Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 06 April. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 10 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/m03xs5m567/
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fcjmc - ITB" S ABONNEMENT < Bruxelles - .Province - Etranger lies abcmao^rvorK» sont^ reçus ^vobisivement pat tous les KUR1CAIXX TMR .POSTES. r L'es* récitanwiiioijs concernant .les abonnements doivent être «adressées exclusivement au i)nreJl/T/laposte,qui a délivré t'aboriYiemfcnt, PRIX DES ABONNEMENTS : é mois : ^ mois • i mais • ( >Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 Tirage: 125,000 par jour m*, a rmwi B r m t <J|IU■ ANNONCES Faits divers et Echos la ligne fr. 5 Oo r Nécrologie 300 Annonctes commercial^si ..y... g 00 Annonces financlèrca . 2 00 ^ PETXTÎ3S-ANNOÎTCES : la grande ligno 2 00 S? Rédacteur en chef : René AHMAND. r Ridaetion, Administration. Publicité, Vcnto BRUXELLES, 33-3S, rus de la Caserne. Tsrage : 125,000 par jour* < . JOURNAL QUOTIDIEN IKTDBPENDAKT LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, 5 avril. — Officiel, midi i Théâtre (le la guerre à l'Ouest, Nous avons attaque hier au sud de la Soin 'me et des deux côtés de Moretiil et avait âélog" l'ennemi de ses fortes -positions. De réserves anglaises et françaises s'opposëiev à iios trouvés Leur assaut se brisa dans ne t>e feu. Après trie âftre lutte, nous avon fris Ilanicl entre la Somme et la rivière, d Luie,'ainsi que de? coins boisés au nord-es 'et an sud-est de Villers-Brctonneux, Cast'. et Mailly, sur la rive occidentale de l'Avrt f 'e.n:icmi opposa sur tout le front une rêsn tance désespérée. C'est pourquoi ses perte sanglantes sont exlraordinaireinciil lourdes Nous avons fuit quelques >iv.'li\ s de pu ' fonnie'S. Après constatation terminée,le U3m:) e <*-< prisonniers ramenés par l'armée 11<■ généra r ou Huiler dans la période du 21 au. 28 mar s'élève à 51,218. celui des canons conquis 720,. Par là, le butin total jusqu'ici S'est élc t'é à plusse 90,000 prisonniers et plus d I,300 canons En représailles pour le bombardement, pa 1rs F tançais,persistant depuis quelques jour de'nos abris ci Laon, nous avons soumi 'A'eims à notre feu. En Champagne et sur l, tire orientale de la Mèusêj des agression fructueuses ramenèrent des prisonniers. 1 Devant Verdun, le duel d'artillerie reti forcé durant la journée est resté égalemen T'f durant la nuit. A l'Est. Dans l'Ukraine, nous avons pris à de 1? an de s ennemits sur la voie ferrée I'oltawa 'Cànstantinograi 28 ïcagotis de chemin d fer chargés de fusils et de munitions fran ( çaises et -plus de 1 million de projectiles d'à' tillerie Des troupes s'avançant dans la val fée. du Dniepr ont pris léhaterinoslaw apr'c 'tombât Théâtre de la guerre asiatique : Des troupes allemandes., en liaison ave 'des trjupes ottomanes, ont rejeté, au cotr 'd'un combat de plusieurs jours, vers le Jourdain des brigades d'infanterie et de co valeric anglaises qui après avoir franchi t Joïtrdain s'avancent par Es-Salt et sttr A m mon. fi Eli LIN« 1, avril. — Officiel : Le commandement suprême avait été in foriitéj le S avril,, que ce jour-là avait lieu , Paris, l'enterrement de M. Strohliu, conseil 1er de légation suisse-. Il ordonna de ce chc que le bombarde m etil de Paris fût zmmédia tement suspendu ce jour-là. Cette ordon notice a été lancée dans l'espoir que de leu côic les Fiançais suspendrai?"4 bombai-'dément de Laon à par tir du samedi G avril , II. fieures du matin, pefur les heures- suivait tes, e,i considération de l'enterrement de citoyens de Laon tués par les grenades fran çaises, qui aura lieu à ce moment. BERLIN, ft mars. — Officiel ;. En continuant notre attaque au sud de h Somme, nous avons remporté de nouveau. Sliccès. JLn guise de représailles pour le bombar dément, ininterrompu depuis quelques jours dé nos abris à Laon, par les Français, itou ttvons pris Reims sous t.cire feu. BERLIN, 