La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1916, 25 Juli. La métropole: journal quotidien du matin. Geraadpleegd op 14 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/xd0qr4pn66/
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LA METROPOLE ONE PENNY pbont- cinq centimes hollande: vijf cent continent : dix centimes PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: Holhorn 212. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 sh. 23me ANNEE MARDI 25 JUILLET 1916 No. 206 a GUEKiïtE L'ATTAQUE DE POZIERES 300.000 PRISONNIERS AUTRICHIENS ITALIE ET ALLEMAGNE Le général Haig a prononcé une nouvelle et vigoureuse offensive au nord de la Somme, sur tout le front compris entre le village de Pozières (où se croisent les routes d'Albert à Bapaume et de Thiepval à Bazentin) et les confins de Guillemont, à l'angle nord-est du saillant — soit sur les deux tiers de la nouvelle ligne britannique en Picardie. L'attaque fut déclanchée samedi, peu après minuit, et atteignit rapidement un grand degre de violence. La bataille se poursuivit avec âpreté pendant toute la journée de dimanche. • . Ses résultats furent variables et fluctuants. Sur la gauche anglaise, les Territoriaux et les Anzacs dont la presence est mentionnée pour la première fois sur cette partie du front, quittèrent résolument leurs lignes, situées à 500 mètres environ au sud-est et au sud-ouest des premières maisons de Pozières et se précipitèrent à l'assaut de la première ligne allemande. L'ennemi, appuyé par un grand nombre de mitrailleuses, offrit toutefois une résistance désespérée aux progrès des troupes britanniques, et, vers le soir, celles-ci ne semblaient pas en avoir eu raison ; elles avaient cependant progressé et fait des prisonniers. Sur le reste de la ligne, les combats furent stationnaires. Dans le cours de la matinée, les Allemands furent une fois "Tte^JTus expulsés complètement de Lon-* gueval, mais, peu après leurs contre-at-taques les ramenèrent une fois de plus dans la partie nord du village. De même les Anglais s'établirent par deux reprises dans les confins de Guillemont, mais en furent refoulés à chaque fois par des effectifs supérieurs, et ils ne purent donc progresser vers Combles, qui paraît etre très fortement défendu. Dimanche soir, la bataille se poursuivait encore avec une grande violence et il serait prématuré, par conséquent, de se prononcer sur son issue. Ce qu'on peut dire toutefois, c'est que les Allemands semblent avoir été énormément renforcés, tant en hommes qu'en matériel, et qu'ils paraissent décidés à contester le terrain aux Anglais pouce par pouce. Ils savent que la décision de la guerre doit venir de l'ouest et ils cherchent évidemment à la retarder aussi longtemps que possible, quelles que puissent être du reste les conséquences de cette tactique sur leur situation, et surtout sur celle de leurs dupes autrichiennes dans le théâtre russe du conflit.Nos amis anglais ont évidemment toujours la ressource de tenter des attaques sur d'autres points du front, de façon à diviser la résistance ennemie, et il est possible qu'ils aient recours à cette strar tégie. Jusqu'ici, cependant, leurs tentatives ailleurs qu'en Picardie ont eu plutôt le caractère de démonstrations. Il paraît en être ainsi, notamment, de l'attaque tentée le 19 juillet au sud d'Armentières par des troupes australiennes et sur laquelle on publie, de source officielle, quelques détails intéressants. Les Australiens réussirent à emporter les tranchées allemandes de première ligne à leur gauche et sur leur centre, mais sur leur droite, ils échouèrent devant un saillant fortement défendu, ce qui permit à l'ennemi de concentrer tout son feu sur la gauche et le centre d'attaque. Il employa aussi à son avantage une tactique imitée des Belges, à savoir l'inondation des tranchées occupées, dont les occupants furent bientôt plongés dans l'eau jusqu'à la ceinture.' Aussi durent-ils finir par évacuer, sans trop de pertes, les positions conquises, après onze heures d'occupation. Les Australiens ramenèrent plusieurs mitrailleuses et plus de deux cents prisonniers de ce raid hardi autant que périlleux. Sur le front français de la Somme, la journée de dimanche a été calme. Au nord de la rivière, canonnade assez vive; au sud, attaque allemande repoussée près de Soyecourt. A Verdun, les choses sont calmes. Le communiqué français de dimanche soir ne signale que des opérations aériennes, notamment