Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 25 Maart. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 21 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/8p5v69936c/
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Kmc <•*»%mSaZ2>_ K« 5 25â Ed. A DIX CENTIMES Lundi 25 et iPardS 26 Mars S9SS. T.,. ' r^- ABONNEMENT Bruxelles • Province - Etranger J.es rtlmnnoinotits «ont reçus t,\'''>usWement par tous les lïURKATTX PE POSTES. I x* rAclomation* ccne«riî»nt les abonnements djjivaet être «dressées exclusivement au bureau <lo poste qui * délivré l'abonnement, PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 moi» ■ 1 mois : Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 Tirsf!« • Onn war «r»tm Le Bruxellois ANNONCES Faits divers et Echos la Hgne fr. 6 0# : NdcroIoRie . 3 09 Annonces commerciales 2 00 Annonecs fnianciÈres 5 00 X'ETITES ASNONCES: la srrande lipne 2 09 Rédacteur en chef : Ubhk ARMAND. a-.Martion, Administration, Publicité, Vente BRUXELLES, 33-85, rue de la Caserne Tirage: 125,000 par joui» I JOURKTAÏ, QUOTI»ïBK ïj^DBPBP^B AHT Dépenses de Guerre Pour être moins douloureuses que los portes de tant et tant de milliers de chères vies humaines, dont beaucoup eus-eent servi efficacement le progrès de l'Humanité ofc qui toutes avaient droit à leur part de joies et de durée ici-bas, les pertes pécuniaires, conséquences de la guerre, n'en sont pas moins dignes de retenir l'attention et propres à montrei I imbécile et criminelle folie dos intransigeants.Voici d'abord un tableau rétrospectil de os que coûtèrent les précédentes guer res des 19c et 20e siècles. Il n'osit ques tion ici que des dépenses directes, abstraction faite des ruines, destructions, pertes de toutes sortes, arrêt du commerce, de l'industrie, du travail humain, etc., etc. Guprres napoléoniennes (1793-1815), 3f milliards ; guerre de Crimée (1853-53), -, milliards ; guerre américaine (1S61-1835). 33 mi.llia.rds ; guerre franco-allemande (187C-1871), 1 milliard ; guerre anglo-sud-africainc (1900-1902), 5 milliards ; guerre russo-japonaise (1904-1905), 2 milliards, soit en tout environ 80 milliards de fr Mais la guerre actuelle, pour une durée de quatre ans, aura occasionné h peu près 650 milliards de francs, don! pour la Grande-Bretagne, 137 milliards la France, 96 milliards ; la Russie, 90 milliards; les Etats-Unis, 53 milliards; l'Italie, 31 milliards; la Belgique, la Roumanie, etc., 28 milliards; l'Allemagne, 120 milliards;!'Autriche-Hongrie, la Turquie etc la Bulgarie, 80 milliards. Par tête d'habitant, c'est pour l'Angleterre environ 2000 fr. ; pour la France, 2COO fr.; pour l'Allemagne, 1400 fr., etc., etc. Par jour, on peut compter que l'Allemagne dépense 103 millions, l'Autriche 55, l'Angleterre 161, la France 83, la Russie 103, l'Italie 33, etc., etc. L'Italie a pardu chaque année de guerre les 600 millions d'or que lui amenaient les étrangers voyageurs. De plus, en exportant moins et en important beaucoup plus, elle a eu un déficit, pour la seule année 1916, de 3255 millions de lire. L Italie, en une année, a contracté poui 16 milliards d'emprunts et ce chiffre pa-l'ait maintenant se monter au double, es cpv. ■ 3Tt une detio totale- d'environ 61 milliards, en comptant la dette „d'avant la guerre. Au lieu de ses 4 milliards do dettes d'avant la guerre, la ^Belgique en a maintenant 10 à 15. Rien que l'aide apporter au Comité National de secours ■et d'alimentation, s'est élevée jusqu'au 51 mai 1917, à plus de 813 millions. Les Etats-Unis seuls avaient prêto à la Belgique, jusque fin 1917, 65 millions de dollars, soit 325 millions de francs. Tout cet argent devra être rendu. L'Autriche, avant la guerre, avait une dette de 13 milliards de couronnes. Fin 1917, cette dette était montée