Le courrier du Limbourg

452 0
21 februari 1914
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1914, 21 Februari. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 18 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/jd4pk07w1n/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cette feuille. Le Courrier paraît le a m edi. Tout envoi concernant lejournal doitêtre adressé franco à l'éditeur, grand' place, 37-39, à Tongres. Téléphoné N° 1» GOURRIER DU LIMBOURG FEUILLE HEBDOMADAIRE. MM—g ABOIEMENT On an . tr 5 Six mois. . » 3 Pour l'étranger ieport en sus. Les abonnements sont payables par anticipation Annonces: la ligne! i 0,-15 Un numéro, lr,0,10 Réclames, r parutions judiciaires et autres insertions dans le crps du journal, 1 fr. la 1 gne. On traite à fort, ît pou es annomesà longterme première feuille. M&mŒS?0» Les personnes qui jusqu'ici iPi^ sont restées en retard de piyer leurabonnement au COURRIER sont priées de nous en faire parvenir le montant sinon î sera présenté une quittance par a pos e a une surtaxe de dix centimes pour frais de reco i La nouvelle loi scolaire. Lo loi scolaire a été votée mercredi en seconde lecture par la Chambre. Les manœuvres obstructionnistes des deux gauches n ont pu que faire perdre du temps, sans parvenir à mettre obstacle à la réalisation d'une œuvre de justice et de hberté. Nous applaudissons de tout cœur au vote unanime qui a terminé jeudi ce long et fatigant débat. Nous félicitons le gouvernement qui a su mener à bien son projet, en dépit des obstacles de toutes sortes que lui suscitèrent les anticléricaux, peu soucieux de la courtoisie et de la loyauté de leurs procédés. Nous félicitons M. Woeste, le grand défenseur de l'enseignement catholique, qui ne recula pas, malgré les fatigues déjà si grandes de sa vie si active, devant la tâche de présenter le rapport de la section centrale, et le fit de façon si magistrale. Nous félicitons le sympathique pré-1 sident de la Chambre, qui, au milieu des discussions les plus âpres, reste toujours parfaitement maître de lui-même, et domina, avec autant de tact et d impartialité que de sang-froid, les querelles qui se produisaient. Et nous félicitons la Droite, restée I entière fidèle à l'union et à la discipline, ï qui font la force des partis. Les gauches, furieuses et désappoin-i tées, ont quitté l'hémicycle au moment : du vote.Le geste n'a rien prouvé d'autre i que leur aplatissement complet. Elles en sont pour leurs frais de bavardage et de rage. Ils n'auront servi à rien qu'à édifier le pays sur leur sectarisme. Vive la loi scolaire ! Vive la loi i'oullet I RÉGIME HYPOTHËCMRS. LOI DU 13 OCTOBRE 1913. Modifications au régima de la loi du 16 décembre 1851. Nous allons tâeher de résumer pour I le public profane les modifications que ?; la loi du 13 octobre 1913 a apportée au ; régime hypothécaire, et ce, aussi suc-cinctement que possible. Sous l'ancien régime pour conser-| ver un privilège ou hypothèque, il suf-| fisait de renouveler tous les 15 ans l'inscription, et tous les 30 ans le titre 't reconnaissant la dette, pour éviter la | prescription ; si le bien grevé avait changé de mains, l'on exigeait un titre :| récognitif. Très souvent l'on ne se donnait pas I la Deine de rechercher le détenteur actuel du bien et l'on renouvelait con tre l'ancien propriétaire. Pratique dangereuse et dispendieus< , compliquant d'ordinaire gravement 1; marche des affaires. ! Nouveau régime.