La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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20 oktober 1915
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s.n. 1915, 20 Oktober. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 26 november 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/599z030151/
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"LA MÉ1ROPOLE, the influential Belgian nevvs-papcr now enjoying the hospitality of ©hf gtanbarN was removed to this country aftcr the destruction by the Germans ot its Antwerp offices. Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to ol?tain the latest Belgian news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNEE. MERCREDI 20 OCTOBRE 1915. N«- 293. LA VALEUR DE LEUR PAROLE, LA CHAMBRE DE COMMERCE D'ANVERS CONTRE LES ALLEMANDS. ENERGIQUE ATTITUDE DE M. CASTELEIN. LA CHAMBRE DE COMMERCE SURVEILLEE. Voici ce que public le journal " De Tele-taaf," sous la signature de notre confrère > igusfc Monet, à propos de la Chambre de Commerce d'Anvers :— Par deux fois, M. Edgar Castelein, f. f. de président de la Chambre de Commerce, décida je porter plainte contre l'autorité allemande m Belgique, parce que celle-ci manquait à sa ;aroie. Les deux protestations concernaient > paiement des marchandises qui, lors de la •rise d'Anvers, furent réquisitionnées par armée allemande. M. Castelein démontra (laircment que les 'compatriotes de von Bethmann-Hollweg avaient eu recours au ,v>tème du chiffon de papier. L'accord en question fut traité en décembre. 11 stipulait.^ que les neuf provinces belges paieraient, ensemble une contribution de îuerre de 480 millions de francs, payable en rersements mensuels de 40 millions. En revanche, le gouvernement allemand s'enga-:eait au paiement de toutes les marchandises i réquisitionner, ceci au comptant par des effets de premier titre ou des bons sur les «Tandes banques allemandes. Cet engagement a été reconnu par M. von Bissing lui-même dans une proclamation en date du 9 janvier 1915. Notons en passant que, dans la première proclamation allemande au peuple anversois formulée le jour même de la prise d'Anvers, ie respect de la personne et des biens était garanti aux habitants. Le 13 janvier, il apparut que la promesse du général-gouverneur aurait un commencement d'exécution. Ce jour-là, M. von Lumm, commissaire général impérial auprès des banques belges, convoqua les notabilités du monde financier et commercial qui se trouvaient à Anvers pôur leur communiquer que les réquisitions régulières allaient être payées sur le champ tandis que les réquisitions irrégu-iières allaient être soumises à une commission de négociants belges, formée d'urgence et placée sous la présidence du sénateur ham-bourgeois Strandès. Cette commission aurait été chargée de régler au plus tôt les différends. I.f mois de janvier passa, février également. On arriva à la mi-mars sans que l'affaire eût progressé. C'est alors que la Chambre de C'onurç.ejçe tenta de rafraîchir la mémoire au gottVërnëur général allemand par un moyen radical : elle proposa aux administrations provinciales de cesser le paiement de la contribution de guerre jusqu'à ce que les autorités iHemandes aient satisfait à leurs engagements. Le rapport que M. Castelein envoya le 18 ûiars à la Députation permanente de la province d'Anvers porte nettement cette rolonte. Les réquisitions faites à Anvers— ians le rapport—sont évaluées à plus de 85 nillions de francs, non compris les machines ni levées dans un grand nombre d'usines et les incalculables quantités de marchandises de :out genre que les soldats allemands ont mlevées, on l'absence des propriétaires, sans ionner ni bon ni reçu! En avril, on a cru un instant que la pro-ilamatiôn de la Chambre de Commerce avait éteint son but. Un décret du gouverneur général instituait la " Vorschusskasse" (caisse J'avanlfes). Tout ce que je sais de cette in-ïtitutiqn, écrit M. Castelein dans son second rapport du 31 août, c'est que le 12 avril M. lo sénateur Strandès, président de l'administration civile allemande, m'a transmis le décret d'institution de cette caisse, en me déclarant'qu'il ne connaissait pas les conditions dans lesquelles cette caisse fonctionnerait, mais qu'il me les communiquerait sitôt qu'elles viendraient à