Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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09 november 1918
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s.n. 1918, 09 November. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 14 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/z02z31pj9s/
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ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Le« abonnements sont reçus exclusivement par tous le« bureaux de postes. Les réclamations concernant les abonnements doivent être a< issées exclusivement au bureau de posie qui 4 * délivré, i'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 n.ois : 2 mois • 1 mois : Fr. 9.00 Fr. S.OO Fr. 3.00 T253ÂGE : 125,OO© ca? i©sir LE Bruxellois ANNONCES Faits divers et Echos . La ligne, fr. S 00 Nécrologie 300 Annontes commerciales snn Annonces financières . I . . I ZOO PETITES ANNONCES. . . La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef : Rhkê ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente ; BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE : 125,000 par joui* JOURlSrAIV QUOTIDIEN INDEPENDANT «■na a Iilitf;paHiT JS,',. ils» L'Administration du BRUXELLOIS, soucieuse de venir en aide aux évacués, tes informe de ce qu'ils ont droit à une ristourne de 50 p. c. sur les annonces informant leur famille de leur arri-vée ou pour recherches de leurs parents, amis, etc. L ' AD MINIS TRA TIOW. fÊimiiMsiaM&B&saamsmitMiwxai. lin wm i,m n ■'.«■nota» Une Voix féminine La guerre désole et désespère tous les esprits éclairés. Ils considèrent avec une e profonde tristesse le temps et les efforts f>erdus pour le bien du monde ; le recul de " a civilisation, le retard prodigieux dans la j réalisation des réformes, la perpétuation pour longtemps encore de tant de misères, k de douleurs et de hontes! Qu'importent ces * hontes à l'égoïsme repu et gavé. Quoi | d'étonnant qu'il soit le meilleur propaga- n teur d'une affirmation monstrueuse quant l à la légitimité, la grandeur et la fatalité 1 inéluctable de la guerre ! ! Celle-ci fait son affaire... tout est là! Peut-être ne s'aper- f çoivent-ils pas que leur état d'âme lève tout q, doute sur l'existence de l'Esprit du Mal. f Ecoutez, gens, synthèse de l'Esprit infernal, r pour qui c'est un éternel besoin de décou- /s rager, de désespérer vos contemporains : si « La Guerre entretient les sentiments hostiles, elle développe les instincts belli- Sl queux, elle accumule les mines matérielles, elle abaisse le niveau moral, elle détruit sans remords les œuvres pacifiques, les & occupations fécondes, elle gaspille les for- * ces vives des nations, détournées du travail, dans un but de dévastation et de carnage, d elle inspire le mépris de la vie, elle provoque un recul vers la Barbarie, car elle réveille et excite la furie de la bestialité homicide, méconnaissant les lois supé- u rieures du Progrès et de la Solidarité. Elle est un Mal qui déshonore le genre humain. » (FÉNELON.)' Voltaire a dit justement : « Le nombre i\ infini des maladies qui nous tuent est assez f grand et notre vie assez courte, pour qu'on q puisse se passer du fléau de la guerre. » n, Enfin, elle porte la plus violente atteinte aux droits imprescriptibles de la souverai-neté des Peuples. Ces luttes sanglantes et persistantes, si désastreuses pour l'avancement de l'Huma- <f nité, sont la conséquence de ce faux principe : l'antagonisme des intérêts. Hélas! quand prévaudront-elles, les idées ne saurait y avoir ni Paix, ni Bonheur, ni Harmonie entre les hommes? Sans vouloir entrer dans de grandes démonstrations, point à leur place ici, il de solidarité et de justice sans lesquelles il c< est intéressant de faire ressortir que lapro- r duction ne devrait pas être réglée sur les le intérêts de certains, mais d'après les be- ti; soins réels de la consommation, faute de ^ quoi nombre de bras peuvent se trouver di sans travail à un moment donné ; alors, par ti une fatale injustice, ce même nombre de ^ « sans-travail » devient utile à ces intérêts ™ particuliers en même temps que néfaste d> aux autres travailleurs. La sanction de l'erreur s'étend encore : ceux-ci, misérables, se voient dans la dure nécessité de faire f leurs offres de travail en concurrence avec ceux des compagnons à l'ouvrage. Les produits deviennent plus chers. . etc. Bornons là ce court aperçu qui n'a d'autre but que d< de faire réfléchir et remarquer que ce n est d< pas à tort qu'on propose de combattre cette ^ espèce de désordre, d'anarchie pourrait-on ' dire, régnant dans la production et la con- sé sommation et que jusqu'à ce jour rien ne règle équitablement ni raisonnablement. Certes, il y a beaucoup à faire; ce n'est pas à l'aide d'un seul coup d'épaule que ai l'on change une organisation sociale, œu- D vre des siècles et dont les défauts, les vices, n'apparaissent pas assez tôt pour