La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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08 september 1918
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s.n. 1918, 08 September. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 03 april 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/sj19k47029/
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The Wewipaptr fer Belgians LA MÉTROPOLE ONE PENNY ... ÏI1Q CMTUSÏ! gL,, ni» ceit iffît. BIX MMtt PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux ; 43, Chaaeery Lm, W.C.2 — Téléphoné : Holkorm 212. f 3 moi* 9 «kl AbonatMants » -J é moi* 17 «h, l l u 31 sfai 25*» ANNEE DIMANCHE 8 ET LUNDI 9 SEPTEMBRE 1918 "Tt Nos. 251.252 LA GRANDE GUERRE I La retraite allemande "faussée" [Capture de Ham et Chauny I Le manifeste d'Hindenhurg Samedi midi. s f retraite allemande se poursuit sur tout le ; , de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne. ,ndorf abandonne successivement et assez iement toutes les positions intermédia!- J quelquefois assez fortes cependant, si- ^ • entre la ligne qu'il atteignit à la suite de , rande offensive et la ligne Hindenburg. ses troupes de couverture ont très peu i et quoique, dans certains secteurs, elles [opposé à l'avance alliée une vive résis- c e, elles ne se sont décidées nulle part à ( contre-attaques de style. Toutes les ac-i qui ont été livrées paraissent avoir été iuées avec de faibles effectifs et avoir eu aractère tout local. .gros succès de la journée a été l'occupa-par l'armée Mangin des villes de Ham intersection des routes Noyon-Péronne et on-StQuentin) et de Chauny, (centre de 1 din de fer important entre Noyon et La I . Pour le reste, l'avance pour importante ' [le puisse être, comprend un fouillis de vil-i qu'il est presque inutile d'énumérer î avoir recours à une carte très détaillée, itentons-nous donc de marquer les gran-lignes des nouveaux succès alliés. forçant les passages de la Somme vendre-1 l'aube, les Britanniques poussèrent en nt sur un front de 20 kilomètres des deux •sde la route Amiens-St-Quentin. Au soir, avaient effectué sur certains points une nce totale atteignant sur certains points : de onze kilomètres à l'est de la rivière, la route même, les troupes de couverture mandes essayèrent de retarder l'avance anse, mais elles furent promptement refou-1 avec capture de prisonniers. ntre le canal de la Somme et l'Oise, les nçais ont capturé l'ensemble du massif «(recourt. Entre l'Oise et l'Ailette, les pes de Mangin ont atteint et dépassé sur ains points la ligne qu'elles occupaient int l'offensive de mars. D'autre part, les léricains poursuivant l'ennemi en retraite [a Vesle, ont atteint l'Aisne sur toute sa gueur entre Condé et Villers mais n'ont encore traversé la rivière. Iir le front du nord, les troupes anglaises avancé leurs lignes au nord-ouest d'Arriéres et ont gagné quelque terrain sur sieurs autres points entre Ypres et La Bas- 1 > Ils ont notamment capturé le village de ive-Chapelle et la vieille ligne allemande re ce village et Givenchy. v certains points les Français ont avancé iix kilomètres dans la seule journée de ven-li' " ont capturé un matériel considérable les dépôts de munitions importants dans la se forêt de Coucy. I "point de vue du développement que peu- c t prendre les opérations, il faut noter sur- 1 'que les progrès britanniques à l'est d'Ar- e ont faussé l'axe de la retraite allemande. ] lte de pouvoir faire pivoter son front wr de Croisilles pour le rabattre sur les tais Hindenburg, Ludendorf a été forcé c ui maintenir une orientation nord-sud, peu ' ™ie à une bonne exécution de la retraite. 