Le matin

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s.n. 1914, 09 Juni. Le matin. Geraadpleegd op 05 februari 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/pn8x922p6c/
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Mardi 9 »juja *914 j-1 '■■■ ::.:r---'— — ■ .^n1 T--.■ WiMJIV PAGE8 - CIWTQ Ç|jI!¥TIlf JEU g 1 '-"• ■'!" ' *-'. "-' W 2tmg Année N 160 RÉDACTION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AJVVÉîlPtS Téléphone Rédaction : 56l'y Abonaenaenîs : l Un an fr. 1SS.OO Anvers < Six mois «Q.tîO /Trois mois .... 3.SO ( Un an ÏS.OO Lsiémbur { Six mois (S.îîO /Trois mois .... ÎÎ.OO (n0CF.li : France, Angleterre, Allemagne et Union postale, par trimestre, fr. O.OO. — Hollande et Grand-Duché, par trimestre, fr. Tf .OO. L'abonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Administration : S ©1 C. de CAUWER, Directeur Annonces ; Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » 1 OO Réclames la ligne, > 1 .KO Faits divers corps id. ï 3.00 Chronique sportive id. > S OO Faits divers fin id > S.OO La Ville id. > S.OO Emissions Prix à convenir. Ixs annonces de la France, de l'Angleterre et de T Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez mm. j. lebkgue à o. .JOURNAL QUOTIDIEN Prêtre, députe, maire M. l'abbé Lemire rend aux Français ce précieux service de compléter leur représentation nationale. Il faut un ecclésiastique à la Chambre des députés de même qu'il faut un général à l'Académie. La soutane de l'élu d'Hazebrouck est aussi nécessaire dans l'hémicycle du Palais-Bourbon que les épaulettes du général Liautey sous la coupole du palais Mazarin. Elle n'y sem-He pas une excentricité comme la blouse symbolique du socialiste Thivrier ou le tri-cot professionnel de l'homme-canon; elle continue une tradition qui s'adapte à l'esprit nouveau. C'est toujours un prêtre qui pérore «t qui légifère mais il ne ressemble oi à Lamennais, ni à Dupanloup, ni à freppel, ni à d'Hulst. Il a cette originalité le ne point répugner aux innovations de la iémocratie. Au début on supposait M. Lemire indifférent à la forme du gouvernement parce que ion avènement à la vie publique coïncidait ivec l'encyclique De rerum novarum et sui-rait de près les premières indications du ardinal Lavigerie relativement aux disposions du pape Léon XIII. A son apparition Morale, en 1893, il se présentait comme n protestataire plus décoratif qu'agissant; le fut seulement à sa réélection qu'on le «connut pour un républicain déterminé doublé d'un réformateur compétent. Puisse Léon XIII admettait l'intervention de l'Etat dans la solution des problèmes so-ciaux, il appartenait au clergé de s'y asso-tier, Le programme de l'abbé s'élargit d'a-ford jusqu'au domaine de l'économie rurale. Par degrés il devait s'étendre au socialisme et là l'œuvre personnelle de M. Lemire est déjà considérable. Dès 1894 il demandait «que pour tout ou-frier le coin de terre et la maison qu'il aura sequis par son épargne soient insaisissables, exempts d'impôts et transmissibles sans frais ni partage forcé». Après quinze limées d'efforts il a fait accorder cette ikarte de la prévoyance et de l'économie aux ouvriers et aux petits paysans. En 1896 ;1 maLjte vote de la Iqî qui porte son nom il qui facilite le mariage des indigents. Plus lard il fait voter le secours dit «allocation p famille» pour les ouvriers, les employés, K petits fonctionnaires. Il a de plus pris tue part considérable à l'élaboration des lois instituant le crédit immobilier, les so-ilétés d'habitation à bon marché, le repos pdomadaire, les retraites ouvrières, la liberté des syndicats, la suppression du tra-jiil de nuit pour les enfants, l'assistance 'o vieillards et aux femmes en couches. Hors le parlement son activité se dépense Sœuvres utiles dont l'une devint prompte-pt eélèbre? celle