Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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08 november 1918
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s.n. 1918, 08 November. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 13 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2r3nv99w01/
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vendredi 0 Ngyambre 1313. • PJ° 1473 ■. .,.; ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Les abonnements sont reçus exclusivement par tous les BUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être a< ^.ssées exclusivement au bureau de poste qui a délivré l'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois ■ 2 mois 1 mois : Fr. 9.00 * Fr. 6.00 Fr. 3.00 T3RÂ0E ; 125,000 psr jour Le Bruxellois JOURNAI, QUOTIDIEN INDEPENDANT Vendredi 8 Novembre 19i&, - fi» hïj annonces"" Faits divers et Echos ....... LaUgne.fr. 500 Nécrologie Annonces commerciales ..'!!!! 2>00 Annonces financières ! ! ! ! 2icO PETITES ANNONCES. . . La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef *. René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne T5RÂGE : 125,000 par jour L Administration du BRUXELLOIS, soucieuse de venir en aide aux évacués, les Informe de ce qu'ils ont di ait à une ristourne de SO p. c. sut les annonces informant leur iamille de leur arrivée ou pour recherches de leurs parents, amis, etc. L'administration. Une date historique A la nuit sombre succède l'aube rose qui précède l'éclatant lever du soleil... Après de longs mois de repos au sein de la terre la semence germe et aux premiers beaux jours la jeune pousse, perçant timidement son linceul d'hiver, deviendra bientôt la plante robuste qui portera fleurs et fruits... Voici quatre ans passés que s'est abattu sur l'Europe et sur notre pays en particulier l'ombre noire du malheur, que la guerre sinistre a endeuillé nos foyers, que nous attendons avec impatience le retour de ces braves qui ont bravé la mort sur les champs de bataille... Or, voici que pareille à l'aube qui filtre à travers le brouillard matinal, pareille à la jeune plante qui crève ses cotylédons, vient de se lever la journée du 6 novembre 1918, journée pleine sinon de réalités, du moins de promesses et qui marquera une date ineffaçable dans l'Histoire... L'on se souvient des nombreuses démarches pacifiques faites par l'Allemagne, depuis le premier geste de l'Empereur le 12 décembre 1916, jusqu'aux concessions récentes, marquées au coin de la meilleure volonté et dans l'intérêt commun, du prince Max de Bade. On se souvient des nombreuses pierres d'achoppement que rencontra sur sa route l'ange de la Paix, et si après chaque tentative des pacifistes, si après chaque discours que se sont renvoyé les hommes d'Etat des belligérants, la porte est restée ouverte,cette ouverture n'a jamais été que la porte laissée entrebâillée, que le moindre coup de veut pouvait refermer à tout jamais... Or, la voici grande ouverte, la porte par laquelle l'ange de la Paix doit apporter triomphalement au monde haletant, le rameau d'olivier tant désiré. L'Entente a compris qu'il y aurait mauvaise grâce à rester sourde à tant d'esprit de conciliation, à tant de condescendance, de la part d'un peuple grand par ses nombreuses victoires et, somme toute, non vaincu... Elle a compris qu'il est une heure dans la destinée des peuples qu'il faut savoir mettre à profit, et que cette heure fatidique qui marque la fin des haines et des rancunes va sonner... La vieille Germanie tend de l'autre côté du Rhin sa main pacifique aux soldats gaulois, aux guerriers d'Albion, et cette main est sûre d'être bientôt cordialement étreinte. Le président Wilson, qui — il faut l'avouer — s'il a eu le beau rôle, n'a pas eu Je rôle le plus facile, vient en effet de recevoir l'adhésion solennelle des puissances de l'Ouest aux quatorze articles de son programme désormais historique, et à part certaine restriction relative à la «liberté des mers»,qui se discutera sans doute lorsdela conférence définitive de la Paix, elles ont manifesté leurs dispositions pacifiques en déclarant que le maréchal Foch attendait les parlementaires allemands pour entamer les négociations d'armistice... Cette restriction relative à la « liberté des mers », n'est pas faite pour étonner celui qui est familiarisé avec la politique poursuivie de tout temps par l'Angleterre, mais il faut croire qu'avec le Ciel il y aura des accommodements, que l'Allemagne continuera à se montrer conciliante, et tout l'ait espérer que rien ne pourra plus arrêter désormais la paix en