Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 31 Juli. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 30 maart 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/z89280693z/
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1 *? smtvct f rti L'Unité de Sa Matière La théorie par laquelle l'explication de la cons fcution do tous les corps matériels composant l'ua .vers reposerait sur un agrégat d'atomes, tous 1 snèmes, unis de différentes façpns suivant les pi 'priâtes différentes de ces corps, est on un c©rt^ ïtens déjà très ancienne. Théoriquement, cette doctrine de l'unité de jtoatière ge rencontre dans les ouvrages des philos ;phes de l'antiquité; mais il était donné à no; jèpoque de la faire entrer dans la science par la v< expérimentale qui est la seule qui puisas être s >vie dans les sciences d'observation qui ont pc (■objet de mettre en évidence les phénomènes ai ■quels nous assistons et d'en déduire les lois t 'régissent l'univers. Déjà par l'ampoule de Grookes, les physicîc ■étaient parvenus à saisir ces atomes siuibtils, bas© (l'univers; le professeur Rôntgen fît faire dans suite un grand pas à la question, en démontrant q '■ces rayons étaient assez subtils pour passer à t: 'vers certains corps opaques. Suivirent alors les t: vaux de Pierre Curie, Gustave Lebon, Marcel JV 'nier, Pierre Deheem et d'autres auteurs, par 1< :quels il fut démontré que le radium d'abord, te jles corps matériels ensuite, envoient continuel •ment vers l'espace des émanations matérielles si itiles, qui, en se désagrégeant de plus en plus, ! laissent par rentrer à l'état d'atome pur. Ces a •ïnes rentrent dans ce qu'on peut appeler le rés ivoir commun, représenté par l'éther qui nous < ftoure de toutes parts et occupe les espaces interp ' notaires. Avant ces travaux, les physiciens arvaii 'déjà une idée vague de l'existence de cet éth '«ans lequel ils n'auraient pu expliquer le moim rayonnement lumineux venant jusqu'à nous à t 'yens les espaces interplanétaires et provenant d' 'Corps céleste lumineux quelconque. D'après les travaux modernes, tous les corps r iériels ne seraient que des condensations de l'a me pur, représentés par l'éther; les planètes, le fleil, les étoiles se seraient formés par une cond< ■sation que les savants précités ont commencé expliquer dans leurs travaux; le corps de l'hom 'lui-même, ainsi que celui des animaux et des pl. 'tes, aurait 'a même origine et la radiation de itaatière ne serait qu'une restitution d'atomes 'réservoir commun représenté par l'éther. Ces travaux ont oonstitué une voie toute nouv Me, non seulement pour la chimie, maie aussi point de vu© des sciences appliquées en général ; effet, ce qui était considéré comme étant coup si pie par l'ancienne chimie, doit être considéré ^tuellement comme corps composé d'atcm&s dont n'est pas encore parvenu jusqu'à présent à coni •tre le mode d'agencement, à cause du manque force suffisamment puissante pour disloquer l'< fice qu'il constitue par son agencement ; oepend certains physiciens, par des moyens qu'il serait t long d'approfondir ici, sont déjà parvenus à tra muter certains éléments en d'autres. On a beaucc ïi des anciens alchimistes qui recherchaient tmoyen de changer le vil plomb, comme on dit v gairement, et à lui donner les propriétés de l'or ; pendant, ces hommes, tant méprisés naguère, rent en réalité les précurseurs des savants mod nés; ils manipulèrent les corps chimiques, en ^couvrirent certaines propriétés, ouvrant ainsi la v eux Lavoisàers ainsi qu'aux autres fondateurs de chimie moderne. Les savants du passé cherchèr trop hâtivement à poser les bases de la transmi fcion des éléments; il fallait d'abord que la chij lût constituée pour en arriver, avec le concours la physique, à démontrer, par une connaissa; plu® approfondie de l'atome, l'unité de la mati .pour en arriver à opérer la transmutation de