La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 27 Mei. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 13 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/mc8rb6x208/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES, 22me ANNÉE. JEUDI 27 MAI 1915. N°- 147. LA GRANDE GUERRE, n MARCHE EN AYANT DES ITALIENS -ILS CAPTURENT DES PASSES-L'ACTION NAVALE A BARLETTA-| SUR LE FRONT OCCIDENTAL, UNI I GRANDE BATAILLE EST ENGAGEE EN GALICIE LES RUSSES AURAIEN1 PERDU 21,000 PRISONNIERS.—L/ MARCHE SUR PRZEMYSL. — UNI TREVE DANS LES DARDANELLES.-LES PIRATES SOUS-MARINS. les troupes italiennes, nos nouveaux alliés r , vont pas de main-morts et elles semblen •roir largement profité des expériences variée c' Cett€ guerre de plus de neuf mois. Sous li conduite du généralissime Cadorna, elles s* lanoent résolument en avant, capturant d< fortes positions, des passes, et s'y établissan Eolidement avant que l'ennemi ait eu le temp 'i.i retourner. C'est ainsi que sur la fron ,!erè du Tyrol et du Trentin, les troupe italiennes ont occupé Forcella, Montozzo Tonale, Ponte Caffaro, toutes localités de 1j vallée de Giudicaria, et le territoire au nor< (j- Ferrar, Monte Baldo, Monte Carno, Mont Fcppiano, sur les pentes nord de Lessini îifubio, et Monte Boffani,.aux extrémités de uïées de l'Agno et Leogra, ainsi que les dé 0 élevés de la vallée de Brenta. Elles : ivit de nombreux prisonniers. En Cador t/jies les passes de la frontière sont entr mains; sur la frontière de la CarnioL iles conquirent à la pointe de la bayonnett 1 passe de l'Inferno, à l'extrémité du Va legano.. Sur la frontière de la province d< rioul l'offensive continue près de Carporeto insi que sur l'Ionzo inférieur. L'ennemi bat en retraite , partout, surpri ir l'avance rapide des Italiens, détruisant le rats, faisant sauter les principaux monu ents des villes, pendant que les aviateur iliens les bombardent copieusement. Sui int le preniier bulletin des opérations sign i général Cadorna, les Italiens se sont em rés de Cormons, une importante statioi trichienne, qui commande une grande route même temps la capture des positions dan i montagnes protège utilement leurs flancs. 3ur mer, l'action à Barletta semble avoir ét îtôfc sérieuse ; le navire de guerre autrichiei i avait bombardé la ville a été rencontré ei escorté par quatre torpilleurs, et il pen lit fortement à tribord. Un contre-torpilleu i avait également pris part à cette action e lit arboré un pavillon anglais pour trompe [tention de l'escadre italienne; fut poursuiv • celle-ci et sérieusement endommagé. )e leur cô.té les forces alliées sur le front occi ital ne restent pas inactives non plus. D< lents combats on\ eu lieu pendant la soiré' 25 mai, et pendant la nuit suivante. Le mçais maintinrent tous leurs gains. Malgr furieux efforts des Allemands contre _ le iitions que les Français avaient conquise nord-est d'Angres, ils ne purent les ei oger; à un autre endroit les Français occu ent toutes la plaine aux environs de Buval ils prirent pied; en même temps ils s'éta ■ent sur les crêtes au nord-est de Notre Dam Lorétte, et près de Souchez ils capturèren i tranchée allemande. ^es aviateurs ont eu de l'ouvrage et s'ei it tirés d'excellente façon ; au cours de l rnée du 25 ils n'ont pas laissé tomber moin 203 projectiles dont quatorze du calibr , pesant 43 kilos. Ces bombardement ent effectuées sur le dépôt d'aviatioi èmand à Hevillé, au sud-est de Roisel, et ai "c d'aviation de réserve au Grand Priel, a' :d-ouest dé St-Quentin, où les dépôts d izine furent atteints. La nuit précédent aviateurs avaient attaqué la gare de Doua ils avaient mi-s le feu au hangar à marchan es. . • . Suivant le bulletin de l'armée belge la têt pont de Dixmude a.