des jardins ouvriers. Peu ft parlementaires auraient le droit d'invo-juer d'aussi méritoires états de service. Le député d'Hazebrouck est en guerre PB ses supérieurs ecclésiastiques depuis lu'en avril 1906 le Vatican a rendu un bref ©Misant aux prêtres français de poser lucune candidature politique sans la dou-| autorisation de l'évêque de leur diocèse s de l'évêque de leur circonscription électorale. Cette décision si formelle respectait m moins les situations acquises; elle ne 'appliquait ni à l'abbé Lemire ni à l'abbé jwraud, députés tous deux dès avant le W En cela elle répondait mal aux vues •flépiscopat français qui prétendait régen-F à son gré les libertés civiques du bas «gé. Aussi l'archevêque de Cambrai n'eut-'■ garde d'informer de cette double exception 'abbé Lemire qui l'aurait ignorée sans une Nmunicati'on officieuse du prélat Mon- : teùni, alors chargé d'affaires du Vatican ' Paris. Les adversaires de l'abbé insistèrent à pie et finirent par obtenir une deuxième Psion, rendue en mai 1913, qui, sans PPPorter spécialement les exceptions sti- ! Wes en 1906, soumettait pourtant, par Niukj générale, le représentant d'Haze-Nick à l'autorisation épiscopale. En mê-* 'e®ps que l'évêque publiait cette déci-P» il annonçait que toute autorisation Pcitée par l'abbé Lemire serait systéma-Wement repoussée. ./-a question de savoir si M. Lemire devait ''icliner ou s'il était en droit d'invoquer : îs exceptions de 1906 est essentiellement "domaine de la conscience. Au moins ;tD'-il rappeler que c'est une tradition j estante dans l'Eglise de ne jamîis sup-Ner les droits acquis, de sorte qu'une 1 nouvelle n'oblige qu'en tant qu'elle n'in-1 point un privilège antérieurement re-1 !®u. De plus, si Rome contraint M. Le-;"e à soumettre sa candidature à son elle ne permet pas à l'évêque de dé-;Jrer par avance qu'il refusera toute auto-Mon.r'ais c'est là un problème de discipline , «astique où l'opinion publique n'a que , r.e- C'est aux électeurs d'Hazebrouck à ■ oiSiri ieur député en dépit de Rome, de j mbrai et de Lille et ils n'ont pas faibli I confiance qu'ils conservent à leur ; h|7ataire depuis plus de vingt années. 1 b?iiLtrventi°n cléricale a pu le mettre en ottage une seule fois, en 1910, sans d'ail-1^rs empêcher son succès au second tour. . v°ici qui rentre au Palais-Bourbon avec ..Majorité renforcée de trois cents suf-Je$> tandis qu'un vote supplémentaire 0llvre la mairie du chef-lieu de son ar- i rondissement. Il y a quelques mois une manifestation spontanée de ses collègues l'élévait à la vice-présidence de la Cham bre. Les persécutions dont on l'accable oni eu ce résultat pour ainsi dire automatique d'augmenter son prestige et son autorité Le nouveau maire a pris immédiatement possession de ses fonctions municipales Pour la première fois depuis que le monde est monde, grâce à l'archevêque de Cam brai, des mariages purement civils vom être célébrés par un prêtre, et dans un< ville qui passe pour sérieusement attachée à ses croyances religieuses! La violente campagne menée contre M Lemire a porté ses fruits. Pour peu que ses supérieurs ecclésiastiques y persévèrent, i. deviendra ministre. Son nom n'était-il pas mentionné déjà l'autre semaine parmi ceuî des politiciens consultés par M. Viviani? On imagine volontiers l'élu d'Hazebrouck ministre du travail et de la prévoyance so- Camille Liaume Courrier cîes Pays-Bas (Correspondance particulière du Matin.) Les Hollandais en Albanie et en Arménie. — La lutte contre i'opium. — L'exposition du caoutchouc à Batavia. Amsterdam, 7 juin. Des journalistes hollandais viennent de par tir pour l'Albanie et nous renseigneront exactement sur la situation là-bas ainsi que sur la position qu'occupent les officiers néerlandais. Il était naturel que l'œuvre dii'ficultueuse; entreprise par les officiers