Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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08 september 1916
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s.n. 1916, 08 September. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 24 juli 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/7s7hq3st5k/
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ABONNEMENT FOSTAL, ÉD. Jf Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.G0 Les bureaux de poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que des abonnements trimestriels; ceux-ci prennent cours les 1 Janv. 1 Avril 1 Juillet 1 Octob On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois 1- Mois Fr.3,00-M'î2.40 Fr.l.50-Mk.].20 TIRAGE : 75.000 PAR JOUR Le Bruxellois Rédacteur en Chef : Maro <! e S AIvM p Journal tœaliilta finSêpendaRt s w—awa—BWIWIWi ™ Rédaction, Administration, Publicité, Vente : ■ BRUXELLES, 45, RUE HENRI MAUS ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos ■ fr. P.00 Nécrologie T00 Annonces commerciale» . 1.0C » financières. , . 0.50 PETITES ANNONCES La petite ligne 0.1. La grande ligne 0.50 TIRAGE : 75.000 PAR JOUR L'OFFENSIVE EN MACÉDOINE Dette fois encore, oe sont les Puissances Centrales qui ont choisi le lieu et le moment d'agir. Les troupes allemandes et bulgares viennent de commencer une offensive vigoureuse fionitre le front macédonien du général Sarrail. O mouvement est plus qu'une simple démonstration, car le nombre de troupes qui y prennent part est trop grand et.le front trop étendu.Depuis le 2 octobre de l'année dernier les troupes de l'Entente sont en Macédoine. Leurs troupes avaient, dépassé de 70 kilomètres la frontière grecque, mais les Bulgares les rejetèrent de nouveau au delà de cette frontière. Puis survînt un arrêt dans les opérations provoqué par des raisons politiques envers le gouvernement grec.Les deux adversaires restaient terrés dans leurs tranchées, échangeant de • temps à autre quelque feu d'artillerie. Les Puissances Centrales tenaient ce qu'elles désiraient : la Macédoine dont la Bulgarie a été frustrée après la deuxième guerre balkanique à la jPaix de Bucarest 1913,et les Austro-Allemands avaient la route libre vers l'Orient et "un avantage non des moins importants, c'est que plus de 200,000 hommes de troupes de l'Entente y restaient immobilisées. Pour l'Entente il était difficile de garder une telle quantité d'hommes immobilisés hors du front principal de combat. On s? souvient encore de la campagne entreprise au printemps dernier par G. Clémenoeau et par la presse de Londres en faveur de l'abandon de l'aventure de Salonique; si o?lle-cd fut continuée c'est pour des motifs politiques et avec l'espoir de forcer la main à la Roumanie qui, finalement vient d'e s® laisser entraîner par les menaces de la Russie. X'armée de Sarrail était jusqu'ici insuffisante pour risquer seule uni? offensive. La France dont les pertes en hommes sont de plus en plus lourdes, exigeait que l'Angleterre envoyât des troupes à Salonique. Or. cette dernière qui n'a adopté que tout récemment le service obligatoire, devait soutenir la campagne en Mésopotamie et tenir tête à l'offensive turque sur le Nil et le canal de Suez, et ne pouvait envoyer des renforts suffisants. Ce n'eut que maintenant, après huit mois d'efforts que le général Sarrail se trouve à la tête d'une armée de 250,000 hommes, composée de «-anglais, d'Australiens, de inuu-veau-Zélandais, des restes de l'armée serbe, <J? Russes et d'Italiens. On compte aujourd'hui surtout sur le concours de la Roumanie pour aider l'offensive méditée, déjouée d'ailleurs par l'offensive brusque actuelle des Bulgare. En juillet et août, la Quadruplice a prodigue Bon or et multiplié ses efforts diplomatique à Bucarest. Le front macédonien a acquis de ce fait