Le courrier du soir

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03 augustus 1914
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s.n. 1914, 03 Augustus. Le courrier du soir. Geraadpleegd op 23 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/3r0pr7p04p/
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lîT Année — r 182 Lundi-Mardi 34 Août f9J4 Bureaux ouverts de 9 à 12 heure* et de 13 à 18 heures TELEPHONE 541 LE COURRIER Rédaction et Administration : Rue du Collège I52 VERVIERS DU ^OIR, r^jjj^^g^TTtin ■ i i ■iiTjrrnMTr-niwi mi ■■mil mi rnw n mn in i n ■ m i ■ u ■un par porteur da1ys l'agglomération É"DnfHïi ffMPlilTQ Fr. 7.SO par an ou 1S centimes par semaine &jjUMUiUMUÙ par LA poste: Un an : fr. 8.50. — Six mois : fr. 4.35. — Trois mois : fr. S.S5 ■ | il"°"<Ti"nn"J », m QUOTIDIEM | 4* pagre, la petite ligne fr. O-XiO i ! Avi» mortuaire», la ligne ... » 0-50 ( il lïHfffïKFPlPÇ | Faits divers, id. ... » l-OO / aluiUllufio I Réparations judiciaires id. ... » 3-00 1 Un ultimatum allemand à la Belgique Vive Sa patrie ! ; i Nous vivons des heures graves. ^ En ces moments critiques, une seule pensée doit unir tous les Belges, celle du salut de la patrie. j Toutes les divisions, toutes les nuances qui nous séparent les uns des autres en temps normal doivent disparaître et faire place à un seul et unique sentiment : l'attachement à la terre natale { menacée et que doivent défendre tous * les Belges à quelque classe, à quelque J opinion qu'ils appartiennent. ^ *** 1 Les archevêque et évêques de Belgique -ont adressé au clergé et aux fidèles de notre pays une lettre pastorale collecti- , ve dont nous détachons ce passage : « L'heure est grave. L'angoisse étreint I les cœurs. Des enfants, des épouses, des V mères pleurent. Cependant, nos vaillants soldats partent d'un pas ferme vers nos frontières, décidés à défendre, s'il le faut,l'indépendance du sol natal. Saluons-les avec respect, ces braves. ^ Que notre parole, interprète de la vôtre, aille leur dire notre confraternelle sympathie 1 Qu'elle leur soit, dans leurs incertitudes, un réconfort ! » ♦ 1 • * 1 L'appel suivant a été publié à Bruxel- ( les : APPEL AUX ENGAGEMENTS 1 VOLONTAIRES ( 1 Jeunes gens, _ | La Belgique, étrangère au conflit qui < s'agite entre grandes Puissances, entend rester libre. i Nous devons l'y aider. î C'est le désir de tous mais surtout de s ceux qui ne sont pas d'indispensables t soutiens de famille. s Nous devons nous engager. Tous au régiment ! 1 Les engagements seront reçus pour la < durée de la mobilisation dans toutes les i garnisons par les commandants de place. i Prière de se présenter muni, si possible, ] d'un certificat de moralité et d'une auto j risation des parents en cas de minorité. Il est indispensable d'apporter de fortes t bottines. c Comte Raoul d'Aspremont-Lynden. i Comte Guy de Beauffort, ( Comte Renaud de Briey, Intendant de j la Liste Civile du Roi, c Comte Joseph de Briey, > Comte Henri du Chastel, i Emmanuel van der Elst. Joseph van der Elst, \ Henri van der Elst, i Baron Henry Lambert, £ Prince Georges de Ligne. Prince Baudouin de Ligne, Comte Paul d'Oultremont, . Paul Renkin, 1 Jean Renkin, Duc d'Ursel, Sénateur, Comte Edouard d'Ursel, : Comte Louis de Villegas Jr ENGAGÉS VOLONTAIRES. 1 C * , * * l Une feuille libérale bruxelloise, la Gazette, écrit : ! 0 l « Notre jeunesse nous donne en ce moment une admirable leçon. Il y a q quelque chose de plus inattendu, de plus t réconfortant encore que le spectacle de n ceux qui vont accomplir le devoirauquel e ils sont tenus. C'est le spectacle de ceux o qui vont au devant de ce devoir. C'est d cette admirable levée de volontaires qui, t du jour au lendemain, sont allés s'offrir au pays. Ils étaient huit mille hier ! s Huit mille, qui spontanément, délibé- n rément se sont arrachés à leurs affections, à leurs plaisirs, à leurs aises, et cl qui veulent partager les fatigues, les d peines et les dangers de ceux qui ontdù.d partir. d Nous avons dit qu'on comptait parmi c eux une quantité de jeunes gens portant d les noms les plus connus de notre pays, r appartenant à la haute bourgeoisie, à la d noblesse. Ils ont senti qu'ils devaient donner l'exemple ; ils ont compris l'ex- s< cellent