été soumise à un violen nbardement, mais aucun engagement d'ir iteTia n'a eu lieu : les Allemands ont peur ! Cn Russie, suivant le communiqué officie' 3 Alliés ■ semblent continuer leurs opéra os avec succès. Sur la rive ga.uche de 1 >tule, où l'ennemi a reçu des renforts, s rent de furieux combats, mais toutes le tatives allemandes pour reprendre l'offer e échouent devant l'énergie des contrc aquës Tusses; ïn Galicie, sur le front de Jaroslaw semysl se sont engagés des batailles dés lérçes, mais le communiqué russe ne fai ntion d'aucun résultat; suivant le bulleti ••richien, l'armée du général Mackense vance vers la San. mettant en déroute le sses, qui auraient laissé entre les mains d anemi 21,000 prisonniers et do nombreuse ces de campagne ; les armées des généiau haklo et Boelnn-Ermolli s'avancent au suc de Przemysl, et repoussent les Russes ver plaines de Blonia, rendant ainsi à no iés la situation très difficile. Kspéroiis que ces nouvelles sont exagérée que les Russes se tireront avec succès de 1 lieuse situation que crée le . saliént d zemysl. Les opérations dans les Dardanelles pr( >ssent également; le 23 mai, les Turcs d( ndèrent et obtinrent une trêve des troupe straliennes et néo-zélandaises, afin de poi ir enterrer leurs motts; ils en ensevelirer isi 3000! Dans le sud de la péninsule le >upes françaises ont opéré, le 24, leur jon< 'n avec les soldats de marine anglais, or lt> une avance considérable et solidemer ibli une nouvelle ligne; les Turcs, de leu té ont dégarni leur front en Caucasie pou uvoir envoyer des renforts dans la pénir le. Les sous-marins allemands, dont l'activil -tait ralentie depuis l'expérience du " Lus nia," ont recommencé leurs exploits < înnent de torpiller le vapeur américai ^ebraskan," qui est entré à Liverpool av€ coqueron-avant sous eau. Deux autres sou arins ont fait la chasse au vapeur angla: Imber," mais sans pouvoir l'atteindre. "-lies voleurs se sont introduits au Pala: 1 Cinquantenaire à Bruxelles et ont réussi QPorter plusieurs tableaux, dont deu uvres de Mattelé, sur bois, et deux toile Unft de Precht, l'autre d'Anna Dewert. I Qllce a, ouvert une enquête. POUR LES BELGES RESTES AU PAYS. • L'ŒUVRE DU COMITE OFFICIEL DE SECOURS. A la demande du comité officiel de secours aux victimes belges de la guerre le Lord Maire de Leëds a réuni le Collège. Mr. Hastings Pimbury (délégué) a addresse - un touchant appel en faveur des familles en détresse en Belgique. Mr. Parent, sujet américain, a expliqué com- , ment ses compatriotes font la distribution des t, vivres en Belgique sous la protection des 5 drapeaux américain et espagnol, i Le collège a décidé à l'unanimité d'ouvrii î un fonds de secours et de faire un appel aux i citoyens. t Aussitôt une somme de frs. 20.000 a été 5 recueillie. MM. Pimbury, Parent, Mogin et Bruno j Pichler ont adressé alors la même demande > dans la banlieue. Déjà plus de 60 usines ont i été visitées dans lesquelles on fait des collectes 1 hebdomadaires. j La somme que cette propagande a rapportée ) s'élève déjà à un million 550,000 francs. ; Le comité a organisé des meetings dans les . principales villes du Nord de l'Angleterre et r s'est assuré le concours de MM. le docteur Van 3 de Perre, député d'Anvers et Standaert, députe 3 de Bruges, qui viennent de rentrer, comme on > sait, d'une mission officielle en Afrique Sud. NE RENTREZ PAS ! s LES PASSEPORTS POUR LA ! SUISSE ET LES PAYS-BAS. s M. de Broqueville vient de' lancer l'impor- - tante circulaire suivante:— Il résulte des renseignements parvenus au " département de la Guerre et à celui des Affaires étrangères que depuis quelque temps de nom-' breux réfugiés belges sollicitent des passeports 5 pour se rendre en Suisse ou en Hollande dans . le but plus ou moins déguisé de rentrer en ' Belgique. j Nos compatriotes ne se doutent généralement pas des dangers et des difficultés de tous genres auxquels ils s'exposent; ces dangers , peuvent être particulièrement graves, en os qui concerne le retour dans la partie occupée r. de la Belgique, pour les Belges que les Alle-1 mands considèrent comme en état de porter .les armes. Le*gouvernement ne peut laisser [ ignorer cet état de choses aux intéressés et il ' doit également prendre des précautions afin ; d'empêcher des révélations inopportunes et 3, des indiscrétions dangereuses. I En conséquence, nos agents diplomatiques ' et consulaires ont été prévenus de ce qu'ils ne 1 peuvent délivrer des passeports à destination 1 de la Suisse ou des Pays-Bas à des personnes ayant été attachées à l'armée à quelque titre ' que ce soit. Si, pour des raisons particulièrement sé-1 rieuses, des personnes appartenant à la caté-gorie précitée demandaient néanmoins à se rendre en Suisse ou en Hollande, il en sera 1 référé à mon département par les soins du 1 ministère des Affaires étrangères. 