une nouvelle importance. Pour forc'-r la Roumanie à marcher contre l'Autriche on lui a fait accroire qu'elle ne pourra être attaquée par les Bulgares. Mais ces derniers avec l'aide des troupes allemandes ont déjà ^zLs l'offensive, ge sont emparés de Florin®, et continuant leur marche en avant. Devront-ils se tourner aujourd'hui contre les Roumains? Le « Temps » de Paris, dans son numéro du 22 août, .constate que : « les troupes grecques sans les défendre, cèdent aux Bulgares les ouvrages fortifiés. « Ce sont les Bulgares qui ont pri6 l'initiative des opérations, car il faut bien comprendre qu'une offensive des Alliés en Serbie et en Bulgarie avec des forces s'élevant à . . . (coupé par la censure), ne pouvant se ravitailler que par mer, aurait rencontré des difficultés presque insurmontables, dans un pays complètement dévasté et dépourvu de moyens de communications. » Il est curieux que l'organe du gouvernement français trouve même « extraordinaire » que l'armée grecque cède des places fortifiées sans les défendre. Tout d'abord en supposant que le gouvernement grec eût voulu résister aux Bulgares, il n'aurait pas fallu que l'Entente forçât la Grèce à démobiliser son armé?. Ce qui est surprenant c'est que le grand journal officiel français avoue que l'armée du général Sarrail aurait été incapable d'entaeprandre seule une offensive dans cette région. Cet a-veu explique pourquoi la Russie a forcé la main à la Roumanie trois ou quatre semaines avant la date fixée par l'Entente pour l'entrée en scène de l'armée roumaine. C'est que l'offensive des Bulgares contre Sarrail avaient déjoué ses calculs. En attendant l'offensive à la Somme des An-glo-Français n'avance guère et les colonnes russes depuis la Volhynie jusqu'en Buoovine sont arrêtées. La Grèce est la plus a plaindre, car c'est sur son territoire que se jouera cette tragédie qu'elle doit à Venizelos et à sa politique néfaste au pays. Quant a la Roumanie, qui vient de tirer le glaive, elle est condamne a réussir, c'est-à-dire vaincre sous peine de se repentir cruellement de son agression contre l'Autriche. La Russie qui la jette dans la fournaise, la frustrera encore, en cas de victoire .cvpreè ûwu. to-avu ILS «*»««., eu 1378, les Roumains se sent vu, en effet, enlever la "Bessarabie peuplée de 2 millions et demi de Roumains, qu'aujourd'hui même, la Russie refuse de !ui restituer. L'Siatoire se répétera et les Roumains auront peut-être tiré les marrons du feu pour les Russes, leurs mortels et éternels ennemis. —Romanazzi. LA GUERRE Cûisnn3iiiiipes yriiCiiis 5 ALLUMAMU!» GRAND QUARTIER GENERAL, 6 septembre : r Théâtre de la guerre à l'Ouest La bataille des deux cctés de la Somme con- ^ tinue avec une intensité non amoindrie, m8 t divisions anglo-françaises attaquent. Au nord de la Somme, leurs nouvelles attaques sont -repoussées avec des pênes sanglantes. En quel- ^ ques endroits peu importants, l'adversaire a s gagné du terrain. Cléry est en sa possession. Au sud du fleuve, au milieu du combat d'in-! an te rie aux aspects variés, la première position est maintenue contre l'assaut renouvelé des Français sur le front depuis Barleux jus- l qu'au suct de Chilly. ous n'avons évacué que 1 celles des tranchées les plus avancées se trou- J ■vent complètement nivelées. Des attaques postérieures ont été repoussées totalement avec ^ les plu s lourdes pertes pour l'adversaire. Les ^ régiments du Mecklemoourg, du Holstein et Saxons se sont particulièrement distingués.Au soir, nous comptions pour les deux jours de combat au sud de la Somme, en prisonniers, SI Officiers et 1,4-37 soldats de 10 divisions françaises ; en butin, 23 mitrailleuses. c Nous avons descendu trois avions ennemis ( en combat aérien et par notre défense spéciale. ; Théâtre de la guerre à l'Fst. , Front du Feidmaréciial