effet moral que produirait leur n détermination. Ils ont trouvé que les 1< j hautes ctasses n'étaient pas encore assez v représentées dans l'armée : et, d'un ges- p i te, ils ont rétabli l'équilibre. t Qu'ils nous permettent de qualifier c l'acte qu'ils ont si simplement accompli d'un petit mot, simple aussi,banal peut-, être, mais qui exprime mieux que tout , autre ce qu'il faut : C'est très chic ! Et du fond du cœur, tout le monde ] leur crie : — Merci ! » es et le Nous constatons avec bonheur qu'un us souffle ardent de patriotisme a passé 1 16 sur le pays tout entier. t Nous saluons les vaillants qui s'enrô- £ lent pour la défense du territoire et à la 1 tête desquels se trouve un sénateur hé- t ritier d'un des plus grands noms de la £ jg Belgique. I ?• Nous souhaitons que leur exemple 1 soit suivi. s Et nous résumons toutes nos aspira- [ nt tions, tous nos sentiments dans un seul c es\cri : I { r_ Vive la Belgique ! !S, v s Appel au peuple belge Dignité et neutralité M. le ministre de l'intérieur adresse la lettre suivante aux gouverneurs à la date du 1er août : Au milieu des événements qui se préparent, la Belgique est décidée à défendre sa neutralité. Celle-ci doit être respectée mais la nation a pour devoir de prendre à cet effet toutes les mesures que peut comporter la situation. Il importe donc que la population unisse ses efforts à ceux du gouvernement, en évitant toute manifestation qui serait de naturo à attirer au pays dos difficultés avec l'un ou l'autre de ses voisins.A cet effet, il convient que MM. les bourgmestres prennent immédiatement des arrêtés interdisant tout rassemblement qui pourrait avoir pour objet de manifester des sympathies ou des' antipathies à l'égard de l'un ou de l'autre pays. Il importe également que par application de l'art, 97 de la loi communale, le collège des bourgmestres et échevins interdise tous spectacles cinématographiques ou autre qui auraient pour objet de représenter des scènes mititaires de nature à exciter les passions et à provoquer des émotions populaires dangereuses pour l'ordre public. Vous voudrez bien, Monsieur le Gouverneur, prendre immédiatement les mesures pour que ces instructions soient, appliquées sans retard. /% : Le gouvernement s'adresse à la presse M. Carton de Wiart, ministre de la justice, a reçu dimanche, à 5 heures, les représentants de toutes les nuances dye la presse, à qui il a exprimé les remerciements du gouvernement pour son patriotisme.Le ministre a fait aux journalistes une communication qui peut se résiner- en ces termes : i Il est delà plus grande importance ; que la population et la Presse respectent, dans les circonstances actuelles, | notre devoir international de neutralité en s'abstenant de toute manifestation ou publication qui pourrait être considérée comme une atteinte à notre neutralité.Des poursuites ont dû être ouvertes, sur le pied de l'article 213 du Code pénal, à charge d'un journal bruxellois. En ce qui concerne la baisse du prix ; des papiers et effets publics, les parquets i du royaume ont reçu pour instructions i.do poursuivre, sur pied de l'article 311 du Code pénal, les personnes qui auront opéré cette bais3e par des moyens frau ; duleux quelconques. Les mêmes mesures s'appliquent à la hausse des prix des denrées ou marchandises. Le droit de réquisition sera rigoureusement appliqué aux détenteurs des marchandises ou denrées qui accumuleraient ces denrées ou marchandises en vue de ne les vendre qu'à un certain prix, plus cher que celui qui,aurait déterminé la concurrence rationnelle du commerce. . VW L'Associalini Je ia Presse M® pnfl ras leireese initiative Une souscription va être ouverte sous les auspices de l'Association de la presse belge pour venir en aide aux femmes et aux enfants des miliciens rappelés sous les drapeaux et qui ont, sans une minute d'hésitation, répondu à l'appel du gouvernement. Ceux à qui est confiée la lourde et périlleuse mission de défendre le pays contre l'invasion étrangère laissent leurs familles dans une situation précaire que la cherté croissante ducoût de la vie va rendre plus pénible encore. Il est du devoir de ceux qui peuvent le faire devenir à leur aide Les souscriptions peuvent être adressées aux