—Voici, résumées les modifications qu'apporte la loi nouvelle : 1° Quant aux inscriptions hypothécaires.Au cas ou un immeuble aurait changé de mains, soit par suite de décès du propriétaire primitivement grevé, soit par suite d'aliénation, l'inscription prise sur le débiteur primitif ou renouvelée sur lui, tombe si, avant qu'il se soit écoulé trente ans depuis que l'immeuble a changé de mains (donc à partir de la transcription de l'acte d'aliénation ou à partir de l'ouverture de la succession), elle n'a été renouvelée avec la mention des noms, prénoms, profession et domicile du nouveau propriétaire, avec indication de son titre de propriété ou le cas échéant du titre récognitif passé par le nouveau propriétaire. Par mesure transitoire la loi accorde trois ans pour le renouvellement des inscriptions en cas de changement de propriétaire du bien grevé. Donc tout créancier hypothéaire a pour devoir de vérifier quel est le propriétaire actuel du bien grevé ! Qu'exige la loi nouvelle pour les borderaux d'inscriptions ? a) Ie hypothèse: l'immeuble est resté dans les mêmes mains : L'incription ou le renouvellement devra en tout cas mentionner,non seule") ment les noms, prénoms, professions et domicile du propriétaire de l'immeuble grevé, mais encore le lien et la date de sa naissance. (Ici l'extrait de naissance ne doit pas être joint) ; b) 2de hypothèse : l'immeuble a changé de mains ; en ce cas l'extrait de naissance du nouveau propriétaire doit être joint au bordereau. La loi prévoit le cas où le nouveau propriétaire est un étranger et détermine par quel documents l'extrait de naissance peut être remplacé, aux fins d'identification. 2° — Modifications introduites par la loi nouvelle, au point de vue de l'identification des parties comparantes dans les actes notariés. Tout fonctionnaire et officier public a pour devoir de certifier d'après les registres de l'état civil ou les carnets de mariage, soit dans le corps soit au pied de tous actes pouvant donner lieu d transcription ou à inscription, le nom, les prénoms, le lieu et la date de naissance des comparants aux actes de vente, d'échange, partage, donation et location, ainsi que des propriétaires des immeubles donnés en hypothèque, qui sont nés en Belgique ou dans les pays voisins. Des formalités spéciales sont prévues pour les étrangers qui ne pourraient pas produire les extraits des registres de l'état civil. Toutes pièces tendant à identifier les parties au point de vue hypothécaire, sont exemptes de timbre. Comment connaître le propriétaire actuel d'un bien ? L'art. 12 de la loi du 13 octobre 1913 enjoint aux receveurs de l'enregistre ment et des droits dé succession, c faire connaître à tout intéressé, sur : demande et moyennant une rétributio fixée par le Ministre des finances, le titres de propriété de biens immeuble situés dans le ressort de leur bureau. En outre, dorénavant les notaires n ponrront plus se contenter au point d vue du titre de propriété d'une mentio vague, (par exemple, le bien appartien au vendeur ainsi qu'il le déclare !! mais la loi les oblige à indiquer le titr de propriété pour tous actes suscepti bles de transcription ou d'inscription. 30 La loi nouvelle soumet à la forma lité de la mention au bureau des hypo thèques, pour être valable vis-à-vis dei tiers, la cession d'i rang hypothécaire comme la dation en gage d'une créanw privilégiée ou hypothécaire inscrite. 4° Enfin tous actes assujettis à h transcription, doivent être présentés î cette formalité endéans les deux mois de leur date. X. Définition. Un organe socialiste indépendant de Gand définit ainsi le programme des socialistes belges, tel que le suivent tous les adeptes de leur organe attitré le «Peuple » : « Insulter les autres ». « S'exalter eux-mêmes ». Ces gens-là se connaissent évidemment entre eux. Réfléchissez-y et vous verrez que c'est bien là, non seulement le thème favori de nos socialistes mais aussi celui de nos anticléricaux. Les sœurs dans les hôpitaux. Nous lisons sous ce titre, dans notre confrère parisien, l'a Action Française » : « Le Conseil municipal de Marseille était dernièrement sollicité de voter une somme