néerlandais en Albanie, fût exposée à toutes les critiques et que les différents intéressés présenteraient les efforts de nos compatriotes sous un jour plus oi; moins partial. Leur tache d'ailleurs est lié rissée de difficultés de toutes sortes et la situation en Albanie n'est pas faite pour la leui faciliter. Bien au contraire. Sans ajouter trop de foi cependant aux nouvelles sensationnelles de la presse italienne, il est certain que l'idéa. d'un royaume d'Albanie pacifié ne sera pas atteint sans de nombreux avatars. Les Jeunes-Turcs semblent d'ailleurs j jouer actuellement un rôle qu'il sera bon de ne pas perdre de vue. Si, au point de vue politique, cette question de l'Albanie he peut que îïffGs passionner médiocrement, elle n'en présente pas moins pour nous un réel intérêt. Ce sont en effet nos compatriotes qui y ont-été chargés d'une mission d'extrême importance. Et c'est avec eux un peu du bon renom de la Hollande qui est en jeu. Aussi attendons-nous avec impatience les nouvelles des journalistes hollandais qui viennent de partir. * * * Notez d'ailleurs que l'expérience en cours en Albanie n'est pas de nature à nous décourager. Ainsi M. L. C. Westenenk, que le gouvernement turc vient de nommer au poste important d'inspecteur général de l'Arménie, est rentré de Constantinople où il a eu des conférences avec les autorités turques. M. Westenenk est fort satisfait de son voyage. Des pouvoirs très vastes lui ont été conférés. Ainsi notre compatriote a été chargé d'indiquer au gouvernement turc les personnes capables de remplir les postes de secrétaire, d'aide de camp, d'inspecteur des travaux publics, de l'agriculture et des mines. Les émoluments, qui n'ont pas encore- été définitivement arrêtés, seront très considérables. Il est probable que M. Westenenk désignera des compatriotes pour remplir ces différentes fonctions, si du moins ils possèdent des capacités suffisantes,ainsi qu'une connaissance parfaite de la langue française. * * * La troisième Conférence de l'Opium se réunira le 15 juin à La Haye, sur invitation de notre gouvernement, pour examiner et décider si la convention défendant de fumer l'opium entrera en vigueur quoique tous les Etats du monde n'y aient pas encore adhéré. La Belgique sera représentée à la conférence par M. le baron Alb. Fallon, ministre à La Haye. Le Chili, la Chine, la République Dominicaine, l'Equateur, l'Espagne, le Guatémala, Haïti, l'Italie, le Japon, le Luxembourg, le Monténégro,la Perse,le Salvador, le Siam, la Suisse, l'Uruguay y auront des délégués. La Bolivie, la Bulgarie, le Honduras et la Norwège n'en auront pas. D'autre part, l'Allemagne, les Etats-Unis, la République Argentine, le Brésil, la Colombie, Cuba, la ,'rance, la Grande-Bre-lagne, le Nicaragua, le Paraguay, le Pérou, le Portugal, la Roumanie, la Russie, la Suède et le Vénézuéla n'ont pas encore répondu à l'invitation des Pays-Bas. Le Costa-Rica, le Danemark et le Panama ont signifié à notre gouvernement qu'ils ne participeront pas à la Conférence. La représentation des Pays-Bas à la Conférence de l'Opium comprendra M. J. F. Cremer, ancien président de la Société de Commerce des Pays-Bas, membre de la Première Chambre des Etats-Généraux; M. C. Th. van Deven-ter, membre de la Deuxième Chambre; M. A. A. de .Tongh, ancien inspecteur général, chef du service de la Régie de l'Opium aux Indes Néerlandaises, bourgmestre de Hoorn. Et à propos de la lutte contre l'opium, on me remet la Sumatra Post qui publie un article concerrant les résultats de l'introduction de la régie de l'opium sur la côte ouest de Sumatra. On peut y lire: « Depuis que le système du fermage de l'opium a été remplacé par celui de la régie, nous a déclaré un fonctionnaire de ce service, et il y a de cela deux ans environ, nous avons pu constater un certain