ce;tô éléments, ainsi que, comme nous l'avons vu, 1' ïait les savants cités plus haut. Certes, l'on n'arrive pas encore à fabriquer l'or, mais là n'est en réalité que le côté vulgaire l'alchimie; cette dernière n'est autre chose que transmutation, c'est-à-dire le changement d'un ( ment quelconque, aussi bien d'un gaz que d'aut Corps simples, en des éléments ayant d'autres p priétés. Cette alchimie véritable est née il ] déjà un certain temps; elle ne pouvait le fc qu'en son temps et après un long détour; sa ni sance ne pouvait dater réellement du moyen-â dont les connaissances expérimentales et les met des étaient trop peu avancées. Tels qu'ils se p Sentent actuellement, les travaux sur la radiation la matière conduisant à la notion de l'unité de matière, ouvrent des horizons immenses non set ment pour la science pure, mais aussi pour la te nique et les sciences appliquées; nous en av Une preuve dans la fondation, par le professeur d teur Marcel Monier, de la sexologie ou détermi tion des sexes par le sexographe, science .nouvel qui repose sur les travaux de oet auteur relatifs ces questions, parmi lesquelles il faut compter ri* radiation de la matière. Comme collaborateur de îs spécialiste, j'ai le plaisir d'instituer avec lui jot nellement des expériences variées sur la ssxolog et au fur et à mesure que l'on avance dans < études, on est émerveillé de voir combien le chai de la connaissance s'élargit continuellement. C *o- études sexologiques, partîes de l'Institut de Bio rs gie d© Liège, sont actuellement reprises et c< àe Armées de tous côtés par des spécialistes, qui : rivent à des résultats marquants. On avait à lf ur époque beaucoup contesté à Reichenbach, Mi x- Well et d'autres auteurs le fait mis au jour par c lui taines expériences, consistant en ce que des on nations d'une matière subtile s'échappaient du cc: ns de l'homme auxquelles on donna le nom d'éma de tions oiiques. Voilà que la science marche; la pi la tographie, méthode irrécusable, fixe ces radîatic ue d'une façon indélibile, les études tant physiqt m- que physiologiques sur la radiation d© la matii :a- ainsi que la sexologie confirment par de nouvel io- découvertes les expériences de Reichenbach, M js- V/cll, etc. C'est ainsi que les choses marchent s< >us vent dans la science : un homme de génie devança le- son temps annonce une découverte assez grat ib- d'une puissance telle qu'elle jette la perturbât fi- dans l.es idées anciennes; aussitôt tous ceux ta préfèrent vivre dans le passé, qui ne savent ; sr. que la science avance toujours et ne peut vivre c m- de progrès, préfèrent sourir saeptiquement au 1 la- d'employer la seule méthode rationnelle de l'obs int vation et de l'expérimentation; mais voilà que er, tous côtés un groupe de savants ayant la même Ire berté indispensable à tous ceux qui veulent fa ra- œuvre de science, entourent celui qui a fait la un couverte; chacun travaille, la science marche, ©t qui était honni il n'y a pas bien longtemps par ia- esprits superficiels, entre de plein pied dans le to- marne intellectuel de l'humanité; la postérité 9t>_ étonnée alors quand on lui dit qu'on a osé traî mi. la cordle au cou un Galilée, rire d'un Galvami à d'un Pasteur, car ©Ue ne voit plus les grai me hommes que la tête auréolée de la gloire que 1 în_ ont procuré leurs travaux, ©t elle n'a pas ass: 1& au débordement fielleux de l'envie dont ils au souvent été abreuvés. Heureusement que la fa de Lafontaine, du serpent qui ne fait que se blés &j_ en prétendant mordre sur la lime, est toujours vrj au car si les savants n'avaient pas la résistance ^ l'acier, bien des découvertes auraient été étc m_ fées dans leur germe, et l'humanité ea serai; ac_ jamais privée. 