5 i 3 L'INDUSTRIE DANS LE HAINAUT. i 1 Les sociétés anonymes des Charbonnages de i Courcelles-Nord et du Nord de Gharleroi, à s Roux, marchent avec un personnel restreinl 3 trois jours par semaine. 11. en est de même i de presque tous les charbonnages du bassir - de Gharleroi. Les ateliers de construction de wagons J 3 Bte Pèlerin, à Courcelles, travaillent avec très t peu de personnel sur d'anciennes commandes Pour la société anonyme des Ateliers de Trazegnies il en est de même, ainsi que poui , tous les ateliers des bassins du Centre et de - Charleroi qui s'occupent de la construction di \ matériel roulant. e Les glaceries.et leë verreries du bassin d( s Charleroi sont complètement arrêtées; il fau - pourtant excepter la Société anonyme des - Glaces de Charleroi, à Roux, qui a rallume un petit four pour fabriquer du verre spécia à mais de peu d'importance. Pour l'industrie.des émaux, à Gosselies, îf t société anonyme Aubry et Compagnie (émail i lerie) et l'usine Mornet (tôlerie et émaillerie ! emploient leurs ouvriers à tour de rôle. L'é s maillerie de Vlesville est arrêtée. e Les clouteries de Fontaine-l'Evêque ne fa s briquent pas, ils emploient les femmes empa ç queteuses pour réparer les anciens paquets er . magasins. Les Hauts-Fourneaux de la Providence, i s Marchiennes, ne marchent pas. Citons comnn actives les usines de et à Chatelineau (hauts fourneaux). Quant aux ateliers travaillan „ plus régulièrement, on peut citer les atelier: ' Zimmermann-Hanrez, à Marchienne, qui s'oc. cupent de la réparation des machines et de: anciennes commandes; de même les atelier: !" Paris, également à Marchienne. Les atelier; de constructions électriques de Marcinelle s anciennement appelées usines Dulait, ont con tinué à travailler d'une façon assez continue. Les usines électriques de Roux, de Bosquet s ville, etc., travaillent et éclairent comme j l'ordinaire les villes et villages environnants. t ' ' ~ • r —La baronne de Callewaert, qui a ete con r demnée à Liège à plusieurs mois d'emprison i- nement, a pu être conduite par son mari dan un wagon spécial jusqu'à Wurtzbourg, où ell é séjourne chez un officier, avec une automobil i- à sa disposition. Les dames de la ville lu •t ont offert de la visiter, mais elle a répondi u que sa réclusion lui interdisait toute commu c nication avec ses semblables !... — Un négociant en tissus d'Anvers a ét s condamné dans des conditions piquantes. I avait annoncé une grande exposition d'étoffe d'été. Dans l'une de ses vitrines, il n'avai s exposé que étoffes qui rappelaient nos cou à leurs nationales; on pouvait lire: "Au choix x à 4 fr. 50 le mètre"; dans l'autre vitrine, oi s, ne voyait que des tissus de pacotille, de 1; a j camelotte aux couleurs allemandes, avec cett « inscription; "Trois aunes pour 1 franc." LA BELGIQUE DE DEMAIN. > MESURES DAPRES GUERRE. AVIS AUX PLEUTRES. i On s'occupe activement, en FTartce, eles ] mesures à prendre après la guerre, contre les i Allemands. De nombreux écrits sur cette ques- 1 tion palpitante paraissent tous les jours. ^ Nous ne pouvons, à l'heure actuelle, discuter cette question avec les mêmes précisions et la même opportunité que les Français, pour la bonne raison que nous ne sommes au dehors ^ qu'une partie, la plus petite, des Belges que la chose intéresse. Nos frères demeurés au pays ne peuvent faire qu' " y penser toujours et ^ n'en parler jamais." Mais sans entrer dans le détail, sans révéler j ce que nous savons déjà, nous pouvons, cepen- ( dant, en parler, nous qui y pensons toujours i aussi. Et il est nécessaire de le dire, car, est-ce à ( la suite de l'envoi récent et connu en Angleterre d'émissaires à la solde des Allemands, ( nous assistons à une recrudescence de I'acti- ( vité décevante des pleutres invertébrés qui " estiment qu'après la guerre on devra bien re- ( prendre avec les Allemands les relations d'autrefois." , Ces paroles répugnantes, qui puent l'argent { allemand, sont déposées doucement, comme ] avec découragement, devant des gens de cœur, i par d'inconcevables individus qui n'ont qu'un ( souci: le porte-monnaie. , Eh bien, nous tenons à en avertir et ceux-là ] et ceux qui les écoutent: Il n'en sera rien. On , ne renouera pas avec les