Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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10 november 1918
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s.n. 1918, 10 November. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 14 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0r9m32nz5q/
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Ohmsrcche 10 Novembre ISIS, « N° S475 ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Le abonnements sont reças «cimirsmeni par tous le» iUREAUX m POSïKS. • Les réclamations concernant Iss abonnements doivent 8£rc at ssi'es exclusivement au bureau de poste qui a délivri .'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois 2 mois 1 mois : Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 TIRAGE s 125,000 par Jour Le Bruxellois Dimanche 10 Novembre 1918. - N» 1475 ANNONCES Faits divers et Echos ....... La ligne, fr. 500 Nécrologie 3G0 Annontes commerciales . . • . » .. 2.00 Annonces financières 2.GQ PETITES ANNONCES. . • La grinde ligne. 2.00 Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente \ BRUXELLES, 33-35, rue de la Casern» TIRAGE : 125,000 par jour JOURNAL QlîOTIDIM INDEPENDANT L'Administration du BRUXELLOIS, soudeuse île venir en aide aux Évacués, les informe de ce qu'ils ont droit à une ristourne de 50 p. c. sur les annonces informant leur iamiiîe de leur arrivée ou pour recherches de leurs parents, amis, etc. L'ADMINIS TRA 7 ION. DOCUM ÎNTATION HISTORIQUE Les Médecins de Napoléon « un ne 16 tarait [ni s pour un pauvre nomme cians un hôpital », disait Napoléon, se plaignant à son dernier médecin de la négligence dont il était i ob-jjet. Et vraiment quand on lit, dans le récent ouvrage de M. Masson, « Autour de Sainte-Hélène -, le détail de la longue agonie du grand empereur, qui dura plus de cinq anB, on se dit qu'il n'a pas été soigné aussi bien « qu'un pauvre homme » dans le dernier des hôpitaux. Il y a dans ce récit une a ou-mulation de détails qui n'ont besoin que à'é-.e précis et secs pour devenir tout à fait drainatiquea et émouvants. Lorsque l'empereur, npràs son abdication, s'est remettant h la magnanimité des Anglais, monta sur le i Bellérophon » pour se rendre îi Sainte-Hélène, se 'JOTivait avec lui un jeuno praticien, nommé Jlani-eault, qui avait été recommandé par Cor visait, ancien médecin de Napoléon. Il devait accompagner l'empelrûur aux Etats-Unis. Lorsqu'il apprit, h Ply-mouth, que l'on partait pour Sainte-Hélène, (résistant aux instances du grand maréchal et de l'amiral anglais, il déclara son intention d'être débarqué pour revenir en France; trns jours plus tard, le « Bellérophon » devait lever l'ancre; il était donc impossible que l'empereur se procurât quelqu'un qui pût pu le soigner avec compétence et dévouement. Le voilà dono forcé, au dernier moment, d'engager h son service quoiqu'un da bord. Le hasard le servit mal; il s'adressa à un chirurgien irlandais, nommé O'Meara, que l'amiral anglais lui recommanda fortement, espérant par lui avoir un moyen infaillible de surveiller et espionner le prisonnier. Il croyait bien qu'O'Mep.ra ne serait qu'un instrument dans ses mains, d'autant que celui-ci fit ses conditions, déclarant que son temps de service après de « Bonaparte » lui serait compté eommi officie" anglais, ut qu'il ne serait pas payé par lui. Sa situation était dono loin d'être nette; et son rôle ne le fut pas non plus. L'arrivée de Hudson Lovrs, le gouverneur brutal de Sainte-Hélène, d'esprit étroit et vexatoire, le type du fonctionnaire bêtement zélé, qui, pour se faire bien noter, eût assassiné Napoléon avec joie, exagéra tout de suite les complications de co rôle. II exigea d'O'Meara des rapports circonstanciés sur ses visites auprès de l'auguste malade ti il ne montra pas toute la complaisance voulue, non pas qu'il fit prsuvo de délicatesse, car il adresse à. Hudson Lowe des comptes rendus où il s'agit de tout autre chose que de la sa n té do l'empereur. Les moi nul,-es paroles ou gestes, les mouvements de colère même sont notés,- comme tout ce qui concerne sa maison; mais Hudson Lowe, ayant appris qu'O'Meara renseignait aussi les ministres anglais, se mit à lo haïr comme un rival qui visait à diminuer son importance. Cependant O'Meara donnait à l'empereur toutes les paroles d'honneur qu'il voulait sur la loyauté do ses services, jurant qu'il gardait le silence auprès des commissaires que l'Europe avait à Longw d. A la fin, l'hostilité du gouverneur le fait passer en-" llèl'MtlKÎ' service de Napoléon si, poul-ît:o par esprit de vengeance, il s'abrite derrière la secret professionnel pour refuser les rapports demandés. En même temps, O'Meara traitait de son mieux, c'est-à-dire assez mal, la maladie de foie de l'empereur. Bientôt après, Loire, s'appuyant sur un rapport mensonger que, sans doute, pour s'attirer ses bonnes grâces afin de sertir aiesément de l'île, «lui fit le général Gourgaud, jusqu'alors au service de l'empereur, déclara à lord Bathurat, le ministre anglais', que la maladie do î'empareur, qui couda.