Le bruxellois: journal quotidien indépendant

242 0
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1916, 15 Juni. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 15 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/n00zp3xk7z/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

3ms Année 1 N° 617 Ed. A CIHQ CENTIMES Jeudi 15 et Vendredi 16 Juin 1916 ABONNEMENT POSTAL, ÉD. J| Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 Les bureaux de poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que des abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les IJanv. 1 Avril 1 Juillet 1 Octob On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de * 2 Mois 1 Mois Fr.3,00-Mk.2.40 Fr-1.50-MM.20 TIRAGE : 75.000 PAR JOUR Le Bruxellois Rédacteur en Chef : Maro cl© {SA-Ivl&ï Journal Quotidien Indépendant I Rédaction, Administration,Publicité] Vente : j I BRUXELLES. 45. RUE HENRI MAUS ! ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos . fr. 2.00 Nécrologie 2.00 Annonces commerciales . 1.00 » financières. . . 0.50 PETiTES ANNONCES La petite ligne 0.20 La grande ligne. . . . 0.50 —o—- TIRAGE; : 7BMQ0 par jour Chronique des Abus L'IDÉE DE PATRIE ET LE COMMERCE DU PATRIOTISME Un haut fonctionnaire des Hospices de Bruxelles nous écrit le 13 : « Les Hospices de Bruxelles viennent de déposer leur budget de 1916 aux fins d'approbation. Je relève dans les chiffres publiés qu'une somme de 350,000 fr. est prévue par suite de la majoration des prix des denrées, vètsahents, etc. Il y a- aussi des dépenses pour café 400,00 fr., chicorée 75,000 fr., charbon 700,000 fr., tous produits achetés aux yrix forts. Or, c'est un fait avéré que si cette administration avait fait, aupr.s de l'occupant les démarches nécessaires, elle aurait pu éviter de subir ces hauts priix. On lui eut accordé les droits de réquisition et d'autres moyens de s'alimenter à meilleur compte dans l'intérêt des finances publiques. Cette administration a-t-elle fait la moindre démarche eu ce sens? Si elle en avait fait, elles eussent été favorablement accueillies et d'autres produits auraient été achetés également à meilleur compte . Lorsqu'on détient 1 argent des pauvres, en doit tout faire pour le défendre et il y eu là de nouveau une incurie coupable. Je sais que ceitto administration, désirait traiter le moins possible avec l'autorité allemande et avoir avec elle le moins de rapports possibles également. C'est pourquoi il y a eu de ce seul chef line perte de plusieurs centaines cle milliers de francs et il faut qu'où note ce fait. D'ailleurs l'administration des hospices acheta dès le début comme un épicier.Par la suite les marchés qu'elle faisait ne comportaient que de minimes quantités et subissaient ainsi une hausse qui était fatale quand on voyait les événements et les piocédés belges. » Tout commentaire affaiblirait la saveur de ces critiques trop justifiées hél & ! émanant d'un éminent fonctionnaire, bien placé pour être documenté. Quand donc l'autorité se dé-cidera-t-elle à nettoyer ces écuries d'Augias, et à renvoyer les incapables qui « administrent » avec ipareille désinvolture le Bien des " l'ain : Pays où on est né, cuti ârôuas'j. Patriotisme : Amour de la patrie. Donc le Patriotisme consiste à aiimer le pays où on est né. C'est un sentiment simple mais que vient compliquer et modifier uns quantité de facteurs qui sont souvent égoïstes et n'ont pour but que de ^ maintenir dea privilèges au profit des prébendiers qui en bénéficient. Aussi le patriotisme est exploité au même titre que la bonté, la charité ou la vanité. Mais en scrutant l'idée générale de patriotisme, nous constatons qu'il y a, entre citoyens d'un même pays, les liens de solidarité qui sont les dérivés du patriotisme et