Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 21 Maart. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 13 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/z892806k1j/
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DEUXIEME ANNE - N° 173 CINQ CENTIMES SNT1WT A MftUT? A4 ll/f ûfifî 4fi4K LE BRUXELLES ^sc>3?>iri>iff22GivîC3H;rï!r'jr® : 1 an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 francs. 1 mois, 2 francs. JoîTrru al <c£"0.O"Ê3-c3..i©ja. i23.cloip>©'-0- cl^aa/t RÉDACTION, ADMINISTRATION, PUBLICITE *£5, ]E£xi© ïSoaajri ±V£svu.<3, 45, Bruxelles ANNONCES : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc Petites annonces, la ligne 20 centimes Lisez en TROISIÈME PAGE ies derniers télégrammes arrivés pendant la nuit. Comment l'on comprend les mesures d'apaisement au Palais de Justice de Bruxelles Le Figaro du 13 mars publie l'article suivant concernant les arrêtés des 20 décembre et 10 février : Ces ordonnances ont provoqué un grand émoi dans le monde judiciaire belge. La première chambre du tribunal de BruxeUes s'est réunie. Au cours de cette séance tenue à huis clos, à laqueUe assistaient le président du tribunal, Je procureur du Roi, le bâtonnier de l'Ordre de6 avocats, éjlë décidait que l'ordonnance était, pour lie, inexistante, en ce sens qu'elle ne prononcerait pas :e renvoi des affaires dont elle était saisie et les jugerait comme si de rien n'était. Pratiquement, elle n'avait pas à prendre d'autre décision. Les juges de paix, rouage essentiel dans l'organisation de la nouvelle juridiction d'exception, se réunissaient de leur côté, et décidaient, après une démarche vainement tentée auprès de l'administration allemande, de ne pas se prêter à l'application de l'ordonnance. Do son côté, l'Ordre des avocats a interdit, d'accord avec les barreaux de province, à tout avocat de se prêter à un titre quelconque au fonctionnement de ces juridictions d'exception, que les avocats, sous peine de radiation immédiate, ne peuvent reconnaître directement ou indirectement. Cet article explique jusqu'il un certain point la mauvaise volonté de certains juges et pourquoi à ce jour aucun tribunal d'arbitrage n'a encore fonctionné sérieusement. On sait, d'autre part, que les tribunaux d'arbitrage, notamment celui de Liège, lundi dernier se sont déclarés incompétents malgré le texte formel du décret, pour toute créance qui dépasse G00 francs. C'est un abus étrange et une méconnaissance directe de l'esprit comme du texte du décret. Il est, dans ces conditions, inutile de laisser subsister ce décret et il ne restera plus ai; gouverneur qui l'a promulgué qu'à le rapporter, puisque de toutes parts on s'ingénie à enrayer les effets et à le considérer même comme non avenu. L'opinion commence d'ailleurs à critiquer toui haut ce sabotage sans courage. A tour de rôle, tous les syndics d'huissiers nous écrivent poui défendre leur corporation. A les entendre tous, les huissiers et les avocats ne tiennent plus à faire des frais ou à instrumenter. Tous ces gens vou liraient pour un peu faire croire au public qu'il; travaillent pour la gloire. La vérité, c'est, répétons-le, qu'on sabote h décret bienfaisant, qui clôturait la crise des loyers que juges arbitraux et autres s'entendent tacitement pour en revenir à la ruineuse et lente pro cédure de ci-devant et qu'il n'y aura pour ains dire rien de changé en Belgique. Un de nos lecteurs a eu, par exemple, recour: à un huissier pour faire payer un locataire qui depuis le 31 juillet dernier, ne lui a plus versi un sou, dont le commerce marche et qui atouchi la sous-location. L'huissier a écrit l'une ou l'au tre lettre, a fait citer le locataire, puis finale ment en a accepté un acompte de 50 francs — h locataire doit plus de mille francs — et a pré levé tranquillement dix francs pour frais divers soit du 20 p. c. de commission. Toutes les protestations de tous les syndics de; huissiers de la Belgique entière n'empêcheron pas que des faits semblables — et on nous en citi par douzaines — constituent des abus auxquel la procédure gratuite et l'élimination des requin de tout poil mettraient fin une bonne fois. Qr, à l'heure actuelle, le décret est scandaleuse ment saboté et tout est à recommencer. Voilà 1: vérité. MARC de SALM. DÉPÊCHES LE BLOCUS