— na.it le climat de Sainte-Héîèae, n'était qu'une comédie dont O'Meara était le complice, et O'Meara fut rappeléAvant de partir, l'empereur lui donna ai verses commissions pour les membres de sa famille, une tabatière et une statuette le représentant dans son costume --..ditionnal ; il l'embrassa disant qu'L ne le revorrait plus. Da retour a Londres. O'Meara osa (répéter aux lords de l'amirauté que le climat de Sainte-Hélène mett*:t en danger le3 jours de Napoléon, il fut destitué ■ aais sa destitution fut un triomphe et la famille de l'empereur assura sa vie matérielle.Dès avant son départ, le fidèle Bertrand avait écrit au gouverneur que si on ne remplaçait pas O'Meara par un médecin français ou italien déjà connu, on obligerait l'empereur à mouh-ir privé de tout secours, oar le prince y était résolu- « Son agonie en sera plus douloureuse, disait-il, mais les peines du corps sont passagères, tandis que l'opprobre qui retomberait sur la nation anglaise dorait être éternel. » Napoléon eut, en effet, l'énergie do refuser le nouveau œ4deein, créatuîrc de Hudson Lowe, qui fut envoyé. et resta sans secours, sa maladie s'aggravant, plus de six mois. Cependant, une nuit où il fut pris d'un évanouissement, on alla quérir un chirurgien anglais de marine, nommé Stokoé, que Napoléon estimait, à ce titre, suspect; Hudson Loewe eut recours aux mesures le3 plus vexatoire3 pour retarder l'aituvéo du médecin aupiès du malade, et chaque jour on l'arrêta, tandis que l'empereur était dans les crises les plus douloureuses, pour l'empêcher d'aller la secourir. Stokoé, pour sa loyauté, passa au conseil de gueifc'8 et fut rayé des cadres de "la marine. N'-i-vait-il pas commis le crime, lui aussi, de diagnostiquer una Hépatite? L'empereur _souffra.it, d'ailleura, de bien autre chcsa encore, le cancer héréditaire lui rongeait l'estomac. ' Une seconde fois, de janvier à septembre 1819, Napoléon resta sans médecin, Hudson Lowe, malgré tout, craignit le blâme de l'Europe, bien qu ".1 fût «ntendn q«9 « Bonaparte » n'était point malade. 11 se dé."';da donc Si demander va médecin français de réputation, à son gouvernement, et en laissa le choix au cardinal Fesch, oncle do l'empereulr. Las Cases, chargé de la mission, prévint 1e bon docteur Fourcau, anciennement attaché à Napoléon, do se préparer à partir. • Chose étrange, l'oncle-cardinal donna tout à, coup toutes sortes de raisons vagues et sans valeur pour écarter Foutreau qui, en attenant, consultait tous ceux qui avaient autrefois donné leurs soins à l'empereur et ceux dont la compétence scientifique pouvait lui fournir les moyens de combs,ttre l'affection signalée. Il l'écarté, et tombe d'accord avec un jeune aide-opérateur de Floîonce, Antommarchi, sans clientèle aucune, sans le titre de docteur, qui travaillait en sous-ordlre à la publication d'ouvrages d'an:, o-mie et qui se jeta sur les 9000 francs que Fesch lui offrit. La raison de ce choix vient de ce qui primait tout pour Fesch : il était Corse! En outre, il permettait qu'on traitât avec lui économiquement; enfin, chose tout à 'fait fui prenante, la cardinal, devenu la proie d'une voyante allemande, croyait, comme d'ailleurs Madame More elle-même, que l'em-pereufr n'était plus à Saints-Hélène, et il avait ii ce sujet des certitudes-supérieures! ' Antommarchi fut surpris da trouver lo grand homme dan3 l'île; il commença par aller dîner chez le jouverneur où il plaisanta, en malin, la prétendue œaladie de l'empereur. Napoléon l'accueillit avee méfiance. Son nouveau médecin témoignait de la plus mauvaise éducation et était toujours loin de son malade. Il ordonne au hasïlrd vésicatoires et émétique; parfois l'empereur ee révolte et l'admoneste sévèrement. Indifférent, stu-jpide, goguenatd, il assiste à l'agonie de son impérial malade qu'il ne peut pas ne pas voir, mais dont il se désintéresse. Au moment où on a un besoin (orgeat de lui, il est à ses plaisirs. Enfin, le jour où l'empereur demande les derniers sacrements, Antommarchi ricane et s'attire une verte samonce poui son manqua de cceiar. c Vos sottises me fatiguent, monsieur1. » dit l'empereur, et il le renvoie. Lui parti, il ajoute : « Quelqu'un a-t-il été plus mal soigné que moi par lui? s L'empereur pourtant lui pardonna quelques jours plus tard et la reçut concurremment avep le docteur Arnott, un Anglais, aussi ignorant qu'Antommarchi, car l'un et l'autlr» forent très surpris de ce que révéla l'autopsie. Fendant que Napoléon expirait, Louis XVIII désignait, avec l'autorisation du gouvernement anglais, pour aller le soigner, son propre médecin, le docteur Pelletan. - ■ LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, ç