Le Belge indépendant

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04 januari 1919
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s.n. 1919, 04 Januari. Le Belge indépendant. Geraadpleegd op 12 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/kh0dv1h13m/
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LE NUMERO % PENNY LE BELGE INDÉPENDANT No 33 ADMINISTRATION ET REDACTION : rtfDOR HOUSE. T0DOR ST.. B.C. 4. TÉLÉPHONE: CITY 3949 SAMEDI 4 JANVIER 1919 (i MOIS. 9 SHILLINGS ABONNEMENTS< 6 MOIS. 17 SHILLINGS (l AN. 52 SHILLINGS Vrai, quoique invraisemblable Nous avons eu sous les yeux une circulaire officielle du Ministry of Labour (Démobilisation and Resettlement Department), envoyée aux industriels de Grande-Bretagne, le 19 décembre 1918. Cette circulaire attire l'attention des chels d'industrie sur l'urgence qu'il y a à prendre les mesures nécessaires en vue de la démobilisation et de la reconstruction.Elle dit textuellement: " A ce sujet je me vois obligé de vous dire que la congestion des transports qui est à prévoir, à brève échéance, après la nouvelle année, cofnme conséquence de la démobili-' sation, rendra difficile le rapatriement des ouvriers étrangers après janvier 1919. Il est donc désirable que les facilités de transport qui existent à présent pour le rapatriement de ces ouvriers soient utilisées au maximum durant les six prochaines semaines." La circulaire insiste- ensuite pour que les places qui vont devenir vacantes soient réservées aux ouvriers anglais de façon que l'on pourra se passer de la main-d'oeuvre d'étrangers neutres. En terminant, M> E. M. Taylor, le signataire de la circulaire, rappelle: "Qu'il doit être compris .que la nécessité de se dispenser aussitôt que possible des services des ouvriers étrangers neutres s'applique également aux Belges. ' ' Voici donc nos travailleurs prévenus. Us ont été ou vont être remerciés et en prévision de la congestion des transports qui va résulter de la mobilisation il est urgent de les faire partir de suite, et il faut que l'on s'applique à utiliser à ce -fait tous les- moyens de transport au maximum. Or, voyez comment nos autorités belges entendent suivre ces conseils prudents.Le service de Folkestone-Ostende sera rétabli le 10 janvier—du moins c'est promis. Les bateaux de cette ligne peuvent emporter 800 passagers. Le gouvernement belge a donné des ordres, pensez-vous, pour prendre le maximum? Pas du tout.. Les ordres donnés sont de n'admettre sur chaque bateau que 400 passagers. Oui, vous avez bien lu, la moitié de la quantité de passagers que l'on peut embarquer. Et pour quel motif? Pour des raisons majeures? Ah ! c'est ici que l'on doit se dire que le vrai peut paraitre parfois invraisemblable.A maintes reprises nous avons insisté pour que nos frontières restent entièrement ouvertes pendant plusieurs mois, jusqu'à la paix. Nous disions que la diminution de recettes que ferait la douane de ce chef se-% rait bien peu de chose à côté des dépenses de la guerre. Par contre, chaque Belge rentrant apporterait un peu de tout ce qui manque à leurs familles. Ce serait faciliter le ravitaillement. Ce serait l'abaissement immédiat d'un tas de petites choses nécessaires à la vie. Au contraire, le gouvernement a décidé de rétablir les douanes et d'apporter obstacle à toute rentrée d'objets neufç si absolument nécessaires fussent-ils. Et c'est pour faciliter le service de la douane belge à Ostende que les ordres sont donnés pouf réduire à chaque bateau le nombre transportable des passagers de moitié (authentique) ! N'est-ce pas de l'aberration? Aussi nous protestons énergiquement et nous répétons à nouveau : Gardez nous de la douane, laissez entrer en libre franchise tout ce qui est nécessaire aux ma'heureux dénués de tout : les frontières belges doivent être largement ou= vertes jusqu'à la signature de la paix. A. DE LAvaUX. Organisons avant tout les transports Sous ce titre M. Marcel Pradier, parlant de la France, écrit justement: " M. Ribot annonce, pour 1919, on budget de 18 milliards, oui serait pour longtemps !e budget normal I es impôts actuels ne fournissent que 7 milliards. Déficit: 11 milliards. L'Alle magne ne nous paiera pas un tribut