La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 31 Maart. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 24 juli 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bk16m3430z/
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LA MÉTROPOLE I oN£ PENNY CIM CK1JTIM! BL, vur CEKT pt< D,x CHTim PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné: Holborn 212. ABONNEMENT 1 moto, 3 sh. ; 8 mois, 9 th. I 24ub ANNEE SAMEDI 31 MARS 1917 No. 90 LA GRANDE GUERRE I UNE PAUSE DANS L'OUEST La conquete de Palestine ■ Manœuvres allemandes aux Etats-Unis ILes Turcs viennent de subir, cette fois s mains du général Murray, une dé-ite des plus sérieuses. L'expédition bri-,nique qui le 9 janvier dernier avait pturé Rafa, sur la frontière d'Egypte de Palestine,' et qui le 6 mars s'était ,due (naître d'une forte position en-Rafa et Beersheba, que les Turcs »aient pris comme base, a fait une nou-e]1ç avance jusqu'à Wadi Ghuzze, a aviron huit kilomètres de Gaza. Une mée de 20.000 Turcs a été repoussée Le de fortes pertes et a laissé aux lains du général Murra) un millier de risonniers y compris plusieurs officiers ipérieurs turcs et des officiers alle-ands et autrichiens. Reprenant ainsi le sillon que les Croi-s ont laissé il y a quelque huit cent vingt ans, les troupes britanniques archent à la conquête de la Terre-Sain-■ qu'ils arracheront à la domination hrque. Au point de vue militaire le suc-is que le général Murray vient de rem-ftter dans cette région est comparable celui du général Maude devant Kut, iitant au point de vue de l'étendue D'au point de vue des conséquences, jes Anglais font leur avance le long de i côte, tout en construisant en même tmps leur chemin de fer. Ils ont ainsi Dut le temps l'avantage d'un appui de 1 Hotte sur le flanc gauche. La position prque sur la voie ferrée à Beersheba délient intenable. Ce chemin de fer est la Rule ligne de communication pour l'arme turque en Syrie ; elle se rattache à Ueppa à la ligne de Bagdad et se dirige vers le Sud par Damas et Jérusalem fans la direction de la frontière d'Egypte.A Gaza les troupes britanniques ne se rouvent qu'à une distance de vingt ki-imètres de ce tronc, à l'endroit où il ait un détour, entre Beersheba et Jéru-alem pour éviter la région mamelonnée l'ouest de la mer Morte. La menace antre leurs communications "* est donc op sérieuse pour les Turcs pour leur îrmettre de retenir leur base à Beers-îba. Il ne restera à l'ennemi qu'à se incentrer devant Jérusalem et sur la ?"e de Jaffa à Jérusalem^. L'invasion de la Palestine est dictée ir une nécessité stratégique impérieu-■ Depuis tout temps le plateau de Sy-' a été considéré à bon droit comme portail stratégique de l'Egypte et au-n souverain de ce dernier pays ne se oyait en sécurité auâsi longtemps que portail se trouvait aux mains de l'en-roi. Jamais jusqu'ici la nécessité de •mparer de cette route historique d'in-sion n'a été si pressante qu'actuelle-!nt. Le canal de Suez est l'artère prince de l'Empire britannique, pour ne s dire l'artère vitale. Si la Turquie vivait à la guerre elle resterait, com-• maintenant un vassal de l'Allemagne 1 ne manquerait pas de réorganiser ; armées et ses communications. La ne deviendrait le grand quartier géné-ît l'Allemagne forcerait la Grande-e'agne à toujours tenir sous les ar-« une forte armée en Egypte; jamais sécurité ne serait complète. f plateau de la Palestine une fois '1 sera occupé sera facile à défendre. ]n côté il est enflanqué par la mer et l'autre par le désert de Syrie, qui s deux offrent des garanties infran-ssables. De la côte au désert, ce cou-étroit a une largeur moyenne de 65 0 kilomètres, et peut se défendre par ' faible armée, facile à renforcer en 'PS de guerre. Ur le front ouest les progrès des Al-continuent. Au nord les troupes brigues se trouvent face à face avec fossé Hindenburg " ou comme les ■nands l'appellent la " ligne Sieg-^ "> et dès ce moment ils ont l'avan-; de la situation géographique qui permet de plonger les regards sur" positions boches qui se trouvent dans terrain beaucoup plus bas. Suivant l'expert