sa connaissance. Le 7 mai, continue M. Castelein, j'écrivis encore au sénateur Strandès pour lui rappeler promesse. Le 3 juin, il me répondit que le règlement fixe pour la " Vorschusskasse," i-ombiné .avec celui de la Commission des Indemnités fonctionnant à Berlin, avait dû subir des modifications qu'il ne connaîtrait pas ivant trois semaines. Les mois de mai, juin, juillet se passèrent donc dans l'attente tandis lue les députations permanentes belges continuaient de payer à jour fixe leurs 40 million* mensuels. Le 31 août, la Chambre de Commerce put iroire que fia patience était à bout. Elle envoya un second rapport dans lequel elle proposait aux provinces de refuser carrément le paiement de la contribution de guerre des ieux derniers mois. Ce rapport se terminait [iar ces fières paroles: "Dans cette affaire, nous ne sommes pas seulement les occupés det vaut les occupants, les vaincus devant les vainqueurs, nous sommes des hommes avec lesquels on a négocié et qui ont consenti à payer une contribution en tant que garantie de dornmages intérêts auxquels les Allemands ne peuvent se soustraire en aucun cas. " En d'autres mots, nous n'avons pas seulement à faire appel à la Convention de La Kaye et au Droit des Gens, mais au Droit, tout simplement, que le monde civilisé puise :!ans le respect de la parole donnée. Car cette >i porte partout le caractère de l'inviolabilité. m bien qu'on tient à honneur de la reconnaître de la suivre scrupuleusement, même entre înnemis et même sur le champ de bataille." On pouvait s'attendre à ce que ce geste lardi ne restât pas impuni. Il n'étonnera personne que von Bissing ait pris des mesures pour empêcher le président de la Chambre de Commerce d'élever encore la voix. MESURES CONTRE LA CHAMBRE DE COMMERCE D'ANVERS. Voici le " poulet " qu'il vient d'adresser à la Chambre de commerce:— Le Gouverneur-général, B.A. No. 820. Bruxelles, 24 septembre 1915. Le commissaire-général impérial pour les banques en Belgique m'a remis un rapport, daté du 31 août, adressé par le président de la Chambre de commerce d'Anvers aux membres de la députation permanente à Anvers, ainsi qu'un rapport daté du 18 mars, adressé au président et aux membres de la Commission intercommunale d'Anvers, ce deuxième rapport étant invoqué par le premier. De l'examen de ces deux documents il résulte que les faits y sont travestis de façon grossière dans l'intention de provoquer de l'indisposition dans un milieu étendu, en particulier chez ces personnes qui sont appelées à représenter, à l'égard du gouvernement allemand. les intérêts des régions occupées, et dans l'intention encore de discréditer les autorités civiles et militaires et de contrecarrer les unes et les autres dans l'exécution de leurs obligations de guerre. Suivant mes renseignements les intendances, la commission de dédommagement à Berlin, et la caisse d'avance (" Vorschusskasse ") à Bruxelles ont payé en tout plus de 40 millions pour les marchandises réquisitionnées en masse. Dans cette somme ne sont pas compris les paiements comptant d'autres marchandises de nature diverse, paiements qui par exemple se sont élevés pour Gand seul, depuis le 15 janvier 1915, à plus de six millions de mairies par mois, rien que pour le ravitaillement et le fourrage pour la IVe armée. Si ces sommes, accordées par la commission de dédommagement et par la "Vorschusskasse" pour les réquisitions en masse en Belgique jusqu'au 15 septembre se sont élevées à 20 millions de marks seulement, le motif en est que les déclarations remises à ces institutions ne sont guère jusqu'ici en rapport avec la valeur qui, selon les deux rapports ci-dessus, aurait été saisie. Comme, d'autre part, le dédommagement à accorder dépend nécessairement de la réquisition faite, c'est une erreur évidente d'adresser un Teproehe au gouvernement allemand, au sujet du fait que le dédommagement fixé n'est pas en rapport avec la valeur déclarée, et que la promesse du gouvernement allemand, de faire le paiement le plus rapidement possible, n'a pas été tenue. Cela fait supposer que les groupes qui n'ont jusqu'ici demandé aucun dédommagement s'en sont abstenus dans le but de donner au président de la Chambre de commerce l'occasion d'adresser au gouvernement allemand un reproche qui serait de nature à donner