marche. Au même moment où les Alliés dési-gnaientle maréchal Foch comme leur porte-parole vis-à-vis du gouvernement allemand, celui-ci ne voulant pas rester en reste, ne voulant pas qu'on put lui reprocher de n'avoir pas fait tout ce qui était possible pour mettre fin à l'horrible hécatombe, vient d'envoyer des parlementaires allemands au front de l'Ouest. C'est du moins ce qu'un manifeste officiel du Chancelier, paru hier, nous apprend cematin, queles délégués allemands nommés à cet effet vont se rencontrer avec le maréchal Foch... Ensemble, ces maîtres de l'heure, sur les épaules desquels pèse une si lourde responsabilité et l'honneur écrasant d'apporter la paix au monde, vont discuter les conditions les meilleures auxquelles pourrait s'eftectuer cette même paix, que les peuples haletants attendent, les mains jointes et les yeux levés vers eux... Que sortira-t-il de cet échange de vues solennel, de cette conversation de deux groupes de peuples représentant un monde? Sera-ce la continuation de l'horrible et stérile massacre? la consolidation du génie de l'horreur et le triomphe de la « pallida Tisiphone » assise sur les ruines ? Sera-ce l'aurore éclatante de la paix, l'apothéose de l'ange vêtu de blanc portant le rameau d'olivier? Nous penchons vers cette dernière hypothèse. Puissent les chefs des divers pays intéressés arriver à la bonne solution ! Puisse la journée du 6 novembre 1918 être l'aurore d'une ère de paix que rien ne viendra plus troubler. Que les peuples oubliant leurs haines,leurs rancunes, leurs inimitiés, se donnent l'accolade de la paix et s'unissent dans le travail, source de tout bien-être et de tout progrès. Quant à nous, Belges, oublions nos souffrances, pour ne nous souvenir que du bonheur de rester Belges, et pourtravaiiler à la reconstitution et à l'épanouissement de notre patrie éprouvée, mais grandie. Voici bientôt Noël... L'étoile tutélaire va scintiller au-dessus du berceau de l'Enfant-Dieu et dans la nuit brune va résonner ce chant mélodieux : ¥ Paix sur la terre aux.hommes de bonne volonté 1 » Blanco. LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, 7 novembre. (Officiel) Théâtre ds la guerre à l'Ouest Au nord-estiFAudenaerde, les Français ont passé l'Escaut. Nous les avons rejetés en contre-attaque.Entre Escam et Oise, l'ennemi a cherché à entraver pat de violentes attaques la continuation jnétholique de nos mouvements entames le 4 novembre. Le centre de gravité de leurs attaques était situé au nord-est de Valettciennes, an sud de la route conduisant d M6ns, près de Bavay et près d'Aulnoye, sur le Sambre. Au cours de combats pleins de vicissitudes, nos troupes on temCleie à l'assaut ennemi. Le soir l'ennemi se trouvait près de Quiévrain, à la lisière occidentale de Bavai, à l'est d'Aulnoye,, à rouest de La Capelle. Entre Oise et Aisne, l'adversaire a atteint la ligne Ver-vins-Rozoy. Des deux côtés de Rethel il a franchi VAisne et occupait vers le soir la ligne Wasigny-Novion-Porcien et le nord de Tour ter on. Entre Aisne et Meuse, il a suivi jusqu'à Vendresse et Mottzon. Sur la rive orientale de la Meuse, les Américains ont continué leurs violentes attaques. Ils réussirent à étendre leur tete de front à Test de Dun. Nous avons enrayé la marche en avant de l'ennemi dzns les forêts à l'est de Mur-vaux et de Fontaines. A l'est de Sivry la 22S' division réputée d'infanterie brar.débourgeoise a totalement maintenu ses positions. BERLIN, 6 novembre. — Officiel du soir : De violentes attaques au nord-est de Valenciennes et de Bavay ainsi que près d'Aulnoy sur la Sambre, n'ont pu entraver l'exécution des mouvements entamés entre l'Escaut et l'Oise. De l'Oise à la Meuse, il n'y a pas d'opérations de combat de grande envergure. Nouvelles attaques des Américains sur la rive orientale de la Meuse. A l'est de Dun, elles parvinrent à gagner un peu de terrain; pour le surplus elles ont échoué. français PARIS, 6 nov. — Officie1, 3 Jt. p. m. Le contact a été maintenu pendantla nuit avec les arrière-gardes de l'ennemi qui,sur l'ensemble du front, continue à battre en retraite. De bonne heure ce matin ta progression di nos troupes « reprisa l'est du canal de la Sambre. Nous avons occupéBarzy. Au nord de Marie, nous avons dépassée Marfontaine et Voharies. Les troupes italiennes combattant avec les nôtres ont enlevé Le Thuel et atteint le ruisseau Hur-taut et Hurtaut au sud-est de Montcornet. A l'ouest de Re-thel nous avons occupé Barby sur la rive nord de l'Aisne. Entre Rethel et A ttigny nos détachements ont franchi VA isne en plusieurs points. Plus à droite, nous avons