qui sont même les seuls dont les manifestations peuvent, prouver, pour les non-combattants, que nous sommes ou non de bons patriotes, que nous nous comportons en vra:s patriotes.C: lté solidarité-là est constante, aucun événement militaire ou politique ne peut et no doit nous y soustraire. Au cours cles années, les belligérants changent, ceux qu'on appelle aujourd'hui les ennemis, deviennent les amis de demain (voj'ez les Russes et les Japonais, les Français et les Anglais) tandis que les liens de solidarité qui existent entre les citoyens nés clans un même pays, ne peuvent se «relâcher sous aucun prétexte et sont, dans leur pratique, une manifestation de vrai patriotisme, le seul qui au point de vue de l'humanité, doit compter. Tous les citoyens belges se doivent donc solidairement assistance d'une façon ou d'un© autre en cas d© guerre; les froussards qui ont fui, sans raison, ont manqué à leuns obligations de solidarité patriotique ; ceux qui sont restés et aidant leurs concitoyens sont de bons patriotes et. les occupants ont d'ailleurs pour ceux-ci tous les égards qui Leur sont dus. Mais n'y a-t-ii pas, hélas, trop de Belges qui ne remplissent pas leurs devoirs? Précisons quelque peu. Les Allemands sont entrés en Belgique. L'Histoire nous prouvera que les nçwéssités militaires les y ont amenés et que gi ee n'eût été eux, "les autres y seraient venus, sinon tous les deux. Voyez, en effet, os qui se passe en Grée®, pays neutre et vicié à plaisir. Que font ici les occupants? Us y séjournant et se conforment, en y restant, à une convention, celle de La Haye, à laquelle la Belgique a adhéré. Manquent-ils d'égards envers la population ? Prennent-ils des mesures vexatoires? Nous affament-ils? Non! Et cependant les pointus les traitent en ennemis. Pourtant les Allemands ne nous demandent pas de ne pas conserver notre foi patriotique, ni de renier notre passé et notre idéal de peuple libre, ils nous demandent seulement de ne pas les trahir. En dehors de cette défense justifiée, ils font tout ce qu'ils doivent et tout ce qu'ils peuvent pour que la population belge ne souffre pas trop de cette guerre terrible.Ce sont des patriotes allemands,mais ils savent qu'ils ont une grande responsabilité devant le monde et ils veulent se présenter fièrement au tribunal de l'Humanité en attendant le verdict impartial cle l'Histoire.Certains forcenés portent contre eux une eocusation stupide, qu'il nous faut rencontrer non seulement parce qu'elle est fausse mais aussi parce que les accusateurs sont en partie des coupables et pour le restant, cles irréfléchis ou cles inconscients. Il s'agit de l'alimentation, seule question qui soit réellement intéressante eu ce moment et la seule qui ne pourra jamais étie- trop discutée afin de bien établir les responsabilités d'une situation fâcheuse; qui éclairera le patriotisme de certains Belges d'un jour tout au moins bizarre ! * Lorsque la Belgique fut occupée, les Etats-Unis d'Amérique, qui savaient que notre pays ne pouvait s? suffire et qu'il allait se trouver dans l'impossibilité d'importer quoi que es soit, alors qu'il devait subir les réquisitions légales de l'armée occupante, les Etats-Unis, dis-je, créèrent le Comité de ravitaillement qui prit à sa charge de nourrir toute la population ouvrière et même de fournir à tous les Belges, indistinctement, certains produits de première nécessité. Aussi la situation alimentaire ne fut elle ja.ma.ig critique et 6i les administrations communales avaient su faire tout leur devoir, au lieu de continuer leur politique de olooheir, si elles avaient, su s'adapter aux circonstances et s'entendre avec le pouvoir occupant au lieu de se draper dans une sorte de morgue srupide, nous n'aurions eu à souffrir que bien peu