un raid de douze aéroplanes sur la ville de Mulheim (Forêt Noire). La situation en Russie reste excellente. Sur le front de Riga, la canonnade se poursuit avec violence. Au centre allemand, l'ennemi tenta de se concentrer pour recapturer une position perdue la veille au nord-est de Smorgon, mais il en fut empêché par le feu russe. Sur la Stok-hod, l'ennemi attaqua vendredi soir sans aucun succès à Zaretchy et Bereznitza, à 10 kilomètres au nord du rail Kovel-Sar-ny. Il est intéressant de noter que Bereznitza se trouve sur la rive ouest de la rivière. Dans les Carpathes, où il pleut et neige, le général Letchisky est à 6 kilomètres et demi de la crête dè la fameuse chaîne de montagnes, sur 1 rail Delatyn-Maramoros qu,i conduit directement en Hongrie. Il a capturé près de Worochta et Tataroff cinq officiers et 483 hommes, trois canons et quatre mitrailleuses. Il paraît évident que ces opérations sont entreprises par des effectifs sérieux. Le dernier communiqué russe ne nous dit plus rien des opérations de Sakaroff sur la Lipa, où cet habile général vient, comme on sait, de remporter une magnifique victoire, mais, on sait que, d'après les habitudes du grand état-major russe, une telle réticence cache souvent la préparation de faits importants. En additionnant aux chiffres officiels fournis le 10 juillet par le général Brusiloff, des prisonniers capturés depuis le début de la grande offensive russe (8 juin) on arrive, pour la date du 21 juin, au total de 299.620. Les Austro-Allemands ont donc perdu en six semaines l'équivalent de quinze divisions, rien qu'en prisonniers. En Caucasie, le résultat net des derniers succès du grand-duc c'est que son armée tient maintenant toute là route d'Erzerum à Trébizonde via Baiburt-Ar-dasa sauf 50 kilomètres entre Ardasa et Jevizlik qui comporte cependant une formidable passe à l'altitude de 2.000 mètres. Les Turcs au sud de Trébizonde sont donc très menacés, d'autant plus que les Russes ont occupé la petite ville de Fol, sur la mer Noire, à 40 kilomètres à l'ouest de Trébizonde. Les relations italo-allemandes deviennent de plus en plus tendues. Elles seront discutées au cours d'un important conseil de cabinet qui sera tenu dès le retour du front du premier ministre, M. Bissolati. On sent de mieux en mieux que le décret publié en réponse à l'action de l'Allemagne n'est pas une réponse suffisante. Si le gouvernement se décide à éclaircir la situation, le pays l'ap-puyera certainement, mais il ne paraît pas y avoir de demande urgente pour une déclaration de guerre formelle. Un grand nombre d'Italiens se rendent compte qu'en fait l'état de guerre existe entre leur pays et l'Allemagne depuis l'adhésion de l'Italie au pacte de Londres; d'autres, cependant, se rendent compte du tort que la situation ambiguë de l'Italie au regard de l'Allemagne fait à sa position dans la Quadruple Entente, surtout au point de vue de son avenir. En attendant, les Italiens ont remporté une série de succès locaux dans les Dolomites, capturant la passe de Rolle et les hauteurs situées au sud-ouest de cette passe; ils ont capturé plusieurs centaines de prisonniers. Ailleurs, notamment sur la plateau des Sept Communes, dans la vallée de Sexten et dans la haute Piave, les progrès italiens se poursuivent lentement, mais sans arrêt. — Mme Théodore Botrel vient de mourir. Elle fut ijon seulement la co'.nragne, mais l'inspiratrice de son mari. Ce fut elle, dit Excelsior, qui guida la vocation du barde et l'incita à revêtir le vieux costume brç ton, en reprenant elle-même la coiffe archaïque des aïeules. C'est une artiste charitable et délicate, en même temps qu'une bonne Française, qui disparaît. LA FETE DU 21 JUILLET A la Ligue des Patriotes La Ligue des Patriotes de Belgique avait eu la touchante idée d'organiser le samedi 22 juillet, aux hôpitaux King Albert's I et III, une manifestation en l'honneur de nos chers blessés de la guerre et qui au nombre de 600 environ sont soignés dans ces établissements.S.E. le ministre Paul Hymans et le lieutenant-général Orth, attaché militaire, sont arrivés à 3 heures et 'demie précises et ont été reçus sur le porche par M. May, honorable secrétaire des hôpitaux King Albert, M. lq directeur de l'hôpital capitaine Gabriel, les médecins-majors Godts et Jacobs, les médecins et le personnel supérieur, ainsi que par le Dr. Clément Philippe, secrétaire général de la Ligue. Dans le grand réfectoire orné de fleurs et