atteint les lisières de Lamelz et poussé jusqu'aux abords de la Cassine au nord-esi de Le Ckesne. PARIS, 6 nov. —-Officiel, 11 h., p. m.: Nos troupes, infatigables, ont continué à poursuivre Vennemi pendant toute la journée. Sur le large front compris entre la Sambre et la Meuse, nos armées, brisant les résistances locales, ont réalisé une avance importante qui dépasse dix kilomètres en certains points, et libéré de nombreuses localités avec leur population civile. L'ennemi, harcelé par nos avant-gardes, a été contraint d'abandonner, au cours de sa retraite précipitée, des canons et un matériel considérable impossible à dénombrer. Partout des prisonniers sont restés entre nos mains. A Vest de la Sambre, nous avons atteint l s lisières est des forêts de Nouvion et de Begnaval. Plus au sud, nous avons pris Fontaine-Us-Vervins et la ville de Vervins au nord de laquelle progressent les éléments avancés. Au-delà de la Serre nous tenons Ha-ry et Lae-rrcrie. Plus à Test, après avoir occupé Montcornet, nous avons poussé nos lignes au-delà de Le Hocquet, Renneval et Dolignon. Le corps italien opérant en liaison étroite avec nous, a franchi de vive force le Hurtaut et conquis, ma'gré la résistance opiniâtre de l'ennemi, Rosoy-sur-Serre. Sur le front au nord de l'Aisne, nos troupes sont à plus de '12 kilomètres au nord de Château-Porcien, sur la ligne générale Hardoye, lisière sud de Ckaumon'.-Porcien, Doumely'-Dcgny, Iierbigny et la voie ferrée de Rethel à Liart. La ville est tombée en notre pouvoir. Poussant plus au nord avec un entrain admirable, nous avons atteint vers 4 heures le village de Dyonne à six ki'omètres au nord de Rethel. Dans cette région nos cavaliers ont chargé et pris une batterie de 57 et une batterie de 10S, faisant prisonniers tro;s officiers, des canonniers et capturant des atte-ages. Vers la droite, nous progressons sur la ligne générale Vauzel'es, Auboncourl-Vauze'tes, Sorcy-Bauthémont, Ecordal, d six kilomètres au nord d'A ttigny, Guincourt, Jonal, Chagny-les-Omont. Dans ta région à l'ouest de La Bar, après avoir conquis Vendresse et le pays boisé au nord, nous avons porté nos lignes jusqu'à Omicourt qui est à nous. ANSLAIB LONDRES, S novembre. — Officiel : La ville fortifiée du Quesnoy, complètement cernée par nos troupes, est tombée hier midi entre nos mains avec toute sa garnison, comprenant plus d'un millier d'hommes. Dans les secteurs au sud et au nord du Quesnoy, nos 3fe et 62e divisions ont eu à soutenir hier un violent combat, au cours duquel elles ont fait un grand nombre de prisonniers. Après avoir brisé l'énergique résistance de Tennemi près de Louvignies et d'Orcinval, nos divisions ont rapidement atteint- les flancs des troupes néo-zélandaises à l'est du Quesnoy et avancé avec elles de trois à quatre milles en s'emparant des villages de Jolimetz, Leroud, Quesnes, Fraisnoy et le Petit-Marais. Hier soir, nos troupes on', encore progressé dans le bois de Mormal et à Vest de Valenciennes ; elles ont occupé le village d'Eth. — Nouvelle et quatrième note des Etats-Unis L'Entente disposée à la Paix Foch porteur des conditions d'armistice Berlin, C nov. (Officiel). — Une note des Etats-Unis en date du 5 novembre 1918, parvenue à Berlin par radiotélégramme, est conçue comme suit : « Par ma note du 23 novembrè 1918, je vous ai communiqué que le président avait transmis aux gouvernements alliés les notes échangées entre nous, en leur demandant, au cas où ils seraient disposés à conclure la paix sur la base des conditions et principes y énoncés, de charger leurs conseillers militaires ainsi que ceux des Etats-Unis, de soumettre aux gouvernements alliés contre l'Allemagne, les conditions nécessaires en vue d'un armistice qui sauvegarde pleinement les intérêts des peuples en cause et qui assure aux gouvernements alliés le pouvoir illimité de garantir et d'obtenir de force les détails dè la paix acceptée par le gouvernement allemand, pour autant qu'ils estiment possible un armistice, au point de vue militaire. Le Président vient de recevoir un mémorandum des gouvernements alliés accompagné de remarques au sujet de cet échange de notes, et qui est conçu comme suit : Les gouvernements alliés ont soumis à une étude minutieuse les notes échangées entre le Président des Etats-Unis et le gouvernement allemand. Ils déclarent qu'ils sont disposés à conclure la paix avec le gouvernement allemand sur la base des condition? indiquées par le Président dans son Message au Congrès du 8 janvier 1918 et des principes qu'il a fixés dans ses allocutions ultérieures, mais avec les restrictions