Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 07 Juli. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 14 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/m03xs5m431/
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DEUXIEME ANNEE. — N° 279. ^A*,Qig jUSÎSFîi SôaJQG ÊXÊMPLÀiftiisS CINQ CENTIMES EDITION 33 MERCREDI 7 JUILLET I915< LE BRUXELLOIS *i Journal Quotidien Ijadépena^iit ^jvivojvgeis t ~ ' anCS* ~ ® m°lS'l TnCS' ~ 3 m°IS' 4 fr*nCS RÉDACTION. ADMINISTRATION, PUBLICITE Fwts-Dïvers, la ligne 2 francs. Nécrologie, klighe, 1 faac mois, francs „ ... gs. -€5, œm^XXmm PetiteS annonces' la lï%nt 20 centiîIîe3 La clientèle et les vils prix A combien estimez-vous vos cliente? Supposez qu'nn concurrent vienne vous trouver et vous offre ! une somme déterminée poùr que vous lui cédiez ; un certain nombre de vos meilleurs clients; ac-cepterez-vous 10, 50,1,000 francs pour chacun des clients cédés, ou refuserez-vous le marché ainsi offert?... Beaucoup de commerçants, qui ne voudraient céder a aucun prix un seul de leurs clients, persistent, par suite de leur façon de faire, à en abandonner un grand nombre à leurs concurrents, oubliant. qu'il est assurément plus facile de perdre uii client que d'en acquérir un nouveau. lie tort dp ces chefs de maisons est de méconnaître leur mission essentielle, qui est, d'éclairer, de conseiller la clientèle, de guider son goût et de la mettre en garde contre une fausse appréciation de la valeur dos choses. Une telle mission est née pour eux avec le magasin moderne lui-même. A ce point de vue, le magasin moderne marque un progrès considérable ; il a remplacé la balle du colporteur, le banc du marché, la boutique à prix variables, où le marchand.* suivant la tête » du chaland tirait tout l'argent qu'il! pouvait de. ce dernier, lequel tâchait, à son tour, d'en donner le moins possible. En un mot, le magasin moderne a consacré ce grand principe commercial que toute relation permanente entre le vendeur et l'acheteur doit être basée sur l'avantage réciproque des deux parties (d'où le prix fixe). Or, ce qui est fatal à. un grand nombre de détaillants, c'est leur préoccupation de répondre complaisamment aux exigences immodérées du public, de suivre le courant au lieu de chercher à le remonter, de fournir à la clientèle ce qu'elle demande, sans égard pour les conséquences. Aussi bien cet empressement part-il d'un principe bon £'•. en soi, mais il ne doit pas être aveugle; le mar-, chand qui connaît son affaire sait résister au i et i' ''i ni! tenu i ia course au lion mar- * ' ciiïï: ■En ce faisant' d'ailleurs, il fait plus que se protéger lui-même : il protège aussi ceux qu'il sert. Le marchand, d'esprit faible, se laisse impies? «tonner par la demande qui se produit en articles de moins en moins chers. « Mes clients en demandent, déclare-t-il invariablement. Ils ne peuvent apprécier de bonnes marchandises à un prix raisonnable et je suis bien obligé de leur fournir ce qu'ils désirent. » Ce marchand-là, qu'il en ait conscience ou non, est victime de sa faiblesse. Sans doute, le puhlic est-il avide de bon marché, « d'occasions », mais son désir, s'accompagne toujours de l'espoir que l'article vaudra.;-lus que son prix, et qu'en l'achetant il fera une a bonne affaire ». Si encore on pouvait penser que les clients se souviendront de l'infériorité du prix pour excuser la qualité déficitaire. Mais hélas! les clients oublient toujours les bas prix qu'ils ont payé, tandis qu'ils lie perdent jamais de vue les défauts de l'objet acheté. Us jugeront sévèrement le fournisseur gui leur aura vendu un article fabriqué avec des matières défectueuses, sans tenir compte que le marchand leur demande un prix proportionnel à. la valeur de la marchandise. Et puis, où s'arrêteraient les sacrifices du fabricant et détaillant si ces derniers visaient sans cesse à donner leurs marchandises à un prix inférieur au prix normal des produits de bonne qualité?Céder à un pareil entraînement est un véritable suicide commercial qui aura comme conséquence une triple perte : pour le public, perte de la confiance qu'il peut avoir dans.un fournisseur; pour le marchand, perte de sa clientèle et perte du res- ï pect de soi-même. Le détaillant qui, pour réaliser un bénéfice momentané, pour