à 72 milliards de couronnes, soit par tête d'habitant 2475 couronnes au lieu de 445. La Russie avait, avant la guerre, une dette d'environ S milliards de. roubles — le rouble vaut à peu près 2 fr. 60. — II ne s'agit ici que de la dette d'Etat proprement dite, car l'étranger : France, Eolgique, ete-, avait et a de nombreux capitaux engagés dans les cîîemins de fer et entreprises industrielles, cela avec garantie de F Etat. On chiffrait à 25 milliards de roubles la dette russe à l'étranger, dès avant la guerre. Pendant la guerre, la dette d'Etat en Russie s'est terriblement agrandie. Au ; premier septembre 1917, elle atteignait plus de 42 milliards et à la fin de la même année, 53 milliards de roubles, ce qui faisait, a\ec la dette d'avant la guerre, 61 milliards do roubles en chiffres ronds. Dans la dette de guerre, les prêts de l'étranger entrent pour 11 milliards ; 'Angleterre, 7 milliards; France, 2 milliards; Etats-Unis, 1 milliard, etc., etc. S En 1898, la dette anglaise se montait à 639 millions de livres sterling — la | livre vaut 25 francs. — Après la guerre des Bocrs, en 1991, c'était 793 millions de liv. st. Vint ensuite une diminution jus-! qu'à 707 millions. Mais la guerre actuelle '»■ fait remonter la dette anglaise d'une façon inouïe. En 1915, 1162 millions; en ' 1916, 2189 millions et, en 1917, 3906 millions de liv, st. Il faut encore ajouter la ".dette flottante |8us forme d'obligation de' guerre, obligations du Trésor, etc., "etc. On trouve alors qu'au 31 décembre » i917, la dette atteignait un montant de 5525 millions de liv. st. Sur cette som-.'me, 900 millions die liv. st. sont dus à - l'étranger. Il est vrai que d'autre part j'Ai liés eb colonies doivent à l'Angleterre ' 1200 millions do liv. st. i Avant leur déolaration de guerre, les Etats-Unia avaient une dette de. 955 mil-| lions (la dollars — le dollar' vaut 5 fr. 2C — En une année de guerre, avril 1917 à juin 1918, on calcule que les seules dé-t penses de guerre auront monté à 18 mil-j liaj*d.s, soit vingt fots la dette antérieure. Il est vrai que l'Amérique est créancier do l'Europe pour une bonne partie , dé cette somme. Mais déjà la Russie, qui ;Iui a emprunté 325 millions de dollars, et Ut Belgique, qui g, emprunt^ 09 gulliont de dollars, ne sont point poux l'instant solvab'es. Les Etats-Unis ont aussi avancé à l'ItalieC-00 millions de dollars.Quand ce dernier pays, peu riche précédé m mon t, et qui ii»T» amt suceombp sous les charget de la *tuerre, seira-t-il en mesure de rembourser 1 En 1916, la France, a acheté à Tétran-<?3r pour 15 milliards et vendu pour 5 nvlliards seulement. Avant la guerre, il n'y avait on-tre les imr»ortations et les exportations qu'une différencie de 1 milliard. R'Vyi que oour les o('réaies, alors qu'en 1908, la France n'achetai t à l'étranger que cour 200 million?, cl'e a dû, en 1916, acheter pour 1 milliard et demi. Aussi, en juin 1917, le minstne d^s finances a-t-il f°;t co"""ître à la Chambre tout un système d'imnôts nouveaux, dont le montant s'élèvera par année à 1 milliard 2CO nvllyms. D'autres impôts encore sont annoncés. Calculez à présent ce qu'avec tant et tant de milliards, on eût pu construire de routes, d» chemins de fer, de canaux, do maisrm-s ouvrières, etc.. etc., établir de pensions de v eiHps.se, de ma-lad-'e et de chômage, organiser d'écoles et d'institutions do toutes sortes : intellectuelles, mora.'os, sacrales, etc. N'est-ce car» à nous remplir tous de honte et de dépit? lïmnftiius. LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, ?5 mars. (Officiel du soir). — Lutte formidable four Bapaume. Comba, dans la ligne Le Tiansloy-Coinblcs-Maure ■pas. Entre Pçronne cl Haïti, la Somme c été franchie en plusieurs endroits an cour: de Vattaque. Entre la Somme