Général Prinue Léopold de Bavière. Des attaques russes au nord de la voie ferrée Zloczow-Tarnopol ont échoué dans notre feu. ! Front du général de cavaierie , Archiduc Charles. Entre la Zlota Lipa et le Dniester les Rus- j ses ont recommencé leurs attaques. Après de vains assauts ils ont fait reculer finalement le milieu du front. Dans les Carpathes, dans les combats annoncés au sud-ouest de Zabie et de Schipot l'adversaire a obtenu de petits avantages. En beaucoup d'autres endroits il a attaqué hier vainement. Théâtre lie la guerre des Balkans Sept ouvrages de Tuterahan, parmi lesquels des batteries blindées ont été pris d'assaut. Au nord de Doberin de forts effectifs russo-rou-mains ont été rejetts par nos vaillants camarades bulgares. La guerre aérienne. 1BERLIN, 6 septembre. — Officiel. — 7/<er après-midi plusieurs avions russes ont attaqué sans succès à l'aide de bombes le lac d Angern en Courlande. Nos avions dêfensifs ont réussi 0 forcer à l'atterrissemeni un biplan ennemi l'équipage a été fait prisonnier.a 1 AUTRICHIENS VIENNE, G septembre : [ Front roumain : jxis cl'événements partiru-liers, sinon quelques combats de détachements de reconnaissance avances. ( Front du général de cavaierie archiduc Charles : J A notre front des Carpathes, l'ennemi a re- t nouvelé ses violentes attaques. Abstraction , faite de petits avantages durement acquis, toutes les tentatives ennemies de gagner du terrain ont échoué. , Dans la région à l'est de Ilallez, on combat ( également avec la plus grande opiniâtreté. Après plusieurs vains assauts, l'ennemi a réussi à comprimer cette partie du front. Hrmées do Eeldnsaréchal-général prince Léopold de Bavière s A l'est de Zloczow, les attaques exécutées par l'ennemi, après une violente canonnade préparatoire, se sont écroulées, partie déjà aux obstacles mêmes de l'adversaire, partie déjà dans notre tir de barrage. Au restant du front, pas d'événement particulier, sinon des tirs d'artillerie et lancements de mines d'intensité moyenne. Théâtre rte la guerre italien. Théâtre de la guerre Sud-fc,st. Rien d'important. Sur mer Le If septembre, au soir, une de nos escadrilles d'avions de marine a jeté, avec de bons effets, des bombes sur des installations militaires'de Venise et de Grado. L'un des appareils n'est pas revenu. FRANÇAIS PARIS, 5 septembre. — 3 h. p. m.: ' Sur le front de la Somme le mauvais temps qui n'a pas cesse de régner toute la, nuit a gêné Tes opérations. Nos troupes s'organisent sur le terrain conquis. Au nord de la rivière l'ennemi a lancé une forte contre-attaque dé-\ bouchant du bois d'Anderlu contre nos posi-' fions entre Combles et le Forest. Pris sous les l feux de nos canons et de nos mitrailleuses les troupes assaillantes se sont disloquées et ont reflué vers leur ligne de départ ayant subi de grosses pertes. L'ennemi n'a pas renouvelé ses tentatives au sud de la Somme. L ennemi n a essayé dé réagir que sur un seul point du s front à l'est de Belloy-en-Santerre où tfu-i 'sieurs attaques ont été repoussêes par nos feux. Sur la rive droite de la Meuse la nuii a été relativement calme dans les secteurs de Fleury et du Chinois. Nous avons fait cinquante nouveaux jrrisonniers dont deux offt-r ciers. Une attaque ennemie sur une petite re-, é doute au sud-est de l'ouvrage Je Thiaumont n a subi un complet échec. •,i Aviation : Un de nos avions attaque par ; quatre appareils ennemis a réussi à se débarrasser de ses adversaires, dont l'un rmtrmUé di très près s'est écrasé sur le sol dans la région de Chaulnes. PARIS, 5 septembre. — Officiel, 11 h.p.m.; Sur le front de la Soi.imC malgré le inauvais • temps nos troupes ont continué leur progrès au cours de la journée et ont remporté de sé- < neux avantages. Au nord de If rivière à la suite d'une série de brillants combats où