faire sensation ou simplement par crainte de la concurrence, abaisse exagérément ses prix, n'est rien moins que sa propre dupe. Au surplus, quel que soit le prix demandé d'une marchandise de qualité inférieure, la vente d'une telle marchandise portera toujours tort au marchand. L'eût-il cédée rtour presque rien, et en attirant l'attention de l'acheteur sur son peu de valeur, il en sera tout de même moralement responsable. Une fois sortie du magasin, la marchandise représente le marchand et., en quelque sorte, son^rac^ère, ses métliodeson idéa 1 en longtemps après que le marchand lui-même l'a oubliée. La vérité est qu'il n'y a pas de réel succès de stabilité, d'avenir pour une maison qui ne vend pas des marchandises a honnêtes » et qui n'use pas de procédés d'affaires réguliers. Beaucoup l'ont appris à leur dépens et ce serait, folie que de renouveler leur funeste expérience. MEROATOK. Attentat criminel contre le Banqier John Pierpont Morgan Londres, 4 juillet. — On annonce de New-York : Ce matin, vers 9 heures, un inconnu a tiré deux Coups de revolver sur le banquier John-P. Morgan, Une balle pénétra dans le bras et perça la poitrine; la-seconde balle traversa la cuisse. Les blessures ne seraient pas mortelles. Autres détails New-York, 4 juillet. — L'attentat sur Morgan a été commis dans sa villa d'été à.Glencove, Long Island, à 9 heures du matin. D'après les dires des fonctionnaires, qui arrêtèrent l'auteur de l'attentat, celui-ci a déclaré qu'il est d'origine allemande et prêt à sacrifier sa vie pour amener la fin de la guerre. A l'interrogatoire il déclara que personnellement il n'en voulait pas à Morgan et n'avait désiré que lui parler. L'homme paraît déséquilibré. On annonce qu'il a tiré plusieurs coups qui ont manqué le banquier. D'après des ■nouvelles ultérieures, l'auteur s'est rendu le 3 ; juillet par chemin de fer à Glencove. Il loua une automobile et se dirigea vers la maison de Morgan. Lorsque le portier ouvrit, il lui demanda si Morgan était visible. Il prétendit être un ancien ami de Morgan. Lorsque l'entrée lui'fut refusée, il menaça, le portier d'un revolver. Il pénétra dans la propriété et tira sur Morgan qui traversait la hall. Tout près du jardin de Morgan on a trouvé un sac ave'c de la dvnamite que l'homme avait apporté. Nouveaux détails New-York, 4 juillet. — A l'interrogatoire l'auteur de l'attentat contre Morgan déclaré avoir eu l'inspiration de son action de là-haut. On a trouvé sur lui toutes sortes de matières explosives et plusieurs revolvers. Il a également déclaré à un représentant de la presse qu'il se nomme Frank Holt et qu'il est professeur à l'Université Cor-nell. Lisez en TROISIÈME PAGE les dernïers télégrammes arrivés pendant la nui DÉPÊCHES- LE BLOCUS Londres, 4 juillet. (Reuter.) — Le vapeur anglais Riclimond a été torpillé dans le canal. L'équipage a été débarqué à Plymouth. FRANCE. — Guerre à l'Ouest Berlin, 3 juillet. — L'effet, du bombardement intensif de toutes les positions militaires importantes dans les environs de Dixmude anrait eu pour conséquence, d'après plusieurs journaux du matin, de grands mouvements de recul des Anglais et des Belges. ITALIE. — Donnant... donnant... Zurich, 3 juillet. — On annonce de La Haye au Neue Zuricher Zeitung que l'Italie réclame, pour son intervention aux Dardanelles, la garantiw-de la possession de toute l'Albanie. ITALIE. — Changement de tactique | Copenhague, 2 juillet. — Nous avons dit hier : que d'après une nouvelle du Petit, Parisien, les i Italiens commencent à donner à leurs troupes un j nouveau groupement. La marche sur Trieste serait abandonnée afin de pouvoir diriger tous les ■ forces dans une i poussée vers le cœur de l'Autri-j che ». Où se trouve ce cœur? On ne le dit pas. Il i y a quelques semaines on disait que la prise de : Trieste n'était1 plus qu'une question de jours. RUSSIE. — Explosions mystérieuses Bâle, 3 juillet. — Le Secoln annonce dans une nouvelle de Pétrograde, déjà expédiée en mai, mais que la censure a retenue, que le 29 avril, des parties de la grande fabrique de munitions d'Oht-j ta, à 6 km. de la ville de Pétrograde, ont sauté. LA GUERRE o3fi2L<£sSL©lsœ ALLEMANDS Théâtre de la guerre de l'Ouest liertin, 5 juillet (hier). — Dans les Argonnes nos troupes ont continué i'offensive. Le