5 avril. — Otficiel ; La guerre sous-marine. Nos sous-marins ont coulé dans la son, de barrage autour de VAngleterre six va ■peurs d'un tonnage global de 20,000 l $ nés fç.rmi eux trois vapeurs anglais à la col prientate de L'Angleterre. Le vapeur an £Ïais « Ikeda » (GJS11 t.), armé de plusieur tarions, ayant probablement à bord du ma tériel de guerre, a été coulé dans la parti, orientale de la Manche au cours d'une cou t':e action ennemie ta plus violente. AUTRSCHIEN VIENNE, !t mars. — Officiel ; Au front de montagne italien, le feu d'ar îillerie a été un peu plus animé. Au cour d'attaques de rcconnaissance,l'ennemi a lais sé des prisonniers entre nos mains. VIENNE, 3 avril ; t Dans la vai'lec ae l'Adige des troupes ila tiennes de reconnaissance ont été repous sèes. BULGARE SOFIA, 2 avril. — Officiel : Sur le front en Macédoine. dans la régioi de Bitolia, notre artillerie a bombardé ave succès plusieurs batteries ennemies. Jjàn la boucle de la Cserna, court duel d'artillg fie A l'est du Vardar, nous avons dispers. un détachement de reconnaissance anglais L'artillerie ennemie a violemment bumbar dé la ville de Doiran.A l'ouest de ISalkowost ilos' unités ont fait prisonniers des soldat anglais. Des détachements d'infanterie en jicmic, qui tentaient cTe couper nos postes ai sud de. SéreSjOnt été disper: ar notre feu Sur le front de la Dobroudcha, armistice TURC CONSTANTINOPLE,3 avril.— Officiel Sur le front en Palestine, l'attaque exécu tée par les Anglais sur la rive orientale di Jourdain a échoué; elle prend les allure d'une grave défaite pour l'ennemi. Nos trou ■pes marchent victorieusement de l'avant e infligent de nouvelles pertes aux Anglai. qui battent en reiraite par des chemins dif ficilcs. Sur toute la ligne, l'opiniâtre rèsis tance de l'ennemi a été brisée. Commandée 4>ar le colonel Essad Bev. nos troupes débou t liant du nord ont forcé en combattant L passage sur VVadi Abiad, elles ont recotiqui El Sait et, progressant sans cesse irrésisti llement, atteint la route El Salt-Jericlio.De, Renforts ennemis amenés en hâte,ont été pri ions le feu efficace de notre artillerie et vu Itu fuite par une impétueuse attaque de no Ire cavalerie. De l'est aussi, la poursuite d i'ennemi est en plein cours. En dépit de Conditions climatériques très difficiles, no, 'escadrilles de bombardiers ont efficacemen tltaquè des camps ennemis établis sur L bpiihi ni»il iili i iii m" «1111111111—rnT-irnrniii i n n Jourdain cl près de Jéricho. A l'ouest di Jourdain, à certains endroits, violente ca i nonnade et activité des Patrouilles. Celle de nos troupes postées très près du fleuv, ; ont efficacement aitaçiiié vers le sud. Par ailleurs, rien d'important à signaler FRANÇAIS PARIS, I, avril. — Officiel, 3 h., P. m. La lutte d'artillerie a pris pendant la nui un caractère de vive intensité dans la regioi ■au nord de Montdidier. Au nord-ouest d s Reims, en"Champagne et sur la rive cauclt sf de la Meuse, nos troupes ont pénétré su plusieurs, points dans les tranchées enne mies. Des incursions leur ont permis de ra 1 mener une trentaine de prisonniers et deu cf mitrailleuses Des loups de mains ennemi , à l'est de Reims, au bois d'Avocourt et ai nord de Saint-Didier sont restés sans succès Rien à signaler s ir le reste du frtfnt. s PARIS, If Avril — Officiel, 11 h., p. m. La bataille a repris ce matin avec une ex t'éme violence dans la région au nord d, M ontdidier et se poursuit encore à l'heur, s actuelle. Sur une étendue d'environ 15 kilo i mètres, depuis Grive sues jusqu'au nord d> s la route d'Amiens à Rove, l'ennemi a laite> h des forces énormes révélant une volonté fer me de rompre notre Iront, à tout prix, lus : qu'à présent on a identifié par prisonniers ' onze divisions ennemies. Nos troupes ave, ' un courage intrépide ont résisté au choc de, s masses assaillant es que fauchaient les feu s d'artillerie. Malgré les efforts dix fois ré i vétès de l'ennemi, celui-ci