de verdure se trouvaient réunis les blessés et les malades transportables, encadrés de gracieuses nurses à la tête desquelles la si dévouée matrone. Le cortège fut reçu au son de la Brabançonne, chantée par les blessés et la voix douce des femmes. Sur la table du fond, les cadeaux offerts par la Ligue aux blessés, les gâteaux, les cigarettes, les raisins et les superbes reproductions en couleur de la " Belgique Indomptable " de Del ville, dont chaque blessé reçut un exemplaire. Le Dr. C. Philippe, secrétaire général, dans une harangue profondément touchante, rendit un superbe hommage aux vaillants héros auxquels avant tous autres la Patrie devait adresser l'expression de son infinie gratitude et termina par l'évocation de la victoire où nos chers blessés défileront dans les rues pavoisées de la capitale. Des applaudissements frénétiques saluèrent la péroraison. Puis le lieutenant-général Orth dans son mâle et énergique langage militaire -, int lui aussi, au nom de l'armée, remercier les vaillants qui avaient donné leurs corps et leurs âmes à la P^Uie et au t<oi il retraça la longue campagne héroïque : Liège, Anvers, Haelen, l'Yser et, célébrant ntosi héros en des termes partant d'un cœur débordant de patriotisme, termina par un liommage vibrant au Roi Albert et à notre chère petite Reine, cet ange de charité. De longues acclamations accueillirent les nobles paroles du chef de la Légation militaire. Puis le ministre Hymans. Ce fut non seulement l'orateur parfait, mais aissi l'homme de cœur profondément ému des misères physiques qu'il avait sous les veux. D'une voix qui se faisait presque tendre, il dit à nos chers blessés toute la reconnaissance de la nation, puis il salua ave; respect les nurses, ces femmes admirabl<s, anges de dévouement, et leur si digre matrone ; eut des mots partis du cœur jjour célébrer le corps médical des King Albe't's ainsi que pour la direction. Il remerca la Ligue des Patriotes et son secrétaire général du dévouement qu'ils ne cessent de montrer aux choses de la Patrie et de l'idée touchante* de cette manifestation à nos chers blessés. Lui aussi fut longuement ac lamé et la Brabançonne éclata, chantée par tous et accompagnant la sortie de la députation militaire et civile ; puis vint la ête : le concert pour les-nurses et nos chers petits héros et la distribution des cadeaux |aux soldats retenus dans leurs lits. La délégation de la Ligue se rendit de là à Highgaie, au King Albert's III, où la même cérémonie se répéta. Reçu par le capitaine Derenne, ommandant l'hôpital, le secrétaire C. Philippe fit une allocution aux blessés réunis dais la superbe salle gothique, puis la fête se telmina par la visite du cortège distributeur de dons aux blessés et à l'installation en plkin air pour les tuberculeux. Ces manifesta ions se terminèrent au milieu de la plus doice des émotions.Le soir eut lieu dans la salle les fêtes du Cecil Hôtel une fête artistiqui qui avait attiré une foule énorme et au (purs de laquelle eut lieu la remise du dn^peau de la Ligue des Patriotes. Ce fut l'occasion d'un discours émouvant du poète Jean Delvil-le et d'une excellent réponse du Dr!(Philippe. Le programme, consacré à la Muse, fit applaudir M. Viroux, qui chanta à/ec émotion : Au Roi Albert 1er-, M. Caio Liten, qui déclama des œuvres de Verlieren, et G. Desplas qui fit preuve de bea coup de lyrisme. M. Bicquet, un chanteur à la v ix généreuse, se fit acclamer en créant Sotb les plis du Drapeau, poème de M. Borboux, musique d'une jolie inpsiration de G. Lebr n. Les airs nationaux, entonnés pai M. Bicquet, clôturèrent dans l'enthousiasne cette belle journée. A Chelsea La solennité musicale organisée c manche après-midi dans les jardins de Ch« sea termina en apothéose la mémorab] ; visite faite par la musique particulière dut Roi Albert dans la capitale anglaise. La fête n'ayant aucun caractère officiel n'en fut que plus agréable ; les vastes plaines entourant le kiosque, et dans lesquelles se promenaient par milliers grosses légumes, officiers et soldats, membres de l'aristocratie anglaise et modestes prolétaires de Flandre ou de Wallonie, offraient un coup d'œil chatoyant et muticolore. Un peu avant trois heures, les boy scouts, dont on acclame la belle allure, annoncent l'arrivée des deux musiques dont déjà les airs entraînants se font entendre dans le lointain. Puis, au milieu d'une ovation indescriptible et précédés de la musique des H. M. Welsh