La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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28 augustus 1915
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s.n. 1915, 28 Augustus. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 25 oktober 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/028pc2v030/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 23me ANNÉE. SAMEDI 28 AOUT 1915. ! ' _ N°* 240. TTgrande guerre. chute de brest-litovsky—évacuation d'olita — la retraite russe continue—elle est systematique et volontaire—pas de butin !—la guerre aerienne-nouvelles avances des italiens. -les sous-marins : l'allemagne mettrait les pouces. La retraite russe se poursuit systématiquent. Les communiqués officiels de Vienne je Berlin annoncent la prise de la forteresse t Brest-Litovsky et par conséquent l'occupa-ii par les forces austro-allemandes de la gne de la Bug, et le dernier " sans fil " y ,joute l'occupation d'Olita, petite forteresse jjtuée entre Kovno et Grodno, pies de la ligne l chemin de fer Suvalki-Vilna-Varsovie. De Rétrograde, on mande én outre très franchement que les préparatifs pour l'évacuation de Dvinsk, de Vilna et même, s'il le faut, de jjjga, sont intensifiés. Ces nouvelles sont peut-être de nature à |it»ubler certaines âmes timorées. Pour notre part, nous n'y voyons rien d'inquiétant. Le haut commandement russe se trouve devant de3 faits. Il manque de fusils, de canons lourds de campagne et de munitions ; il sait en outre que devant la nouvelle artillerie de siège austro-allemande les forteresses ne comptent pas, et ne peuvent justifier des sacrifices d'hommes que lorsque, comme à Kovno et Novo-Georgievsk, leur résistance temporaire retarde l'avance ennemie. Dans ces conditions, il n'a qu'une chose à faire, gagner du temps, et il s'acquitte admirablement de cette tâche, en parfait accord, on peut en être sûr. avec le haut commandement franco-anglais. La preuve que la retraite russe con-inue à être systématique et ordonnée, c'est qu'elle se fait dans des conditions splendides. L - Allemands ne signalent pas le moindre iiiitin, ils n'ont pas trouvé une cartouche à Brest et les prisonniers qu'ils se vantent d'avoir pris (les nombres communiqués étant préalablement divisés par dix) ne représentent lias même, jusqu'ici, une division. De Pétro-erade, on signale que des préparatifs sont faits pour recevoir les armées sur une nouvelle ligne retranchée, probablement le Pripet et le Dniéper, et il est presque certain.que les corps russes pourront aller jusque là sans perdre contact, sans se laisser couper par l'ennemi. Les Allemands les suivront-ils si loin? On verra bien. D'après certaines dépêches, ils considéreraient l'armée russe comme " finie," ce qui indiquerait qu'ils ne sont pas très disposés à se laisser entraîner plus loin, mais même s'ils allaient jusqu'à la. Volga, ils auraient encore devant eux un territoire russe grand comme dix Ailemagnes. Et d'ici là, "hiver sera redevenu le meilleur allié des braves Cosaques. Le communiqué français signale un succès dans les Vosges. Les vaillants alpins ont réussi à rectifier leur front et à fortifier leur position sur la crête située entre Sondernach et Laudersbach, capturant plusieurs tranchées allemandes. Grâce au beau temps, les aviateurs ont pu s'en donner à cœur joie, tant en Wœvre qu'en Argonne, où plusieurs stations de cnemi'n de fer ont été copieusement bombardées. En outre, un avion a lancé dix obus sur la fabrique de gaz asphyxiants de Dornach (Mulhouse, Alsace) et une escadrille a arrosé d'explosifs la gare et l'usine électrique de Mul-heim (Bade). Une dépêche d'agence signale eii outre qu'un violent duel d'artillerie se poursuit entre Steenstraete et Boesinghe (au nord d'Ypres), ainsi que dans l'Oise. Sur le front italien, nôs Alliés ont occupé Monte Armentera et Monte Salubrio; ils ont f-rcé les Autrichiens à évacuer en désordre leur camp de la vallée de Seebach ; ils ont avancé sur les pentes méridionales du Monte Rombon (Isonzo supérieur), continué leurs travaux d'approche sur le Carso et occupé de nouvelles tranchées (probablement évacuées par l'ennemi) sur leur aile gauche. Les Autrichiens signalent un raid aérien sur les usines à munitions de Brescia. Dans la question des sous-marins, s'il faut