La Métropole

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27 januari 1914
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s.n. 1914, 27 Januari. La Métropole. Geraadpleegd op 22 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5h7br8n989/
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LA METROPOLE Un in ...... ï 15 - _. . -ç Six mois ..•••••#•••••&. 8—. 21C Année Trois mois. ........ ..».fr>450 — — ~~ On s'abonne i tons les bureaux de poste et aux facteurs. NO 27 ETRANGER, le port en sus: Bcltticîi S p0UT 1a HOLLANDE, s'abonner de préférence aux bureaux de poste, plutôt qu'au journal même. le numéro Journal quotidien du matin le numéro ^ Tous les jours 59,ru9des Peignes, Anvers Le dimanche ^ ds 4 à 10 Administration: » 3519 de 10à 16 CEMiMES pages Rédaction : Téléphone 617 Pag«* CENTIMES — - . —Ji'3 .. Annonces s [0 la petite Chrouiquo sportive la Iftrne ligne . . . . £r. 0 30 fr. 3 00 Annonces financ.id. » I 00 Faits divers fin id. » 2 00 Réclames la ligne, > 130 La Ville Id. a 5 00 «• ji Faits divers corps id. » 3 00 Emissions Prix à convenir jTldrUI Pour toute la publicité, sauf celle de la province d'An- ___________ vers, s'adresser à i'AGENCE HAVAS : . tnt a à BRUXELLES : 8, place des Martyrs. ZI janvier IV14 à PARIS : 8, place de la Bourse. à LONDRES : Ii3. Cheapside E. C. Pour le Port JSTos lecteurs liront d'autre part la r pocsc de M. Holleput-te, ministre des tr; vaux publics, aux trois questions prat ques posées par la dernière lettre de ] Ville: la cession en propriété des terrair affectés ou à affecter à l'extension d< établissements maritimes; le changemei 'des délimitations territoriales au nor d'Anvers; la cession des terrains à prov air de l'ancienne enceinte. Applaudissons d'abord à la façon cou taise dont le ministre répond à la prop' sition de la Ville de cesser une bonne fo l'échange de récriminations épistolaires • parfaitement stériles dont le fameux o dro du jour Baelde fut l'inopportun poil de départ. Pour rester nous-mêmes dans le cad: 'des questions pratiques et urgentes qi demeurent seules dignes d'occuper l'&ttei iion publique à Anvers, nous constatoi avec M. Helleputte que le projet de coi .vention définitive adressé à la Ville, p? sa lettre du 2 décembre — il y a près c deL.x mois — répondait préventivement complètement à l'offre faite par la Vil pour la reprise des deux nouvelles dars et du tronçon correspondant de bassi canal. Le gouvernement veut l'accord compl sur tous les travaux à exécuter et tout les surfaces à reprendre, avant de co sentir à des règlements partiels. Poi obvier aux retards pouvant provenir < négociations et d'études éventuelles, il dès le 23 novembre dernier — il y a dei mois* révolus — soumis à la Ville un pr jet de convention provisoire destinée à a surer l'utilisation effective et iinmédiai des darses en voie d'achèvement, en attei 'dant l'accord sur la convention définitivi La Ville, jusqu'ici n'a pas répondu ce projet de convention provisoire daté d 23 novembre, pas plus qu'au projet d convention définitive daté du 2 dé Qombrc. Nous constatons, sans plus. » * * Quant a la seconde question, celle de .délimitations territoriales, la lettre d M. Helleputte et les prescriptions légale qu'elle rajjpelle et invoque sont une r( ponse péremptoire à toutes les récrimina ftions de ces derniers temps contre le gou versement belge qui n'étend pas le ter ritoire d'Anvers alors que le gouverne mepfc néerlandais aide Rotterdam à s'ar ron'dir selon les besoins de son port il est évident que tout cela est du ver biage à côté de la question. La Hollande a ses lois administratives nous avons les nôtres. Celles-ci, pas plui que celles-là, ne rendent impraticable n même difficile aucune modification de dé limitation territoriale justifiée entre com munes diverses. Seulement, le principe hautement respectable proclamé en 183-par M. Charles Rogier, toujours resté ei honneur depuis lors et qu'on n'est vrai ment pas justifié d'ignorer à l'hôtel d ville d'Anvers dans les circonstances qu nous traversons, mène à une conclusioi très simple. C'est la Ville d'Anvers qui, depuis long i^mps, aurait dû entamer des négocia lions officieuses avec les communes voi sines intéressées pour tâcher de préparei un accord qui se manifesterait dans l'en quête préparatoire indispensable et ren 'droit la solution finale aussi facile qu'ex-péditive.De tout cela, la Ville n'a rien fait ou ne s'est même pas douté. Elle a attendu bous l'orme, en laissant ses journaux et orateurs vitupérer le gouvernement. C'est ce qu'il y a do plus commode. On a d'ailleurs agi de même en poussant depuis vingt ans l'extension d'Anvers vers la rive gauche sans jamais songer à s'assurer lune garantie sérieuse, efficace," voire quel-Az-onque, que ce territoire deviendrait anversois ! Encore une fois nous constatons. .