0ll La science est une puissance dont l'empire £ laj_ tend sur l'univers entier; rien ne lui échappe; ^ société toute entière, souvent d'un© façon inc (jj sciente, obéit à ges lois ; nul ne peut faire le me ant dre acte sans subir son influeme© : la couleur c r0 toyante dont votre cravate est ornée, la lurni ns qui vous éclaire, l'épidémie écarté© de votre l'agriculture et l'industrie qui vous nourrisse j constituent autant de bienfaits dont ira science v u! accable après avoir élevé vote© intelligence; au c.s_ les éducateurs de la jeunesse ont-ils le de^ strict de faire défiler devant les jeunes intellig er ce® dont l'éducation leur a été confiée, les gran ^ figures de cette phalange des ministres de la sci oig ce qui, depuis, les temps les plus reculés, ont ja çonné de leurs mains la civilisation; que jamais professeur ou l'instituteur, passant avec se® élè t.a devant l'une de ces effigies glorieuses dont le p« a orné nos places publiques, ne le fasse sans 1 ^ proposer son modèle comme exemple ©t san« ice ^eur ^a'r6 saluer bien bas, car là s© trouve 1© sumé de la seule et véritable gloire. jng Ce ne sera souvent qu'un hommage posthume, ils ne se comptent pas ceux auxquels la posté a rendu de justes honneurs, alors que leurs conti porains les ont abreuvés d'amertume; qui oobl: ® jamais l'exemple de l'admirable docteur Bacon, e en prison jusqu'à la fin de sa vie pour avoir y „a les bases de la science expérimentale moderne. : e" cet autre exemple, plus populaire, de Galilée tn ree la corde au cou, comme nous l'avons dit plus h; ro" pour avoir prouvé la rotation de la terre et te . a fait progresser la science de la mécanique cèle ''re Heureusement, la superstition se meurt sous I1S~ coups die la science devenue assez puissante p ge' que de tels exemples ne se renouvellent pas. ^ Prof. Léopold Martir i c- TraMCKmLOlUiJUJiimp™---- t Propos libres et variés :1e. Il devient de plus en plus évident que la Ru ah- par sa mobilisation a provoqué les défiances mis l'Allemagne et que celle-ci se souvenant du j oc- verbe : Si vis pacem, para bellum, s'est mis© oa- mesure de résister à une invasion. Si la guerr le éclaté c'est parce qu'elle était voulue par la Ri à sir; et ses alliés. la Mais ceci fait encore l'objet de controverses en c© Belges et nous voulons momentanément laisser lir- ceux qui, de bonne foi, ne pensent pas comme noi Le, 1© bénéfice du doute sur le point d© savoir d' es est venue la goutte d'eau qui a failt déborder np vase. ;es Cependant le doute n'est plus possible quand lo- se pose cette question : Qui a voulu et veut enci m- la continuation de la guerre!' ar- Le nouveau chancelier fait cette déclaration ne :ur et précise : « Nous ne pouvons offrir à nouvt ix- la paix, la main qui s'estt tendue une fois loya er- ment et toute prête à la paix, n'a rencontré que îa- vide. Personne ne peut honnêtement 1© conteste -ps Les Puissances Centrales ont offert la paix et à 1< aa- proposition on a répondu par un méprisant silen io. Il en résulte malheureusement — ©t cela ress >ns clairement de la phrase citée plus haut — < nés l'Allemagne n'est plus disposée à reprendre l'j ;re tiative de pourparlers pacifistes. Elle laisse ent les dre seulement qu'elle est prête à causer. Elle ix- tend. Fort de la puissance de l'Empire, le chan >u- lier allemand dit aux alliés : Faites maintenant int que vous pouvez. ide L'espoir de paix prochaine, entrevu par l'attiti ion conciliante d© l'Allemagne s'épanouirai,, fcsus jul craignons, devant l'entêtement des alliés. Cfr pas ci sont pareils aux joueurs malheureux qui perd [ue leur sangfroid après un moment de guigne, jou ieiu jusqu'à leur dernier louis dans l'espoir de répa er- la brêeh© faîte à leur bourse. de L'attitude du nouveau chancelier est calme, il s U- pute froidement les avantages obtenus et il const ire qu'ils lui permettent de tenir tête aux coups de d dé- espoir que pourraient tenter les joueurs décavés, c© Mais parmi ces joueurs il en est, Belges mes an les qui risquent notre capital, qui jouent le sang io- nos enfants! Et