Guards, nos braves Guides, ayant à leur tête leur excellent chef Léon Walpot, traversèrent le parc, accueillis par les ovations de la foule. Le programme, admirablement composé, sut mettre en valeur les belles qualités d'exécution des deux phalanges militaires qui, en un tournoi artistiquement pacifique, interprétèrent un répertoire de choix. Dans les œuvres de Colin, Bidgood, Tschaïkowsky, Williams et Puccini et surtout dans l'ouverture de Guillaume Tell, de Rossini, les Welsh Guards firent preuve d'un souci des nuances qui leur valut, ainsi qu'à leur talentueux chef Mr. Andrew Harris, de longues acclamations. Les Guides, dont nous avons déjà eu l'occasion de vanter les qualités qui en font un des premiers ensembles du monde, se ' surpassèrent dans Robespierre, de Litolff, la suite d'orchestre de Maia et le ballet Isoline. Avec une sonorité et un fondu extraordinaires, ils interprétèrent l'ouverture épisodique Liège immortelle, de Rousseau, tandis que le Ballet égyptien de Luigini était écouté avec le plus vif plaisir. C'est surtout à la " Fantaisie sur des airs caractéristiques de diverses villes belges de Léon Walpot, qu'allèrent les faveurs de l'auditoire et les motifs populaires wallons comme nos vieux airs des Flandres, comme les motifs de certaines œuvres de Peter Benoît, trouvèrent un émouvant écho dans le cœur des assistants. Succès enthousisaste qui toucha au délire lorsque, au-dessus de la foule immense, retentirent les airs nationaux des pays alliés. Léon Walpot et ses hommes, qui ont repris hier après-midi le chemin du pays, iront redire à nos petits soldats et à nos compatriotes de la Belgique encore libre combien à Londres les cœurs battent à l'unisson lorsqu'on, y évoque l'idée de la Patrie. Durant et après le concert un café crami-que réunit sous de vastes tentes des milliers d'amateurs qui eurent l'illusion de se trouver chez " Moeder Lambic " ou dans quelque guinguette du bois de la Cambre. Des jeunes filles, du meilleur monde, portant avec crânerie le bonnet blanc et revêtues du tablier de dentelle, faisaient le service avec empressement et donnaient à ce tableau champêtre un réel caractère de fraîcheur et de jeunesse. La recette, qui ira aux œuvres de secours pour nos braves soldats, promet d'être des plus brillantes. A Wimbledon Contrastant avec la précédente fête nationale célébrée il y a un an sur la terre d'exil, alors que les nuages sombres [emplissaient pour la Patrie belge un horizon chargé de menaces, la manifestation d'hier, qui réunissait au St. Mark's Hall la nombreuse colonie belge de Wimbledon et de Merton, se déroula dans une atmosphère empreinte d'une belle allégresse et d'une belle confiance dans l'avenir. Il y avait un bel enthousiasme samedi soir en la spacieuse salle publique dont l'estrade émergeait décorée aux couleurs de tous les pays alliés, encadrant comme d'une auréole d'apothéose les traits énergiques de notre intrépide souverain. Une assemblée nombreuse emplissait la salle où l'on remarquait la présence de M. le mayor de Wimbledon, de plusieurs autorités communales, de MM. les députés Stan-daert, de Bruges, et Vermeersh, de Termonde. Le discours d'ouverture, suivant l'exécution de l'air national britannique, fut prononcé par M. Standaert. Ce fut une allocution pénétrante, émouvante même en beaucoup I d'endroits. Ayant exprimé la profonde sympathie et les liens qui unissaient Anglais et Belges de Wimbledon et ayant payé au nom de ces derniers le tribut de reconnaissance revenant à nos hôtes hospitaliers et généreux, l'orateur rappela l'importance de la manifestation patriotique de Londres à TAlbert's Hall. M. Standaert, faisant état des paroles du premier ministre anglais, fit entrevoir la vraisemblance d'un retour prochain ; s'étant ensuite étendu sur l'indomptable courage qui anime nos frères du pays, et ayant cité même des exemples et des témoignages .vraiment poignants, l'orateur termina par le cri de "Vive le Roi " qui fut longuement ovationné. La partie musicale et artistique qui suivait fut tout à fait remarquable et mérite assurément des félicitationsTspéciales au " Comité exécutif. Les artistes, Mme Louise Devaudrey, du Théâtre Royal de Gand ; MM. Ossely, du théâtre de la Gaîté de Paris ; Ruelens, des Concerts du maître Léo Dubois; Verbeeck, violoniste, et G. Lebrun, compositeur-pianiste accompagnateur, furent tout simplement merveilleux et eurent avec les chaleureux applaudissements du public la plus