assassins de nos < frères les liens d'autrefois. Et s'il vous plaît < de serrer les mains allemandes encore dégoû- < tantes du sang des nôtres, nous n'en sommes : pas, entendez-vous, et nous vous clouerons au i pilori, qui que vous soyiez! i Ah! vous vous imaginez que, comme jadis, j votre séquelle de quelques vendus ou tout < comme, va encore régenter la masse des braves ] Belges ne voyant maléfice nulle part? Que < vous soyez de la finance, du commerce, de la < politique ou du barreau, que vous ayiez intro- < duit dés Allemands dans les banques qui ] gèrent notre argent, que vous ayiez des con- ] trats vous liant ayee les Allemands, que comme politiciens, soit par vos journaux ou ; autrement vous ayiez partie liée avec des Aile- s mands; que comme avocats des Allemands < vous sacrifiiez les intérêts du pays, tous, i mettez-vous bien cœla dans la tête: Il y a ' quelque chose de changé en Belgique. i Et vous aurez beau faire, il se trouvera des hommes qui exigeront le nettoyage des banques—repaires d'Allemands—des boîtes à : pots-de-vin officielles et autres qui favorisaient les Allemands de toute manière. Le pays, les petits savent comment ils ont été trompés et trahis par les gros, les hommes 1 à porte-monnaie. A ceux qui ne savent pas, on le dira. Et si les amis des Allemands s'ima- i ginent qu'ils vont continuer à faire la loi, à nous embarquer à nouveau dans les sottes, 1 ridicules et monstrueuses querelles politiques pour le profit des chacals à la solde de l'Aile- 1 magne, qu'ils se détrompent. Nous avons un Roi dans la plus haute ac- ; ception du terme; nous avons une noble armée. Ce sont les sentiments de ce Roi et de cette armée qui demain électriseront toute 1 la nation. Ne le sentez-vous pas, vous les pleutres? Ne sentez-vous pas que ce que ces hommes ' voudront, le pays qu'ils auront libéré le voudra, le leur donnera? 1 Et que ce qu'ils voudront c'est l'exclusion totale des Allemands el'un sol que leur immonde présence a souillé ! Ne sentez-vous pas que la Belgique rénovée va avoir besoin de purifier son air? Ne sentez-vous pas, à travers les récits qui nous viennent de Bruxelles, de Liège, d'Anvers—oui, d'Anvers—que la con-! science nationale va devoir avoir un objectif, un but " extérieur," débarrassé que nous serons de cette neutralité qui nous émasculait? ! Et que ce but sera l'Allemand abhorré à jamais?| Nous nous souviendrons demain de la signification du nom Belge, nous serons ambitieux pour lui, nous voudrons le garder pur de toute souillure, maintenant que l'épreuve " l'a entouré d'un si vif éclat. Nous n'acco-i lerons plus le glorieux nom de Belge à une race de traîtres et d'espions. Ah, pauvres pleutres qui n'avez pas d'âme, qui semez comme à plaisir le découragement autour de vous, pour la maligne satisfaction ^ de faire le mal, parce que vous sentez quand même que demain votre porte-monnaie souf-t frira, si vous pouviez aller une heure sur l'Yser, comme vous seriez convaincus! Si vous pouviez voir là notre ardente et nombreuse jeunesse—notre jeunesse, c'est-à-dire la Belgique de demain, entendez-vous—si vous pouviez la voir et l'entendre, elle qui reprendra son pays, votre pays, et qui en fera ce qu'elle veut parce que cela ne peut pas, en toute justice, être autrement, vous seriez, nous l'espérons, un peu honteux ! Vous auriez au moins la «conscience d'être seul, si seul que peut-être—nous le souhaitons pour vous—vous penseriez sûrement que vous devez L avoir tort. ILS NE FONT QU'UN REPAS. On aurait pu croire que l'extrême rationne-3 ment des vivres en Allemagne n'atteignait que i les civils. Il n'en est Tien. Si nous devons 3 croire les prisonniers allemands eux-mêmes, i ils ne font plus qu'un repas paT jour dans les 1 tranchées. Voici, en effet, ce qu'écrit de Lor-. raine un Français:— " Hier, nous avons fait deux prisonniers i alsaciens. L'un était de Saverne, et était bien 1 content de se retrouver là. Selon nos prison-s niers, les Boches prétendent pouvoir aller, en t nourriture, jusqu'en juin; mais ils craignent - de ne plus avoir de munitions avant cette date. , En tout cas ils ne font plus qu'un repas par i jour; le soir, ils n'ont que du thé. Donc, i comme tu penses, nous avons tous bon 5 espoir... " Nous aussi ! LES OBSEQUES DU LIEUT.-C0L, DE PAUW. LES DISCOURS. Des détails complémentaires nous étant par ■enus au sujet de l'émouvante cérémonie de: unérailles à Zwolle du lieutenant-colonel d< 'auw, nous tenons à en reparler. Un granc lombre d'officiers belges internés ont rendi es derniers honneurs au brillant officier qu ommandait le génie du 5me secteur de la posi ion fortifiée d'Anvers, et est décédé à ZwolL iprès une courte maladie à l'âge de 51 ans. Après un service funèbre en l'église d< Nfotre-Dame, auquel assistaient le général najor Onne, représentant le commandan upérieur des forces hollandaises de terre e [e mer, le lieutenant-général Dossin, représen ant en Hollande du ministre de la guerre >elge et attaché à la légation belge de Lf ïaye, ainsi que les généraux, de nombreu; >fficiers supérieurs ou subalternes internés 'inhumation s'est faite avec les honneurs mili ;aires, rendus par les troupes de la garnisor t par le corps de musique belge d'Oldenbroek Ce deuil était conduit par le lieutenant •olonel du génie Victor de Pauw, frère di léfunt. Avant la levée du corps, trois discours on lté prononcés à la mortuaire. Le général Jamotte, commandant le 5m< lecteur de la position fortifiée d'Anvers, a re lacé la belle carrière du défunt, nommé sous ieutenant à dix-huit ans et se signalant dan outes lès fonctions spéciales qui lui furen îonfiées par ses brillantes et solides qualité nilitaires. Aussi, la guerre le trouva-t-elle ; îauteur de la tâche énorme qui lui incomb: :orame commandant du génie d'un secteu lont trois ouvrages permanents n'étaient pa :utamés, tâche qu'il accomplit avec autan le modestie que de talent. Il n'eut pas 1; iatisfaction de recueillir le fruit de se -ravaux, la défense du 5me secteur—le der lier—ayant dû être abandonnée. Il fut chois )ar le commandant de la P.F.A. comme 1 second des deux parlementaires chargés d îégocier la reddition de la place, et ce n'es ju'au retour de cette triste et délicate missio: lu'il obtint l'autorisation de rejoindre l'armé le campagne. Mais il était trop tard pour qu e lieutenant-colonel de Pauw, ainsi que 1 )etit groupe que constituaient les officiers d ^'état-major du 5me secteur, pût encor ranchir les lignes ennemies. Il fallut .don ;e résigner à l'internement, et l'inaction forcé lui en résulta, loin de le remettre du sui nénage intense auquel l'avait mieux habitu oute une vie de labeur, devait miner rapide nent sa santé et l'enlever brusquement à se imis, à l'armée, qtii perd un brave, savant e loyal officier ; à la Patrie, qui perd un de se plus nobles enfants. Le lieutenant-colonel Demey, du génie salua au nom de ses camarades de la 46m promotion d'artillerie et du génie son ancie: ïhef de promotion; enfin, le colonel Lemièr lui adressa le dernier adieu des officiers di ;énie. Lors de la levée -du corps, à l'apparition d ïerceuil recouvert du drapeau belge et d 'uniforme du défunt, une émotion poignant ît double s'empara des assistants en saluai] i la fois et le brave, mort en exil, et les glc rieuses couleurs de notre terre natale dan a quelle il ira dormir quand elle sera délivrée Aussi, est ce au nom de la Patrie absent pi'au bord de la tombe creusée dans la terr Hrangère—étrangère mais si hospitalière-3elon son expression, le lieutenant-génén Dossin prononça: les ultimes paroles d'adiei iont les derniers mots retentirent profonde ment dans le cœur de chacun : " Cher cams rade, dors en paix, conscient d'avoir fait tor bon devoir." LA FOUILLE DES PRISONNIERS. De M. P. Hamp, à la " Renaissance":— " Sept officiers, mis à part, silencieux e rigides, regardaient en l'air. Un capitain anglais les pria de dire à leurs hommes de s mettre en rangs pour la fouille. Au premie commandement, un alignement parfait s'étî blit. Les talons joints claquèrent. Le hommes, fixes, tenaient la tête liaute. Ceu qui, l'instant d'avant, mordaient dans leur no: pain de guerre, le cachaient maintenant sou leur manche. "La fouille laissa par tas distincts: u monceau de correspondances; un de lampe électriques; un de couteaux. On enlevait au: si les clous dont les soldats allemands sor fournis pour pendre l'équipement au mur. " Des prisonniers étaient jaunis par 1 fumée des obus tellement la canonnade si eux avait été copieuse. Des taches nitreuse marquaient leurs