aux non-initiés une impression de précision et en même temps d'ébranler la confiance de la population beige dans le gouvernement allemand (sic). Pour mettre fin à cette façon d'agir, le président de la commission impériale de dédommagement, déléguera sous peu, selon mes instructions, un commissaire spécial à Anvers, .qui aura pour mission de prendre charge, dans les locaux de la Chambre de commerce, des demandes en dédommagement pour les marchandises saisies en masse à l'intérieur de la position fortifiée d'Anvers et de préparer une solution. J'ordonne, en conséquence, que les sujets belges dont les marchandises ont été saisies en masse jusqu'au 30 septembre 1915 à l'intérieur, de la position fortifiée d'Anvers et qui y sont domiciliés, auront à présenter leurs déclarations soit à ce commissiare, soit à la " Vorschusskasse " à Bruxelles, soit à la commission impériale de dédommagement à Berlin, avant le 15 novembre de cette année, et cela verbalement ou par écrit, on tenant bien compte qu'en cas d'oubli par l'intéressé, l'examen de sa demande sera remis jusqu' après la déclaration de la paix, et que le règlement sera alors prévu dans le traité de paix. En conformité avec ce qui précède, j'ordonne en outre que toute la correspondance de la Chambre de commerce; y compris les imprimés qui sont expédiés par elle, seront mis sous la surveillance du gouvernement allemand. Cette surveillance sera exercée par le commissaire-général impérial pour les banques en Belgique, qui vous fera parvenir des instructions complémentaires pour ce qui concerne l'exercice de cette surveillance. Enfin, j'ordonne que le commissaire-général pour les banques en Belgique recevra connaissance, trois jours à l'avance, des réunions de la Chambre de commerce et que l'ordre du jour lui sera communiqué. Il aura le droit d'envoyer-un délégué à ces réunions. Ce délégué aura le pouvoir d'interdire la discussion de questions ne se trouvant pas à l'ordre du jour, ou qui par leur essence même ou par l'échange d'idées qui en résulterait, seraient de nature à nuire aux intérêts allemands et ie cas échéant, il peut lever la séance. (signé) Baron von Bissing, général-commandant. — Une étude a été poursuivie par l'administration de la guerre en France en vue de la substitution du cidre au vin dans le ravitaillement de l'armée, mais elle n'a pas abouti. Il n'est plus question actuellement d'envisager une réduction de la ration de vin, qui serait compensée par une distribution de cidre. LES ASSASSINS. TREIZE CENT CINQUANTE LI1 NEUF VICTIMES. Nous disions, il y a deux jours, que les chiffres fournis au gouvernement belge par des rapports officiels au sujet des massacres de civils par les troupes allemandes sont encore fort incomplets. Nous recevons précisément de très bonne source une note disant que le nombre des civils tués dans la seule province de Liège par ies troupes allemandes s'élève à 1359. Or, ^ le tableau que nous avons publié et qui don- J*1C1 nait un total d'un peu plus de 5000 victimes, ^10s n'évaluait la part de la province de Liège aux qu'à 800. Alli ord L'EXECUTION DE MISS EDITH CAVELL A BRUXELLES. tior cip? On connaît l'exécution, à Bruxelles, de Miss **cst Edith Cavell, condamnée à mort par un con-seil de guerre allemand. mu] Le ministère des affaires étrangères anglais coo. a public à ce propos la note suivante:— frar " Le Foreign Office a été informé par l'am- ^'x' bassadeur des Etats-Unis que Miss. Edith P0Sl Cavell, qui dirigeait une école de nurses à tera Bruxelles et qui avait été arrêtée le 5 août anS dernier par les autorités allemandes, a été ^ 1: exécutée le 13 octobre, conformément à une dire condamnation à mort prononcée contre elle. d er " Les charges relevées contre Miss Cavell dire sont d'avoir donné refuge à des soldats anglais via et français fugitifs, à des Belges en âge de <^on porter les armes et de les avoir aidés à la I s'évader de Belgique, afin d'aller reprendre du ave service. pas " Le Foreign Office n'a pas été informé Elle qu'elle ait été accusée d'espionnage." eait La victime de ce nouveau crime allemand s^ai était âgée de 48 ans. C'était une femme d'une m9!j grande intelligence et d'un dévouement ab-solu. Elle dirigeait, depuis longtemps déjà, *en: l'école des nurses, rue de Berkendael, à Bru- mai xelles, où