DES COTES ANGLAISES L'U 29. — L'Ecluse, 18 mars. — Les jour naux anglais donnent d'autres détails sur le dernières pertes de navires anglais. Le capitain du vapeur H cadland déclare qu'il a vu un vapeu en flammes. Ylndian Citv, à 8 milles marine des îles Scilly. Il fit vapeur vers celui-ci. Une demi-heure plus tard, il remarqua comment un sous-marin fut poursuivi par un bateau-éclaireur. Il tenta alors d'échapper le plus rapidement possible, et quand le sous-marin fut hors de la portée du feu de ce navire, il se dirigea vers le vapeur. Le commandant du sous-marin donna, à i'équipage cinq minutes pour descendre dans les canots. Une torpille fut lancée contre le vapeur qui ne coula toutefois pas. En dehors de l'équipage de Vlndian City oui se composait de 37 hommes, les 24 hommes du Ileadland furent pris à bord et débarqués aux îles Scilly. Les hommes ont fait le plus grand éloge de la conduite du commandant du sous-marin ; celui-ci raconta qu'il commandait déjà les sous-marins lorsqu'il coula le C'ressy, V Aboukir et le Hogue. L' Adenwen a également été coulé, jeudi matin par le U 29, notamment à 25 milles marines ' N.-N.-W'. élu Casquet. Le capitaine avait prié le commandant du sous-marin d'épargner le navire, mais l'officier lui répondit que la guerre est la guerre et que sa demande ne pouvait être exaucée. L'équipage eût dix minutes pour descendre da.ns les canots, les hommes reçurent une caisse de cigares et les Allemands leur demandèrent s'ils avaient de quoi se nourrir. Le vapeur Invergyle, de Glasgow, subit le même sort, le samedi matin, devant Cresivell, près de Blyt-h. On dit que la torpille traversa le navire de part en part. L'équipage de 21 hommes fut sauvé; on dit toutefois qu'aucun avertissement n'a été donné avant le lancement de la torpille ; le commandant du sous-marin se sera aperçu que l'équipage essava.it déjà de se mettre en sécurité et l'avertissement était donc superflu.Le navire coula cinq minutes après avoir été torpillé.De l'équipage du Florazan, composé de 34 hommes, seul un chauffeur a péri. Dans ce cas également on dit qu'aucun avertissement n'a été donné avant le torpillage.. Le navire coula le samedi matin à G0 milles il- Milfcru Haven-, Dans la même matinée, le- vapeur Hartdale, 3,800 tonnes, a été touché devant Muli of Gallo-way, dans le canal du Nord de la mer d'Irlande, après qu'il eût réussi, pendant un temps assez long, à échapper à son poursuivant. Deux hommes tombèrent à l'eau dans ia confusion du sauvetage, ils furent sauvés par le sous-marin et remis aux hommes qui s'étaient réfugiés dans les canots. A Londres on apaise l'opinion publique en faisant ressortir, à la suite des pertes sensibles que vient encore d'éprouver la flotte marchande anglaise, que- dans la première semaine la flotte n'a perdu que dix navires jaugeant 26,941 tonnes, tandis qu'en septembre un seul croiseur allemand est parvenu à couler en une semaine huit navires jaugeant 41,136 tonnes. On dit encore au sujet de la perte du vapeur français Auguste Conseil (de Bordeaux, tonnage 1,852 tonnes), qu'il fut touché, jeudi après-midi,-devant Start Point (à la côte de Devonshire) toujours par le U 29. Un passager de ce navire a également fait le plus grand éloge de la conduite du commandant, qui invita les sauvés à descendre dans son sous-marin. Un canot occupé par trois hommes fut. envoyé par le sous-marin au navire abandonné. Ces hommes emportèrent 3 bombes à la dynamite qu'ils disposèrent dans la chambre des machines. Les bom-; bes n'explosèrent pas. Trois autres bombes furent déposées à bord et firent sauter le navire. Les ma-rins français purent observer ces événements du sous-marin pendant qu'ils y prenaient un verre de porto et fumaient un cigare, avant de descendre dans les canots. L'Ecluse, 15 mars. — Le Gouvernement allemand, comme on le sait, a déclaré qu'un yacht à vapeur ne portant pas le pavillon de guerre avait tiré sur un sous-marin dans la mer d'Irlande. ■ L'Amirauté répond à ce sujet que le capitaine i du croiseur auxiliaire armé S. U. Vanduara., qui a bombardé un sous-marin le 1 février, a. annoncé ce qui suit. : « Je n'arborai pas de pavillon, mais i je hissai le pavillon maritime avant d'ouvrir le feu. » L'Amirauté déclare encore que le Vanduara a ouvert le feu à 2,700-mètres et qu'il avait fait vapeur alors sur le sous-marin,qui avait plongé lorsque le Vanduara était encore à 1,800 mètres de distance. Par conséquent, le commandant du sous-marin ne peut pas être très sûr de ce qu'il avance. Le Venduara est un yacht à hélice en acier (216 tonnes), construit en 1886, propriété d'un Glasgowien. 