Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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04 oktober 1917
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s.n. 1917, 04 Oktober. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 04 december 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ff3kw5960b/
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A™ Année - N. 1083 - Ed. S CIHQ MUTINES Jeudi 4 Octobre 191, I ABONNEMENT ^POSTAL, ÊO. ] Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 Les bureaux de poste en Belgique •t à l'Etranger n'acceptent que aes abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les IJanv. 1 Avril 1 Juillbt 1 Octob-On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois 1 Mois Fr.3.00-Mk 2.40 Fr.1.50- Mk.1.20 TIRAGE : IIO.OOO n a n mil n Le Bruxellois 1 «S 1711 n. 3< ANNONCES — La Ilgn« Faits divers et Echos . fr. Néeroiogie ; Annonces commerciales . » financières. . . > PETITES ANNONCES La petite ligne La grande ligne •> TIRAGE : îfO.OOO PAR JOUR Rédacteur en Chef : René Armand Journal Qactlâlen liiêpgiS»! Rédaction"Adm'inistration"'Publicité, Vente : I BRUXELLES, | Les bureaux du « B1RUXELLOSS » se trouverai RUE DE LA CASERME, 33 et 35, à Bruxelles (près de fia place Annaessens). TROP DE SPORT NUIT ! Un match, de boxe récent a remis sur le tapis cette question si controversée de l'utilité utes sports et de leur influence sur ie développement intellectuel de e>-ux qui s'y livrent. Il s'wt produit depuis nombre d'années et daim tous ies milieux un véritable engouement poux les sports physiques de toute espèce, pour les plus dangereux comme pour les plus cruels. La gymnastique telle qu'on l'enseignait au-itrefois, ne suffit plus, parait-il, à développer fn harmonieusement » le corps humain. Il faut maintenant le football, le tennis, le cyclisme, la boxe et autres exercices" du même genre, .qui dans la pensée de leurs protagonistes doivent nous donner une génération d'athlètes. [En attendant que se réalise cette prophétie, cm peut déjà constater que quelques-unes do <oes variétés de sports nous ont fourni une légion d'éclopés, sans compter quelques estropiés. Ceci au point de vue physique. Quant au côté intellectuel, il serait on ne peut plus intéressant de dresser le bilan exact, et de voir si, sous le prétexte d'obtenir nifim eana in cor pore sano, on n'a. pas par cette frénésie, apportée à entraîner la jeunesse vers les sports, obtenu un résultat diamétralement ppposé à celui qu'on attendait. Tout récemment, un « anti-sportif » excessif, discutant avec le principal dirigeant d'un club de football, disait : « Grâce à votre football, nous aurons peut-être dans quelques années une collection de gens ayant du biceps et du jarret; ]e vous le concède. Mais que vaudront au point de vue intellectuel tous ceux que vous entraînez ainsi vers le sport à outrance ? Pas grand'chose, assurément. » Ainsi présentée, la thèse est outrée. Le sport en lui-même n'est pas nuisible; seul l'excès — et malheureusement c'est l'excès qui règne souvent — est de nature à compromettre le développement intellectuel. Point n'est besoin d'être savant hygiéniste, pour savoir que le mouvement, l'exercice physique, est indispensable à tout homme astreint à un travail sédentaire pour lequel le cerveau lest, pourrait-on dire, constamment en ébu'.Ii-iion. Et il est certain que ren ne repose mieux d'un long et souvent pénible travail intellec-jtuel, qu'un exercice physique. l'anciui mu'istrP catholique, pour habitude, lorsqu'il avait eu à soutenir devant la Chambre une discussion longue ,et très serrée, de rentrer immédiatement à sa ' maso 11 de campagne et de se livrer à des travaux de jardinage. Cela le reposât, disait-il; pela lui permettait de reprendre le lendemain, avec une vigueur nouvelle, la lutte centre l'adversaire. Malheureusement, la génération actuelle n'a pas recoure à ce régime du ministre catholique belge, pas plus qu'elle