de 1.500,000 francs, pour combler le déficit des hospices. Au cours des débats, M. Dufour fit remarquer que ce déficit était dû en grande partie à la laïcisation. Et M. Maillot demanda le retour des sœurs par mesure d'économie. * Le premier adjoint, M. Pierre, promit alors « que le dosier concernant le retour des sœurs, serait étudié sérieusement. » Et ce ne fut qu'après cette promesse que le budget des hôpitaux fut approuvé, mais sous réserves. «Ainsi le Conseil municipal deMar-seille fait la leçon au Conseil municipal nationaliste de Paris et lui prouve que le retour des sœurs dans les hôpitaux n'est pas forcément, comme le prétend M. Varennes, une question politique. » Bravo ! Nous voulons ici pousser un triple « hourrah » en l'honneur de nos amis de Liège, qui ont scellé le pacte d'union qui leur assurera de splendid.es lauriers lors du prochain scrutin. Ils ont donné là un bel exemple auquel tout le pays catholique a applaudi et qui portera d'heureux fruits Nous sommes heureux d'en parier aujourd'hui pour mettre en parallèle l'attitude de nos amis et celle que viennent : d'adopter, les progressistes de cet arron-1 dissement. : Par le vote d'un ordre du jour qu'on lira plus loin,ces derniers ont décidément mis a néant les projets d'alliance entre leur association et l'association doctrinaire. One partie de cet ordre du jour laisse, certes, encore une porte ouverte à l'entente ; mais le délai accordé jusqu'au 8 mars n'est là stipulé que pour la frime, et les feuilles libérales, « Etoile Belge » en tête, reconnaissent que le pacte d'alliance libérale est dès à présent rompu. C'est la même impression qui se manifeste unanimement dans les milieux liégeois. Voici, d'autre part en quels termes le « Peuple », sous le titre : « le recollage libéral à Liège l » informe ses lecteurs de la nouvelle .- » Avions nous raison, l'autre jour de mettre en doute la réalité du récollage libéral que le « Journal de Liège » et la « Meuse » avaient annoncé avec une satisfaction si visible i » L'assemblée générale de l'Association : progressiste, qui ses! tenue dimanche matin au Continental, a donné le coup de grâce au dernier espoir auquel s'é- 1 taient raccrochés les derniers Mohicains ; des doctrinaires. 1 » On se souvient peut-être que pour | éviter l'inscription formelle du S. U. pur : et simple à 25 ans au programme du parti libéral liégeois, en vue des élections j prochaines, les doctrinaires avaient fina- j lrment présenté à l'agrément des pro- ! gressistes un salmigondis comportant ! toutes les résolutions votées par les deux gauches libérales depuis treize ans. « Il y avait là dedans à boire et à man- I ger pour tout le monde et, en cas d'adop- : tion, les candidats eussent dû se présen- j ter devant les électeurs avec, sous les ! bras, un volume à 3 fr. 50, le « Recueil des résolutions libérales ». pour l'interprétation desquel ils eussent dû faire . besogne d'exégètes. « L'Association progressiste n'a pas voulu que ses orateurs fussent contraints à prendre cette posture ridicule, et, à l'unanimité moins une voix, elle a repoussé le panaché doctrinaire. 3g» L'union est donc rompue ? » La qualification de « libéraux-unis » qui resplendit sur ses drapeaux de la plupart des troupes libérales de la ban-lieu et des campagnes, va devoir être amputée. Les progressistes sont bons princes. Désespérant d amener les doctrinaires à adhérer au S. U., pour lequel ils avaient paru naguère n'avoir plus de répulsion, mais n'osant aller jusqu'au divorce, ils proposent la séparation de corps, ils offrent simplement à leurs alliés d'hier un cartel par juxtaposition. » L Association libérale y souscrira-t-elle ? C'est peu probable. » En tous cas. quelle que soit la solution qui résultera des pourparlers qui vont s'engager, la situation ne laissera