journaux, qui les feront parvenir au comité chargé de la répartition des secours. Un ordre de jour du conseil géiiéral du parti socialiste belge Bruxelles, 2. — Le conseil général du parti ouvrier socialiste, réuni d'urgence, a décidé de renoncer à toutes manifes tations dans les rues. Il a discuté le sens du manifeste à adresser à la population lequel dira : Socialistes conscients, vous savez qu'on exerce, pour empêcher l'envahissement de notre territoire, notre droit légitime de défense. Nous contribuerons à défendre en même temps, contre 1a barbarie militariste, les libertés politiques et la démocratie de l'Europe. Le Conseil a décidé également qu'il y avait lieu, pour le groupe socialiste, de voter les crédits nécessaires pour la mobilisation, l'entretien des soldats et la population civile. Une délégation socialiste sollicitera lundi une entrevue avec le Ministre pour lui demander si le Gouvernement ne ci'oit pas devoir étendre les mesures de réquisition en faveur du peuple et de procéder à la taxation de certains produits.AAA VW Manifestation patriotique Bruxelles, 2 — Une manifestation patriotique 's'est organisée spontanément cet après-midi, dans le populeux quartier de Moienbeek St-Jean. A l'issue de la distribution des prix aux élèves des écoles communies, les fillettes de l'école de la rue du Jardin, occupée actuellement par un bataillon du 27e de ligne, se sont rendues dans leur école et, au milieu des soldats réunis dans le préau, ont chanté la Brabançonne et divers chants patriotiques* au milieu d'une émotion indescripti-, ble. La foule avait envahi le quartier et a organisé une manifestation patriotique. Les actes officiels Le Moniteur de dimanche 2 août a publié divers arrêtes royaux, aux termes desquels : La Chtunbre des représentants et le Sénat sont convoqués, en session extraordinaire, pour le 6 août. — La Banque Nationale de Belgique est autorisée à fabriquer des billets de de cinq francs datés du Ler juillet 1914 et revêtus de la griffe du gouverneur et du trésorier actuellement en fonctions, à concurrence de cent millions de francs. — L'émission de ces bil ets de cinq francs est autorisée. — L'armée est mise sur le pied de guerre. Tous les militaires en congé illimité seront immédiatement rappelé? sous les armes. in"MM. Sob'et d'Alviella et Paul Hymans [u nommés ministres d'Etat Bruxelles, le 2. — MM. Goblet d'Alviella et Paul Hymans sont nommés mi-- nistres d'Etat. j vv v Saisie d'un journal Un journal bruxellois le Petit Bleu ayant cru pouvoir se départir de la neu-tralité qui est imposée à l'heure présen-te; à tous les Bp'ges, en publiant un ar-^ ticle « tendancieux », a été saisi sur l'or-1S dre du gouvernement. Il- ,n A ^ L'invasion Bruxelles, lundi, midi. Le Ministre d'Allemagne à Bruxelles a remis dimanche soir un ultimatum à M. Davignon, demandant une entente pour faciliter les opérations militaires de l'Allemagne. L'ultimatum laissait un délai pour :''a réponse jusque lundi'à 7 heures du matin Immédiatement un Conseil des ministres eut lieu au palais du Roi. Y assistaient MM. Van den Heu-vel et Paul Hymans nouveau ministre d'Etat et les généraux de Sellier, de Ryckeî et Hanotaux. Le Conseil a pris fin à minuit. MM. Van den Heuvel et Paul Hymans rédigèrent un projet de réponse négative qui fut discuté dans un nouveau conseil présidé par le Roi. La réponse a été communiquée ce matin à 3 h. 50. On annonce que les troupes allemandes sont à Visé. L'alarme a été donnée à J La situation est grave. La proclamation du président de la 1 république au peuple français [ e De Paris, le 2. — Le président de la République et les membres du gouver- ( nement ont décidé d'adresserl'appel suivant à la nation française : c « Depuis quelques jours, l'état de ^ l'Europe s'est, considérablement aggra- f vé et, en dépit des efforts de la diplomatie, l'horizon s'est assombri. A l'heure c présente, la plupart des nations ont mo-bilisé leurs forces et même des pays d ' protégés parleur neutralité ont cru devoir prendre cette mesure à titre de > précaution. s Des puissances, dont la législation t constitutionnelle ou militaire ne ressemble pas à la nôtre, ont. sans avoir j; pris un décret de mobilisation, commen- s cé et poursuivi des