les . éviter. & L'augmentation des populations exige aj de nouveaux arrangements et souvent la modification des mœurs révèle l'urgence ^ de réformes. v, Personne ne doit être rendu directement ™ responsable de ce que « la maison est de- ^ venue trop petite et les escaliers trop ai étroits ». Ce serait faire une bien mauvaise C besogne que d'exciter à ce sujet les hom- ^ me" les uns contre les autres ; mais ce se- q rait la plus lourde des fautes que de fermer ti< les oreilles aux revendications qui sont des si avertissements dont les hommes d'Etat di- sc gnes de ce nom se doivent de tenir compte. C'est la main dans la main que les na- ra tions doivent marcher pour arriver, par 11 des conventions internationales, aux" réfor- d< mes indispensables. Nous connaissons l'ob- pc jection que c'est précisément « l'entente in- n; ternationale » qui est impossible! En est-on pi bien certain? N'est-cç. pas grâce à une sim- ^ pie convention de ce genre que l'on doit la possibilité d'expédier d'un bout du monde à l'autre un journal pour la modique som- c me de cinq centimes! d: L'écurie d'Augias est difficile à nettoyer; P? soit! mais si l'on n'y commence jamais, s'il d' faut toujours espérer le remède de la force ac brutale, de la guerre... « régénératrice »... ^ etc.,nous n'arriverons qu'à ce seul résultat: j® les combats sanglants devenant de plus en si' plus affreux, dévorant de plus en plus de c victimes adultes et même... oh! horreur,de cc tout jeunes gens, à peine nubiles! Mais que les pacifistes ne reculent pas m devant les railleries dont on salue leur cou- £< rage! D'ailleurs, n'ont-ils pas l'appui du " mouvement féministe, devenu éminemment pacifiste; et comment pourrait-il en être autrement? La femme, l'âme du foyer, per- C( ?onnifie la Douceur et la Paix dans l'Hu- O inanité. Aussi, espérons que bientôt elle '^/Tisse faire entendre sa voix dans les con« ^ ieils des peuples. Ne regrettons donc pas t-< ^accession des femmes aux grades univer- te ^itaires; l'étude par elles de Ta philosophie c: fît des sciences ne peut être que fort utile à finfluence de la Femme en faveur de la ia •JPaix et de l'ordre social. PAX, g\ J UUJKiX AJU : lh guerre !; Communiqués Officiels ™ ALLEMANDS f* BERLIN, novembre. — Officie! du soir : , fournie calme au front de T Ouest. £t] BERLIN, 7 novembre. {Officiel) j ^ Le dékt des œégociatioas d'armistice Echange de radit^élégraatmes j,, entre l'état-major allemand et le maréchal Foch r Le radiotekgranme suivant a été envoyé celte nuit du côté pr< allemand : ' pl< La Direction suprême de Varmée allemande, au maréchal les Foch, par ordre du Gouvernement : un Le Gouvernement allemand ayant été'informé,à la suite de ce; la demande du Président des Etats-Unis, que le maréchal sei Foch est autorisé à recevoir les représentants accrédités dit co: gouvernement allemand, afin de leur communiquer les condi- Pri tions d'armistice, les plénipotentiaires suivants ont été nom- Pe mes : Le général iCinfanterie von Gûndell, le sécrétaire d'Etat do Er;berger, Vambassadeur comte Obemdorff, le généra! von I Winterfeldt et le capitaine de marine Vanseloch. Les pléni- m' potentiaires demandent qu'on teur fasse savoir par radiotélé- mt gramme où ils pourront se rencontrer avec h maréchal Foch. n}6 Ils seront accompagnés de commissaires, d'interprètes, ainsi a'i que d'un personnel subalterne et arriveront en automobile (i f endroit d indiquer. se Le gouvernement allemand se féliciterait, dans l'intérêt de T humanité, d'apprendre qu'en coïncidence avec l'arrivée de 'e3 la délégation allemande sur le front des Alliés, une susjpeii- lel sion d'armes provisoire pût- être ordonnée. » co: Le maréchal Foch a répondu par h radiotéle'gramme ^ac suivant : Cl?' « Le maréchal Foch au commandement supérieur aile- P I mand : . 1 — Si les fondés de pouvoir allemands veulent rencontrer SrS. U maréchal Fochpour conclure l'armistice,Us sonl invitées a ^ se trouver à proximité des avant-postes français sur la route Chimay-Fourmies-La Capelle-Guise. Ça Des ordres ont été donnés pour qu'ils soient reçus et con-dutls au lieu choisi pour la rencontre. » ITALIEN i ROME, 7 novembre■ — Renier : ch: Les Italiens ont occupé le 4 novembre, Du'cigm, en Alla- prt ait, elle port iAntivari. " ai s ANGLAIS |e LONDRES, 6 novembre. — Officiel: rai Au nord de la Sambre, nos troupes avancées ont poussé s?^ jusqu'au delà du bois de M or mal et atteint la grana roule â'Avesnes d Bavay. A Vouest de Bavay, ainsi que sur d'au- \ 1res parties du front de bataille, nous avons fait des progrès. Pe' Un certain nombre de prisonniers sont encore restés entre ®ie nos mains. 