n'a réussi, au pri s de sanglants sacrifices, qu'à gagner quel ques centaines de mètres de terrain et < s'empare' des villages de Mailly-Raineval " t de Morisel, dont nous tenons les hauteur, avoi'iiia itcs. Grivesnv», attaqué avec un, particulière violence est resté entre les main, i de nos troupes qui après avoir brisé tous le assauts ont contre attaqué avec vigueur ? ? réalisé des progrès sur ce point.Entre Mont didier et Lassigny grande activité des deu-a'tillerie?.PARIS. i avril. -— Officiel : ' Outre les avions signalés au-dessus de li banlieue, un avion allemand a réussi à sur voler Paris où il a jeté des bombes sans ton tefois causer de dégâts. ifAUfcN ROME, S avril. — Officiel: Au sud de Hargo (?), un de nos déta chciucnts a pénétré par surprise dans un a vaut-poste ennemi e ' r- - *-mené 15 prison tjiers. D'autres de vos détachements ont fat des prisonniers sur le versant méridional d< ' la Ci ma d'Ore ( Judicarie); ils se sont em - parés, en outre, de matériel de guerre. 'Su, le versant nord-est du monte Alisïùno, non avons exécuté d'heureuses reconnaissances. Dans la vallée supérieure de Dano et dan, r celle de Cortellazo, nous evons dispersé de, patrouilles ennemies. \ ANGLAIS s LONDRES, 5 avril. — Officiel de l'ami rauté .• La semaine dernière, C navires de plus d-1,000 et 7 de moins de 1,600 tonnes, ainsi qui i ù navires de pêche ont été coulés. r LONDR ES, 3 avril, — Officiel : Des troupes du Lincolnshire ont dirige hier matin une attaque contre les tranchée: > ennemies établies au nord de Loos; elles on s fait 31 prisonniers et capturé une mitrailleu se. En outre, elles ont prononcé fiier soi-avec succès plusieurs attaques au nord-es de Paelcapelle; quelqires prisonniers son, - restés entre leurs mains. Hier soir, nu important détachement en nemi a dirigé une attaque énergique contre nos positions établies dans les environs di Fam'poux; après un violent comba.t, il c > été repoussé. Un certain nombre de soldati allemands ont été tués; Quelques prisonnier. ■ sont restés entre nos mains. Nos troupes ont prononcé hier soir ave. succès une attaque locale à proximité d'Ayet te,qui est maintenant en notre pouvoir.N ou. avons fait plus d'une centaine de prison niers et capturé 3 mitrailleuses. Au cours de l'attaque déjà signalée et exé s ' entée près de Serme, nous avons aussi fat, quelques prisonniers. Par ailleurs, rien à signaler sur le fron, de bataille. LONDRES, h mars (Renier), — Officie, de VAmirauté : Un destroyer anglais a sombré le 1 avril à la suite d'une collision. Tout le monde c été sauvé. 1 nrï*i-< : Dernières Oepêches La guerre sous-uiariiie. Berlin, 5 avril. -— La vigour.euse contre partie opposée à l'action des sous-manns al lemands est signalée un© fois de i>lus par it rapporteur- de l'Amirauté; elle constitue ut phénomène naturel à chaque gu'erre, et ni doit pas ébranler la confiance dans VbsU'; des hostilités. En somme, il y a constammen-antagonisme entre le perfectionnement de: moyenne d'attaque et celui des moyens de dé fense. Seulement, de même quo la tranchée tout en entravant les effets des piojectile. i modernes, ne parvient néanmoins pas à les s annuler, de même l'Angleterre recourt éner giquement, contre les sous-marins, aux mi { nés, filets, bombes hvdrauliques, avions e1 î bateaux automoteurs armés, mais en vain. i. va de soi que la gloire des performance: accomplies par les Sous-marins est d'autan! s plus rehaussée quo les dar jts. opposés soin plus grands. Mais la preuve qu'en fin d( ; compte les moyen; de défense n'atteigneni pas leur but, est encore attestée par les pa rples du ministre anglais Barnes; d'après It ; « Daily Telegrapb » dxi 26 février, il aurai i' déclaré à la Chambre des communes, au su : jet des pertes en navires : « nous serions in sensés de ne pas prêter toute notre atten ; tron à ce langage éloquent des chiffres. » r Rotterdam, 4 avril. —• Le « Maasbode » es s informé par les notabilités du