préparatifs équiva a lant à la mobilisation et qui n'en sont n que l'exécution anticipée. La France, qui affirma ses volontés pacifiques et qui, d dans ces jours tragiques, donna à l'Eu- e rope des conseils de modération et un vivant exemple de sagesse et qui multi- r plia ses efforts pour maintenir ia paix c du monde, s'est préparée à toutes les éventualités. Elle a pris, dès mainte r nant, les premières dispositions i n d i s r pensables pour sauvegarder son terri- r toire, mais noire législation ne permet t pas de rendre ces préparatifs complets c s'il n'intervient pas un décret de mobili- f sation. Soucieux de sa responsabilité et c sentant qu'il manquerait à un devoir sa- c : cré s'il laissait les choses en l'état, le gouvernement vient de prendre le dé- r s crat qu'impose la situation. La mobili- ,i ; sation n'est pas la guerre. \ Dans les circonstances présentes, elle î ■ !S apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d'assurer la paix dans l'honneur. Fort de son ardent désir d'aboutir 1- à une solution pacifique de la crise, le j. gouvernement, à l'abri de ces précautions nécessaires, continuera ses efforts diplomatiques. Il espère encore réussir. Il compte sur le sang froid de cette noble nation pour qu'elle ne se laisse pas aller à une émotion injustifiée et il compte sur le patriotisme de tous les ' Français. Il sait qu'il n'en est pas un " seul qui ne soit prêt à faire son devoir. A cette heure, il n'y a plus de partis. J," Il y a la France éternelle, la France pacifique et résolue. Il y a la Patrie du droit et de la justice tout entière unie . dans le calme, la vigilance et la dignité. n Le Ministere Français A en croire des bruits répand us depuis samedi soir déjà, le gouvernement français aurait subi de iiroi'ondes transformations, — MM. Clémenceau, Ribot, Delcassé.le général de Castelnau entrant dansle-ministère. Le ministre de France à Bruxelles ignore le premier mot de ce prétendu it changement. Ces nouvelles paraissent d'ailleurs tout à fait invraisemblables. Les opérations ! Les Allemands occupent Luxembourg Luxembourg, le 2. — Cette nuit est arrivé en gare de Luxembourg un train de soldats allemands. Us se sont emparés de la gare et des ponts qui commandent les lignes de Trêves et de Trois-Vierges, pour assurer le passage régulier des trains militaires allemands à travers le Grand-Duché. Ils se sont ensuite présentés à la caserne de Luxembourg. Le major commandant le détachement de volontaires luxembourgeois a parlementé avec eux et a protesté contre la violation de la neutralité. Les Allemands se sont retirés et leurs officiers se sont rendus^u palais du gouvernement. Ils ont fait appeler les fonctionnaires de la Cour, qui parlementent en ce moment avec eux. Les Allemands disent que les lignes de chemin de fer leur appartiennent et qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent ici. lis ne veulent pas se retirer. Voici, sur cette occupation, des détails de source privée : Les Allemands sont entrés dans le Grand-Duché de Luxembourg dans la nuit de samedi à dimanche et se sont emparés de l'Hôtel du Gouvernement. Toutes les communications téléphoniques ont été coupées. Cette occupation s'est faite sans aucune opposition militaire et le passage des troupes s'est opéré sans que le gouvernement luxembourgeois ait été informé.Aussitôt le train arrivé en gare, les officiers descendirent sur les quais et le personnel de la station fut mis aux or-dres de l'armée. Des ponts on avait aperçu les uniformes dans le convoi éclairé et le bruit s'en répandit partout causant une émotion indescriptible. Bientôt dans Hollerich où se trouve la gare au delà du pont fameux jeté sur le ravin qui entoura la ville des gens accoururent annonçant le débarquement des Allemands. Presqu'aussitôt, les soldats sortirent de la gare et se rangèrent sur la place et dans l'Avenue d'Hollerich. La population observait ces mouvements des fenêtres closes, il n'y eut aucun incident, aucun cri. Un détachement de soldats se rendit rapidement au pont, où des soldats furent disposés d'un côté, près des bâtiments de la Caisse d'épargne et de l'autre orès du Casino. De plus forts détachements allèrent occuper les autres ponts et, à ceux où passent