et l'Oisey not corps s'avancent en combattant; Chauny es, ■pris. Le butin e:i matériel de guerre est cou sidérable. Les Anglais incendient, au cot/ri de leur retraite, les localités et les villej françaises. Nous avons bombardé hier le, place forte de Paris au moyen de canons c longue portée. La guerre snus-marii!C. BERLIN, 25 mars (officiel). — Nouveai, succès sous-marin sur le théâtre de la guer re septentrional ; 18,0.00 tonnes du jauge brut. Parmi les navires coulés figuraient deux' vapeurs de 5000 tonnes de .jauge brutt chccnU. N 0-liS a~">l> c f'i nb. ''ver ni,: luern le vapeur anglais «iïaygiiano»., jaugea'", brut 8073 tonnes, qui a été coulé dans le, Manche. BERLIN, 2.J mars (officiel). — S. M. l'Empereur et Roi a ordonné de pavoiser et de tirer des salves, le 25 tnarSj à Voccasior, dt la victoire de la bataille de Monchy-Cambrai-St-Quentin-La F ère. BERLIN, 2} mars. — Officiel de midi. Théâtre de la guerre a l'Otsest. La bataille près de Monchy - Cam brai - Saint - Quentin - La Fère est ga gnie. Les Sme et 5;«e armées anglaises et des fractions des réserves fran co-américaines amenées ont été battues et re jetées sur Bapaumc-Bouchavesnes, derrière "la Somme entre l'étonné et Ham, ainsi qui sur Chauny, en essuyant les pertes les plus lourdes. L'armée du général von Below (Otto) a pris d'assaut les coteaux de Monchy et an sud de la a transporté l'attaque par delà Wancourt et Hénin vers l'ouest.Au nord-est de Bapaunte elle se trouve au combat pour la troisième position ennemie. De vigoureuses contrerattaques anglaises ont été refoulées.L'armée du général v. d. Marwits a serré de près l'ennemi battu et dans une ardente poursuite s'est avancée encore au cours de la nuit du 22 au 2J jusqu'à la troisième position ennemie sur la ligne Equancourt-Nur-lu-T'jmpleux-La Fosse-Bernes. Hier matin, elle a attaqué l'ennemi à nouveau et Va battu malgré une défense désespérée et des con-, Ire-attaques ennemies persistantes. La jonction avec l'aile d'attaque gauche de l'armce. du général v. Beloiu lut réalisée. Entre Ma-nancourt ei Péronnej les troupes des généraux v. Kathcn et v. Gontard ont forcé lé passage sur le secteur Tortille et se trouvent sur le champ de combat de la bataille de la Somme en lutte pour Bov.chavesnes. Pérou-v.e est tombée. D'autres divisions, an sud de cet endroit, se sont avancées jusqu'à la Somme. Déjà dans In soirée du 22 mars l'aimée du général v. Millier, poursuivant de très près a fris d'assaut la troisième position ennemie, l'a percée et a forcé l'adversaire à la retraite. Dans une poursuite sans relâche, les corps des généraux v. Lueltwits et v. Oelin-ger ont atteint la Somme. Ham est tombé après un combat acharné aux mains de nos troupes victorieuses. Des réserves anglaises, qui se sont lancées contre elles dans une attaque désespérée, ont subi des pertes; sanglantes. Les corps des généraux v. Weberr. et Conta et les troupes du général v. Gayl ont franchi après un ardent combat le canal de Crosat, Ils ont rejeté des régiments français, anglais et américains, amenés à la hâte du sud-ouest four la contre-attaque sic? Chaûny dans la direction sud-ouest. Des troupes de toutes les races allemandes on contribué de leur mieux à la réalisation de ce succès formidable. L'esprit d'attaque de l'infanterie ne pouvait être surpassé par rien. Elle a montré de quoi la vaillance allemande était capable. L'artillerie légèrej lourde et des plus lourdes ei les lance-mines, se portant en avant sans ré ;pit sur le champ des entonnoirs a contribué considérablement à maintenir l'élan de l'attaque de notre infanterie,marchant constant-ment de l'avant. Les lance-flammes ont accompli leur mission. Les pionniers se sont montrés à leur hauteur habituelle au combat ainsi que dans leurs