négoce que 1< ! vapeur norvégien u Ren » aurait epulé aprt ? avoir heurté une mine i Les eonibals à l'Ouest. Berlin, 4 avril. — De même quo dans la l nuit du 2 au 3, des contre-attpques réi' ' ces de l'ennemi avaient pour but. aujourd'hui, de recon-quérir la hauteur située au sud-nue«t de Moreuîl; toutes ces attaques furent déclanchées ap:ès une nnonnade préparatoire, et o-^'^x'-es par der. rontinpents en masses compactes, mais furent intégrale-, ment Topoussées aver des extraordi naires chez l'ennemi. De plus, les Allemands \ bombardèrent avec succès les gares impor "r tantes de.Cortinièone et Les navires ho^anflais sa'sîs en Amérique La Have, 4 avril. — I.es notabilités du. < négoce font savo;r au u Korrespondenz Bu-f reau » pue les n»or>ri^tàjpç9' des cargaisons i des navires holl?nicl?is f i :s en Amérique ont été, informés de ce -que. les'dites cargaisons {vvpie-it 4-H Tcmjs&sj.-po.ur leur compte, aux Etats-Unis. Mg La situation en Finlande. Wasa, 3 avril. —- Du grand quartier péne- ■ ral : aujourd'hui matin, entre ° "t 3 heures, violente canonnade et contre-attaque à Tarn- ' mersfors;les colonnes de ffardps blanches af- - fluaient du sud et du nord-est: l'ennemi opposait une résistance acharrséè dans ses positions situées du côté ouest, ninsi que dans les maisons et usines où il s'était retranché: les parde^ blanches rtairvmirent à s'emparer i d© tout l'est de la ville jusqu'à la rivière; l'ennemi se retrancha plus loin; en fait de butin, on signale une tocb'motive, plusieurs centaines de wagons «''aptrovisionnemet»ts. ; et mille prisonniers. Des tentatives opérées » du sud aux fins de venir On aide à l'ennemi. '■ échouèrent et permirent d'aiouter au butin f une colonne du train capturé à l'ennemi. La vérité sur les pourparlers J Czerniii-Clein iieeau. ' Vienne, 4 avril {officiel). — L'agence Ha-vas annonce que Clemenceau aurait accuse de mensonge le comte Czernin à propos dès propositions de paix du comtc,propo-ition-i que celui-ci déclare avoir, abouti à un échec . vu,l'obstination de la Franc© à reprendre . l'Alsace-Lorraine. Or, la réalité c'est que, sur ordre du comte Czernin, le conseiller de légation, comte Nicolas Kevertela, eut des entretiens en Suisse avec un délégué de confiance de Clemenceau, entre autres une conversation du 2 février, à Fribourg, relativement aux conditions de possibilité d'une paix générale.Puis, le co^t© ReverteLa,après être allé prendre les instructions du comte f Czernin, inforrna le délégué de Clemenceau ^ do ce que le comte Czernin était prêt â débattre les conditions avec un représentant de , la France et crovnit '• T \ '1 ■ k' d'abou tir au succès pourvu que France renonçât à l'Alsace-Lorraine. Il fut alors répondu a i cromte Revertela, de la part de Clemenceau, que ce dernier n'était pas à même de signi-' fier'au nom de la France une renonciation à ces provinces; dès lors, toute entrevue entre les deux hommes d'Etat devenait inutile. Pertes énormes de munitions anglaises. Berlin,4 avril. —L'artillerie anglaise est | moins active que de coutume au cours du ? temps de repos actuel au champ de bataille; elle se borne à décharger de temps à autre sur la position nouvellement conquise ' ; par les Allemands, un feu perturbateur f aussi nerveux que dépourvu de succès.Mais 5 la plupart du temps, on constate chez l'ennemi un manque d'unité dans la direction du tir, et il est-visible que son artillerie cherche ' à économiser les munitions. Ce n'est pas : .qui! y ait pénurie de celles-ci, mais il est indéniable que les Anglais doivent renonce'r - aux abondantes décharges d'artiiiene dont ' ils avaient pris l habitude depuis des années. . 