butin a augmenté considérablement; il atteint dans les premiers jours de juillet 2,556 prisonniers (dont 3i officiers), 25 mitrailleuses, 72 lance-mines et 1 canon-revolver. Sur les Hauts-de-Meuse, l'ennemi renouvela, malgré tou's les insuccès, quatre fois ses tentatives à V effet de reprendre les positions perdues près de les Eparges; nous avons nettement repoussé ses attaques. Au Nord-Est de Regnieville nous nous sommes emparés des positions françaises gur une largeur de 600 mètres et avons enlevé à l'ennemi une var-tie du bois au Nord de F ey en Haye. L activité, des aviateurs a été très animée hier. Des aéroplanes allemands ont jeté des bombes sur . le fort Landguard, près de Harwicli; ainsi que sur une flotille de destroyers anglais ; ils ont attaqué la ville fortifiée de Nancy, les établissements du chemin de fer de Tombasle. et le fort-blocus de Remirecourt. Un aérovlane angj.ais est tombé en flammes au Nord de Gand à la frontière hollandaise. TJn aéroplane de combat allemand a obligé un aviateur français à atterrir. L'enjiçmi jeta des l bombes sur Bruges, sans occasionner des dégâts j militaires. Théâtre de la guerre de l'Est La situation est inchangée. Théâtre de la guerre du Sud-Est L'armée du général von Linsbigen continue j constamment la poursuite vers la ,,Zlota-Lipa; j 3,000 Russes sont tombés en nosënains. Sous sa j -pression l'ennemi se retire de ses positions de Na- ! jarow-Miasto jusqu'au Nord de Prirmyslany De- j von Mackensen exécutent dè^atm^ues progrès si- \ ves. Entre la Vistule et la Pilica rien d'essentiel ne s'est fiasse. AUTRICHIENS Théâtre de la guerre russe Vienne, 5 juillet (hier). — Les Russes, qui résistaient hier entre la Narajowka et la Zlota-Lipa ainsi qu'au Nord en contact avec des forces considérables, ont été attaqués par les coalisés et refoulés après des combats de plusieurs heures sur tout le front vers la Zlota-Lipa. Nous avons capturé 3,000 prisonnier^ et plusieurs mitrailleuses. Dans la région de Przemyslany et de Gliniany, l'ennemi est également en retraite vers l'Est. Au Berg, la situation ne s'est pas modifiée. En Pologne russe, il y eut plusieurs combats violents à plusieurs secteurs du front, attendu que les Russes, après avoir amené des renforts, exécutèrent des contre-attaques. Toutes les tentatives pour reprendre le terrain perdu échouèrent complètement. Un de nos corps repoussa à lui seud cinq assauts. de l'ennemi avec des pertes sanglantes pour celui-ci. Au ruisseau de Por et à la Wyszniva, les combats continuèrent. Des deux côtés de Studzianlca, nos troupes pénétrèrent sur une étendue de front de plusieurs kilomètres dans la position principale de l'adversaire et refoulèrent l'ennemi avec des pertes considérables. A cette occasion nous avons pris plus de 1,000 prisonniers et 3 canons. Des hauteur s au N ord de KrasniJc ont été prises dans des combats difficiles. Théâtre de la guerre italien Les Italiens renouvelèrent encore hier leurs efforts de prendre pied au bord du plateau de Doit or do. Après un bombardement ayant duré toute la journée du secteur de Redipuglia, au moyen de canons de gros calibre, une attaque d'au moins ■près-mai',r d'infanterie s'exécuta dans l'a- violents. Une contre-attaque des héroïques défen. ; seurs jeta finalement l'ennemi des hauteurs. Des tentatives de l'ennemi de s'approcher de nos positions près de Woiltschach (à l'Ouest de Tolmein) et dans le territoire au Sud du Km furent déjà étouffées dès le début. Des alpins qui exécutèrent dans ce territoire une poussée en avant coiltre nos -points d'appui furent repoussé's api'ès une mêlée acharnée. Les pertes de ennemi 'furent dé nouveau1 très considérables.Le torpilleur italien n° 17 Osos a été détruit le 2 juillet ' u soir dans VAdriatique. Théâtre de la guerre du Sud-Est Sur celui-ci il n'y a eu que des escarmouches isolées à // frontière. ITALIENS Rome, o juillet. — La situation est, inchangée le long de toute la frontière. L'action de l'artillerie, qui fut contit êe vigoureusement contre les ouvrages retranchés de Malborghei et de P/redil, occasionna visiblement à ces derniers des dégâts sérieux et causa également de fortes : explosions. L'ennemi exécuta hier après-midi une violente contre-attaque contre nos positions sur le haut plateau de Corsica. Il fut