n'a adopté le système de Gladstone qui, pour se reposer, se faisait bûcheron. Elle a cette excuse que les maisons disposant d'un jardin se font de plus ieui plus rares et que les « Amis des Arurfs » qui eux sont de jour en jour plus nombreux, yerraiemt de très mauvais œil nos jeunes gens suivre au Parc de Saint-Gilles ou a.u Pois de la Cambre, ou ailleurs, l'exemple du y> eat old man.Quant à la gymnast que,on n'en veut plus, ei ce n'est dans les écoles, pour les « petits », et on la considère uniquemo.it comme une préparation aux sports, auxquels on donne, il faut bien l'avouer, une împor^aoe ptu en rapport avec l'utilité qu'ils présentent. .C'est là surtout que réside tout le mal. Il serait puéril de nier, qu'à l'heure actuelle, l'excès est évident : la lièvre a gagné bout le mande, et lia simple annonce d'un g; and match de football, d'un assaut de oo::e, d'un championnat de lutte, suffit, même en fceîi.ps de guerre, pour amener sur e terrien ou daa s les arènes où ils se donnent, des milliers de personnes, et il faut avoir assisté à une «fête» sportive au Karreveld pour se rendre compte de la frénésie qui règne souvent tant du côté des spectateurs que du côté des combattants. Mais demandez don© à cette iné'aft foule d'apporter la même passion, nous d r jiis " iên>. plus modestement un peu d'attention, à une conférence scientifique ou littéraire, présenté® par un savant illustre ou un littê »teur dè talent. Il est à peu près certain que la plupart déclineront l'invitation; quant à ceux qui s'y rendront, ils se préoccupa'ont moins de ce que dit l'orateur que des derniers potins du jour ou des modes nouvelles. Encore une fois, il ne faut avoir contre les sports aucune hostilité préconçue; nous estimons même qu'ils sont nécessaires, sinon indispensables, surtout pour entraîner par dea exercices raisonnes d'endurance, les futurs soldats.Mais outre qu'il y aurait lieu d'écarter les sports dangereux ou barbares, il faut que tous caix qui se préoccupc-nt tant du développement intellectuel de la jeunesse que de ses aptitudes physiques, réagissent énergiquemen# Contre cette tendance de vouloir faire des sports l'unique occupation de la jeunesse,après pette guerre surtout. Nous aurons besoin d'hommes qui, quelle que soit la carrière à laquelle ils se destinent, soient physiquement forts; mais nous aurons plus besoin encore d'hommes intelligents, capables, entreprenants. Qu'on donne aux nouvelles générations une éducation physique complète, nous en tombons d'accord, mais ce n'est pas une raison pour qu'on les entraîne, involontairement peut-être, à négliger l'éducation intellectuelle sans laquelle il est aujourd'hui impossible de se préer une situation convenable. Guy d'AUa. ■mm \mm Lisez LE BRUXELLOIS l mm Toujours le mieux Informé D M LA GUERRE KwaawÉpÉt MitiÉt ALIJSfi&ANDS BERLIN, 3 octobre. (Officiel de midi.) Xiieiitïe de la guerre à l'ouest. Groupe d'armée du ieid-maréciiai prince héritier Kuporeeht de Bavière: An Iriltotul, entre Langema/rck et Zand-voorde, la lutte d'artillerie, hier, s'est élevée de nouveau jusqu'à une grande violence, auprès des secteurs centraux du front de bataille, aussi jusqu'aux plus vigoureuses rafales de feu. Dans la matinéet l'adversaire s'est efforcé de nouveau, bien que totalement en vain, de regagner le terrain conquis par nous laveil. le a-u nord de la route Menin-Yprès. Toutes ses alttaques ont été repoussées duw manière sanglante. Groupe d'armée du prince impérial allemand : De part et d'autre des routes Lao-n-Soissons, les artilleries ont déployé de nouveau une vi-v. activité combattive. Le long de l'Aisne,près de Reims et en Champagnet des poussées de re. connaissance nous ont rapporté un gain de prisonniers ei de bmin. Sur la rive orientale de la Meuse, des troupes wurtembergeoises ont réussi hier, à la pointe du, jour, à prendre d'assaut, sur la pente septentrionale de la côte 344, à l'est de Samoigneux, les tranchées françaises