1 nouvelle avance de nos amis anglais em- 1 •cette situation. Le front allemand, depuis 1 iuvres, jusqu'à l'Oise, dessine maintenant ; r les premières lignes Hindenburg, une e de poire, dont la pointe est au delà de iuvres. 1 ''e"e victoire que les Britanniques vien- 1 t de remporter de part et d'autre de la c f(lArras à Cambrai est une menace à la P°ur Cambrai et pour Douai. Mais il im-te de se faire une idée nette des obstacles ® dressent encore en avant de ces deux voie ferrée vitaux pour les Alle- ,n Marchant sur Douai, on rencontrerait : e cours marécageux de la Sensée, prolongé 1 °®stpar le ruisseau du Tringuige ; 2. une c e ® qui va de Sailly-Ostrevent à Arleux, ^ p latement au nord de la Sensée; 3. une £ *1 ouvrages qui forment la protection im. Douai, depuis Arleux jusqu'à f 'ans la direction de Cambrai, on trouve- 1 x'\j' ,r'vière Agache ; 2. la position Ar- 1 "u arquion qui, à partir de Marquion, bi- 1 Ie SUr Graincourt et sur Marcoing ; 3. les £ r ."es rapprochées de Cambrai, qui vont r J ay à Raillencourt et Masnières. )' a lieu de croire que tous ces retran- j l ' sont moins fortement organisés que 1 ..■j1"" Quéant-Drocourt, et rien n'est im. £ Ur P,aux troupes qui viennent de faire, au c lrs "leme de cette position, 16.000 prison- c !• 'outefois, il est sage de ne pas se I Ca^er.comme facile la prise de Douai ou t k '1 ( ' 'a Prem'ère de ces villes était 1 n'a' 'audrait au préalable gagner du ter- 1 111 n°rd de la Scarpe, et si on prenait la | econde comme objectif, il faudrait progresser incore de part et d'autre de la route de Ba->aume à Cambrai. Dans cette dernière direction, les Anglais laraissent arrêtés pour le quart d'heure de-'ant la position très fortement organisée du lois Bourlon, qui joua un si grand rôle dans a première bataille de Cambrai. Il faut noter cependant que les Alliés abor-lent d'une façon nouvelle, et beaucoup plus ivantageuse que l'an dernier, le système dé-ensif Douai - Cambrai - St-Quentin - Laon-3raonne. Ce système n'est pas une simple ac-:umulation de tranchées, mais une véritable réation stratégique couvrant la vallée de 'Oise et plus loin — car il y a de nombreuses ignés successives — les vallées de la Sambre ït de la Meuse. Les Alliés cependant n'ont plus besoin au-ourd'hui de concentrer des milliers de canons >our effectuer une brèche dans un tel système, ls disposent d'autres moyens et le moindre l'est pas qu'ils ont acquis une supériorité de essources telle qu'ils peuvent engager le coin-lat sur des longueurs de front qu'ils n'au-aient pas pu songer à attaquer en rçiô ou en 917, et poursuivre leur attaque avec une con-inuité capable de briser la résistance ennemie, ^e meilleur système de tranchées ne vaut que >ar le moral de ses défenseurs et ce moral lonne des inquiétudes. On peut en trouver une preuve caractéris-ique dans l'extraordinaire manifeste qu'Hin-lenburg vient d'adresser à l'armée et à l'ar-ière allemands et où, en attirant l'attention ur le " poison " de la propagande alliée, il ivoue implicitement que ce " poison " agit, ■iindenburg déclare aussi que la reproduction les communiqués alliés par la presse alleman. le es une " faiblesse " et l'on peut donc pré-■oir que cette reproduction sera prochaine-nent interdite. Nous avons toujours prévu que e serait là un des premiers symptômes de la léconfiture ennemie, et ce qu'il y a de plus urieux, c'est qu'il sera probablement inter-irété dans ce sens par le peuple allemand lui-nême.Les Allemands ont détruit les machines de eux de leurs navires qui s'étaient réfugiés lans les ports du Chili. Cette destruction coi'n. ide avec la vente aux Alliés du nitrate chi-ien.