suivanter : Ils ont le devoir de faire, observer que le concept que l'on traduit habituellement par l'expression « Liberté des mers » comporte des interprétations (stipulations ?) diverses dont il est plusieurs qu'ils ne peuvent accepter. Il y a lieu pour eux, par conséquent, de dire que, sur ce point spécial, ils entendent se réserver une entière liberté lorsqu'ils prendront part à la Conférence de la Paix. Au surplus, le Président a indiqué, carrai les COU" ditions de paix contenues" dans son Message au Congrès du 8 janvier 1918, que les territoires occupés devront être non seulement évacués et libérés, mais encore restaurés. Les gouvernements alliés sont d'avis qu'aucun doute ne doit exister quant au sens de cette condition. Ils entendent que l'Allemagne devra indemniser les Alliés pour les dommages qu'ont causés à leurs habitants et à leurs biens ses attaques sur terre, sur mer et daus les airs. Le Président m'a charge de vous faire savoir qu'il est d'accord avec 1 interprétation contenue dans la dernière partie de Ce mémorandum. Le Président m'a, en outre, chargé de vous prier de porter à la connaissance du gouvernement allemand que le général Foch a reçu pouvoir du gouvernement des Etats-Unis et des gouvernements alliés de recevoir les représentants^) dûment autorisés du gouvernement allen-.md et de porter à leur connaissance les conditions d'armistice. (s.) LANSING. N.-B. — L'Af^. Wolff fait remarquer que cette note n'a pas encore été transmise officiellement. Le Cliaaselisr exhorte S! roupie allemand à l'iîsios eî 3 l'ordre Une délégation allemands est partie au front pour négocier l armistice Berlin, 6 nov. — Officiel : Le Chancelier de l'Empire ;. lancé l'appel suivant au peuple allemand : « Le président Wilson a répondu aujourd'hui à la note allemande et nous communique que ses alliés ont adhéré aux 14 articles dans lesquels ir avait condensé, en janvier dernier, ses conditions de .paix, à l'exception toutefois de la liberté des mers, et que les conditions d'armistice seront transmises par le maréchal Foch. Ainsi liait du môme coup l'hypothèse des négociations ce paix et d'armistice. Afin de mettre un terme à l'effusion de sang, une délégation allemande chargée de çor.clure l'armistice et d'entamer des négociations de paix a étc nommée aujourd'hui et est partie pour le front de l'Ouest. Le succès des négociations est sérieusement compromis par des troubles et des actes d'indiscif line. Pendant plus de quatre ,.ns, le peuple allemand a supporté dans l'uni :,û et dans le calme les souffrances et les sicrifr.es les plus lourdes, de cette guerre. Si à l'heur, décisive, où seule l'union absolue de tout le pc.iple allemand peut conjurer de grands dangers pour son avenir, les forces internes venaient à faire. défaut, on 11e saurait en calculer les conséquences. Le maintien de l'ordre sauvegardé jusqu'; présent, par une discipline volontaire, est une exigence nécessaire qu'en cette heure décisive, tout gouvernement démocratique doit formuler. Que chaque citoyen de l'Etat ait conscience de la haute responsabilité qu'il a assumée dans l'accomplissement de son devoir envers le peuple ! (s."1 MAX. prince de Bade, Chancelier de l'Empire. DERNIERES DEPECHES La quatrième note de Wilson La première Impression Le «Belgischer Kurier»fait suivre la production de lanouvelle note américaine, d'oi; il ressort que l'Entente est disposée à conclure la,paix, du commentaire suivant : « Voici donc ce document atten Ui depuis plusieurs jours avec une curiosité sans b >rnés. Avec quels inimen es sou. s, iimu ou l'attendait! Si l'on tient compte de ces .impressiçms, on peut dire ouvertement que le « Mémorandum des Alliés » nous ouvre un avenir plus large,-u» avenir meilleur qu'on n'eût pu le prévoir. Certes, des heures difficiles, très difficiles nous attendent encore. Nos chefs qui depuis 50 mois ont conduit notre armée de-victoire en victoire, ne se sont point vu épargner l'obligation de demander directement à l'adversaire un armistice, et perso 11 ne-ne se dissimulera que les prévisions relatives à ce dernier ne seront point légères. Quelles seront ces conditions, et sans plus pourrons-nous jious incliner tous devant elles? C'estce qu'il faut attendre avec calme. En regard de toute l'Amérique qui nous attend encore, nous pouvons dès aujourd'hui enregistrer ce résultat-ci, c'est que de même que nous, nos ennemis déclarent se rallier au programme de paix du ; président Wilson. Il est vrai qu'ils y apportent deux restrictions. Quelqu'importantes quelles puissent être, elles ne sont pas de nature à