uniformes et leur teint sen blait de cadavres. Un se fit encore plus 1î mentable par un fléchissement qui mit se mains pendantes à ses genoux quand le sold* anglais qui le fouillait prit dans sa poche 1 photographie d'une jeune femme et d'un pet enfant. L'Anglais avait regardé l'hommi puis la photographie, longuement, et encoi l'homme. Enfin, il dit:— " — ...Looks better than you." " Quelque chose comme: '... marque mieu que vous.' " Et il avait rendu la photo du bébé et c la femme. "Alors, l'Allemand branla sa tête jaune au yeux soudain luisants; s'il n'y avait pas e là l'officier à casque il aurait certainement fa quelque chose de tout à fait indisciplin comme de serrer la main de l'Anglais." — Les veuves allemandes veulent absoli ment se remarier, et tout de suite, na ! Voici d'ailleurs de quoi les satisfaire. I " Vorwaerts " recommande, pour réparer 1( pertes allemandes, le retour à un état c choses existant en Allemagne en 1650, et qu après la guerre de Trente-Ans, permit à toi homme d'épouser dix femmes... Rien que ç< — Le docteur Jean Thieren, fils du pra ticien bien connu à Anvers et neveu de l'arch tecte Winders, est mort tragiquement là-bi en Flandre, où les nôtres combattent. Il e enterré à Alveringhem. Le Roi lui a octroy après sa mort, pour services rendus au pay la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold. BENOIT XV ET LES BELGES. LE PAPE ET L'UNIVERSITE DE LOUVAIN, Deux de nos ministres d'Etat, MM. Liebaert ; et Schollaert, adressaient, le 15 avrril dernier, " la lettre suivante à Benoît XV :— Très Saint Père, Parmi tous les malheurs immérités dont une . guerre injuste accable notre pauvre pays, l'his-î toire enregistrera ceux de l'Université catholique de Louvain. ; Cette savante institution fut une des créa-' trices de l'unité intellectuele et du développe-ment scientifique de la nation belge. Pendant que ses dirigeants et ses professeurs étaient " tout à coup dispersés au loin, elle a vu son ancienne et riche bibliothèque livrée aux flammes. En qualité de membres du Conseil général de l'université, les soussignés se préoccupent de son avenir et de sa restauration. Un de leurs premiers soins doit être de veiller à la reconstitution d'une biblotlièque, qui forme l'outillage indispensable de l'enseignement supérieur et des travaux scientifiques. La papauté a toujours montré le plus vigi-" lant souci pour le progrès de la science et la prospérité des grandes universités. S'autori-: sant de ces hautes sympathies, les soussignés " se permettent de solliciter l'appui moral et " l'intervention de Votre Sainteté, sous la forme 5 qu'elle jugera opportune, en faveur de l'Uni-^ versité catholique de Louvain. 5 Ils prient Votre Sainteté de bien vouloir les 1 bénir et agréer l'hommage de leur vénération. J Franz SOHOLLAEKT, . Président de la Chambre t des représentants. t J. LIEBAERT, g Ministre d'Etat. Le Havre, 15 avril 1915. i Le S mai écoulé, le cardinal Gasparri a ré-3 pondu à cette lettre dans les termes' suivants : 3 No 6.378. Dal Vaticano, le 8 mai 1915. Excellence, 1 Le Saint-Père a bien reçu la lettre du 15 3 avril dernier, par laquelle Votre Excellence, 3 en sa qualité de membre du Conseil général 3 de l'Université de Louvain, sollicite l'appui du 3 Saint-Siège pour la reconstitution de la biblio-3 thèque de cette université. 2 II m'est agréable de vous annoncer que, B toujours vivement préoccupé de ce qui regarde ; le bien de*ses chers fils de Belgique, et faisant - des vœux pour que les belligérants, au milieu " des ardeurs de la lutte, veillent à la sauve-s garde des richesses scientifiques et littéraires de chaque peuple, le Souverain Pontife sera 3 très heureux de contribuer, par tous les moyens en son pouvoir, à la reconstitution de » cette bibliothèque illustre, qui renfermait de 3 si précieux trésors littéraires, pour le plus 1 grand avantage de la culture intellectuelle et e de la civilisation de la Belgique et du monde i entier. Afin d'encourager et de favoriser dès main-i tenant une si louable entreprise, Sa Sainteté a e daigné ordonner qu'on y destinât non seule-e ment les publications de la Bibliothèque Vati-t cane, mais aussi tous les ouvrages qui s'y >- trouvent disponibles, sans préjudice des autres s voies par lesquelles le