novembre. — Offidil : Théâtre da* la guerre à l'Ouest Nous avons évacué h par lie it tournai située sur la rive occidentale d: l'Escaut, qui a iti occupé*pat' lss Anglais, Entre Escaut et Oise ainsi qtfâ l'ouest de lu Meuse, nous avons transféré méthodiquemnt nos lignes. A cette occasion, des combats d'arrière-gardes se sont développés en certains endroits. Dans ces secteurs f ennemi a atteint kI ligne Pemwdz-omst de St-Ghislaiu-onest de Manbeuge-est et sud-est a'A-vesues et jious a suivi à f ouesl de lu Meuse. Jusqu'à la ligne Biari~ Warby, et sur la Meuse à i'ouesi de Sedan. Sur Us hauteurs orientait* delà Mente des combats partiels ont eu lieu. BERLIN, S novembre. — Officiel du soir ; Journée calme au front de FOvest. Composition otilciaV.e do la Commission d'armistice BERLIN, 8novembre. — Officiel; La Commission allemande <f armistice est partie hier du grand quartier général pour les lignes françaises. La C.om-mssiott est composée du sec-rclaire eTElat Erzberger, prési-sident; du comte Oberndorff, ambassadeur ; dngineral- r, taier voh Wintcrfeldt et du capitaine de marine von Sehw. fïne seconde équipe composée du major LUsta-berg. du major Biinckmann, du major Kriéuel, du major vo>i BSUicher et du conseiller de légation baron voit Lesner est arrivée cet-après-midi à 3 heures au quartier général du groupe darmées du Kronprinz allemand. Ls Chancelier offre sa démission BERLIN, S novembre. — Officiel : L'Empereur, informé minutieusement de la situation générale par It Chancelier de [Empire,à prié le prince Max de Bade de gérer par intérim les afatres de lu chancellerie, jusqu'à décision défimlivc de VEmpereur, décision qui ne peut tarder à intervenir. FRANÇAIS PARIS, S tiov. — Officiel, ri h., p. m.: La progression a repris ce matin sur Tensrnble du front. Les éléments avancés' des Français ont atteint Liart, à 3o kilomètres au nord de RethsL Plus à droite, les Français se sont emparés U matin, avant,U jour, de Siu-'y 'tac Fre-nois et ont pénétré dans les fa,tbourgs de Sedan. Le chiffre des prisonniers qu'ils y ont faits dans la journée d'hier dei.zs-sl iSoo. Le matériel capturé s'est considérablement accru. PARIS, S non. — Officiel, 3 h. p. m. Nos troupes-ont continué la poursuite des arriére-gardes snnetnies au cours de ls journée et libéré une large sent de notre territoire avec de nemhrnx l'i.bi'ints. A qgjvtojVi.'he, \ nies ont accent»* leur prt>gr;sr. m 4 test ae ta r» «w '' La Capclte a Aveskts et ports leurs lignes aux abords du fart sTHirson.Pltts.àVesi, elles ont atteint in de nombreux poin's '.a rive sud de Thon entre Orig.iy et Liart. En dépit de.la violente résistance opposée par T emietrJ, elles ont établi des têtes de pont sur la rive uord. A leur droite, tïles bordent la Meuse depuis Minières jusqu'à la hauteur de Bazeilles. Le chiffre des prisonniers que nous avons faits depuis hier dépasse 2.000. Partoutïememi abandons!! des :anoiis et du matériel. AMSLMS LONDRES, 7 novembre. — Officiel : Nos troupes ont continue hier soir leur marche en avant itir le front de bataille; elles se sont emparées dt Dampierre, Monceau-Saint- Vaast et ont atteint ou même franchi la ligne Avesnes-route de Bavay entre Monceau-Saint- Vaast et le chemin de fer au sud de Bavay. En infligeant de lourdes perles à Vennemi, nous avons rehaussé une contre-attaque au sud-est de Bavay et avancé notre 'igné. Au cours d'u-ne mêlée dans les environs d'Ancre, nos troupes ont conquis hier soir ce village; elles ont progressé vers le haut plateau situe vers l'est. Plus au nord, nous avons zlteint les mords de Qwévrain-Crispin. Au sud de Tournai, d heureux engagements entre patrouilles mus ont va u plus de So prisonniers. Nous avons atteint les abords d'Avesnes à l'ouest et sommes à Proximité d'Hautmont. Nos troupes ont occupé Bavay, Elouges et Hensies et fait une centaine de prisonniers. . ■- ■ ■ ■■ DERNIERES PB PÊCHES Arrivée da Sa coianSssSon d'armisîiss en r'ranca. Berlin, 8 nov. — La commission d'armistice à laquelle le général von Giïndell a résolu de ne pas adhérer, à la dernière minute, est arrivse au lieu indiqué. On admet que les conditions d'armistice ont été remises ce matin. Toutefois,comme la commission d'armistice doit faire un long trajet en automobile avant de rentrer chez nos troupes, les conditions d'armistice ne seront pas connues ici avant ce soir. Des négociations seront peut-être même nécessaires, ce qui prendra probablement un temps assez long. Les conditions d'armistice sent remises Le délai if acceptation Amsterdam, 8 nov. 1 Radio). — Les plénipotentiaires-allemands ont reçu connaissance vendredi matin, au grand quartier-général, des conditions d'armistice des Alliés, ainsi que la mise en demeure d'ac -epter ou de refuser endéans les 72 heures, délai qui sera donc écoulé lundi matin à 11 heures.. Laconclusion d'un armistice