• *. • Reste la troisième question, celle des terrains militaires à céder à la ville. Celle-là dépend do trois ministères et M. Helleputte affirmé qu'on y travaille yivoment à une solution définitive. * # * La conclusion que nous retenons de la lettre de M. Helleputte — conclusion capitale — c'est quo pour tout ce qui concerne les travaux maritimes intéressant l'intervention do la Ville, les éléments des solutions définitives sont maintenant entre les mains de l'administration communale d'Anvers. Ils se trouvent compris dans les projets 'de convention provisoire et définitive adressés au collège échevinal le 23 novembre et le 2 déoembre, sur lesquels la Ville n'a pas encore donné son avis. Or, au point où nous en sommes, pour le problème do l'extension du port comme pour celui de l'extension urbaine, nous demandons que l'on mette une bonne fois fin au régime des échanges de lettres qui n'a quo trop sévi depuis une trop longue série d'années. En tout cas qu'on le réduise au minimum, soit au strict nécessaire.Co n'est pas en se livrant à des parades épistolaires, en rue de plaire à des bouches électorales infimes, quo les bourgmestres libéraux do Gand et d'Ostende — pour ne citer que ceux-là — ont réalisé, de concert avec les ministres et cléricaux » et en souriant de nos procédés anversois ■de très grandes choses que nous ne connaissons peut-être pas d'assez près mais qui devraient nous apparaître comme un ; avertissement et une leçon. « Si nous possédons au collège échevinal ' d'Anvers, un véritable administrateur, ' pénétré de ce qu'il nous faut et de la ra- , pidité avec laquelle il nous le faut, doué à la fois de tact de souplesse et de fermeté, familiarisé avec les côtés financiers des problèmes à résoudre, cet homme-là ne se réfugiera pas plus longtemps dans les négociations par épitres. Il ira do sa personne débattre avec les ministres compétents, aussi fréquemment qu'il le faudra, les questions en suspens et préparer les conventions à signer En trois semaines de oonférenoes verbales HsmumaMsaatammassKesse^aMmi min i in—g—— t entre hommes loyaux, intelligents désireux d'aboutir à des résultats conformes aux intérêts de tous, on fera plus do be-sogno — et combien meilleure — qu'en trois années do correspondance aigres-douces pour les beaux yeux de la foule spéciale qu'amusent .ces stériles prises de plumes. ï- Je no m'aventure pas en disant qu'ainsi i- ont agi les bourgmestres libéraux dont je i- parlais tout à l'heure. J'ajoute que, pour a assumer ce rôle, il faut n'être pas seule-is ment sûr des ressources financières que ?s vous engagez mais peut-être plus encore it du personnel politique qui devra en der-d nier lieu ratifier vos actes et les résultats i- auxquels vous aurez abouti. Avons-nous cet homme ? Et celui qui r- consacrerait ainsi son action personnelle )- au définitif aboutissement de notre ex-is tension si longuement poursuivie, est-il ît sûr do la voir soutenue et finalement ap-r- prouvée par les politiciens un peu spé-it ciaux qui composent le Conseil communal de la villo d'Anvers? *e Tous les bons Anversois doivent aujour-ii d'hui se poser cette double question en i- souhaitant que les faits et les solutions ls y fournissent bientôt une réponse double-î- ment affirmative. r Cif* l\ V Jldualité 3t e t Politique jeune-turque }r Divers événements, comme la ten- JUjj tative d'assassinat oontr© Cherif ^ 4£w JL Pacha et la suspension des •négocia-x tions russo-turques relatives aux réformes > en Anatolie, semblent indiquer à côté de 3- quelques autres faits que les Jeunes-Turcs ;e sont revenus à la leur ancienne politique, qui t_ fut cependant néfaste pour l'empire ottoman, , et à la suite de laquelle cet empire a perdu £ ses plus belles provinces en Europe. Cette fâcheuse politique peut se résumer en deux mots: xénophobie et proclamation de la su-e prématio des Turcs sur les sujets ottomans " d'autres races. Le nationalisme faroucho affiché par le oo-inité à l'égard des Européens et des puissances exigeant des réformes sérieuses pour les chrétiens eu Orient doit, en effet-, être qualifié de xénophobie de la pir© espèce. Sans s doute le gouvernement qui n'est que l'orga-3 no exclusif du comité no s'attaque pas aux s étrangers j il sait que cela lui coûterait trop _ cher. Mais il s'en prend aux protégés des puissances étrangères et en premier lieu aux Arméniens. Dans la nouvelle loi sur l'administration des vilayets que le gouvernement a promulgué© par voie do décret tout comme " Abdul-Hamid, il a été stipulé que les Con- - seiLs généraux de ces vilayets se composeraient de représentants de toutes les reli- . gions. Les chrétiens y sci aient -admis également et le nombre de leurs représentants serait calculé proportionnellement au nom-' bre de la population chrétienne des vilayets. Dans l'Anatolie orientale, la population se 1 compose presqu'en parties égales de musulmans et d'Arméniens. La loi devrait donc • être appliquée on ce sens que les Arméniens , ! disposeraient à peu près do la moitié des siè-[ ges dans les Conseils généraux des vilayets < i do cette contrée. Au cour3 des négociations ; _ avec la Russie sur cette réorganisation ad-» ministvative, le gouvernement ottoman ce--, pendant a soulevé des difficultés et cherché : "" des subterfuges pour ne pas devoir accorder 1 aux Arméniens la part de représentation à laquelle ils ont droit en vertu môme d'une ■ loi promulguée par le ministère turc lui- - même cependant. C'est seulement dans deux vilayets que ■ le gouvernement entend donner le nombre de sièges voulu aux Arméniens, tandis que dans les autres il conteste le droit de la population chrétienne à un nombre déterminé do mandats. Les négociations sont restées on suspens à la suite de cette divergence de vues entre le gouvernement turc et l'ambassadeur : de Russie. Ce dernier est parti pour St-Pé-tersbourg en congé, dit-on, mais sans doute 1 en réalité pour prendre de nouvelles instruo- 1 tions ,pt pour se trouver en mesure d'enga- ' ger de nouvoaux pourparlers où ses pouvoirs ' s© trouveront plus étendus et où il pourra ( exercer une pression plus efficace sur 1© cabinet jeuncturc. ^ ^ Le ministore qui se trouve tout entier sous l'influence d'En ver Pacha va prendre | une autre mesure contre les chrétiens par