compromettre lé nerf vital du travail d'union que nous voulons accomplir à l'avenir. Pour autant qu'il est humainement possible de supputer, non seulement T armistice, mais encore la paix paraissent assurés. C'est dans cette confiance pour nous tous que la date du 6 Novembre igi8 signifie l'aube d'une ère nouvelle, pleine de promesses. Les négociations de l'armistice Berlin, 6 nov. (télégr. privé). — La Commission qui se rend aujourd'hui au front Ouest pour y débattre les conditions d'armistice, se compose du secrétaire d'Etat Erzberger, du général von Gùndell, du comte Oberndorff, du général von Winterfeld et du capitaine Vanseloh. Contradictions entre i'Sintsïîio et WîEson Cologne, 6 nov. — Un télégramme adressé de Genève â la « Gazette de Cologne » annonçait, lundi, une nouvelle conférence du Conseil de guerre de Versailles avec le colonel House, qui avait reçu de Washington un complément d'instructions. Aux termes de ces dernières, connues et vivement commentées dans les milieux politiques, l'antagonisme actuel entre Wilson et l'Entente résiderait surtout en ce quele président réclame du Congrësde la Paix le désarmement &n règle de tous les pays d'Europe, alors que l'Entente voudrait n'appliquer cette mesure qu'à l'Allemagne. Wilson s'oppose donc également à ce qu'on oblige l'Allemagne à livrer son matériel de guerre aux Alliés. De plus, le colonel House aurait,d'après les instructions du Président, fait ressortir que ce dernier a, dès le début, qualifié d'illégal le blocus par lequel 011 voulait affamer l'Allemagne. Outre cela il insiste sur ce point qu'il faudrait, sitôt la guerre sous-marine arrivée à son terme, mettre fin au plus tôt à ces tentatives de réduction par la famine. Un incident caractéristique s'est produit lors d'une des dernières séances. Lors de la discussion animée d'un point déterminé, le colonel House fit observer que, sans l'appoint des Etats-Unis, les Alliés ne pouvaient s'assurer la victoire; que même dans les conditions actuelles, l'armée allemande, si elle n'avait affaire qu'aux troupes françaises, exterminerait celles-ci en quelques semaines; à quoi le représentant de la France répliqua que la capitulation de TAutriche changeait la situation, d'autant plus qu'à un moment donné l'Italie pourrait donner toutes ses forces contre l'Allemagne. Il va sans dire que cet incident a fait l'objet de commentaires animés. On sait, en effet, que l'Italie est encore plus opposée au programme de Wilson que la France et l'Angleterre, et l'on va même jusqu'à l'I^'pothèse que les efforts du gouvernement italien auraient pour objectif de mettre les Alliés à même de se passer du concours des Etats-Unis. Troubles en Hongrie Vienue. 5 nov. — On mande de Budapest au « Neuer Wiener Tageblatt » : Si, à Budapest, 011 est rentré dans le plus grand calme et l'ordre le plus parfait, par contre, il arrive de province des nouvelles inquiétantes. Dans de nombreuses communes des Carpathes, la populace surexcitée a chassé ses autorités. On propage surtout la proclamation du Conseil nationaliste tchéco-slovaque. On aurait expulsé les magistrats et les notaires des communes situées à la frontière hongroise. Du Sud de la Hongrie on annonce des troubles aux mines de Rechitze, La retraite du comte Andrassy Budapest, 5 nov. — Le comte Andrassy, ministre des affaires étrangères en Hongrie, a sollicité sa démission oui a été accordée par l'Empereur: son successeur sera le baron de Flotow,chef de section intérimaire. Le ministre des finances Spitzmueller a également donné sa démission. Conseil nationaliste roumain. Vienne, G nov. — On mande de Budapest à la « Nouvelle Presse libre », la constitution d'un conseil nationaliste transylvanien et d'un conseil analogue roumain à Klausenburg. Les Roumains de Transylvanie veulent organiser des troupes à eux, sous le commandement d'officiers roumains, avec drapeaux roumains; ces troupes ne prêteraient serment qu'au conseil nationaliste roumain. La signature de l'armistice Berlin, 5 nov^-— Le « Berliner Tageblatt » est informé de source viennoise autorisée : L'Empereur Charles a trouvé tellement humiliantes les conditions d'armistice, en particulier celles ayant trait aux territoires tyroliens, qu'il a refusé d'y apposer sa signature. C'est pourquoi il a fait connaître aux généraux et aux ministres qu'il cesserait dorénavant d'exercer le pouvoir militaire suprême. Comme le général Kôveso à qui incombait en première liane l'apposition de signature en tant que généralissime* a'est retiré en Hoirie avec ses troupes, c'est le chef de l'étal-major von Arz qui a été