elle a formé un nombre considérable Pai: d'infirmières. seri Sa fin tragique frappera de stupeur tous se I ceux qui l'ont connue; elle soulèvera la colère de nos amis britanniques, car l'assassinat de a^e cette noble femme constitue un crime inquali- Pen fiable de plus à l'actif du trop fameux général ce < von Bissing. ^es En admettant même, ce qui n'est pas dé- meI montré, que Miss Cavell eût donné asile à des ne 1 soldats anglais et français, son "crime" a,s n'était pas de ceux qui entraînent la peine déj« capitale, et c'est en violation de tout droit ra^ que cette exécution a eu lieu. mêi La presse boche et embochée nous dira sans n'€-doute, comme elle l'a fait pour un autre son martyr, le chef de division Lenoir, que la grâce 1 de Miss Cavell est arrivée deux heures après ^ror l'exécution ! eon , Sans doute, l'autorité allemande essaie-t- maî elle d'esquiver ainsi la responsabilité de ces teni assassinats. Peine perdue : tout ce sang inno-cent retombera sur ceux qui l'ont répandu. qui D'après 1' " Ech'o Belge " Miss Cavell aurait des faibli devant le peloton d'exécution et se de serait écroulée sur le sol. L'officier s'ap- firn procha alors, tira son révolver, et, froidement, sioi brûla la cervelle à la malheureuse femme les évanouie. 50 nor MIETTES ANGLAISES. ^ de La cour consistoriale de l'Eglise de la Sainte fort Trinité à Hoylake était saisie d'une demande Gn d'autorisation de placer dans l'église une tablette à la mémoire d'une des victimes du ger " Lusitania " portant l'inscription suivante: gar, "A la mémoire de X...., qui fut assassiné sur ass le ' Lusitania ' par les Allemands." tior La Cour consistoriale a refusé l'autorisation tou demandée dans les termes où cette inscription que se trouvait rédigée. les Le chancelier, Sir Philip Baker-Wilbraham, xési déclara qu'il " pouvait être vrai " que des gar passagers du " Lusitania " aient été " assas- ou\ sinés," mais que, si ce terme pouvait convenir San dans un article de journal, il ne croyait pas mei que les murs d'une église étaieant un endroit fat, approprié à la perpétration de sentiments de dc ' haine. Il déclara donc s'opposer à l'inclusion qU> du terme " assassiné " dans la tablette mor- ao-i; tuaire et suggéra l'inscription suivante: "A j; la mémoire de X ••••_. qui perdit la vie lorsque bur le f Lusitania ' fut torpillé par les Allemands." (]a{ Dans ces conditions seulement l'autorisation j)v; fut accordée. ave * et Les espions. fur, Un matelot allemand, du nom d'Ernst ru. Gatermann, a été condamné lundi à six mois rç',„ de prison par le tribunal de Liverpool pour ^en avoir fait une fausse déclaration a un fonc- |jsi tionnaire du département de l'immigration, (|gS auquel il avait déclaré être danois. prj, L LA TROUSSE D'UN DOCTEUR ALLEMAND. bor et ( Un médecin militaire allemand, dit le , * "Matin" de Paris, a abandonné récemment, des lors d'une fuite précipitée, une boîte de chirurgie pesant 70 kilos, et contenant, parmi oUV d'autres objets n'ayant rien de commun avec la médecine, les articles suivants ;— ^e Rc Du linge fin comprenant des serviettes de tables, des taies d'oreiller brodées portant des ba| initiales qui n'étaient pas celles du docteur. ] Vingt-deux porte-monnaie vides, quelques-uns sou tachés de sang. .g Dix montres, certaines avec des chaînes. Trois alliances avec différentes initiales. Une croix en ivoire. Les autorités militaires françaises ont dressé - une liste des objets contenus dans la boîte, que Cette liste sera une preuve évidente de la ma- par nière allemande de faire la guerre. d'à Reconnaissons très franchement que. depuis con 1870, les Boches ont réalisé des progrès dans cra tous les domaines, car, îl y a quarante-cinq vel< ans, les pendules seules attiraient l'attention line des soldats du Kaiser! Kultur, Kultur! voilà pot bien de tes coups ! des LA GRANDE GUERRE. *ALIE DECLARE LA GUERRE A LA BULGARIE—LES SERBES TIENNENT BRILLAMMENT—LA ROUTE DE CONSTANTINOPLE—PERSPECTIVES. —ECHEC A HINDENBURG.—BOMBARDEMENT DES EPARGES—LES SOUS-MARINS ANGLAIS EN BALTIQUE.—UN BLOCUS DE L'ALLEMAGNE? — DANS LE CABINET ANGLAIS. 