1 La cause en réside daru las énormes pertes ï en munitions abandonnées aux Allemands, lors d© l'avancement si rapide et surprenanr r de ceux-ci, en toutes les positions du champ de bataille, aux voies d'accès comme aux : vastes dépôts de munitions. Pour avoir une idée de la quantité formidable des munitions t ainsi capturées, il suffit de savoir qu'il n'a - encore été possible ni de les rassembler, ni de les dénombrer, ni de les transporter to i talement. Contrairement à ce qui se passait j ; naguère, c'fôt maintenant à la lourde artillerie allemande que revient la gloire des suc-' cès obfenus sur tout le front. , Les dévastations anglaises en Fiandre Berlin, 4 avril. — Par suite du bombar-, dement de Courtrai, Ostende, Dixmude,' i Ivoukrs, Menin et de beaucoup d'autres petites villes, la ville florissante <!e Courtrai est condamnée également à mort pa-r les canons anglais- Apparemment, les Français et les Anglais vivent dans l'illusion qu'en bombardant au hasard des localités derrière notre front, ils paralyseront la force combattive allemande. Ceux qui eai pâtisson'i sont simplement les malheureux habitants de ces localités; | des Français et des Flamands qui ne veu-J lent point abandonner leur pays, tandis que les soldats occupant les villes bom-, bardées se contentent de gagner tout simplement les abris qui ont été aménagés partout. Mais les femmes, les enfants et les vieillards sonio sacrifiés sans défense ' au feu de leurs propres compatriotes parce qu'jls ne veulent ou ne peuvent , pas abandonner leurs demeures ou continuent souvent aussi leurs affaiires. Oc- ! > lui qui a été contraint de voir comment ; les cadavres déchiquetés des femmes et ; des enfa>nts gisent dans les rues, ou doi-^ vent être retirés des décombres des maisons écroulées, comprend la haine et la ; fureur de la mialhouinsuso population oi-: vile contre, les Anglais qui sont los auteurs de tous ces malheurs indicibles. Lors du bombardement de Courtrai, aucun dégât milita,irai n'a été causé. Tous les coups ont atteint des maisons pri-; vées à population dense, ou leur voisi- ■ nage. Parmi les victimes Se trouvent de , nouveau de htimbraux tmfajnts. Des oen- taines de pauvres gens sont assis, paralysés de terreur et gelant de froid, sur leur souil, aux fenêtres ab'seintos où dans des caves obscures où ils attendent la prochaine avalanche de grenades anglo-françaises, qui détruisent et leur vio et Leurs biens. Entre deux batailles à l'Ouest Berlin, 4 avril. — Nous lisons dans la « Deutsche Tageszeitung » : On peut s'en remettre aux troupes allemandes, même quattt aux jugement à émettre sur leurs nerteis, prétendument colossales, dont l'Entente- envoie de par le monde des rapports -fantastiques par une avalanche de •rad'otékigfammes ; j'arrive précisément do l'aile droite de l'armée (allemande, qui a peroé le front, ot qui eut affaire à la plus forte résis-ianee ennemie comme aux plus graves d ffi-ou-îtés du terrain, où, par conséquent, les pertes atteignirent lour maximum ; n'empêche que cos troupes n'ont absolument pas l'impression d'écopar à l'excès ; telle division aaxo-nne qui avait été lancée en touts première ligne et y avait combattu six jours, protesta énergique-mont lorsqu'il fut question de l'en retirer au septième jour ; ces hommes dé-oloraient de n'avoir pas eu encore cha-crin une paire de jambes en plus, « alors,' disent-Us, nous Ecrions parvenus à attraper l'ennemi ». Aussi, l'ordre de raient'r momentanément la marche fut-il transmis eux troupes do combat, non oaa en tant qu'arrêt, mais, nonobstant tout l'entrain des Iwïmm-es; à titre de ménagement pour ' eux:, de la, part, du haut oomma.ndem.eint ; heureusement, "les troupes se rendaient compte de ce que, én «bs- jours de marche victorieuse, la zoijs dév-aistée par les combats était forcément transformée en un désert où il s'a.gUaait de rétablir des vo'"es de communication, chose qui ne s'ôoèr'e pas en cadence a-vec le rythme accéléré des as* sauts de l'infanterie allemande, surtout quand les-ntempéries s'en mêlent (-exemple, aux jours du vendredi-saint et du lendemain) et où le sol marécageux ne se prête pas au transfert de l'.airtillerio etvdes munitions, alors que l'ennemi, lui, ne faisait que se