♦ Une mission japonaise au front belge Une mission japonaise composée du >rince Tokagama et de quatre membres le la Croiix-Rouge du Japon vient de se endre au front belge où elle a été reçue :n audience par le roi Albert et la reine ïlisabeth. Elle a été reçue également au grand [uartier général par le lieutenant-général jillain, chef d'état-major général. Les nombres de la mission ont été ensuite es hôtes du ministre de la Guerre, le ieutenant-général de Ceuninck, qui les 1 retenu® à déjeuner. Après avoir parcouru différents sec-eurs du front belge, la mission japo-îaise est repartie en emportant une e\- éllente et forte impression de sa visite. 4 L'échec du plan allemand Une opinion bolchevik Le numéro du 19 août d'un journal de Pé-rograde le Servanaïa Communa, qui vient .'arriver ici, contient une intéressante interview de Larine, l'un des membres de la délégation bolchevik à Berlin. Larine expose les propositions et la signi-ication de la défaite allemande. Et après ivoir rappelé les prouesses de Ludendorff : ine victoire sur le front franco-anglais dans es trois mois et ensuite l'occupation de 'Egypte et d'autres régions orientales pour .ssurer l'approvisionnement en matières pre-nières, il examine la situation. Ayant exposé les ressources actuelles des illiés, Larine conclut à l'impossibilité pour 'Allemagne de remporter la victoire. Il si-;nale la profonde démoralisation des esprits lans le peuple allemand et l'opinion unanime les militaires aussi bien-que des civils, que la >aix en Orient est une nécessité absolue. C'est e qui explique, à son avis, pourquoi l'Alle-nagne a décidé d'abandonner son invasion de a Russie, et pourquoi elle évacue même progressivement certaines régions. Mgr Heylen Nous avons rencontré un ami de Mgr Heylen qui nous a exprimé sa» étonne-ment douloureux de ce que l'on, ait pu croire que l'évêque de Namur aurait gardé des relations amicales avec les milieux ecclésiastiques aturichiens ou allemands. Cette impression, nous dit-il, est due à des insinuations de la presse et notamment de la Métropole, insinuations que ~ l'ennemi s'est empressé de faire reproduire par la presse à sa solde en Belgique occupée. "Je puis vous affirmer que rien n'est moins exact, ajouta-t-il. Peut-on en douter quand on relit les énergiques protestations de Mgr Heylen à l'égard des crimes allemands?" Notre interlocuteur nous cita des faits ; que nous ne pouvons exposer pour l'ins- 1 tant et, notamment, une curieuse explication de l'annonce par Mgr Heylen d'événements oapitaux qui devaient se produire au milieu de 1917. — ♦ Après l'affaire de Langemarck . Un hommage aux vainqueurs Le lieutenant-général Biebuyck, aide de camp du roi Albert, commandant la 6e Division d'armée, a adressé aux trou- 1 pes sous ses ordres l'ordre du jour suivant : J'adresse aux troupes de la 6e Division d'infanterie mes chaleureuses félicitations pour le beau fait d'armes qu'elles viennent d'accomplir en enlevant de haute lutte à i l'ennemi une série d'abris fortement bétonnés, lui faisant 85 prisonniers et capturant un nombreux matériel. Les carabiniers se sont élancés à Passait avec une fougue superbe. L'artillerie a préparé la voie par un ouragan de feu d'une précision faisant l'admiration du fantassin. Le génie a coopéré aux préparatifs avec son dévouement et son esprit de sacrifice habituels. Au général commandant de la 6e Division d'infanterie, à tous les officiers, sous-officiers, caporaux, brigadiers et soldats qui ont participé à la préparation et à l'exécution de l'opération, j'adresse l'expression de ma plus vive satisfaction et je rends un hommage ému aux glorieux morts tombés sur le champ de bataille ; aux blessés, je présente mes meilleurs vœux de guérison. Je suis fier de commander de pareilles troupes et j'ai la conviction que, lorsque le moment sera venu, aucun ennemi ne pourra résister à leurs assauts. Un échec allemand Le Havre, 7 septembre. — Communiqué officiel belge : Dans la matinée du 6 septembre, sous le couvert d'un épais brouillard, des troupes spéciales de choc, choisies dans les trois régiments d'une division ennemie et renforcées par le bataillon de choc de la 4e armée, attaquèrent, sur un front d'environ trois kilomètres, les positions avancées conquises par les Belges, dans la région de Langemarck, dans la nuit du 26 ou 27 août. L'en- ' nemi, grâce à ses lance-flammes, réussit à pénétrer dans nos lignes à certains points. Les troupes belges contre-attaquèrent immédiatement et reconquirent, après de vifs combats tout le terrain momentanément perdu, à l'exception d'un seul poste. Outre des pertes sanguinaires, l'ennemi se ; fit enlever plus de 20 prisonniers et une mitrailleuse.Notre artillerie a abattu un avion ennemi. ■—j Reuter. ♦ La terreur bolcheviste en Russie La mission française attaquée Un télégramme de Paris annonce que des Bolchevistes ont pénétré dans l'immeuble de la mission française à Moscou et un certain nombre de Français y ont été arrêtés et emprisonnés. L'ambassade française, protégée par le ministre du Danemark, reste .inviolée. Mardi matin Mardi dernier, M. Haines, consul américain à Helsingfors, a câblé que dans les arrestations de Moscou on n'a pas mentionné de noms, mais on croit qu'il s'agit surtout d'Anglais. Suivant d'autres nouvelles reçues par le Département d'Etat à New-Yor, il y eut 150 prisonniers York, il y eut 150 personnes arrêtées, parmi lesquelles se trouvent des Américains, des Italiens et des Belges, qui venaient de Finlande et devaient arriver à Haparanda mercredi dernier. Aucune réponse n'a encore été reçue au Foreign Office à l'ultimatum du gouvernement britannique à propos de l'attaque de l'ambassade britannique à Moscou. TRUCS ALLEMANDS LES CONGES DE FAMILLE AUX PRISONNIERS FLAMANDS un connaît les odieuses manœuvres de la oropagande allemande qui, en Belgique occu. aée, se procure des photographies des parents le soldats belges des Flandres, en surprenant eur bonne foi, puis les imprime dans une feuille illustrée et les fait jeter dans les tran-:hées belges de l'Yser, dans l'espoir d'y provoquer des désertions ou, au moins, d'y rendre suspects les soldats désignés. La même publication illustrée, rédigée en angue flamande, et ne portant ni nom d'édi-:eur, ni de numéro, ni de date,'publie des photographies d'autres groupes familiaux, "nontrant des soldats belges faits prisonniers photographiés en compagnie de leurs parents, i l'occasion d'un congé de faveur qui leur a -té accordé par les autorités allemandes. Les légendes des photographies appuient sur a fait que ces prisonniers de guerre ont reçu :e congé " pour visiter leurs familles dont ils sont séparés depuis si longtemps " et la feuil-e célèbre, à ce propos, l'extraordinaire géné--osité des Allemands qui, " en dépit des ca-omnies de l'Entente, mettent l'humanité en pratique plutôt qu'en discours." Enfin, la feuille vante, d'une manière géné. •ale, les douceurs extraordinaires de la condition des soldats tombés entre les mains des ' Barbares allemands ". A l'en croire, le sé-our chez le " Barbare " est élyséen : les soldats flamands trouvent en lui un vrai frère ; :'est " la joie, la sécurité, après l'affreuse vie les tranchées " ; pour un peu l'on ajouterait : ' c'est la liberté et la paix reconquises ". Un petit point cependant a échappé à la perspicacité psychologique des artistes à qui 'on est redevable de ce tableau enchanteur; ils insistent vraiment un peu trop sur le fait que c'est aux prisonniers originaires des Flan-Ires que l'Allemagne témoigne cette sollicitude extraordinaire. Quand un Allemand entreprend le thème de la " fraternité ethnique " de l'Allemagne et de la Flandre, il entre