3 Valparaiso,. 16 mars. — Une barque péruvienne est arrivée à Valparaiso avec l'équipage r de la barque anglaise Conway Castle, qui faisait s route de Valparaiso à Liverpool avec un charge- LA GUERRE «r~l<-*TîT»Ti-ïTM-B-n-ïrî!-5<rs"ïTi4Sffia c»"iFfi.«2:iL®ï.!S FRANÇAIS Paris, 17 mars (15 heures). — Sur l'Yser Varmée belge a obtenu de nouveaux progrès et repoussa une contre-attaque allemande. Sur le front de Varmée anglaise, une violente canonnade d'artillerie eut lieu. Au Nord d'Arras, Vennemi a tenté de nouveau, tard dans Vaprès-midi, une contre-attaque contre les tranchées sur la hauteur de Notre-Dame de Lorette; elle fut rep.oussée. Soissons et Reims ont été bombardés. En Champagne, an Nord de Le Mesnil et à V Ouest de la crête 196, nous nous sommes emparés, sur un front de 50 mètres, d'un point important tenu jusqu'à présent par Vennemi. Dans les Argonnes, nous avons repoussé plusieurs contre-attaques entre Bolante et Four-de-Paris. En Woevre, combat d'artillerie seulement. Un aviateur français a lancé des bombes sur les casernes de Colmar. Paris, 17 mars (23 heures). — Au Nord d'Ar-ras, nous nous sommes maintenus dans les tranchées que nous avions enlevées au bord de la hauteur de Notre-Dame de Lorette, malgré que \l'ennemi ait entrepris une troisième contre-attaque ait cours de la nuit du 16 au 17 mars. En Champagne, nos succès furent confirmés, l'ennemi n'a vu reconquérir en aucun endroit, malgré tous ses efforts, aucune partie du terrain perdu. Dans la région de Perthes,nous avons progressé dans les bois qui s'étendent entre Perthei et Souain. Au Nord de Perthes, nous avons maintenu les tranchées enlevées le long de la chaussée qui mène de Perthes à Tahure, malgré trois contre-attaques de l'ennemi. Au Nord de Le Mesnil, la position conquise Kiev possède encore plus d'importance que le dernier communiqué annonçait. En effet, nous nous sommes emparés de la crête, importante au point de vue militaire à l'Ouest de la hauteur 196, ainsi que du terrain situé plus au Sud élans une vrofondeur de 400 mètres. Ce progrès ne nous donne pas seulement des positions plus élevées, mais éga-lement une perspective vers le côté Nord de la grande crête qui s'étend de Perthes jusqu'à Maison de Champagne. L'ennemi s'en est bien aperçu de son importance, car il tentait dans la matinée de reprendre le terrain perdu par une contre-attaque vigoureuse. Dans les Argonnes et dans la région de Vau-quois, des combats d'artillerie se sont livrés, sans que Vinfanterie eu a participé. Les gains obtenus ultérieurement furent retranchés. Dans le bois de I^e Prêtre, quelques détachements allemands qui se sont maintenus à proximité de nos tranchées, dans l'excavation produite par l'explosion d'une mine le 15 mars dernier, y furent délogés. RUSSES Pétrograde, 16 mars. — Sur la rive gauche du Njemen nous avons chassé des détachements avancés allemands de Kopziowo. L'offensive de nos troupes sur la rive de VOrzyc continue avantageusement pour nous. Après un combata opiniâtre nos troupes ont occupé Stegna-Jednorozec, une contre-attaque f ut repoussée. Au Nord de la ligne Prasznycz-Grudusk, nous avons obtenu des \ succès partiels. Sur la rive gauche de la Vistule, l'ennemi a dirigé un violent feu d'artillerie contre nos retranchements .le long de la Bzura et a tenté une poussée en avant sans résultat dans la région de, la Pilica. Dans les Carpathes nous troupes ont continué leur offensive malgré le froid et la neige dans la région de Smolnik. Elles prirent les positions ennemies, firent de nombreux prisonniers et des mitrailleuses. Ce succès, obtenu dans la région oil l'ennemi développe sa plus importante poussée, a obligé les Autrichiens en différents endroits, à la retraite. Dans la direction de Baligrod, dans la région d'Uszoc et à Jablonga nous avons enlevé quelques tranchées. Dans la région autour de Sawadka et Rosanca, les attaques ennemies continuent. En Galicie orientale le combat se développe à