois. Dimanche soir, Paris a été bombardée deux fois ; quelques bombes seulement sont tombées dans les faubourgs.o o M. Carton de Wiart en Suisse M. Carton d'e Wiart, ministre de la Justice belge, est arrivé le 28 juin à Genève, où il a été reçu par M. Pittot, consul général, et les notabilités belges. Le major belge Baudot a souhaité la bienvenue au ministre, qui a passé en revue les internés venus le saluer. Puis en quelques paroles émues, le ministre leur a adressé te salut de la patrie et a rendu un vibrant hommage à l'hospitalière Suisse. Le ministre a été acclamé en se rendant au local de l'hospitalisation belge, où il fut salué par M. Pralon, consul généra] de France, et M. Carton de Wiart s'est rendu ensuite à Veyrier, où se trouve un secteur d'internés. Il s'entretint avec chacun d'eux. M. Carton de Wiart est reparti pour Paris. Comment les Allemands trompent les pays neutres Dans une publication de propagande allemande, édité en langue française à Berrne et largement répandue en Suisse, La Guerre- — En avril 1918 (n. 4), les Allemands décrivent, à leur manière l'offensive des mois de mars et d'avril sur le front occidental. Le récit est rédigé sous forme de chronique, jour'par jour. On s'attendrait à trouver, au 17 avril, quelques mots sur l'attaque du front belge à Merckem, qui fut, d'après le Times (22 avril 1918), un " petit Tannenberg " pour le Allemands. Voici ce que dit la publication : " Une partie des troupes du général Sixt von Annim avait mis la main sur le terrain s'étend'ant à l'Est d'Ypres jusqu'au ruisseau de Steen. Elles avaient pris le 16 Passchendaele, le 17 Poelcapelle, Lan-gemarck et Zonnebeke..." Un point, c'est tout. Les Suisses ne peuvent se rappeler que, le 17 avril, les Belges remportèrent une brillante victoire. o e Une mission militaire chinoise à Paris Le général Han-Lin-Tchouen, conseiller au ministère de la Guerre chinois, chargé d'une mission pour l'étude des questions d'armement vient d'arriver à Paris, venant des Etats-Unis. Le général Han-Lin-Tchouen est accompagné par le général Tchen-Hong. Le Conseil de Flandre Un aveu allemand A la séance du Reichstag du 25 juin, le député socialiste minoritaire Haase a apprécié comme suit, d'après un télégramme de Zurich au Journal (27 juin) la politique " flamande " du gouvernement «allemand en Belgique : La déclaration sur le Conseil national de Flandre est unie manœuvre. Tout mouvement flamand est une escroquerie Tous les honnêtes gens de Belgique n'ont que mépris pour le Conseil de Flandre.. Les Flamands, dont le pays fut envahi en 1914, le jugent eux-mêmes lorsqu'il parlent de légitime défense contre l'Allemagne (Tumulte). Nos ministres retour d'Italie Le Havre, 1er juillet. — M. Carton de Wiart revenu au Havre a relaté la réception émouvante faite à la mission belge par le gouvernement et le peuple d'Italie. M. Cooreman a envoyé à cette occasion le télégramme suivant à M. Orlando : "Je tiens à vous dire combien le gouvernement a été touché par les témoignages si im-pressionants d'amitié que nos collègues ont recueillis et qui resserreront les liens unissant nos deux pays. Je vous adresse au nom du gouvernement nos félicitations pour la splendide victoire que vient de remporter l'armée d'Italie."(s) COOREMAN." o o Le fléau des saucisses Willy Coppens ajoute trois pièces à son tableau Le sous-lieutenant Willy Coppens en expédition dimanche matin à 10 h. 30 vers Korte-wilde a abattu un ballon captif allemand en flammes. Il en incendia encore deux vers 8 h. 30, l'un à Gheluveldt, l'autre à Passchen-daele, ce qui fait les 9e, 10e ne ballons ennemis abattus par Coppens et ses ne, 12e 13e victoires aériennes. o o Les Belges aux travaux forcés... en Hollande au profit des Boches Le gouvernement belge a été informé que de nombreux soldats belges qui se sont réfugiés en Hollande, lors de la chute d'Anvers, afin d'éviter d'être faits prisonniers par les Allemands, y sont employés à la construction et à la réparation de bateaux qui transportent du sable et du gravier hollandais en Belgique dans des buts militaires. D'autres sont employés dans les chantiers navals hollandais pour la construction de bateaux qui, sous des noms hollandais et pavillon hollandais, doivent servir aux Allemands après la guerre pour faire concurrence aux flottes marchandes des Alliés. Il est affirmé de source autorisée que le gouvernement belge va protester contre cet état de choses et requérir le gouvernement hollandais de dispenser les soldats belges de tout travail pouvant être utile aux ennemis des Alliés. —-o- o Une mission japonaise au front belge Une mission japonaise vient de visiter le front belge. Elle est composée du général Tsa-Kurhi, des colonels Si-Kouchi et Yashyda, des capitaines Idihida et Fujuki. La mission a exprimé son admiration pour les magnifiques