ce pour n'aboutir qu'à la ruine est finitive. uar Nous nous sommes résignés d'abord à la guej ou nous avons ensuite déploré nos revers. Mais il n îds paraît maintenant que la mesure est comble, sur qu'une plus longue confiance en no® tuteurs de sté quadruple entente compromet chaque Jour dav rvnt taee notre patrimoine national. — Asmodée. ble -iwi-i» y-".. iswa m la Presse iae, Un homme do lettre en hydroavion. — Un © vain de haute valeur, M. Pierre Mille, qui se tr - vaït à Corfou, pour le compte du « Temps » sollicité et obtenu la faveur d'être transporté Italie, à Brindisî, par la voie des airs. L© récit la cette reversée aérienne est vraiment intéressant on_ « J'ai l'impression d'abord, écrit-il, de me tr ,-m ver tout bonnement dan® une vedette à péta jla_ qui rase les flots ©t se cabre ; je ne m'aperçois ère du moment où l'appareil quitte la mer. :ar « Il l'a quittée cependant! Nous voici dans ,nt' passes, à cent mètres d'altitude. Le vent est nuj et fait rouler l'avion presque « bord sur bord Moment assez déijagréable. J'ai l'illusion, que r esprit corrige tout de suite, que ce sont les moi en gnes de la passe qui dansent un© espèce de gigue dessus de ma tête — leur cime nous domine enc 6n — et qu'elles vont s'effondrer sur moi. Mais c ja_ ne dure qu'un infant à peine. Nous montons, n . fflonroiis toujotrr^-Pcndant tout le reste du tra ves nous nous tiendrons entre trois cent et cinq c* gs£ mètres. Et à mesure que nous montons, une ti eur quillité singulière me vient, puis une espèce d'e: ja tation : je suis le maître de l'air, et je me mo 'r£_ de la mer. Elle est là, sous moi, immense, pl; irradiée par le soleil qui baisse vers l'ouest et car ''a' ^ans ^es Veux- A cette hauteur, on ne distin r;t£ plus les vagues, l'eau brille seulement comme ,m miroir strié d'une infinité de petites cassures °ra ne® ou lum'neuses- Quel vent ! Quand je me te . ne, il m'enivoi© mes lunette® sur une oreille nus ,, ,.t(j l'autre. C est très embetant, quand on a un bin< dessous. Mais pour rien au monde, je ne voud ^ enlever mon binocle. Je veux voir, tout voir 1 sut J6 vois! Volant vers le soleil, dans le soleil .' suis les moindres changement® de route de l'i roir . v . i . non. Et tout a coup je vois celui-ci qui tourne le9 core> a l'a*r ^ se diriger maintenant vers V comme s'il revenait à Corfou ! Alors, je me j oiur pelle les ordres du commandant : « Si le vent r trop dur, vous rentrerez. Inutile de casser du boi C'est ça, sans doute; on revient. Quel malli/; Je me sentais si libre, si heureux, si heureux Mais l'alérion évolue encore. Il reprend un ins isie sa route à l'ouest,puis accomplit de nouveau un < de de sublime. Nous allons bien en Italie : mais c >ro- l'irradiation du couchant, il a perdu d© vu© son c en pagnon. Il s'agit de le retrouver. Nous le dis e a guons enfin à cinquante mètres des flots. ls- « Une >eure se passe encore, peut-être un j plus... Subitement une barre noire limite la lu» :re du couchant sur les vagues. C'est la terre, c' à l'Italie! Comment, déjà! Nous avons piqué d: ts, de Corfou sur le cap d'Otrante, et nous suivons où rive pour reconnaître Brindisî ; une rive basse, le sol alluvionnaire, tout différent des montagnes i nous venons d'abandonner. Une leçon de géog on phie. Et ce sont les géographe® qui me paraisses ne cette heur© de grands hommes, de grands poè: Que c'est petit, que c'est mesquin, l'imaginât tte des gens de lettres, en présence de leur imagi 'au tion, du calcul certain et idéal qui leur a moi le- cette terre comme elle était, et comme je la ï Ie maintenant ! Les vagues ont jeté de® murs de sa r : à l'entrée des moindres cours d'eau, les demie 'Ur arêtes du soulèvement qui a fait basculer le ma 0e- et creusé la Méditerranée se profilent à l'horiz ort Voilà Brindisî, étalée comme sur un© carte, a tu>e ses barres de sédiment, semblables aux ramt ni- d'un cerf. Voici