Saint-Père, qui a tant à cœur de suivre en cela les nobles traditions de e ses prédécesseurs, pourrait être en état par la e suite de venir en aide à une œuvre si excel- - lente, et de manifester ainsi son zèle pour 1 l'accroissement des sciences et la conservation i, du patrimonie littéraire de l'humanité. i- Pour le moment, je crois opportun de pré-i- venir Votre Excellence qu'elle recevra inces-t samment le catalogue des ouvrages précités, et que l'expédition en sera faite dès que les circonstances le permettront. Avec l'expression d<ïs sentiments de la plus haute estime et de la considération la plus distinguée, j'ai le plaisir de me dire une fois de plus, de Votre Excellence, t p. card. GASPARRI. e e r L'ORGANISATION DEFENSIVE - ALLEMANDE, s ^ Toute le presse a reproduit les magnifiques s récits officiels des succès récents remportés par les troupes françaises au nord d'Arras. n On a peine à se figure l'élan, l'habileté, la bra-s voure et l'endurance dont les admirables .. soldats de notre grande alliée ont dû faire t preuve pour triompher aussi brillamment de la résistance opposée par un adversaire qui a s'est farouchement battu. La victoire rem-'r portée par les troupes françaises n'en apparaît s que plus belle, non seulement par les résultats !_ acquis, mais par tous ceux qu'elle fait entre-l- voir. s Les quelques détails suivants, concernant t, l'organisation allemande à Neuville-Saint-a Vaast, sont particulièrement typiques:— it " Pour concevoir à quel degré peut atteindre -> l'art des Allemands en matière de truquage e des positions," dit la note officielle, " il faut avoir visité le sol, et surtout le sous-sol de Neuville. x " Les caves vastes et profondes des maisons ne leur ont pas suffi. 0 " Ils ont commencé par en recouvrir les voûtes extérieures d'une couche de béton de x ûn mètre au moins. Puis, partant du fond u des caves, ils ont creusé, en dessous, de nom-it breux abris fortement protégés. C'est là qu'ils -> se cachent pendant le bombardement. " Entre ces caves, ils ont établi des communications souterraines et, d'un bout à l'autre - du village, ils circulent comme des taupes, surgissant tout à coup là où on les attend le e moins. L'un d'eux, muni d'un périscope, a s été vu en arrière de nos lignes et a pu e s'échapper sous terre quand on l'a poursuivi. " Chaque pâté de maisons est armé de t mitrailleuses, placées dans des abris bétonnés. ! Tels de ces abris étaient munis d'une grille fermée à clef, derrière le mitrailleur." Or, les Français ont enlevé d'assaut toute s cette organisation formidable, imposant à l'en-t nemi une supériorité dont il reste stupéfait. , Tous les espoirs sont donc permis, et le jour s, paraît proche où sera enfin rompu© la résistance allemande. ECHOS. L'Allemagne punie—La faillite des "Scrap Paper." Nous sommes témoins, à l'heure actuelle, d'une explosion de fureur chez les Allemands contre l'Italie. Nous leur entendons parler de perfidie et d'honneur. Que ce sont là des mots singuliers tout d'un coup dans leur bouche ! S'ils nous parlaient plutôt du chiffon de papier qu'ils offraient—eux ou les Autrichiens, c'est tout cîomme—à l'Italie après la guerre? Car il s'agissait bien d'un traité, n'est-ce pas, comme conclusion des propositions autrichiennes pour acheter la neutralité italienne? Comme il est naturel que les Italiens se soient dit qu'en cas de victoire des Allemands ce traité ne compterait pas plus que celui qui garantissait la neutralité belge ! Et comme ils ont en raison! C'est l'esprit de Cavour qui les a inspirés, cette fois. On voit aussi les Allemands verser des larmes sur la rupture d'un traité qui avait tenu trente années. Et celui de la Belgique qui datait de 1839? Au surplus, comment les Allemands ont-ils observé leur traité avec l'Italie quand ils ont provoqué la Serbie? Signature d'Allemand, signature sur le sable que le premier vent effacera ! Les Italiens s'en sont souvenus, eux! Que n'avons-nous pu prévoir ! Nous n'en serions pas où nous sommes. Nous pourrions donner le même conseil à toi"* les'peuples auxquels l'Allemagne garantit ia neutralité: Méfiez-vous: la parole d'un Allemand ne vaut pas le quart d'un pfennig! L'Oxford Belgian Season. Ad. Coryn, l'excellent baryton et directeur du Théâtre Royal d'Anvers; Emile