sur une largeur de 1,200 mètres. La journée durant, les Français déclanchèrent huit contre-attaques, pour nous déloger du terrain conquis. La nuit également, le tenace adversaire opérait encore des assauts. Les Français furent constamment repoussés au cours de combats acharnés. Plus cle 150 prisonniers de deux divisions françaises sont restés en nos mains.Les pertes sanglantes de l'ennemi augmentaient à chaque assaut infructueux. La lutte d'artillerie s'est étendue également du champ de bataille aux parties avoisinantes du front et est restée intense durant toute la journée et toute la nuit. Aviation : Les attaques de bombardement de nos aviateurs durant la nuit du 1 au 2 octobre, contre Londres, Margate, Sheerness et Douvres ont eu une efficacité constatée. Egalement sur les ports angla s et les points de transport pnnei-paux du nord de la France, de nombreuses bombes ont été jetées avec un succès reconnu. Le lieutenant Gontermann a abattu son 39e et le premier-lieutenant Berthold son ZSe adversaire en combat aérien. Théâtre de la guerre à l'est : et Front en lviacédoine : Pas d'opérations de grande envergure. BERLIN, 2 octobre. — Officiel du soir : En Flandre et devant Verdun fréquents et violents combats d'artillerie. Petites attaques d'infanterie qui se sont terminées en notre faveur. La nuit dernière Londres, Sheerness, Ramsgate et Douvres ont été de nouveau attaqués par nos aviateurs. A l'est, rien de particulier.Sur mer. BERLIN, 2 octobre. (Officiel.) Sur le théâtre de la guerre septentrional, 18,000 tonnes de jauge brute ont de nouveau été coulées 'par nos sous-rnarms. Parmi les navires anéantis figurent deux vapeurs a-nglais, lourdement chargés, dont l'im a été torpillé au sein d'une escorte, ainsi que le navire de pêche français « Quaire-Frères ». AiLÏ- VIENNE, 2 octobre : Sut tous tes théâtres de la guerre, la situation est inchangée. TURCS CONSTANTINOPLE, i octobre. — Officil; ïOilt ClU UtiilCSiSQ \ , . . En deux endroits du secteur de l'aile droite les entreprises des détachements de cavalerie ennemie ont échoué sous notre feu. Des autres fronts nous n'avons jusqu'ici reçu aucune communication essentielle. BULGARES SOFIA, 1 octobre, — Officiel •a ront en iaïacédoine : Feu de diversion en. plusieurs secteurs du front légèrement plus violent sur la rive gauche du Varclar. Activité modérée dans la vallée du Vardar et dans la plaine de Seres. a. lOnii Cxi iiouiiîâiuô o Feu d'artillerie peu nourri crès de Tulcea et d'isaccea. FRANÇAIS PARIS, 2 octobre. — Oirieiel de 3 h. p. m. : Activité marquée des oeux artilleries sur tout le front de l'Aisne notamment dans le secteur de Oraonne. Deux coups de main ennemis, 1 un au nord de Braye-en-Laonnais, 'autre dans la région d'Aillés, sont restés sans résultat. Dans la région an nord-ouest de Reims notre artillerie a dispersé des rassemblements ennemis. Sur la rive droite de la Meuse la lutte d'artillerie a pris un caractère de grande intensité pendant la nuit, i.epuis lîamogneux jusqu'à Bezonvaux. L'ennemi a, à ueux reprises, attaqué nos tranchées «aras le secteur de Reaumont. JSios feux ont chaque fois arrêté l'ennemi en lui infligeant aes pertes sensibles. Nuit calme partout ailleurs. Aviation : Des avions ennemis ont attaqué de nouveau la nuit dernière la ville de Dunkerque. Le bombardement très violent a causé de sérieux dégâts matériels. On signale de nom breuses victimes parmi la population civile. En représailles des bombardements effectués par 1 ennemi sur Dunkerque et Ba-r-le-Duc, nos aviateurs, dans la nuit du 1 au 2 octobre, ont jeté des bombes sur les villes de Stuttgart, Trêves (Jobientz, et 1 r aiiciort- sur-M ai n. En outre notre aviation de bombardement a opiré de nombreuses sorties au cours desquelles 2,120 kilos d'explosifs ont été jetés sur ies dépôts de. li oui ers, six mille kilos sur les gares de Metz-sud, Woippy, Thionvùlle, l'aérodrome de Chanibley, les bivouacs de Spin-eoiu'l, de Tidly, les dépôts de munitions de la ierme Lomgeau où une violente explosion a été constatée. Dans la jours^e du 1 octobre deux avions ennemis ont été abattus par nos pilotes et quatre contraints d'atterrir désemparés. PAiîIS, 2 octobre. — Officiel de 11 h. p. m. En Belgique et en divers points du front de l'Aisne, actions d'artillerie assez violentes. Sur la rive droite de la Meuse à la suite du bombardement intense signalé œ matin, l'ennemi a prononcé une forte attaque entre la côte 314 et Samogneux. Les détachements ennemis, sous la violence do nos i'eux, n'ont pu aborder nos lignes qu'en un seul point, au nord de la côte 344. Après un combat acharné, nous avons repris la majeure partie des éléments avancés ou l'ennemi avait pris pied. Canonnade intermittente soi- le reste du front. La nuit dernière des avk>ns ennemis ont bombardé la ville de Tcxuli On signale plusieurs victimes. EUSSE PETROGRAD, 2 octobrej (Officiel.) Au front septentrional, dans la direction de Riga, à 5 kilomètres au sud du chemin de fer, dans la direction du village de Pitalï, nos avant-postes ont refoulé un poste ennemi et ont avancé de quelques centaines de mètres. Au front du Caucase, rien d'importante. Aviation ; Le 28 septembre, nos avions ont jeté 20 ponds de bombes derrière les lignes en-nCi, s t dans la direction de Buccaze nos dirigeables du type liursmfitz ooit jeté 6 pouds de bombes. Notre sous-officier aviateur Sapoj-nikoff a abattu le 26 septembre un avion ennemi, qui s'est abattu près du village de Bod-lowets, au sud-ouest de la viMe de Radautz. ITALIEN ROME, 1 octobre. — Officiel : Sur le haut plateau de Baimizza, l'ennemi a de nouveau tenté d'ak taquet les positions que nous avons récemment conquises; toutes ses tentatives ont été nettement repoussées. Le nombre des prisonniers restes entre nos mains au cours de notre offensive de ces trois derniers j i.irs s ve à 2,019 mfâtutl, parrm les quels 69 officiers. Sur le Carso, grande activité des patrouilles. Dans la vallée de Fumo (Adamelio), des détachements ennemis ont tenté d'atteindre nos positions établies entre le l'asso délia Ports et le Passo Fercel Rossa; ils ont été repoussés et poursuivis par nos patrouilles, qui se son emparées d'un important stock de munitions et d'explosifs. La nuit du 30 septembre, des avions ennemis ont lancé des bombes sur les localités habitées de Palmanova, d'Aquiteia, de Monfal-cone et d'autres endroits encore de l'Isonzo inférieur, l'as de dégâts matériels. Une femme a été tuée. ANGLAIS L0NDUES, 1 octobre : L'artillerie ennemie a développé pendant la nuit à l'est et au nord d'Y près et dans le secteur de Nieuport une activité remarquable. Sinon rien d'essentiel à annoncer. LONDRES, 1 octobre. (Officiel.) D'après les dernières informatisons, 9 perso n. nés ont été tuées et 42 blessées au total, lors de l'attaque aérienne d'hier soir. A Londres, 2 personnes seulement ont perdu la vie. Les dégâts matériels sont assez peu importants. Ainsi que nous l'avons mentionné, un avion ennemi a été abattu devant Douvres. LONDRES, 2 octobre. (Officiel.) Lors des attaques aériennes d'hier soir, dix personnes ont été tuées et 38 blessées. LONDRES, 2 octobre. (Officiel.) Une explosion-ec un violent incendie se sont déclarés dans une fabrique de munitions de l'est de l'Angleterre. Les dégâts sont considérables. Un certain nombre d'ouvriers ont été blessés. Dernières Dépêches La réponse des Alliés au Pape. Lugano, 3 oct. — D'après l'Agence Volta, les gouvernements de l'Entente ne répondront pas à la note pacifiste du Pape par la voie diplomatique, mais ils feront une déclaration solennelle de leurs buts de guerre. Les combats à l'Ouest. Berlin, 2 oct. — Entre Langemarck et Zand-voorde, le feu a continué avec une grande violence et augmenta encore d'intensité vers-l'au. be. Au front d'Arras, le f--U n'a été animé qun par endroits. Une entrepr.se de nos patrouilL 6 au sud de la Scarpe nous a valu des prisonniers. Des jets de bombes ennemis sur Valen-cisnnes ont causé la mort de plusieurs civils. Au front de l'Aisne, le feu intense a persisté comme précédemment dans l'angle de Laffaux ©t atteignit par moments la plus grande intensité. Une attaque da patrouilles a été rcpcua-sé9 dans la région de Braye. L'entreprise du 1 octobre exéqutée le matin àl'eet de la Meuse dans la région de Beau-veaux, a eu un plein succès.Nos troupes spéciales d'attaque ont pénétré sur environ 700 m. de largeur jusqu'au delà de la troisième ligne française, firent sauter de nombreux abris et rentrèrent méthodiquem.nt en ramenant plus de 100 prisonniers et des mitrailleuses. Les pertes sanglantes de l'ennemi sont particulièrement lourdes. Par suite de cette poussée, le feu est resité animé durant toute la journée, et a atteint dans le courant de la journée fréquemment L» ï^-vts gr.ra.nde intensité, sur lea deux rives de la Meuse. Un fort détachement qui s'avançait vers 8 h. 30 du soir contre Beau-mont a été balayé par notre feu.Des autres fronts, rien de particulier à signaler. Les combats à l'ïsonzo. Vienne, 2 oot. — Dans le secteur de Gabriel e, il y a eu de nouveau hier des combats d'infanterie. D«s entreprises de patrouilles exécutiles avec entrain par nos troupes omb donné lieu à la capture de deux mitrailleuses. Au front de Carinthie, la canonnade a augmenté d intensité. Au front méridional du Ty-rol, nos troupes ont exécuté plusieurs poussées couronnées de succès. Le commencement do la fin. Berlin, 3 oct. — La «Germania» dit que le temps est à i'orage en France. On recherche le traître. C'est par de telles recherches que les défaites de la France ont toujours commencé. Un dementi formel. Berlin, Z oct. — Le sous-eerrétaire d'Etafi aux Affaires étrangères a fait La déclaration suivante au délégué de l'Agence Wolff : Le ministre de la guerre russe \V erchowski a affirmé dans soiti discours, prononcé à la Conférence démocratique, que le chancelier de l'empire allemand aurait déclaré à Stuttgart que l'Ai lemagne était prête à rendre 1 Alsace-Lorraine à la France. Lee déclarations faites en son temps à Stuttgart par le chancelier de l'Empire sont généralement connues. Cette affirmation du ministre de la guerre russe est de pure invention. En outre, Werchowski a déclaré que l'Allemagne avait l'intention de con. clure une pa.x séparée avec l'Angleterre et la France aux dépens de la liussie et que l'Angleterre et la France avaient fait savoir au gouvernement russe qu'ils ne donneraient pas dans'c© panneau. Je tiens à établir formellement ici que l'Allemagne n'a fait à la France ou à l'Angleterre aucune proposition de paix séparée. Explosion d'une fabrique de munitions en Angleterre. -Amsterdam, 3 oct. — Un grand incendie suivi d'une explosion a eu lieu dans une fabrique de munitions du nord de l'Angleterre.Les dégâts sont importants. Jusqu'ici, il n'y a pas de vies humaines à déplorer. Un grand nombre d'ouvriers sont blessés. La plus puissante station radio télégraphique du monde. Berne, 3 oct. — De New-York au «Matin» : La plus puissante station radiotélégraphique du monde a été inaugurée le 30 septembre à Pearl-Harbour, aux îles Hawaï. Le premier radio-télégramme est parti du départenv-'nt de la marine pour Washington et a parcouru 9,020 kilomètres. La situation critique en Kussie. Pétrograd, 2 oct. — Au cours de la séance du sour de la Conférence démocratique d(:s délégués des Conseils locaux d'ouvriers et de soldats, dont la plupart étaient opposés à la collaboration des éléments bourgeois, ont pris la parole. Une délégation de 200 ouvriers et ouvrières, conduite par des soldats, a tenté de pénétrer dans la salle des séances. Les délgués déclarèrent qu'ils étaient les porte-paroles d'Un doinim-ill.on d'ouvriers de Pétrograd, qui les avaient délégués pour protester contre le principe de la coalition et exiger une paix immé-d afee ainsi que l'abolition de la propriété privée et d'autres desiderata exposés récemment