militaire français les troupes britanniques ont montré jeudi une certaine activité. Dans la matinée elles capturèrent le village de Neuville-Beauzonval, situé à cinq kilomètres au nord d'Equancourt, à une centaine de mètres à l'est du canal du Nord. La position était solidement fortifiée et les Allemands dépensèrent des efforts énergiques à sa défense; mais la ténacité des troupes britanniques eut raison de la résistance ennemie. Sur le front français la journée n'a pas vu de modification dans la situation de la Somme à l'Aisne. On annonce officiellement que les troupes sont partout en contact avtec les lignes ennemies. Une pause suivra nécessairement. L'armée qui a poursuivi l'ennemi s'établit solidement avant d'entamer de nouvelles opérations. D'ailleurs, la température se prête très peu à une poursuite de l'offensive. En Champagne, à la suite de son échec contre Maisons de Champagne, _ les fortes pertes que l'ennemi y a subies ne l'a pas encouragé à persévérer dans son entreprise. Quelques tentatives de reprendre l'offensive dans la région de j Tahure et en Argonne ont été immédiatement arrêtées par un feu de barrage. La décision du Congrès américain, la semaine prochaine, est attendue avec impatience. On s'étonne un peu du silence exagéré du président au sujet des demandes qu'il compte faire et l'on craint que l'Allemagne, comptant sur l'appui des pacifistes qui disposent de sommes considérables, ne fasse une nouvelle proposition de paix. Suivant certains bruits officieux des propositions auraient déjà éé faites, mais elles n'ont que peu de chances dorénavant d'être acceptées, même au cas où la guerre sous-marine serait faite avec plus de modération. Le vote des femmes en Angleterre La Chambre des Communes, par 403 voix contre 62, a voté mercredi soir, sur la proposition de M. Asquith, la motion suivante relative à la réforme électorale : " La Chambre adresse ses remercî-ments à son président pour les service^ qu'il a rendus en présidant la Conférence de la réforme électorale et exprime l'opinion que des mesures législatives soient promptement introduites sur la base des résolutions adoptées par cette conférence. " Cette motion avait été acceptée par M. Lloyd George au nom du gouvernement. Les résolutions de la Conférence, présentement endossées par la Chambre, constituaient un compromis entre les vues des différents partis. Elles prévoient une extension du droit de vote dans un sens démocratique et une nouvelle géographie électorale plus logique et comprenant des cantons plus étendus. Elles ne se prononçaient ni sur le vote des femmes, ni sur la R.P. Quant au suffrage féminin, cependant, M. Asquith et M. Walter Long, qui en furent toujours des adversaires résolus, s'y sont convertis en raison des service»-' immenses rendus au Pays par les femmes anglaises pendant la guerre, services qui ont donné la preuve de leur mâ-turité politique. Comme M. Lloyd George en "est partisan-, il n'y a pas de doute que les Communes se prononceront en sa faveur. Quant à la R.P., la Chambre se prononcera également à son sujet, le gouvernement ne prenant provisoirement pas position sur ce point. L'accession des femmes à l'électorat peut être considérée dès à présent comme un fait accompli en Angleterre et ce fait important est certainement destiné à exercer une grande influence sur la question du suffragisme dans les autres pays de l'Europe occidentale. Evacuation de la Belgique ? Un curieux article publié à Bruxelles La Revue internationale, paraissant à Bruxelles sous la censure allemande et c sous la direction d'un Allemand du nom 1 de Dr Vogel, vient de publier un article 1 intitulé : Les Dernières Convulsions et qui É a provoqué dans la capitale une véri-ta- 1 ble sensation. C L'article décrit de façon prophétique 1 la fin de la guerre. L'auteur explique < que, quoique invaincue, l'Allemagne se ) voit cependant obligée de raccourcir son j front occidental. Elle évacuera la plus grande partie du territoire français occu- j pé ainsi que la partie occidentale de la r Belgique y compris la côte. Les Aile- -mands préparent à cet effet une ligne dé- 1 fensive allant d'Anvers à Namur et se j terminant dans les hautes Ardennes. ' Cette ligne abandonnerait Bruxelles aux Alliés. L'Allemagne ne perdrait rien â £ cette manœuvre qui renforcerait consi- 5 dérablement sa position stratégique, et elle possède encore suffisamment de ter- J ritoire ennemi en Russie et dans les Balkans. . j Nous reproduisons évidemment cet ar- 2 ticle à titre documentaire, car il peut ^ constituer une manœuvre de presse. 