résultats obtenus par l'armée belge. Elle a été reçue au grand quartier général par le roi Albert. Les officiers japonais se sont ensuite rendus chez le lieutenant-général De Ceu-ninck, ministre de la Guerre, qui les a retenus à déjeuner. o o Le traité sino-japonais Le North China Daily News apprend qu'un arrangement a été conclu avec le gouvernement japonais, par lequel les immenses mines de fer de Feng-fluang-Chan, près de Nankin, seront exploitées par le gouvernement chinois et que l'acier sera fabriqué par les Chinois et les Japonais, ceux-ci versant une somme de 50 millions comme fonds de roulement. Le journal fait remarquer que cet accord signifie virtuelement que les Japonais acquerront le contrôle de toute la production de la mine. En ce moment, ils insistent pour pouvoir contribuer à l'exploitation et c'est la décision sur ce point final qui a fait retarder la signature. La mine de Feng-Huang-Chan est le dépôt de minerai le plus important de la Chine. On estime qu'elle contient 50 millions de tonnes de minerai. Le pillage de la Belgique et le plan Rathenau Une brochur* de professeurs américains Les professeurs M. Dona C. Munro, de la Princeton University, M. George C. Sellery, de l'Université de Wiscon-sin et M. Auguste C. Krey, de l'Université de Minnesota, ont publié une brochure intitulée " German Treatment of Conquered Territory Ils y exposent la politique de guerre allemande qui consiste à piller les usines des territoires occupés non seulement dans un but militaire, mais aussi pour empêcher la concurrence future — violation de la Convention de La Haye (46, 52, 53) sous quoi l'Allemagne a mis sa signature- La grande revue américaine Current history (juin 1918) consacre, d'après les professeurs américains, un article à la mise à exécution, en Belgique, du plan de dépouillement Walter Rathenau (président de la Compagnie générale d'électricité d'Allemagne). Cet article met en un juste et douloureux relief l'inique pillage auquel se livrent les envahisseurs, réduisant à néant le labeur de générations.On n'a plus à faire la preuve du second but, — ruriner la concurrence — ni à établir que la responsabilité du chômage, dont se sont targués les Allemands pour instaurer l'inique système des déportations, leur incombe. Il n'est pourtant pas sans intérêt d'ajouter à l'écrasant dossier le document ci-après, traduit de la brochure de MM. Munro, Sellery et Krey : Ainsi le Dr. Gœtze, chef de l'Union allemande des verriers, écrivit dans la Wirtschaftzei-tung der Zentralmaechte (10 novembre 1916) : " Il est d'importance vitale pour les usiniers allemands en verrerie que les manufacturiers belges soient empêchés de se rendre aux marchés neutre et l'on doit admettre que l'Admi-nitration civile allemande a entièrement reconnu la nécessité d'arranger cette affaire selon les demandes de l'industrie allemande et qu'elle a pris les mesures convenables. (Malgré cela, quelques maisons belges étaient à même de faire quelqu'exportation et le prix de vente s'en était ressenti.) Des mesures doivent être prises pour arrêter cela. Pour cette raison, les fabriques de l'Allemagne centrale et orientale qui sont le plus directement intéressées, ont obtenu la promulgation d'un ordre arrêtant l'importation, le transit et l'exportation... Nous devons demander que l'administration civile allemande fasse passer avant tout la protection des intérêts de l'industrie allemande." Nos prisonniers de guerre I Les délégués espagnols pour l'inspection des camps de prisonniers de guerre en Allemagne ont, disent les Nouvelles de l'Agence Internationale des Prisonniers de guerre, à Genève, trouvé de nos compatriotes dans les | camps suivants : A l'abbaye bénédictine de Beuron : 2 prêtres ; à Blankenburg (Brandebourg), 24 officiers, s ordonnances; à I'H. M. de Munster (Westphalie), 8 Belges ; à la mine de Horde (id.), 3 ; à Ruhr (id.), 22 ; à Dusseldorf (Rhin), 84; à Essen (id., mine "Amelia"), 1; à Bie-lefeld (Westphalie), 6; à Wietzendorff (Hanovre), 62 ; à Dyrotz (Brandebourg), en détachement de travail, 39 ; à Merschede, 3 sous-officiers, 20 soldats ; à Mersebourg (Saxe), 56 ; ! à Altengrabow, 1.661 militaires, 21 civils ; aux mines d'Allfen (Westphalie), 2 Belges; à El-bing (Prusse Orientale), 10 Belges. Pour nombre d'autres camps ou détachements, le nombre des prisonniers est seul indiqué, sans distinction de nationalité. L'agence a, d'autre part, reçu de Berlin une liste comprenant les noms de 112 civils belges internés à Senne, Munster I et III, Giessen, Friedrichsfeld, Hameln, Soltau et Havelberg. 