Le Belge indépendant

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22 januari 1919
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s.n. 1919, 22 Januari. Le Belge indépendant. Geraadpleegd op 14 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/3b5w66db14/
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LE NUMERO 1 P&.NNY No 48 LE BELGE INDÉPENDANT ADMINISTRATION ET REDACTIOI TDDOR ROPSE I ODOR 8T K.C • TÉLÉPHONE: CITY 396» MERCREDI 22 JANVIER 1919 (i MOIS. 9 SHILLINGS ABONNEMENTS^ 6 MOIS. 17 SHILLINGS (l AN. 32 SHILLINGS ERRATUM Le dernier paragraphe de l'article "L'Ile de Malte," de notre estimé collaborateur M. Teugels-Devos, devait être ainsi : ' 'L'Allemagne comptait sans doute revendiquer l'héritage de l'Impératrice Constance, ou bien elle entendait favoriser le successeur à Constantinople de Seligman II? Ou encore, écartant tous les titres de l'Angleterre, songeait-elle à reconnaître des droits à l'Espagne, négligeant ceux de l'Italie et de la France? Les solutions paradoxales s'offraient multiples à l'appétit allemand en janvier 1917, mais il aurait fallu, pour les réaliser, abattre une puissance dont l'Allemagne a éprouvé la vigueur, et elle ne peut plus aujourd'hui, loin de là, disposer de l'empire du monde: son rêve s'est évanoui et le châtiment commence." Lettre da Perse À diverses reprises de grandes concessions furent accordées à des groupes financiers et autres, notamment des concessions de chemins de fer, de mines, d'exploitations forestières, de pêcheries, englobant des provinces entières comme celles du Ghilian et du Mazandéran. L' tude géologique de la Perse n'a pas cté laite et les richesses minières du pays sont encore inconnues. Mais ces vastes concessions n'ont abouti à' aucun résultat appréciable. Peut-être la division du.pays en deux zones d'influence n'a-t-elle pas favorisé la réalisation des projets nombreux qui ont vu le jour? La renonciation officielle de là Russie à toute ingérence dans les affaires de la Pejrse modifiera probablement la situation, et les Anglais formuleront vraisemblablement, après la guerre, un programme complet de tra'\ aux. . Actuellement le gouvernement a annulé la plupart des concessions précédemment accordées. Ayant examiné la question sous toutes ses faces et conçu un programme de travaux faisant suite à nos projets de Russie et du Caucase, nous avons suggéré au Comité permanent des concessions, siégeant au ministère des travaux publics, de l'agriculture, du commerce et de l'industrie, de suivre une nouvelle marche pour ses études et l'examen des projets de travaux et des demandes de concessions. D'abord l'élévation des dépenses, par suite de la durée de la guerre, du coût de la vie et de la famine, rend nécessaire la création de nouvelles ressources. Il convient d'examiner les sources de revenus où le gouvernement peut trouver des augmentations et des plus values et la question des monopoles éventuellement réalisables. En ce qui concerne les conessions, il vaut mieux renoncer à ces concessions énormes, englobant des provinces entières comme le Ghilan et le Mazandéran. Il est préférable de subdiviser les concessions par groupes ou spécialités, aiin d'en obtenir des redevances plus élevées et des résultats pius prompts et plus positifs. Nous préconisons la classification suivante : 1. Sous-sol : mines classées par catégories de minerais. 2. Eaux et forêts : pêcheries, capta-tion de chutes d'eau, exploitation de forêts et reboisement. 3. Agriculture : recherche de nouvelles * cultures, enrichissement du sol, amélioration des systèmes de récoltes, irrigations.4. Voies de communications, routes carrossables, cours d'eau navigables et canaux, chemins de fer à section normale entre les grands centres du pays, chemins de fer à section étroite entre les centres moins importants, tramways de divers systèmes. 5. Industrie métallurgique, construction métallique, construction de machines, de matériel roulant, de traction, etc. 6. Applications de l'électricité: stations centrales hydro-électriques, tram- • ways électriques, éclairage électrique. 