la-quelle il entend probablement réparer une c faute commise lors de la dernière réorganisa- ^ lion (le l'armée. On rétablira l'ancienne dis- H position en vertu de laquelle seuls les mu- 1 sulmans peuvent être appelés à défendre le 1 pays. ^ Les ohrétions seront donc exclus de 1 l'armée de nouveau, et ils devront payer comme autrefois une taxe d'exemption. Le comité espère sans doute se fournir à lui-même un argument contre les chrétiens lorsque ceux-ci demanderont avec plus d'insistance11 des droits égaux avec les musulmans. Il dé- 0 montrera que les chrétiens ne sont pas as- u treints aux mêmes charges que les musulmans et que partant il ne leur faut pas les mêmes droits non plus. Les membres du comité sont du reste devenus très pieux de-puis quelque temps. D'anciens francs-ma- L çons ils sont redevenus de fervents musul- u rnans et la sainte loi du Chériat est invo- D quée par eux à tout propos et même hors de propos 1 Les Grecs n'ont d'ailleurs pas moins à I-souffrir que les Arméniens de ces disposi- d tions nouvelles du comité. Le boycottage des (1 marchandises grecquès est organisé avec une a science et uno logique parfaites dans I'empi- r; re ottoman et, comme les Grecs sont à peu (i près les maîtres exclusifs du commerce en sj Asie-Mineure, çn peut se rendre compte des ^ effets do cette mesure vexatoire. Le patriar- 01 che greo et son Conseil ont protesté auprès 11 du grand-vizir contre le boycottage, mais T' rien ne dit que cette protestation sera sui- n.' vie d0 résultats appréciables. Le contraire Sl paraît plus vraisemblable à cause des rap- n.1 P^rts tendus existant entre la Turquie et la ti Crrèce au sujet des îles de la mer Egée et de l'attribution de Chio et de Mytilène. li est assez intéressant de constater que y. précisément les Grecs qui ont contribué par les souscriptions ii la reconstitution de la Sf :loito grecque sont plus spécialement visés ?ar le boycottage! Le comité sait bien choi- r£, iir ses victimes, comme on le voit. a| II devrait comprendre cependant que cet- ' ;e politique-là no conduit qu'aux pires dé- ai (astres. Si, comme tout le fait supposer, les ' lirigeants du parti jeune-turc vont s'atta-luer également aur Arabes et aux Kurdes, le to loulèvemont général et lo partage de l'Asie ce •urque ontro les puissances européennes ne qi e fera pas attendre. — J. Joerg. -i la — a,; ta Métropole | est servie fa gratuitement pendant 8 jours sur demande ^ 101 Échos LA VILLE Programme de la journée : FETES ET CONFERENCES Kaisarsgcburtstagfeicr. — A 7 heures et demie, dans la salle des fûtes du Jardin zoologique, grand banquet. Syndicat du commerce et de l'industrie. — A 8 heures, au Cercle Catholique, soirée dramatique.Club Africain. — Cerole d'Etudes coloniales. — A 8 heures et demie, h l'Institut supérieur de commerce, conférence avoc projecUons par M. Xhignesse, ingénieur : u Comment on a découvert la houille au Katanga ». COURS Polyglot Club. — A 8 heures trois quarts, au Sjmdieat du commerce et de l'industrie, courte ruo Neuve, réunion de la section d espagnol. Société d'Astronomie d'Anvere. — A 8 heures et demie, à l'Institut supérieur de commerce, cours flamand par if. L. Romhaut. Club Africain. — Cercle d'Etudes coloniales, — A 8 heures et demie, à. l'Institut supérieur de commerce, cours de langue portugaise par M. F. . Georlette et de géologie par M V. Brien. Algemeen Nederiandsch Verbond. — A 8 1/2 heures, à l'Athénée ltoya.1, quatrième leçon de M Léo Van der Essen : « Les communes au moyen-âge ». Berlitz School, 8, Meir. — Langues vivantes. EXPOSITIONS Cercle Artistique. — De 10 à \ heures, exposition d'Imageries populaires de la collection de M. Em. Van Heurck (ouverte Jusqu'au 29 Janvier). Salle Foret. — De 10 à C heures exposition d'œu-vres de M. Edgard Wiethase (ouverte jusqu'au 28 janvier). Salle Foret, (ter étage). — De 10 à 4 heures, exposition BJorn Smith-Hald (ouverte jusqu'au 2 février).Pour la Paroisse Saint-André Anonyme Fr 40 — La drache nationale Depuis bien des années, nous n'avions plus que des années c pourries ». Pas d'été, sauf celui de 1911, qui fut exceptionnel de chaleur et de sécheresse et que nos concitoyens n'ont pas oublié, oroyons-nous. Point d'hiver, si ce n'est quelques gelées éparpillées au hasard de novembre à avril, marquant mal lo temps d'arrêt de la végétation, mais par contre détruisant sans pitié les fleurs trop hâtives. Cette année, il semble que l'hiver que nous avons eu soit l'indice d'un retour à des saisons plus normales. Pendant quinze jours il a fait froid, souvent très froid même. Nou-; avons perdu l'habitude do semblables morsures, nous avons toutefois fait bonne contenance, si bien qu'hier déjà pas mal de gens maugréaient contre la pluie. Nous avons grandement tort, en tant que patriote. Vous savez ou vous ne savez pas, mais en tous cas il est bon que vous sachiez lue I'aveiso, dont vous dites pis que pen-Ire, ramène sur terre l'ammoniaque en balla-3e dans l'atmosphère. Elle fertilise. Un litre i'eau de pluie renferme en moyenne 0.0008 grammes d'ammoniaque. Pourvu de cette Jonnoe, et à l'aide du bulletin que publie tous les jours l'Observatoire sur l'épaisseur le l'eau tombée, vous pourrez vous livrer à me opération intéressante. En faisant une : louble multiplication et par lo chiffre de la surface et par le chiffre cité plus haut, cela 1 rous donnera la quantité d'engrais ammoniac ïal déversé ainsi quotidiennement et pour < ien par hectare sur telle partie du pays. Laissons geindre les mécontonts et disons- i îous, sous notre parapluio qui dégouline, que