la base des hydroavions itali-s en- Nous tombons droit dessus, du haut des nuées. N ait- étions partis à trois heures un quart, il est :e- heures moins le quart. J'ai mis trois heures à ce v.erser l'Adriatique, j'en aurais mis trente-six mer, aivec les lenteurs actuelles de la nav. Echos et Nouvelles ant **'v*'v" v* »»«»«» v«»vw etlt Victimes belges d'attaques aoriermes des Angl; Citoyeng belges tués ou blessés au cours de b bardements par des aviateurs anglais : ^le A Oudenaarde. — Bombardement aérien du ^ juillet 1917 : Tués : Paul Van d-n Heede, 35 ans, Elseg< l"f' Richard Bouirdeaud,' 39 ans (deux frères à l'an , belge) ; Félix-Eugène Tonpaart, 8 ans. Blessés ; Théophile De Smet, 51 ans; Omer ' Langendonck, 16 ans; Aima Schittecatte, 22 atï re' A Zelzate. — Bombardement aérien du 16 juj 1917 : ^ Tués : Florimond I>e Clercq, 46 ans (deux nev a à l'armée belge) ; Victorine De Clercq, 43 ans; an" guste Steyaert, 80 ans. Blessée : Marie De Clercq, 25 ans. A Kortewilde. — Au cours du •bombardement moulin d© Kortewilde par l'artillerie belge, le ;ri- juillet 1917, le meunier Edouard Carbonnez, m ou. 21 mars 1857, à Kortewilde, a été blessé. , a Nos écoles industriel en L'Administration communale de Bruxelle® v de de décider la création d'un atelier pour le tra du fer. Cette nouvelle institution sera installé ou- l'école normale du boulevard du Hainaut. La >le, pense s'élèvera à 25,000 fr. (A.) Fas Le chômage à Bruxel Depuis le fonctionnement du Comité d© chôm , 6 il a été dépensé, pour les 59 associations cuvrii fort , 1 1 ✓vW* n r\nn a oa <-i*t < ». 1Qn TYPES au- ™ L'Embusqué ous L'embusqué appartient à la flore contemporair jet, H vit loin, des champs de bataille. Le terrain humi nts des Flandres ne lui vaut rien. Certaines varié an- d'embusqués, de la famille des «grossies légumes tal- vivent dans les villes ; Le Ilâvré, Paris ou Londr* que Ce sont des specimens d'appartement appel lté, « sensitives ». Voyons les différents genres ; que L'embusqué « à vie » (concession à perpétuité^ gue est le fiancé riche de la fille d'un général sans f< un tune. ter- L'embusqué maladroit : est appelé un froussï iur- par ses chefs, parce que, père de 4 enfants, il $ ou licite une place à '.'arrière. icle L'embusqué opportunisteJ fils d'un député ai rais clérical : est chauffeur, à Calais, d'un aumôn divisionnaire. , je L'embusqué virtuose : fait preuve dans les tri lié- chées d'un pessimisme si tenace qu'on l'éloig en- pour ne pas démoraliser les autres, est, L'embusqué involontaire : est le dernier desc< •ap- dant des comtes de X... Voudrait occire moult Ht est sur le champ de bataille, mais sa famille, à s s !» insu l'a fait placer à la Boulangerie Militaire. t|r! L'embusqué arriviste renvoie aux quotidiens !... lustré®,sa photographie prise assis sur un canon ci tant turé à l'ennemi. ;er- L'embusqué est indispensable à l'armée. Pour ;ans rendre sympathique, il entretient une haine fé« Dm- de l'Allemagne. Les chefs, qui l'interrogent, tin- concluent que le moral des troupes est excellent Maxim Benssus 37 Feuilleton du Bruxellois. PLIK ET PLOK pax EUGENE SUE. CHAPITRE VI. LA MON]A, LA NONNE. 'Ah ! ce cœur dans la tombe est descendu vivant! Et les austérités de ce sombre couvent D'un regret criminel ne m'ont point préservée ; En vain de pleurs amers je m& suis abreuvée. Delphine Gay, « Madame de la Vallière ». Certes, si j'était nonne «t que j'eusse à choisir un couvent, je choisirais celui de Santa-Magdalena ; c'est un digne couvent triste ©t sombre, placé sur le bord de la mer, à sept lieues de Tarifa. Au nord, l'Océan, qui vient battre ses murailles; au sud, des lagunes impraticables; à l'ouest, des rochers à pic; mais à l'est... oh! à l'ést, une belle prairie toute verte, traversée par un petit ruisseau qui fait mille détours et brille au soleil comme un long ruban argenté; sans compter les violettes et les