pas d'être drôle. » La galerie n'aura rien à se refuser. » Nous ne cèlerons pas qu'à notre avis, la joie exubérante du » Peuple », venant au lendemain des incidents cartellistes, nous paraît légèrements indécente et outrageuse pour les ex-alliés libéraux. Ayons, pour notre part, le triomphe moins violent. Il nous plait cependant de signaler ici comme il convient l'heureuse tournure des choses, qui livre les libé raux divisés et rageurs aux mains de nos amis étroitement unis et marchant à la lutte la main dans la main. Bravo ! Nouvelles de la ville et des environs l Avis. — A partir du lr mars prochain I bureau des Postes de Tongres ne sera pli que de 10 à 11 heures, les dimanches et joui , fenes assimilés. j Roclonqe s/G. — Dans sa séance du 1 janvier dernier le Conseil communal a décic d interdire les dépôts de pulpes de betterave dans la commune. Ces dépôts ne seront tolérés qu'en plein campagne et et à une distance minimum de di métrés de tout chemin public. — Hymenées. — Le samedi 11 février der 111er a été célébré en l'église Notre-Dame d bonne-nouvelie à Paris, le mariage de Made raoïselle Henriette Bertrand, fille de Monsieu Pierre Bertrand, et de Madame née Marie Van gronsveld de Roclenge s/G. avec Monsieu George Sognot de Paris. Nos vœux de bonheur accompagnent le jeunes époux. NÉCROLOGIES. — Ce samedi 21 couran ont été célébrées en l'église Saint-Remacle Liège les obsèques suivies de l'inhumation . Robermont du jeune Paul .Iegiiers pieusemen décédé à l'âge de 9 ans 8 mois. Nous présentons à ses parents M. et M" Joseph Jeghers-Meeuwis, si cruellement éprou vés n s chrétiennes condoléances. , ~ Nous apprenons le décès à Rocour à l'àgi de 77 ans de Madame Pierre-Joseph Pâques néi Jeanne-Dethier. La vénérable défunte était néi à Xendrèmael® Glons. — Un serre frein tué. — Mercredi ve g 17 h. 30 un train de marchandises venan de_ Tongres et se dirigeant vers Liers stationnait en gare deGlon;. Un serre-frein avait profité de cet arrêt pour aller prendre des provisions au restaurant proche de la gare. Il était de retour à son poste et venait de regagner son siège lorsque le train se mettant en marche, on vit le pauvre homme tomber de son siège sur la voie. Le personnel de la gare de Glons donna les signaux d'alarme et le train stoppa mais hélas ! trop tard : les roues des wagons avaient passé sur le malheureux sectionnant le corps en plusieurs morceaux. La mort avait été instantannée. La victime de ce terrible accident est un nommé Simar Auguste âgé de 24 ans demeurant à Welkenraedt. Il était veuf depuis huit mois et ,père'de famille. Le cadavre a été transporté à la morgue de Glons, et la famille a été prévenue par télégramme-La gendarmerie de Roclenge s'est rendue le même soir sur les lieux de l'accident et a procédé à une enquête. — Nécrologie — Mardi dernier 17 courant ont été célébrées en l'église de Glons les obsèques suivies de l'inhumation de Madame Nicolas Honiion.née Elisabeth Honhon, pieusement décédée dimanche dernier à l'âge de 55 ans Depuis la création de l'école sucrière, c. a. d. depuis un quart de siècle, la maison Honhon-Honhon fut toujours le restaurant des étudiants de Glons, de toutes nationalités. Ceux ci vouaient une sincère affection et un profond respecta Mme Honhon qu'ils étaient habitués d'appeler t tante Lisa ». Ils ont voulu lui rendre un dernier hommage en assistant en corps à ses obsèques et en lui offrant une magnifique couronne. De la mortuaire à l'église le corps a été porté par des étudiants. Herstal. — Mardi dernier 17 courant ont eu lieu dans l'intimité à Herstal les funérailles de M. Vic'or Catoul, directeur honoraire des écoles communales de Herstal. Rlempst. — Notre commune a obtenu gratuitement une cinquantaine de charrettes de vieux pavés qui étaient déposés le long de