11 [ n'en est pas moins remarquable que la j censure allemande en Belgique, habituel- c lement si sévère, laisse publier de telles considérations sous la direction d'un sujet allemand. Il faut rapprocher en tout cas cet article du bruit de destruction de villages en Flandre occidentale qui ne cessent de courir. Le discours du Chancelier Nouvelle hypocrisie Allemande Le discours que M. de Bethmann-Hollweg, l'homme du Scrap of paper, a prononcé jeudi devant le -Reichstag au sujet de la situation internationale n'a pas répondu à ce que les neutres et sans doute les Allemands eux-mêmes en attendaient. Le bruit avait couru que le Chancelier impérial annoncerait une nouvelle manœuvre pacifiste. Rien de semblable ne s'est produit. •• D'après la version du discours répandue dans le monde par le sans-fil allemand, M. de Bethmann-Hollweg s'est contenté d'affirmer, à l'usage des représentants du Congrès américain qui doit se réunir dans quelques jours, que l'Allemagne ne veut pas la guerre avec les Etats-Unis et de rejeter sur l'Angleterre la responsabilité de la piraterie allemande. Comme il s'est abstenu cependant de promettre la levée du " blocus " qui paralyse le commerce extérieur américain ou même de proposer de nouvelles négociations, son geste ne saurait exercer la moindre influence sur le cours des événements. Le Chancelier s'est également occupé de la Russie, mais seulement pour affirmer -sans l'ombre d'une preuve que le gouvernement allemand n'avait encouragé en rien la politique autocratique du Tsar et pour essayer de fai,re accroire qu'après la guerre russo-japonaise, Guillaume H aurait conseillé à Nicolas de ne pas s'opposer à l'introduction de réformes... en Russie ! En présence du régime autocratique prussien, cette sollicitude aura sans doute un effet de douce ironie sur la démocratie allemande. Mais ce qui est bien le comble du cynisme, c'est que, après cela, le Chancelier a eu le culot d'af- 1 firmér que l'Allemagne continuera à ne i pas s'occuper des affaires internés d'autres > pays ! j M. de Bethmann voudrait-il nous dire 1 comment il appelle l'autonomie (?) de la i Pologne... russe et la " séparation ad- : ministrative " " que, contrairement aux stipulations de la Convention de La Haye, il vient de déçréter en Belgique ? Si ce n'est pas là s'occuper des affaires intérieures d'autres pays, nous n'y connaissons plus rien ! Le peuple allemand avalera sans doute , ces couleuvres avec~tette docilité qui peut ( faire douter de sa raison. Mais le Chan- g celier se trompe s'il croit qu'elles puisent j exciter parmi les neutres bien informés 1 autre chose qu'un sentiment de douce gaîté taitigé de dégoût o—o La neutralité belge Aveu de défaite d'un professeur allemand Dans le Diisseldorfer General Anzeiger lu 20 mars 1917, n. 144, édition du matin, s Dr. J. Hashagen, de l'Université de îonn, publie, sous le titre: Das "Unrecht" in Recht (L'" injustice " une chose juste), in curieux article qui révèle la désorienta-ion persistante de l'opinion allemande au . ujet de la violation de la neutralité belge. Depuis que le Chancelier a confessé le 4 loût 1914*-que oette violation était une in-ustice, un passe-droit (" Unrecht "), et a ait ainsi à l'Allemagne plus de tort que ne ui en eût fait la perte d'une bataille rangée, selon l'expression du comte zu Revent-ow, la docte science allemande, pour répa-er le mal, s'est efforcée de démontrer qu'à iller au fond des choses (" grùndlich ") '" injustice " était, en réalité, une " chose uste ", — le passe-droit, un droit, — Das ' Unrecht " ein Recht. Le professeur J. Hashagen y va aussi, iprès combien d'autres, de sa savante dis-ertation.Mais ce qu'il y a de particulier dans son as c'est qu'il ne se déclare pas satisfait de a tactique de la chancellerie qui insiste sem-liternellement sur cette vieille affaire des détendues " conventions anglo-belges ". Le o février 1917 encore, la Norddeutsche ALl-'emeine Zeitung y consacrait tout un supplément, où elle déballait comme documents louvellement découverts à Bruxelles de sim-iles annexes du fameux procès-verbal des onversations Ducarne-Barnardiston, trouées avec ce procès-verbal, au début de l'oc-upation, dans les archives du ministère de a Guerre de Belgique, et publié à grand racas dès les mois- d'octobre et novembre 9T4- Ce dernier pétard de- la propagande alle-nande a fait long feu : la presse des pavs loutres n'a pas hésité à le dire; la réfuta-ion péremptoire du baron Beyens, parue !e o mars 1917 dans la presse de toutes les •apitales, ne doit pas avoir été étrangère à :et échec. Sur quoi le professeur Hashagen rouve maintenant fort inopportune l'insis-ance manifestée par la chancellerie impé-iale.Le professeur de Bonn fait valoir qu'en evenant toujours à la charge sur ce thème le la félonie de la Belgique et sur ces pré-endues preuves d'archives, on donne l'im-jression que l'Allemagne n'a pas d'autres irguments pour prouver qu'elle avait le lroit (Recht) de commettre le " Unrecht " ronsistant à violer le territoire belge. Il vau-Irait infiniment mieux, d'après lui, que 'Allemagne exploitât d'autres raisons qu'il rouve plus 'décisives, à savoir : l'attitude le l'Angleterre dans la question du Congo t l'affaire des fortifications de Flessingue qui lémontreraient que l'Angleterre avait forcé a main à la Belgique pour la rallier à sa >olitique d'encerclement de l'Allemagne;—à avoir aussi, la violation " manifeste " de a neutralité belge par des avions français, nvoquée déjà dans la déclaration de guerre lu 3 août 1914 à la France; — à savoir ■nfin, la " convention des forteresses " de 818-1836 qui, selon lui, donnait à la Prus-e le droit contractuel d'occuper militaire-nent la Belgique en cas de danger d'inva-ion française. En vérité, si c'est sur ces nouveaux arguments que l'Allemagne compte pour se aver de la violation de la neutralité belge, on compte est, comme on dit, réglé d'avanie auprès de quiconque connaît, un peu 'histoire contemporaine. Quant au gouvernement belge, il ne pour-a que se féliciter de ce changement de tac-ique et du transport de la discussion sur :e nouveau terrain, plus faible encore que :elui des " conventions anglo-belges ". Car, où est donc, dans cette thèse nouvel-e, le principe de la culpabilité de la Belgi-jue, tant de fois dénoncée par l'Allemagne?Et si vraiment l'Empire avait déjà ac-juis, avant la guerre, par tant de motifs >olitiques, et même par un traité, le droit l'occuper militairement la Belgique et de a traverser avec ses armées, qui expliquera amais comment, le 4 août 1914, !'Allemagne ayant usé strictement de ce droit Recht), le Chancelier impérial a pu subite-nent éprouver le besoin de qualifier d'injus-:ice (Unrecht) un acte si légitime, et même •n ajoutant qu'if se sentait tenu à le répa-•er le plus tôt possible?... o—o Complot contre les usines de Buffalo La, Chambre de commerce de Buffalo a enu unq conférence où elle a dis-•uté les révélations relatives à un grand complot organisé par des adversaires de la ;uerre américaine et qui devait aboutir à ia ;aisie des usines de Buffalo travaillant pour a guerre Le gouverneur Whitmami aurait pro-nis que des forces suffisantes de la milice ieraient disponibles pour la protection de a ville Paix et droit Déclarations pacifistes Les deux extraits suivants sont pris de tirés-à-part du Mouvement pacifiste. organe officiel du Bureau international de la paix (Berne : numéros mai-septembre, octobre-décembre 1916, dans l'ordre) : Malheureusement le mot de " pacifisme " couvre aujourd'hui des entreprises parfois équivoques et auxquelles ie souci du droit et de la vérité paraissent souvent étrangers. La paix était, avant le déclenchement de la catastrophe, chose