Wambacli, réminent violoniste et directeur du Conservatoire d'Anvers; le jeune maître Louis Delune, pianiste-compositeur, grand prix de Rome de Belgique ; Mme Jeanne Fromont-Delune, violoncelliste, 1er prix du Conservatoire Royal de Bruxelles; Gaston de Pamel, le jeune artiste du Théâtre du Parc de Bruxelles et de la compagnie Réjane; Mme Yctte Dermond, cantatrice de l'Àlhambra de Bruxelles et directrice de l'Oxford Belgian Season; Raymond Colleye de Weerdt, homme de lettres, voilà le septuor inscrit au programme des grands concerts, de l'Oxford Belgian Season qui aurait lieu au Ilandolph Assembly Room le 29 mai à 2 h. 30 et à 8 heures. Nul doute que ces artistes fassent courir tout Oxford, y compris la colonie belge émigrée à ces concerts d'art et de charité. Les Anversois sont très nombreux a Oxford, ils feront fête à leurs concitoyens Coryn et Wambaoh. Pour le "Belgisn Field Hospital." Le 25 mai a eu lieu à Newbury (Berks) une matinée musicale et dansante, organisée par les soins de Mme L. H. Baxendale, au profit de l'hôpital belge de campagne. Mme Baxendale, experte organisatrice, avait réuni sur la scène du grand hall de Corn Exchange, des artistes de talents tels que MM. Arthur Bourchier, Patrick Kirwan, Charles Lascelles et Miss Doris Lytton, tous bien connus du public londonien. En outre, des amateurs de marque venant des châteaux environnants avaient répondu à l'appel de Mme Baxendale: Miss Leng, Miss Juta (élève favorite du fameux ténor Jean de Reszké), Mme Chris Lowther, Lady Watson et enfin Mlles Ohristina Baxendale et Thelma Tubbs, charmantes fillettes de 8 ans, qui dansèrent le " Belgian flag dance." L'orchestre, dirigé par Mr Flint, était irréprochable. Le soir artistes, chantres et danseurs, donnèrent une séance populaire qui réunit toute la population de la petite ville de Newbury. Le clou de la journée fut, sans conteste, le Ballet des Lys, exécuté par Mme Lowther et Mlle Christina Baxendale. Le tout fut un vrai succès et la recette fructueuse. Au milieu de chacune des représentations, Mr. W. S. Baillie Hamilton, membre du comité et secrétaire du B.F.H., donna quelques mot d'explication sur la grande œuvre qui au front rend tant de services: d'ambulance du B.F.H. est partie pour la Belgique au commencement de septembre, et son premier local fut à Anvers, au boulevard Léopold, dans l'école des garçons, mise à sa disposition par S.M. la reine des Belges, présidente d'honneur de l'œuvre. La duchesse de Vendôme en est vice-présidente. L'hôpital y a fonctionne jusqu'à l'évacuation d'Anvers, où blessés et personnel furent transportés à Furnes, faisant étape à Ostende et à Nieuport. Délogé encore une fois de Furnes par les obus allemands il se trouve présentement à H..., à cinq milles de la ligne de feu. Sa Majesté la Reine a maintes fois visité les locaux, et Mr. Hamilton vient d'être informé par dépêche que S.M. le roi Albert y fut dimanche dernier tenant personnellement à exprimer sa reconnaissance. Mr. Willems fut récemment nommé médécin chef de l'hôpital, et Mr. Hamilton est enchanté de la bonne entente qui règne entre Belges et Anglais. Tout le matériel, ainsi que le ravitaillement de l'hôpital est fait par les soins du comité qui expédie directement d'Angleterre. P.S.—Le comité, 21, Suffolk-street, Pall-mall, London, sera heureux de recevoir dons en couvertures, draps de lit, oreillers, bandages de 3, 4 et 5 pouces, charpie, ouate, etc. La Maison Severin freres, de Bruxelles, fournisseur attitré de L.L.M, M. le Roi et la Reine des Belges a l'honneur de faire part à sa clientèle qu'un de ses coupeurs sé tient à sa disposition, 7, Maddox-street, W., dans les locaux de la Maison Robinson, McBain. Tel. 4533. ANNONCES. 9 ponça la ligne.—Joindre '!o montant aux ordres, s.t.p. BASTIN Elremare arrivés Londres; Temonde écrire Mme. Sadauno Ellezclks qu« inari avec nous; Prière prérenir.—-Mme. Virouse, 159, rus Borkendael, Txellcs. NOUS mettons vivement nos compatriotes en garde contre certaines agences de placement d'employés, qui ne visent qu'à leur escroquer de l'argent. Ne versez de cautionnement ou de garantie qu'avec les références les plu* sérieuses;

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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