t a croire des dépêches de Washington, l'Allemagne mettrait les pouces. Le comte Bern-storff aurait informé M. Lansing de ce que les commandants pirates auraient reçu ordre de ne plus attaquer de navires marchands sans avertissement préalable, et de suppendre la guerre sous-marin contre les navires à passagers. Si ces nouvelles se vérifient, elles constitueraient un échec sensible pour les partisans de la guerre inhumaine personnifiée pai von Tirpitz, le comte Reventlow et les an-nexionistes nationaux-libéraux. Le nombre des grévistes dans les mines du pays de Galles est passé de deux à dix mille et le conflit menace de se généraliser. les boches a termonde. Les Boches se sont abominablement com portés à Termonde. Ils ont, à plaisir, brûl( ies documents historiques les plus précieux ce fut le cas, notamment, pour une charte-document unique—du XlIIe siècle accordan des franchises à la population. Les édiles durent assister à ce sacrilège san mot dire; l'un d'eux, qui s'était avisé de pro tester^ fut appréhendé et expédié en Aile magne; sa maison fut incendiée et, pour évite U fusillade, il eut encore à payer sur le cham] une forte rançon. A l'heure qu'il est, il est littéralement ruiné lui et les siens; ceux-ci d'ailleurs ont dû cher ^her le salut dans l'exil. Mais les exploits des armées du Kaiser ne s. sont pas bornés à l'incendie et au crimc. Il ont vidé les coffres-forts, faisant sauter à 1; dynamite ceux d'entre eux qui résistaient. L coffre-fort de la ville fut pillé, de même que d nombreux coffres-forts de particuliers. Termonde, parce qu'elle a souffert dans s: chair et dans sa riches.se publique, doit êtr mise, elle aussi, au rang des villes martyres. — La " Belgique " de Rotterdam annonci lue la " Vlaamsche Stem " pourra bientô Pénétrer librement en Belgique. L'ennem compte s'en servir, plus ou moins habilement Pour influencer les Flamands dégoûtés dé 1; Viaamsçhe Post " ou de la Gazet vai Erussel." ' A DINANT. TOUT EST A REBATIR. Voici quelques notes extraites d'une lettre reçue de Namur par un ami du " XXe Siècle " — La faculté qui m'est donnée de vous écrire librement me permet de vous donner des détails sur la vie actuelle à Namur. La ville est occupée par une forte garnison d'Allemands de tous genres et de tous poils, casques à pointes et à boules, soldats de Landsturm, dragons, hussards, etc. Depui l'arrivée dès Allemands, une partie de la population Namu-roise a goûté du régime cellulaire: M. Pousseur et sa fille pendant deux mois, le premier pour avoir fait passer des lettres en Hollande, la seconde pour avoir copié et conservé des écrits anti-allemands, entre autres certaine poésie malodorante répandue à la suite de l'incarcération de MM. Delvaux et Wodon, de 1' " Ami de l'Ordre." Mlle Fallon a été ■condamnée à 10 marks ou deux jours de prison pour avoir porté un ruban tricolore. Un jeune élève du collège Notre-Dame-de-la-Paix à 25 marks pour avoir jeté des pierres sur un poteau de téléphone. H a dû demander la permission de sortir de classe plus tôt que d'habitude pour passer au Tribunal. Actuellement, pour les petites peines, ces messieurs ne permettent plus de faire la prison subsidaire car personne ne voulait payer et préférait villégiaturer boulevard du Nord. A défaut de paiement, les soldats entrent chez le condamnée et emportent un objet de valeur. Toutes ces condamnations sont appliquées pour des riens: un chien sort sans muselière, 10 marks; porter les couleurs nationales, 10 marks; faire passer des lettres en Hollande, un à deux mois de prison"; dire que les soldats allemands ont commis des atrocités, 300 marks. Pour chanter la " Marseillaise," c'est plus cher: deux ans de forteresse en Allemagne. Le tariff est réglé, vous pouvez le voir, comme la carte d'un hôteL Inutile de dire que tout le monde commence à en avoir assez. Si vous rencontrez le général Joffre, dites-lui qu'une fois l'année expirée, nous ne tenons guère à renouveler le bail de nos locataires. Ses soldats auront la préférence.Il y a upe quinzaine de jours, je suis allé à Dinant. Vous aurez probablement déjà vu des photographies dans les journaux illustrés, mais il faut avoir parcouru toute la ville pour se faire une idée de ce qui a été incendié. Tout est à rebâtir. Les journaux ont presque complètement