nos -, troupes ont fait preuve d'un mordant irrésistible nous avons franchement poussé nos lignes < dans la région à l'est du Forest. Nous avons i atteint la lisière ouest du bois d'Anderlu et \ pris d'assaut la ferme de l'Hôpital et le bois t Rainette, enlevé une partie des bois Mamè-res et occupé au nord-est de Cléry l'extrémité de la croupe qui traverce la route de Boucha- j vesnes à Cléry. Nous avons relié nos positions du nord de la rivière en enlevant le village de l Ommiécourt qui est entièrement entre nos < mains. Le matériel conquis par nous de- j puis le 2 septembre dans le seul secteur nord, < dénombré jusquà présent est de trente-deux \ canons, dont deux moyens et quatre lourds, deux lance-bombes, deux canons de tranchée, un important dépôt d'obus de 160. un ballon captif et une grande quantité de mitrailleuses. Les prisonniers faits au cours de la journée ne sont pas encore dénombrés. Au sud de la Somme la bataille a continué toute la jour- e née avec une violence extrême. L'ennemi a C multiplié les contre-attaques lancées et mas- i sées sur un grand nombre de points de no- ï tre nouveau front, notamment au sud-ouest s de Barleux, au sud-Cot et au sud de Belloy. c Malgré les efforts répétés de l'ennemi nous \ avons maintenu nos lignes et infligé à l'enne- 6 mi des pertes sanglantes. Entre Vermandovil- j lers et Chïlly nous avons pris un saillant et de ] nombreux îlots tenus encore par l'ennemi. A r l'est de Soyécourt une attaque de nos trou- J, pes a permis d'enlever une ligne de tranchées j ennemie et d'atteindre les lisières nwd, ouest é et sud du parc de Denicourt. Le total des pri- é sonniers ennemis faits depuis hier au sud de à la Somme s'élève actuellement à quatre mille f quarente-sept dont cinquante-cinq officiers. ç Dans le même secteur sud quatre canons v lourds et une centaine, de mitrailleuses sont tombés en notre pouvo-ir. Au total sur le front ds la Somme (nord et sud), le chiffre des pri- r sonniers dénombré depuis le 2 septembre s'élè- j( ve à six mille six ten; s cinquante, celui des j r.anons à trente-six,. f<t 7 lourds. , du front, ossoz violculttf à l est de la Meuse} ^ dans le secteur de Fleury et du Chinois. s t PETROGRAD, 5 sept. — Dans la direction c de Wladimir I Volynsk, dans la région du Se- b reth supérieur, nous avons fait prisonniers,au I cours des combats du SI août au Z septembre, 1 115 officiers, JySllt- soldats et avons capturé 6 c canons, 35 mitrailleuses et Jf lance-mines. Dans les Carpathes boisés, les progrès que s fan t nos troupes continuent. Après combat, £ nous avons nouvellement conquis quelques e hauteurs. c Das la Dobrudscha, la première rencontre entre nos troupes montées et la cavalerie bulgare a eu heu le Jj. septembre. Nous avons c sabré une patrouille rnontée bulgare et avons t fait prisonnier un officier. h ITALIENS ® ROME, 5 sept. — Au front du Trentin, canonnades accoutumées. L'artillerie ennemie a agi avec une violence particulière contre nos positions du mont Civaron, de la vallée de Su- < gana et du Cauriol. ^ g bans la vaUée de Fiemane, au cours supé- ( rieur du Felizon (Boit supérieur), nos deta- ; chements d'infanterie, d'alpins et de volontai- ; res ont occupé, la nuit du "Z au S, grâce à une j hardie attaque par surprise, quelques posi- -. tions dominantes au sommet du Forane, en ( faisant une vingtaine de prisonniers. Une • violente contre-attaque de l'ennemi a été rehaussée. Notre feu, a exterminé une compagnie ennemie. ; Dans les hautes vallées de But et de Ghias- , so, bombardement, pnr l'artillerie ennemie, ( de localités habitées, avec quelques victimes parmi la population, outre trois militaires, tués alors qu'ils venaient de se réfugier dans un lazaret. Notre artillerie a bombardé des campements militaires -à Kotschael (val Gail) et y a