immédiat, proposée par les délégués allemands a été refusée par Foch. Les conditions d'armistice ont été expédiées par courrier au grand quartier général allemand. Les conditions ssroat acceptables Manchester, 8 nov. — D'un correspondant à Londres du « Manchester Guardian » : On estime qu'il n'est pas opportun de commenter les conditions d'armistice et de paix qui seront faites à l'Allemagne. Les milieux diplomatiques sont d'avis que les conditions ne seront pas draconiennes et qu'elles ne plairont pas aux chauvins. Ls mouvement en Allemagne Berlin, 8 nov. — On .signale une extension des mouvements révolutionnaires, notamment à Hanovre, Cologne, Munich, Brunswick, Magdebonrj, etc II n'est toutefois pas certain que ces villes soient au pouvoir des émeutïers. Naturellement, toutes ces nouvelles sont sujettes à caution. Ainsi, par exemple, à Hanovre une partie de la garnison est encore aux ordres de ses chefs. Des contingen ces analogues prévalent, semble:t-il, à Magde-bourg, Cologne et Munich; quant aux nouvelles parvenues de la région industrielle, elles ne sont pas encore bien claires. En de nombreux endroits il y a déjà amélioration en suite à l'envoi de délégués gouvernementaux. Tout le mouvement — en dépit du manque de netteté dans les constatations — semble partir de la Russie, où il est prouvé que les'ex-délégués à Berlin, de la république des Soviets ont espéré joué leur rôle actif. Nuremberg, 8 nov. — Les événements survenus àKiel, Hambourg. Lubeck, Brème ei autres villes allemandes, ont eu pour conséquence l'interruption du service téléphonique et télégraphique entre Berlin et le sud de l'Allemagne. Berlin, 8 nov. — Outre le vptaage de Kiel et les villes hanséatiques, les désos es ont gagné également Hanovre, Oldenbourat d'autres endroits. Presque partout, les scène: sont déroulées sans mettre la sécurité publique danger sérieux. La population ouvrière ds Berj fait preuve de bon sens, et la circulation, dans ! rues, se fait comsic à l'ordinaire. Partout la poli* procède avec tact et circonspection. En somme, 1 rivée de forces militaires à Berlin, n'est pas née laire. On signale la formation de conseils d'ouvri s et de soldats à Hanovre, Hambourg, Kiel. Cok ie et Magdebourg. Berlin, 8 nov. — Aucun- lécision n'a encore été prise à l'assemblée des actions parlementaires laquelle participaient s ministres et convoqué au suiet de la ouest ; de l'Empereur; la proposition d'extension"du s sis n'a pas été contestée; il semble que le pa: du centre ne s'opposera plus à l'abdication d l'Empereur, la majorité du cabinet étant, en inc-ipe, d'acoord à ce sujet; on attend le rést it des assemblées des fractions qui doivent "Oir lieu cet après-midi.Les troupes Bltcuœndes ocupent le Urensier Berlin, 8 nov. — L'informion d'après laquelle des troupes bavaroises ou sax lues auraient envahi l'Eger est dénuée de tout fond nent. Le fait est que des troupes allemandes occui JJt le Brenner en vue de protéger la frontière : iridionale. D'autres troupes sont en marche an de i. de Salzbourg et de Gastein. Ces mouvements d< ï>upes ne comportent aucun but poiitiquè. Pas de sosis^marin alieniaa de FAdria au pouro des Slaves du Sud Pola, 8 nov. —Dès que Pol fut rendu au conseil nationaliste des Slaves du ï id, la base de sous-marins allemands y fut supjimée. La a Gazette Générale du Nord » annonça, récemment, d'après une information transmise "d Vienne, que pas un seul sous-marin allemand n'é dt tombé au pouvoir des Slaves du Sud. A Laibacl les équipages furent complètement désarmés pa les autorités sud-slaves, le nouvel état sud-slwe étant en état do guerre avec l'Autriche. 1 La flotte anglaise à iinstsntinople La Haye, 8 nov. {ReuterL- La flotte anglaise, accompagnée de vaisseaux dis puissances alliées, est arrivée dans les Dardana *s et a jeté l'ancre devant Sainte-Sophie. La circulation par chemin d: ter à destination ds ïs pàia est suspendue Vienne, 7 nov. — On mande .e Pola que, avant-lûer, 5 nov., quatre grands navi es de guerre italiens (un croiseur, un grand torpiitf jr, entre autres), seraient arrivés à Pola, mais A ins y débarquer des troupes. A onze heures du ni tin, un dreadnought italien, deux torpilleurs et pluf aurs canonnières seraient entrées dans le golfe dj Fiutne. Un détachement aurait été débarqué paritn^ des canonnières pour hisser ls drapean italieii sur le local du commandement.Les Italiens à 'Irlssit' ot à Pola Vienne, 7 nov. — On mia ï de Triesta que les Italiens n'ont occupé ce tertio te comme zone enna mie que parce que l'occujrUir t s'est faite avant la conclusion de l'armistice. Les lîatisns ont immédiatement fait appliquer la lang le tiaUeaae comme langue administrative Le bolchevisaie e 1 Suisse Berne,8;iov. — La presse so> ia'd-ête suisse déclare ouvertement, à en croira la « Gazette de Cologne », que la classe ouvrière de Suis ^ compte, elle aussi, faire l'application des méthod •, bolcbevistes. Les autres journaux pren;i ,it catégoriquement position contre la bochsviw. t rèr irnent des m?