de la guerre actuelle. Prenant en considération la situation malheureuse de la Belgique, les occupants qui comprenaient et appréciaient, à sa valeur, l'aide américaine, ne voulurent pas être en reste d'humanité et ils se refusèrent de continuer des réquisitions auxquelles ils avaient cependant strictement droit. Au lieu de réquisitionner ils achetèrent et payèrent comptant. Mais afin de ne pas être comme le. Belges victimes d'accapareurs, ils fixèrent les prix niaxima à pratiquer, prix très-rémunérateurs vous diront tous les cultivateurs. Vous voudrez bien admettre que jusque-là tout est légal, correct et aussi que les Allemands n'eurent jamais la naïveté de Il ic.iic tiOiîe é'éaiÊiîJ" ef i;pS 11 ,""*quS Ï;"Sv,-" mérique supplée largement aux importations manquantes, que les occupants achètent à à peine les quantités qu'en temps normal, les cultivateurs belges destinaient à l'expo rta -tioin et, d'autre part, que la fixation cles prix devait éviter l'exploitation de la population ot n'avait en vue que ce seul but bienfaisant. Comment se fait-il alors que les prix aient augmenté dans des proportions si fantastiques? Qui les portait à ces taux de famine? Qui raréfiait les produits agricoles et autres en les accaparant et en les cachant ? Qui frelatait et sophistiquait les produits de toutes natures? Qui réduisait et continué à réduire à la portion congrue ceux qui ne peuvent payer les prix forts et ruine £&usi ceux qui ont quelque fortune? Quels sont les ignobles individus qui ont édifié des fortunes scandaleuses depuis la guerre? On me citait un cycliste (le lion des cyclistes) dont les magasins ont regorgé de café, de chicorée, de tabac et qui a ainsi gagné 3 à 400,000 fr. C'est plus gai que d'aller dans les tranchées oii il aurait dû être. Qui a tué une partie de la population belge ?car la proportion de tuberculeux qui meurent. a considérablement augmenté. Qui a manqué à tout devoir de solidarité patriotique ; Sont-oe les Allemands? Leurs intérêts mêmes y étaient opposés. Ce sont des Belges, rien que des Belrji s quand nous lisons les prévisions budgétaires des Hospices civils de Bruxelles et que nous constatons que cette administration de bienfaisance perdait, par le fait de cette honteuse spéculation, depuis le début de la guerre, un million de francs peut-être, nous ne pouvons que i^ier ce cri de dégoût aux accapareurs et leur dire: *c Vous avez volé un million aux pauvres de Bruxelles, vous avez volé des millions à vos concitoyens, vous avez déshonoré le nom Belge devant la postérité. Souhaitons qu'un jour vienne où vous tous qui aurez agi ainsi, vous serez dénoncés, et que nulle peine infamante ne sera trop forte pour vous châtier. Vous êtes de mauvais patriotes et vous ne faites, en hurlant aux chausses de l'occupant, qui n'en a cure et qui lui fait son devoir, que jouer la parodie du patriotisme, lâcheté de plus à votre actif, pour ca-cher les turpitudes que vous commettez et qui vous enrichissent sur les ruines de la Patrie en deuil ! » Quant à nos bourgmestres, nos autor-itCs de tout poil qui se croisent cyniquement les bras et laissent faire, quant à nos juges d'instruction, créatures de la poiiticaille cle parti, nullités do faubourgs ou de villages, fruits secs du barreau promus magistrats par fournées entières à la veille d'élection'! menaçantes pour les parfis, qui casaient- ainsi leurs propagandistes avant de préparer leur déménagement des ministère-, l'Histoire les clouera tous au pilori pour n'avoir pas su, ni voulu user de l'ar-onal du code Existant afin de sévir sérieusement contre les fraudeurs, les accapareurs et les voleurs à qui ils ne iou-gissent pas cle faire octroyer, à titre de primes d'encouragement à la- récidive des « peines » dérisoires de 5, 26 et 100 fr. d'amende conditionnelle avec sursis cle 2, 3 ou 5 ans! Quelle honte! Quelle complicité morale dans ' le mal ! Marc de Sâlm. LA GUERRE iSŒKŒiinls ©ïiietels allemand» S BERLIN, IJf jitrn.