nombre de faits prouvant que dans cette région la consommation de l'opium diminue au lieu d'augmenter. » Cette diminution de l'usage de l'opium doit être attribuée principalement à la majoration du prix de cette drogue qui à partir du 1er juillet de l'année précédente fut augmentée de g florins par «thail», Une autre cause, c'est : que les Chinois eux-mêmes, du moins dans ; notre district, manifestent une tendance à vou-, loir entamer eux-mêmes une lutte contre l'abus de ce poison. Cet état d'esprit s'est traduit ré-' cemment par la fondation d'une société ayant 1 pour but la lutte contre l'usage de l'opium. Cette association a été créée grâce à l'initiative du Révérend Ward, pasteur de l'Eglise ! épiscopale méthodique, et compte parmi ses membres quelques Chinois influents. De tous côtés cette nouvelle association a été appuyée et en particulier par les autorités. » Et puisque nous sommes aux colonies, on publie des renseignements sur l'Exposition du ; ! caoutchouc qui aura lieu à Batavia en septembre et où l'Association des planteurs anversois i: sera représentée par M. Léon Osterrieth. Cette ' i exposition est d'autant plus intéressante qu'elle ' i coïncidera avec un congrès oti d'importantes questions seront discutées et où des conféren-: ces seront données par des savants faisant au-■ torité en la matière. Voici le programme du congrès : Lundi 7 septembre, conférence du prof. F. A F. C. Went, de l'Université d'Utrecht, sur la science et les cultures tropicales. Mardi 8 septembre, conférence du prof. Er-: win Baur, de l'Université de Berlin, sur les ' progrès des recherches sur les phénomènes de l'hérédité et leur signification pour les cultures tropicales et en particulier pour celle du caoutchouc. Les discussions suivantes auront lieu ensuite sur les questions indiquées ci-après : la sélection de l'hévéa (préavis du Dr P. J. S. Cramer, Buitenzorg). Les maladies et les fléaux s'attaquant à l'hévéa (préavis du Dr C. J. J. van Hall, Buitenzorg, A. A. L. Rutgers, i Buitenzorg, M. A. Sharples, Kuala Lumpur); l'intérêt de la ramification prématurée et les moyens) de la favoriser chez les jeunes plants d'hévéa (préavis du Dr J. W. Gallacher, Medan, Deli). Mercredi 9 septembre, conférence du Dr Schûffner, à Medan, Deli, sur les mesures d'hygiène à prendre dans les plantations. Discussions sur : les catchcrops et les cultures intermédiaires après préavis de : Dr Th.Wurth, Malang, Java; Dr C. J. J. van Hall, Buitenzorg, Java; R. W. Munro, Morit, Selangor; F. G. Spring, Kuala Lumpur; les pansements des plants et l'éclaircissement, avec préavis de M. 1 C M Hamaker, Kiara Pajoeng, Java, et the hon. E. B. Skinner, Kuala Lumpur; les entrais chimiques et la culture de l'hévéa, après préavis de MM. Dr A. J. Ultée, Djember Java; Callander; Kalthur, Ceylon; Barrowcliff, Kuala ' Lumpur. , . „ ! Jeudi 10 septembre, oomerence du prof. F. ! W. Hinrichsexi, de Berlin, sur le caoutcouc synthétique. Discussion sur les systèmes de récolte du caoutchouc, après préavis du Dr ' \ W. K. de Jong, Buitenzorg, Java, et 1-. <j. ! Spring, Kuala Lumpur; la préparation du | caoutchouc, après préavis de MM Dr A. J. Ultée, Djember, Java; B. J. Eaton, Kuala Lumpur; Stafford Whitly, Kajang, Sydney Morgan F. M. S. T-* . T3 T c A l'issue de ces discussions, le Di P. J. s>. Cramer, de Buitenzorg, parlera de la récolté du caoutchouc au Brésil. Vendredi 11 septembre. — Conférence de M. E. Helfferieh, de Batavia, sur le développement des plantations de caoutchouc Discussion sur la réduction du prix d'achat du caout-; chouc; comment atteindre ce résultat ? après avis préalable de MM. E. A O. Vervooren, 1 Bandoeng, Java et E. Macfayden. Demonstra-1 tion faite sur le terrain de l'exposition et relative aux méthodes scientifiques pour i exa-! men du caoutchouc, par