xmt est pour le mieux dans le meilleur des i inondes... <*ïfvrvés. < Le dégel sur l'Escaut i Les craintes d'une embâcle d© l'Escaut { ont, donc ete prématurées et il faut s'en fé- 1 liciter. On s'aperçoit, du reste, à l'heure ae- 1 tuollo que le danger était loin d'être aussi '' grand qu'on le craignait. Le dégel a opéré ( >ur lo fleuve une transformation complète: -es glaoons qu'on s'était bénévolement figu- ; é d'une épaisseur de plusieurs centimètres 1 le formaient qu'une couche très superfi- 1 :iell0 qui hier avait déjà à moitié disparu ous l'action réchauffante du vent du sud-lUest.C'est ainsi que le fleuve présentait, vors 1 : heures de l'après-midi, un de ses aspects ' es plus troublants: le courant assez violent ( le la marée de la nouvelle lune divisait le ] louve en deux parties distinctes dont l'une ! omplètemont libre et l'autre charriant des [laçons à crêtes grisâtres. Ces deux parties o fusionnaient au loin dans une bTume paisse qui traînait sur l'eau et qui avec une ; >luie très fine baignait les environs dans r ne grisaille opaque. Seuls les cris perçants 'une nuée de mouettes jetaient une note un j eu vivante dans ce tableau où la vie sem-lait évanouie. T La marée n'offrait au surplus rien de re- c îarquable et c'est à peine si l'on se rendait } ^mpte que les eaux du fleuve dépassaient le s iveau ordinaire. c F Une conférence de M. Paul Hymans n Le leader libéral a conférenoié devant le 'une barreau de Bruxelles. Voici, d'après le r >mpte rendu^ d'un confrère de la capitale, n instantané de la Chambre belge croqué P ar l'orateur : « Un hémicycle nu. Une statue de plâtre, n monsieur parle. Personne ne l'écoute. Des âputés entrent et sortent. M. Woeste écrit es lettres. Les huissiers vont et viennent reo des papiers et des plateaux. L'orateur se issied, personne ne s'en aperçoit. Voici ii'un autre^ député se lève. Subitement le lence se rétablit. Les députés l'entrent en ^ ance. On écoute. On ponctue do « très bien » p m-tains passages du discours. Soudain im , ot déchaîne le tumulte. C'est l'orage} rat le monde parle, sauf l'orateur. Puis de P niveau, c'est le silence, et lorsqu'il se ras- p ed, les bravos éclatent et, suivant la for-nie consacréo, l'orateur reçoit les félicita- ,r ons do ses amis politiques. » Cela n'est pas si mal. Et M. Hymans a dû 1 ■ mser aux temps des Frèro-Orban, avant -ntrée de ses turbulents amis de la Maison P! ! Peuple; il a dû penser aussi à ses amis 5«' cialistes d'aujourd'hui. A côté de la sta- d: o de plâtre, un petit groupe dont fe-ient partie Domblon ot l'homme cracheur ti irait très bien fait dans le cliché. rc Voici la péroraison de M. Hymans. Ses tus à la Chanïbre la liront avec fruit: « Un thème devrait entrer dans le réper-ire politique: o'est le thème de la toléran- dt •( Aux excès des luttes de parti il n'y a m l'un remède: c'est la tolérance, non l'abdi-tion devant l'erreur, mais le respect devant ai porsonno et devant l'idée. Pourtant, la to-anco veut quelque chose de plus: elle doit 65 oucir les rancunes et amortir les haines, ms notre petit pays, au milieu de la pous- su re de nos luttes, la notion de l'intérêt gé- vi rai disparaît. Devant l'Europe nous avons de o raison sociale à défendre. On parle do on ire un© Belgique plus grande au dohors; annonçons par faire une Belgique plus pli ande au dedans. Et puisqu'il a été ques- te ,n ce soir d'éloquence, qu'elle reste tou- sic îrs un instrument de guerre au service des sa partis, mais aussi un instrument de réfection de construction et de réalisation au servie de la patrie. » C'est MU'lor d'or! Mais, pour ce quo coû t ent les paroles !.... Les habitations ouvrières au port Nous avons parlé il y a quelques jours di projet présenté par une trentaine de grande firmes, affiliées à la Fédération maritime, d< construire aux enviions des nouvelles ins tallations maritimes quelques centaines d< maisons ouvrières, qui seraient données ei location à des ouvriers réellement méritants.La société qui a été fondée dans c© but z donné connaissance de ses intentions à M Helleputte, ministre des travaux publics, ai baron van do Wervo et do Schilde, gouverneur de la province, et à M. Strauss, echevir des travaux publics. Ces diverses autorités ont on principo encouragé la tentativ© du nouveau groupement-, M. Strauss a reçu hier matin MM. Grisar. G. Van don Broeck, Philippe Grosbodt, d© la firme 'Eiffe, et E. Deckers. M. Jules Willeniise, de la firme von Barv. s'était fait excuser. Ces messieurs se sont retirés enchantés de leur entretien avec l'éclievin, qui leur promis pour l'avenir le concours de la Ville. D'autre part, M. Helleputte recevra les mêmes délégués aujourcl'hui. Us demanderont au ministre d'-examiner la possibilité de céder à la société le terrain nécessaire à la création du quartier ouvrier du nord des installations maritimes. Représailles Des menaces de représailles sont dirigées en ce3 termes par une publication anticatho-lique contre trois députés libéraux : « Nous avons^ constaté avec une émotion patriotique et réconfortante qu'il s'est trouvé dans la gauche libéral© trois membres sachant s'élever suffisamment au-dessus des misérables querelles de parti pour accorder au gouvernement 'argent nécessaire pour , vivre. » MM. Hymans, Monvill© et Mullendorff ont voté les douzièmes provisoires que celui-ci demandait. Cela nous console des autres libéraux qui se figurent que le corps électoral les a envoyés à la Chambre pour faire à nos maîtres une guerre sans trêve ni merci, et qui refusent systématiquement les budgets. » — Donne-lui tout do même à boire, » disait le général Hugo, le soir de la bataille, quand un blessé eut déchargé sur lui son pistolet ot gisait désarmé. » Bien plus héroïque est la conduite de nos trois députés qui, gisant battus sur le champ de bataille parlementaire, donnent à boire au général ennemi. » Malheureusoment, en notre siècle de. plat positivisme, le mondo ne comprend pas l'héroïsme. Et nous connaissons des électeurs qui parlent de se vongerl » Le plus drôle, c'est qu© ce langage comminatoire est tenu par une publication qui s'intitule « La IJoe union t a tion anticléri-eale ». •- w Singulière « do<•.imputation ». M. Hymans et ses collègue* doivent Se demander avec stupeur à quoi ello peut bien servir. Au Musée de Folklore Nous avons déjà annoncé les transformations prochaines que subira 1© trop petit mu-►ée de Folklore dans la rue du St-Esprit. M. Van Mechelen, architecte de la ville, )hargé de dresser un plan, projetait d'acco-er 1© musée do Folklore au musée Plantin ît d'en faire un ensemble homogène, en reproduisant à front de la rue du St-Esprit la açade d© l'hôtel du grand imprimeur. Les avis sont très partagés au sujet du ■ésultat esthétique de cette transformation. )n se demande de tous côtés quel effet pour-■ait faire à côté d© la façade de Plantin un nastiche de cette merveille d'arhitecture P Certains estiment que la réalisation de pareil projet ne pourrait quo nuire à la beau-é du musée Plantin tout en n'ajoutant rien tu cachet spécial du conservatoire de la tra-lition populaire. M. Max Koosos, conservateur du musée plantin, est, dit-on, résolument opposé à exeeution du plan en question qui nous doserait peut-etre d'une nouvelle horreur en i vieux neuf ». Tout fait croire d'ailleurs que l'on y re-îoncera. La commission du musé© du* Fol-dore, chargée do faire connaître son avis ur cetto question, se réunira un do ces jours >t il est infiniment probable qu'ello sG pro-loncera contre le projet d'agrandissement linsi entendu. Les retards aux chemins de fer Le Cercle des expéditeurs, exportateurs et tuportatours a envoyé samedi le t-élégramie suivant à M. Vandevyvere: « A M. le ministre des chemins de fer, Bruxelles. » Par suite du retard dans l'arrivée des ragons et do l'irrégularité dans la mis© à isposition principalement dans le service mvers-Bassin, nous subissons des pertes très Srieuses et cette situation caus© un préjudi-b très grand au port d'Anvers. Nous nous i ermettons d'insister pour que les mesures i éoessaires soient prises de toute urgence à j effet de remédier à cette situation. » Jos. Albert De Ryckere, président du < ercle des expéditeurs, exportateurs et im- < or t atours d'Anvers. » , .a pension des ouvriers des chemins de fer! (0) , M. le ministre des chemins de fer vient de rendre un arrêté de la plus haute importance pur les ouvriers . ? En vertu des statuts actuels de la caisse 1 36 ouvriers, lorsqu'une pension ne s'élève is à 180 francs eMe est portée à ce taux sauf, s mtefois, lorsque le salaire n'est que d'un anc par jour au moins ; dans ce cas, lo mini- 1 um est fixé au tiers de ce salaire. \ L'arrêté pris par M. le ministre et qui sort ® •troactivement. s effets à partir du 1er jan-er 1912, modifie le statut comme suit : t Dans tous les cas où une pension ne s'élève us à 300 francs, elle est portée à la moitié du 0 Aaire, sans pouvoir, toutefois, excéder la 0 te somme de 300 francs. t En conséquenc e, toutes les pensions de re- v aite qui ne s'élèvent pas à 300 francs seront '< visées incessamment. t Pourront obtenir une pension viagère: 1° les ouvriers comptant- au moins 10 années h i services valables ; d 2° L-s ouvriers qui sont roconnus hors d'état j< i continuer leur travail par suit© d'infir- c ités ; > fi 3° Les ouvriers qui ont atteint l'âge de 70 1' s ; ' d 4° Les ouvriers qui, ayant atteint l'âge de 1< ans, sollicitent leur mise à la retraite: d La pension d'un ouvrier mis à la retraite ti ite dos conséquences d'un accident do ser- s< ïo, 6cra équivalente à la différence entre le di rnier salaire de l'agent et celui qu'il peut g core gagner en dehors de l'administration, vi Lorsque l'incapacité de travail sera com- q' ite et quo l'agent aura besoin, pour subsis- ni *, de recourir à dos soins étrangers, sa pen- ir n sera augmentée do 20 p. c. du dernier airôr ©1 LETTRES DE PARIS Correspondance pai-ticulière de la a Métropole» Les obsèques nationales du général Picquart révoillent des passions que d'aucuns vou-5 laient croires mortes. — Où l'on voit que 3 'l'affaire Dreyfus, quoi qu'on en dise, n'est ^ pas close. — Comment l'affaire Syveton la rejoint indirectement. ( Paris, 23 janvier. 1 L© général Picquart a eu hier par un fort \ beau temps et devant un peuple nombreux { qui n'a poussé aucun cri de protostation les suprêmes honneurs de3 funérailles nationales. A cett© occasion, le3 journaux do gau-tlio triomphent, et c© n'est qu'en très petit , nombre qu'on lit dans les journaux de droite de ces articles de colère tels quo le sénateur Dominique Delahayo crut devoir en lire un l'autre jour au Sénat. On peut considérer que la journée d'hier a été pour le dreyfusisme une journée d'apothéose, du \ moins aux yeux de cette multitude immense t qui ne voit que les aj>parences et qui ne juge quo par là. j En somme, la mort du général, coïncidant à un jour près avec la mort du vidame de 1 Près sensé, — lequel fut lui aussi un des c grands rôles de l'affaire, — aura surtout i permis d© compter les agitateurs ixrajours fi- c dèles au principe d'exécration si haineuse- t ment formulé dans l'Evangile par Caïphe, s poursuivant inlassablement les offorts d'u- ^ ne politique dont la masso a perdu le sens. De ce qu'ils sont on petit nombre, il ne suit pas évidemment qu'ils aient tort ; mais il y s a lieu, quand on les voit si clairsemés et quand on voit si vain, si piètre, 1© résultat d© leurs efforts, d© se demander si vraiment la force d'opiniâtreté qu'ils prodiguent en j pure perte ne serait pas mieux employée au service d'un idéal plus durable et plus po-sitif. % s Après quinze ans et plus de combats — v et do quels combats— les militants de l'an- 1 tidreyfusism© qui demeurent ne songent pas a à désarmer. Quant aux meneurs du drey- c fusisme, il n'est pas étonnant qu'ils aient c eu peu à peu l'un après l'autr© l'air d© s'a- j paisôr. Co qu'ils célèbrent sous 1© nom de triomph© do la justice et de la vérité a été peur eux l'occasion de se rendre maîtres de 1 tout. Ils en sont devenus à leur façon, s'en- 1 tend, conservateurs et modérés. Ainsi vont t le3 choses du monde. _ _ v Le bataillon sacré des autres, qui conti- o nue, à la Cambronne, à faire le carré de la garde qui meurt, mais qui ne se rend pas, c est d'ailleurs bien intéressant, serait-ce séu-lement par son acharnement à systématiser toutes choses au point do vue particulier de c la thèse antidreyfusisme. On y excelle (en dé- v ponsant à co jeu presque autant de talent s que d'argent, et c'est beaucoup dire!) à rai- t sonner a do_ omni r© scibili et quibusdam aliis » relativement, ou plutôt, dans 1© lan- ç gage des théoriciens do l'école, o subjective- ^ ment » à Dreyfus, — 1© dit Dreyfus étant . promu de ce fait à l'éminente dignité de , oi'iterinm omnibus » ou de pierre de tou- c che universelle et infaillible. C'est ainsij pour ne pas sortir de l'actua- d lité... prochaine, qu'on s'efforce do rattacher, ainsi que je vous le marquais dans mon avant-dernièr© lettre, l'affaire Syveton à la grande. à la seule Affaire. Et ce n'est pas, vous l'allez voir, par des ficelles ordinaires. d S'il faut s'en i apporter au sentiment des n maîtres et des chefs de l'école antidreyfu-sienne, la mort d© Syveton aurait été déter-minée par Ja peur qu'on avait dans la Ré- f*. publique de Dreyfus du témoignage quo de- , vait porter devant la cour d'assises M. le c, commandant Cuignet, cité comme témoin par ti le député. si L'histoire vaut d'être contée. a En octobre 1904, lorsqu'éclata l'affaire des fiches, laquelle fut l'occasion de la gifle re- £-tentissante donnée par Syveton au général André, 1© commandant Cuignet était encore en activité de service. On avait essayé, ainsi qu'il l'a narré souvent, de le murer vivant, C] d© l'interner dans un asile, pour l'empêcher d© fa ir© entendre, preuves écrites à l'appui, g c© qu'il savait sur les dessous scandaleux du st procès de Rennes. D Etant do passage à Paris un© semaine avant le jour fixé pour l'audience Syveton, , lo commandant Cuignet reçut la visite d'un ami qui, d© la part de Syveton, venait lui ai demander de^ consentir à témoigner. Le com- C mandant Cuignet ayant consenti en princi- d pe, une entrevue eut lieu le lendemain, 2 oc déoembre 1904, dans la nuit, chez M. For- Vi nand Engerand, en présence do celui-ci et de r: M. Lasies, entre le député ot l'officier. Le commandant Cuignet développa ce f qu'il dirait comme témoin devant la cour, j C'était, en somme, ce qu'il avait dit devant la cour de cassation: l'histoire d'un doeu- 'n ment secret intéressant la défense nationale porté au comte Tornielli, ambassadeur d'Italie, en échange do son appui pour la revision du procès; l'histoire de l'envoi à Renies au commandant Cairière par M. Wal- Si leck-Roussoau d'un ordre écrit d'acquitter, ûgné du général de Galiffet, qui n'en avait ^ pas connaissance; l'histoire enfin dos offres y. a i tes au commandant Cuignet lui-même, • lans un but indigne et honteux, tant par le ia ^olonel Bourdeau que par le ministre de la so guerre. — C'est parce que j'ai dit cela devant la — rour de cassation, disait Cuignet à Syveton, pie l'homme que vous avez giflé a essayé de n'interner. Je 1© répéterai devant le jury de a Seine, et le procès qu'on vous intonte, ce era le triomphe, ce sera la fin du régime. Accord fait, on s© sépara, Syv©t©n partit e premier en compagnie de M. Lasies, puis e commandant se retira. Il paraît qu'au moment où Syveton sor-ait, M. Lasies, sur le palier, prophétisa : — Mon ami, ton procès ne viendra pas. i17 —■ Ah l s'écrie Syveton, je Voudrais bien J?1 avoir comment ils s'y prendraient mainte- S1C lant. eu E ir quoi M. Lasies de mettre les points ur les « i » : — Aucun des procès dans lesquels le com-landant Cuignet a été cité comme témoin .'est venu. Le tien, comm© les autres, sera touffé avant terme. sot De fait, six jours plus tard, cette prédic-ion s© réalisait, comme on sait. 10, Je me suis laissé dire, ces jours derniers, r u© M. Cuignet est de ceux sur qui l'on ompt© pour l'intervention légal© qu'on ten- ^01 era ©n vu© d'interrompre la prescription. A rai dire, on ne voit pas bien à quel titre s commandant Cuignet plutôt que tout au- 1 ro aurait des chances d'aboutir. Jec Certes, dans un débat public ouvert devant ^ * i cour d'asâises sur les causes mystérieuses ^ e la mort du député nationalité, lo récit que > viens do reproduire en raccourci ferait, s'e >mme on dit, sensation. Moins qu'il n'eut ^ lit sans doute en décembre 1904, alors que.