en kat d'exaltation panégyrique et perd toute notion de la mesure. Les Flamands de Belgique occupée comme les Slesvikois des Duchés, — eux aussi " frères de race " des Allemands — savent la pra-:ique de l'occupation, ce que vaut l'aune de :ette " sympathie ". L'homme le moins instruit parmi les Flamands réfugiés hors de Belgique sait que les démonstrations sentimentales de l'Allemagne învers la Flandre sont inspirées par le machia- ' l'élisme politique plutôt que par la conscience d'une affinité ethnographique, d'ailleurs bien vague. De leur côté, les soldats flamands de l'armée belge voient bien à quoi le " Boche d'en face " en veut venir. Ils s'entendent à merveille dans les tranchées avec leurs camarades ivallons ; ils sont, comme tout Belge, passionnés d'égalité; l'étalage du privilège que es Allemands disent faire en faveur des prisonniers flamands à l'exclusion des prison-tiers originaires de Wallonie, suffit à leur faire jaillir de l'âme et de la bouche les expressions es plus énergiques du dégoût et du mépris. Cette exclusion calculée révèle, en effet, le Fond de la manœuvre allemande : il ne s'agit pas le moins du monde de la part de l'Allemagne d'une expansion de sentiments d'humanité, mais d'une exploitation de l'apparence de ces sentiments, imaginée pour aider à la passe machination politique ourdie contre 'unité de la nation belge. Mais il y a plus et pire : l'entreprise comporte des traits d'hypocrisie que l'on ne trouve pas de mots pour qualifier. Le " congé " que l'on accorde à quelques prisonniers de guerre flamands n'est, en -éalité, qu'un piège tendu à l'amour filial de :es soldats et à la simplicité de leur famille : pn leur permet d'aller visiter celle-oi, tout simplement pour avoir l'occasion de se procurer les photographies de groupe, à l'usage de la propagande allemande. Les Ipraves gens, victimes du traquenard, ne se doutent même pas qu'il leur soit tendu. Pendant qu'ils sont tout k la joie de la réunion, un brave homme de photographe se présente avec son appareil et pffre de leur tirer à bon compte ou même gra-:is un souvenir de l'événement. Qui résiste--ait à la tentation? On se groupe à la hâte : a femme, les enfants, le vieux père, la vieille mère, des parents, parfois la fiancée, et des /oisins que l'on est allé quérir à la ronde dans :out le quartier et à qui l'on promet aussi une épreuve photograhique pour quelques centimes. Un déclic ! Et le " brave homme " — qui n'est qu'un agent de " Kommandantur " — possède son cliché. Il ne viendra pas dire ce qu'il en aura fait, mais on en trouve le résul-:at dans la feuille anonyme, prétendûment flamande, jetée ultérieurement aux tranchées pelges de l'Yser. Autre trait d'hypocrisie. Le " congé " ac-:ordé à quelques-uns des prisonniers flamands îst vite passé ; la question vient aux lèvres ; ' Que deviennent-ils ensuite? " La feuille a bien soin de n'en rien dire laissant en quelque sorte entendre qu'ils restent sur place et que, pour eux, toute misère est finie. Hélas!... Quand on s'est servi des malheureux pour le traquenard photographique, l'autorité allemande a tiré des " frères de race " tout ce qu'elle voulait; elle s'en débarrasse... en les envoyant tout simplement rejoindre les autres prisonniers de Flandre et de Wallonie, parqués dans les camps d'Allemagne. Et là, à moins de souscrire aux sollicitations captieuses d'autres agents " activistes ", ils se voient soumis au régime d'épuisement que l'on connaît et dont le travail aux usines, sous contrainte morale ou physique, est encore la moindre horreur. La preuve matérielle de ce que nous avançons ici est chose acquise. On a reçu, tout récemment, de camps allemands, des nouvelles directes de plusieurs des soldats belges des