MM. B. J. Eaton, - Kuala Lumpur, le prof. G. Van Iterson et J. G. Fol, de Delft, Hollande Samedi 12 septembre. — Conférences de M. Henry C. Pearson, de New-York, qui traitera de la question de savoir ce que les industriels exigent, du caoutchouc brut, et de M. J. G. l-oi, de Delft (Hollande) sur les résultats d'un exa-: men scientifique appliqué au jugement empi-ricrue porté sur le caoutchouc brut. Discussion sur les méthodes d'examen appli-auées au caoutchouc brut, après préavis de MM J G Fol, Delft, Hollande; B. J. Eaton, Kuala Lumpur, et le Dr W. R. Tromp de Haas, Buitenzorg, Java. Ajoutons que le Congrès sera ouvert par Son Exe le gouverneur général des Indes Néerlandaises qui a manifesté l'intention de recevoir , les congressistes en son palais de Weltevre- den- - ^ , - , Les langues du congres seront le néerlandais et l'anglais. Cependant, les membres du congrès pourront prendre part aux discussions chacun dans la langue de son pays, 1 leurs paroles étant immédiatement traduites en anglais si la nécessité s'en faisait sentir. Enfin, la commission du congrès a réussi à recueillir un certain nombre d'articles d'un intérêt capital émanant de savants les plus compétents et les a réunis en un recueil, qui sera' publié à l'occasion du congrès et qui donne un aperçu presque complet de la situation actuelle de la culture du caoutchouc. Cornelis LES FAITS OU JOUR fa L'INCIDENT DU «SUNSHINE» On avait annoncé que des armes et des munitions étaient expédiées de New-York aux «mstitutionnalistes par le vapeur Antilia, qui ! devait les débarquer à Tampico. Les fédéraux avaient annoncé l'intention de s'opposer par la force à ce débarquement qui constituait, selon eux, une infraction aux conditions de l'armistice, et le président ^luerta avait donné j ordre à deux canonnières fédérales de bloquer ! Tampico. Le gouvernement de Washington, ' de son côté, avait annoncé l'intention de main-1 tenir ouvert le port de Tampico, même par la force Et les intéressés se demandaient si ce conflit, encore éventuel, allait devenir actuel et se terminer de façon matérielle par des coups de .fanon. | En réalité, les ohoses n'ont pas pris tout a fait cette tournure, mais le conflit s'est ag> gravé. Comme il fallait s'y attendre, les armes et les munitions destinées aux constitutionna-litstes n'étaient point embarquées sur le navire désigné à cet effet, mais sur un autre, le Sunshine, qui, au lieu d'aller charger sa cargaison à New-York, est alli la prendre à Gal-veston, avec des papiers de bord à destination de La Havane, et s'est arrêté, en passant, à Tampico, où il a procédé au déchargement, sous l'œil vigilant et complaisant des officiers de marine américains, et pendant que les canonnières fédérales étaient encore en train de faire leurs préparatifs de départ à Puerto-Mexico.Naturellement, ce procédé a provoqué chez les f jdéraux une vive indignation, qui a trouvé de l'écho chez les médiateurs, et, suivant une nouvelle qui paraît être exacte, ces derniers ont protesté télégraphiquement auprès du président Wilson, qui était en voyage pour se rendre à Annapolis. D'autre part, la Gazette de Cologne reçoit de Washington la nouvelle que l'intervention des puissances sud-américaines peut être considérée comme ayant échoué. Elle ajoute que le gouvernement des Etats-Unis salue avec soulagement ce résultat qui lui permettra de négocier plus facilement en particulier avec le général Carranza. Fox. ' a» O mS»m La politique française LA COMBINAISON RIBOT PARIS, 8. — Interrogé au cours de la matinée, M. Ribot a déclaré qu'il était très satisfait de l'accueil qu'il avait reçu au cours de ses différentes visites. Il verra cet après-midi MM. Aristide Briand, Delcassé, Viviani, Jean Du-puy et Combes; il croit être en mesure de.faire connaître aujourd'hui même au président de