disparu. On vend à Namur 1' '' Ami de l'Ordre " (actuellement connu dans toute la Belgique) et quelques feuilles écloses depuis la guerre. Certaines sont réellement allemandes, les autres sont nulles. L' "Ami de l'Ordre" est de cette dernière catégorie: Il publie les communiqués officiels allemands, autrichiens, turcs, et aussi des communiqués français, anglais, italiens, russes, revus, corrigés et surtout considérablement diminués. Le surplus de l'unique page se compose d'articles plus ou moins intéressants extraits des " Zeitungs " allemands. Le verso ne comprend que des annonces. Chaque victoire (???) marquante est affichée à tous les coins de rues en lettres dont la grandeur dépend du nombre des prisonniers (??). Naturellement la vie économique, le commerce et l'industrie sont presque complètement arrêtés. Excepté à certaines époques les vivres nécessaires n'ont pas manqué à Namur; il n'çn a pas été de même partout, mais ici comme ailleurs, tout est doublé de prix. les besoins et les resources de l'armee belge. La Belgique, autant que la France, l'Angleterre et la Russie, a dû songer au problème du matériel et des munitions. C'est en vue d'assurer le plus parfaitement possible le ravitaillement de notre armée sur ce point qu'ainsi que nous le disions dans notre dernier numéro un arrêté royal vient de décréter la réorganisation de nos divers services d'artillerie. Il en résulte essentiellement que les établissements d'artillerie de l'armée belge comprennent désormais: une direction, des ateliers de construction et magasins de matières et de réserves de l'arrière ; des ateliers de réparations et des magasins renfermant des matières et des réserves pour un mois, installés à proximité de l'armée et qui la suivront dans ses mouvements. Les ateliers de fabrication de munitions sont divisés comme suit:— lo. Une section de pyrotechnie exécutant l€ chargement et confectionnant les cartouches chargeant les obus et bombes de toute nature les schrapnellè, les étoupilles, fusées, grenades etc. ; 2o. Une section de poudres, exécutant les charges de tir; [ 3o. Une section des travaux mécaniques, où J l'on fabrique les grenades, étoupilles, douilles ' amorces, détonateurs, fusées et projectiles. ' Tout cela est en parfait état, fonctionne—el J l'on a le droit d'espérer que l'armée belge aura toujours de l'artillerie à suffisance et une hau 5 teur de munitions largement établie. C'est l'essentiel et nous avons, de plus, l'as " surance pour l'avenir que la Belgique ne sers ' plus tributaire de maisons étrangères ou d< } particuliers pour la fourniture de ses armes ei de ses munitions. la greve au bassin de charleroi Le mécontentement grandit dans le bassir 5 de Charleroi et la grève s'étend à de nouveaux t charbonnages. Les mineurs du charbonnage ; de- Carabiniers et de Pont-de-Loup réclament 2 une augmentation de salaire de 25 p.c. A Châtelineau, les grévistes ont organisé la se- l maine dernière un cortège qui a parcouru la 3 commune, éscorté par des soldats allemand? bayonnette.au canon. Les mineurs du charbonnage d'Ormont, è > Châtelet, font grève également pour réclame] t une augmentation de salaire; les dirigeants i ont consenti une augmentation de 5 p.c ., mais , les ouvriers ne se sont pas déclarés satisfaits, i A Châtelet, une réunion que le mineurs i avaient projetée à la Maison du Peuple a été interdite par les Allemands- ANGLETERRE ET BELGIQUE. L'ALLEMAGNE RETIRE-T-ELLE SON ACCUSATION. Sir Edward Grey, le ministre anglais de; affaires étrangères, vient d'adresser à la pressi anglaise, en réponse au récent discours ai Reichstag du chancelier allemand, une lettr réduisant en poudre les sophismes de voi Bethmann-Hollweg. Nous croyons intéres sant d'en reproduire, pour l'histoire, le pas sage ayant trait à la Belgique:— La mention de la conversation belge ave-l'attaché militaire britannique a été publiée ei Allemagne, l'automne dernier, dans le but d prouver que la Belgique avait trafiqué de s, neutralité, et qu'elle avait organisé avec nou un complot contre l'Allemagne. Cette conversation, qui a été répandue pai tout, n'avait jamais .