provoqué de vastes incendies. Sur l'Isoii2o moyen et au Earst, canonnades par intermittences. Nos batteries ont déterminé une explosion dans un ballon captif de l'ennemi aux environs de Sella (Selo ). Des aviateurs ennemis ont, le soir du 3, jeté des bombes sur des localités habitées de la l-agune de Marano; hier ils en ont jeté sur Lucinie, Sdraussina et Gôrz, y tuant 3 personnes et blessant quelques autres. A Gôrz, le toit de l'église Saint-Jean est endommagé. Une escadrille d'hydro-avions a, la.nuit du Jt au 5, jeté vingt bombes sur Venise, sans y atteindre personne et en n'y causant que de légers dégâts matériels. ANGLAIS LONDRES, 6 sept. — La nuit, nous avons donné de l'extension à notre gain de terrain près de Guillemont. Malgré la résistance opiniâtre de l'ennemi, le flux croissant de nos troupes a fait avancer nos positions de 1600 yards à l'est de Guillemont, et no-us a permis de prendre pied dans la forêt de Lcuze. Plus au nord, tout le système de forte défense de l'ennemi est tombé en notre pouvoir, sur un front de 1000 yards, à Falsemont et aMtour de cette localité. On continue à nous amener des prisonniers; leur nombre dépasse le millier depuis le S septembre, 1 A Gmchy, continuation du combat. Depuis dimanche jusqu'à jyrésent,nous avons pris tout ce qui restait de la seconde ligne de défense ennemie, au front de la ferme Mou-quet, jusqu'à noire point de jonction avec l'armée française. La journée du dimanche, activité considérable de la flottille aérienne de l'ennemi et persistance des combats dans l'air; le# avions ennemis ont été contraints de rester derrière leurs propres lignes, sans parvenir à entraver l'action des nôtres; deux de nos avions sont manquants. LONDRES, G sept. — Second rapport : Le combat a abouti à un achèvement de fortification de nos positions dans la forêt de Lcuze. Malgré la violence de la canonnade et lu, température défavorable, nos troupes ont continué à avancer. Elles tiennent à présent tout le terrain entre la ferme de Falsemont et le bois de Lcuze, ainsi qu'entre celui-ci et la lisière du village de Ginchy. Dernières Dépêchés L'imbroglio e«i Grèce. Berne, 8 sept. — Avec quel intérêt on suit en Italie les événements qui se passent en Grèce, résulte des communications dans le numéro d'hier de la «Idea Nazionale» relatives à la nouvelle anglaise que le roi Constantin serait prêt de prendre part à la guerre à côté de la Quadruplice : Si le Roi veut ou s'il ne veut pas, s'il reste maître de la situation ou 6i Venizelos prend le gouvernail en mains, les points suivants resteront toujours pendants : 1) Vue le délabrement extrême au point de vue moral, militaire, politique et économique de la Grèce, son intervention est- impossible; 2) Au point de vue politique,elle serait peut-être mal choisie et embarrassante ; 3) Au point de vue militaire,elle n'apporterait aucune aide à la. Quadruplice^ 4) Il en résulte qu'il ne faut pas compter avec elle, moins encore la désirer. Si, toutefois, elle se ferait, on devrait la refuser. Les combats dans la Dobrudscha. Sofia, 7 sept. — Les critiques militaires font ressortir la grande importance des succès que les troupes coalisées ont remportés dans la Dobrudscha, succès par lesquels la guerre a ■çtîKitMy'Sr- ■ ; cès en est d'autant plus précieux, qu'il représente le résultat de combats graves et persistants, au sud de Kurtbunar, au cours desquels quelques contingents ennemis ont été battus et d'autres anéantis. Des troupes des Puissances Centrales ont déjà traversé deux lignes de défense roumaines, dont la première court à proximité de la frontière bulgare et la seconde dans la région où les combats plus sérieux ont eu lieu. La traversée de cette ligne de défense signifie une grande victoire, en raison que les Roumains ne disposent pas de beaucoup de telles