repoussé et abandonna environ 200 prisonniers dans nos mains. RUSSES Pétrograde, 4 juillet. — L'état-major du Oaucase annonce, sous la date du i juillet : Dans la région de la côte, combat d'artillerie. TJn de nos torpilleurs a échangé des coups de canons avec les batteries turques. Dans la région d'Olti, une attaque ennemie, prononcée au Sud de Kartka, fut refoulée. Dans la région de Kara-Derbent, nos troupes se sont emparées des hauteurs situées à l'Ouest du viUaçhe de Aidarkam. Au §ud d'Avbazak, les Turcs ont été répons-êâsrvers la chaîne de montagne de Schariantlag. ïur le restant du front, pas de changements. Des centaines de personnes auraient été lancées ! en l'air, entièrement mutilées. Oii compta 800 blessés et plus de 500 morts. On attribue le crime à un espion. Le 8 mai un train de munitions de 20 wagons, destiné aux provinces baltiques, a explosé. 50 personnes ont péri dans cet accident. HOLLANDE. — Bateaux saisis par les Anglais Ymuiden, 3 juillet. — Les toueurs à vapeur Mies en Truus, J .-T. Cremer, Qceaan 11, Hercules, Silvain, Très Fratres, E;endraclit et Donald, d'Ymuiden, en route pour l'Islande, ont été arrêtés la semaine passée par des navires de guerre anglais et amenés à Lerwick. EN ALBANIE Home, 3 juillet. — On annonce de Scutari au Griornale d'Italia : Le gouvernement militaire monténégrin à Scutari a désarmé la population. Les sujets austro-hongrois ont été inscrits dans un registre spécial. Les bureaux publics sont déjà en activité. Le consul austro-hongrois et le vice-consul sont partis hier. Il y a eu des fêtes pendant trois jours dans les églises et les mosquées. Les notables, le clergé et les fonctionnaires ont adressé une adresse d'hommage à la maison royale. On dit que les Serbes ont repris leur marche vers l'Albanie Centrale, dans la direction d'AIessia où devront être les limites des nouvelles provinces monténégrines. BULGARIE. — La pression des Alliés Sofia, i juillet. — L'ambassadeur anglais à Sofia Ras-Ironsidi serait rappelé et remplacé par l'agitateur politique Fitz Maurice qui était jusqu'ici secrétaire de l'ambassade ici. On attribue un rapport entre le rappel d'Ircmsidi avec.les insuccès de l'Entente et afin de décider la Bulgarie à faire des démarches contre Ja Turquie. On dit que les ambassadeurs de l'Entente enverront ces jours-ci une nouvelle note à la Bulgarie. GRECE. — Réclamation Athènes, 4 juillet. — Le Foreign Office a déclaré à l'ambassadeur grec à Londres que les navires grecs' ne seront plus arrêtés à l'avenir dans les eaux grecques. SUEDE. —Tja perte de }'« Albatros » Stockholm, 3 juillet. — La bénédiction des victimes de VAlbatros a été célébrée par le clergé local d'Ostergarn. Be commandant de VAlbatros, capitaine West, et le consul allemand ont. prononcé un discours sur la tombe qui avait été ornée amplement de fleurs et de verdure par la population civile présente. L'ALLEMAGNE ET LES ETATS-UNIS Bâle, 3 juillet. — D'après une nouvelle de New-York à Havas, les articles de fond des journaux du matin de New-York déclarent que la situation entre l'Allemagne et les Etats-Unis ne sera probablement pas influencée par la perte de V Armenian. ALLEMAGNE. — Echange de blessés Berlin, 4 juillet. — L'échange de blessés grièvement entre l'Allemagne et l'Angleterre a eu lieu du 28 au 30 juin. Sont revenus du camp d'internement anglais, comme blessés grièvement, 3 officiers : 1 officier de pont, 1 enseigne, 1 sous-officier et 30 hommes; en outre 3 officiers de santé e"c 142 hommes du personnel sanitaire; ils seront incessamment Jogés à l'ambulance de réserve d'Aix-la-Chapelle. Du camp d'internement allemand ont été renvoyés, comme blessés grièvement, 1 officier, 2 sous-officiers et 47 hommes, en plus 48 officiers de santé et 294 hommes du .personnel sanitaire. TURQUIE. — Le générai Gouraud blessé Paris, 3 juillet. (Havas.) — "0e commandant du corps expéditionnaire de l'Orient, le général Gouraud, a été atteint par i. i éclat d'obus qui pénétra près de l'ambulance, où Gouraud visitait les blessés. La vie du général n'est pas en danger. Il sera transporté en France. Le général Bailloud a repris provisoirement le commandement.SUD-AFRIQUE. — Condamnation Bloemfontein, 3 juillet. (Reuter.) — Le Boër Van Rensburg a été condamné, pour haute trahison, » un