de 11 milliards par an. Donc, de nouvelles et terribles charges sont à prévoir. "Pour payer, il faut produire; pour produire, il faut travailler ; pour travailler, il faut manger. "Les réceptions enthousiastes de souverains alliés, les acclamations, les paroles, les galas, les " jours fériés supplémentaires," le " Quatorze Juillet hebdomadaire " ne font pas bouillir la marrr.ite. Les prémiers gouvernants qui ont imaginé d'amuser le peuple souverain avec des jeux pour l'écarter de la politique pouvaient lui fournir du pain aux dépens des vaincus. Nous devrons gagner le nôtre au sortir des réjouissances. ' ' Rien n'est plus juste: pour travailler, produire, ^ayer, il faut manger, et pour manger, pour payer, pour produire, pour travailler il faut que soient organisés les moyens de transports. Nous-ignorons, en vérité, j.usqu'à quel point les voies et moyens çle transports ont été réorganisés en Belgique. Il parait cependant que leur réorganisation ne s'effectue pas avec une rapidité surprenante. Y travaille-t-on du moins? Question indiscrète, mais à laquelle nous répondons affirmativement de confiance. Quoi qu'il en soit, d'après le rapport de M. Hoover, commissaire-général du Relief Fund américain, on manque de tout en Belgique. Pourquoi? Apparemment parce que les voies et moyens de transports ne fonctionnent pas normalement, aussi parce que le gouvernement belge entend empêcher l'entrée en Belgique de nourriture et de marchandises généralement, pour des raisons diverses assurément sérieuses, enfin pour des raisons logiquement déduites de prémisses que nous ignorons. II ne convient donc pas de discuter ses actes. Attendons la suite des événe-.. ments. 11$, nous apprendront si, _oui ou non, ses ordonnances et ses travaux ont été en corcordance avec les nécessités et les besoins des Belges de l'intérieur, et de ceux qui sont encore à l'étranger. Mais il convient de dire que l'ancien gouvernement, qui a végété au Havre, rte semble pas avoir pris toutes les mesures voulues,afin que, le plus rapidement possible, fussent réfectionnées nos l.gnes de chemin de fer. N'aurait-il dû, au lendemain de la signature de l'armistice, avoi; là, derrière les armées victorieuses, de;: stocks de rails utilisables sans retard : des billes et des signalisations toutes montées ? Et si l'on nous objectait qu'il n'y avait possibilité de s'en procurer, et que, poui les amener là où nous venons de dire, i! a manqué, outre des disponibilités de rails du fret, nous répondrions qu'en cherchant bien, on aurait trouvé à acheter des rails et que les bateaux ne faisaient pas défaut pour les transporter, puisque, si nos renseignements sont exacts, l'Etat belge, plutôt le gouvernement du Havre, a offert du fret aux bureaux de Ravitaillement des Allies, ■■avant la signature de l'armistice. Donc, ceci est net, clair et précis. Notre raiKvay national se trouve être désorganisé, plus de six semaines après la signature de l'armistice. Cette situation désorganisée se manifeste, non seulement préjudiciable aux Belges vivant en Belgique, mais aux Belges contraints de par ce fait à vivre loin de leur patrie, en exil, sans fin prochaine. On peut objecter qu'il y a beaucoup de ponts détruits et qu'il faut les reconstruire.Mais que faisaient donc les \llemands qui avançaient toujours, et rapidement, alors que l'on faisait sauter les ponts devant eux? Ne les a-t-on pas rétabli en très peu de temps, par exemple, le pont au-dessus de la Meuse à Namur? Et ailleurs n'était-ce pas le lancement rapide de ponts provisoires qui supportaient pourtant les grosses locomotives. On nous dira que les poutrelles manquentr Nous répondrons : allez donc les prendre chez Krupp, chez Thyssen, chez Mannesmânn. D'ailleurs, la situation actuelle sera discutée, en temps opportun,'au moment où ils parleront, ceux qui savent, qui voient les réalités et que ne domineras une crainte de représailles ou la mentalite de quemandeurs de faveurs à distribuei par les gens au pouvoir, quel qu'ils soient. ' Et ajoutons que ce sera bientôt, encore qu'ils agiront, ces Belges, sans crainte et sans rancune, tout simplement en citoyens libres et conscients de leurs devoirs. En< attendant, une évidence s'impose: au lendemain de la signature de l'armistice les prix de toutes les marchandises baisaient comme par enchantement. Les mercantis s'imaginaient que les stocks de toute espèce suivaient les armées. Ils supposaient que le moment était venu de liquider leurs réserves. Leurs prévisions, ne se réalisèrent pas Ils n'apparurent pas les stock. Ils étaient inexistants. Plutôt, il n'y avait pas de moyens de les convoyer rapidement. Aussi les mercantis se frottèrent-ils les mains. Et-en vrais mercantis, ils firent remonter la prix de tout !... "Qu'ils aient agi en bons marcantis, c'est certain, parait-il. Chacun forge sa conscience à son image et à sa ressemblance. Celle des mercantis, oheques ne fut élevée. Il est vrai que, n'étant mercanti, nous ne pouvons apparemment comprendre les états d'âme des mercantis. Mais ceci n'importe! Les manœuvres qui provoquent un renchérissement factice tombent sous le coup de la loi pénale. Nous demandons que les peines soient appliquées. Elles ne le sont pas, sauf en des cas fortuits et avec une indulgence complice. Que la Justice belge sévisse donc, non exclusivement contre les mauvais Belges qui ont trafiqué avec l'ennemi, m^is encore contre les mauvais Belges qui spéculent sur les besoins de leurs compa-triotés. Ceux là aussi tentent de s'enrichir immoralement. La morale, la haute morale siège au-dessus des contingences. Elles ne modifient en rien ses stipulations. En appliquant les moyens répressifs que le gouvernement mettra à leur disposition, si tant est que ces moyens de répression n'existent dans nos lois , actuelles ou ne sont pas applicables dans les circonstances présentes ; nos magistrats en sévissant contre les mercantis, disons-nous, aideront au triompha de la morale-éttïrneKe qui est de tous les semps et existe sous toutes les latitudes, morale résumée en ce commandement chrétien : " Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on le fît." Enfin, que tous le sachent, si ce principe ne suffit pas pour qu'on mette fin à l'exploitation éhontée des besoins d'honnêtes gens par de malhonnêtes gens, cupides au delà de toute expression, une autre raison plaide pour qu'il en soit ainsi : il existe des ferments de révolte parmi les masses bourgeoises et populaires. Ils existent en Belgique. Ils existent hors de Belgique. Et Dieu sait où ces ferments de révolte non étouffés pourraient conduire. . . . JULES DU JARDI.N. LA VIE DE PARIS Paris, le 31 décembre 1918. L'année s'achève par un deuil. Un romancier de talent, Paul Marguerifcte, de l'Académie des Gonoourt, vient de mourir à 58 ans. Son œuvre est inégale et touffue, mais il (laisse quelques livres dignes d'être conservés. Pendant une dizaine d'années il collabora avec son frère, Victor Margueritte. Les ouvrages de cette période ne valent pas son œuvre personnelle bien plus intéressante. La vie de Paul Maxgeuritte fut celle d'un travailleur. Né par hasard à Lag-liouat en 1860, d'un père lorrain, il fut élevé à La-Flèche et commença par être employé au Ministère de l'Instruction Publique à Fr. 200 par mois. Il s'était marié très jeune et il n'avait pas vingt-cinq ans qu'il était déjà père de deux fillettes; il habitait alors à Sèvres une petite maison au milieu d'un jardin dont le mur était mitoyen de la "Villa Bon-Accueil" qu'occupait Léon Cladel. Le robuste écrivain de "Boucassié" et des "Va-nu-pieds:" n Il me souvient que, dans son cabinet de travail, grand comme un placard, mais qui donnait sur le jardin, se trouvait sur la cheminée une maquette en plâtre du monument du général Margueritte par Rodin ; le général est repré-fènté blessé essayant de se tenir debout et l'épée à la main, donnant l'exemple de la résistance. Rodin n'avait jamais vu le général et avait opéré d'après une photographie que lui avait donné Bas-tien Lepage. Une autre statue est à Kouba, le représentant conduisant cette folle et héroïque charge de Sedan. Paul Margueritte a raconté dans une feuille émue la mort de ce beau soldat : Quand mon père, mortellement, blessé sur :s terrain des charges de Sedan, ramené par son officier d'ordonnance K«\*érony, reçut à la sous- préfecture l'hospitalité de l'Empereur, celui-ci fit préparer une chambre, envoya ses médecins, puis