la chaussée de Tongres-Maestricht. Veldwezelt. — Enseignement primaire. Nomination. — M.Louwette de Lowaigeest nommé instituteur communal à Veldwezelt en remplacement de M. Leen démissionnaire. Lanaye. — Emprunt. — Pour couvrir les frais de la future construction de l'école de Petit-Lanaye, qui sera mise en adjudication le mois prochain, ainsi que pour l'élargissement j et Ja mise en état de la route vers Lixhe, la | commune conclut un emprunt de 15,000 fr. j — Accident. -—Mons. Nie. H. a été la victime a un accident qui auraient pu avoir des suites plus gra ves encore qu'il n'aeu. Deux chevaux qui étaient destinés à faire la manœuvre d'une batteuse, se prirent à partie, déjà le matin à 7 h se donnant force ruades. Mons N. H. voulant séparer les deux combattants, prit par la bride un des deux chevaux, qui se cabra et lnnça Mons N. H. en l'air, avec la suite funeste d'une épaule demise. Heureusement que Mr N H a pu s échapper d'en dessous du cheval, car'il aurait pu être piétiné par ce peu tendre et matinal batailleur. ,77 Le bétail. — Plusieurs fermiers ont été obliges dans les dernières semaines à abattre de belles vaches pour divers cas de maladies. Heureusement il y a assurance dans la plupart des cas, mais pauvre société d'assurances, qui a à son passil des accidents si nombreux ! ~~ Un pieux poulet. — Quand la porte de eghse reste par hasard ouvertela journée,notre petit poulet vient offrir ses œufs au bon Dieu et les déposé gentiment entre bancs et chaises ' C est tres-gentil de sa paru Seulement il laisse aussi quelques œufs sans écaille... et ceux-là il pourrait bien les déposer autre part ! — La montagne s'écroule. — Par les pluie abondantes le nouveau chemin dans la mon" tagne a beaucoup souffert. Un éboulement important a eu lieu. MM. Brabants et Corin, commissaires, et M. Limere, 1 entrepreneur, ont après inspection de 1 accident conclu à la construction d'un grand mur de soutènement, qui aura 30 mètres de long et 2 métrés d'épaisseur. Pour le reste on plantera des osiers sur toutes les parties où le terrain pourrait encore glisser. Caves de l'Economie Populaire, rue Hairesse Liege (Téléph. 2269) - Tout acheteur de 10 bouteilles en 11 pour 10 franco domicile, Vins de 1904 bordeaux blancs et rouges ; bourgognes blancs et rouges. Vins d'Espagne et de Portugal. Demandez le tarif compl. Wonck. — Sous la rubriqu3 « Suite d'une rixe d, nous annoncions dimanche dernier que le sieur L. Jacobs de Wonck avait été saisi pour ne pas av01r payé à son voisin une somme de j 0 francs, a laquelle il avait été condami é dans le courant de l'année dernière. On nous adresse à ce sujet un démenti formel et nous nous empressons de le communiquer à nos lecteurs. „,'V,,?îso^ p; Thomas-Bpouha à Liège, 10, Place de la Cathédrale. — Téléph 1880 Ccttons imprimés, Zéphirs, Coutils. Nappages, Rideaux, Mouchoirs, Essuie-mains, Toiles à matelas, Canavas pour stores, Couvertures Co-tonnettes, Satinettes, Couvrelits, Doublures en tous genres. Spécialités pour Layettes et Trousseaux Men spreekt Vlaamsch. — Prix modérés. Boïrs- — Exécution tardive. — Votée en due et bonne forme par notre honorable conseil ccimmunal avant l'hiver déjà, la question des installations électriques reste — curieux contraste, — toujours dans l'ombre. Et pourtant on attendait son execution, impatients, enthousiastes, convaincus de la bonne loi de nos vaillants édiles qui, en maintes occasions déjà avaien* donné leurs preuves. A quoi alors attribuer cet engourdissement prolonge ? serait-ce pour éviter de grever* davantage nos braves contribuables? Faible argument, car notre commune bsaucoup moins imposée que ses voisines, est assez sensée pour désirer même au prix de quelque sacrifice l'innovation ultra-moderne. £jA côté de cette objection apparemment subjective, toutes celles que l'on pourrait a;nsi soulever s'évanouissent si l'on considère les multiples avantages de tels travaux. Un revirement sérieux et décisif se produira sans doute bientôt et ce sera aux acclamations de notre population intelligente, avide de lumière. — TRAM.