chargé de signer l'acte d'armistice. Troupes italiennes débarquées en /strie Trieste, 6 nov. — Les" journaux annoncent que des torpilleurs italiens, arrivés à Capo d'Istria, Muggia et Pirano, ont débarqué des troupes dans ces ports également. Wilson assisterait en personne à la conférence de la Paix Lugano, 7 nov. — On mande de New-York au « Londoner Times :> que Wilson aurait décidé d'assister en personne à la Conférence de la Paix. Un référendum oopvlaite en Autriche allemande. Vienne, 7 nov. — L' « Achtuhrabendblatt » an-noncequele Conseil des ministres austro-allemand a décidé, en ce qui concerne la question de la nouvelle forme d'état de l'Autriche allemande, de_ soumettre Ja question de la jonction à l'Empire allemand, à un referendum populaire. La Ssrb'e proteste contre les aspirations italiennes De la «Gazette de Cologne» : Cologne, 7 nov. — M. Pasitsch qui est arrivé à Genève pour délibérer avec les autres délégués des pays sud-slaves, a déclaré que le premier devoir consistait à protester contre l'occupation des iles dalmates par les Italiens Violation des conditions d'armistice par l'Italie. Vienne, 6 nov. — On mande officiellement de Vienne : « D'après l'artic'e 1er de l'armistice conclu, les hostilités devaient être arrêtées1 immédiatement sur tous les fronts. Or, il parait que l'état-ma-jor italien n'aurait suspendu les hostilitésque21 heures après la signature de l'armistice. Bien plus, les troupes italiennes on mis à profit l'incertitude de la situation pour s'assurer encore des succès militaires. C'est ainsi que daus la vallée étroite du Ziiler, des colonaes compactes débouchèrent soudai-ement avec des autos blindées italiennes et firent prisonnières par surprise plusieurs divisions qui n'offraient aucune résistance, attendu qu'elles avaient suspendu déjà les hostilités. Le commandement suprême a protesté contre cette manière d'agir. La réponse n'est pas encore parvenue. » Où et co liment fut signé l'armistice austrO'ita'.len ; Du « Belgischer Kurier » : « Les négociations d'armistice entre l'état-major italien et les plénipotentiaires autrichiens ont eu lieu à Padoue. La délégation autrichienne était composée de 8 officiers rc '• ont été menées du côté italien à l'aide d'un interprète, par le général Dadoglio. Les négociations ont duré 'quatre jours. Les délégués autrichiens acceptèrenttoutesles conditions et partirent ensuite sous escorte. L'évacuation complète des régions occupées et l'occupation des points de jonction du chemin de fer sont en train. Les SucfSlaves ont remis la flotte aux Italiens, par l'intermédiaire du Dr Trumbitscli.» La libération des Belges internés Berlin, 5 nov. — Le « Vorwârts » du 21 octobre publie une information arrivée de Berne suivant faquelle le cardinal Mercier aurait été avisé d'Allemagne que le départ des Belges déportés va tout prochainement commencer. Or, cette information est inexacte.Les sujets de l'Etat belge qui avaient, à leur corps défendant, dû quitter la Belgique, sont déjà, exception faite pour quelques-uns, retournés à leur pays, dans le premier semestre de 1917. j Quant aux autres, ils sont restés de leur plein gré en Allemagne, où ils ont signé, en toute liberté, des contrats de travail. Par conséquent, il y a un an et demi que l'Allemagne n'a plus de déportés belges. L'information 11e peut donc avoir trait qu'aux Belges internés en Belgique. En corrélation avec ces contingences, il y a lieu de se reporter au rescrit d'amnistie du Gouverneur général, auv termes duquel il mettait en liberté les Belges ayant été arrêtés du chef des délits ressortissant de la police militaire et se trouvant dans des camps soit en Belgique, soit en Allemagne. Il s'agit donc ici, en thèse générale, de s'expliquer sur l'interprétation à donner au terme « Belges déportés » parmi lesquels il ne faut pas compter ceux bénéficiant du décret d'amnistie. La région inondée près d'Anvers La Haye, 6 nov. — On mandait, avant-hier 4, de la frontière hollandaise ; Les Allemands ont ouvert les écluses de l'Escaut à la frontière hollandaise en regard de la Tête de Flandre; toute la région est inondée non loin d'Anvers. Le sort du G.