™1 opinion était exaspérée par l'affaire dite ta" es fiches. Mais tout de môme sensation. Dès CUÏ -rs, vous sentez bien que lo gouvernement, rat vraiment ce n'est pas lo jou, n'omot-•a rien do co qui pont couper cet effet à ■s adversaires. S'il a suffi en décembre 1904 ) la peur qu'inspirait le commandant Cui- S let pour quo l'on supprimât par ordre Sy- mo; yton, de même aujourd'hui, pour empêcher >rh îi que ce soit d'interrompre la prescription, !a y ) pourrait-il .pas bien suffire de quelque... c5k îprudence analogue? la \ Surtout, encor© un ooup, à la veille des mec ectional E p dig: j IM P w* r juHUUiiggaawMig /m mruutBMmvB, —JU '« WMMMW W H ■ wimwb—| LA QUESTION DU PORT Nouvelle réponse de M. Helleputte M. HeLleputte, ministre des travaux pu ►lies, vient d'adresser à la viile d'Anvers k ebtre suivante, qui ré]>ond d'une façon pé-emptoire à la dernière missive do l'adminis-ration communale, et dont on appréciera le on conciliateur: Bruxelles, le 24 janvier 1914. L Messieurs les Bourgmestre et échevins de la ville d'Anvers Messieurs, J'ai bien reçu votre lettre du 29 décernée 1913, 7e bureau, répondant à la ûienne du 15 du même mois. J'aurais bioa des réserves à faire sui es observations qu'elle contient, mais. »uisque répondant à l'espoir que j'avais u l'honneur do manifester, vous termi-Lez votre lettre en marquant votre désir l'arriver le plus tôt possible à une entente .vec le Gouvernement, je réponds à votre entiment en ne prolongeant pas davan-age une discussion sur le passé et j'abor-[e immédiatement l'examen de vos proposions.LA REPRISE DES DARSES 1° Reprise des darses et des terrains sur [«quels elles sont construites. Oette question me paraît nettement ré-olue par les projets de convention qui ous ont été transmis le 21 novembre et 3 2 décembre derniers. L'un de ces projets , pour but de régler définitivement et jnformément aux indication^ de l'exposé [es motifs du projet de loi du 1G mai 1905, a, reprise do toutes les installations ma-itimes par la ville; l'autre a pour but de égler l'exploitation provisoire des darses 0 2 et 3 du tronçon correspondant du assin-oanal dans l'hypothèse où la con-ention définitive ne pourrait être con-It.5 avant l'achèvement des travaux. Jusqu'à présent je n'ai reçu aucune sinmunication de votre part au sujet de :s conventions, sauf votre lettre du 18 dé-ambre, 7e bureau, 110 19, par laquelle ous me faites savoir que vous les avez jumises à l'examen des services compé-înts de la ville. La reprise des darses 2 et 3 et du tron-m du bassin-canal correspondant consti-ne l'exécution d'une partie do la conven-ion définitive II ne m'est pas possible e me prononcer à ce sujet avant de con-aître vos intentions quant k la reprise es autres installations maritimes. L'INCORPORATION DES TERRAINS 2° Incorporation au territoire d'Anvers u périmètre des installations mariti-tes.Ma dépêche du 2 décembre précitée vous déjà fait connaître comment cette ques-on peut être tranchée. J'ajouterai que est au pouvoir législatif qu'il apparent, aux termes de l'article 3 de la con-itut-ion, de décréter les modifications ix limites territoriales des communes. Quant à la procédure à suivre en cette atière, l'article 83 de la loi provinciale cige l'avis préalable du Conseil provin-al sur les changements proposés pour la rconscription des communes. En présence de cette prescription, le rnivernemen-t s'est toujours conformé rictement aux règles qui ont été tracées ir M. le ministre Rogier, dans une cir-tlaire du 3 février 1834, au sujet de l'in-ruction préalable des demandes visant 1 changement des limites communales-'est ainsi que jamais il n'a proposé off ice aux Chambres de supprimer une mmune existante, d'en créer une nou->lle ou même de rectifier de.î limites ter-toriales. Toujours son intervention a é restreinte au seul cas où elle était ré-a.mée par une requête formelle émamant a parties intéressées: habitants ou ad-inistrations communales. UN PRECEDENT Lorsqu'il s'est agi de la réunion de -Pierre-sur-la-Digue à la ville de Bru-s, le gouvernement n'a même pas cru voir agir d'office, bien que cependant >ngagemeut eût été pris par l'Etat, dans convention-loi du 11 septembre 1895, de umettre à la législature un projet de loi ■ incorporant à la ville de Bruges les terrains compris dans les travaux à exécuter pour les installations maritimes. C'est à la ville de Bruges que fut laissée l'initiative de la mesure. La nécessité d'une instruction préalable a été affirmée aussi par le Sénat, lors du dépôt par M. Hanrez d'une proposition do loi modifiant les limites territoriales de la ville do Bruxelles. La commission du Sénat invita en effet 'c gouvernement à soumettre cette proposition à l'instruction d'usage, déclarant qu'elle ne pourrait l'examiner utilement qu'après avoir été mise en possession da dossier administratif de l'enquête. Il ne paraît donc pas possible de déroger en faveur des installations maritime! d'Anvers à une ligne de conduite qui est suivie depuis quatre-vingt ans et qui trouve sa raison d'être dans une prescription légale. Sans doute, le projet de loi déterminant les nouvelles délimitations pourrait contenir une disposition dérogeant exceptionnellement aux prescriptions de l'article 83 de la loi provinciale. Mais, le point de vue légal étant ainsi sauvegardé, le parlement ne s'exposerait pas moins à porter une grave atteint» à l'autonomie communale et à léser des in» térêts locaux, en supprimant ou en démembrant une commune, sans que le Conseil communal fût intervenu pour en délibérer et sans que les habitants eussent* été entendus. Or, c'est précisément le souci de ne porter aucu-ie atteinte à l'autonomie des communes et de sauvegarder tous les intérôt* respectables qui a dicté à la