été renseignée, au minis tère (anglais) des affaires étrangères, ni, pou autant que le signalent les archives, au minis tère de la guerre de cette époque, et nous ei avons eu connaissance pour la première foi quand l'Allemagne publia la conversatio: belge. Cette conversation porte néanmoins 1 marque qu'elle ne faisait allusion, dans le ca d'invasion de la Belgique, qu'à l'entrée de troupes britanniques en Belgique après la vie lation du territoire belge par l'Allemagne, cl de plus, elle n'engageait pas le Gouvernemen britannique. Aucune convention ni accor n'exista entre les gouvernements belge e anglais. Pourquoi le chancelier allemand rer seigne-t-il ces conversations non gouverne mentales de 1906 et pourquoi feint-il d'igûor : entièrement'qu'en avril 1913 j'ai déclaré ave énergie au ministre belge que ce que nou désirions de la Belgique, comme des air.re Puissances neutres, c'était que leur "oir,valit fût respectée et qu'aussi longtemps qu'elle n serait pas violée par aucune autre Puissance nous n'enverrions certainement pas ne troupes sur leur territoire? Qu'on se rappelle que le premier usage fa: par l'Allemagne du document belge le fut dan le but d'accuser la Belgique de mauvaise f( envers l'Allemagne. Quelle est l'histoire vér dique? Le 29 juillet 1914, le. chancelier alleman cherchait à nous corrompre par une promess d'indépendance future pour la Belgique, poi; que nous devenions partie intéressée dans 1 violation par l'Allemagne de la néutralit belge. Au début de la guerre, le chancelie allemand définit le traité belge de chiffon d papier, et le secrétaire des affaires étrangère de l'Allemagne expliqua que celle-ci deva traverser la Belgique pour attaquer la Franci ne disposant pas de temps pour agir autr< ment. La déclaration de M. von Jagow vai d'être citée à nouveau :— " Le gouvernement allemand avait à pém trer en France par la voie la plus rapide < la plus facile, pour être à même de pousser s< opérations et de frapper un coup décisif aus: vite que possible. C'était pour les Allemanc une question de vie ou de mort et s'ils avaiei emprunté une voie plus au sud, ils ne poi vaient espérer', par suite du manque de route et de la résistance des forteresses, d'arrivé à écraser une opposition formidable, ce qi aurait entraîné une perte de temps consid rables. Cette perte de temps correspondait un gain de temps pour les Russes qui auraiei pu amener leurs troupes sur la frontière ail mande. La rapidité d'action constituait ' grand avantage allemand, alors que celui c la Russie consistait dans ses ressources ii épuisables en hommes." Même au Reichstag, le 4 août 1914, le chai celier allemand déclarait, en signalant la vi lation de la neutralité de la Belgique et d Luxembourg:— " Le tort—je vous parle franchement—le to que nous causons par là, nous nous efforceroi de le réparer aussitôt que nos projets militaire auront été réalisés." La violation de la neutralité belge était doi délibérée, malgré que l'Allemagne avait effe tivement garanti cette neutralité, et sûremei il n'y a pas eu chose plus bassement mépi sable, qu'une tentative de justification " e poste facto.," en produisant contre le gouvern ment innocent et inoffensif de la Belgique fausse accusation d'avoir comploté cont l'Allemagne. Le chancelier allemand n'a pas insisté dai son dernier discours, sur cette accusation, q a été propagée largement à charge de la Bc 'gique. L'accusation est-elle retirée? Et dai ce cas, l'Allemagne accordera-t-elle des répar tions pouT le tort cruel causé'à la Belgique? CHIFFON DE PAPIER! M. J. de Witte, en une curieuse note qu adresse à 1' " Intermédiaire," constate que fameuse expressdon " Chiffon de -papier " ava déjà été employée au dix-huitième siècle p; Lord Chesterfield et justement pour flétrir conduite du grand Frédéric, roi de Prusse. Ce dernier, tna-hissant l'alliance françai pour négocier en sous-main avec l'Angleterr avait chargé son ministre Podenils d'expliqu à Lord Cheeterfield que l'invasion de Bohème avait été, non un aote d'agressif véritable, mais uue précaution de " défen légitime "—encore !