5 communiqué officiel suivant a été publié à Rome: " La Bulgarie ayant ouvert des ilités contre la Serbie, et s'étant alliée ennemis de l'Italie pour combattre les és, le gouvernement italien, d'après les •es du Roi, a déclaré que l'état de guerre te entre l'Italie et la Bulgarie." Toute in-itude disparaît ainsi quant à la participa-. de l'Italie à la guerre balkanique, parti- i ition qui est définitivement assurée. On ! e toutefois dans l'incertitude la plus abso- j sur la forme qu'elle prendra. M. IJoyd j rge a cependant annoncé hier aux Com- i ies que les méthodes par lesquelles l'Italie 1 aérerait avec les forces britanniques et çaises " en Serbie " faisaient l'objet des dérations de l'Entente, ce qui laisse sup-ïr que le cabinet de Rome ne se conten-pas de prêter ses transports aux franco-lais ou d'envoyer une division navale dans îer Egée, mais que ses troupes coopéreront ctement à la défense de la Serbie afin tipêcher, si cela est possible, la jonction cte entre Berlin-Vienne et Constantinople Belgrade et Sofia. Il est à remarquer que, sidérée sous un certain angle, l'entrée de Bulgarie dans le conflit, en rapport surtout 3 la déclaration de guerre de l'Italie, n'est précisément à l'avantage de la Turquie. : ouvre en effet aux Alliés et peùt-être, qui , à la Grèce, une nouvelle route vers Con-itinople, qui pourrait se montrer plus com-le et plus rapide que celle des Dardanelles, otons aussi que l'Italie est en guere main-mt avec les trois alliées de l'Allemagne, s qu'au moins nominalement, l'état de c existe toujours entre Rome et Berlin. Il . curieux de Constater, cependant, ce qui tasserait si des troupes italiennes venaient contact, en Serbie, avec les corps d'armée mands qui y opèrent. Il est probable cédant, dans les circonstances actuelles, que ontact n'aura pas lieu et que, si l'attitude partisans de Giolitti, qui veulent toujours Lager Berlin, ne se modifie pas, les Italiens narcheront que contre les Bulgares. Reste avoir si dans ce cas, l'Allemagne, qui a i dû encaisser sans sourciller trois décla-ons de guerre à ses alliées, maintiendra la ne attitude, certainement peu fière, et qui it pas précisément de nature à rehausser prestige aux yeux des neutres... est consolant de noter que, sur les deux its où ils sont attaqués, nos alligs serbes tinuent avec le plus grand succès leur mifique résistance. Athènes dément main-int de la façon la-plus catégorique que la ; ferrée Nish-Salonique ait été coupée et ce le prouve, c'est l'arrivée dans le port grec premiers blessés français. L'occupation Strumnitza par les Franco-Serbes est con-îée et le bruit court en outre que la divi-i bulgare de la Rila a été annihilée et que Bulgares ont évacué Pétritch et Melnik, à kilomètres à l'est de Strumnitza. Dans le i, les Allemands avancent encore un peu s le secteur de Posareval^z, mais sur le e du front, contrairement aux mensonges leurs communiqués, ils sont arrêtés et se ifient. Pour peu, donc, que la Russie entre scène, contre la Bulgarie, comme elle en a idé, que l'Italie se presse et que l'envoi de forts à Salonique ne se ralentisse pas, les bes seront débarassés de tout souci à l'é-I de la Bulgarie—qui manque du reste, ire-t-on, d'artillerie lourde et de muni-is. Le général Putnik pourra alors diriger te son attention sur le nord et il est certain , dans ces conditions, il finira par rejeter Austro-Allemands dans la Danube. Si ce iltat pouvait être obtenu, le sort de la Bul-te serait réglé et la route de Constantinople erte, non à la Duplice, mais aux puis-ces de l'Entente. Ce serait le commence-ît de la fin ! Mais pour atteindre ce résul-il faut faire vite et surtout, ne pas prendre demi-mesures. Nous sommes convaincus i Londres, comme à Paris et à Rome, on *a en conséquence. n Russie, les choses vont. bien. Hinden-g continue à sacrifier des milliers de sol-3 pour essayer, mais en vain, d'atteindre nsk, et on dit même qu'il serait en froid c le Kaiser à cause de cela. Entre Riga lacobstadt, les Allemands attaquent avec îur, mais ils n'ont réussi à faire reculer les ises que sur un point. Par contre, dans la on des lacs, les Allemands ont dû céder du ain et les Russes ont traversé la Drisvia-a. Sur d'autres points, ils ont remporté succès locaux et fait plus de trois mille sonniers. e communiqué français ne signale que des ibardements intenses, surtout aux Eparges, les combats de grenades. ,es sous-marins anglais continuent à rendre plus précaires la maîtrise (?) allemande la Baltique. Deux steamers