-D. de Luxembourg Luxembourg, 6 nov. — De jour en jour on craint davantage de voir le Grand-Duché devenir théâtre de la guerre; ce qui contribue beaucoup à alarmer la population, c'est la fréquence, toujours croissante, des lancements de bombes anglaises sur les localités luxembourgeoises. Si par la faute de l'Entente, il y a prolongation des hostilités, on verra les craintes de nos compatriotes, à mesure que les lignes allemandes seront graduellement retirées; si cette mesure est prise par motif stratégique, il sera nécessaire de contotirner le Grand-Duché avec tous les transports qui s'en suivent; abstraction faite de ce blocus du Grand-Duché, il est certain, qu'en fait le territoire deviendra zone d'hostilités, même si, nominalement, la retraite s'opérait à une vingtaine de kilomètres de la frontière. Frais de guerre américains en octobre Washington,6 nov. tradiotélégr.;. — Les frais de guerre américains se montent, pour le mois d'octobre, à 1,768,400,000 dollars, v compris les prêts aux Alliés, d'un import de 289,100,000 dollars. On évalue le total à 20,561 millions de dollars, Les Etats-Unis et la Hollande II résulte d'une polémique dans la " Westminster Gazette " qu'avant que la guerre éclatât, il existait une convention entre la Hollande et les Etats-Unis. Cette dernière puissance garantissait à la Hollande la possession des Indes Orientales et Occidentales, dans le cas où la Hollande serait attaquée. Il n'est pas possible d'affirmer si cette convention existe encore à l'heure actuelle. L'Angleterre et i'Irlande De La Haye : Le « Nieuwe Rotterdamsche Courant » apprend de Londres que la Chambre des Communes a repoussé, par 190 voix contre 115, une proposition tendant à introduire dès maintenant, le Home Rule en Irlande.On craint que ce vote ne renforce la politique Sinn-Fein. L'Entente et le bolchévisme De la Ha^/e : Le «Manchaster Guardian» déclare dans un article que l'Entente s'occupera maintenant du problème russe,parce quele bolchévisme commence déjà à s'étendre au-delà du front russe et forme une menace équivalant une épidémie. Mise en sûreté de fonds russes Washington, 6 nov. — La direction du bureau d'informations A. J. Saz a reçu pouvoirs, de l'ambassade russe, de déclarer que le gouvernement d'Omsk a fait mettre en sûreté une somme de 800 millions de roubles crise par les bolchevistes à Pétrograd; ce qui représente les deux tiers dv trésor russe à fin 1917, époque à laquelle les bol chevistes arrivaient au pouvoir. Les fonds avaient ete expédiés par eux à Kazan, puis à Astrakhan ou des agents du gouvernement d'Omsk s'en étaieni emparés. Les finances espagnoles Madrid, 6 nov. — Le gouvernement remettra mardi à la Chambre l'exposé du budget de 1919 Il accuse, en fait de dépenses, 2.176,156,687 pose setas; en fait de recettes, 1,597,976,509 pceetas. d où un déficii de 578,180,118 pesetas. Pour rectification Berlin,. 6 nov. — L'ambassade royale d'Espagne s inscrit en faux contre la notice publiée aujour-d hui par le « B. Z. am Mittag » prétendant qu'elle s était chargée de la sauvegarde des intérêts russes en Allemagne. La guerre sous-marine Berlin, 5 nov. — On mande de Vienne au « Lokal anzeiger » 1 arrivée hier du restant des Autrichiens allemands et tchécp-sloyaqwes, autrefois vbord dv > navue Je guerre coulé « Vinbus Unitis »; ils sont au nombre d environ 300 hommes, dans un état de detresse lamentable. On cite, parmi eux, le contre-amiral Horthy, dernier commandant en chef de la flotte austro-hongroise. ECHOS ET NOUVELLES AVIS On est prié de noter que seuls le Grand-Bruxelles et les provinces de Liège et de Limbourg appartiennent encore au Gouvernement général. Dans ces conditions pour les envois en trafic vers des localités belges situées en dehors du district du Gou-vememen) général, les expéditeurs ne doivent plus compter sur 1 arrivée à destination dans les circonstances actuelles. PROTESTATION Nous recevons la lettre ci-après : Monsieur le Rédacteur en chef du journal « « Le Bruxellois », Monsieur le Rédacteur, Profondément surpris, mes camarades et moi, en prenant connaissance de l'article paru dans votre journal, édition du mercredi, 6 novembre 1918 n° lv/1, concernant le ravitaillement des réfugiés d Anderlecht, article signé d'un groupe d'évacués de Lille, Roubaix et Tournai, noys, évacués de ces mêmes localités, nous tenons à protester énergique-ment contre cet écrit, et sommes unanimes à dire que 1 accueil et les soins qui nous furent réservés dans cette commune si hospitalière d'Anderlecht, laisseront parmi nous un souvenir inoubliable et donnent droit à toute notre reconnaissance,tant vis-a vis des généreuses personnes de la localité qui se sont dépensées sans compter pour atténuer les rigueurs de notre exil,tant pour les dirigeants et le personnel des comités de secours qui,'malgré l'af-fluence des arrivées continuelles et imprévues,ont su se montrer d'évoués et bienveillants et à la hauteur de leur tâche en donnant à tous dans la mesure du possible entière satisfaction. Permettez-nous