— Communiqué de midi: Théâtre de !a guerre à l'Ouest Au cours du combat d inér, nous avons per-'u une partie des jjositums nouvellement con-■uises sur les haut* urs au sud-est de Zillebe-■e. Dans les conibcr. livres, les 12 et 13 juin, ur la rive droite Ut la Meuse, nous avons cuvé Ils position# ennemies situées à l'ouest et u sud de la ferme de Thiuumont, fait prisonniers 7V3 Français, dont 2? officiers, et eap-uié 15 mitrailleuses. Des patrouilles alleman-'('s ont exécute quelques coups de main heu-eux près de Maricourt, au nord de la S"m-■le, et en Argonne. Théâtre de la guerre à l'Est A u sud du lac A aroez, des détachements d'é-laircurs ont démoli les retranchements avants de l'ennemi et ramené 60 prisonniers ruses. Sur le front au nord de Bazanovitsc-hi, 'ennemi a passé à la contre-attaque. Après ne violente préparation d'artillerie, il a, à cpt reprises, assailli, nos lignes en masses compactes. Il a été repoussé net. Ses pertes fu-ent lourdes. Des aviateurs allemands ont, les mrs derniers, attaqué les voies ferrées de l'en-emi jusqu'à nue grande distance du front iisse. En plusieurs endroits, ils ont arrêté des rilins amenant des troupes et détruit des in-fallattons de chemin de fer. Théâtre de la guerre aux Balkans Rien de nouveau. Evénements sur mer. BE'RLIN, lq. juin. —■ l'endant la nuit du S uu Uf juin, le vapeur auxdmiit allemand Herrmann » a été attaqué 'par Jf contre-tor-nlleurs russes dans la baie de À'ordeopping 111 sud-est des fj'<rds de Stockholm). Après ne courageuse riposte, le vapeur étant in-ndié par un obus ennemi, son équipage l'a ut sauter. Le commandant ainsi qu'une lande partie de l'équipage ont été sauvés. AUTRICHIENS VIENNE, l.'f juin. — (Midi.) : théâtre lie la guerre russe,, jiu sucf de liojande_ Çsernou-itz, la, au sud du 'triplai), ' pus d'cvéTïcmcftr's articuliers, la situation y est inchangée. Au ord de Baranouit.se/ii, des troupes alternatifs et austro-hongroises furent exposées, hier :atin, à un violent feu d'artillerie russe. Au ours de la soirée, l'ennemi s'est lancé à l'at-ique de nos positions; il a été jxtrt'Hit rejeté ettement. A. la fin, Vartillerie de l'adversaire canonné dans les masses russes qui recu-lient.En .complément aux derniers communiqués ; l'état-major général austro-hongrois, on nis mande relativement aux attaques rus-s ; Jjes Russes réussirent à passer en un en-roit du front et à occuper Zadagora Snyaiin, nsi que Horudenka, niais en général les com-:its des derniers jours ne leur ont pas procu-de succès marquants. Snyatin se trouve au ord-ouest de Uzerno-witz et Horodenka se •ouve au nord de Snyatin. Par conséquent, : succès de la cavalerie rmse a porté ir la partie extrême sud du from russe. Par mire, les attaques russes sur la Strypa ont ur. usevi'nt échoué,surtout à Bitrkanow, où ur échec fut complet. A Tamopol, on cornet sans relâche. On nous apprend que tes usses y lancent constamment de nouvelles rces contre les défenseurs, mais ceux-ci tien-•■nt vaillamment tête à cette supériorité nu-érique. Les Russes ont encore lancé des at-ques sur trois importants points, mais totci-ment en vain. Au sud-ouest de Dubno, ils rt répiété leur attaque avec un détachement ■ cavalerie, mais celui-ci a été repoussé. O aire s opérations à ce foyer de la bataille, il y a letrre eu, dans te secteur du front, de vio-nts combats sur le Sfyi et à Kolki. Continuant les attaques des derniers jours, s Russ s ont ici de nouveau tenté leur chan-. Mais au Styr toutes les attaques cles Rus-s furent repoussées. El jjrès de Kolki nos thés ont