7. Distributions d'eau potable dans les villes et bourgades importantes. Ce programme peut naturellement être remanié et être approprié aux besoins et circonstances. Quant aux moyens de réalisation, ils peuvent également varier, mais on peut certes réserver au pouvoir central le monopole des chutes d'eau et leur captation au moyen de barrages, !a construction de réservoirs pour irrigations, distributions d'eau et stations centrales hydro-électriques et les grandes lignes de chemins de fer. Les autorités provinciales sont plutôt indiquées pour le monopole des irrigations, des cheniins de fer à section étroite, etc. Quant aux tramways, électriques et autres, à l'éclairage électrique et les distributions d'eau, les villes elles-mêmes sont mieux placées pour se charger de ces entreprises. Le pouvoir central conserverait d'ailleurs le droit de contrôle sur les autorités provinciales et municipales. Les mesures générales peuvent être très variées, mais nous avons recommandé l'utilisation des services des ingénieurs, architectes et autres agents étrangers déjà actuellement en Perse, l'engagement de spécialistes pour les entreprises de réalisation difficile, la publication d'un journal persan en français, avec partie économique, pour /aire connaître le pays à l'étranger, la publication d'un livre économique ; la formation d'un comité spécial et sa subdivision en trois sous-comités et l'envoi, après la guerre, d'une mission d'études en Europe. PERSEPOLIS. LA VIE DE PARIS Tandis que la Conférence de la Paix commence ses travaux au milieil d'une opinion déjà déçue, inquiète par des débuts qui sont déconcertants, la Chambre a perdu sa première séance, qu'elle devait consacrer au vote de la Loi des dommages de guerre, à écouter M. Re-naudel qui voulait obliger le gouverp)e-ment à dire pourquoi il a choisi tel" représentant à ;a Conférence et pourquoi il n'a pas fait appel à tel autre. La Chamfcre n'a pas suivi dans cette voie et son interpellation a été renvoyée aux calendes grecques. Ou long discours de M. Renaudel, on ne peut retenir qu'un incident assez amusant : "Je demande, interrompit M. Robic, que les vétérinaires se maintiennent dans leurs attributions." Le Député du Var s'arrêta : "Vous me rappelez, mon cher collègue, que je suis vétérinaire. Je suis, en effet, à votre disposition." "En ce cas, je suis perdu ! " répartit M. Robic. Un coreligionnaire de M. Renaudel, le docteur Lucien Dumont, est venu à son secours en lançant cette impertinence à ses collègues : "Vous leur devez vos soins, M. Renaudel, car dans les couloirs, ces messieurs sont des-chiens courants et ici des chiens couchants." Sur cette gracieuseté, il y a eu un peii de tapage et finalement M. Renaudel a retiré son interpellation après avoir fait perdre trois bonnes heures à la Chambre. Notez qu'on ne reproche pas à ce député tonitruant et verbeux d'être vétérinaire, ce qui serait absurde. Un vétérinaire a autant que n'importe qui le droit d'être député et de parler à la Tribune, mais on comprend difficilement que ce parlementaire, qui est d'une intelligence ordinaire, veuille parler tout le temps de tout et de tous sans compétence suffisante. S'il s'agissait de questions d'hygiène, de repeuplement, d'animaux, de cheptel et autres sujets importants eux-mêmes, on l'écouterait avec intérêt, mais ceux-là il les dédaigne et il affecte de discuter les grandes questions nationales, l'armée, la marine, la diplomatie, auxquelles ses études d'Alfort ne l'ont nullement préparé. Puis on ne lui pardonne guère le cabotinisme parlementaire dont il s'est fait une spécialité et qui consiste dans l'imitation de Jaurès. Comme un acteur de revue imitant les grands tragédiens, il se campe à la tribune, et par la voix, par les formules habituelles, par la manière de balancer la main gauche et de se ramasser en faisant le dos en boule, d'agiter la tête, il imite fort bien le grand orateur socialiste. C'est une cari-< cature assez réussie et on rirait volontiers ,si on était au théâtre, mais on trouve, généralement, que ces facéties ne sont dignes ni d'un député qui s'y livre, ni de la Chambre devant laquelle on s'exerce à ces jeux inférieurs qui touchent au