Le courrier de l'armée

1086 0
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1918, 01 Juni. Le courrier de l'armée. Geraadpleegd op 19 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/gq6qz2344r/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

L E3 COURRIERDEL' ARMEE paraissant le Mardi et le Samedi * • îj^f: . v Ce journal est, destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie '*' reçoit, dix on quinze exemplaires français et flamands. JBWBU«J^iig*iii«a8aBjgM^^ _'"iTjtfli'ri iiimmmumiSâiSi£iû3âÊÊaa^ ■mrmfrrvgwjnhimqiL Le Jour du Souvenir î Le 'iO mai est, pour les Américains, le « Jour du Souvenir j>, le « Mémorial Day ». Quel que soit l'endroit où ils se trouvent, ils se rendent en pèlerinage dans les cimetières, afin de déposer des fleurs sur la tombe de leurs compatriotes tombés pour la cause des Etats-Unis. Cette pieuse et patriotique coutume, les Américains, disséminés «ans les pays alliés, ont voulu la célébrer jeudi au cimetière du Havre et avec une solennité d'autant plus grande que déjà quelques-uns des leurs dorment dans ce coin de terre française. La cérémonie a eu lieu à 11 heures du matin devant un public nombreux et avec le concours des troupes alliées qui, de concert avec les soldats américains, ont constitué l'escorte d'honneur du cortège. C'est an seuil du cimetière de Sainte-Marie, que M. Brand Whitlock, ministre des Etats-Unis près ie gouvernement belge, entouré des membres de la légation, et Mme Brand Wiiitlock. reçut les hommages des délégués des alliés ; c'est là aussi que se sont faites les présentations. Parmi 1èâ personnalités, nous avons noté M. Carton de VYiart, ministre de la Justice, et Mme Carton de Wiart : Paul Hymans. ministre des A flaires étrangères, et Mme Paul Hymans; Helleputte. ministre de l'Agriculture et des Travaux publics; comte Qoblet d'Alviella. nfinistre d'Etat. M. le général Deruette, aide de camp du Roi, commandant supérieur territorial, accompagné du '.colonel Tassier et du commandant Brouyère, représentait la garnison belge du Havre. Etaient «gaiement représentés : M. le ministre de la Guerre par le major d'état-ma jor Hainaut et par le commandant Dupont; le ministre des Colonies par le colonel Molitor. les majors Couche et Beul et le commandant Treutels : le ministre de là Reconstitution nationale par M. Van der Essen, chef de .cabinet, et le comte de Lichterveldé. Puis enfin de nombreux membres du corps diplomatique : i ad y Villers. femme du ministre de 'Grande-Bretagne, et Mme Adatci, femme du ministre du .lapon, ' Le cortège était constitué de soldats et de marins (américains, anglais et français et d'un peloton de gendarmes belges. , Parmi les hommages des troupes alliées, on remarquait la splendide couronne offerte par la garnison belge du Havre, en fleurs naturelles, représentant lès couleurs du drapeau américain ; oh lisait l'inscription suivante : Au.r camarades tirs armées américaine Morts pour la came du droit et rte la liberté îles peuple* Hommage reconnaissant et île sympathie profond'e %• de la garnison belge du Havre Le cortège, très long, très impressionnant, se mit en branle. Il se dirigea vers le tombeau élevé a la mémoire des soldats belges morts dans la catastrophe dè Graville. . M. Brand Whitlock s'avança une couronne à la main, qu'il déposa au pied du monument. Le ministre des Etats-Unis fut accueilli par le .général Deruette. qui. en quelques paroles venues ^'du cœur, le complimenta et le remercia avec effusion. K Vive la Belgique el vive son Armée ! ..La commémoration du .troisième anniversaire de i'entrée en guerre de l'Italie a été fêtée à Rome .avec éclat. Ainsi que nous l'avons dit, c'est îtt. Georges Lorand. député d'Arlon-Virton. qui a pris la parole au nom du gouvernement belge. *" Son arrivée à la tribune a donné lieu à une manifestation grandiose : la foule, debout, a acclamé He chaleureux orateur aux cris de « Vive la Belgique et vive son armée ! » M. Georges Lorand. dans un admirable discours prononcé en italien, a signalé l'héroïsme des populations belges qui vivent sous le joug allemand Set la vaillance de nos soldats qui. le 17 avril encore, dans un mémorable combat, se sont couverts Lie gloire f Le député belge.dans une