réussi à tnrayir toutes les tentatives passage de l'ennemi; le nombre des pri-nniers russes y a dépassé 2,000 hommes. Un voit, par ce. qui précède, que les Russes t repris leur offensive sur tout le front, cle-is la pointe sud jusqu'à Kolki. Mais, alors e dans les premiers jours ils avaient réussi -efou'.er notre front en plusieurs points, ils ont 'plus eu la force de s'assurer des succès (dogues. Il est à supposer que d'une part ils ;t déià affaiblis par ii urs pertes (on ne sait s jusqu'à qil'l point ils p< icent suppléer > ïes-ci par de nouvelles réserves- • ./autre /1, la contrepartie ùutro-hongroise, sur la-l'ie on pouvait compter, d'ailleurs, aura duit son iffi t. Nous avions déjà fait ressortir que les suc-; m tiaux de l'offensive russe n'auraient pas <nflu< nce considérable s'ils n'étaient pas tandis et continué!: avec une efficacité au lins égale et persistante. Mais ce résultat , "ut pu êt-ri atteint que par un percement notre front. Or, comme ce dernier a été repris, mais , n percé, le succès russ* n'est que part al, et, nilcurs les combats"th .< derniers jours ont ''iii'é que les < auUi'o-.hongroises ont jà réus"! a arrêta| ail - < ffcnsive, voire mê-' à la réjouitr en beaucoup'd'endroits.G'est un ifidiee qui promet beaucoup pour la lté des combats au front de l'Est. Théâtre de Sa guerre italien. La situation n'a pas subi de changements. Nos hydro-avions ont ■nouvellement attaqué la gare et les installations militaires de San Giorgio di Nogara, ainsi que le port intérieur de Grado. llîCftlre de i;i ijuerre Sini-list. Situation invariablement stationnaire. TURCS CONSTANTINOI'LE, 13 juin. — Aucun changement au front de l'Irak. Au front du Caucase, nous avons fait nn certain nombre de prisonniers au cours des combats locaux à l'aile droite et à l'ailé gauche, et nous avons capturé une grande quantité de fusils, d'appareils téléphoniques et de matériel de tranchéLe combat annoncé dans notre communiqué d'hier s'est terminé ■par l'extermination d'un millier de cavaliers russes et a eu lieu près de lu rivière Zcipp, au sud de Tschcuîcrnerek et à l'est de Hamadin. Ilier avant-midi, cinq avions ennemis ont jeté une cinquantaine de bombes sur Sniyr-ne; quelques hommes et quelques femmes jurent tués, quelques maisons détruites. Aucun événement important aux autres parties du front. BULGARE SOFIA, H juin. — Le L0 juin iix navires ennemis se sont approchés de l- embouchure de lu M esta. Vers miai et demi les navires ouvrirent le feu contre la côle, à partir de l'embouchure du fleuve jusqu'à Kale Burun.Le feu était principalement dirigé contre les villages et les fermes au rivage et sur les champs non moissonnés. A 1 heure de l'après-midi quatre de nos aéroplanes attaquèrent les navires avec des bombes et les forcèrent à s'éloigner à toute vapeur dans la direction de Titasos. Nos unités aériennes furent violemment, mais inefficacement bombardées par l'artillerie ennemie et des mitrailleuses ; elles revinrent toutefois indemnes. Le bombardement de la côte n'a pas causé des pertes. Sur les autres fronts, la situation est inchangée.FRANÇAIS PARIS, 13 juin. — Ojjiciei, 3 h., A.P.M.; Sur la rive droite Me la Meuse, hier en fin de soirée, l'ennemi a renouvelé s-.s att iques dans tout le tccte.u* ù l'iniest df . fepsss a trmamont. il a ptneifê CCàîTs rpv rques cléments avancés de notre ligne sur les pentes est de la croupe 321. i'artoui ailleurs les attaques ont échoue sous nos feux. Sur la rive gauche, bomba, dement de la région cle Ch'itt incourt. PARIS, 13 juin. — 11 h., A. i'. M. : Sur le front nord de Verdun un ne signale aucune action d'infanterie au cours de ht journée. Le bombardement a été intermittent deins les différents secteurs à l'est et à l'ouest de la Meuse. Journée