l'Est de la ligne de chemin de fer Stanislau-Bo-lina. Au matin du 14, notre infanterie, qui marchait dans la neige jusqu'à la poitrine, a occupé les positions ennemies à Tarnowitz et à Kolno. Devant Przemysl des combats d'artillerie eurent lieu. TURCS Constantinople, 18 mars. — Une partie de notre flotte a bombardé ce matin lie chantier et la zone d'exercices des torpilleurs à l'Ouest de Tlieo~ dosia en Crimée et l'a incendié. Ce matin, la flotte ennemie a ouvert un feu violent contre les forts des Dardanelles ; nos bat-teri.es ont riposté. A 2 heures de l'après-midi, le croiseur cuirassé français Bouvet fut coulé. (Le vaisseau de ligne Bouvet fut lancé en 1896 et jaugeait 12,000 tonnes. Son artillerie consistait de 2 pièces de 30.5 cm., 2 de 27.4 cm., 8 de 14 cm., 8 de 10 cm. ainsi que 14 canons de 4.7, cm. Le Bouvet avait une puissance de 15,000 HP et se composait d'un équipag-e de 608 hommes.1) ment de grain et qui fut coulée le 27 février par le croiseur Dresden à l'île de Mocha, sur la côte du Chili. Londres, 18 mars. — Le vapeur Kamerun, de la ligne Hamburg-Amerika, qui a été trouvé abandonné par le croiseur anglais Cumberland dans la rivière de Cameroon et qui avait été remorqué à Liverpool depuis le 1 février, sera vendu bientôt aux enchères publiques. On dit, d'autre part, que la vente n'aura pas lieu, le gouvernement anglais ayant saisi le navire.Trois vapeurs de la Woennann Line ont été déclarés de bonne prise et seront vendus. Ce sont l'Henriette, l'Aline et la Jeannette Woermann. Bâle, 18 mars. — On annonce de New-York aux Base\ler Nachrichten que des navires de guerre anglais se concentrent près du cap Henry, à la côte de Virginie, afin d'y attendre le croiseur auxiliaire Piinz Eitel Friedrich. L'Ecluse, 18 mars. — Le gouvernement anglais a. fait connaître au gouvernement américain que le vapeur Pacific, arrêté au commencement de mars, sera relâché aussitôt qu'il sera établi que son chargement n'est pas suspect. Copenhague, 18 mars. — Le releveur de mines Loewenoeum a déchargé et a pris à bord environ 30 mines flottantes repêchées au Nord-Ouest du phare Hansthet. Stockholm, 18 mars. — Le croiseur anglais Orotova semble avoir coulé. Comme on l'annonce de Gothenburg le vapeur Campania, du Lloyd Suédois, a amené samedi un canot de sauvetage appartenant au vapeur anglais Orotova. On suppose que ce canot a servi au croiseur auxiliaire Orotova lorsqu'il était en détresse et après qu'il avait été coulé par un sous-marin allemand. Le Campania venait de la Méditerrannée. Amsterdam, 18 mars. — On annonce de Hoeli van Holland, que le vap uir anglais Avocat Les-his, de la Cork Steamship C°, a été poursuivi par un sous-marin allemand, mais que cette poursuite a été arrêtée dans les eaux territoriales néerlandaises. Le vapeur anglais Leeuivarden a été torpillé au cours de sa traversée de Londres à Harlingen, à 4 milles au Sud-Bst du phare de la Meuse. Les 17 hommes de l'équipage ont été transportés par un bateau de pilotage à Hoek vai Holland. Londres, 18 mars. — On annonce officiellement : Le vapeur F ring al, d'un déplacement de 1.563 tonnes, a été torpillé mardi, à la côte de Northumberland ; il a coulé. Six morts. Le vapeur Atlanta, d'un déplacement de 51£ tonnes, a été torpillé samedi à la côte occidentale d'Irlande; il ne coula pas. New-York, 18 mars. — Le Neio-York Herald écrit au sujet des nouvelles mesures de représailles de l'Entente contre l'Allemagne : Si on voulait appliquer l'ancienne législation de blocus aux circonstances actuelles, on pourrait tout autant essayer d'appliquer à la situation actuelle la législation des monopoles d'il y a cinquante ans. Il y aura évidemment des protestations de la part des Etats neutres, mais en ce qui concerne les Etats-Unis, il n'en sera pas 'de même. Les Allemands en sont la cause par la perte du navire américain William P. Frye. BELGIQUE. — Combat près de Nieuport L'Ecluse, 18 mars. — On annonce de Paris : Les Allemands bombardent violemment Nieuport avec des oanons de 35 cm. Les Belges profitent de la baisse du niveau d'eau pour assaillir deux positions avancées allemandes, l'une près du clocher de Broeckhove, près d'Oud-Stuyvekenskerke ; l'autre à la route Pervyse-Schoorbakke. Les aviateurs anglais sont de nouveau très actifs à la côte