1 ^'ll Nous avons progressé tout le long du front et fait quelques " a centaines de prisonniers. Nos troupes ont occupé Cortignies, £ra Marbaix, Levai, Auhtoye, Baisisux et QuiêvrecUain. ~ chc LONDRES, 7 novembre. — OfficieldeîAmirauté': dé{ Un navire-patrouille a sombre le 4 novembre, d la suite de d'une collision. Pas de pertes à signaler. pul c»»» i°.r, trie DERNIERES DEPECHES Les Bavarois envahissent le Tjrol Innsbriick, 7 nov. —• Le ministère de la guerre bavarois a fait savoir au conseil national tyrolien, i-v ce qui suit : « Les conditions d'armistice entre l'Autriche et [• l'Entente, nous obligent à envoyer des troupes dnçs su! le Tyrol septentrional afin de protéger nos fron- des tières. Ces troupes aideront en même temps à au' régler le transport des parties licenciéesde l'armée t\ei autrichienne a»l'Est et à préserver le pays de l'in- enc discipline. Nos avant-postes ont franchi la fron- j tière mercredi, et des forces considérables suivent. <rC3 Notre appel indique que les Bavarois viennent en £ab amis;au cas où des obstacles leur seraient suscités, éle nos troupes se frayeront un chemin par la force des armes. . Le Commandant, 1 (s.) Général Krafft von Delmensinsen. Les Bavarois occuperont cet hiver le défilé du Bronner, La prochaine séance du Relchstag ! Berlin, 7 nov. — Le président Fehrenbacli 'a proposera aujourd'hui au président des fractions, Pv' de convoquer la première séance pour mercredi et nei de fixer Tordre du jour pour la discussion de la f113 situation générale, ainsi que la lecture des crédits de guerre et de la loi sur le ravitaillement pour la prc période de transition. On prévoit environ trois séances. j La coiïimissioninterfractionnelle s'est occupée de „je la question de l'armistice et de la réforme ea Prusse. 'CA.T Ce soir les fractions siégeront. Berlin, 7nov.—La prochaine séance du Relchstag nel aura lieu le Mercredi 13 novembre à 2 heures. pa. Débats animés sur la paix no: à la Chambre française sys Berlin, 7 nov. — La séance du 5 novembre à co,r la Chambre française a été bien turbulente. Le Pfî discours de Clemenceau avait été affiché, mais . après de vives protestations des socialistes. Le 7pr député Mayeras proposa ensuite une interpella- ' a" tion relativement au sens exact que le gouverne- ment français attribue à la réponse donnée par m * Wilson au Dr Soif; Renaudel interpella égale- J.lr ment le ministère au sujet des déclarations gou- ( vernementales et fit observer que le Parlement ma n'avait été informé des conditions d'armistice ^lè avec l'Autriche que par le «Journal de Genève». tou Clemenceau en donna l'explication en ce sens tra que, conformément à une information parvenue ma du gouvernement anglais, c'est le a Journal de bii, Genève » qui avait reçu le texte de ces condi- vu; tions. Mayeras réclama des explications, à savoir, lit] si le gouvernement admet les 14 clauses de Wil- vis son; Pichon fit observer que cela ne pouvait que pre faire croire à des discordances entre Wilson et le la gouvernement français. L'interpellation de Maye- rêt ras et celle de Renaudel furent ensuite re jetées, ma l'une par 430 voix contre 57, l'autre par 410 voix mil contre 60, toujours avec de vives protestations ble de la part des socialistes. Le gouvernement ayant P°! posé la question de confiance, suscita les récrimi- Qui nations de Renaudel, qui déclara qu'il ne fallait coi pas laisser les représentants du peuple dans l'in- ' certitude et poser la question de confiance lors- que des explications étaient demandées. ***■? Le général von Winterfeldt Le général von Winterfeldt, qui participe à la du Commission d'armistice, est âgé de 52 ans. Il a débuté I dansrétat-major,aétéfondédepouvoirsà Bruxelles, chr puis attaché d'ambassade à Paris. Comme on s'en m0 souvient, it-a été, lors de sa visite aux manœuvres Plr d'automne dans le midi de la France, victime d'un tat: accident d'auto. La fermeté d'àme avec laquelle il avait supporté les douleurs qu'ont avait même jugées ** incurables au début, lui avait valu de vives sym- p j patines en France. Il avait reçu, encore alité, la vi- ^ site du président Poincaré, qui venait lui remettre la C oix de commandeur de la Légion d'honneur. Au j cours de sa guérison il avait été nommé chef de dé- tachement à l'état-major général. Il avait été nombre et de fois au front durant la guerre actuelle pour assu- agï mer finalement les fonctions d'intermédiaire entre le g^n gouvernementde l'Empire etle haut commandement mi: en campagne. 