au jour baissant, vint prendre de ses nouvelles. V Il lui serra la main, lui dit qu'il était peiné de le voir ainsi, qu'il espérait que la guérison viendrait vite. Le général Margueritte ne pouvait parler, la mâchoire, fracassée d'une balle, la langue à demi coupée et recousue. Il tra-oa avec un crayon 6ur une feuille de papier ces mots: "Sire, moi ce n'est rien. Mais que va devenir l'armée? Que va devenir la France? '•* Révérony tendit le papier. L'Empereur lut et, après un court Bilence, levant douloureusement les yeux au ciel, il sortit. Le général Margueritte avait beaucoup chassé en Algérie, et il a laissé un livre peu connu: "Mes Chasses," livre charmant, plein de jeunesse et d'humour," a écrit plus tard le fils, parlant de cette œuvre du soldat qui n'avait jamais été à l'école et ne devait qu'à lui-même sou instruction. Y avait-il là comme une sorte d'atavisme qui se développa chez le fils? Peut-être. Quoi qu'il en soit ses deux premiers volumes lui rapportèrent juste Fr. 250 chacun, et il promena "Géfosse," son dernier gros succès, pendant sept ans, de librarie en librairie. "Vous pensez, disail-il un jour me racontant ces débuts difficiles, si les deux cents francs par mois du ministère m'étaient utiles." Il resta 8 ans dans les bureaux de l'Instruction publique; puis, les premiers succès étant venus, il donna sa démission et ne voulut être qu'écrivain. Les journaux s'occupèrent de lui, et comme toujours commirent des erreurs. Le "Petit Marseillais'' ayant prétendu qu'il était le petit-fils d'un gendarme et d'une cantinière, Paul Margueritte rectifie : "Encore que je n'eusse pas à rougir d'être petit-fils d'une cantinière, je tiens, par simple souci de la vérité à rappeler que le père du général Margueritte, simple maréchal des logis de gen-ciarmefie...av!iit épousé 1% fille, d'un capitaine d'artillerie, Marie-Anne Valet., qui n'a jamais été cantinière de sa vie." A cette époque lointaine, il publia un roman à "La Justice" moyennant Fr. 25 par semaine. — Sept feuilletons pour cinq pièces de cinq francs toutes les semaines, me confiait-il en riant, et encore il y avait quelquefois du tirage." A ce moment Paul Margueritte essaya de donner à la pantomime uns allure nouvelle et il écrivit "Pierrot assassin de sa femme" et "Colombine pardonnée." Il joua même le rôle de Pierrot avec un gros succès au Théâtre Libre. En 1888, les journaux annoncèrent sa mort; de Goncourt lui consacra un article dans le "Figaro," où il disait : "Je le revois j avec sa figure de Pierrot fatidique, même en nos soupers; je le vois avec la triste figure de Pierrot noyé que devait avoir le pauvre cher garçon." II y avait eu erreur; ce n'était pas Paul Margueritte qui s'était noyé, mais un de ses camarades avec lequel iï se baignait. Paul Margueritte écrivait en moyenne deux volumes par an, et chaque fois il montrait ses qualités d'observation et son souci du détail. Son derniet- roman, "Jouir," en deux gros volumes, fut un des gros succès de librairie pendant la guerre. Quelque temps avant il avait écrit pour une de mes enquêtes ^ une opinion sur la Censure et les Censeurs, qui était une page cinglante contre ceux qui s'étaient abaissés à ce métier sans dignité. Pour une autre enquête que je prépare sur le livre que nous avons tous conçu et que les hasards de l'existence ne nous ont pas permis d'écrire, il me répondait il y a quelques jours: Le livre que j'aurais aimé pouvoir écrire, mon cher Jean-Bernard? Il en est plusieurs, notamment un grand roma.n sur Don Juan — l'écrirais-jj jamais? Quoi qu'on pense, quoi qu'on écrive, 'quoi qu'on fasse, en ces années sanglantes, tout; ee rapporte de près ou de loin à la guerre. Elle domine, elle écrase le présent. C'est pour sa lin réparatrice qu'on travaille et qu'on espère. PAUL MARGUERITTE. Ecrivain robuste, probe et fier, Paui Margueritte est mort en pleine possession de son talent; Goncourt l'avait inscrit sur la liste de ses dix premiers académiciens. Ceux qui voudront le classer dans la hiérarchie littéraire le placeront entre Zola et Goncourt. Il a les larges aperçus du premier et le souci des minuties du second. On pourra, dans tous les cas, dire qu'il a été un bel écrivain et un beau