allemands de 3 tonnes chargés de minerai de fer suédois, été torpillés près de Oxelesund et un autre 1800 tonnes a été capturé et ramené à 'al, le grand port militaire russe du golfe Finlande, après un parcours dépassant pro-lement 300 kilomètres ! On se demande es Anglais ne vont pas déclarer le blocus s-marin de l'Allemagne! ir E. Carson, ministre anglais de la jus-. a donné sa démission. M. Asquith est é. -L'Allemagne vient de boycotter 42, fabri-s suisses pour fournitures de charbon, en ticulier les fabriques bâloises de couleurs liline. Dans les milieux industriels, on sidère que cette mesure est dictée par la inte qu'éprouve l'Allemagne 3e voir se dé-)pper l'industrie suisse de couleurs d'ani-Elle voudrait aussi exercer une pression r obtenir l'interdiction de l'exportation couleurs d'aniline. EN BELGIQUE. D'après les renseignements les plus récents, il serait question de porter à Liège la ration de pain à 400 grammes au moins. La farine sera blutée à 70 pour cent. £ « * M. le bâtonnier Theodor se trouve enfermé au camp d'Osnabriick avec Maurice Lippens, le vaillant bourgmestre de Moerbeke. a s # On annonce le décès du lieutenant-général retraité Albert Malengreau, né à St. Ghislain en 1848. a # * Le correspondant gantois du journal hollandais " Pe Maasbode " écrit que les Allemands ont barré les routes allant d'Anvers et de Gand vers Oostacker. Ces mesures ont été prises pour empêcher les pèlerinages au sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes, qui étaient, dans ces derniers jours, suivis par des foules de plus en plus considérables. L'accès du village n'est autorisé désormais que moyennant un passeport spécial. a # * Le conseil de guerre de la province militaire du Limbourg a condamné à mort, annonce le "Maasbode," le soldat belge. Pierre Claes, qui, venu d'Angleterre en civil (nous citons notre confrère), espionnait en Belgique pour le compte des Alliés. * •* * Une vingtaine de Gantois sont revenus d'Allemagne le 10 octobre. Ce sont les premiers civils de Gand qui reviennent de l'exil. Une lettre de L'Ecluse, que publie la " Nouvelle Belgique," fournit quelques renseignements vraiment intéressants sur l'accident de Heyst. Des officiers et des sous-officiers allemands avaient joyeusement célébré, jusque fort tard dans la nuit, l'une ou l'autre grande victoire plus ou moins imaginaire. Le train vicinal électrique mis à leur disposition pour les ramener vers leurs casernements respectifs les attendait. Mais les mécaniciens, soldats allemands, pour faire passer le temps avaient, eux aussi bu copieusement. Quand enfin tous ces Messieurs eurent assez bu, ils regagnèrent en titubant les wagons, ordonnant au conducteur de se dépêcher. Ce dernier démarra et lança son train à toute vitesse. Il arriva ainsi, en peu de minutes, à travers les Tues désertes et sons éclairage, jusqu'au canal de Bruges et ne ralentit pas sa vitesse pour franchir le pont tournant. Rien ne lui permettait de penser que le pont, à cette heure-là, pût être ouvert. Il l'était pourtant et le train entier, lancé à toute allure, s'engouffra, dans le canal... Jusqu'ici on a retiré 114 officiers morts. Plusieurs autres, plus ou moins grièvement blessés ont été transportés dans divers hôpitaux. Tout trafic, tant par le canal que par la Toute et le vicinal est interrompu. Les Allemands n'eurent même pas la ressource de pouvoir se venger sur la population innocente de leur mésaventure. Le motif de l'ouverture du pont était en effet de livrer passage à un torpilleur allemand, qui se trouvait à quelques mètres de là et dont l'équipage s'évertua à retirer de l'eau les victimes de la catastrophe. 11 était donc vraiment tout à fait impossible d'attribuer celle-ci à la malveillance de la population et de se consoler par un bon petit massacre. * * * Le " Telegraaf " apprend' de la frontière; Un grave accident de chemin de fer vient de se produire sur la ligne Deynze—Thielt. Un train transportant des troupes' est entré en collision avec trois wagons chargés. Ce fait s'est passé lundi vers onze heures du soir. On ignore le nombre des blessés et des morts, la catastrophe ayant eu lieu à une heure où la population doit rester chez elle. Mais il ressort de ce fait qu'un train de la Croix Rouge est arrivé d'urgence sur les lieux et que les victimes doivent être assez nombreuses.