2 Opposition des socialistes belges né( aux visées annexionnistes, cm On lit dans le « Belg. Kurier « la reproduction de , ces lignes du « Belgische Socialist » d'Amsterdam : *î:'; On commente ferme la revision de la question de l'Escaut et, en corrélation avec elle, avec l'annexiou j de la Zélande par la Belgique. Mais pourquoi line p/,, revision de la question de 1 Escaut? Parce que, va- VCI t-on répondre, il fant que la Belgique puisse, en tou- (pr tes circonstances, avoir la libre circulation sur l'Es- jm, caut. C'est là un argument qui n'a pas de valeur en prc temps de paix. La Hollande ne pense nullement à prc mettre des entraves quelconques ou des obstacles à tat: la navigation belge sur l'Escaut. Et en temps de hu: guerre? dira-t-on. Des mesures inutiles, si les gou- Co vernements finissent par conclure une paix démocratique, comme ils ont affirmé l'intention de. le faire. Au demeurant, de quel droit peut-on vouloir l'annexion des populations zdlandaises à la Belgique? A-ton demandé une seule fois ce qu'en pense la population intéressée? La classe ouvrière belge, conclut le journal, ne supportera pas qu'on fasse annexer à la Belgique un seul kilomètre carré de territoire étranger, n'importe que le préjudice en atteigne l'Allemagne ou la Hollande. Les combats è l'Ouest Berlin, 7 nov. — Malgré les énormes efforts des derniers jours, malgré l'accroissement de la supério rité numérique qui. pour l'ennemi, suit toujours sa progression grâce à l'appui américain, malgré la pleine réussite des efforts pour isoler l'Allemagne, ! les chefs des années de l'Entente voient s'évanouir une fois de plus leur espérance, de parvenir au per-: cernent du front allemand en ces journées brunieu-! ses de novembre.Ce déplacementchi front allemand, ; conçu et exécuté en conformité absolue avec le . programme systématique, diminue fortement les perspectives, poui le haut commandement ennemi, ; de porter le coup décisif cette année encore. ; Les communiqués officiels de l'ennemi sont eux-même incapables des contester l'efficacité de ces mesures. Si, dans l'ordre d'idées du radiotélégram-me de Carnarvon, en date du l-"> octobre, les années allemandes peuvent, sans pertes sérieuses, se dé-; tacher de l'ennemi en France et en Flandre, plus se replier, à leur gré, sur une lr^ne plus courte, par exemple à la Meuse, pour y attendre de pied ferme les assauts de l'adversaire, poiy repasser ensuite à leur offensive de paix,en disposant de ressources encore aussi abondantes et emreprendre une retraite facile et assurée du succès, la situation militaire comme la situation politique tiendrait en réserve les plus graves difficultés. Mais, poursuit l'article d'un ton tranquillisant, de quelles difficultés la bravoure des armées de l'Ouest n'a-t-elle pas préservé l'Allemagne? L'appréciation exacte des mouvements annoncés par le communiqué de l'armée allemande en date au 6 novembre, ne doit plus, dans ces conditions, faire de difficulté pour personne. Un ministère belge d'affaires Le gouvernement belge se préoccupe de la tâche politique qui lui incombera dès sa rentrée. Son premier acte sera, paratt-il, de faire place à un ministère d'affaires national, qui aura pour mission de convoquer une Constituante élue par le suffrage universel pur et simple. Cette assemblée n'aurait qu'une durée éphémère et serait chargée de la solution à donner à diverses propositions de revision du pacte constitutionnel de 1839. On cite parmi les personnalités qui seraient appelées à renforces le ministère actuel, dont plusieurs membres disparaîtront : M. Francqui, directeur de la Société Générale, président du Comité National de ravitaillement; M. Evence Co_ppée, le grand industriel bien connu; M.Paul-Emile fanson — fils dé feu Paul Janson, ministre d'Etat et chef de l'extrême-gauche — élu en juillet 1014 député de Tournai, mais qui n'a pas eu l'occasion de siéger à la Chambre; M. Louis Morichar, le populaire échevin de Sl-Gilles, auteur de tant de réformes scolaires et promoteur en Belgique du quatrième degré technique. L'Islande séparée du Danemark Copenhague, 4 nov.— On mande de Reykjavik au « Berlingske Tidende : Le résultat du vote relatif à la loi fédérale islando-danoise comportant la séparation de l'Islande et du Danemark, accuse 12,310 voix favorables et 937 votes négatifs. Le résultat des élections américaines New-York, 7 nov. (Reutert. — Il appert des ré-isuUata électoi'auA. côniiuo-jusqa'ici que le résultat des élections est réellement douteux. Pour autant qu'on sache, ont été'élus : 219 républicains et 1S3 démocrates. Les autres résultats électoraux sont encore à attendre. Pour le Sénat, les démocrates ont obtenu 45 sièges, les républicains 44. Les prévisions sont favorables aux républicains dans les quatre districts électoraux restants. Washington. 