travaux. Les aviateui et tes ballons ont apporté des information précieuses au on triaridew ent. Nos escad'i les de c.tins^e et de bataille, habituées h > nictfiire ;Ont maintenu leur supériorité dar les airs au cours d'âpres luttes et ont afti que des colovnes ennemies qi'.i rèltvaieh, Las troupes d'automobiles, des colonnes < Hes trains ont travaillé sans trève.Les poin de transport à l'arrière d? l'adversaire o> été attaqués par nos escadrilles, armées d bombes, travaillant chaque nuit. Le buti s'est accru ait delà d1 30,000 prisonniers t d'- C00 canons En beaucoup d'endroits du restant d front à Vouest des luttes d'artillerie et dt engager;: ~nts de reconnaissance ont perdurt Des autres théâtres de la guerre,rien d nouveau. La guerre sous-marine BERLIN, Si mars. — Officiel : Dai, • l'ouest et le centre de la Médilerrc née, des sous-marins allemands et austre hongrois ont coulé cinq vapeurs assurés pou les sommes considérables et représentai, ensemble. SU ,000 tonnes; on cite, parmi eux un vapeur chargé d'huiles de graissage destination de Malte, un autre chargé d'ej sence ■pour chauffage, leauel. fortement di térloré par la torpille, parvint à être remoi aué jusqu'à Malte, mais coula à l'entrée d Port. AUTRICH 3EM V/EÊNEj 25 mars (officiel de 'hie ■midi). ~ Le succès à l'Ouest se développ de flus. cn plus. A l'Est et en Vénétie, rie de nouveau. FRANÇAIS PARIS, 23 mars. — Officiel, 5 /t., p. m. Bombardement intermittent et as^es vie lent dr nos -premières lignes et de nos ai lières au nord du C'nemin-des-Dames dan la région de Reims et en Lorraine. Un cou de main ennemi à l'est de Loivre est rest sans succès. Rencontres de patrouilles a nord de la Côte En Wcevre, dans la rc gion de Bleinerey, l'ennemi a prononcé tin attaqué qui a été dispersée par nos feux L'enmi a subi des pertes sensibles et , laissé des prisonniers entre nos mains. Rie; à signaler ailleurs. PARIS, 23 mars. — Officiel, 11 h., p. m. Actions d'artillerie parfois violentes dan li région au sud de l'Oise, dans la régioi de Reims et en Lorraine entre Harracourt c les Vosges. En Haute-Alsace un coup d main ennemi sur le bois de Hirtsbach : échoué sous nos feux. P A RIS, 2!t mars. — Officiel : Depuis 8 heures du matin, Vennemi a boni bardé Paris tous les quarts d'heure> ai moyen d'un r.aito:i à longue portée. Des gre Vii&éf a ' 2'i<) 'miTitik: ont frappé la capital, et sa banlieue. Une dizaine de personnes fu rent tuées et 10 blessées. Des mesures son en court pour contrc-attaquer le canon. l'ARISj 21, mars. — Havas ; Les dernières nouvelles annoncent que h canon à longue portés, qui a bombardé Pa ris, a tiré d'une distance de 120 kilomètres Il était distant de 12 kilomètres du fron français. Attaque aérienne PARIS, 23 mars (officiel). — Des avion ennemis ont survolé nos lignes vers 8 h. soir et ont jeté des bombes sur plusieurs lo ■ calités situées à l'arrière du front, sans oc casionner de dégât.£ considérables. Ils n'on pu s'approcher de la région de Paris. L'a larme fut donnée à Paris à 8 h. 50 et fini a 10 h. 10. ITALIEN ROME, 22 mars (officiel). — Les opéra tions ont été très actives hier sur tout L front. Nous avons dispersé des patrouille, ennemie^ à l'ouest de la vallée de Conce et sur le Piave. Dans le secteur compris en tre la vallée de la Frenzela et la Brenta, ni détachement ennemi a réussi à pénétrer dan un de nos postes avancés; il a été content par notre feu de barrage immédiatement dé clar.ché et par nos contre-attaques et a éi-, ensuite forcé de regagner ses positions d, départ. Nous avons fait quelques prison niers dans le secteur situé au nord-est di Monte-Grappa. Violent duel d'artillerie par dessus le Piave. Sur le haut plateau^/Asiago, des avia leurs italiens et français ont descendu ni avion ennemi. Au delà du Piave, des avia teurs anglais ont aussi abattu trois appa reils ennemis et eu ont forcé un quatrième désemparé, à atterrir. An nord de Molta d Liv en sa, notre artillerie a incendié un bal Ion captif ennemi. 