vaudeville. M. Renaudel, très fier de cette espèce d'acrobatie oratoire, ne comprend pas le ridicule de son attitude, et il persiste dans ces exercices variés. Rien ne ,1e fera renoncer à ce rôle dans lequel il se complaît, qu'y pouvons-nous? Tous ces faits, dires et gestes sont consignés à 1' "Officiel," mais en partie seulement, car ces messieurs ont l'habitude de corriger ce quHls disent en séance. Je prends un exemple au hasard, un des incidents soulevé par M. Raffin-Dugens au moment de la discussion du dernier emprunt : EN SEANCE. | A l'OFFICIEL. M. Raffin - Dugens:' M. Raffin - Dugens: En Allemagne il n'y _ a En tout cas» le régime pas le régime capitalis- tzariste Que vous avez te que vous êtes décidés soutenu de vos deniers \ à maintenir. avait les bagnes de Si-' bérie que l'Allemagne n'avait pas. M. le Président : N'ai- M. le Président : Vous lez pas défendre l'Aile-in'allez pas défendre magne. l'Allemagne? Faites ai. lient ion à ce que vous dites. M. Raffin - Dugens:] M. Raffin - Dugens: J'ai constaté que le Je ne défends pas l'Ai-Kaiser n'avait pas de lemagne. J'ai l'habitude | balles pour ceux qui dé- de juger les- choses de fendaient la liberté, haut et impartialement. T'ai constaté que le Kaiser n'avait pas. les ba% enes de Sibérie pour jc«eux qui défendaient la liberté. M. Camille Blaisot: M. Camille Blaisot: Allez-y ên Allemagne. » Allez-y en Allemagne. On voit combien la physionomie d'un discours est habilement changée par des modifications opérées à loisir après la séance et sur les épreuves qui sont soumises aux orateurs. Le véritable compte-rendu n'est pas 1' "Officiel," mais le compte-rendu analytique qu'on publie sans correction au fur et' à mesure que se déroulent les débats. C'est dans l'analytique qu'on trouve le début d'un discours de M. Barthe, député de l.'Hérault : "Au frontispice de ce débat, déclarait M. Barthe, nous devons affirmer qu'il est nécessaire d'aiguiller l'alcool sur le > terrain de la consommation de bouche." Cette rhétorique est un peu déconcertante; le fonds valait mieux que la forme, car "M. Barthe, qui est ' un" députe très travailleur, poursuit un projet de monopole de l'alcool qui présente de réels avantages. JEAN-BERNARD. A BRUXELLES (Correspondance particulière du "Belge Indépendant.") Le service Ostende-Douvres Bruxelles, 10 janvier. La ligne Ostende-Tilbury, exploitée par la Société Cockerill, a commencé les études d'une exploitation nouvelle qu'elle tentera de réaliser dans le délai le plus bref. C'est par cette ligne que Londres était ravitaillé en légumes, en œufs et en raisins venant de Belgique. Le beurre de Dixmude était envoyé également par cette voie dans le Royaume-Uni... Demain, que pourra-t-elîe exporter? Ce sont des importations de tous genres qu'il nous faut. Sait-on que la plus modeste robe féminine se vend Fr. 350 à 400, oe que l'on peut acheter à Londres pour quatre et même trois livres sterling. Ce sont des étoffes qu'il nous faut, des chaussures, des chapeaux, des cannes et des parapluies. . Quant à envoyer notre beurre et nos œufs à Londres, voilà qui semble difficile; nous en avons insuffisamment et ils sont à un prix que les Anglais n'ont jamais connu. Un fonctionnaire de la marine m'a annoncé d'importants travaux au port d'Ostende. Les passes de Stroombank, le chenal et le port intérieur seront dragués ; le fameux pont-barrage du grand bassin du commerce, détruit par les Boches, va être reconstruit et de grands efforts tentés afin de permettre la reprise prochaine de la navigation. J'aurais voulu vous donner des informations sur l'épave du "Vindictive," coulé à droite de l'estacade Est. Malheureusement on n'a rien précisé .. Peut-être êtes-vous beaucoup mieux renseigné à Londres. A Bruxelles on aspire à la résurrection du service Ostende-Douvres, beaucoup de Bruxellois — les licences étant supprimées — ayant l'intention de se rendre dans le Royaume-Uni pour y faire des acquisitions de tous genres. Le voyage actuel, par Boulogne ou par An-vers-Harwich ne leur plaît que médiocrement.Le congrès international socialiste Le parti socialiste belge, comme vous ne l'ignorez pas, a décidé de convoquer d'urgenoe