* # * Sait-on que les Allemands pendent les Belges, à présent? M. Naclitergae! et cinq autres citoyens ont été condamnés à mort, comme nous l'avons écrit, voici plusieurs jours. Mais, contrairement à ce qui se disait au pays, ils n'ont pas passé devant le peloton d'exécution. Le général von Schroder les a fait pendreJ Et il n'a pas craint de faire connaître sa décision aux populations des Flandres, au moyen de grandes affiches collées un peu partout. Belges, souvenez-vous ! * * * La "Gazette dc l'Allemagne du Nord"' se fait écrire d'Amsterdam :— " Près de la frontière du Limbourg hollandais plusiers Belges ont été arrêtés sur la route vers Molen-Beersel, parce que Ton aurait trouvé dans leurs malles des boîtes d'explosifs, notamment de la mëlinite, provenant de A a poudrerie de Caulille et fabriqués en 1909. "Le lendemain, à la suite de l'enquête, d'autres Belges, de "YVeert, ont encore été arrêtés parce qu'on avait trouvé dans leurs habitations des récipients contenant des explosifs et des amorces. " L'in/jrrogatoire a démontré que ces personnes ne séjournaient que provisoirement à Weert et qu'elles étaient venues de Flessingue. On croit qu'elles avaient l'intention de faire sauter les fortifications allemands des environs de Liège. Le deuxième groupe de personnes a été remis en liberté." — Le docteur Dumba, ambassadeur d'Autriche-Hongrie à Washington, rappelé par son gouvernement, est arrivé à Falmouth. Il est demeuré à bord du paquebot jusqu'au départ de celui-ci pour Rotterdam. — Le gouvernement allemand, dit la " Xeue Freie Presse," a décidé la création d'un consulat à Brashov, la ville frontière entre la Roumanie et la Hongrie. A la veille d'un conflit éventuel avec la Roumanie, ce consulat a une importance particulière. Il doit d'une part, réprimer le mouvement irrédentiste et la propagande roumaine, qui gagnent des couches de plus en plus étendues dans cette ville, habitée en grande partie par des Roumains; de l'autre, surveiller les mouvements politiques et militaires de la Roumanie même. ECHOS. Au "Theatre Français" de Londres. La troupe do comédie qui fit ses débuts lundi soir au " Royal Court Theatre " a fait ce que nous pourrions appeler un excellent de-part. Disons que, malgré les événements, il y avait dans la coquette bonbonnière de Sloane-square une assemblée choisie qui fit le meilleur des accueils aux artistes que parvint à grouper avec un réel bonheur la directrice Mlle Emilie Lindey. Au programme d'ouverture: "Patachon," l'œuvre ravissante de Maurice Hennequin et Félix Duquesnel qui, défendue par une troupe de tout premier ordre, fit passer deux heures excellentes à ceux qui assistaient à cette pie-, inière. Parmi les interpièlcs citons Mlle Mirianne, une Lucienne du Tilloy ingénue à souhait, Mmes Dauville, Duriez, Martneer, Gardés, Derfal, etc. Le rôle de Patachon était dévolu à M. Francis Baissac,„qui sût y faire valoir toutes ses qualités de fin comédien ; M. L. Chaumont composa de la façon la plus habile et sans tomber dans la charge le personnage de Leputois-Merinville, tandis que notre compatriote F. Crommelinck faisait regretter l'importance secondaire du rôle du baron de Laverdière. Les autres rôles étaient tenus par MM. Gouget, Baert, Montbars et Theisen. Il y eut des rappels, aussi mérités que nombreux, après chaque acte, et on acclama Mlle Emilie Lindey quand, paraissant en scène, .elle apprit au public, qui ne manquera pas d'encourager cet effort artistique, que plusieurs ; oeuvres comme: "Monsieur le Directeur," "Mademoiselle Josette ma Femme" et aussi l'admirable "' Artésienne " avaient été mises . . sur chantier. Il y a là pouf tous une excellente soirée à passer. Une équipé de foolball au " C ub du soldat belge.'