par la décision maximal ste des ouvriers et soldats de Pétrograd. Après do longs pourparlers, six membres ont été admis à la séance pour y formuler leurs desiderata. On écrit de Pétrograd au « Petit Journal » que le général Korniloff est arrivé dans cette ville et a été enfermé dans la forteresse Pier-re-et-Paul. Le même sort a été réservé à 18 généraux qui avaient été au front jusqu'ici. ' DÉPÊCHES (Reproduites de l'édition précédenle.) Pour la paix. Karlsiuhe, 2 octobre. — L'Agence Havas publie une dépèche de Rome d'après laquelle le Vatican aurait fait samedi dernier la remise de la réponse des Puissances Centrales à l'ambassadeur d'Angleterre; On dit qu'une nouvelle note du Pape y aurait été jointe, à l'adresse des Alliés. Lugano, 2 ociobi-e. — On mande de Rome à la « Starnpa » de Turin que dans les milieux politiques romams on attribue unie importance capitale à la phase actuelle dos événements mondiaux. Les déclarations du ministre des affaires étrangères allemand Kùhl-mann auraient produit une grande impression. D'autre paît on estime qu'une nouvelle démarche du Pape est chose fort poesib'e. Berlin, 2 octobre. — L' « Osservatore Ro-mano » se déclare en mesure d'annoncer que des rumeurs relatives à une Note Verba e que le gouvernement allemand aurait prétendument fait parvenir au Saint-Siège par l'intermédiaire du nonce de Munich, relativement à des conditions de paix et se rapportant à la Belgique sont dénuées de tout fondement. Les combats à l'Ouest. Berlin, 2 octobre. — Durant la matinée tout le front de Flandre a été exposé à un feu d'intensité variée qui fut surtout animé contre nos positions de coude autour d'Ypres. Dans la région de Z'onnebeke, il a fréquemment dégénéré en feu roulant. L'après-midi le feu s'est ravivé également à la*côte. Simultanément le bombardement de notre position de la forêt d'Houthukt devint plus violent. A partir de 5 heures de l'après-midi le feu a dégénéré plusieurs fois en bref feu roulant depuis Poelcapclle jusqu'à Zonnebeke. Des attaques ennemies' près de Zonnebeke et de" Mole. naarelsthoek ont été repoussées. Vers 5 heures de l'après-midi, à 9 heures et à 9 h. 30 du soir, l'ennemi engagea de violentes contre-at. taques cintre la ligne que nous avons nouvelle, ment conquise au cours d'un assaut servant d'intermède au bois du Polygone; toutes ont ■ i il I il . i i ' I M il UUUU été rapousaécs de façon sanglante. Ver3 lo soir, l'adversaire entreprit de vaines attaques [ aériennes contre Ostende, et 1cm éeèuatss da ' Zeebrugge. Des escadrilles de bombardement ont bombardé des abris et des installations ' militaires à Boulogne, Hazebrouck, Poperm-ghe et Dunkerque, avec un succès marqué. Lo feu animé a continué durant toute la nuit à la ■ côte. L'en] au anglais dans la troisième bataille des Flandres. Milan, 2 octobre. — On mande de Paris a» « Secolo » qu'au front des Flandres 10 corpa d'armée ont participé aux opérations, ce qui équivaut à deux cinquièmes des effectifs totaux dont l'Angleterre dispose sur ie Continent.Berlin, 2 octobre. >— La deuxième grando attaque des Anglais,dans 'a bataille de Flandre, qui eut lieu le 26 septembre, mit 12 divisions de première ligne sur une largeur de front de 12 kilomètres, ce qui donne la puissance d'action formidable d'une division par kilomètre. A l'est d' Yprus nous avons récupéré sur les ; Anglais le terrain gagné par ces derniers. ' D'après les rapports anglais ils auraient fait 1,600 prisonniers au cours de la bataille dea, Flandres. Cela ferait donc 135 prisonniers' pour chaque division anglaise. Par contre les communiqués anglais ne parlent pas de oa». nous ni de matériel conquis. De ces deux faits il résulte à suffisance "que-la 3e bataille de Flandre fut tout autre obos8, qu'un succès anglais. Il e-st également remar.