positions. D'après le «Preporetz», deux bataillons roumaine, qui formaient l'avant^garde des colonnes envoyées comme renfort dans la Dobrudscha, ont été surpris par la cavalerie bulgare au sud-est de Kurtbunar; plus de 600 soldats furent tués; plus de 1000 soldats,dont 10 officiers, ont été faits prisonniers. v Les funérailles de l'équipage du Zeppelin détruit. Londres, 7 sept. (Télcgr. Reuter.) — Les corpa des officiers et de l'équipage du dirigeable allemand, descendu le 3 septembre,ont été enterré avec les honneurs militaires. Une grande foule assistait silencieuse et nue-tête à la cérémonie. Le cercueil du commandant portait l'inscription : « Un officier allemand inconnu, qui a trouvé la mort le 3 septembre comme commandant d'un dirigeable zeppelin. » Ravages des Zeppelins à Bucarest. Sofia, 6 "sept. — Le «Dnevnik» annonce de grands ravages à Bucarest, en suite à l'attaque des zeppelins; la population y a été prise de panique. A Constantza, des avion® de la marine allemande coopérant, le 4 septembre, avec des forces bulgares de terre et de mer, ont bombardé, avec de bons effets, des batteries roumaines et des positions d'infanterie fortifiées dans la Dobrudscha, ainsi que la gare et les réservoirs à essence de la ville de Constantza. Accaparements en Uussie. Copenhague, 6 sept. — La police de Moscou aurait découvert de colossales quantités de sucre cachées dans un but spéculatif. Ainsi, les caves d'une banque en contenaient 175,000 pouds (1 poud = 16.1 kilos); 30 arrestations ont été opérées. Ravages des Zeppelins à Londres. Hambourg, 6 sept. — La «Eremdenblatt» reçoit, entre autres détails sur la dernière at-: taque aérienne de Londres, le télégramme que voici : « Le long du cours de la Tamise, on voyait, partout, des lueurs d'incendies, dont la plupart persistaient encore le lendemain. Au î nord de Londres,plusieurs grosses bombes ont i causé des dégâts importants. Il y a eu vingt-quatre heures d'interruption dans la naviga-s tion sur la Tamise. A Gravesend et aux docks ) je Tilbury, plusieurs débarcadères ont été s gravement endommagés. La. destruction d'un s o-rand immeuble situé à Oockspur&treet dénote s que les dirigeables ont survolé l'intérieur de •i lia, ville. Dans les faubourgs, bon nombre de e maisons onfc été entourées de pâliesades, des-s t.inées à masquer les dégâts. On n'a pas en-r core établi le chiffre des dégâts et pertes hu-1 m aines. La censure retient boutes les infor mations du Lloyd et des compagnies d'assu rances. Ces dernières reçoivent de nombreux rapports de maisons incendiées. Voyage du ministre Siraloja. Lugano, 6 sept. — Le ministre et sénateur Siraloja a reçu pleins pouvoirs de faire le nécessaire pour assurer aux œuvres d'art ainsi qu'à la propriété privée de Venise, une protection plus fefficacû contre les attaques aérien nus. La bataille à la Somme. Genève, 6 septembre. — Pour l'attaque contre les positions allemandes à la Somme, un corps d'armée spécial a été choisi, d'après l'Ja journaux français. Des régiments de premier rang notamment ties bataillons de chasseurs alpins, ensuite des troupes du territoire occupé de la. Somme, furent avancés vers les retranchements. D'après des journaux suisses la résistance allemande dans la seconde ligne a été très acharnée. La bataille devint de plus en. plus violente et sanglante et resta longtemps indécise. Le combat a été le plus violent entre Maurepas et Cléry. 