de rectifier le chiffre annoncé dans votre journal; nous croyons pouvoir assurer que plus de 6,500 réfugiés sont hosnitalisés dans la commune d'Anderlecht au lieu de 3,000 Il se peut que des grincheux, ne pouvant plus beneficier des abus des premiers jours, trouvent les secours réguliers actuels insuffisants ; mais il faut remarquer que si l'un abuse, c'est au détriment d'un autre. Quant an deniier p v^ hr Uiu.icic, ilnouj nous a douloureusement surpris et nous plaignons sincèrement les auteurs de ces lignes malheureuses, étonnés qu'elles émanent de nos compatriotes. Comptant sur votre intégrité et votre bienveillance pour insérer dans votre journal cette protestation, veuillez agréer Monsieur le Rédacteur, l'assurance de notre parfaite considération. (Suivent 27 signatures.) LE JOUR DES MORTS AU HAVRE Au cime'ière du Havre, une cérémonie commé-norative a eu lieu le Jour des Morts en l'hon-leur des soldats belges et français tombés pour a défense de leur patrie. Nombre de couronnes )nt été déposées, notamment sur la tombe des îoldats morts dans la catastrophe de Graville. LE PORTUGAL ET LA BELOiQUB Le gouvernement portugais a décidé que la pre-nière conférence interparlementaire du commer-le, qui devait avoir lieu à Lisbonne, Se réunira à Bruxelles. La conférence suivante tiendra ses as->ises à Lisbonne. FLYfi, 39, r. Chapslisrs, râmat à naui chapaaux d'hommes. 3962 LES VOLEURS NE SONT PAS ÉGALEMENT PUNIS Louis Arnal, mobilisé comme ambulant des poses sur la ligne de Paris-Brest, volait les poilus. Il riait les lettres susceptibles de contenir des coupures de cinq francs adressées à des poilus par leur amille et se les appropriait. Il fut traduit, pour ces aits, devant le 4e conseil de guerre de Paris. Après m réquisitoire justement sévère du lieutenant jean-îingros, commissaire du gouvernement, le conseil 1 condamné Arnal à 7 ans de travaux forcés et à la légradation militaire. J. L., préposé à Bruxelles Centre à l'expédition les colis postaux desdnés aux prisonniers belges nternés en Allemagne, y volait du chocolat, du sa-/on et autres objets à sa convenance. Pris en flagrant délit, il fut condamné par l'autorité allemande i un an de prison. J. L. purgea sa peine. "En guise de dédommagement et pour reconnaître ;ans doute les bons services rendus aux poilus belles par ce patriote aussi intéressé que peu intéres-;ant, le Comité local de secours et d'alimentation le Drit à son service et, comble des combles, en fit le... ;aissier d'un magasin du C. N. A Schaarbeek, le co-nité local n'a pas le sens de la justice. (J. H.) KURSAAL. — Contrairement au bruit lancé à Bruxelles, la salle du Kursaal, rue Neuve, n'a pas ité réquisitionnée Les représentations continuent ;omme par le passé. Vendredi, dernière de « Là famille Klepkens ». Samedi, première représenta-ion de « Prima-Donna », la joyeuse fantaisie en rois actes de A. Hendrickx, avec Esther Deltenre. AMOUR-PROPRE Il suffit d'une louange pour nous embellir l'e-dstence; il suffit d'un succès pour que nous vouions du bien à toute a création. « L'amour-propre satisfait est toujours tendre », 1 dit un de nos romanciers. De même, les critiques nous mécontentent toujours; les plus sages l'entre nous n'échappent pas entièrement à cette oi; une faute qu'on nous reproche, un travers qu'on nous signale, surtout un ridicule qu'on nous lécouvre, en voilà assez pour troubler notre hu-neur.Rien ne nous irrite comme le sentiment de nos aiblesses. On sait que les femmes, mêm^e les plus intelligentes, supportent mal la raillerie et que l'ironie es met hors d'elles. Quand nous avons subi un échec, nous rentrons louloureusement en nous-mêmes, nous n'y retrouvons plus, par une sorte d'amnésie passagère, que les souvenirs d'autres échecs, d'autres impuissances.Nous avons en quelque sorte perdu la faculté des souvenirs riants ; nous nous absorbons dans cette .umination amère du passé, et, finalement, nous sommes d'une humeur massacrante, jusqu'à ce qu'une bonne âme nous jette en passant... une louange à ronger. Tenons donc notre amour-propre en bon état. II y a une hygiène de l'amour-propre, comme il y a une hygiène du corps. On peut la résumer en une seule règle : Faire bien tout ce qu'on fait. J'entends le faire avec soin, avec exactitude, en se donnant tout entier à la tâche prér sente. Alors, on a toutes les chances d'éviter l'échec. Et si on ne l'évite pas, on en souffre moins ayant pouï soi la j'-.MYir fait ce au'il fa'lait faire. QUINZE CENTIMES

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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