Flandres, photographiés et nominativement désignés dans la feuille illustrée.Citons seulement, à titre d'exemples, Jes nommés : B..., M., du 7e ligne, prisonnier au camp de Diilmen ; de M..., A., du 2e grenadiers, prisonnier au camp de Munster I ; E..., E., sous-officier du 1er grenadiers, prisonnier au camp de Munster II ; S..., R., du 5e lanciers, prisonnier au camp de Langensalza, etc. Tous ces militaires figurent, en photographie avec leurs familles ou voisins, dans trois numéros différents de la feuille de propagande allemande où l'on prône, en termes lyriques, les avantages et charmes variés de la condition des prisonniers flamands comme si, une fois tombés aux mains de la magnanime Allemagne, cela équivalût pour eux à l'entrée au paradis terrestre. Ainsi la publication allemande n'est, en réalité, qu'une oeuvre de traîtrise et de mensonge, exploitant le sentiment sacré de la famille contre le devoir envers la patrie, dupant sans scrupule la bonne foi naïve de la population flamande en territoire occupé et la sim-plicié des prisonniers, et utilisant les faveurs trompeuses et éphémères faites à ceux-ci comme appeaux à la désertion de leurs camarades !... Il serait difficile d'aller plus loin à la fois dans la perfidie et dans l'odieux. ♦ La Roumanie indomptée On mande de Bucarest que la situation des populations roumaines encore soumises au joug allemand devient de jour en jour plus lamentable. II semble qu'à mesure que les Allemands se rendent compte que les procédés de violence et de pillage dont ils ont usé depuis tant de longs mois envers les Roumains les ont rendus odieux aux populations conquises, ils veulent redoubler de mesures vexa-toires et d'abus de toutes sortes. Ils ont fini par exaspérer les paysans roumains eux-mêmes, dont la patience est pourtant proverbiale-, La révolte gronde partout dans les campagnes, et toutes les mesures de précaution, toutes les perquisitions, les arrestations en masse sur la moindre dénonciation, ne peuvent empêcher l'assassinat continuel des soldats allemands isolés et des agents chargés de réquisitionner les récoltes. La semaine dernière, à moins de trente kilomètres de Bucarest, un train de céréales partant poiir l'Allemagne, sous la garde de soldats allemands, fut attaqué par les paysans qui massacrèrent l'escorte et s'emparèrent des marchandises. Le moindre retrait des troupes d'occupation serait suivi, aux dires de tous les neutres qui ont vsité la Roumanie ces temps-ci, d'un soulèvement général. + Mégalomanie "Quelles colonies faut-il à l'Allemagne?" Tel est le titre d'un ouvrage du docteur Abrecht Wirth et d'Emile Zim-mermann, dans lequel les auteurs écrivent : Sans Calais, comme point d'appui, la guerre sous-marine future est impossible. Le Maroc doit aussi fournir un point d'appui avec le Congo, nous nous attacherons tout le monde mahométan. Nous sommes assez puissants pour réaliser nos désirs. Nous réunirons le bloc islamique du continent noir au bloc asiatique, grâce à notre arme principale, la guerre sous-marine. Les prétentions de nos ennemis sont des enfantillages; nous pouvons exiger ce que nous voulons; il faut qu'ils l'accordent. Les colons allemands en Russie formeront des points d'appui pour la propagande pan-germaniste ; le Caucase sera notre pont vers l'Asie. L'exploitation des mines du Caucase est l'affaire de l'Allemagne; nous avons besoin des minerais de l'Ukraine et du Don, du pétrole et des gisements cuprifères du Turkestan. Les ressources incalculables de la Perse et de l'Afganistan doivent être à notre diposition. L'Albanie, le Monténégro et la Serbie deviendront des colonies allemandes.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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