35 internés ont été transférés de Holzmin-den au camp de Diest (Belgique). Une seconde liste signale les noms de 406 civils belges, dont 322 détenus dans les prisons de Rhein-bach, Coblence, Celle, Luckau, Brambauer, Cassel-Wehlheiden, Cologne, Fulda, Trêves, Hamm, Herford, Wittlich, Siegbourg et Aix-la-Chapelle.Confiscation des propriétés de Constantin A Athènes, au cours d'un conseil de cabinet, il a été décidé de révoquer les donations faites au roi Constantin il y a quelques années, notamment celles'de Manolhada, dans le Pélopo-nèse et de la forêt de Gholemi, en Macédoine. L'Etat reprendra la propriété de oes domaines sans autres formalités. Un scandaleux incident à la frontière hollandaise Les Allemands s'emparent, illégalement, de la personne d'un citoyen belge La presse néerlandaise rapporte qu'un pénible incident s'est déroulé, le 13 juin 1918, près de Nispen (Brabant septentrional-Hollande), à la frontière hollando-belge. Un Belge, du nom de Van Deurloo, habite la contrée ; les Allemands ont mis sa tête à prix. Or, trois déserteurs hollandais, réfugiés en Belgique occupée et qui, jadis, avaient vainement tenté d'attirer Van Deurloo au delà de la frontière, se sont aventurés en territoire néerlandais, ont guetté Van Deurloo et l'ont pris en chasse. Le Belge qui fuyait à travers un pacage, après avoir abandonné sa bicyclette, fut rejoint à 50 mètres de la frontière, scandaleusement maltraité et traîné en territoire occupé. Là, il fut malmené à nouveau, et, comme par hasard deux agents de la police secrète allemande se trouvaient en cet endroit, Van Deurloo fut appréhendé, enchaîné et conduit à Esschen. L'enquête ouverte par le parquet de Bréda a établi que l'aggression contre Van Deurloo, sans laquelle l'arrestation n'eût pas été possible s'est produite en territoire hollandais. o o Le corps belge des autos-canons à Paris Le 27 juin est arrivé à la gare d'Austerlitz, le corps belge des au'tos-canons, qui revient de Russie par la Sibérie, le Japon et les Etats-Unis.Dès 9 h. 30, on pouvait voir, sur le quai de la gare, attendant cette poignée de braves, pour leur souhaiter la bienvenue, M. le baron Gaiffier, ministre de Belgique à Paris ; M. Bastin, consul général de Belgique à Paris; M. le colonel Fourcault, commandant la place belge à Paris ; le lieutenant-général de Selliers de Moranville, inspecteur général de l'armée belge, dont il fut autrefois le général et chef, et un représentant du général gouverneur de la place de Paris. A io heures, le train entrait en gare, et les canonniers belges, de beaux hommes à l'air martial, guêtrés de cuir et coiffés de la bour-guignotte, s'alignaient sur le quai, au nombre d'environ 300. Bientôt après, il gagnaient la cour d'arrivée de la gare, et, face au drapeau. le lieutenant-général de Sellier de Moranville souhaitait la bienvenue en termes émus au commandant Roze et à ses valeureux soldats, puis leur présentait M. le baron Gaiffier, ministre de Belgique à Paris, venu les accueillir au nom du roi Albert. Dans une vibrante allocution, M. le baron Gaiffier retraça à grands traits les exploits de ces braves, qui, il y a trois ans bientôt, quittèrent leurs camarades sur l'Yser pour aller combattre en Russie. " L'Yser, dit-il, est loin de la Russie; pourtant notre pensée ne cessa de vous accompagner au cours de vos héroïques randonnées qui jetèrent sur les armes belges un éclat prestigieux." Après un souvenir ému à ceux d'entre eux qui tombèrent dans les plaines de l'Ukraine, le ministre ajouta : " Vous arrivez à un moment où la fortune sourit aux armes de l'Entente. La victoire italienne est le présage d'autres victoires plus décisives encore. En attendant, vous allez bénéficier de l'hospitalité française et vous irez bientôt acclamer les valeureux soldats de l'Yser, de la Marne et de Verdun, qui opposent en ce moment leurs poitrines aux hordes barbares s'efforçant de marcher sur Paris." Puis, leur déclarant que désormais la victoire était certaine, M. le baron Gaiffier termina son discours en acclamant le roi Albert, la France et la Belgique, et les soldats répondirent par trois hurrahs retentissants. Le colonel Fourcault, commandant la place belge à Paris, prit ensuite la parole pour assurer le commandant Roze et ses canonniers de l'admiration qu'éprouvaient pour eux les armées de l'Entente; puis le valeureux contingent, clairons en tête, défila devant le lieutenant-général de Selliers de Moranville et se dirigea, au milieu de la foule, vers la caserne de la Nouvelle-France. Admirablement reçus en Amérique, nos héros rentrent, la confiance au cœur, et ne demandent qu'à reprendre courageusement la lutte. La victoire allemande fixée au 19 juillet Le correspondant du Philadelphia Ledger près les troupes américaines sur le front télégraphie : De nombreux prisonniers allemands faits ces jours derniers ont révélé que les soldats et le peuple allemands ont reçu la promesse que la guerre sera terminée le 17 juillet prochain par une victoire complète de l'Allemagne.*

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