large part dans le succès de la fête. Après que le R. P. Fraser au nom du Comité anglais et M. Jean Waterkeyn, président du Comité d'honneur belge, eurent échangé leurs congratulations et les témoignages mutuels de sympathie et de solidarité qui unissent Anglais et Belges dans le grand conflit mondial, la Brabançonne, qui mouille les yeux et étreint les cœurs sur la terre d'asile, fut exécutée et reprise avec une poignante émotion par l'assistance. Ce fut la fin de cette belle manifestation, dont la réédition aura lieu la fois prochaine, à coup sûr, en Belgique. Dimanche matin, à 11 heures, une messe solennelle suivie d'un Te Deum remarquablement exécuté par la chorale du Collège de Wimbledon fut célébrée pour la patrie belge en l'église du Sacré Cœur. S.A.R Madame la duchesse de Vendôme s'y était fait représenter par sa dame d'honneur, Mlle de Saint-Exupéry. Toute la colonie belge assistait à cet office. Le R.P. Lejeune S.J., aumônier des Belges, y prononça un sermon très profond, qui retraça les vicissitudes historiques de notre pays et versa dans le cœur des assistants le baume réparateur de l'espoir et de la foi chrétienne. Au camp des réfugiés d'Earl's Court Nous avons parlé du concert si bien réuss1 donné dans le recration ground du camp par la musique du xer régiment des guides. Après un si beau commencement, "on potTvait prédire le complet succès des fêtes nationales. La réalité a dépassé les espérances et nous sommes heureux de constater le réconfort moral que ces fêtes ont apporté à nos pauvres réfugiés. Selon l'antique tradition nationale, les fêtes commencèrent par une messe avec Te Deum dans l'église du camp. Dans le décor de cette ancienne salle de cinéma, pieusement aménagée par des mains délicates, avec sa toiture en tôle, ses cloisons en carton-pierre, qui la font ressembler assez bien à une chapelle des missions, les Saints Mystères se sont célébrés dans leur simplicité grandiose. Les enfants des écoles ont chanté des cantiques, composés sur l'air de nos anciens chants flamands et, comme chant final, poignant dans sa simplicité, une prière pour la délivrance de la Belgique, sur l'air du Klokke Roeland. L'après-midi, grande fête enfantine sur les pelouses et les terrasses, où avait eu lieu le concert. La directrice avait eu l'heureuse intuition des goûts de notre turbulente jeunesse et pendant une heure et demie, on vit se dérouler sur un guignol improvisé les scènes renouvelées de Jocrisse et de Gribouille. A certains moments, on se serait cru transporté quelque vingt-cinq ans en arrière, à ces "poeschenellekelder" qui nous amusèrent, lorsque, enfants, nous allions à la foire de l'avenue du Commerce. Aussi notre jeunesse fit à ces marionnettes un succès du meilleur aloi et c'est presque à regret qu'on se leva pour prendre le goûter qui était préparé. Après le " spécial tea ", qui pour quelques-uns fut le plat de résistance de la journée, on se rendit à la salle de concert où attendait une soirée des mieux réussies. Des artistes distingués, M. Louis Delune et Mme Fromont-Delune, avaient eu la gracieuseté, malgré d'autres engagements pour la même soirée, de donner aux réfugiés un choix de leur répertoire : le Chant de Liberté, pour la rentrée de l'armée belge à Bruxelles, obtint un succès bien compréhensible. Les artistes du camp interprétèrent un drame de guerre et les enfants des écoles furent ravissants dans plusieurs scènes patriotiques. Puis, M. Van de Perre, député anversois, adressa un appel vibrant de patriotisme aux réfugiés : " Patience et courage ! la Belgique a rendu à la loi morale sa place dans la politique mondiale ! C'est une gloire sans précédent, gloire impérissable et sacrifice qui trouvera sa récompense dans une Belgique plus grande et plus forte. " Puissent ces vœux devenir bientôt réalité 1 A Birmingham La fête nationale a été célébrée, vendredi, avec une conviction et un enthousiasme indescriptibles.Un long cortège s'est formé à 7 heures et demie, devant le Labour Exchange, pour se rendre au Town Hall. La musique du Re-cruiting Office ouvrait la marche, précédant un groupe de 25 petit garçons habillés en combattants de 1830 et 25 petites filles en paysannes. Venaient ensuite neuf jeunes (Lire suite, 3e page, 3e colonne).

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole: journal quotidien du matin behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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