- I i .. .. f { r- : . - s trou t i ussès* jui ont fonii mto'fés troublés à Zurich, Berne et Genève, respectivement au préjudice de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Italie. Rupture ds la Hollaads avec le gouvernement des Soviets Une information radiotélé;;rapliique hollandaise annonce que le gouvernement hollandais s'est refusé à recevoir un ambassadeur d.u gouvernement des Soviets. L'ambassadeur hollandais en Russie a déclaré à son gouvernement qu'à l'avenir il ne pourrait plus espérer remplir convenablement ses fonctions et a demandé qtl'on mette un train à sa disposicionnaire. On "mande de La Haye à la «Gazette Générale du Nord » que le gouvernement des Soviets voit dans Ce fait une intention de la. Hollande de rompre les relations diplomatiques avec le gouvsrnement démocratique russe et y voit L'indice d'une conjuration générale contre la Révolution, ds la part de l'Entente, qui chercherait à gagner Içs neutres à cette offensive contre-révolution. Les élections sotéricsines Victoire des Républicains LS Haye, 8 nov. — De Washington au « Hol-landsch Nieaws-Bureau »: « D'après les dernières informations reçues, -les républicains ont recueilli 239 voix contre 191 accordées aux démocrates. Ont été élus en outre : un indépendant et un socialiste Au Sénat, les rêjrablic tins ont jusqu'ici 48 voix, les démocrates 33. Les républicains recueilleront en outre un surplus..do 2 voix dans l'Oaest, tandis que les démocrates pourront compter sur un nombre ds voix plus grand. c>sse«-<&«-7 ETRANGER AMERIQUE. — La réglementation a'imenlaire aux Ei.'ts-Unis.— Le «Temps» reçoit de New-York la nouvelle que i'adminiâtràtiou des vivres vient de promulguer une nouvelle réglementation qui devra être appliquée dans tous les Motels et restaurants. Ls pain devra contenir au moins 23 p. c. de succédanés. Il ne devra jamais êfcre-servi sur les tables avant le pre nier plat, ni être employé comme garniture. Chaque personne n'aura droit, pour un repas, qu'à 50 grammes de pain de blé. Il 11e devra jamais être-servi plus d'une seule portion de viande par personne et par repas. Le lard ne devra jamais être servi comme garniture. La quantité de beurra ou de fromage est limitée à i5 grammes par personne et par repas. ANGLETERRE. — Les gisements pétroliières anglais. — Comme les régions pétrôliferee dont l'Entente était titulaire sont devenues, pour la plupart, inaccessibles aux Alliés, les différents gouvernements ont entrepris certaines recherchas destinées à reconnaître s il n'existerait pas, dans leur propre sol, des gisements- de pétrole assez puissants, non seulement pour comblçr le déficit éprouvé, mais aussi pour assurer les besoins, toujours croissants, de l'industrie de guerre. Il semble qïie le sol anglais soit d'une richesse toute particulière, car près de Sbeffield, à Pilsley, d'importants gisements ont déjà cfcé repérés. Le pétrole étant Revenu, pour les Allié:. une matière de grande nécessité, il fallait que les sources découvertes fussent exploitées en grand. Un syndicat américain vient de procéder aux premières installations et, grâce au matériel venu directement d'Amérique, les recherches pourront être poursuivies avec une extrême célérité. D'autre part, il semble que le littoral de la mer Rouge ait un sous-soî facilement exploitable. Certaines recherches ont amené la découverte de sources de pétrole dans le Soudan égyptien et nous apprenons du Caire que le gouvernement soudanais vient de créer une mission scientifique 'es-tinés à étudier tout .spécialement cette région. HOLLANDE. — L'action socialiste pour la paix. — On annonce de Copenhague que le parti socialiste danois» sera représente a la prochaine réunion en Hollandedu Comité socialiste îiollando-scandinave, qui est chargé ds préparer la conférence socialiste générale par le membre du Kolkething. Borgbier et par le membre du Landthing MIJle Nina Bacz. Les délégués suédois seront MM. Sranting, Gustave Mol'er et Sôdesberg, députés. Du côté hollandais, MM. Troelstra, Van Kol. Albarela, Vliegen et YVibaut prendront part à la réunion. Le journal « Sozialdemokraten » apprend que des instances sont faites en vua de la participation de M. Camille Huj'smans. La réunion aura lieu à La Haye ou à Amsterdam. La date à laquelle elle se tiendra n.'est pas encore connue. FRANCE. — La crise des allumettes en France- — On ne trouve, parait-il, plus d'allumettes à Paris, ni dans les débits de tabacs, ni ailleurs. De toutes parts, les plaintes sa multiplient. Le a Temps » est allé en porter l'écho à la direction des manufactures de l'Etat où on lui a répondu : a La crise dont vous parlez n'est, hélas! que trop réelle, et le pire est qu'il est difficile de