7 nov. — Les résultats connus jusqu'ici donnent : 19 démocrates et 29 républicains. ETRANGER Le maximalisine et le commerce extérieur de la Russie. — Le principe du communisme, appliqué par les maximalistes à la législation jré-nérale sert aussi d'impulsion au commerce. Les maîtres actuels de la Russie sont occupés de la transsubstantiation de l'Etat en une gérance de production et de la réduction du commerce à un simple (?) échange de production entre les Etats, sans recours aux intermédiaires. Le conRrès des conseils économiques du peuple vient d'accepter la motion de Brouski concernant la future forme du ccmmeroe russe a>vec l'étranger. La motion n'est pas absolument neuve, mais elle est significative et importante par som but d'unifier toutes les mesures économiques de jeruerre de différents pays en un système uniforme, approfondi et radical par les conséquences qu'on en tirera. Cette motion, l'expérience de la pratique gcuvernementate se fait valoir ici, n'est nullement doctrinaire ; les maximalistes, s^'approcheoit phis de l'actualité oti l'application de leur théorie ne firomve pas toujours un sol fertile. Les maximalisâtes cherchent à enrayer et à surveiller le commerce privé mais ils ne l'excluent pas tout à fait dans toutes les circonstances, ce qui est déjà un pas en avant. On est en train d'exécuter urne nouvelle formation du commerce avec l'étranger. Le problème de la politique du commerce extérieur de tout pays pendant la guerre et pour la période transitive n'est plus une chasse aux nouveaux marchés et débouchés, mais il comporte l'établissement d'urne économie politique propre pourvue des matières étrangères nécessaires. La politique commerciale russe d'avant la guerre ne visa que la favorisatioin de l'exportation des produits agricoles et l'arrêt de l'importation de la production industrielle, tout cela dans l'intérêt de la soi-disant industrie «patriotique». Les matières premières fuirent exportées à 1'és.at primitif, c'est-à-dire dans des conditions défavorables et désavantageuses pour la Russie. L'exportation des blés ne fut nullement une conséquence du superflu ou des excédents, mais elle correspondait à la politique de l'épargne de l'or. L'exportation générale ne fut pas, de par ce fait, une conséquence de la richesse du pays et de ses trésors naturels, mais une conséquence de la pénurie de la disette effrayante. L'exportation au temps du tsarisme fut due, non à la richesse du peuple, mais a sa pauvreté. La guerre et la révolution o.nt sensiblement changé la situation de la Russie sur le marché mondial. Le commerce russe avec l'étrange^- aspirera à l'avenir à l'augmentation de l'impor-tatien de la production industrielle (moyens de production) afin de stimuler la réorganisation de l'économie politique et à la diminution de l'exportation des matières premières et des aliments. Le maximali.sme traça les lignes générales suivantes du futur échangée des marchandises avec l'étranger : 1) La protection des branches les plus importantes des industries des matières premières et travaillées et de la fabrication des machines agricoles, mais avant tout la protection et la garantie des moyens de communication par chemin de fer et des industries agricole, textile, etc. 2) La limitation de l'importation des articles nécessaires pour les masses d'importance secondaire et 3) La défense de l'importation des articles de luse et d'une utilité individuelle. L'importation des aliments pour la consommation générale doit être permise et tolérée provisoirement. Le point principal de l'exportation russe est l'échange des marchandises. La production à vendre à l'étranger doit être comptée en valeurs (prix) étrangères et l'Etranger doit s'engager à importer une quantité correspondante de ses iproduits. Le plan d'exportation russe pour la prochaine année prévoit en premier lieu l'exportation des produits suivants : bois, lin, ohanvre, huile à graisser, cuir brut, tabac et métaux. Comme mode de paiement pour les produits iin- -a. ^ JL* JTJfc. JKL. portés, le système des concessions dans les domaines qui ne sont pas encore utilisés peut être adopté sous condition seulement eue la législation socialiste reste et soit obligatoire pour les concessionnaires et que le gouvernement païti-t cipe sans entrave aucune aux bénéfices. Les mé-i, thodes actuelles (politique d'impôts, le protec-3 tionnisme, etc.) ne correspondent pas suffisam-; ment, selon J'opimiçn maximalisée, au développement de l'économie politique. Le, système des concessions cède l'initiative au capital privé qui n'est pas guidé par les besoins mais uniquement par la spéculation. La régularisation doit corres- » pondre au point de vue de l'organisation générale , de l'économie de l'Etat. ■ 1 | La nationalisation du commerce extérieur veut c i dire que l'importation de l'étranger ne doit cor- ? , respondre qu'aux besoins effectifs établis par des t r fonctionnaires désignés à ce but; le paiement 11 - des produits importés ne doit s'effectuer que par c - les dits fonctionnaires; la rétribution des inter- F , médiaires et les bénéfices du capital commercial t : doivent être réduits au minimum ; comme maxi- f j mum est admise une rétribution officielle. 