calme sur le reste du front. RUSSES . PETROGHA D, lâ 'juin. — Les troupes austro-hongroises et aile mandes s'étant soustrai-t's en plusieurs endroits à l'attaque de nos années, le nombre des prisonniers faits, annoncé dans notre communiqué d'hier n'a,pour le moment, que peu varié. Il comprend au total 1,700 oj/icicrs et LU,,000 soldats. Au nord-ouest de liozgszc-.e (sur la Styr), nos troupes s'approchent du fleuve Stochod, après avoir refoule les Allemands. A l'ouesf de Luzk, nos troupes ont occupé Torczyn et continuent de repousser î'ennemi. Au front de la Strypa, au nord du village cli Bobuhiize, le combat opiniâtre continue. Le village de Zaruanitza (à l'ouest de IFi's-niowczyk ) a été pris 'par nos tr<>upcs, malgré une défense opiniâtre. Èn plusieurs secteurs aous avons constaté des ouvrages, construits à la hâte, érigés par l'ennemi pour fortifier ses positions. Dans le. secteur du Dniester et plus loin vers le sud, nos troupes, après avoir traversé après combat le fleure,, y ont enlevé, à part de nombreux points retranchés, également le bourg l'aleszezyki. Kilts continuent à progresser. Le village de Horodenka, au nord-ouest de Zcde»-zczyki, est en notre possession. Dans le secteur du Pruth, enfre Bojan -1 N epoiokouz, au sud-est de Sniatyn, nos troupes s'approchent de la rive gauche du flefPve. A la tête de. pont de Czcrnoivitz, un combat acharné perdure. L'ennemi a abandonné, dans les endroits occupés par nous, une quantité immense de bu lin de guerre. Ainsi il a laissé à la ligne f cirée de Dubno à Kotchin un fil et de téléphone, une grande quantité de cartouches,des lance-mines, des automobiles, un chemin de fer à voie étroite, avec une grande quantité ■le matériel roulant, ainsi qu'un dépôt de ra-vitai lement. Au même endroit, près du village de Ma-Ly Miltscha, nous avons laissé intact un monument ttigé en commémorant la victoire auto ici l'une, tn forme d'une colonne très haute, couronnée par une immense aigle impériale. Dans le village Zadagora, au nord de Czer-'luiritz, nous avons capturé un assez vaste Viihp de matériel de génie et d'un chemin de '('r aérien. Dans un ordre de jour, trouvé sur un offi-yer a'iemand mort, indiquant la répartition 'tes troupes, nous citons l'expression suivante : 1 Les Autrichiens battus. » Des prisonniers mentionnait dans leurs dépositions la formation de nouveaux détachements des effectifs -estants des unités autrichiennes battues. Au front de la Duna, et au sud de Duna-bourg, les Allemands canonnsnt plusieurs points de nos positions. ITALIENS ROME, 13 juin. — Entre l'Ailigc et le Jirenta, de violents combats d'artillerie, ains que des progrès qui ont été opiniâtrement dis pûtes par l'advei saire. Dans la vaille de la Lagarina, nou avons conquis, par une attaque brillante, pré parée efficacement par l'urttllerie> la ligrt< fortement retranchée, qui court de la haute m du Permesan ci l est au versant du Mezzana. h: long du torrent Rom'nn. L'ennemi a effectué sans ret ird des' contre-attaques acharnées contre nos nouvelles positions, qui ont été toutefois toutes n poussées. Au front l'osina-As-tico, vigoureuse canonnade réciproque. L'infanterie ennemie, qui avait pénétré à Mali-situ, en a été délogée et poursuivie par notri tir bien visé. Sur le plateau élevé d'Asiagos la situation n'a pas subi de changement. Dans ii vallée de la Sugana, des troupes ennemies, q u t ont tenté dans la nuit du 11 au 12 courant, de ■progresser a l'est du Monte Maso, furent repoussées en subissant des pertes nombreuses.En Carinthie ci à l'isons >, l'activité violente habituelle de l'artillerie ainsi que des escarmouches de faibles détachements. Une tentative d'attaque de l'adversaire prononcée dans le secteur de Monfalcone, u été rapidement étouffée par notre feu. Beraferes Uepêclies k'oijfiisive rusii Budapesth, 14 juin.