belle péroraison, a dit flûe la volonté des Belges, comme de tous les alliés, «tait de vaincre le militarisme prussien et de dé-SbaJTMW atosi le ijuude de toute barbarie. Ce témoignage de gratitude rendu à nos morts, M. Brand Whitlock'le réitéra successivement devant le tombeau français, où il fut reçu par le colonel Brunck, remplaçant l'amiral-gouverneur du Havre, absent. MM. Benoist. sous-préfet, et Jennequin. premier adjoint, remplaçant le maire du Havre; devant le monument provisoire des Anglais, où le reçut le général Xichoison, commandant la base anglaise, et par sir Villers, ministre d'Angleterre près le gouvernement belge. Le cortège se dirigea ensuite vers la partie du cimetière réservée aux soldats américains. Les couronnes offertes par les Alliés et par la Ville du Havre furent, accrochées à un immense chevalet recouvert de draperies aux couleurs des Etats-Unis.Le général Deruette déposa la couronne offerte par la place du Havre.En même temps, d'une voix forte, il exprima à M. Brand Whitlock les sentiments d'admiration profonde de la Belgique à l'égard des Etats-Unis. « Ce que nous ressentons surtout à celle heure. » dit le général Deruette, « c'est une inaltérable reconnaissance non seulement pour la générosité de votre grand payS vis-à-vis du nôtre etvis^-visde nos compatriotes malheureux. mais encore pour les services sans nombre que vous avez rendus durant votre séjour à Bruxelles. Vous avez contribué à maintenir haut et ferme le moral de nos compatriotes à l'heure la plus pénible et à les aider matériellement sans vous soucier de l'ennemi qui vous enveloppait, préoccupé du seul désir de venir en aide à un peuple outragé dans sa vie et dans ses droits. » M. Brand Whitlock remercia chaleureusement. Les membres du gouvernement belge, les diplomates et la plupart des personnalités in vjtées prirent alors place sur l'estrade et entourèrent les représentants de la grande nation américaine : M. lîrand Whitlock. le général' américain Coulter et le pasteur colonel Williams qui, le premier, prit la parole. Le colonel pasteur "Williams, dans une invocation éloquente, pria le « Tout-Puissant qu'il donne la victoire à nos armées luttant pour la liberté, qu'il apporte la sagesse à ceux qui en ce jour de lutte prennent les décisions, qu'il donne au-peuple la fermeté nécessaire pour supporter jusqu'au bout les sacrifices ». AL Brand Whitlock lui succéda* Le ministre des Etats-Unis définit le caractère du Mémorial Day. Pnis, dans un langage énergique, il ajouta : « Faisons de nouveau le serment que le sacrifice actuel ne sera pas vain et que nous continuerons à marcher dans la voie droite. Saluons aussi ceux qui sont là sur le front pour sauver ce que la civilisation a fait, depuis des siècles, pour 1e monde; pensons aussi à ceux de l'avenir dont nous devons garder l'héritage d'humanité et de justice intact. Par la victoire nous assurerons les droits respec-tifs aux faibles et aux petits comme aux grands et aux puissants. » Ce discours produisit une profonde sensation. Une musique anglaise exécuta la Brabançonne et les autres hymnes alliés, et la cérémonie prit lin par le Salut au.r Morts, interprété admirablement par un virtuose instrumentiste. .1. B. 9 prcpe; tic I Anniverssirs du Roi Les journaux du Chili ont été unanimes pour rendre hommage à la Belgique à l'occasion de-l'anniversaire du Boi Mbert, La Sari on, un des plus grands journaux, écrit à ce propos : « Nous pavons aujourd'hui un tribut de sympathie spéciale et de profonde admiration au peuple héroïque qui sut sacrifier son bien-être au devoir et qui supporte de maniéré digne et élevée, avec foi et espoir, ce dur coup de l'adversité à laquelle il échappera, dans un prochain avenir, nous en sommes sûrs, pour ressuscitera la vie internationale comme entité plus forte, plus digne, si cela se peut, et plus pleine de confiance en ses brillantes destinées. » Pour la Croix-Rouge Reçu 1 ft». 'du m. d. 1. chef A. Verlegh, 7. 