à Bruxelles les délégués du prolétariat des Puissances alliées, afin d'exposer comment et dans quelles conditions ils entendent travailler à rétablir l'Internationale socialiste. M. Destrée a constaté qu'il était impossible de renouer les ] relations avec les Allemands. C'est la ' pensée générale des socialistes belges. M. Van Kol, au conseil général, a traduit leurs sentiments en déclarant qu'il condamnait les Allemands et qu'il était heureux que la réunion de Stockholm n'ait pas eu lieu... L'esprit public en Belgique est plus que jamais hostile aux Boches, et un congrès international qui déciderait l'amnistie de ces criminels ne trouverait aucun appui parmi nos ouvriers. L'ancienne Internationale ne saurait donc revivre. Et le prochain congrès de Bruxelles n'arrivera à aucun accord que s'il obéit au sentiment profond de colère et d'indignation que le parti ouvrier nourrit à l'égard des Huns. Demandez aux frères et aux amis des déportés morts oe qu'ils pensent d'un accord avec les bourreaux ! Tous les partis en Belgique sont unis aujourd'hui par un même ciment, un ciment de haine forte et convaincue, la haine de l'Allemagne qui nous vaut à l'heure actuelle encore tant de souffrances.La pensée qui agissait à Stockholm est morte; elle ne ressuscitera pas. G. V. Le Rapatriement AVIS OFFICIEL Les réfugiés qui désirent être rapatriés iux frais du Gouvernement britannique doivent retourner avant le 1er mars la. formule de demande qu'ils peuvent se procurer soit au secrétariat du Comtié des Réfugiés de leur district, soit dans les bureaux de la police métropolitaine. Ceux qui n'auront pas fait leur demande avant le 1er mars devront rentrer à leurs frais et ne s'.rqnt plus autorisés à réclamer Vassistance brticmfvique. L'obligation de faire la demande avant té""Ter mars n'implique nullement ' que tous les réfugiés devront être partis à cette date. Ceux qui auront rempli la formule seront assistés jusqu'au moment où. le Local Government Board pourra les rapatrier, même si ce rapatriement est, pour 'des raisons spéciales, retardé jusqu'en avril ou mai. Les réfugiés qui, ayant fait leur demande de rapatriement gratuit et ayant reçu leur carte de départ, restent en défaut de rejoindre leur groupe à la date fixée pour leur embarquement, ne pourront plus bénéficier du rapatriement gratuit ni de l'assistance britannique. «• » * Le Local Government Board «rappelle aux réfugiés rapatriés par ses soins qu'ils ne peuvent emporter plus de trois cents livres de bagages par personne. Les difficultés de main-d'œuvre sont considérables et le Looal Government Board fait appel à la bonne volonté des réfugiés pour qu'ils contribuent à charger les colis à bord des autos qui viennent prendre leurs bagages. * * L'autorisation d'emporter une quantité modérée de vivres vient d'être étendue et n'est plus limitée aux vivres rationnés en Angleterre. Le "Times" dit ceci: "Le War Trade Department annonce qu'aucune licence n'est désormais nécessaire pour l'exportation vers la Belgique de tissus en coton, laine, soie et toile; ces tissus, destinés à la confection de vêtements, peuvent dès lors être compris dans les bagages des réfugiés belges. Le poid3 de ces bagages est toujours maintenu à 300 lbs. par tête. Le Ministre de l'Alimentation accorde aussi aux Belges l'autorisation d'emporter une quantité modérée et raisonnable de vivres pour leur usage personnel, ne dépassant en aucun cas plus de 121bs. par tête et ne comprenant pas plus de 2Îbs. de café." LE RETOUR DE M. DE SADELEER M. de Sadeleer, Ministre d'Etat, , Sénateur et ancien Président de la , Chambre, vient de rentrer à Bruxelles, , revenant de sa mission aux Etats-Unis. , Il fit partie de la mission envoyée par le Roi au Président Wilson en septem- : bre 1914 et qui était composée, outre M. i de Sadeleer, de MM. Carton de Wiart, ■ Hymans et Vafidervelde. Demeuré de- - puis en Amérique en mission spéciale ; pour le Gouvernement belge, il no cessa i de s'y occuper, avec le plus grand suc- : ces, de la propagande et des organisations de secours pour la Belgique. Sa fille, Mlle Marie-Louise de Sadeleer, qui vint le rejoindre en mai 1915, se