11 ■ ■ 1 ■ ■ ' 1 1 ■ «' ■ ■ M ^ i ■ il — Dernières Dépêches Là* grande bataille à l'Ouest Berlin, 24 mars. — La décision dara la bataille Monchy-Cambrai-Saint-Quentin La Fèrc fut annoncée par la rapide culbut de la 3me position anglaise.Au sud de Ber nés, les Anglais avaient amené, le 22 mars des contingents frais, quu venaient d'arriver d'Amiens, et les avaient portés dan cette position ; les t roupes se trouvaient à pc ne en position et- les mitrailleuse! n'étaient pas encore en place lorsque l'attaq,ue allemande les culbuta. Le £3 mars, le brouillard se dissipf plus tôt qu'aux jours précédents. Le; Anglais cédèrent sur tout le front ; il ©si vrai, leurs arrière-gardes défend'ireni chaque crête de colline, mais de chaqu< nouvelle, positionn ils furent refoulé; rapidement. La supériorité du comman deme-nt allemand des troupes se fil valoir pk-jnemesit. L'artillerie d* campagne angJais-3 s'est sacrifiée poui assurer la retraite. Ses batteries se son! portées en avant, à 1C0 mètres des posi ions allemandes, où dan,s un. feu d'uni rapidité folle, elles épuiisèrent leurs ra-u aifcions. Elle chercha- ensuite à se remet tre «n état dg combat et à pous-ser d< 1 avant. De nombreuses batteries xiest rent sous notre feu de shrapnells et t mitrailleuses, d'autrua furent caoturé-avec leur attelage. Les oontre-aittaqu< des escadrilles de tanks n'eurent pas pli ■-.s suocès ; notre fou de canons et '< lanee-mines mit la n lu part d'eux ho do combat avant même qu'ils aient p entrer en action. Un tank qui aval réussi à pénétrer dans la ligne d'infai ter:e allemande, fut mis hors d'état d nuire grâoo à l'acte héroïque d'un' sou officier. 11 sauta sur 1~ t,«mk dont -1 aba tit les servants à coups do revolver travers l'orifice constitué par un ir terstice. Au sud de Pé-^nr.e. la Somme fut a' tei'nte dans 1' ->rès-midi. En mêm temos, nos détachements s'élancèrer contre Péronne et au nord de cette 1< oalité. Ici Les Anglais ont effectué un contre-attaque, débouchant de la vilk Leurs compagnies ont pris toutefois 1 fuite, lorsque les Allemands se porte nent contre elles. Péronne osit en fou. C que les Français ont reconstruit ici pa un travail pénible après l'évacuation d la ville par les Allemands, les AnglaJ' l'ont détruit avant leur retraite. Cepet dant, celle-ci se fit à la hâte et un rich butin resta partout. Los automobiles avec l'état-major anglais quittèrent 1 ville en toute hâte peu avant l'arrivé fies Allemands. Parmi les colonnes rc fJuantes se trouvaient des tanks qui n'oi plus osé renouveler leur attaque. Le escadrilles aériennes de bataille ont ac compagné la retra'te ; leurs bombes e leurs mitrailleuses semèrent la mort et 1 oonfuaion. Les aviateurs anglais n'on accepté anoun combat et ont pris le lai ge aussitôt qu'ils aperçurent un aviateu de poursuite allemand. Les combats au front de l'Ouest Berlin, 25 mars. — Les journaux fran çaîs annoncent du front, qtie le feu d'at tillerie ennemis ébranle maintenant tou le front français. I^s autorités militai refi auraient don ordre d'éloigné aussi loin que posaiu^e la population ci vilo de Verdun. L'artillerie ennem'e tra vaillerait avec une intensité tellemen considérable que les lignes ennemies s trouvaient cachées sous une vapeur com pacte d'un jaune noirâtre, ce qui rendi i'e<s eorjtre-mesivres extrêmement cLiffi eiles. I.R gaatide UntaSHe en Fi-nnée. ■ En campagne, 22 mars. •— De mêm qu'à la majeure partie du front Ouest entre la Scarpe et l'Oise également, Le journées de combat de la semaine deT nière furent occupées par des