les lignes du chemin de fer, des hommes descendirent dans le vallon pour garder les piles. Pendant ces opérations qui se firent rapidement, des officiers allemands se , rendirent à la caserne eu traversant la j ville. i La caserne est une grosse construction ■ - ancienne dominant le quartier du Grund. - Elle abrite les quelques hommes de l'ar- ■ mée Luxembourgeoise, candidats gen-3 d armes, candidats facteurs et douaniers. L'approche de ce bâtiment n'est nul* i lement défendue. Un factionnaire se tient seulement de garde sur une petite ) passerelle de bois reliant les étages su-i périeurs de la caserne à la rue. I Sur l'ordre d'un officier allemand, le ; factionnaire alla chercher le comman-i dant luxembourgeois. Celui-ci avait été averti par téléphone de l'entrée des Al-, lemands ; il protesta énergiquement' contre la violation delà neutralité ga-i rantie par le traité de Londres de 1867, s mais ne put qu'abandonner la ville à ia raison du plus fort. Les Allemands se rendirent ensuite au palais du gouvernement gardé par deux fonctionnaires. Ils y pénétrèrent et s'y installèrent. Pour le moment, cette occupation n'a i aucun prétexte diplomatique. Les Allemands occupent Luxembourg pour protéger les lignes de chemins de fer do , Trois-Vierges et de Trêves, et tout le ' nœud de bifurcations sur Nancy, Nain ur, Liège et Mayence ; ces lignes ap-> partiennent à l'Allemagne, i En occupant Luxembourg, les soldats du 8e corps d'armée prétendent vouloir, i garantir la ville contre les exactions des. populations cosmopolites venues des: communes industrielles et surtout des nombreux Italiens qui se livreraient à des actes de pillage. On est sans nouvelle de ce qutse" 'pvr" se à la Cour grand ducale. La, légation : française a confirmé à Londres, par télégramme, l'occupation de Luxembourg par les allemands du 8® corps. Le ministre français de Luxembourg est M.. Mollard, l'ancien chef du protocole; le vice-consul est M. le comte d'Annoville, qui fut vice-consul à Liège, où il compte: ■ beaucoup d'amis. Confirmation et explication allemandes; Berlin, 2. — Officiel. — Le Luxembourg, en vue de ia protection des chemins de fer allemands qui s'y trouveJI®| a été occupé par des détachements fl troupes du 8e corps. ■ Luxembourg, 2. — 3 h. 7 soir, -r (^Pl • légramme d'Etat). — Le ministre d'Etat du Grand Duché de Luxembourg, M. Eyschen, vient de recevoir par l'intermédiaire du ministre d'Allemagne à Luxembourg un télégramme du Chancelier de l'Empire allemand disant que les mesures militaires prises par les Allemands à Luxembourg ne constituent pas un acte d'hostilité contre le Grand-Duché, mais sont uniquement des mesures destinées à protéger l'exploitation des voies ferrées affermées à l'Empire allemand contre une attaque éventuelle des troupes françaises. Le Luxembourg sera complètement indemnisé pour les dommages éventuels qu'il pourrait subir. Signé : SCHAACK, conseiller du gouvernement. Les Allemands font sauter le tunnel de Trois-Vierges jLes Allemands ont fait sauter dimanche matin le tunnel de Trois Vierges (GrandDuohà de Luxembourg). Voici des détails sur les faits. Hier entre 11 h. 1/2 et minuit deux] officiers allemands, escortés de soldats,! o n t fai t i rru ption dans les bureaux du chêîv- ^ de station des Trois Vierges et sous la! menace de mort immédiate, ils le som-i niaient de leur rendre les clefs et d'isoler| téléphoniquement et téiégraphiquement. la gare. Le chef de station voulut s'y opposer mais, en présence des révolvers, il a cédé. Les officiers et les soldats se sont ensuite rendus sur la ligne entre Trois Vierges et Sterpenich et ont fait sauter le tunnel isolant ainsi la frontière belge de la frontière grand ducale. Après avoir fait sauter le tunnel ils sont retournés à la gare où ils ont reçu contre ordre de ce qu'ils venaient de faire. Ils ont ensuite remis les clefs au çhef de station et sont partis. Mais, pendant la nuit ils sont revenus et actuellement l'occupation de Trois Vierges, gare frontière grand-ducale, est un fait accompli.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du soir behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Verviers van 1904 tot 1952.

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