clématites qui parfument ses bords; sans compter les palmiers aux longues flèches et les amandiers qui l'ombragent. Et puis, au milieu de la plaine, ie charmant petit village d© Pelleta, avec son haut clocher, grêle et élancé, ses maisons blanches et son bouquet d'orangers et de jasmin®. Et puis encore à l'horizon, les montagnes brunes de Medina, Sont le versant est couvert d'ifs et d'oliviers... Je vous 1© répète, si j étais nonne, je ne choisirais pas d'autre couvent que le couvent de Santa-Magdalena.Et les jours de fête donc ! on vient danser presque sous ses murs, et vous m'avouerez que pour .eue pauvre recluse c'est plaisir que d'entendre le roulement enivrant des castagnettes qui bruissent sous les doigts agiles des Andalous... et de voir le® poses lentes et tranquille® du boléro; le mafo poursuivre sa rmja, qui le fuit et l'évite... puis se rapproche ©t lui j'îtte un bout de son écharpe qu'il baise avec transport, et dont il s'entoure d'une main, tandis que de l'autre il fait résonner se® castagnettes d'ivoire! Agitez, agitez vos castagnettes, jeunes garçons, car la cachucha remplace le boléro. La cachuchal voilà une vraie danse andalouse ! une danse bruyante et animée, preste et lascive. Allez... allez... liez un bras amoureux à la taille de votre maîtresse, et entraînez-la rapide et frémissante au bruit de l'instrument sonore. Allez... son sein palpite, son œil brilLe, le vent soulève son épaisse chevelure noire et effeuille sa guirlande de fleurs; puis vous murmurez à son oreille : « Mon amour... qu'il me serait doux de respirer ce soir près de toi l'odeur des amandiers... » Et elle s'est élancée plus vive, et son bras vous a étreint si fortement que vous avez senti son cœur bondir sous sa mantille. Va, ne crains rien, bonne fille, ta mère n'a riÇn entendu, et ce soir, après la prière, quand ton vieil aïeul t'aura baisée au front, tremblante, Inquiète, tes petits pieds effleureront le gazon, tu t'arrêteras vingt fois, respirant à peine. Enfin, tu t'assoiras, palpitante, au pied de ce bel amandier en fleurs, dont les feuilles luisantes refléteront la douce clarté de la lune. Là, tout à coup, deux grands bras viendront t'envelopper. Eh! sainte Vierge! qmel courage! brave fille, tu n'auras pas peur! Mais le son des castagnettes est moins éclatant, le soleil se couche, la cachucha tournoyante a cessé, Les jeunes filles regagnent leur village, et rient, ©t chantent en arrondissant derrière leurs oreilles les boucles soyeuses de leurs cheveux humides. Maintenant, ne direz-vous pa® comme moi que c'est un digne couveat que 1© couvent de Santa- Magdalena; car, enfin, figurez-vous une pauvre jeune fille enfermée là avec ses dix-huit ans, ses yeux noirs, ©t son cœur espagnol qui bat sous son sca-pulaire.D'abord, à matines, c'est une.longue prière dans une église sombre et glacée; et puis les vêpres, et puis la messe,et puis l'Angjlus, et puis le salut, et puis, que sais-je, moi? Pour distraction, deux heures de promenade dans le jardin du vieux cloître. Vou® savez, un jardin de cloître? de grands chênes noirs et silencieux, un gazon rare encadré dan.3 des bordures de buis, ©t du soleil à midi : voilà tout. Aussi avouez que lorsqu'un jour de fête on a pu s'échapper un moment de l'église pour venir dans sa cellule, le cœur bat d'aise et de joie! On entre, on ferme soigneusement sa porte, et l'on est chez soi. Chez soi! comprenez-vous c® mot? quatre murs nus, mais ils sont blancs; un crucifix d'ébèae au-dessus d'une petite table de noyer, mais elle est couverte de fleurs; une fenêtre grillée, mais elle donne sur la prairie verte; un lit étroit et mince, mais on y rêve. Franchement, avec toutes ses richesses et vos souvenirs de petite fille, envieriez-vous le sort de la camarera mayor de la reine de toutes les Espagnes? Eh bien, pourtant, une jeune fill© est là, seule; le crucifix, la petite ta'ble, la fenêtre, 