1' , La politique commerciale, pour autant qu'elle e concerne les territoires occupés ou les Etats mou- il vèllement formés et qui formaient auparavant ti ; l'Empire russe, doit correspondre aux intérêts j< . économiques généraux. Une union douanière est d , une condition indispensable et vitale des par- r; ] ties contractantes. Une prompte solution à cette li , question faciliterait la transition de la prod/uc- p tion en Russie aussi bien qu'en Oukraine, en e Pologne et dans les provinces baltiques. n yn échange direct des marchandises doit s'ef- ft - fectuer jusqu'à-la conclusion des traités unifor- ti mes avec ces pavs, à condition toutefois que les ,, produits importés seraient effectivement desti- ; inés ù la population. ; Les méthodes d'achat (d'Etats, publiques ou privées) doivent être appliquées afin de réaliser , sans entraves la nationalisation du commerce ex- : térieur. La monopolisation d'achat doit princi- ? paiement servir de point de départ. Une admi-; nisttation^ du contrôle est à former afin d'éviter c : et d'empêcher la contrebande. sl Les commandes pour l'étranger (les comman- S( des pour l'aimée incluses) doiveait être recueil- a lies au conseil (Soviet) pour le commerce extérieur. Les questions suivantes doivent être par- a' ticulièrement étudiées : répartition des prix, cal- S cul du tonnage, assurance clu transport mariti- et me, emmagasinement, crédit commercial et im- d' pôt de douane. v; Il est remarquable que si les moyens publiés d du protectionnisme scknt dédaigtnés même, le fs système dans son entièreté aboutit au dévelop- d. peinent de l'économie sous l'influence de l'Etat, le .c'iest-à-dire au véritable protectionnisme. Une objection peut à peine s'élever au point de vue d! socialiste concernant l'accord de cette aspiration Ki avec: les exigences de la répartition intsrnatio- ni nale du travail, malgré la forte couleur de le- n, ccnomie nationale que porte cette aspiration. ]/. Ivanof. n' REVUE DE LA PRESSE Contre la grippe espagnole. — La « Wiener ^ Klinisc'ne Wochenschrift » publie une étude du docteur Leitner, qui prétend avoir découvert le micro be de la grippe espagnole. D'après le savant autrichien, le microbe serait un streptococus qui peut être tué par des injections de sublimé. Les22pa- m tients atteints de grippe avec inflammation des pou- B nions qui auraient été traités par ce procédé seraient d< guéris. L'article ajoute que la mortalité qui était de la 80p. c. est tombée à zéro. ai *** P « Le Socialiste belge », orgaue de Camille Huys- Ie mans, paraissant en Hollande, écrit ce qui suit : « On parle de la revision de la question de l'Es- ■ caut, qui serait résolue par l'annexion de la Flandre j1 zélandaise à la Belgique. Pourquoi la revision de ja la question de l'Escaut? Peut-être, répondra-t-on, j' pour que la Belgique puisse faire usage en toute circonstance de la libre navigation sur l'Escaut. Pour le temps de paix, cet argument est sans va- j, leur en effet, la Hollande ne songe pas à apporter la ci moindre difficulté ou à mettre quelqu'obstacle que u ce soit à notre navigation sur l'Escaut. « Et en temps de guerre? dira-t-on. » Mesure inutile, si les e, gouvernements concluent une paix démocratique, ' ainsi qu'ils n'ont cessé de le promettre. Si, néan- moins,nous avions une paix imposée par la violence p et que pour ce motif nous avions plus tard une nou-velle guerre économique, alors personne ne saurait prévoir dès maintenant en quelles circonstances et quelles parties cette guerre se fera. Comment se seront développés d'ici là les groupements des pays européens? Il n'est pas impossible que les partisans de la revision de la question de l'Escaut en devinssent eux-mêmes les victimes. D'ailleurs, de quel droit allons-nous incorporer la population de la Flandre zélandaise à la Belgique ? j( S'est-on déjà demandé quelle est l'opinion de cette & population sur ce point? Parce qu'en fin de compte Sl cette population est maîtresse de ses destinées et ri lion pas les annexionnistes belges et autres. Nos ti cléricaux voient peut-être dans 1 annexion à la Bel- 4 gique de cette population catholique un renforce- p, ment de leur politique ? p Raison de plus pour nous de combattre cet anne- q xionnisme de toutes nos forces. Anvers ne doit pas devenir la base d'une flotte de guerre, dont nous ne q pouvons que trop bien nous passer, tandis que la v Hollande nous assure la libre navigation clans ]' l'Escaut. Il n'y a donc pas lieu de modifier la situa- q tion existante, aussi nous le disons hautement : La v classe ouvrière belge ne tolérera pas qu'un centi- d- mètre carré de territoire soit annexé par la Belgique, IJ ni aux frais de l'Allemagne, ni à ceux de la Holland?. ECHOS ET NOUVELLES t e) Aidons les Evacués i ÏY. Le „ Bruxellois " ouvre une souscription ai en fa veur des é vacués arrivés dans la capita• fr le. Le public se doit d'aider pécuniairement A ces infortunés forcés de quitter leurs foyers ® et leurs affaires. Bruxelles leur fait un ac- cueil qui les touche et les remplit de grati- a tude. il faut faire plus et mieux encore si y posslble.Quechacun donne selonses moyens p pour adoucir la détresse de ces malheureux, si Le „ Bruxellois ",qul a toujours défendu les intérêts de ceux qui souffrent, espère que son appel sera entendu. Il