essentielle parce qu'elle était la condition du développement des institutions que nous préconisions en vue d'améliorer les relations entre lés peuples, d'élever le niveau moral des nations et lé passer de l'état d'anarchie internationale dans lequel nous vivions à un régime fondé sur la reconnaissance réciproque des droits de chacun. Aujourd'hui, où le droit a été scandaleusement violé, où les traités ont été déclarés simples chiffons de papier, où toutes les lois, toutes les conventions ont été foulées aux pieds, où les belligérants — du moins ceux de la première heure — se divisent notoirement en deux groupes : ceux qui firent de sérieux efforts pour aplanir le conflit par - des voies amiables et ceux qui délibérément déclenchèrent la catastrophe, ce n'est plus le rétablissement de la paix qu'il faut avant tout souhaiter, c'est le rétablissement du droit et de la loi. C est pourquoi l'heure viendra où nous devrons proclamer à nouveau les principes de notre doctrine — qui est une doctrine de progrès politique, de progrès moral, de progrès social, — dire, ce que nous entendons par ce mot de " paix ", dire surtout si en l'achetant, la paix, au prix de l'asservissement de la Serbie et de la Belgique, elle ne serait pas payée plus qu'elle ne vaut. La paix n'est, en effet, le .plus grand des biens qu'à la condition d'être le résultat d'un régime de droit. Le pacifisme organisé, le pacifisme dont le Bureau international est .le centre, est fondé sur un certain nombre de principes qui nous lient et que nous n'avons pas la liberté de jeter par-dessus bord. Mais il semble parfois que d'aucuns les ont oubliés et que, à leurs yeux, le pacifisme réside moins dans l'établissement d'un régime nouveau que dans la lutte pour la paix à n'importe quel prix. Or, nous ne saurions le répéter assez, nous estimons qu'un pacifiste qui accepterait une paix ne restaurant pas la Serbie, la Belgique et le Luxembourg dans l'intégrité de leurs droits, une paix consacrant des conquêtes et des violences, trahirait notre cause, qui doit être, qui ne peut être que celle de la justice et dç la vérité. Si nous n'avons pas à nous désolidariser avec ceux qui ne sont devenus pacifistes que le jour où certaine entreprise s'est révélée d'une exécution plus difficile que l'avaient cru d'abord ceux qui la conçurent, puisque, en réalité, ils ne furent jamais des nôtres, comme nous-mêmes ne fûmes jamais des leurs, il nous importe que l'on ne nous confonde point avec eux. » Le meilleur hommage que nous puissions apporter à ceux qui créèrent le Bureau de-Berne, c'est de rappeler sans cesse l'idéal qui fut le leur, les principes qu'ils ont proclamés, la nécessité de mettre toutes les forces morales que représente le pacifisme de jadis au service du droit, et de nous refuser obstinément à fermer les yeux sur les crimes du passé tant que ceux qui les perpétrèrent n'auront pas reconnu leur faute et réparé les dommages causés. Le pacifisme a pour fin le règne du droit et la cause du droit ne se prête à aucune transaction. o—a Le repentir d'un germanophile Le député catalan Francesco A. Cam-bo, très travaillé par la propagande germanophile, avait cra pouvoir reprocher à la Belgique, en août 1914, d'avoir défendu sa neutralité. Mais le cours de la guerre et les crimes allemands ont ouvert les yeux à ce germanophile et il déclare aujourd'hui dans la Justicia de Barcelone : J'ai écrit, aux premiers jours de la guerre, des paroles qui n'ont pas été comprises, mais que seul un profond amour pour la Belgique inspirait. Aujourd'hui, je déclare que la situation de la Belgique,au moment de la paix, me préoccupe plus que toute chose personnelle. L'oubli des sacrifices de la Belgique et une réparation incomplète de ses malheurs signifieraient pour la conscience universelle une perturbation supérieure même à la guerre avec ses horreurs. Le nombre de ces " conversions " augmentera sans doute au fur et à mesure que la défaite de l'Allemagne deviendra plus certaine.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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