législature l'art. 83 de la loi provinciale. Le gouvernement ne peut, dans ces conditions, se départir de la règle qu'il t toujours suivie, pour proposer d'office los modifications aux limites territoriale^ que les nouvelles installations maritime! d'Anvers rendent nécessaires. LE RESPECT DE L'AUTONOMIE COMMUNALE Le respect des intérêts qui peuvent être engagés dans cette question comman-e que les communes en cause soient appelées à en délibérer, que les habitant* soient entendus, qu'il soit procédé enfiji à' l'instruction d'usage Toutes les considérations qui justifient la mesure pourront ainsi être exposées, les conséquences qui en découleront seront précisées ot les compensations à accorder éventuellement seront discutées et arrêtées entre la commune qui s'agrandii et les administrations des territoires quf se verront annexés. A la rigueur, ainsi que je vous le disais dans ma lettre du 2 décembre dernier, no 52,240 B/2, no 3715/A de sortie, la demain de d'annexion devrait émaner de votre ville qui y a le plus gra'nd intérêts Mais désireux de vous donner un gage de mon concours et de vous épargner une formalité, j'ai demandé à mon Collègue, M. le ministre de l'intérieur, de vouloir bien provoquer l'instruction préalable en vue de l'annexion. Cette question est d'ailleurs, elle ausai^ étroitement liée à la reprise de l'assiette des installations maritimes. On ne concevrait pas l'utilité d'incorporer à la villf d'Anvers toute la zone de ces installation^ si la Ville ne devenait pas propriétaire de ces ouvrages. Pour ne pas perdre de temps, rien n'empêche cependant de procéder aux formalités préliminaires à l'annexion tandis que se poursuivent lès négociations relatives à la reprise des installations maritimes, L'ANCIENNE ENCEINTE 3° Les départements des finances et de la guerre s'occupent activement, d'accord avec le mien, de l'examen des divorsc* questions qui se rattachent à la cession de l'ancienne enceinte, afin d'être en mesure de vous présenter un projet de contrat dans le plus bref délai possible. Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de mes sentiments très distingués. Le minietre, (s.) Helleputte. EXTERIEUR Franc* Congrès Socialiste A.miens, 25 déoombre. — Le Congrès, aprè oir entendu et approuvé le rapport sur 1 irnal l'aHumanité,» a nommé la commis n des conflits et s'est ajourné pour la die ssion du rapport parlementaire. Italie Election législative Milan, 25 janvier. — M. Amilcar Cipriani ri.Jisté, est élu député. D'après les dernier ffros communiqués, M. Cipriani a obten: 853 suffrages contre 6.118 donnés à M essi. Aussitôt que le résultat do ^'élection fu mu les socialialistes parcoururent les rue la ville en manifestant en l'honneur d. victoiro do M. Cipriani. tome,26 janvior.— La proclamation de l'é t-ion de M. Cipriani a provoqué à Milan el îoane des manifestations. iuivant les journaux, une quarantaine d'ar-dations ont été opérées h Miian et plu-irs personnes ont été oontusionnéos. vos journaux comm ont ont l'élection. L'« A-Lti » oonsecre à ootte élection dos conunon-•os enthousiastes. Lo « Messagero » l'ac-dlle favorablement. Russie Baptême princier aint-Pétersbourg, 25 janvier. — La céré-lie du baptême du prince Vsevolad. fils du ice Jean Constant i no vitch de Russie et de rinoesse-Hélène Petrowna de Serbie, a été bré aujourd'hui en présence du Tsar, de sarine, de l'impératrice douairière, des nbres de la famille impériale et des hauts îitaires de la Cour et du gouvernement. Turquie Encore un emprunt Constantinople, 25 janvier. — La Porte u ontamé des pourparlers avec une maison * mande pour une avance contre des bons d* trésor à 5 % dont le trésor possède en cor». 10 millioi-3 ao francs. v . Etats-l ni5 La politique étrangère du Dr Wilson Washington, 25 janvier. — On coinmen4# beaucoup la nouvelle do la convocation de lt ' commission sénatorial© des affaires étran^fc* res par le président Wilson pour demain soir. On l'attribue, par les uns, à uno nouvel!* > difficulté survenue dan* le problème mexlr : ain ; par les autres, à quelque crise nouvelle 1 dans la question de l'immigration des Jap<v- • nais. lia vérité, c'est que le président,ayant aolie* - \'é d'exposer au Congrès sa politique en ce qq$ 5 concerne les trusts, est prêt maintenant à i étudier sérieusement les affaires extérieures, et sa décision est très importante. \ Quand les démocrates arrivèrent au pou* roir, il y a un an, leur ministro des affairée étrangères semblait penser qu'il résoudrai* souriant toutes les difficultés, et au jour» d'hui il se trouve en présence dos question* mexicaine et japonaise, qui ne peuvent être résolues uniquement par de bonnes in tentions* Dans toutos deux, on est acculé à une impasse.En ' o qui concerne le Japon, cette puissant ce, comme l'a dix. le baron Makino à la Diète japonaise, mercredi dernier, désire que ses no« tionaux^ soient traités au* Etats-Unis sur un pied d'égalité avec les autres étrangers, tandis que le Congrès, ainsi que le prouve le projet do loi très sévère sur l'immigration qu'i) ost en train d'étudier, est décidé à no pas ao* corder^aux Japonais les privilèges de la natv ralisation et de la libre entrée dans le pays. Mais ce n'est pas tout. Il y a encore la ques. tioai des droits de passage dans le canal d< Panama, oe»ïle des traités d'arbitrée, que hf

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Dit item is een uitgave in de reeks La Métropole behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in - van 1914 tot 1918.

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