recevra avec re- n connaissance les souscriptions et les dons, n si minimes soient-Ils. ^ -T crj PREMIERE LISTE v La Direction du « Bruxellois » 1er verse- a ment fr. 300.00 \ Le personnel du « Bruxellois » 236.25 » LE GOUVERNEMENT BELGE p Le « Telegraaf » apprend de la frontière belge le que, contrairement à ce qui a été annoncé dans cer- u tains journaux, le gouvernement belge ne s'est pas a' transporté à Bniges. Par contre, un grand nombre d de fonctionnaires sont arrivés par train spécial dans g cette ville, où se trouvent MM. Segers, ministre des T chemins de fer, et Cooreman, président du Conseil. M. Vandervelde procède à un voyage d'inspection P dans la zone du front. M. Helleputte est malade et n 1 réside encore au Havre. M. Poullet est en deuil à 1' cause de la mort d'une de ses filles, décédée à Cha- r* monix des suites de la grippe espagnole. P POUR LES RÉFUGIÉS eg Les plus redoutables ennemis des évacués sont 1< | l'inactivité et 1 ennui. Et plus le réfugié est cul- \ 1 tivé, plus les conséquences en sont à craindre. 1 Aussi l'attention des autorités qui s'intéressent au ji ! sort de ces infortunés ne saurait-elle assez se r préoccuper des mesures les plus propres à con- e 1 jurer les effets déprimants au spleen. Sous ce n ! rapport, avec son insouciance naturelle, le ma- ti ■ sKAKaîi : i2â,OQO par jour K nuel est comparativement plus heureux- du mn. e ment que le vivre et le couvert, même m'oins Ze • plus confortables, lui sont assurés, il est délivré t son prmcipal souci. Il n'en est pas de même : de ceux dont une certaine culture intellectuelle ; 011 î»ora.le a naturellement augmenté les besoins en élargissant 1 horizon et avivant les sentiments : Auss serait-il souhaitable de vofr adopter un en' s m.e(sur®s propres à conjurer dans le . monde des réfugiés, en général, et chez l'mtel-lectuel en particulier, le travail trop actif et trop ' desesperant du « cafard ». p ; , Dans cet ordre d'idées, l'on ne peut qu'approuver !w™ n ce? ^,homes " <luo quelques hommes t n V16n"6? orSaniser à l'intention des réfu- - £ v V ans ce domaine, il est parfois possible da 3 J*"1re beaucoup de bien avec des ressources relativc-t ment réduites. Il conviendrait notamment de doter r ces institutions cl un mobilier de fortune suffisant . pour permettre aux bénéficiaires de l'œuvre d'v 1 '°":C'tr Un Uffe If.J'T" où le mauvais temps ne . permet pas aux exiles de trimbaler leur ennui et leur désœuvrement par nos places, nos boulevards ' fnJîofi grand®s arteres. En outre, ne pourrait-on pas - installer ces homes de façon à ce que les réfugiés v : trouvent des jeux propres à tuer le temps, tels que i jeux de cartes, de loto, d'échecs, de jacquet etc-1 des journaux et des publications que,le public pour- - rait deposer dans des boîtes ad hoc éprès les avoir . lus, des phonographes, etc. Et, par extension, ne ■ pouirait-ou pas recruter, au sein de ce milieu si essentiellement mélomane que les populations du nord de la France, du Tournaisis et de la région de Mons, les elements capables d'organiser des audf- ; nécessaires^ ' ^ fournissaiit lesinstruments Pour les intellectuels, ne pourrait-on pas organi-f^1, un. ser7.1ff. spécial qui servirait d'intermédiaire entre les bibliothèques privées et publiques et le» îefugies; un service de lecture en'commun où les membres du corps enseignant, par exemple feraient des lectures à haute voix; un service d'ex-cuisions et de visites de nos monuments et musées sous la direction d intellectuels assez dévoués pour servir de guide et de cicerone après un court apprentissage? Sous ce rapport, l'initiative prise par certaines administrations théâtrales d'accorder des entrée! gratuites ou a prix réduit est des plus louables et et avec un peu de bonne volonté, il serait possible d organiser, dans ce domaine, tout un groupe d'eeu- nî,e,nAmJ.UK,Ct ilne ians sa ?Phère, s inspireraient ST. b?V dlve,rtlr e| empêcher l'ennemi de 1 •■^ 11 victimes aans des milieux trop enclins, fe'désespoir!1 SC ^rrasser par le chagrin et Pour faire intelligemment la charité et œuvre ITJÎJ/a i 'if f;aUJ,as toujours beaucoup de galette à laquelle la bonne volonté et le dévouement peuvent parfois suppléer. Aussi, espérons- rot+S Si ra dattirer Slu' ces quelques lignes 1 attention de nos hommes d' «livres pour îaire nattie quantité de ces petites « machines » capables de lendie, a peu de irais, d'inappréciables services» a- h.) FLYS, 39, r. Chapeliers. Arrangem. chapsaux dames. UNE BELLE ŒUVRE A IMITER On nous écrit ; ^ Vous avez certes comme moi pu remarquer les nombreuses affiches éditées par l'Association des Directeurs de tlieâtres de Bruxelles annonçant des représentations1 de gala dans chaque théâtre de la capitale au profit del'œuvie «L'Accueil Fraternel aux Evacues ». C est là un beau geste de la part des Directeurs de ces établissements et il nous platt de les feliciter pour cette