la République la composition du cabinet. M. Ribot déclare qu'il a consulté M. Combes en qualité de président de la Gauche démocratique et non pour une offre de portefeuille. M. DELCASSE ET LA PRESSE RUSSE PETERSBOÛRG, 8. —■ Les journaux regrettent unanimement l'impossibilité pour M. Delcassé de former le cabinet. La Gazette de Sciint-Pétershourg dit que M. Delcassé, président du conseil, serait accueilli dans toute la Russie avec la joie la plus vive. Il se trouverait alors à la tête de la France deux hommes, sincères patriotes et vrais amis de la Russie. La situation en Orient L'INCIDENT ITALO-ALBANAIS DURAZZO, 8. — Le gouvernement albanais a adressé au ministre d'Italie une lettre officielle, dans laquelle il lui renouvelle les assurances déjà données par écrit, relativement à la satisfaction qu'il désire donner à l'Italie, à la suite de l'incident Muriccio; la lettre ajoute que lorsque la commission mixte qui examine les pièces saisies aura affirmé l'innocence du colonel Muriccio, le gouvernement albanais demandera au gouvernement hollandais le remplacement des auteurs, responsables de l'incident. LA SITUATION S'AMELIORERAIT EN ALBANIE VIENNE, 8. — La Correspondance Albanaise annonce que, selon une dépêche de Durazzo, de graves dissensions ont surgi au camp des insurgés et qu'une tendance à la soumission se manifeste parmi eux. La situation s'est améliorée. SUCCES DU GOUVERNEMENT A TIRANA DURAZZO, 8. — Un télégramme annonce que les troupes gouvernementales ont attaqué et battu complètement les insurgés près de Tirana.UN INGENIEUR BELGE PRISONNIER DE BANDITS TURCS CONSTANTINOPLE, 8. — La légation belge à Constantinople a reçu une lettre, mise à la poste de Smyrne, on ne sait par qui, émanant de l'ingénieur belge Lucien Tack, fait prisonnier par des bandits. L'ingénieur annonce dans cette lettre qu'il se porte bien. Les bandits ont fixé la rançon à 5,000 francs et attendront jusqu'au 11 juin. Dépêches diverses VENTE DES LETTRES D'UN CONFIDENT DE L'EMPEREUR FREDERIC III BERLIN, *7. — On va vendre prochainement aux enchères, à Leipzig, un lot de cinquante-neuf lettres inédites du romancier Gustave Freytag, qui fut, comme l'on sait, un des fami liers et confidents de l'empereur Frédéric III. Ces lettres furent écrites de 1864 à 1886, et adressées à M. Max Jordan, le futur directeur de la Galerie nationale de Berlin. Plusieurs d'entre elles sont particulièrement intéressantes: elles ont trait, en effet, aux événements de 1870. Dans l'une, datée du 22 mars 1867, Freytag écrit: « Bismarck veut une guerre avec la France avant que celle-ci n'ait terminé l'organisation de son armée. » Dans une autre, écrite le 11 juillet, après que la mobilisation allemande était terminée, on lit: « De Moltke est radieux: les Français, dit-il, sont très en retard dans-leur armement. » La guerre déclarée, Freytag accompagna le prince royal au quartier général. Le 13 août, il 'écrivait de Sarrebourg: « Notre espoir est immense. Nous avons 100,000 hompiçs de plus, que la France. Le , grand MuTf napoléonien touche à sa fin. » AU PALAIS DE BUCKINGHAM I LONDRES, 7. — Un ouvrier mécanicien a I été arrêté hier soir au Palais de Buckingham. I II avait escaladé un mur garni de pointes de j fer et avait pénétré dans les sous-sols du palais où se trouvent les chambres des domestiques. Un page, entendant du bruit, a donné l'alarme et a fait arrêter l'ouvrier. AU MAROC PARIS, 7. — Le Petit Journal reproduit une dépêche de Rabat disant qu'un détachement d'une cinquantaine d'hommes travaillant entre Tedders et Ouïmes aurait été attaqué par les Zaians. 