caractère avant conquis une excellente place dans la littérature à force de travail et, comme on dit, à la force du poignet. Il aurait pu répéter œtte forte pensée.d'Edmond Picard, le grand avocat belge qui, lui aussi, est un écrivain viril: "Heureux qui peut dire: tout ce que j'ai, tout ce que je suis, je le dois i» la lutte, et quand le hasard m'a offer. quelque chose sans bataille, je me sui donné la fière satisfaction de le dédai gner." Il avait beaucoup travaillé et il s'ei; va au moment où il commençait à récolter le fruit de son labeur acharné et de son bel effort dans lequel il avait tant donné de lui-même, comme tous ceux qui luttent pour le succès qui exige tant de dépendes avant de rien accorder. JEAN-BERNARD. Le Rapatriement AVIS OFFICIEL Comme il a été annoncé, le service Ostende-Douvres sera réorganisé vers le 10 janvier. Le prix du voyage de Londres à Ostende est fixé comme suit: Première classe, £1 16s. ld.; deuxième olasse, £1 6s. 2d. ; troisième classe, £1 2s. 3d. Les passagers peuvent emporter gratuitement 56 livres de bagages. Le poids total des bagages ne peut dépasser 256 livres par personne. Provisoirement et jusqu'à nouvel ordre, les peisonnes désirant retourner par cette voie doivent s'inscrire à l'Office de Rapatriement, General Buildings, Ald-wych.CORRESPONDANCE Le 2 janvier. Monsieur le Rédacteur, J'ai hésité longtemps avant de vous écrire, car vous devez recevoir une si formidable quantité de lettres que je me i fais un scrupule d'en venir augmenter i !e nombre î C'est la. question du rapatriement qui m'occupe, et je lis régulièrement tous les avis officiels que vous publiez ; mais plus j'en lis moins je comprends, tant il y a dans tout cela de contradictions. Dernièrement, je me suis adressé au Bureau de Rapatriement des General Buildings en demandant quelle quantité de "bagages pourront emporter le» Belge? payant leur voyage. On m'a répondu : 100 livres. Voilà encore une anomalie. Si vous trouvez que vous ne devez pas pro-fiteç de la gratuité du transport, ce qui constituerait un abus si vous pouve? voyager à vos frais, on vous retire immédiatement la faveur de pouvoir emporter 300 livres de bagages ! On nous défend d'emporter des appa reils et produits photographiques i Passe encore pour ces derniers, mais les appareils ! J'ai ici trois appareils: le mien, celui de mon fils et celui de/mon gendre; l'un de oes> appareils est un instrument de valeur, tous ont été 'apportés de Belgique : devrons-nous donc les laisser en Angleterre 1 La question du transport des chiens est intéressante, et là encore les avis publiés se contredisent d'un jour à l'autre. On a dit que les voyageurs payants pourraient transporter leur chien à condition de payer suivant le tarif. Quelques jours après, nouvel avis, qui disait que ceux qui retournaient à leurs frais ne pourraient pas emporter de chiens. En somme, on dresse devant nous tous les obstacles imaginables comme si ou ignorait qu'en rentrant en Belgique nous allons manquer de beaucoup de choses. Les matelas ont disparu, les couvertures de laine n'existent plus, et nous sommes au cœur de l'hiver ! On devrait nous donner des facilités aussi larges que possible et nous aider dans nos efforts pour nous procurer ici et ramener en Belgique objets de première nécessité. Voilà quelques-unes des réflexions que m'inspire la situation actuelle, le moment du retour est proche, ce n'est plus le moment de discuter: il faudrait qu'un M. Qui de Droit quelconque, poussé par une bonne inspiration, fasse table rase de tous les obstacles et que l'on permette aux Belges, qui paient leur voyage ou non, de rentrer dans leur pays avec toute la facilité désirable et munis' des mille petites choses qu'ils désirent emporter pour suppléer à ce qui manque au pays, ou remplacer ce que les Boches leur ont volé. Agréez, Monsieur le Rédacteur, mes sincères salutations. A. De M. • • • Monsieur le Directeur, J'ai lu dans le "Belge Indépendant*' un article signé O. Wilkins, écrivant' au

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Belge indépendant behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Londres van 1918 tot 1919.

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