belle initiative. Tous les braves Bruxellois se rendent nombreux à ces spectetito.car ils savent que le peu qu'ils apportent contribue à rendre moins dure la lourde tache entreprise par les fondateurs de ce bel organisme et par conséquent à adoucir le sort ae nos malheureux compatriotes évacués arrivant r»Kqî1MJOULP nombreux en notre ville. Louons ce bel élan de cœur émanant de la part des Directeurs de spectacles et souhaitons que bientôt tous les cinémas et cafe-concerts de la capitale imitent ce inhlfc 6i 1'U organisent au moins une soirée 1 œ';1,vre ®ibien dirigée. Plus nombreux encore les Bruxellois charitables, comme, toujours Pan<3uer°nt pas de s'y rendre. Nous osons esperer que notre appel sera entendu par tous les l 'recteurs de cinémas et café-concerts, et que l'on ne tardera pas a voir sur nos murs les affiches annonçant les dites représentations. Merci d avance pour nos frères évacués. Charitas. EN PROVINCE A LA LOUVIERE. — Une cité qui grandit, — t.% jone ca.tr de i.a Louvière qui avant la gueiTe gràct* à sa situation topograpliiquit'. à ses voies terrées & son industrie, j>rit une grande extension, est to'iie reoenle et c'est en gTande partie à son bourgmestre, M. Mairiaux, à qu.i elle a élevé une statue, qu'elle doot sa séparation et sa reconnaissance en commune par anrStë royal remontant à quelques aimées Auparavant, son territoire appartenait à Satnt-Vaasfc qui, en 1815, n'avait que 1,(514 habitante. Avant 1870,son faubourg actuel du Hocquet n'était qu'uiie simple dépendance de la paroisse de Sarnt.-Vaast, dont l'abbaye d'Aulne obtint la dîme dès l'année même de sa fondation, c'est-à-dire en tUT. Quant au domaine de La louvière. l'une des phis vastes possessions de l'abbaye d'Aulne, il lui fut donné douze ans plus tard (en 1157) par- Guidon da Iloudeng, Hugues -de Péronne®, etc. Au bas moyen âge, elle, est mentionnée sxis le Tiom de Grangia Laparia. c'est-à-dire Grange de La Ixnt-lière, à cause des pièges à loups qui s'y trouvaient depuis un temps très ancien, notaimarani en 12£0 et 1231, dît le « Cartulaire de l'abbaye d'Aulne ». Elle était alors le séège d'une gigantesque exploitation agricole cultivée directement comme la Trappe de Scourmcmt actuelle par des trappistes eu par de? moines, grâce à leurs nombreux frères con vers. Mais vers le XVe siècle, la dinawfion voulue des frères couvera obligea de l'affermer à des laïques, Alorts, de même qu'aux granges de Visoourt, Dau-souspfuine. Graux, etc., la grange de La Louvière fut dédoublée et donnée à bail à deux fermiers. Par la siuite, la séparation s'accentua par la création au Nord d'une seconde ferme ; « La Basse Louvière » s'ajoutent à celtes de « Tott-y-Faut « et do « Sarteau », déjà subsistantes au Nord>-Est des précédentes et séparées comme celles-ci par le ruisseau du Thiriar. Enfin, au milieu du XVlIle siècle, l'ensemble des terres ayant dépendu de rancienne. « Grangia Luparia » se trouvait réparti entre neul fermiers et il comprenait encore près de GOO bon-mers lors de sa mise en vente en 1797 oo-mme bien national en une quinzaine de lots. On peut consulter à ce sujet les archives de l'Etat à Mons (Biena nationaux). Huit de ces lots comprenaient les possessions de l'abbaye d'Aulne sur la paroisse de Saint-Vaast, telles que la Grande I.ouvière et Sarteau, acquises par Pauléa, et la Nouvelle Cense de Grande Louvière, achetée par Doreneme et Brouwet de Mons pour 82.000 livres et revendue la même année aux moines pour 140,'000 livres payées en « bons da religieux », laquelle passa ainsi dans le domain» de l'hospice d'Aulne. D'une -dero'-douEaine d'autres lots gisant sur la paroisse d'Houdeng-Goegniet», « Toutt-y-Faut » et la « Basse Louvière » furent acquis à vil prix par Pluée, sans qu'il se produisît d'enchères, tandis que les moines obturent à. grand'peine pour 130,000 livres 40 bonniers le lot Tri galet mis à prix £5,500 livres. <î Aujourd'hui, à part la « Censé » d'1-Ia.iiie-Saint-Pierre et les deux lots ct-dessus rachetés par les moines et ayant servi à fonder le petit domaine d8 l'hospice d'Aulne dans le Centre, on-gpaut considérer la plus grande partie du domaine monastique passé dans la famille Warocqué. En fait d'anciennes exploita. iOhs monastiques maintenues, il n'en reste guère que les belles fermes de Toutt-y-Faut (150 hec-tes) et Basse Louvière (130 hectares) exploitées par MM. Guy aux et Degrez. Quant à la « Grande Louvière » enserrée cliaqu# ioui' davantage entre les maisons bâties et le Thiriar, elle ne comprend plus que quelques hectares, et sa vieille grange, œuvre des moines du bas moyen âge, a été démolis. Le Sarteau a eu une partie de ses terres reboisée. — (N.) g,m0d» » ««v=r.,h,a -a.». ■ «• Iw QUINZE CENTIMES Samadi 9 Novembre 1913, • N° 1474 * T""* /-V METr' !1« m—m—m—mmanMMM

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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