belge. FRANCE. — La guerre commerciale des Alliés Paris, 17 mars (Havas). — Le Journal officiel publie un décret relatif aux mesures que les Gouvernements anglais et français ont prises contre le commerce allemand. Le décret est précédé d'une lettre adressée par le ministre des Affaires Etrangères, par le ministre des Finances, par le ministre de la Guerre et par le ministre de la Marine au Président de la République et dont la teneur est celle-ci : « Le Gouvernement allemand a pris, contrairement aux usages de la guerre, quelques mesures qui ont pour hut de déclarer zone de guerre les eaux au Nord de la Erance et autour de l'Angleterre, et d'après lesquelles tous les navires marchands des Alliés devront être détruits sans considération pour la vie des équipages, des non-combattants et des passagers, la navigation neutre serait également exposée aux mêmes dangers. b Dans le mémoire qui accompagne la publication des mesures prémentionnées, les neutres sont prévenus de ne pas embarquer sur leurs navires des matelots, des passagers et d$3 chargements appartenant aux Alliés, De semblables prétentions de la part du Gouvernement ennemi donnent le droit aux Alliés d'y riposter en empêchant qu'une marchandise quelconque ne parvienne en Allemagne ou ne quitte l'Allemagne. Les Gouvernements Alliés n'ont toutefois pas l'intention de suivre leur ennemi sur ce chemin cruel > et barbare qui lui est particulier. Les mesures : auxquelles ils sont obligés d'avoir recours doivent rassurer les neutres sur nos intentions de ne w.r^awwaMg—aiMi—scan—a | pas mettre en danger les navires neutres ou la vie des personnes non-combattantes; elles doivent être appliquées en rigoureuse conformité avec les lois de l'humanité. C'est dans ces conditions et dans ce sens que la déclaration ci-jointe a été rédigée et notifiée le 1 mars par les Gouvernements alliés. Le décret que nous vous soumettons a été rédigé dans ce sens. » Le déerst déclare que toutes les marchandises appartenant aux Allemands, qui viennent de l'Allemagne ou vont en Allemagne et qui ont ■ pris la mer après le 13 mars, seront arrêtées. Les territoires occupés par les Allemands sont considérés comme territoire allemand. Seront considérées comme marchandises provenant de l'Allemagne, tous articles et marchandises qui sont de marque allemande, qui sont fabriqués ou récoltés en Allemagne ou dont l'endroit d'expédition est territoire allemand. ® Ces mesures us sont pas applicables à des marchandise^ cc'ncernant lesquelles un neutre peut tajrs valoir qu'il les a fait importer de bonne foi dans un pays neutre avant le 13 mara ou qu'il en a acquis la propriété de bonne foi avant le 13 mars. » Les marchandises seront considérées comme expédiées vers l'Allemagne si les documents qui les accompagnent ne prouvent pas la. destination certaine pour un pays neutre. Des navires neutres sur lesquels des maicha-ndises semblable» sont trouvées seront conduits dans des ports français ou alliés où les marchandises seront débarquées, à moins de décision contraire. Le navire sera libéré, mais les marchandises, si elles sont reconnues propriété allemande, seront saisies rra vendues. L.* produit n'en sera payé au propriétaire qu'après la signature de la. pais. Des marchandises provenant de l'Allemagne, mais ap/-partenant a des neutres, xeç^nt à la disposition du propriétaire neutre poi\r être réexpédiées d'ans les ports de départ kl-notamment dans le ditdai fixé, a Fexpij'jitîon duquel la marchandise sera vendue poiïr compte du propriétaire. Il sera procédé 4e même avec les marchandises qui appartiennent aux neutres et qui sont expédiées en Allemagne. Le ministre peut exceptionnellement autoriser le transit de marchandises destinées à un pays neutre déterminé ou qui en proviennent. » Les prescriptions concernant la contrebande de guerre restent en vigueur. Le tribunal des prises décidera de la question de savoir si les marchandises amenées appartiennent à des Allemands, .si elles sont, destinées à l'Allemagne ou si elles proviennent de l'Allemagne. » Le Journal officiel publie en annexe la not* franco-anslaise du 1 mars. Bureau de vente du BRUXELLOIS : 15, Rue des Teinturiers

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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