dire quand elle se terminera. La cause principale de cette crise, c'est la pénurie des transports. En ce moment plus que jamais tout le matériel roulant disponible est mis à la disposition de la défense nationale. Ainsi, par exemple, nous avons re'-u de Russie, il y a plus d'un mois, environ six milliards de tiges d'allumettes; elles sont actuellement au Havre. Mais nous avons dû nous résigner, à défaut de wagons, à les charger sur péniches. Or, actuellement, une péniche met quatre semaines pour venir du Havre à Paris. Quand nos tiges d'allumette3 arriveront-tslles à Au-bervilHers?ll rn'est impassible de fixer une date certaine.Mais il y a d'autres causes à la crise actuelle des allumettes. Des six manufacturés que nous possédons en France, disséminées da-ns les différentes réglons du territoire, à Paris, dans le centre et dans le Midi, les uaes manquent de bois pour faire les tiges, les autres de boites de carton pour contenir le-s allumettes, d'autres encore de charbon pour faire fonctionner leur» machines, et nos fournisseurs eux-mêmes, qui nous livrent, par exemple, les emboîtages, sont logés à la même enseigne». REVUE DE LA PRESSE La vie dans un sous-mzria. — Récemment, une feuille américaine a publié une interview du commandant allemand du sous-marin U16, le capitaine Hensen. Celui-ci s'exprima de la manière suivante; « C'est une chose terriblement énervante et à laquelle tout le monde no peut résister. Quand nous sommes sous l'eau, il règne dans le sous-marin un silence de mort, car la machinerie électrique se meut sans bruit. Il est fréquent d'entendre l'hélice d'un bateau qui navigue au-dessus de nous 011 tout près. Nous nous dirigeons exclusivement au moyen de cartes et de compas. L'air se fait-il trop chaud dans le sous-marin, ii est alors comme corrompu et se mêle à l'odeur d'huile des machines. L'atmosphère en ce cas devient horrible. Une insurmontable envie de dormir s'empare souvent cles non habitués et il faut la filas grande énergie pour demeurer éveillé. J'ai vu des hommes qui les trois premiers jours ne mangeaient rien afin ele 11e perdre aucune minute de sommeil. Passer des jours et des jours dans un si petit espace qu'à peine peut-on y étendre les jambes et falloir en même teaips être continuellement sur ses gardes; c'est là un violent effort pour les nerfs. Il m'est arrivé de demeurer d'un trait huit heures, les yeux fixés au verre éclatant du périscope, tant que mes yeux et ma tète y gagnaient mal. Quana l'équipage est épuisé, nous prenons un rapide sommeil et nous reposons sou3 l'eau. L'embarcation souvent se balance doucement avec un mouvement qui rappelle na berceau. Avant de revenir à la surface, je fais toujours faire durant quelques minutes grand silence, afin, en écoutant à la paroi du sous-marin, de nous rendre compte si une hélice ne bat pas à proximité. » Pas ds guarrî éeoMînisjua. — Lors de la première assemblée générale de cette institution, écrit le «Timess, le Président de la «W90I Textile Association» s'est exprimé comme suit :, «Notre association a été créée avec la conviction qu'après la paix tout se passera mon seulement comme autrefois, mais que l'expérience acquise durant la guerre élargira l'horizon des R«ns d'affaires. Si le contrôle du gou-^rnement devait cap maintenu après la sisnàture de la paix, irAiifr'ricrrc .= V< exposéa au danjfar de voix son industrie de* laines péricliter et être anéantie mêmes. (J. H.) • — ECHOS ET NOUVELLES Aidons les Evacués Le „ Bruxellois " ouvrs uns souscription en faveur des évacués arrivés dans la capitule. Le publia se doit d'aider pécuniairement ess infortunés forcés de quitter leurs foyers et lsurs affaires. Bruxelles leur fait un ac-cueil qui les touche et les remplit de gratitude, il faut faire plus et mieux encore s! possible.Qaschncandonie selonses moyens pour adoucir la détresse de ces malheureux. Le ,, Bruxellois ",q:Ji a toujours défendu les intérêts de ceux qui souffrent, espère que son appel sers entendu. // recevra avec re-connaissance les souscriptions et les dons, si minimes soient-Ils. DEUXIÈME LISTE Report fr. 533.25 Pour qu'il revienne 0.50 De Louise 1.25 En souvenir de Jean 0.75 Anonyme 2.00 Pour que ma petite Rose soit vite grande 25 00 Un pauvre . 0.59 Le petit Pierre 1.25 Total 587.50 Un ÉVÉNEMENT RELIGIEUX A BRUXELLES La paroisse de la Chapelle se prépare à célébrer le 75»» anniversaire du couronnement solennel de la statue miraculeuse de Notre-Dame de la Chapelle.La vierge de la paroisse de la Chapelle, invoquée sous le nom de. Notre-Dame de la Miséricorde,a été couronnée le 10 novembre 1843. A cette époque le «Journal de Bruxelles» a consacré uu long article àcetévèneinent. Nous en extrayons le passage suivant : Vers 2 heures, le cortège, ouvert et fermé par un détachement des"guides, a quitté la maison curiale pour se rendre à l église. Il était composé d'une dé-putalion des différentes confréries de la paroisse, dte Conseil de Fabrique de la communauté des frères des écoles chrétiennes et des frères de charité, des Pères de la Compagnie de Jésus et de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, du curé de la paroisse avec unclergé nombreux, de S.E. le Cardinal-Archevêque Monseigneur Sterckx, assisté de son grand vicaire, de M. le Recteur Magnifique de l'Université catholique et de plusieurs chanoines. La musique cles guides ouvrait la marche. La couronne destinée à être offerte à la Sainte Vietge était portée par huit jeunes filles en blanc, d'autres portaient de3 branches de laurier. Cs don, d'une grande richesse et d'un travail remarquable, fixait l'attention de la foule qui se pressait sur le passage du cortège. Plus de 890 hommes de dirers régiments de ligne faisaient la haie pour le maintien de l'ordre. La couronne fut déposée sur un riche piédestal aux pieds de Marie. Dans la matinée, M. le curé de la Chapelle fut prévenu que le roi Léopold I avait pris la résolution d'accomp"agncr S. M. la Reine Marie-Louise et d'amener S. A. R. le duc de Bra-bant, le prince Léopold. En effet, au coup de 3 heures, le cortège royal arriva à l'église, LL. MM. étaient accompagnées de MMmes la comtesse de Mérode-Westerloo,la comtesse Vilaia. XIIILles baronnes d'Hoogvorst et de Stassart; de MM. le comte d'Aerschot, grand maréchal du po.lais, des généraux comte d Hane de Stèenhu • ;-e. Brialmont et Anoul et du major Hallard, préce teur d i jeune duc de Brabant. Mgr Pecci, nonce apostolique et M. le baron de Viron, gouverneur de ia province, occupaient des places réservées. A l'entrée de l'église, le cardinal-archevêque de Malines, à la tête du clergé, a complimenté le Roi. La famille royale prit place sur une estrade près du trône de la Sainte Vierge. Son Eminence procéda à la bénédiction de la couronne pendant laa.uelle les élèves du collège Saint-Michel exécutèrent une cantate. Après ccs préliminaires eut lieu l'imposante cérémonie du couronnement : Le cardinal, précédé de deux prêtres qui portaient le précieux trésor, monta les degrés devant le trône de Marie et au moment où cette couronne fut placée sur la tête de la Mère de miséricorde, ce fut un moment d'-enthousïasme que nulle plume ne pourrait décrire. Toutes les touchantes cérémonies achevées, Mgr le cardinal-archevêque se rendit au maître autel on il donna la triple bénédiction avec le Saint Sacrement et revint reconduire Leurs Majestés jusqu'à la porte de l'église. La musique des guides, qui s'était fait entendre pendant cet acte solennel, ayant cessé, celle du collège exécuta un hymne. Son'Eminence consacra ensuite à Marie, le Roi, la Reine et leurs Augustes enfants, la paroisse de la Chapelle, la capitale et la. Belgique entière. Il entonna le Magnificat, qui continué sur le ton imposant du plain chant par un nombreux clergé, porta tous les cœurs à la plu? profonde dévotion. Les paroissiens de la Chapelle se préparent à célébrer ce glorieux anniversaire par une grande mission qui commencera le 10 novembre pour finir la dimanche 24 novembre. (A.) FLYC, 33, r. Chapaîiers. Rstoui-n. Répi?. da V3teraa'vis.3Ç,s* A SCIÎAAR3SEK. — LE CONSEIL COMMUNAL Le Conseil communal de Schaarbeek s'est réuni en séance publique jeudi 7 novembre 1918, à 5 1/2 heures du soir, sous la présidence du bourgmestre, M. Reyers. Tous les échevins étaient pré' sents. La séance publique a été précédée d'uu conniti secret au cours duquel on a procédé à la nom! nation de la commission de vérification du compte communal de l'exercice de 1917. On a procédé aussi à la nomination et à la mise à la retraita de plusieurs membres du personnel enseignant. Le Conseil a accepté la démission de M. Niemss gers de ses fonctions de commissaire-adjoint. H s été admis à la pension. L'agent Dekeyser, du «commissariat de l'Ouest* a été nommé agent spécial. Avant d'aborder l'ordre da jour, M. le bourgmestre donne la parole à M. le secrétaire communal qui donne lecture du procès-verbal de la dprnière séance. Le procès-verbal est adopté. Le bourgmestre proposa d'adopter le rapport du collège tendant à la création de quatre nouveaux emplois de commissaire-adjoint. Adopté. Le conseil ratifie l'ordonnance de police prise par le bourgmestre an sujet de réquisitions de logements pour les réfugies, etc. Le rapport du collège tendant à accorder une indemnité de 100 francs par trimestre à tous les pensionnés et aux veuves et orphelins des pensionnés de la commune pour la cherté de la vie est adopté. La proposition, pour la création d'une place ds sous-chet de bureau aux Hospices civils et Bureau de bienfaisance a reçu uu accueil favorable. Le président dépose le compte communal de l'exercice de 1917. D'après le rapport de l'échevia de l'instruction publique, le conseil décide la création d'une neuvième classe à l'école communale >ï° II, avenue deRoodebeek; il adopte le projet des bourses de voyages ainsi que le crédit spécial afférent à cet objet. Une demande de crédit pour l'école industrielle, section d'apprentissage, est remise à une date ultérieure, après une interpellation de MM. Flamand qui demande au bourgmestre de lui faire connaître les noms des personnalités qui composent la commission cle UEcoleindustrielle<il s'étonne que depuis; vingt-quatre aus qu'il siège au Conseil on ne lui a jamais parlé .de.ee coiriitè, si ce n'est que pour voter des crédits!,et Socquèt qui déclare que les rapports au sujets des objets portés à l'ordre du jour du Conseil communal, sont envoyés trop tard aux conseillers, qui n'ont pas le temps de les étudier. Après l'approbation de quelques articles sans importance," la séance est levée à 8 h. 3/4. (a) ^ LES POINTS SUR LES f. Après avoir passé des années à côté d'un homma •u d'une femme, on ne connaît pas toujours son caractère. Ni ses paroles, ni ses actions," n'ont pu donner des indications suffisantes sur son intérieur. Mais Ce que l'esprit le plus observateur n'a pu découvrir, un point sur un i va nous le révéler... du moins les maîtres en graphologie l'affirment. Si vous oubliez les points sur les i, disent-ils, vous oublierez aussi d'autres choses qui vous paraissent de peu d'importance, mais cpii. pour le confort de la vie journalière, ne sont pas moins nécessaires que les points sur les i. Lorsque vous trouvez beaucoup d.'i saas points dans une lettre, soyez persuadé que, dans la maison de votre correspondant, on cherche en vain une foule de choses, parce que cetui-ci ne sait pas 1ers mettre à leur place. Si le point s'envo'e bien au-dessus de l'i, au loin de la lettre, c'est que les aspi rations et les espérances de celui qui l'a tracée s'égarent trop haut, qu'il vit dans un rêve, sans savoir utiliserles éléments de bonheur réel que la destinée lui a mis entre les mains. Si les points formés au dessus des i par un dç ceux qui aspirent à votre main, mademoiselle, sont lourds, épais, font tache, vous passeriez de mauvais moments* avec lui à i'heure des repas. Il n'aurait | aucune indulgence pour un plat manqué, ferait une scène pour un potage refroidi, et maugréerait toute la soirée si la viande était dure. Mais, d'autrepait, si vous lui offriez son mets préféré bien réussi, vous le tireriez des plus sombres préoccupations. Les jolis petits points élégants vous indi .jueront, au contraire, un homme peu sensible aux plaisirs de la table. Avec celui-là, il faut d'autres amabilités que la prépara'ion des délicates chatteries, et les soins donnés aux rôtis. On doit l'écouter pa tiem-ment quand il expose ses idées, qu'il parle de commerce, de science, d'art ou de toute autre chose. Il ne se plaira avec sa femme que si elle observe cette loi. Enfin, la point qui flotte au-dessus do l'i est de forme oblongue et si en même temps les boucles de I',des h,desg, des f, etc.., sont lâches et longues, il ne faut pas attendre de celui qui les a tracées si ■c ■' ae, ni méthode ; il ne sait pas se gouverner. Mesdemoiselles, étudiez les i des billets doux qu'on vous adresse ! (G. M.) A QUELQUE CHOSE MALHEUR EST SON D'un journal flamand ce joli croquis : « Depuis la guerre, on ne compte plus les bons pères de famille et les maris exemplaires. L'homme que l'on a nommé le roi de la création et qui, en ef fat, se fait parfois royalement servir par sa chère ■»- , moitié trop complaisante, a abandonné la sceptre du commandement et revêtu la livrée de la servitû' de. Oa le vol . depuis quatre ans, le filet à la mam. s'en aller au marché aux légumes, au marché aux poissons, chez l'épicier ou le boucher, balayer ia maison, éplucher les pommes de terre, etc. "Il est devenu : Een goeie man, een brave man, Een rnan van « complaisance »; I-Iij wiegt het kind, hij roert de pap, En laat zijn vrouwtje dansen. (C'est à savoir : Il est devenu un bon mari, un. brave mari, un mari de « complaisance », il berça l'enfant, il tourne le riz au lait et laisse sa petite femme danser.) La plupart des hommes savent maintenant trouver saas difficulté leurs pantoufles, leurs boutons do cols, la brosse à habit ou leur parapluie, ce qui auparavant semblait presque une impossibilité, Quelques-uns même s'occupent avec zèle de la cuisine et le noble art de passer la café, de cuire la soupe aux pois ou la soupe à la bière, ou de rôtir le heafsteak, 11a plus pour eux de secret. Et « last nof? least ». il n'ést'plus question ni de boisson, ni d'argent de poche. La ménagère est naturellement-enchantée du nouvel ordre de choses, et elle ne souhaite que de la voir durer, même après la guerre. Ce qu'il en adviendra, l'avenir nous le dira, »

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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