— L' «Az Est» publie le rapport suivant du correspondant de guer-rj Molnar : L'aile septentrionale de l'armée du général Brussilow a fait une nouvelle tentative pour passer la Styr à l'ouest de Kolki. La tentative a été déjouée. Sur les autres points en Wolhynie, où il y a tu récemment de violents combats, le calmc est maintenant relatif. A l'Ikwa, il n'y a pas de combats importants à signaler. Dans le nord-est de la Uaiicie, un combat acharné se déroule au nord-ouest de Tamopol entre Nowocanicksniniec et Kozlow. Ici iea Busses essayèrent désespérément d'attaquer lo long de la ligne du chemin de fer, mais ils fuient/. jetés, par une contre-attaque de nos avancée à l'est de cette localité. Les Russes ont de nouveau attaqué dans les environs oe VVieuievczyk à la rive orientale de la Strypa. Dans les heures matinales, les assauts russes par masses se prononcèrent et les combats furent particulièrement acharnés le lundi de Pentecôte. Mais les lignes russes furent prises si violemment sous le l'eu de notre artillerie, qu'elles ne purent atteindre nos positions.Lie Busses furent repoussés sans qu'il s'engagea! ci es combats d'infanterie, i lus loin au sud, le combat suit son cours sur la rive occidentale d-e la Strypa. D-es colonnes rueses se sont, avancées de l>uczacz dans la direction nord-ouest vers le ruisseau de Koropietka. Ici les troupes allemandes et austro-hongroises arrêtèrent non seulement les attaques, mais ils firent même, au cours de contre-.attaques énergiques, plus de I 1/2 bataillon de Russes prisonniers. Les eombati; d'arriÈre-gardo à 1 est de la Bukoviua, à, l'aide desquels nous avons repris notre front sur ce point, sont très violents. Les Russes ont concentré contre ce secteur des tuasses plus considérables qu'à n'importe quelle époque de la guerre. Les détails au sujet de ces combats sont dignes d'éloges pour nos soldats. L'opinion publique ne pourra toutefois apprenar ces détails que plus tard. La défense acharnée et finalement heureuse de quelques points qui paraissaient ne plus pouvoir tenir contre l'écrasante supériorité des forces, a protégé le^ positions de batteries menacées par les Russes et a eu pour conséquence que de nombreux canons, que les Russes avaient déjà pris, ont été repris par nous. De pareils actes héroïques sent journellement à l'ordre du jour. Le nouveau cabinet Laiien Lagano, 15 juin. — i^e « Secoio » nomma comme membres prob;*&!es du nouveau cabinet : Bceselli, Bissolati, Luzzatti, le sociologue Netti de Naples, 1-e radical Sachi Fera, l'agronome Baineri Eeonardo Bianehi. On créera encore un portefeuille pour les questions alimentaires, que prendrait l'inventeur cle la télégraphie sans fils Marconi. Sur Mer Malnio, 15 juin. — Le vapeur « Emmy » de Stockholm, s'est jeté le 12 juin dans uu champ de mines près de Palsterbo et sauta. Un homme a été tué, quatre autres se sont noyés. Le capitaine et les quatre hommes restants de l'équipage ont été débarqués à Malmo. Copenhague, li juin. — Comme on l'annonce de Londres, le vapeur danois « Inmad-vig » a heurté un vrac près de Great Yar-moutli. Le vapeur a été endommagé au poini de ne plus pouvoir manoeuvrer. La révolte irlandaise La Haye, 14 juin. — Le capitaine Colt-liurst, qui, lors de la révolte de Dublin, a fait fusiller le journaliste et otage Skeffing-ton, qui n'était pas impliqué dans la révolte, a été acquitté, eu raison de son état mental, de l'accusation de meurtre. En Macédoine Saionique, 15 juin. — (Havas). — Quedv ques coups de fusil entre patrouilles sur la rive droite de la, Wardar. D'après dea nouvelles, qui ne sont pa3 encore confirmées par

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Periodes