—prise contre les vu menaçantes et les pièges de la politique aut: chienne. — Je doute fort, répondit 'le célèbre homn d'Etat britannique, que des craintes bien e mal fondées puissent servir de raison suf santé pour entrer à main armée chez le voisi Les traités les plus solennels ne seraient qi des " chiffons de papier " sr de tels moti autorisaient à les rompTe. Ce propos est relaté par Ghesterfie lui-même clans une lettre du 21 février 1745. Le rapprochement avec l'acte et le prop d'il y a un an n'es>t,-il pas saisissant prouve que la mentalité des Teutons n jamais Marié. Le respect des traités, le sen ment de l'honneur on't toujours été choses i connues en Prusse. — On annonce la mort de M. Mignot, ancie sénateur progressiste, l'industriel bruxello bien connu. LES TESTAMENTS DE BELGES EN ANGLETERRE. La Fédération des notaires belges en Angleterre est très souvent questionnée sur les deux points suivants: lo. Comment un Belge en ■ Angleterre doit-il faire son testament?; 2o. un , décès survenant, que faire du testament? L Voici, eu égard aux circonstances, ce que , nous nous permettons de conseiller: — ! lo. Comment faire son testament en Angleterre? Faire deux testaments: l'un sous la forme olographe belge, l'autre sous l'unique forme anglaise. Les deux devront avoiT exactement les mêmes termes, sauf que^ le i testament belge peut ne pas désigner d'exécu-i teur testamentaire et que celui sous la forme ? anglaise doit en nommer, deux de préférence. 1 Le testament anglais étant peu connu des 3 Belges, nous donnons succinctement ici à son sujet des renseignements spéciaux :— lo. Il ne doit pas être nécessairement écrit ' de la main même du testateur. 2o. Point essentiel : il doit être signé, en présence de deux témoins, qui doivent le déclarer ex-! pressément. Si le testateur a par distraction ^ signé hors de leur présence, ou bien si le testateur ne sait signer, ou si, ne sa'chant signer, un autre l'a fait pour lui, la déclara-b tion des témoins se modifiera en conséquence. ® 3o. Il est très utile de nommer deux exécuteurs testamentaires. ^ Pourquoi cette différence entre les formes, ^ belge et anglaise? k La loi belge qui détermine la dévolution des successions est relativement récente et elle se tient en quelque sorte au courant du r sentiment public à ce sujet. Donc, à défaut c de testament, la succession d'un Belge suit , un cours normal et, par contre, tout testa-! ment y fait obstacle; c'est pourquoi le légis-? lateur, voyant de mauvais œil cet obstacle, lui impose pour être valable, certaines formalités dont il exige la stricte observation, g En Angleterre, au contraire, pays superla-tivement coutumier, la coutume archi-t ancienne de la dévolution des biens n'a jamais s été abrogée. De là se fait que le sort des suc-j cessions non testamentaires va à rencontre de tous les sentiments de filiation et de parenté. L'Angleterre le sait, mais ses légis-rj lateurs, au lieu d'abroger ses vieilles coutumes e surannées, préfèrent laisser à chacun le soin r de le faire. Aussi l'usage du testament ré-a pond-il à une nécessité presqu'absolue et sa é confection est-elle entourée du minimum de r formalités. "Une seule est essentielle: la présence de deux témoins, devant lesquels s'ap-s pose la signature, qui font leur déclaration et qui signent. i, Voici la formule- ordinaire du testament ?- anglais et qui se vend chez la plupart des. it bouquinistes:— " Ceci est le testament de >- " Je nomme pour mes exécuteurs testamen- >t taires s "Je donne et lègue û " Londres, le " s Ici les témoins inscrivent ce qui suit:— (Signature du testateur qui doit s'apposer en présence des témoins.) " Signé par le testateur en présence de nous ,i deux, A B tous deux pré- sents au même instant, et, en sa présence et \ en celle réciproque de chacun de nous, nous avons apposé également notre signature comme témoins." e (.Signatures des témoins.) e Pour être témoin il suffit d'être majeur de i- vingt-et-un ans, sans distinction de sexe ni de nationalité. Les héritiers et légataires i- ne peuvent l'être. > 2o. Voilà les deux testaments écrits et u signes; que faut-il en faire? Si le décès du testateur survient après sa rentrée en Bel-rt gique le testament anglais peut être détruit, is S'il survient avant, le testament belge est pré-?s cieusement conservé jusqu'à la rentrée en Belgique et le testament anglais est remis à un ic soliciter de confiance qui fera le nécessaire c- (Dépôt à Somerset House, relevé des valeurs, it déclaration de succession, paiement des i- droits, etc.). Il est bien entendu que si le x " de cujus " ne possède pas dans un " safe e- deposit " ou autre établissement, des valeurs a ou