an de prison et 500 livres sterling d'amende.ETRANGER ETATS-UNIS. — Explosion de gaz. — Washington, 3 juillet (R/euter). — A Minau-t, une explosion a endommagé gravement Je pailais du Sénat. Les bruits d'un attentat à bombes ne se confirment pas. Il s'est probablement produit, une explosion de gaz. Les salles de réception sont démolies; .personne n'a été blessée. L'industrie anglaise et l'industrie allemande. Le grand journal professionnel anglais The Engineer, vient de publier sous le titre « L'Allemagne et son Industrie », une étude très fouillée. Les Anglais s'attendent donc, après la bataille des armes, à. devoir entamer la véritable lutte industrielle et ils prévoient une issue défavorable à cette lutte, si l'industrie anglaise ne s'améliore pas à fond. a Comment, sommes-nous organisés, dit l'auteur, pour cette lutte à outrance? et il répond : Notre organisation a bien des lacunes. L'Allemagne est pour tous les buts pratiques une machine sociale d'une efficacité très puissante dont tous les éléments ne visent qu'à un résultat unique : la richesse nationale. Rien n'existe en dehors de cela, c'est le seul idéal, c'est cela qu'on comprend sous le mot de civilisation, et les moyens pour atteindre ce résultat immense, sont l'objet d'une étude profoiidè, continueflle et scien. tifique. Le peuplé u.lemand est une nation sérieuse, grandiose, dans son adoration de dieu Mam- mon (argent). C'est pourquoi les Allemands ne gaspillent point leur temps aux jeux sportifs.. Toutes les tentatives faites afin d'introduire en Allemagne des jeux corporels ont eu pour but) d'améliorer la race et d'augmenter ainsi l'efficacité de la machine à bénéfices. L'amour fri^alei du sport ne peut trouver un terrain propice dans le a Vaterland ». C'est avec un peuple aussi pratique que nous sommes en lutte, plus ils seront détruits, plus ils travailleront vigoureusement! pour leur idéal : la richesse nationale. » Les Anglais qui qualifient les Allemands d'adorateurs de Mammon (argent), estiment, d'autre part, cette qualification bien supérieure à l'organisation et à la discipline allemande. Dans son exposé, l'auteur s'occupe de la situa^ tion des écoles supérieures allemandes et anglaises, partie entièrement des écoles techniques supérieures. L'auteur regrette que i l'Anglais, jusqu'ici éduqué académiquement, soit si peu formé à la pratique, trop dédaignée, que le diplôme soit si peu prisé, tandis qu'en Allemagne le grade académique n'est pas soulemeait un titre honorifique pour son propriétaire, mais lui assure encore une situation élevée dans la vie pratique. > L'auteur anglais applique cela par le caractère des écoles supérieures des deux pays : i Nos universités, dit-il, sont les desceûdantea directes des écoles monastiques du, Moyen-Age, dans lesquelles les élèves étaient élèyes pour le cloître et non pour le monde. L'air monastique, quelque chose d'étranger au monde réel, les entourent encore. En Allemagne le diplôme de l'Ecole supérieure est indispensable pour tout technicien pratiquant. Les directeurs scientifiques dei l'industrie, les capitaines d'industrie ont presque commandation. Le porteur d'un diplôme d'écola supérieure est considéré comme complètement instruit. Il est pourvu d'aptitudes nécessaires et pratiques. » On se trompe en espérant les meilleurs résultats de l'élimination de cliaque individualité; mais, d'autre part, il paraît absurde de dépenser des sommes énormes pour l'éducation de noir© descendance, rien que dans le but de les rendre, incapables pour la vie pratique. » L'auteur critique ensuite vertement les capitalistes anglais « de n'avoir pas réussi à prendre le même essort que les grands industriels allemands. » Il rappelle le différend lamentable qui s'éleva naguère en Angleterre lorsqu'on y discuta la création d'une industrie angflaise des couleurs. L Anglais commente alors les procédés de travail des gïandes fabriques de produits chimiques allemandes qui ont toujours à leur service des collaborateurs formes scientifiquement et dépensent' sommes folles pour des recherches purement scientifiques qui, souvent n'apportent des résultats pratiqua qu.'après da longues années d'étude*

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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