— Alors que les trains accusent un retard notable mais explicable et qui s'efface peu à peu, notre vicinal lui malgré son allure parfois désespérante, arrive souvent avant son heure. iÉAinsi, pendant la semaine écoulée, le tram de 0 heures du matin est passé avec une avance 1 iî ■Yifïr-r ii 1 Feuilleton du COURRIER DU L1MBOURG Mo if\ LA RANÇON : DE L'HONNEUR par SERGE DAVRIL. François Dayrelle haussa les épaules et pou suivit : — Sa lettre contient, sous une forme dégu sée, une menace, une sorte de chantage. Il mesnppliede lui envoyer de l'argent afi de ne pas être contraint de recourir ai ^ moyens inavouables pour se procurer des re; gt sources. Je suis heureux d'apprendre qu'il est en Ai gleterre; je voudrais le savoir aubout du monc et n'entendre plus parler de lui, jamais. t) C'est un mauvais fils, un mauvais esprit, tr dangereux ; une plante vénéneuse que je 1 veux pas arroser avec de l'argent. Qu'il fasse ce qu'il voudra ; qu'il aille sé t'ai ) pendre où il voudra ; il y a des tribunaux et d juges en Angleterre. — François, fit la fermière, lis-moi sa lett i et ne t'abandonne pas à de tels emportemeni Le fermier lut : — « Mes chers parents. Permettei-moi de vous donner encore cel 1 appellation si douce, malgré tout le mal que I vous ai fait et toute la peine que je vous ■ causée. Reproduction interdite aux journaux qui n't £ ftu de traité avec la Société de Gens de Lett I ' ' Vous avez été tant de fois indulgents à me - fautes d'enfant que je ne doute pas que vous 1 serez une fois de plus, dans un cas plus grave Si je pouvais vous expliquer les raisons qi m'ont fait agir, je suis sur que je pourrai désarmer vos rigueurs. Vous connaissez ma nature indépendante incapable de tolérer l'injustice. Je haïssais l'armée avant d'arriver au corps je n'étais pas parvenu à en comprendre l't lilité. Là, des chefs malveillants, grincheux, arre L gants,fiers de la petite autorité que leur confé re'nt leurs galons, ont tenté de me plier soi leur fantaisie de m'assouplir à force de pun tions plus ou moins méritees. Ils se sont acharnés après moi parce que j leur tenais tète,parce que contestais leurs droii sur ma personne, comme une meute après u gibier forcé. Ils ont essayé de m'abuser avec toutes 1< billevesées, avec tous les grand mots dont 0 se sert pour duper les naïfs : la grandeur de 1 patrie sa prépondérance dans le monde, so I histoire dans le passé, sa dignité, etc ; touti x sortes de choses dont je me moque, moi qui n: crois libre de n'avoir pas de patrie si cela 11 plaît. Je haussais les épaules à l'absurdité de leui e enseignements intéressés. Je 11'ai pas les mêmes idées que vous, mi s chers parents, sur la religion et la patrie et , e ne m'étends pas davantage sur un sujet se; breux, car, en vous écrivant, je n'ai pas le de e sein de vous déplaire. lS > Je passai, au régiment, pour une forte tête on y entrepit de me dompter comme une bè e rétive. On n'obtient rien de moi avec la menace, sévérité, la punition. On m'a poussé à bout ; je n'ai pas vou e céder, ni plier, ni être brisé et j'ai échappé p: |(r la fuite à l'obsession d'une discipline qui n II paraissait de jour en jour plus insupportable. A présent que je juge plus froidement 1 - acte accompli dans un moment d'exaspérati< et de colère, je regrette, à cause de la peine qi il je vous ai laite d'avoir pris une aussi gra M détermination. Je suis ici sans ressouices, eu pays étrange J'ai dû tendre la main, le soir aux, passant: pour obtenir de leur générosité de qui manger. J'ai hésité longtemps