La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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28 oktober 1917
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s.n. 1917, 28 Oktober. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 14 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6q1sf2n553/
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LA MÉTROPOLE ONEQPENNY —AïT. CINQ CEHTIKBS ROLLÂSDE : VUF CF.MT CONTINENT : DIX CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné: Siolbera 212. ABONNEMENTS 5 ch • 9 m nie Q ait 24mb ANNEE DIMANCHE 28 ET LUNDI 29 OCTOBRE 1917 Nos. 301-302 ItsA. GBAMDE L'offensive à Ypres continue GRAVES REVERS ITALIENS Les Américains entrent en ligne Il n'y a pas à se dissimuler que l'offensive austro-allemande sur les Alpes juliennes est un coup grave. Le communi-! que italien qui,jusque vendredi,était plein de confiance et paraissait indiquer que le général Cadorna tenait la situation en main,s'est réduit samedi à une brève notice de six lignes disant que l'ennemi a traversé la frontière italienne entre le mont Canin et l'entrée de la vallée de Judrio et qu'il tente d'envahir la plaine (du Frioul). Sur le Carso aussi l'effort hostile devient plus pressant, mais ici, ! de forts coups offensifs furent repoussés par les troupes italiennes. Le communiqué allemand triomphe- A l'en croire, les Austro-Allemands auraient défait la seconde arijiée italienne, occupé la crête du Stol et le sommet du mont Matajur, repoussé nos amis vers la plaine, ébranlé le front de l'Isonzo jusqu'au Vippaco et capturé plus de 60.000 prisonniers, plus de 500 canons ainsi qu'un matériel de guerre "en quantités inestimables" et descendu vingt-six aéropla-: nés en deux jours. Le communiqué reconnaît cependant que, sur le Carso, les Italiens maintiennent leurs positions. Il faut attendre le développement de ■ l'offensive de Mackensen pour juger de son caractère, mais il paraît malheureu-: sement évident dès aujourd'hui qu'il s'agit d'une opération à grande envergure, soigneusement préparée, entreprise avec des effectifs nombreux et appuyée par un grand matériel, Il est douteux que le général Cadorna y soit préparé dans toute la mesure nécessaire et qu'engagé fortement sur le Carso, il puisse transformer assez rapidement pour exercer un effet immédiatement utile son offensive au delà de l'Isonzo en une contre-offensive dans le secteur nord-Les difficultés de transport et d'organisation sont en effet immenses. S'il ne peut trouver la solution de ce problème, il faut prévoir 1' "enroulement" de toute la ligne du nord au sud et l'abandon du Carso et même de Gorizia, qui seront bientôt menacés d'enflanquement. Si, au contraire, Cadorna peut porter un : coup décisif au nord, la situation^ peut être sauvée. » L'offensive du Frioul dirigée par Mackensen présente des analogies évidentes avec celle conduite en juin 1916 dans le Trentin par Conrad von Hetzendcrff et qui fut si brillamment arrêtée au plateau des Sept-Communes sur la ligne Arsiéro-Asingo. Il faut noter, cependant, que dans ce cas,les Italiens furent puissamment aidés par l'offensive russe déclan-chée en Galicie par Brusiloff, qui réussit à percer le front ennemi, à conquérir toute la Bukovine et à pousser jusqu'aux portes de Lemberg, entraînant — mal-: heureusement un peu tard et sans préparation suffisante — la Roumanie dans 1 son avance triomphale. Aujourd'hui, hélas ! les rôles sont ren-! versés- C'est l'Italie qui, par ses offen-j sives sur la route de Trieste, a diminué 'a pression sur la Russie et, au jour du danger, celle-ci ne peut pas répondre à l'appel. Sa paralysie est, en vérité, la condition essentielle du nouveau coup de Mackensen et, depuis longtemps, les j cr'tiques militaires italiens faisaient pré-v°ir ce danger. On peut encore espérer, cependant, un | ^virement des choses. Cadorna est un ; général ui a fait ses preuves et qu'un j revers ne saurait abattre. Jusqu'à preuve du contraire, nous persistons à croire 9u'il saura faire brillamment face au ; danger et que ses troupes seront dignes | de lui. '1 faut espérer aussi que le peuple italien saura conserver tout son calme dans cette dure épreuve et ne se laissera pas abattre par un revers temporaire né de circonstances impossibles à prévoir. Sa nervosité, cependant, s'est déjà affirmée Par la brusque chute du cabinet Boselli. évidemment, les neutralistes, les giolit-tiens, les orialistes officiels et mal heureusement aussi les catholiques d'ex-trême-droite, trop bien encouragés par la note papale, feront de leur mieux, dans un pays où le bolisme est extrêmement actif, pour pousser à la paix. Les hommes d'Etat qui voient plus loin que l'heure présente éviteront de tomber dans ce piège, qui répond trop bien au but de l'ennemi. D'un autre côté, les Alliés occidentaux se feront un devoir, non seulement d'assurer les Italiens durement éprouvés de leur indéfectible sympathie, mais aussi de leur assurer tous les concours effectifs et pratiques que la situation exige. La nouvelle offensive franco-anglaise à objectifs limités commencée vendredi sur le front d'Ypres a donné de bons résultats. Les Canadiens ont repoussé deux fortes contre-attaques et ont pro-; gressé à l'ouest de Passchendaele, capturant dix-huit mitrailleuses. D'autre part, les Français ont poursuivi vigoureusement leurs opérations au nord de la St-Jansbeek; avaîiçant des deux côtés de la route Bixschoate-Dixmude, malgré les difficultés du terrain inondé, ils ont progressé de deux kilomètres en moyenne et capturé les villages de Aschoot, Kippe et.Merckem,ainsi que de nombreu-- ses fermes et points d'appui fortifiés. Les I Alliés ont capturé 1.100 prisonniers au cours de cette seule journée. Les Allemands sont forcés d'enregistrer des reculs sur plusieurs points; ils prétendei> avoir perdu et repris Gheluvelt. Sur l'Aisne, les Français marquent le pas au canal de l'Oise. L'activité d'artillerie est ordinaire et les Allemands ne réagissent plus. La canonnade est toujours forte sur les hauts de Meuse. Quelques bataillons du premier contingent amérricain sont entrés en première ligne aux côtés, des troupes françaises sur le front français- Les batteries américaines appuyant les troupes des Etats-Unis ont tiré leurs premiers coups dans ce même secteur, dont l'état reste "normal". Les troupes ainsi entraînées se?viront de noyau pour l'instruction de futurs contingents. Le quartier-général de la "force expéditionnaire américaine en France" a ainsi eu l'occasion de publier son premier communiqué. La flotte allemande reste active dans le golfe de Riga et à l'entrée du golfe de Finlande. Elle a bombardé le secteur d'Ainazhi, Salismunde et la côte sud de la baie de Kuiwast. On s'attendrait à un débarquement allemand en Finlande ayant pour but de couper le rail russe ' avec la Suède. La désorganisation de l'armée russe continue et l'animosité des soldats contre leurs officiers ne diminue pas. Dix mille officiers ont déjà été renvoyés à l'arrière.Le cabinet espagnol de M. Dato a démissionné. M. Dato n'aurait plus la confiance du roi. 0—0 Tino et le Kaiser La Chambre grecque a décidé, lundi dernier, de poursuivre les cabinets Lam-bros et Gounaris. Au cours d'une discussion, M. Vcni-zelos révéla que le 21 février (V.S.), dans sa dernière conversation avec le roi Constantin avant sa démission de premier ministre, il fit ressortir l'impérieuse nécessité pour la Grèce d'intervenir du côté de l'Entente. Le roi mit fin à l'entrevue en déclarant : "Comment pour-rais-je jamais affronter le Kaiser si je me tournais contre lui?" M. Repoulis, ministre de l'Intérieur, révéla que l'ex-roi lui dit qu'il aimerait mieux "se suicider que d'abandonner la neutralité pour combattre aux côtés de l'Entente". En réponse à M. Dionides, qui attira l'attention du souverain sur les obligations imposées par la Constitution, le roi répondit : "Cela m'est égal !" Le boloïsme en France Nouvelles révélations Les journaux français font remarquer que l'arrestation de MM. Lenoir et De-souches, est due non seulement aux accusations portées contre eux, mais aussi à leurs propres déclarations. C'est ainsi que la déclaration de Lenoir contenait quatre points de nature à éveiller le soupçon quant aux 10 millions de francs qui lui permirent d'acheter deux mille actions du Journal• La première de ces assertions est que M. Schoeller, le grand tisserand de Zurich et Schaff-hausen, désirait devenir propriétaire d'un grand journal français. La question qui se pose est celle de savoir ce que signifiait ce retrait de 10 millions hors de son entreprise et de se soumettre à des pertes sérieuses tous les ans. Le deuxième point est la déclaration de Lenoir que Schoeller rechercha son aide et lui confia 10 millions sous seing privé, alors que Lenoir était sous conseil judiciaire. Le troisième est l'énorme commission de 1 million et le quatrième est la déclaration qu'après avoir ristourné 1.100 actions payées par Bolo à M. Humbert, il transféra 714 actions à M. Schoeller. La question est de savoir pourquoi M. Schoeller ne protesta point. Le Journal publie une interview de la baronne Darlix, l'ancienne maîtresse de Lenoir, qui dit que Lenoir l'avait informée de l'achat du Journal avec de l'argent suisse, afin, disait-il, de défendre les intérêts des financiers suisses. Lenoir et Desouches ont réussi des affaires en Amérique et ont fait plusieurs voyages en Suisse. Quand Lenoir fut écarté du Journal par son directeur, M. Humbert, elle exprima son étonnement et Lenoir lui avoua que l'argent était 1 non pas suisse mais allemand. La baronne ajouta qu'elle avait rencontré chez Desouches un ancien attaché à l'ambassade de Turquie, qui avait déclaré qu'il était sûr d'obtenir de l'argent allemand. Muni d'une recommandation, Lenoir eut, à Berne, une entrevue avec le prince Radowitz- La baronne est convaincue que les valeurs destinées à l'achat du Journal ont été volées dans la région française envahie. Elles consistaient en un grand nombre de billets de toute valeur. La vérité sur les manifestations activistes contre le cardinal Mercier à Anvers L'Agence Wolff a fait grand état des manifestations d'activistes, à Anvers, di-rigfées contre le cardinal Mercier. Un correspondant de Belgique du journal hollandais De Tijd (2 octobre 1917) met les choses au point dans les termes suivants : Les renseignements que nous avons obtenus des sources les plus autorisées nous permettent de reconstituer les faits, exagérés par les feuilles activistes, tels qu'ils se sont réellement présentés. Le dimanche 16 septembre, le primat de ' Belgique devait assister à une cérémonie reli-1 gieuse dans l'église de la paroisse Saint-Georges. Lorsque Son Eminence se rendit avec sa suite du presbytère à l'église, elle fut acclamée par la masse des spectateurs comme elle ne l'avait jamais été à Anvers. A un moment, des coups de sifflet se firent entendre et l'on constata un certain mouvement parmi la foule. Mais, immédiatement, cette tentative de troubler l'ordre fut réprimée et le cri de " Vive le cardinal! " continuait le retentir alors que Son Eminence avait déjà franchi le seuil de l'église. Lorsque, après la. cérémonie, le Cardinal quitta l'église, la foule s'était encore accrue de beaucoup et, cette fois on n'entendit ni cris ni coups de sifflet mais, au contraire, durant le trajet de l'église au presbytère, le prince de l'Eglise fut acclame d'une façon enthousiaste.Qu'il se soit trouvé des prêtres parmi le petit groupe d'activistes, comme certains correspondants l'ont affirmé, est, certes, inexact. Aucun témoin n'a pu en remarquer un parmi les manifestants hostiles au Cardinal. Celui qui croit que le clergé de l'évêché de Malines est imbu d'activisme, aurait certes changé d'opinion si, comme moi, il avait vu les lettres de protestation envoyées au Cardinal par chaque doyenné ou s'il avait pu assister aux manifestations dont son Eminence a été l'objet lors des dernières retraites qu'il a prêchées lui-même à son clergé. Sur le portrait qu'ils ont envoyé dernièrement au Cardinal, les prêtres du diocèse de Malines ont écrit : Amantissimo Pàtri Clerus Mechliniensis. Oui, tout le clergé malinois ,, rend unanimement hommage et exprime tout son respect et ses remerciements à son pasteur principal. LETTRES D'UN TAS UNE ATTAQUE Un matin des jours derniers, un lieutenant de ma division, le lieutenant Dar-denne, se mit en route avec quelques hommes. Etant sorti d'une de nos têtes de sape, toute rapprochée de celle de l'ennemi, il alla, dès le lever du jour, occuper ce poste allemand- Il avait beaucoup plu. Pour atteindre son but, la reconnaissance dut traverser de véritables marécages. L'endroit où elle s'établit était complètement inondé. L'abri de l'adversaire, où notre petit effectif se tassa, était froid et humide; comme il fallait se garer contre toute surprise, de demi-heure en demi-heure, des sentinelles se relayaient : elles passaient leur garde dans l'eau, immobiles et la température était si mauvaise que bientôt les malheureux soldats avaient peine à se relever et à se mettre en mouvement. N'empêche : la journée se passa, puis le soir vint pendant lequel on espérait surprendre quelque Allemand. L'ennemi se borna à lancer des fusées éclairantes et une grenade, puis, interminable, angoissante, la nuit s'écoula. L'embuscade n'ayant donné aucun résultat, à l'aube du jour suivant, notre reconnaissance, au pas de course, se précipita de l'avant et, enjambant les fils de fer et le parapet, fit irruption dans la tranchée la plus rapprochée. Elle l'explora sans découvrir d'occupants, puis rentra dans nos lignes. Utilisant les précieux renseignements rapportés par le" lieutenant Dardenne et sa poignée de braves, notre état-major décida de lancer la nuit dernière un raid à effectif plus important dans les tranchées de l'adversaire. Nous avons eu I le bonheur d'être précisément, ce soir-là, en première ligne. Dans l'après-midi, nos batteries avaient réglé leur tir; l'ennemi avait répondu à l'aide de torpilles et de bombes; bien qu'il n'eût pas entamé nos ouvrages, certains de nos ! boyaux d'avant-postes avaient suffisam-! ment souffert pour que nous fussions réellement dans une pâte indescriptible de boue et de fange. A onze heures précises, notre tir de i barrage s'établit. Le silence relatif fut tout à coup rompu par de formidables détonations, par les sifflements, les gargouillements dans l'espace des projectiles de toute nature. Ceux-ci, suivant l'expression courante," établissaient au-1 devant de nos contingents d'attaque, un 1 rideau de feu; les obus se succédaient : par rafales, éclatant pour ainsi dire simultanément sur tout l'espace désigné. Pendant une heure, nous eûmes là, devant Dixmude, sur un secteur restreint, la vraie représentation de la guerre mo-- derne. Un vacarme tonitruant, roulant, des cascades ricochantes d'explosions avec des jets de flamme et de terre, des épanouissements effarants de lueurs rouges et sombres, des nappes de fumée et j des relents de poudre et de terre humide. Puis, répondant, les cadences brutales, déchirantes des bombes. Certes, on voit les bombes, toutes rouges, monter sur 1 l'écran noir du ciel. On les suit très 1 bien. Arrivées à bout de leur trajectoire ascendante, elles ont l'air, d'hésiter, puis retombent avec rapidité. Mais comme ce soir les bombes arrivaient par séries, comme il y en avait à gauche et à ! droite, toutes destinées à des points de notre première ligne, nous étions se-; coués par ici, balancés par là. L'air, dé-1 placé avec violence, nous fouettait en ; tous sens. Le sol tremblait sous nous et (pourquoi ne l'avouerais-je pas?) la peur qui semblait faire frissonner la terre se serait aisément emparée de nos membres, s'il n'y avait eu cette espèce de respect humain qui vous maintient malgré tout, debout et droit dans le bruit, : les secousses et parmi l'éparpillement ' des éclats. 1 Nos hommes, conduits par quelques lieutenants (entre autres les lieutenants 1 De Deken et Kervyn), s'étaient rués 1 dans, la ligne ennemie. Des coups de feu furent échangés. Une mitrailleuse crépita. Des grenades explosèrent. Ici, des prisonniers furent faits; là, des Alle-, mands se rendirent. On explora la tran-t chée, ses abris et les boyaux voisins, r Mais un groupe qui tentait, après avoir demandé par signal lumineux à notre artillerie d'allonger son tir, d'avancer plus avant, fut bloqué par un barrage d'obus ennemis et dut renoncer à pousser sa pointe. Au bout d'une heure, tous nos contingents rentrèrent dans nos lignes, se comptèrent et lancèrent la fusée : "Cessez le tir !" Dès que nos canons eurent arrêté leur travail titanes-que, les lance-bombes ennemis, lesquels avaient été violemment contre-battus, se calmèrent. Et alors seulement, il me fut permis de retourner sur mes pas. Là-bas, non loin - de la première ligne, notre général et son chef d'état-<major attendaient impatiemment des nouvelles. Ils sont toujours là quand notre division marche. S'imagine-t-on l'angoisse du chef, qui a tout ordonné et qui est là, un peu en retrait, la montre en main et qui compte, compte les minutes? Il suit, par la pensée, ses hommes auxquels il tient, ses officiers qu'il apprécie. Il scrute l'horizon ou s'enflamment les éclatements. Il attend, anxieux, le signal lumineux qui le préviendra que tout est terminé. Et alors, pendu au téléphone de quelque abri, le chef d'état-major s'informe, se | fait renseigner. A ses côtés, le général, le colonel du régiment, l'officier de garde aux tranchées, impatients, attendent... Il y a là quelques minutes' de profonde émotion ; puis les communications téléphoniques arrivent; un témoin, un acteur du drame surviennent. On déplore i les accidents. On s'enthousiasme devant le succès. On fait la balance entre 1 les deux. Enfin s'acheminent les prisonniers; ils font piteuse figure et si, com-1 me nous qui revenons du champ même de la fournaise, ils sont encore ahuris, hébétés, sourds et presque aveugles, eux, ; ils ont en plus la dépression de la fatigue, le sentiment veulé de tout vaincu; 5 mais cependant, peu à peu, ils se remet-5 tent, ils bavardent et ne cachent pas leur satisfaction d'en être quittes... Ah! les phases d'une attaque' Le J général et son chef d'état-major portant toute la responsabilité, les acteurs qu'entraîne la griserie des élans en avant et t ceux qui sont tout simplement de garde , en première ligne et qui essuient le feu de réponse, le tir de représaille et achèvent leur nuit dans des tranchées ébré-t chées et malades qu'il leur faut panser et rétablir. 1 Puis, enfin, l'immense satisfaction de t se sentir bien portant, de se dire que ce ne sera pas pour cette fois-ci, l'emporte et, ces soirs d'attaque, quand tout est fini, mon Dieu ! avec quelle joie et quelle , tendresse ne penserait-on pas à sa marraine — si l'on en avait une... MAURICE GAUCHEZ. Le charbon belge en Hollande Un correspondant de la Belgique de Leyde écrit à Ce journal : Le même jour où Wolff signalait que l'Allemagne fournirait à la Hollande 50.000 tonnes de charbons belges (sic) par mois, je recevais du pays un message par lequel des amis me demandaient l'autorisation d'enlever des arbres d'un jardin attenant à une maison m'ap-partenant, pour empêcher, disaient-ils, qu'aux horreurs de la faim viennent s'ajouter, cet hiver, les misères du froid, car, ajoutaient-ils, les Allemands enlèvent tout le charbon.Ils prétendent, il est vrai, ne prélever en Belgique que 80 pour cent de la production totale, mais, dans cela comme dans tout, leur parole n'a pas plus de valeur qu'un chiffon de papier. La vérité, c'est qu'ils font main basse sur presque tout le charbon et que la pénurie de ce combustible causera dans notre pays d'épouvantables souffrances, cet hiver. Cette situation, plus que critique, connue, nous espérons qu'un formidable cri de protestation s'élèvera dans toute la Hollande contre la proposition scandaleuse de l'Allemagne. Il est impossible que les Hollandais se rendent, en pleine connaissance de cause , complices du martyre systématique infligea la Belgique. La Hollande, nous en sommes certain, n'acceptera à aucun prix de partager ainsi les dépouilles de la victime. ——o—o —_La fermeture de la frontière austro-suisse a pour motif fa gravité de la situation intérieure en Autriche-Hongrie. Des troubles sont signalés dans plusieurs

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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