* Nos lecteurs apprendront avec plaisir la formation d'une équipe de football au sein du " Brit.ish Club for Belgian Soldiers," qui en a le patronage et le local. Les amateurs désireux de faire partie du club doivent en faire la demande par écrit à M. Alex. Caro, du Wallonia-Sport, qui en est le secrétaire. Sous peu plusieurs parties seront organisées au profit de l'œuvre, et vu l'engouement du public anglais pour son sport favori, on peut prédire à nos entreprenants compatriotes de fructueuses recettes dont profiteront nos soldats en congé. Le premier match d'entraînement est fixé au samedi 23 courant à 3 heures au terrain d'East Acton-lane, près de Ham-mersmith, contre l'équipe du Cowper Motor Club de Fulham. Nous donnerons dans le numéro du vendredi la composition du team qui porteront les couleurs belges; dès à présent on peu: compter sur la participation de plusieurs joueurs de renom. Les entraînements de l'équipe des "Belgian Soldiers" ont lieu les jeudis, samedis et dimanches au terrain du White Hart Hôtel, Temple Mills-lane, Strat-ford. Prendre au Strand le bus 6 jusqu'au terminus à ITackney Wick. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges f.ésirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Tràdo Labour Exchanges " (qui sont les seules autorisées par la gouvernment britannique do présenter des ouvriers belges aux patrons anglais), ont un grand nombre d'emplois a conférer, surtout dans le industries agricoles et du génie civil. Des offres de servi 3 doivent être faites à la Bourse du Travail la pl.. proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes de la localité. Des belges se trouvent dans les asiles da réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail oui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résident à Londres, à la Bourse du Travail à Aldwych Skating Rink. /BAISSE GENERALE de REPORTS et de DEPOTS. Scciétc Anonyme ii Bruxelles. Constituée le 24 octobre 1874. SITUATION AU 30 SEPTEMBRE 1915. ACTIF. CJai-sos et Flanque Nr.l:onalc . 4f> 23? 467,78 Coupons échus à encaisser 1.052.782.M Portefeuille (Kffetsi 12.970 62r».57. iBor.b de Trésors) 38.588.75?. 15 Prêts sur T»tx< • 12^.289.670.63 Comsjr-ndant-. iBanquioh) 28 453 519.0r> Immeuble social, rue «les Colonies 5 0C0 OOO.CO Ancien immeuble social là réali60i) . l 2^6.860 16 ValeuTS «les R^crvc.- . 20.652.193.10 des Ir^titutions do Prévoyance 1.354 095.7^> Comptes transitoires 7 S4'2 46'î 4 : Titres tDépôts et Cautionnement*) 254.977.391.00 540.655.821.5? P ASSIf'. Capital 20.000.000.00 n/.^rv.-s 20.652.241.42 P (vision pour impôts • !00 000 00 Obligations 30.494.000.00 CompUvi Chèques 64.406.093.02 d" Quinzaine 136.835 000 0O Effets et Chèque* à payer ....... 28.098.90 Institutions de Prévoyance 1 354.386. M Co"mptes transitoires 11.807.611.07 IXposants (Comptes Titres) 254.977.391.00 540.655.321.52 Le Président du Conc^'l d'Administration: PAUL DANSETTE. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, s.t.p. DEXTTSTRY.—VICTOR COTILS. d'Anvers (rue Quellin). Consultations tous les :'o"rs ''<• ? 30 à 6 heures.—Oxiord-street, 351. Téléphone. 2732 Mayfair. DLLE belge,' bonne éduca'.ion. \v.i -.an* lv>u , français, connaissant couture, demande place dame ci« compagnie.—Kcrîi: S. V_. S., St. iVlichae.'^-i>iac^, oO, bri^nto:.. DUTOIT, Box 92, La Haye, Hollande.—Cour-'- • rier Franco-Belge.—Service gratuit î^iir soldat- *u ■ front.—Transports vêtements en et hors Belgique.—Joindre coupon réponse.—Hautes réîé.'euces. INSTITUT belge" «joui garçons de !» a 1"> an?, litud-38 primaires, 6e et 5e latine et moderne.— Programme behe.—Pour conditions s'adre&cr au directeur, New Mills-court. Stroild (G'os,). ^; Î- E " Work for Belgians," ">(), Rutland-street, J London, S AV., cherche vendeurs belges articles fantai e com: int. ON demande femme de chambre belge ou fran- . çaise, variant français, flamand : bon gages, écrire ou so présenter.—6. The Gange, Wimbledon. ON demande bonnes cuisinière. 4MÔ; servantes connaisante. cuisine boureeoise. £30; menâtes comme 1 jardinier et cuisinières, £50-£60: >:ns: que grands nomb-es ' sujets de deux sexes pour familles, hôtels, etc.—Agence, i ilcujy. 19, Edgwarc-roao. STREATHAM PARK.—Young ma-r.ed coupa wish to receive guest in thf ir well fumished home, situated in nico locality; music, billiardf.—" Firland," 18, Clairvicw-îoad (Thrale-road), Strcatham. S.W. rAN DEN BROECIv, François, de Forest, Bruxelles. soldat réforme du 14c de licne. 4 1, est recherché ■ par sa femme. 4. Torringto^-lane. Bidejord, England _J OU S mettons vivement nos compatriotes ea garde contre certaines agences de placement d'employés, qui ne visent ou'à leur escroquer do l'argent. Ne versez rio cautionnement ou de barantie qu'avec les références les pluj tcrieuccs.

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