11 a fallu plus de 5 heures de combats sanglants pour refouler finalement les Allemands. Viclintes parmi des compatriotes. Berlin, 6 septembre. — Les publications régulières et normales de la « Gazette des Ar-denne6 »,au sujet des victimes parmi leurs propres compatriotes, donnent de nouveau des chiffres élevés pour le mois d'août 1916. D'après ces publications il a été tué dans le territoire français et belge occupés, par le feu de l'artillerie ou les bombes d'aviateurs, 31 hommes, 27 femmes et 17 enfants;bleesés : 52 hommes, 90 femmes, 39 enfants. Sur le nombre de personnes blessées signalées les mo'e précédents, 3 hommes ont succombé à leurs blessures. Le nombre de victimes s'est élevé depuis septembre 1915 à 1963. Interdiction des boissons alcooliques à Bucarest. Bucarest, 6 septembre. — La préfecture vient de prohiber le débit et. la consommation des boissons alcooliques, dans tous las restaurants.Incendie d'usine française. Berne, 6 sept. — On mande de Toulouse au «Matin» que la fabrique de produits chimiques de Saint-Sauveur est totalement inc-'ndïée ; ' 'de produite ont été détruits. La flolle alliée au l'irée. On mande aux journaux suisses que la flotte des alliés, qui se trouve dans le Pirée, vient, d'être renforcée de 2 cuirassés et de 18 croiseurs.La révoîuîion à Salonique. Les journaux français annoncent d'après des dépêches de Salonique, que de nouvelles rencontres ont eu lieu dimanche soir entre les troupes restées fidèles au roi et les révolutionnaires. Les troupes françaises ont soutenu ces derniers, obligeant ainsi les soldats royalistes à £e rendre. Les officiers royalistes, qui ont été faits prisonniers par ordre du^ général Sarrail, ont été conduits à bord d un navire .^e l'Entente et emmenés vers une destination inconnue. La censure anglaise et les neutres. L' « Associated Press » de New-York apprend de Shanghai que les gens d'affaires de cette ville sont fort mécontents de ce que les Anglais aient soumis à la «ensure 147 sacs postaux de Vancouver. Même le courrier officiel du consulat américain a été censuré. La guerre maritime. Berne 6 sept. — L'Ag. Havas avait annoncé la confiscation du voilier espagnol « Marin el la.», soupçonné d'avoir approvisionné des sous-marins. L' «Homme Enchaîné» dit que ce voilier a été libéré après une triple inspection qui fit constater que ga cargaison ne comportait pas des Tùts de pétrole. * DEPECHES (Reproduites de l'édition fjrf.cédtnte.) La bataille à la Somme. Nous lisons dans le « Bërliner Tageblatt » ; Grand quarier général, 5 septembre : Jamais et nulle part il n'a. été mis en position autant de canons dans des masses st'm-blables, que 6ur le front Maurepas-Cléry.L'en-nerui a prodigué l'argent là où il pouvait se procurer des munitions. Il a installé des centaines de dépôts d'obus derrière ses lignes, devant lesquelles il a pu accumuler des canons pour le jour principal de son offensive. Il es-saya alors de couvrir d'obus la ligne allemande sur le moindre pouce de terrain qu'elle occupait. Les troupes assaillantes tentèrent de pénétrer de 1,500 mètres sur son terrain d'opération. Elles purent prendre des villages incendiés et mis en cendres ; dans la seconde ligne, lorsque la route dut être parcourue sur des décombres et des cadavres, elles relâchèrent. Elles reçurent un accueil terrible qui leur coûta beaucoup de sang. Elles se virent en possession de quelques km. carrés de leur pays dont elles avaient fait un désert, avant de pouvoir y mettre le pied. Ce qui est assez remarquable, c'est que ce sont encore les Français qui combattent ici. Les Anglais furent im-, mobilisés et leur champ d'attaque était cou-, vert de cadavres. La ligne allemande est main-, > tenant presque tirée au cordeau, î La caractéristique de la bataille de la Som-! me est l'activité de l'artillerie portée au plus hauti degré. L'ennemi a mis en; relief ses moyens techniques militaires. Les tranchées ne paraissent mûres à l'attaque qu© si ellea) - sont mises em bouillie. Mais plus son action^ Année - N. 700 - Ed. A CH§ CENTIMES Jeudi 7 et Vendredi 8 Septembre 1916

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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