dévoua activement de son côté, aux multiples œuvres qui firent appel à la générosité américaine en faveur de nos malheureux compatriotes. M. de Sadeleer a eu la douleur de perdre son fils Etienne qui pendant deux ans l'avait assisté avec le plus grand dévouement dans sa mission en Amérique et qui, engagé volontaire au corps des interprètes de l'armée belge, fut tué le 26 mars dernier à Amiens, où il était commissaire militaire adjoint à la gare, pendant le violent bombardement de la ville par les aviateurs allemands. Avant son départ des Etats-Unis, M. de Sadeleer a été reçu en audience par le Président Wilson et le Secrétaire d'Etat Lansing, à qui il a exprimé la profonde reconnaissance du peuple belge pour l'aide puissante que lui a donnée la nation américaine. A la réception organisée par notre consul à New-York, M. Pierre Mali, la colonie belge, à laquelle s'étaient jointes de très nombreuses personnalités américaines, tint à exprimer à M. de Sadeleei au moment de son départ, ses sentiments de vive sympathie et sa gratitude pour tout ce qu'il a fait pour notre cause pendant son séjour de plus de quatre années aux Etats-Unis. Son fils aîné, M. Paul de Sadeleer, qui en juin 1917 franchit les lignes allemandes pour prendre service dans l'armée belge et à la mort de son frère fut envoyé à New-York y assister son père dans sa mission, est également rentré avec lui. Mon ami Wilson Ùn portrait du grand président de la République des Etats=Unis tracé par un de ses intimes Le rabbin Stephen Wise, auquel M, André Tardieu, au nom du gouvernement de la République, remettait samedi soir la croix de la Légion d'honneur, n'est pas seulement le plus grand tribun de l'Amérique d'aujourd'hui, mais est aussi un ami personnel et ardent du président Wilson. Il trace, dans l'article qu'on va lire, le portrait de l'illustre chef d'Etat: "En connaissant le Président Wilson, la France connaît aussi l'idéalisme qui est toujours derrière l'énergie américaine et qui fut derrière l'armée américaine. L'armée américaine n'était, au fond, que l'idéalisme de l'Amérique en action. Le président Wilson n'est, au fond, que l'incarnation de l'âme américaine, symbolisée par l'armée. "Comme Lincoln, Wilson est un homme simple et droit, qui dit exactement ce qu'il pense longtemps avant de dir« quelque chose. C'est un démocrate pai conviction — je dirais presque : par passion. La démocratie, pour lui, n'est pas un prétexte, ou une affaire de pose, ou an moyen d'attraper des votes : mais c'est nne croyance profonde. Je me souviens, il y a quelques années, lorsqu'il était gouverneur de l'Etat de New-Jersey, avoir plusieurs fois parlé à la foule à ses côtés et je l'entends encore dire à un groupe qui était plutôt exclusif que démocratique : "— Je ne vous demande pas d'abandonner votre désir de vivre à part du reste du monde. Je ne puis m'attendre à. oe que vous admettiez tout le monde dans, votre charmant cercle. Mais serait-ce trop suggérer que de vous conseiller d'admettre "au moins divers échantillons dans votre association ? "On peut dire que, pendant vingt ans, ioit comme président de l'Université de Princeton, soit comme gouverneur de l'Etat de New Jersey, soit comme Prési-Jent des Etats-Unis, Wilson a suivi la nême ligne de conduite inflexible. A .'Université, il a combattu avec un cou-•age sans pareil les tendances de caste et le classe qui n'ont pas leur place dans in établissement démocratique de lettres. 3omme gouverneur et chef d'Etat, il est levenu non pas le chef du parti démocrate, mais le guide de cet idéal démocratique qui fut toujours l'idéal américain."Les masses américaines, ces derniers nois, ont fait confiance à Wilson et l'ont suivi, parce qu'elles savaient qu'il ne voulait pas et ne faisait pas la guerre cour le plaisir de la faire et de la vou-oir, mais dans un but de justice et parce qu'elles savaient qu'une fo'is la guerre gagnée il ramènerait la nation à la paix

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Belge indépendant behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Londres van 1918 tot 1919.

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