1© lit, le parfum doux et faible, rien n'y manque : ©t elle ne regarde ni la prairie, ni la danse, ni le soleil qui se couche étincelant. Son front est caché dans ses mains, et des larmes roulent sur ses doigts déliés. Elle lèv© la tête ; c'était la Monja qui assistait à la course de taureaux. Elle n'était plus brillante de satin et de pierreries comme le jour où elle avait dit adieu au monde. Oh! non; un© large robe de bure ensevelissait sa jolie taille comme dans un linceul, ses grands cheveux noirs étaient coupés et cachés par un ban- ieau de toile qui dessinait l'ovale de son front blai et candide, et retombait de chaque côté de » ioues. Mais qu'elle était pâle, bon Dieu! ses yei bleus si doux et si purs sont entourés d'un lé© cercle noirâtre, où des veines d'azur sillonne] sette peau délicate et rosée. — Mon Dieu, pardon ! pardon ! — dit-elle, et el se jeta à genoux sur la pierre. Quelque temps après, elle se releva les jou pourpres, les prunelles étincelantes : — Fuis... fuis... dangereux souvenir! — s'écri t-elle en se précipitant à la fenêtre. — Oh 1 de l'ai ie l'air, je brûle! Oh! je veux voir le soleil, l arbres, les montagnes, cette fête, ces danses. Oi ie veux voir cette fête, être absorbée tout entiè: par ce spectacle bruyant. Heureux !... heureux son ils! Bravo! que j'aime la couleur de ta basquine . les tresse® de ton réseau! Que j'aime cette flei bleue dans tes cheveux blonds! Mais tu te rappr ;hes de ton danseur. Il est beau, ses yeux se fixe; aur les tiens avec amour... Lui aussi avait un dot regard, mais... Et elle cacha sa tête dans ses mains, et elle i tut; car son cœur battait d'unie force à rompre , poitrine. Puis, reprenant et parlant avec vitess comme si elle eût voulu échapper à un souvenir q l'oppressait : — Comme le soleil se couche radieux ©t bri lant ! Jésus ! quel beau nuage de pourpre aux refle i'or ! que sa forme est bizarre et changeante ! To à l'heure, c'était une élégante tour mauresque at mille créneaux, maintenant c'est presque un glol de feu; mais ses contours varient encore, ils ; découpent plus arrêtés. Santa Carmen! on dirait ua figure humaine. Oui... ee larg© front... et... cet bouche... Oh! non... si... Jésus... il lui ressembla Et, haletante, elle était à genoux, les mais iointes, dans une sorte d'extase, devant cette imaj fantastique qui se voila de vapeur, s'effaça peu peu, ©t disparut tout à fait. 2 LES TRIBUNAUX est TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLE- ■oit ROI. — Audience du 28 juillet. — Une intéressant© la affaire de faux et d'usage de faux vient d'être jugée un par le Tribunal correctionnel de ccite ville. Mme lue g., négociante, était poursuivie pour la production ,ra- d'une traite de l'import de plusieurs milliers d© t à francs émanant de J. D., aujourd'hui décédé.Ce dter- es. nier, de son vivant, avait acheté des marchandises ion sur lesquelles il avait payé un premier acompte. Au na- mofent de son diécès, le père du défunt versa un itré deuxième acompte à valoir et ce n'est qu'à la pré- rois sentation d© la note restant due que celui-ci décla- bl© rait que la signature n'émanait pas de son fils et res qu'elle était fausse. Plainte fut déposée à charge do nde la commerçante et des poursuites ordonnées par on. le Parquet, qui nomma deux experts, MM. C. et C., vec qui affirmèrent que la signature n'émanait pas du fes défunt. Un troisième expert fut commissionné par ns. la partie civile, déclarant à son tour la signature ous fausse. L'expert en écriture de la défense, M. K., six affirma son authenticité, et les témoignages recueil, tra- lis ont confirmé sa manière de voir.Conséquemment par le Tribunal s'est rallié aux conclusions de cet ex- perc en acquiusuri ia prévenue. ■ ■ ■ ■t— INFORMATIONS FINANCIERES BOURSE OFFICIEUSE DE BRUXELLES. Les cours du jour. — Lundi 30 juillet. Rentes et Lois de villes. — Rente Belge 3 p. c. mai-nov. 