à vous entretenir d cette triste situation, puis je me suis dit qui m'ayant infligé la vie sans que je vous l'ai demandée, vous auriez peut-être pitié de m détresse, vous viendriez à mon secours, et ti m'obligeriez pas à demander ma subsistance des moyens que vous réprouveriez. S'il vous plait de m'adresser quelques lou pour me permettre d'attendre ce que j'ai attendre de la destinée, je vous en serai recoi naissant. L'effet moral d'un secours en ce momen m'éviterait peut-être de tomber dans un dégoi plus profond de la société,,de l'humanité toi entière en d'envoyer aux orties une Yie dont, n'ai que faire depuis longtemps. J'espère que vous ne me refuserez pas réconfort que je sollicite de votre tendresse. Vous savez que, lorsqu'on est poussé à boi par une rancune contre les hommes, par misère et le mépris de tout et de tous, on vo rouge et l'on a de la peine à ne pas obéir ai aveugles poussées d'un instinct maudit. Je vous embrasse bien tristement. Votre fils qui vous aime. Robert, d M™' Dayrelle était déçue et affreusemei bouleversée. Elle n'avait trouvé.dans cette lettre une seu pensée issue du cœur, un seul regret sincè témoignant qu'il restait, en son|fils, une fib délicate, une lueur d'honnêteté véritable. Elle intercéda néanmoins en faveur de ce fi indigne auprès de son mari. — Il faut avoir pitié de lui. François ; il e si jeune encore, si irréfléchi I L'avenir le modifiera. 11 deviendra meilleur lorsqu'il aura été ai prises avec les difficultés de la vie et qu'il au soutfert. — Jeanne, les misères de la vie n'attendri sent et n'améliorent que les pauvres orgue ; leux qui se grisant, dans la sécurité, de leu forces et des avantages dont ils jouissent. Ceux-là qui sont parfois de détestables vc sins, et dont la fréquentation est impossibl sont portés à humilier jusqu'au jour où ils soi humiliés à leur tour. Ils ne sont pas mauvais ; ils se croient digni des faveurs spéciales du sort, de l'autorité qu'i s'accordent ; ils s'abusent ; et la vie, qui pei oublier un instant d'être sévère avec quelque uns, n:. tarde pas à s'apercevoir de sa négl gence et à remettre les choses dans l'ordre. Robert est loncièrement mauvais. 11 a poussé, dans notre honnête famill comme un chardon dans une plantation pot gère. Il spéculerait sur ma faiblesse, sur ma peu si je lui laissais entrevoir que les menaces diss mulées dans sa lettre sont de quelque effet si moi. 11 tend la main aux passants 1 Eh bien ! que les véritables pauvres dont usurpe les droits, que les infirmes, les malhe reux dignes d'intérêt, le chassent à coups i pierres, le poursuivent à coups de bâtons. 11 accepte de vivre en parasite, à son âg avec la force physique qu'il possède ? Eh bien 1 qu'il vive en parasite ; qu'il cro pisse dans la hante et dans l'abjection, ce m'est égal. Il s'est mis, par sa lâcheté, hors de son pa; hors de ses devoirs, mais aussi hors demi intérêt. Je ne veux le connaître. Il nous menace de devenir un ennemi da gereux de la société ? Il faut espérer que la société, composée 1 braves gens qui se sont unis pour se défend contre les bêtes fauves autrefois, contre 1 apaches aujourd'hui, saura le mettre à raison. La mère Jeanne intercéda à nouveau : — Il faut lui envoyer une réponse bi sévère, essayer de lui donner la compréhensii de ce qu'il a fait; lui faire de la morale ; l'aid à rentrer dans la bonne voie ; il ne faut p être trop insensible,-mon François. Je suis sûre que son frère nous conseiller; 1 d'être indulgents encore une fois, s'il ét auprès de nous. Envoyons-lui une petite somme d'argent... Pense-donc, François, comme il faut qi soit malheureux pour être descendu jusqu'à tendre la main. Oh, le pauvre petit I qui donc en aura pitié si ce n est nous ? La fermière, dont les yeux étaient inondés de larmes, demeura songeuse. Elle