rapprocher de &gs réserves en canons, munitions et campe-miants.En somme, los exagérations cojftst-xnl..ca dont les rapports SrmemJ's .sont Entachés lorsqu'il s'agit de relater des pertes allemandes, prêtent à croire qu'eux-mêmes doivent s'illusionner sur leurs propres pertes en hommes. Quiconque aura vu les Secteurs*" horrifiants du champ de bataille do BapaiUmo, où gisent encore à présent des milliers de cadavres anglais nonobstant le zèle apporté a-ux travaux d'enfouissement, aura constaté-u.ne proportion do 20 à 30 Anglais tués pour un Allemand ; après avoir noté que d» vastes abris souterrains oit les ennemis se réfugiaient eti masses compactes, étaient, l'un après l'autre, prt>mpte-ment exterminés pa.r l'artillerie allemande a>vec tout leur contenu, on s'abstiendra de parler dé pertes sanglantes, les plus fortes que las Allemands aient subies en cette guerre ; ou bien, il faudrait avoir atteint, dans ces offensives à coups de mensonges, le courage du désespoir pour juger consolants les résultats d'une comparaison des colossales pertes britanniques avec les pertes bien inférieures des Allemands.Nouveaux appels au secours L'agence Reuter annonce de Londres quo par l'intermédiaire du correspondant d'« El Mercurio », à Londres, lord Bryce et ldrd Northcliffe, chargés de la propagande anglaise en pays neutre, on^nvoyé des télégrammes aux républiques sud-américaines, dans lesquels ils exposent le danger du militarisme allemand pour les décider à Srf joindre aux Alliés et à porter secours à la Grande-Bretagne menacée. JNouvelîcs de Russie La Haye, 5 avril. — Le journal socialiste <c Het Vol-k » a reçu de Russie plusieurs nouvelles Se rapportant avant tout à la réorganisation de la jurisprudence. Le mariage civil est devenu obligatoire. Les enfants naturels auront à l'avenir les mêmes droits quo les enfants légitimes. Le mariage religieux n'est pas défendu. La tsarine-mère en détresse Stockholm, 5 avril. — La tsarine-mere Maria Féodorowna, qui habite-avec sa fille. Xénia Alexandrowna sa propriété Ailodor en Crimée, a dépensé tout ce qu'elle possédait et a prié les Commissaires du Peuple de pourvoir à son existence. Le gouvernement a décidé que l'ancienne famille impériale n ,i pas droit à une aide ou à une pension.- J1 lui a fait savoir que si elle peut nrouver qu'elle a le droit de recevoir des subsides prélevés sur les caisses publiques, on lui continuera le bénéfice de son apanage. Un sénateur américain belliqueux New-York, 5 avril. —- Le sénateur King-de l'Utah, a présenté jeudi, au Sénat, une motion dans laquelle il demande que 1©? Etats-Unis déclarent la guerre à la Bulgarie et à la Tarquie. Pétrograd redevient St-Pétersbourg La Haye, 5 avril, — Le (t Daily Mail » apprend de Pétrograd que le Conseil des Soviets a décidé de rendre à la capitale le nom de St-Pétersbourg, attendu que le changement de ce l'om en Pétrograd doit être attribué à des motifs, avec lesquels la .république n'a rien à faire. La disette en Hollande Berlin, 5 taivi(lt. — De La Haye au '« Lo-[. ka,l Auzeiger ». : « Au cours d'une pro- menade faite par la reine Wi.lheîmine en compagnie du prince-consorb et de la princesse héritière, plusieurs manifestations se sont produites. Des hommes et deis femmes crièrent aux so-urorains : Du pain ! du pain ! Nous avons faim ! » La Reine a visité plusieurs cuisines cen-trates et d'autres institutions organisées en vue cle parer à la détresse qui règne actuellement en Hollande, La mortalité infantile en Angleterre Lerl, n, 5 avril. — De La Haye au « Lo-kal-Anzeiger » : « Le fiait que depuis le début de la guerre rien qu'en Angleterre • 200.003 nourissons son);, morts'faute do soins, h raison d un milber par semai ne, a incité le nouveau ministre de l'hygiène popul.'a* re à proposer miairdi, une série de 'mfisurfv» legalos a.u Parlement. La Haye, 5 avril, — Le ministre de la santé publique anglais a saisi mardi le Parlement d'un projet de loi portant les mesures à prendre pour combattre l,a mortalité infantile. DÉPÊCHES i«es remuais a i'micst. La situation. Berlin, 4 avril. — Entre l'Ancre et l' ivre, les Anglais ont fait des efforts fiévreux pour maintenir leurs positions et pour refouler les Allemands là où c'é-tait possible. Comme leurs propres troupes, complètement jetées pêle-mêle, no suffisent pas à cette tâche, ils ont amené des contingents australiens et néo-; zclandais dans leur première ligne. Ils . usent avant tout largement du secours français. Dans le secteur entre l'Ancra et la Somme, des troupes françaises ont étc entremêlées aux troupes anglaises pour résister à l'assaut allemand et remplacer les divisions anglaises retirées qui jusqu'ici ont mené les contre-attaques échouées, contre les positions allemand os. Do violentes attaques contre le front allemand près d'Aub-ercourt et des deux côtés de Maroeleave, engagés après une énergique préparation d'artillerie,Io soir du 3 avril, ont échoué, avec des pertes élevées pour l'ennemi. Les Anglais continuent à ruiner par le Air de leurs canons des localités restées jusqu'ici indemnes, derrière le front allemand. Albert, qu\ avait été relativement épargné par Iç feu allemand, n'est plus mai. tenait qu'un monceau de ruines. Ainsi se trouve vouée à la destruction et à lai dévastation complète par les Anglais, une nouvelle portion de territoire français.Amiens menacé. Zurich, 4 avril. — On mande die Paria aux journaux milanais que les Alliés auraient concentré au front de l'Ouest plus , de 70 divisions, à l'aide desquelles ils espèrent faire tourner en leur laveur le combat décisif contre l'ennemi. Il est possible qu'on doive encore céder Amien,s(le généralissime Foch s'est pourtant porté garant de la conservation d-a cette ville? N. d. 1. R.); par contre,Com-piègne devra.t être gardé à tout prix. Le trafic Paris-Bordeaux subit depuis samedi d'S® restrictions et des retards sensibles, sans qu'on en donne toutefois le motif. Les Américains au front et ce qu'ils valent. Berlin, 4 avril. — Lors des combats entre Somme et Oise, des Américains ont été également, faits prisonniers à diverses reprises. Ils étaient allés au feu bien malgré eux et appartiennent à des régiments de pionniers occupés à la„ confection des routes, des ponts ou des chemins. Ces Elections de construction, avaiept été, vu l'urgence de la situation,, lancées dans le combat, par détachements s'clevant à .30 hommes. Berlin, 4 avril. —• La nouvelle d'après laquelle les Américains n'auraient été engagés que par régiments entre les troupes anglaises et françaises, prouve combien minime est la confiance de l'Entente dans la valeur combattive et dans le commandement des Américains. Tandis que* les Belges, les Portugais et les troupes coloniales combattent par grou-, pements assez importants,les Américains doivent se contenter de servir de bouche-trou subordonné aux unités anglo-françaises.Les alliés livrés à leurs conjectures e{ appréhensions. Berne, 4 avril. — Le « Temps » donn5 un aperçu de la situation militaire, et déclare que toutes les réserves des Alliés ont été portées au champ de bataille de Picardie; qu'entre Arras et la Somme, l'issue du combat sera décisive; toutes les forces de l'Entente vont y lutter, et l'on peut avoir la conviction que les Allemands y enverront, eux aussi, toutes los troupes dont ils disposent (attendona. avant de pronostiquer). r-a- Haye, 4 avril. — On mande de Londres : Les journaux, en émetfanf leurs -appréciations sur la situation militaire, attachent un grand poids à cettu çonisi-dé ratio n, qu'il s'agit surtout de gagner du temps et de tenir l'ennemi eu. respect; ils estiment qu'il sera possible d'établir ensuite graduellement. l'éqai-J libre des forces, l'assistance américaine 5™ anriés. « S!" 1 26 i ■ Ed« S IX CENTIMES Samedi G Avril 1988.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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