72; Anvers 1887, 85 1/2; Anvers 1S03 69 1/2; Bruxelles 1805 70; Bruxelles Maritime 68 3/4; Liège 1905 65 3/4; Gand 1896 65 1/2; Lots du Congo 89 1/2 ; Schaarbeek 61 1/2. Banques. — Banque Nationale 3810; Crédit An, versois 410; Chemins de fer et Tramways. — Bruxellois div. 887 1/2; Vérone priv. 155; id. div. 11 ; Madrid Espagne ord. 145; Braila 175, Métallurgie. — Trust Métal, cap. 43; Tél. Con-. stantmowka 615. Charbonnages. — Grand Conty 550, 560; Grande Machine 1775; Hainaut 535, 550; Laura div. 1220, 1265; id. cap. 1600, 1625; Nord Flénu priv. 240; Sacré-Madame 2650; Centre Jumet 2005; Bonnier 620; Wilhem-Sophia 2150, 2250; Masses Diarbois 2500. Valeurs coloniales. — Culture Java 172 1/2, 135;' id. fond. 1137 1/2; Hévéa 220; Kassai 84, 83 1/4; Katanga 2815, 2830; Lacour fond. 580, 585; Soen-ghei-Lipoet 520, 517 1/2; Tanga 115 1/2, 116; Union Minière 1710, 1700; Zuid Preanger 215; Selangor 430, 432 1/2; Batangara 185. Valeurs diverses. — Sucreries Européennes cap. 99, 103; id. fond. 84 1/2, 87; Sucreries St-Jtan cap. 133 3/4, 137, 298 3/4, 300; Pétroles Grosnyi priv. 3025, 3050; id. ord. 2700; Pétroles Tustanow cap. 70; id. fond. 87 1/2; Balgo-Cain. Pulp. priv, 592 1 /2 ; Grand Bazar 365. Valeurs étrangères. — Barcelona 117 1/2, 12Q 1/2; Dyle-Bacalan oriv 870; id. ord. 860; >,. ' 'i , ' v Ligure Toscana 233 ; Egypt. Entrep. 173 3/4, 175; Brazilian Traction 343 ; Mexico Tram 275. Mines. — Baccarès 106 1/4; Mines d'Or Au0t£» cap. 200. Eaux. — San Antonio cap. 23. COURS DU CHANGE. New-York, 28 juillet. — Berlin —.— ; Paria 5.7625; Londres 60 jours 4.72; Cable Transfers 4.7645; Argent en barres 73 1/8. Vienne, 28 juillet.— Berlin 155.75; Suisse 218.75 Hollande, 446; Sofia 127.50; Copenhague 316.50; Christiania 18.50 ; Stockholm 335.50 ; Rouble 3.25j Constantinople 31 1/8. BOURSE DE LONDRES. Londres, 27 juillet. — Consol. 2 1/2 p.c. 55 3/8; Argentin© 1886 5 p.c. 96 1/2; Brésil 1889 4 p.c. 58 1/4; Japon 1899 5 p.c. 74 1/2; Russie 1906 5 p.c. 72 1/2; Canadien Pacific 180 1/4; Unit. Stat. Steel Corp. 127 ; Rio-Tinto 61 3/4; Chartered 13 s. 3 d. ; De Beers 16 1/4; Goldfields 1 1/2; Randmines 3 3/8 Emprunt de guerre 5 p.c. 94 1/2; id. 3 1/2 p.c. 87 3/4. BOURSE DE NEW-YORK. New-York, 28 juillet. — Atch. Top. a. Santa Fé 4 p.c. 99 1/2 ; Unit. Stat. Steel 5 p.c. 100 1/4 ; Atch. Top. a. Santa Fé 100 1/4; id. préf. 95 1/2; Baltimore a. Ohio 69 1/2; Canadian Pacific 160 1/2; Ches. a. Ohio 60; Chic. Milw. a. St-Paul 69 5/8; Denv. a. Rio-Grand,e 7; Erié 24 1/2; Id. Ire préf. 36; id. 2e préf. 27 1/2; Great North. préf. 104; Illinois Central 102; Interbor. Cs. Corp. 9 5/8; id. préf. 55 1/2; Kans. City a. South. 21 3/4; Louisville a. Nashville 123; Miss. Kans. a. Tex. 6; Missouri Pacific 31 5/8; Nat. Railw. of Mex. 2e préf. 6; New-York a. Huds. Riv. 88 1/2; New-York Ont. a. Wst. 23; Norfolk a. Wst. 120; Northern Pacific 100 1/4; Pennsylvania 53 1/8; Reading 94 1/4; Chic. Rck. Isl. a. Pac. 63; Southern Pacific 93 5/8 South. Railw. 26 3/4; id .préf. 54 7/8; Union Pac. 135 1/2; Wabash préf. 49 1/4; American Canad. 48 1/4; Am. Smelt. a. Réf. 103; Anaconda Cop. Mg. 77 ; Bethlehem Steel 127 ; Central Leather 88 1 /4 ; Intern. Merc. Mar. 28 1/2 ; id. préf. 87 3/4 ; uim. orai. oicei *_.urp, ; ia. prer. uo. ANNONCES_^^ . . . 2 fr. la itgne. Intéressé peaux brutes lapins et chevreaux demande offres, quantités et prix. Ecrire à E. YULLAC, bu reau au journal. Pharmacies populaires C&sgrêennes. On demande un PHARMACIEN-GLUANT, belles conditions, — Adresser offre : Rue de Rotheux, 57, à SERAING-s/Meuse. )62 Maison ci expédition de Liège demande pour SB1! la coirespondance, .demoiselle ou employé bien au courant de la sténographie et de la machine à écrire. Ecrire R. O. 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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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