296, ]Il/le": Pour insertion à .ta i-1. C. Reçu 0 IV. S5 de M. Louis Schepers, 7. l^'î.Se p. • pour~iaseruQn.il tu P. C. Le Dépari de S. E. M. Klobnkômky MINISTRE DE FRANCE S. Exc. M. Klobukowsky, ministre de la République française près du gouvernement belge, a quitté ce poste qu i 1 accupait brillamment depuis sept années pour aller assumer à Paris d'autres hautes fonctions relevant «le la présidence du Conseil. Ce départ causera parmi les Belges d'unanimes regrets. M. Klobukowsky laisse au Havre le souvenir d'un diplomate exercé, animé envers la Belgique d'une'sincère et active amitié. Ses rapports avec le gouvernement belge furent empreint* de cordialité et d-e confiance. La sympathie dont if était entouré en Belgique grandit encore en 191 i, à partir de la période de crise internationale et d'anxiété patriotique qui devaient se résoudre, par la volonté de l'Allemagne, dans la guerre atroce oii le monde est encore engagé. On se souvient que c'est M. Klobukowsky qui, dès avant l'ultimatum allemand, fut chargé par le gouvernement français d'informer officiellement W gouvernement belge que la France était décidée i, respecter la neutralité belge et que ses troupes nt pénétreraient pas sur le territoire belge, s'il était d'autre part respecté par l'Allemagne. L'empressement de cette démarche de la France, contrastant avec le mutisme calculé et perfide de l'Allemagne, dont les résolutions criminelles étaient déjà sûrement arrêtées, fut un trait de lumière polir les Beiges el pour l'opinion universelle: elle déjoua le plan machiavélique de l'Allemagne, qui était de donner le change jusqu'à la dernière minute sur ses vrais sentiments. . Ces jours, et le rôle qu'y joua la France et son représentant à Bruxelles, restent inoubliables pour tous ceux qui les vécurent. Le départ deM. Klo- • bukowsky ne fait que les rendre plus présents à la mémoire et que raviver les sentiments qu'ils éveillèrent au cœur des Belges.* Depuis lors, M. Klobukowsky a suivi le gouvernement belge dans ses diverses fortunes : à Anvers, à Ostende, enfin à Sainte-Adresse, où, depuis plus de trois ans, il jouit de l'hospitalité large et accueillante de la République française. • Ce séjour avaitnaturellement resserre encore les liens personnels entre le ministre de France et les membres du gouvernement belge. Plusieurs de ceux-ci sont allés samedi après-midi lui exprimer leurs sentiments de regrets et de reconnaissance. De son côté. M. P. Hymans. ministre des Affaires étrangères, s'est rendu en visite officielle, à la Légation, pour remettre à M. Klobukowsky. au nom du Roi. le grand cordon de l'Ordre de Léo-pold. Le soir, il a offert au représentant de la France un dîner intime d'adieux. Aux regrets provoqués par le départ du ministre . de France, les. Belges associent le nom de Mme Klobukowsky, dont ils ont pu apprécier, en munîtes circonstances. l'aménité et le dévouement pour lesœuvres en faveur des victimes de la guerre. M. Klobukowsky a quitté Le Havre lundi soir. • Il prendra prochainement congé du Roi Albert. «-SHPB5Sï*H5W5^5"—1 —L -ËSSS-! .JWU '«?«-• Les Magistrats belges déportés en Allemagne [Tn Belge, qui est parvenu à s'enfuir d Allemagne, a donné les renseignements suivants au ^ujet du traitement infligé aux présidents de chambre de la Cour d'appel dè Bruxelles. Les Allemands avaient logé no< magistrats dans une même cellule. Comme M. Lévy-Jtorelle se" trouvait souffrant. ou lui proposa de te transférer dans la chauibre de M. .Max, « momentanément au cachot ». Ml Lévy-.Morelle refusa, disant qu'il n'entendait pas priver te vaillant bourgmestre de sa chambre. M. Carpz. étant tombé malade, le médecin estima qu'il fallait lui faire .subir une opération, ce qui amena son transfert au milieu des soldats russes ! l'n nouveau médecin constata qu'il n'j avait nullement lieu à opération et bientôt M. Garez put rejoindre ses compagnons d'infortune. M. Ernst, lui, est en bonne santé. On a donné à nos magistrats comme ordonnance un Français qui est chargé de leur cuisine : maisav.ec.ee. qu'on lui donne pour ta faire, on pense bien ..qu'elle n'est guère fameuse, et la vie ainsi faite à ce? trois vieillards est vraiment lamentable. i- ï iriilH ïems1 S Nûmêro 579 |*Tr m - r-Tr~lH tth — r inmi HITTTiTBWWnrBili l'iifti ill' 'ijlftii'i «««««a—é

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de l'armée behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Anvers van 1914 tot 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes