Le mouvement géographique: journal populaire des sciences géographiques

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s.n. 1914, 10 Mei. Le mouvement géographique: journal populaire des sciences géographiques. Geraadpleegd op 15 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/pr7mp4x39t/
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10 MAI 1914. TRENTE-ET-UNIEME ANNÉE. — N" 19. LE MOUVEMENT GÉOGRAPHIQUE ABONNEMENTS Belgique .... 12 francs par an. Union postale . . 15 — — On s'abonne au siège du journal et dans tous les bureaux de poste. JOURNAL PARAISSANT TOUS LES DIMANCHES PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE A.-J. WAUTERS, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE DU CONGO POUR LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE. BUREAUX ADMINISTRATION ET REDACTION 13, rue Bréderode, à Bruxelles. Adresse télégraphique : « Congo •. Téléphone n° 564. SOM.UAIKE : Les codes et lois du Congo belge. — Le Congo au XVIe siècle. — Le déluge d'après Eduard Suess. — Les vœux de la Chambre de commerce de Kinshasa. — Nouvelles et informations. — Congo portugais. Les codes et lois du Congo belge. M. 0. Louwers, avocat à la Cour d'appel et secrétaire du Conseil colonial, publie une nouvelle édition de ses codes (1). On peut, sans aucune exagération, assurer qu'elle était attendue avec impatience. Notre colonie a le privilège déposséder une législation extrêmement touffue et dont les frondaisons enchevêtrées évoquent la description que nous laissa Stanley de la forêt tropicale. Elle détient le record de la réglementation. Le magistrat, le fonctionnaire, le commerçant n'y peuvent faire un pas sans se livrer à de longues recherches juridiques et administratives et sans courir le risque de méconnaître ou violer quelque disposition légale. Ajoutez-y que cette armée de décrets, ordonnances, arrêtés, etc., est loin d'être pacifique. Elle est hérissée de menaçantes baïonnettes, savoir une nuée de dispositions pénales qui, appliquées rigoureusement, feraient bientôt du Congo belge l'enfer de la répression ou le paradis des gendarmes. Un honnête homme n'y pourrait vivre six mois sans se voir infliger une douzaine de condamnations variées, amendes, servitude pénale, confiscation spéciale, emprisonnement subsidiaire, etc. Les gouverneurs généraux et les magistrats eux-mêmes n'y échapperaient pas et on affirme que, parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui• transgressèrent quelque règlement, dont ils ne soupçonnaient d'ailleurs pas l'existence. On conçoit le désarroi des colons, qui, presque toujours, s'arrêtent sur le rivage de cet océan législatif et demeurent atterrés devant ses marées sans cesse grandissantes. Il faut, actuellement, pour s'y aventurer, quarante-huit kilogrammes de recueils officiels ou administratifs (non compris la reliure). Ajoutez-y que tous ces textes secomplèlent, se modifient, s'abrogent les uns les autres ou contiennent des références de l'un à l'autre, en manière telle que des spécialistes sagaces et persévérants réussissent seuls à s'y reconnaître, au prix d'intrépides investigations et de longues veilles. M. 0. Louwers, en codifiant cette législation, avec l'intelligence, le soin et la méthode scientifiques qui caractérisent ses précédents ouvrages, a donc rendu un véritable service à tous les coloniaux désireux de découvrir les lois congolaises, qu'ils sont censés connaître et tenus d'observer. Ses codes et les commentaires qui les accompagnent aideront plus d'un de nos modernes Thésée à sortir du labyrinthe. N'ayant pu supprimer la cause du mal, il a tout au moins entendu en diminuer l'étendue. (1) O. Louwers, Codes et lois du Congo belge, un vol. in-8° de 1,600 pages. Prix, 20 fr., Bruxelles, soc. an. M. Weissenbruch, imprimeur du Roi, éditeur, 49, rue du Poinçon. C'est ce qu'il observe justement dans une lettre qu'il nous adresse, en nous envoyant un exemplaire de son œuvre : La législation actuelle de la colonie s'aligne en colonnes serrées, le long de 1,600 pages de petit texte. Voilà ce que décèle brutalement mon travail, rien que par son aspect extérieur. Mais à côté de ce que l'on voit, il y a ce que l'on ne voit pas et c'est la quantité de documents qu'il a fallu éliminer pour donner à celte codification son caractère d'actualité. J'en ai compté par centaines, qui encombrent les publications officielles et embarrassent nos coloniaux. Pour préciser la situation, j'ajoute que mes codes, quoique sortis de presse depuis deux semaines, ne sont déjà plus à jour. Soixante-neuf documents nouveaux, dont l'un compte 149 articles, devraient déjà y être intercalés. Vingt-sept, parmi ceux que je reproduis, ne sont plus exacts, parce que l'on vient de les reviser ou de les abroger, pour les remplacer par d'autres. Demain ces chiffres seront doublés, et avant que l'année soit écoulée, l'édifice si péniblement édifié sera complètement bouleversé. Je ne parle ici que de l'œuvre que j'appellerai législative. Dans le domaine des circulaires, — et beaucoup sont aussi impératives et réglementaires que les textes législatifs eux-mêmes, — c'est le même enchevêtrement et la même abondance ! On ne peut le nier, c'est un mal. Cette surabondance de textes nous fait perdre de vue les vrais caractères de la colonisation. Celle-ci n'a pas pour but d'élever des monuments — combien fragiles — de législation. Son objet est de créer des oeuvres durables, de transformer un monde, de le hausser sur l'échelle des réalités sociales. Or, ce travail ne peut se faire à coups de textes s'empilant les uns sur les autres, dans l'amoncellement des pages des publications officielles, qu'on finit d'ailleurs par ne plus consulter et derrière lesquelles la paresse de certains a vite fait de trouver un abri. Evidemment, il faut une certaine réglementation ; il est des matières qui doivent être traitées par les législateurs. Mais il faut choisir des formules souples, simples, s'adaptant d'avance à des transformations qui, dans les colonies, sont inévitables et incessantes; il faut donner aux coloniaux non pas des carcans, mais des vêtements qui laissent les mouvements libres ; il faut réfléchir aux formules, il faut les mûrir, afin de ne pas devoir les modifier aussitôt qu'elles ont été mises à jour. Que l'on n'accuse pas encore la charte coloniale et les bureaux de Bruxelles d'être les seuls auteurs du mal que je signale. La charte n'a rien à voir dans cette affaire. Quant aux bureaux de Bruxelles, ils ne sont qu'en partie responsables; j'y connais même plusieurs fonctionnaires qui réagissent de toute la puissance de leur intelligence. Mais l'Afrique, les bureaux de Borna et d'Élisabethville, ont, eux aussi, une grande part de responsabilité. On y rencontre un trop grand nombre de fonctionnaires dont l'activité s'épuise inutilement sur l'élaboration de textes. Si j'en avais le droit, à tous nos agents coloniaux, dont, d'ailleurs, je .ne méconnais pas les excellentes intentions, j'adresserais avec instance une demande : qu'ils déposent parfois la plume et se préoccupent un peu moins de réglementation. Qu'ils aillent sur les chantiers mêmes. Ils y trouveront mille travaux sollicitant leur ardeur : .œuvres d'assis tance sociale, œuvres d'éducation, œuvres économiques de tous genres. Cette utilisation de leur activité et de leur intelligence serait, ils peuvent en être certains, autrement féconde et efficace. 0. Louwers. LE CONGO AU XVIE SIÈCLE 252est en 1485 que les premières caravelles portugaises poussèrent jusqu'à l'embouchure du Congo. L'expédition était commandée par Diego Cam et le cosmographe allemand, Martin Behaim, était à bord. Les découvreurs plantèrent un « padron » (1) à la rive méridionale de la bouche du fleuve qui fut appelé, à cause de cette circonstance : « Rio de Padron » et dont Behaim indiqua l'emplacement sur le globe qu'il exécuta et que conserve le musée germanique de Nuremberg. La première observation scientifique qui fut faite et actée par les navigateurs, concerne l'énorme volume d'eau que la rivière déverse dans l'Atlantique et dont la douceur se constate encore à cinq lieues en mer, dit le portulan de Seligo (2). Les navigateurs envoyèrent une ambassade au chef indigène du district, dont la résidence était dans l'intérieur des terres au village d'Ambasa. Dans les premières relations portugaises qui relatent ces faits, Ambasa est devenu, sous le nom de San Salvador, la capitale du royaume du Congo à la résidence de son Roi. Les ouvrages des historiens et missionnaires du temps, font de ce chef nègre un des potentats des plus fameux, bien autrement puissant que le roi de Portugal lui-même, puisqu'au dire du B. P. Labat, les indigènes de la région s'étant révoltés contre la domination portugaise, le magnifique et fidèle souverain appela sous les armes pour la défendre, une armée de 900,000 hommes [sic). C'est un des successeurs de ce puissant chef qui aurait provoqué, paraît-il, la révolte dont les rives du bas Congo sont actuellement le théâtre. [Voir, pour les détails, notre rubrique: Congo portugais (c. 258).] Deux études récentes viennent de ramener l'attention sur cette époque lointaine et légendaire de l'histoire du Congo : la première est la notice de M. Avelot sur le voyage d'un hollandais nommé Jan de Herder qui, versl642, pénétra dans l'intérieur du pays jusqu'au Kwango, notice dont nous avons dit l'intérêt dans notre dernier numéro (col. 237); la seconde, est un article de M. Th. Simar, dans le dernier fasicule de la Revue congolaise (3). Nous avons déjà eu l'occasion de signaler les savants et consciencieux travaux de M. Th. Simar, fonctionnaire du ministère des colonies, publiés dans ce périodique publié sous la direction de MM. Aug. De Clercq, Ed. de Jonghe, V. Denyn et A. Vermeersch. M. Simar n'a pas peur de s'attaquer aux rudes besognes et aux questions qui ne se traitent pas au pied levé, qui réclament de longues recherches, d'arides lectures et de laborieuses préparations. (1) Colonnes commémoratives aux armes du Portugal. Elles étaient dédiées à saint Georges. (2) Il est daté de 1189 et mentionne cette particularité dans une note : Aqua dolze Cingues lige à la mar. (3) Le Congo au XVII' siècle d'après les relations (le Lopez-Piga-felta. Fascicule de mars 1914, p. 288. 247 248 - 249 -

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Dit item is een uitgave in de reeks Le mouvement géographique: journal populaire des sciences géographiques behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Bruxelles van 1884 tot 1922.

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