papiers, il est inutile de faire un testament :e anglais. Voilà, sommairement exposée, la question îs des testaments; elle le sera peut-être insufln-li samment pour beaucoup, mais la place fait 1- défaut dans un journal pour la développer is comme il convient. Aussi ne pouvons-nous a- assez conseiller aux intéressés de s'adresser en temps utile à l'un ou l'autre soliciter ou notaire belge au courant de la question. EM. BUTAYE. des brutes, a travers toute il l'histoire, [a lt; Un lecteur du " Corriere délia Sera " a re-trouvé dans 1' " Histoire de l'Indépendance des a -Etats-Unis-," de Botta, des détails sur ;e ce qui concerne les Allemands engagés par g l'Angleterre contre les Américains révoltés, en 1766. On sait que le roi d'Angleterre était alors électeur de Hanovre et levait de? hommes ^ à son service, dans cette province. En outre, SR l'électeur de Hesse lui vendait les hommes gg qu'il levait chez lui. L'Angleterre avait ainsi .j'_ transporté quarante mille Allemands aux Etats-Unis. Voici ce qu'en dit Botta dans son je histoire:— •u Les Allemands devenaient de plus en plus fi- féroces et montraient leur rage1 par les faits n. les plus atroces. C'était un spectacle terrible ie et à faire frémir, que ces campagnes fertiles fs ravagées par le feu et tous les dommages possibles. Les jeunes filles et les femmes étaint violées dans leurs maisons, sous les yeux de leur père ou de leur mari. Mais tant d'in-^ fâmie tourna au préjudice des Allemands en-et core piUs que de ceux qui en souffraient. Les '.a colons furent saisis d'une haine grandissante 'i' et d'un désir insatiable de vengeance. Les n" peuples couraient aux armes, unis dans un même but, " pour chasser de leurs terres ces féroces bandits." n Ne dirait-on pas cette page écrite d'hier et is ne prouve-t-elle pas que les Allemands ont été /^.brutes à travers, toute ^'^toire? FRATERNISATION FRANCO-BELGE.LE ROI ALBERT VISITE LE FRONT FRANÇAIS. Le roi des Belges a rendu lundi et mardi aux armées françaises la visite que le président de la République avait faite récemment à l'armée belge. Le Roi est arrivé lundi au grand quartier-général, où l'attendaient le président de la République, le ministre de la guerre et le général Joffre. Le Roi a d'abord remis quelques décorations, puis est parti en automobile pour le front. Dans la région de l'Aisne, revue de cinq régiments et remise de drapeaux. Le président a prononcé un discours, eians leqifel il a rappelé les exploits des troupes, les a félicitées et leur a dit toute la grandeur de leur tâche. M. Poincaré a aussi remercié le roi Albert de l'honneur qu'il faisait à l'armée française : " Le noble Souverain, a-t-il dit en s'adres-sant aux soldats, qui a donné au monde l'exemple d'une inflexible droiture et chez qui la bravoure militaire s'allie si étroitement au courage civique, vous offre ici 1a. vivante image des vertus que ces drapeaux doivent constamment représenter à vos yeux." Visite aux ^tranchées de premières^ lignes, aux observatoires d'artillerie, entre 1 Oise et la Somme, puis Tetour au grand quartier-général. Mardi, le Roi et le président de la République se sont rendus dans l'Est. Le chef de l'Etat a remis des drapeaux à la 3me brigade du Maroc et a prononcé une patriotique allocution. " Vous avez ainsi victorieusement commencé, a dit le président aux troupes, avant de revenir vous battre aux environs d'Arras, la libération de cette généreuse Belgique, dont l'auguste Souverain a tenu à vous apporter lui-même aujourd'hui ses remerciements et ses félicitations. " Avec l'aide des héroïques troupes belges et de nos vaillants alliés, vous achèverez votre œuvre de délivrance et de salut. La France ne sépare pas sa cause de celle de ses amis. Honneur et loyauté sont, comme le sol même de toutes nos provinces, parties intégrantes et inaliénable de notre patrimoine national. " Recevez ces drapeaux, couvrez-les d'une gloire nouvelle et faites-les flotter bientôt, avec ceux de toutes les nations alliées, sur l'Europe affranchie." Le président a conduit ensuite le Roi au Grand-Couronné de Nancy, en compagnie des généraux Godard, Dubail, etc. Le Roi est rentré à Dunkerque et en Belgique dans la soirée. Le président est rentré à Paris, à sept heures et demie, mercredi matin. Au moment de rentrer en Belgique, le