tirs d'ar tillerie et des entreprises de patrouilles attestant l'agitation nerveuse des com mandements des armées ennemies at «sujet du programme mystérieux et impé nétrable du haut commandement aile mand. Ni les reconnaissances agressi ves, ni la grande activité des aviateur ne purent toutefois procurer à l'adver saire un indice sur le commencement l'endroit et la succession de coups qu'ai lait porter l'armée allemande, dont le préparatifs avaient eu lieu avec trop d« soin pour pouvoir être observés pa( l'ennemi. Lorsque, hier soir, deux heu res après le commencement du prin temps, les batteries allemandes s'animè rent tout à coup devant le front des re tranchcments Siegfried, l'ennemi étai absolument surpris. Avant qu'il eût pi se renseigner sur l'étendue de l'attaqui qu'il sentait imminente, à 4 h. du matin, un feu roulant de milliers de batte ries de tous calibres opéra d'une façoi si puissante, que la défense anglaise' pourtant fortement organisée, n'eu qu'une faible contre-action. En sorti qu'il y avait, dans ce prélude de ca nonnades, faisant trembler au loin le so de ces provinces françaises comme l'eû fait un tremblement do terre, comme ui signe précurseur de l'issue victorieus< dei la bataille. Après cinq heutes'de feu on put estimer que la première ligne_ di front ennemi, puissamment organisé: par tous les moyens de guerre moder nés, était suffisamment détruite. A 9 b 40 a\ant midi, soit donc exactement i l'instant où le haut commandement al lemand avait décidé d'imposer l'actioi à l'ennemi sur ces secteurs du front, le: divisions d'infanterie allemande parti rent à l'assaut sur une largeur de 80 ki lomètres. Dans le vaste espace situé en tre Croisilles jusqu'à La Fère vers 1< Sud, où les troupe*) allemandes franchi rent victorieusement l'Oise débordée, i se produisit des corps à corps acharnés Les Anglais, pleinement conscients (fc l'importance de cette bataille, défen daient avec bravoure et ténacité chacui de leurs points d'appui. Néanmoins, ilt furent contraints de reculer pas à, pa. devant l'infanterie allemande, qui, et dépit des fatigues do la marche forcé' et du bivouac en pleine campagne du rant la nuit, les attaquait constammen à renfort de chants patriotiques et hour rahs. L'artillerie avait été amenée im -médi&tement derrière l'infanterie as saillante ; mais bientôt lo ciel, à mesun quo lo soleil montait davantage, se cou vrifc de nuées épaisses entravant le tra vail des batteries, ce qui força l'infan tarie à des assauts e>b lui fit cnleve: maints réduits hérissés de fusils sans fefcre appuyée d'une canonnado qui e grandement facilité la tâche en dé tri sanb la ligne la plus avancée. Heureus nionfc) les exercices d'attaque auxque elle te livrait depuis des semaines de rière le front portèrent leurs fruits, la volonto ferme do régler leur comp final aux trouble-paix d'Angleterre op ra des merveilles. L'esprit d'offensii et la joie d'avoir vaincu te lisaient m me sur le visage des hommes légèremei blessés qu'on voyait ne quitter qu'à coi tre-cœur le champ de bataille. Au soi la percée dans la oremière ligne sur f kilométras de largeur avaiit complète nient réussi, il y avait même de non breux endroits do la seconde ligne déj tombés au pouvoir des Allemands av< les localités intermédiaires transformé; en fortifioat'ons. C'est à St-Quealin qu la percée fut la plus profonde. Owfct ville, autrefois florissante, n'a vu qu1 l'état de ruine le jour auquel la zou de guerre déplaça do nouveau ses lim tes. Le bombardement d'hier p>ar les Ai glais ne provoqua plus aucun ineend' dans les rues de St-Quentin, car celle: ci avaient déjà été nivelées la veille pa les obus britanniques. Très remarquât! l'attitude actuelle des prisonniers ar glais comparativement à ce qu'elle éta; naguère : ils en veulent à leur haut commandement, qui, disent-ils, ne prd voyait que pour avril une attaque e ces points. Us reconnaissent très dél: bérément la grands portée de la victoir allemande, qui, en une journée, abouti à un résultat annulant tout ce que l'ai stratégique des Anglais avait produit e Flandre. Autant ils étaient fiera d leurs propres aptitudes militaires, ai; tant ils parlaient avec respect de l supériorité de l'infanterie allemande Pour la plupart d'entre eux, il n'étai pas douteux que les Allemands allaian continuer la série de leurs victoires com plètes en d'autres points; ils s'émerveil 1 aient de la stratégie grâce à laquell Hindenburg et Ludendorff parviennen à cacher leurs projets, alors que le mon de entier avait connu d'avance 4e pro gramme d'offensive de Douglas Haig. L: bataille se continue victorieusement e systématiquement, p>ar un temps clai et tranquille. Les détails en arriveron ultérieurement. Télégramme à l'Impératrice d'AHeinagu Berlin, 23 mars. — Sa Majesté l'impé ratrioe a reçu ce télégramme : « Je m réjouis de pouvoir t'annoncer qu'ave l'a:dc de Dieu nous avons gagné la ba taille à Monchy-Gambrai-St-Quentin-L; Fëre; la Providence nous a puissammen; appuyé et nous continuera son appui. (Signé) GUILLAUME. Les négociations avec la Roiinianio Bucarest, 24 mars. — Les négociations er tre les coalisés ainsi qu'entre,ceux-ci et 1 Roumanie suivent un cours satisfaisant. O peut constater un rapprochement escentic en ce qui concerne les questions qui n'oi pu encore être tranchées. Les opinions du chef de cabinet roiimaî! Bucarest, 23 mars. — Marghiloman, in tervièwé par un reporter d'un journa de Jassy sur différents points, notan ment celui de savoir si lo général Ave rescu, s'était borné à signer une trèv d'hostilités ou bien un traité de paix pre liminaire, aurait répondu ; C'est une paix préliminaire qui est si g née ; q u e 1 q ues - un e>s de ses clauses son déjà réalisées, d'autres sont en voie d l'être. Quant aux réformes intérieures je n'ai pas une connaissance exacte de l législation agraire et électorale appjron véa par les Chambres, à Jassy. Il y a 1? en tout cas, des lacunes trop grandes pou rendre possible la réalisation du pro gramme. Je suis partisan de réformes ra tionnelles; j'ai, d'ores et déjà, élabor un projet satisfaisant à toutes les exi genees; il sera adopté et mis à exécutior Quant au retour des fugitifs roumain allant de Moldavie aux régions roumai nés occupes, l'évacuation de la Mo Ida vie commencera après que lo front aur été évacué par les troupes des Puissance Centrales et que les chemins de fer au ront été rétablis. Les préparatifs nécess: tent un certain temps, mais l'évacuatio de la Moldavie aura lieu dans lo plu bref délai possible. Bucarest, 23 mars. — De nombreux ol ficiers et soldats des divisions roumaine qui, aux termes de la paix préliminair devaient être démobilisés,sont arrivés i Bucarest. La situation satisfaisante don ils ont pu profiter dans les régions ex cvipées les a profondément impressionné; Toutes les nouvelles tendancieuses sur 1 situation en territoire occupé, répandue en Moldavie par les agitateurs, provoca teurs belliqueux, sont considérées par k Roumains revenus comme un vulgair tissu de mensonges. L'offensive anglaise en Palestine. Zurich, 24 mars.— Du «Tagesanzeiger« Les derniers communiqués établissent qu l'offensive anglaise de grand style, aprè quelques succès initiaux qui n'euren pour effet que do faire avancer le fron amglais de 3 à 4 kilomètres, est à préseu totalement enrayée. I.a question au tonnage en France. Berne, 23 mars. — A la Chambre fras çaise, la commission de la marine d

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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