5 Français auraient été tués et 9 blessés. SLiSfc, Ville Nouveaux abonnés Les personnes qui prendront un abonnement au MATIN pour 1914 recevront le journal GRATUITEMENT, à partir du jour de leur inscription, jusqu'au 30 juin nelus. Les abonnements pour l'intérieur du pays et l'étranger se prennent dans les bureaux de poste ou aux facteurs. Les personnes habitant hors d'Anvers en nous adressant directement leur demande s'exposent à des retards. vvw Kermesse Kermesse, petite kermesse, oui. très petite...Les employés de l'administration communale en ont profité pour se payer un jour de congé, et beaucoup d'employés d'administrations privées ont suivi cet exemple. Ils sont allés faire un tour de foire, manger des gaufres, des frites, des beignets, en famille. Cependant les patrons des guinguettes de la campagne qui avaient fait des provisions et qui s'étaient assurés le concours de nombreux «extras» en vue des jours de fête, se désespèrent en regardant l'eau ruisseler sur les tables et les chaises rangées sous les tonnelles. Pas un couple d'amoureux qui ose s'égarer par les sentiers détrempés et les routes boueuses. Les terrasses des cafés, en ville, ne sont guère plus achalandées. Les consommateurs se réfugient à l'intérieur, avec l'air ahuri de gens désorbités, renonçant à comprendre le phénomène qui transpose mars en juin en dépit du calendrier et de toutes les opinions reçues. Cependant, dehors passe un groupe de fillettes qui chantent le refrain du jour: En een duit, en een duit Voor Mieke heuren snuit... Que leur importe, à ces gosses, le trouble dej,s saisons et le froid qu'il fait? C'est en eux-mêmes qu'ils portent le beau temps. Heureux âge. Saint Médard Selon l'usage antique et solennel, il faut, à la Saint-Médard, rappeler ou évoquer les dictons qui attribuent à l'humeur que ce bienheureux manifeste, le jour de sa fête, ! une influence prépondérante sur les cèles-| tes intempéries. Nous n'avons point failU à ce devoir, et, après la copieuse averse qui dégringola hier des hauteurs sur la «rampante humanité», nous revenons à ce sujet favori des bonnes gens, des «vieux majors» et de tous ceux, en somme, qui s'essayent à ce sport ingrat consistant en des «prédictions atmosphériques». «S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard.» L'a-t-on dit et répété, ce vieux dicton? Et lui a-t-on assez opposé le vieux dicton flamand — dont les vieilles gens affirment l'exactitude — qui dit: Sinte-Medard Zes weken voor Of zes weken naar. A la Saint-Médard, il pleut six semaines avant ou six semaines après... Maintenant, est-ce «pendant» six semaines?En ce cas, ce serait six semaines «avant» qu'il pleut, puisque les six semaines qui ont précédé la date fatidique ont été copieusement arrosées. Reste à savoir si, après avoir eu les six semaines «avant», nous n'aurons pas également six semaines «après». Ce qui, sous notre doux climat et notre ciel généreux... en eau, n'aurait rien de si étonnant... wv> La poste dominicale «Depuis plusieurs mois, nous écrit un négociant de la ville, l'administration des postes avait réduit lès distributions du dimanche à la sortie de 9 heures, par laquelle ; étaient remis les courriers anglais et français. Or, voici que depuis avant-hier la seule i distribution dominicale a été avancée à ! 7 heures, et, par ce fait, les courriers susdits n'étant par arrivés, ne sont distribués que le lundi matin. » Pour ne citer que mon cas, en l'occurrence ce retard me causera un préjudice considérable, puisque, au lieu de pouvoir faire ma correspondance habituelle le dimanche, il me faudra dorénavant user de la voie télégraphique le lundi. Je pense que boa nombre d'Anversois se trouveront dans le même cas. Pourquoi donc n'a-t-on pas laissé subsister la distribution de 9 heures? Elle jne pouvait causer aux postiers un grand

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Dit item is een uitgave in de reeks Le matin behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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