roi des Belges a adressé au président de la République le télégramme suivant:— Dunkerque, 25 août. A Monsieur le Président de la République, a l'Elysée, Paris. Avant de quitter le sol de France, je tiens à vous dire, Monsieur le président, le souvenir inoubliable que je garderai de cette visite à plusieurs corps ele vos troupes et, à vous exprimer toute la reconnaissance que j'éprouve pour l'accueil particulièrement cordial dont je fus l'objet. L'attitude et le moral de vos vaillants soldats me remplirent d'admiration et me donnent une inébranlable confiance dans les glorieuses destinées de l'armée française. ALBERT. M. Poincaré a répondu:— A Sa Majesté le roi des Belges, quartier général de l'armée belge (Belgique). Je remercie votre Majesté, de son télégramme, dont l'armée française sera profondément touchée. Les troupes qui eurent la joie de recevoir la visite de votre Majesté garderont le souvenir ému de l'intérêt qu'elle leur témoigne. Elles se félicitent de coopérer étroitement avec la vaillante armée belge dans la longue lutte que les nations alliées, indissolublement unies, soutiennent contre l'ennemi commun et elles ont, comme votre Majesté, une foi absolue dans la victoire totale. Raymond POINCARE. LA PRESSE " POILUE." Nous voilà à la chute des feuilles et, fait remarquable, presque tous les jours de nouvelles "feuilles" éclosent... dans les tranchées françaises. L'uine des curiosités de l'Exposition de la Guerre par le Livre et l'Image, ouverte en ce moment à Paris, se trouve être la presse. " poilue," qui compte déjà une soixantaine d'organes. Il y a là la "Gazette des Tranchées," 1' " Autobus," la " Wceuvre-Joyeuse," le " Télé-Mail " (organe des sapeuns-télégriaphistes), qui donne cette définition aussi exacte qu'inattendue: " Sur le diront, pour voir sii un sapeur a une bonne mine, il faut regarder par ses boyaux." ' L' " Echo des Guilounes " (144e de ligne) est le " seul des grands intermdittenits du front possédant un appareil frigorifique spécial lui permettent de fournir en toute saison des nouvelles fraîches." L' "Echo des Gourbis" est un "journal anti-périodique, organe du 131e territorial"; le " Canard poilu " (torsif et antiboche) publie un supplémentx illustré: "Le Lapin à plumes " ; le " Sourire de l'Argonne " " paraît chaque semaine et disparaît de temps en temps"; cueillons-y l'annonce suivante: " Situation vacante: ' Général sachant balayer, pour nettoyage d'embuscades"; et, dans la petite correspondance, cette réponse: " On a dû vous enduire d'erreur; il n'y a pas eu de renconjtre entre le Ballon d'Alsace et de6 avions..." Citons encore le " Poilu enchaîné " et, pour finir, le " Rigoliboehe," qui publie beaucoup de vignettes amusiantes et porte en exergue: " En me regardant, tu rigoles, boche !" Si la presse poilue n'a pas de hautes visées littéraires, elle ne manque pas cependant de sel .gaulois et elle provoque en outre, en a.bondance, ce qui plaît le plus aux " poilus " : le bon rire' français, rabelaisien, puisque " Mieux est de ris que de larmes-escripre...." ECHOS. Fédération de notaires belges en Angleterre. La cx>nférence de M. le notaire Van dé Walle annoncée pour le 1er septembre est remise au mercredi, 29 du même mois. Le notaire Butaye, président de la fédération, donnera une conférence le 8 septembre; sujet: " La Patrie." Ces conférences auront lieu au Savoy Hôtel,, Strand, à 3- heures. Pour les invitations s'adresser au comité du " Penny Belge," Cecil Hôtel, Strand, ou a la Fédération des notaires (lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 2£ à 4 "heures), 6, Fins-bury-square.La réunion ordinaire de la Fédération des notaires se tiendra au Court of Justice, mercredi proe'hain, à 2 heures. Un Récital d'orgue. Nous avons eu l'occasion d'entendre mar<f1 passé à l'église St. Laurence Jewry, près du Guildhall, un Técital d'orgue très intéressant donné par M. Georges Mertens, organiste de l'église du Musée de Bruxelles et du théâtre Royal de la Mionnaie. L'auditoire, très attentif, a beaucoup apprécié l'interprétation du magnifique "Choral" de César Franck, rendu avec brio et une profonde émotion. Georges Mertens nous a encore fait valoir son talent de musicien et de technicien dans différentes pièces de A. Marlly, Gigout, J. Rousseau, ainsi que 1' " Allegro alla Haencîel " de Guilmant, qui terminait brillamment le programme. LE QUARTIER DES MINIMES EN ETAT DE DEFENSE. Un Bruxellois, arrivé depuis peu au Havre, a raconté la ""dernière" des habitants du quartier des Minimes et des Marolles. Elle a été imaginée pour répondre à la mise en "état de siège'" de.la ville par les Allemands.Ceux-ci, dès leur-débarquement à Bruxelles, se sont empressés de braquer des canons aux quatre coins de la capitale; dernièrement, pour renforcer cette mise en scène guerrière et sur les ordres de là " Kommandantur " si bien représentée par le général-gouverneur von Bissing, des pièces fuirent installées au sommet de l'immense toiture du palais de justice. Des rues voisines, on pouvait voir les " gueules de bronze" prêtes à cracher la mitraillé, l'incendie et la mort, sur des populations inoffensives. Les habitants, habitués aux procédés teutons, ne parurent guère s'émouvoir de ce nouvel acte de courtoisiie . boche; ils décidèrent pourtant d'y répondre par la formule du tac au tac. Et le lendemain, on pouvait voir, hissées à travers .les tabatières des toits, dans la posture de canons sur leurs affûts, une kyrielle de vieilles " buses " de poêle qui, sans être exactement des 120 longs, impressionnaient par leur calibre. A la vue de cette artillerie aérienne -si prestement improvisée, la "'Kommandantur " bava de rage. Et elle frappa d'une amende de 15 marks tout propriétaire d'immeuble qui, déclara le gouverneur von Bissing, s'était " si tristement distingué dans une méthode de raillerie qui ne pouvait être que funeste aux excellents (?) rapports de la population civile? avec l'autorité." On le voit, à Bruxelles, en Brabant, la bonne zwanze patriotique et goguenarde ne perd, jamais ses droits. — Les sympathies envers la France se mani* festent parfois de. façon caractéristique à Bruxelles. Ainsi, au café Sesino, on ne vend plus de vins allemands, mais des pancartes^ dans la salle de café et'la salle de billard, annoncent: Vins de Graves et de Touraine: le demi setier, 10 sous; la chopine, .20 sous. on demande des ouvriers dans le royaume-uni. Des ouvriers belges désirant travailler dans le» Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges" (qui sont les seule* autorisées par le gouvernement britannique d« présenter des ouvriers belges aux patrona anglais), ont un grand nombre d'emplois à conférer, surtout dans le industries agricoles et du génie civiL Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes ce la localité. Des belges se trouvent dans les asiles d« réfugiés à Ixmdres peuvent s'adresser aux Bourses iu Travail qui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bours» du Travail à Aldwych Skating Rinlc. ANGLO-BELGIAN TRADE REVIEW Organe mensuel de la guerre économique 6 PENCE LE NUMERO, 6 SHILLINGS L'AN. S'adresser, 29, Stamford Straet, London, S.E. ANNONCES. 9 pcnce la'ligne.—Joindre le montant aux ordres, «.t.p. BELGE, garde-malade, 20 ans pratique, <Ie- mande place ou femme de chambre.—Ecrire V. Onslow-gardens. 78. South Kensington. London. OS'ÏUME complet, pour " nurse," état neuf pour personne petite taifle, à vendre d'occasion.—Ecrire, A. B., bureau du journal. DENTISTRY.—VICTOR COTILS, d'Anvers (rue Quellin).—Consultations tous les jours do 2.30 à H heures.—Oxlord-street, 351. Téléphone. 2782 Mavfair. MME. Vve. W. d'Ànîona, née C. J. Cambresy, désire avoir des nouvelles et adresses des familial suivantes. , . , Mr. Camille Lamproye-Longree, fabricant ae cigarcs à Huy, ruo de Statte. de Monsieur Firmin I.izain, propriétaire à Wanze, près aa Huy, ainsi que de M. René Groulard, avocat à Liege, et de son frère Jules Groulard, jadis avocat à Dinant. Ecrire, Vvo W. d'Auiona, née C. J. Cambresy. c/o M. Catinajs. lieutenant-colonel en retraite, Zoutmansstraat, 52, Ea Haye, Hollande. " ON demande sténo-dactylographe français-anglais dans branche maritime.—Ecrire avec prétentions, S. A. W., 32, St. Mary Axe, E.C. ~\TOUS"mettons vivement nos compatriotes en il garde <x>ntr<i certaines agences do placament d'employés, qui ne ripent, qu'à leur escroquer de l'argent. Ne towc?. ria catvt on nemun t ou de garantie qu'avec les références loa plu» "rouges ;

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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