-quable que pendant la 3e bataille de Flandre les Français n'ont de nouveau ri' n entrepris à l'appui de leurs alliés. L'Angleterre et les neutres. Stockholm, 2 octobre. — D'après une infor. mation reçue d'Amsterdam par « Dagens Ny-heter », les Anglais essaieraient d'empêcher le ravitaillement de la Suède, en charbon, via. Rotterdam. Rien ju'au cours des derniers 15 jours cinq navires charbonniers suédois, qui-se trouvaient en cours de retour vers la Hol-. lande, ont été arrêtés par 'es Anglais et conduits à Gravesend. Un autre vapeur qui otaib parti cîe Suède à destination de la Hollan-da a disparu. On croit qu'il aura 6ubi le même sort. « L'Angleterre a cessé d'être iras île. » Zurich, 2 octobre. — La « Gazette de Zurich » reproduit une boutade du « Manchester Guardian » d'après lequel l'Angleterra aurait cassé d'être une ile. « Les incursions des avions allemands, dit ce journal, deviens nenc de plus en' plus nombreuses et fréquentes et détruisent plus de vies humaines et d-9 bien matériels que jamais. Les derniers évé-i nements laissent l'impression que les .All-e^ manda disposent de la supériorité dans letf airs, aussi bien en ce qui concerne la qualité des appareils, qu'en ce qui concerne la vaieuï technique des aviateurs. » L'aide de l'Amérique. Paris, 2 octobre. — Les journaux de Parij mandent de New-York que les liâtes des pcr< tes qui sont publiées pour- le contingent américain combattant sur le continent contiennent les noms de 925 hommes. Des journaux suis, ses commentent ce chiffre et trouvent que la participation risiblement minime des troupej américaines sur le théâtre de la guerre euro! péenne après presque six rnews aurait dû prc\ voquer dans les pays de l'Entente tout autw chose que de l'enthousiasme. roi d'Italie en danger. Rotterdam, 2 octobre.— D après le « Niou< we Rottei-damsohe Courant » une grenade est plcsa, accidentellement au moment où le ra d'Italie visitait- le front belge, à proximit» immédiate du souverain. La pression atmos phérique projeta le roi à terre, mais il n eu pas le moindre mal. L'agitation croissante en Italie. Zurich, 2 octobre. — Le correspondant ita lien des « Basier NachrieUten » uu-nde à soi journal: On constate que l'exemple de Saintj rétersbourg produit ses eiiets en Italie. Lu socialistes italiens font tous leurs efforts pot^ transformer l'Italie en une se o-nde Russie en imitant les méthodes mises én pratique pat Lénine. Berlin, 2 octobre. — On mande à la « Beu liner Zeitung am Mittag », de Zurich : !>' nouvelles de la frontière italienne, ii résulti' qu'à Napies et dans toute la Canipanie réui de guerre a é;é proclamé .A Turin, de noJ veaux combats ont été livrés dans les nrf vendredi dernier. Cologne, 2 octobre. — La « Gazette de C# logne » est inîprmée de Lugano que, d'aprtf les indications fouini-s par diveis journauj que les divergences d'opiruon entre le min/ tre de 1 intérieur Orlando et le commissau du ravitaillement Can.pa prennent à no» veau un caractère aigu. D s rumeurs cire»'' lent'déjà à propes d'un successeur évcntu' de Canepa. La solution de la question sera* soumise à un prooeham conseil des ministre^ jba pression cic l'Aii^érique sur ta —.. Cologne, 2 octobre. — De Copenhague à ï « Gazette di Cologne » : On mande de Péir< gi-ad que le gouvernement américain a fait voir au gouvernement russe que son a]>pui f< tur dépendrait de la continuation de la guer? contre 1 Allemagne par la Russie Démission du cabinet suédois. Stockholm. 2 octobre. — Le ministère a- prr' senté sa démission. Le Roi a demandé au' ministres de resteir p-roviisodremeuiit en fon(' tion®, jusqu à ce quel leur demande ait é| i examinée. La démission du gouvernement ooneerw tour en Suède, n'est pas faite pour ébonnff S depuis le résultat des votes du Riksd-ag, il f^ lait s'attendire à voir la balance pencher fort; i ment vers la gauche J LA SITUATION CSITIQUiS EN RUSoIX, j La conférence démocratique. Pétrograd, 2 octobre. — Au cours de la séal* ce d ela Conférence démocratique tenu© hi/ après-midi, les représentants deg diverses <j 0

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