souffrait, dans son cœur et dans sa chair, des misères qui atteignaient ses enfants. François Dayrelle, après avoir longuement refléchi, décida : — Je vais répondre à sa lettre, mais il n'obtiendra pas de ma réponse ce qu'il en attend : il n'aura pas un sou. Qu'il fasse preuve d'un véritable repentir ; qu'il me montre une réelle bonne volonté et je redeviendrai un père indulgent à toutes les fautes qui peuvent se pardonner. Je lui donnerai le conseil de se rendre chez le consul de France, de se faire rapatrier, de se constituer prisonnier, d'accomplir la peine qu'il a méritée, d'achever son service militaire, et alors il retrouvera ma tendresse paternelle intacte et obtiendra l'oubli absolu de . toutes ses fautes. i L'Angleterre n'est pas hospitalière aux oisifs. aux indésirables. Si j'en voyais une petite somme d'argent à Robert, il s'en servirait peut-être pour venir se cacher à Paris, dans les bas-fonds et les repaires où se rendent les malfaiteurs de toutes sortes. Je préfère le savoir éloigné, hors d'état de nuire, plutôt que de le savoir exposé ici à d'autres incitations criminelles. Qu'il rentre dans la règle commune, il n'a > pas^ besoin d'argent pour cela. 1 En s'évadant de ses obligations militaires, il s'est évadé de toutes les marques d'intérêt que je pouvais lui donner. 1 Fermement résolu à agir sans faiblesse désor-[ mais, à ne pas pallier l'effet des fautes de son fils par d'indulgentes complaisances, le fermier s répondit par quelques lignes seulement à la lettre de Robert : t 1 Retourne au régiment,lui disait-il ; accom-^ plis la peine que tu as méritée ; rachète-là par une conduite irréprochable et tu retrouveras to place au foyer et dans notre cœur.» La mére Jeanne sollicita de son mari la per 1 gission d'ajouter quelques mots de répri. mande, de tristesse et d'exhortation à son fils, sur la dette de François Dayrelle. Le fermier hésita longtemps avant que de [ui permettre, puis se laissa fléchir, beaucoup plus pour autoriser une mère malheureuse à épancher le trop plein de sa peine que pour lui permettre d'adresser des paroles dictées par des sentiments délicats à un être incapable de les comprendre et de les apprécier. L'infirme écrivit de longues pages de remontrances, de conseils, mais surtout de plaintes douloureuses à celui qui était demeuré pour elle, malgré son iniquité, un fils rattaché à son cœur par tant de fibres puissantes. Elle lui conseilla d'obéir à son père, de s'efforcer de réparer tout le mal qu'il avait fait à tous. Elle lui raconta le désastre qu'il avait provoqué par un acte irréfléchi ; le découragement, du père ; le désespoir de Gérard et son départ pour deux longues année--. ■ Elle raconta les difficultés qui étaient nées de ces événements, à la ferme dont l'avenir redevenait incertain et précaire et la répercussion de cette tourmente sur sa santé délabrée. Marie-Louise Aubigny surprit la fermière au moment ou elle achevait sa lettre et fut prise comme confidente et comme conseillère. Malgré l'interdiction formelle du père François, la mère Jeanne était tentée de glisser un petit mandat dans la lettre. Elle ne voyait en son fils qu'un malheureux que la misère pouvait entraîner à des excès, à des impulsions funestes. Aveuglée par les conseils de son cœur trop tendre, elle pensait dans son inexpérience de la jrie, qu'une preuve d'affectueux intérêt pouvait suggérer de meilleures résolutions à Robert ; le garder des coups de tête, du découragement, des sauvages déterminations des êtres acculés aux pires extrémités. Deux cœurs de femmes s'inclinèrent sur ce qui pouvait rester de bon en lui et s'illussion-nèrent sur l'efficacité de leur intervention. 1 6im Année — N 8. Ce numéro comprend 8 pages. Samedi, 2 i février 1914

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes