Le national bruxellois

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s.n. 1914, 30 Juni. Le national bruxellois. Geraadpleegd op 19 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2b8v980m5r/
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44m« année. — N° 181. Mardi 30 juin 1914. Là publicité de nos offres et demandes d'emploi et de sujets est la plus considérable en Belgique. BÉ \ f\UE füQNKNE-AüX-toES-foTAeÈ^5 [% ANNONCES! Sujets demandant place .1 è 4 lignm. . . Demendes et offres d'emploi•» / 4* po#e de 1 à S lianes,»• (Chaque ligne supplementairs : 4rO cmUmesJ TLe NÂÎIOhAL est distribué au rez-de-ebauf see de toutes les maisons situées à t'intérieul des boulevards circulaires moyennant remboursèment du prix du port, soit 30 centimes pat mois. A l'étage ou au delà des boulevards, il est* perçu tO centimes par semaine, ou 50 cen*\ limes par mois, contre ticket-quittance. ô.rs l.OO *.oo . pp'lèmentaii* : -40 ctntimesJ Réclames $• page /avant Boursa/, la ligne . . fr.1.35 V»'«e et {au6ourjs J" ou f pe$e. . . • . O et4.00 /Vute Divers»..•»..3.00 Nécrologies la ligne«"....S.OO Les annonces sool exclusivement reçues VU Frô. Uccle. exposition de peinture et de sculpture organisée par ■ L Exil .. cercle d'art. (Jusqu au 30 Juin.) CONCERTS. — A 3 h., a Parc. l'Harmonie commasale. SPORTS. — A 3 h., courses à Zellick. CONSEILS COMMUNAUX. — A 7 h. 1/2, séance à Molenbeek. L'annexion fle Hloientt à Bruxelles. CE QU'EN PENSE M. HANSSENS, BOURGMESTRE DE MOLENBEEK A plusieurs reprises déjà, M. Hanssens, bourgmestre de Molenbeek a exprimé ses idées « antiannexionnistes ». Il a donné les raisons de son attitude à un do nos collaborateurs qui l'interrogeait, lundi : On nous reproche, dit-il, de n'avoir pas * fait du luxe » dans notre commune. C'est exact. Nous nous en trouvons bien ; on oublie trop que Molenbeek est dans une situation spéciale qui, précisément, nous interdisait tout luxe. Notre commune est industrielle avant tout; or, l'industrie si elle comporte de grands avantages, entraîne aussi de graves inconvénients. Les chefs d'industrie apportent aux communes où sont situés leurs établissements, leurs fumées, leurs charbons, leurs bâ timen te qui n ont rien de luxueux; ils apportent également une population ouvrière pour qui le luxe n'est pas nécessaire. Quant aux industriels qui seuls, pourraient amener ce luxe, ils habitent d'ordinaire dans d'autre* communes : à Bruxelles, dans ie c haut de la ville > notamment. Si nous n'avons pas « fait du luxe >, nous avons conscience d'avoir administré de façon à contenter la grosse majorité des Moîenbeekois. Ou dit qu'après l'annexion, Bruxelles exécutera de grands travaux. Tout cela fait bien dans des disoours, mais qu'adviendra-t-il de tant de beaux projets 1 Pourquoi Bruxelles aurait-il de si tendres attentions pour Molenbeek, alors qu'il laisse dans l'état qu'on connaît des quartiers tout proches de notre commune et situes sur son territoire : voyez la rue de Flandre et les environs ; voyez encore les rues avoi8inant le Palais de Justice, etc., etc. Bruxelles n'a jamais montré tant d'intérêt pour Molenbeek. Chaque fois qu'il a pu mettre, comme on dit, des bâtons dans nos roues, il l'a fait. N'a-t-on pas installé, chez nous, un énorme bâtiment où Bruxelles vient remiser les « vieilleries » de tous ses services? Ainsi, on a non seulement déprécié considérablement une rue, mais compromis tout un quartier! Au surplus, de deux choses l'une : ou bien on ne fera pas les grands travaux annoncés et alors l'annexion ne se justifie pas; ou bien on les exécutera. Dans ce cas, tout céda va coûter des sommes folles ; où irat-on chercher l'argent? Inévitablement, les Molonbeekois verront augmenter le montant de leurs contributions. Si on accepte de payer des taxes supplémentaires pour les travaux annoncés et les Améliorations promises, pas n'est besoin de £'adresser à Bruxelles; nous sommes capables de réaliser nous-mêmes tous les beaux projets qu'on fait miroiter! Tl n'y a donc aucun avantage à annexerMçJenbeek à Bruxelles. Par contre, qued'inconvénients l1 Notre administration connaît les besoins des habitante de la commune; elle est sur place; elle s'attache à aplanir les différends qui surgissent; eue administre, un mot, paternellement. Bourgmestre échevins reçoivent, avec la plus grande facilité, ceux qui ont à leur demander quelque renseignement. Evidemment, il n'en pourrait être de même avec un organisme aussi compliqué que serait celui du c Grand Bruxelles » Aurat-on accès aussi aisément auprès de M. Max? Devra-t-on entreprendre tout un long voyage, jusque dans le « haut de la ville » pour exposer ses desiderata à M. Lemon.nier, à M. Hallet, etc? Sans cloute, certain's commerçants molenbeekois sont hypnotisés par les grands magasins du centre, avec leur bel éclairage, le mouvement intense ! S-'imaginent-ils que, par le fait de l'annexion, la Chaussée de Garud va devenir semblable à la rue Neuve î^ S'imagine-t-on que, par le fait de Pannexion, les immeubles vont subitement augmenter de valeur? Le conseil communal de Molenbeek vaêtre saisi de la question. Ou'arrivera-t-il? Le vœu en faveur de l'annexion serasans doute voté ; c'est la conséquence del'attitude prise par la Ligue socialiste. Sicelleci ne s'était pas prononcée catégoriquement, liant ainsi ses mandataires, jesuis persuadé que l'annexion eût été repoussée. Des conseillers communaux socialistes m'ont dit qu'ils en étaient adversaires et M. Péchevin Baeck, lui-même, qui, un des premiers, se déclara favorable à l'annexion, est actuellement bien refroidi, (sic) C'est compréhensible! Depuis plusieurs années, M. Baeck s'occupe de la chose publique; il a fait de ses fonctions d'échevm, en quelque sorte une profession et voua qu'il risque d'être dépossédé de son échcvinat, du jour au lendemain ! 11 en va de même pour nombre de conseillers communaux. Mais la discipline du .parti a ses exigences et les conseiller! socialistes voteront en faveur de l'annexion, ce n'est pas douteux. Pourquoi les socialistes se sont-us prononcés pour l'annexion ? On a mis en avant le < bien de Pouvrier » ; on a dit que les pauvres de Molenbeek auraient leur part des avantages dobureau de bienfaisance de Bruxelles; on OJ- y a es - •• vrières, etc. Au fond, à mon avis, n autre chose. Pourquoi la Ville de Bruxelles insisteraitelle pour faire, presque de force, des cadeaux aux communes de l'agglomération? lant de désintéressement serait bien peu conforme à la nature humaine! Les Bruxellois parlent toujours de c grande capitale », de « grand Bruxelles »; ce n est un mystère pour personne qu'ils < louchent > tout particulièrement vers StJosse-ten-Noode; or, c'est à la gare du Nord que débarquent d'ordinaire les Souverains étrangers, arrivant à Bruxelles; recevoir ces hôtes de marque ne manque pas d'un certain charme... En ce qui concerne plus particulièrement les socialistes, s'ils sont tellement partisans de l'annexion c'est qu'ils espèrent devenir les maître* incontestés de la capitale ; il n'est pas douteux, si leur projet aboutit, qu'ils mettront tout en œuvre pour asseoir solidement leur domination, A cet égard, les puissantes régies seront, pour eux, un instrument merveilleux. Pour me résumer, je suis adversaire convaincu de l'annexion. Je m'occupe des intérêts de la commune de Molenbeek, depuis 39 ans. Je suis arrivé à un âge où on ne peut m'accuser de nourrir beaucoup d'ambitions personnelles pour l'avenir; mon opposition ne peut donc avoir pour cause connais et je défend les vrais intérêts de ma le désir de conserver le panache! Mais je commune et j"ai conscience de faire ainsi tout mon devoir. Le grand financier, fameux par l'histoire du Palais de l'Expansion, qui a profité à une société particulière et coûta un petit million aux contribuables de Bruxelles, Crésus Grimard, ex« citoyen >, a été appelé, par l'amitié du ministre des Colonies, à figurer dans la( « commission des réformes financières » au ! Congo. Il paraît qu'il s'y est distingué par son énergie à conspuer ceux qui « liardent» à propos de dépenses. La Belgique est riche; le but est grand : taillons au vif dans la bourse et le cuir des contribuables, blancs et noirs I Il va de soi que les représentants de tous les groupes financiers au profit desquels il faut tailler au vif dans la bourse et le cuir des contribuables blancs et noirs ont trouvé de leur goût les appels du citoyen Crésus, qui jusqu'ici avait laissé ignorer ses talents financiers. En conséquence, ils l'ont créé « rapporteur ». C'est bien sans doute pour cola que Crésus Grimard avait été nommé membre de la Commission. Le ministre avait son idée ! Une bonne blague : c le rapport auquel vient de s'atteler M. Grimard, dit le « Bien Public », pourra être soumis au ministre avant la fin du mois de juillet ». Que le rapporteur soit approuvé ou modifié, l'accord sera parfait, on peut en être sûr. Il ne reste plus qu'à obtenir l'approbation des Chambres. Peut-on compter qu'à cette occasion Crésus Grimard rentrera au Parlement, temporairement.a titre de commissaire général du département des Colonies? Ces jours derniers, un papier dévoué au ministre des Colonies couvrait le « Patriote » d'injures, lui imputant à crime de considérer dans le déficit congolais et les énormes dépenses projetées « le tort que tout cela pourra causer au parti catholique aux élections de 1916 » :Quelle « mesquinerie ! » vociférait ce papier. On peut être sûr que le conseil de M. Marquet, î'ex-sénateur socialiste, devenu te Mentor financier du ministre des colonies est incapable de pareille « mesquinerie >A {Patriote.) L'ATTENTAT DÉTAILS SUR L'ATTENTAT, — LES BLESSÉS. On donne de source autorisée les renseignements suivants: D'abord, sur le cuai de la gare on avat lancé du trottoir de droite contre Pautmobile de l'archiduo un petit projectile 3 ui avait détonné faiblement et qui pa: a errière le dos de la duchesse. Aussit.t après, tomba une bombe qui explosa au moment où l'automobile suivante passait. Dans la voiture de l'archiduc, on ne sav*'4: nullement ce qui était arrivé lorsque 1'a.i tomobile suivante s'arrêta. Ceux qui trouvaient dans la voiture descendirent ?t l'automobile de l'archiduc s'arrêta aussi. On rendit compte de l'incident à l'archiduc. Arrivé à l'hôtel de ville, Parchiduc exp ima son indignation au sujet de l'attenta*. La réception fut très brillante. Entretenir la nouvelle de l'attentat s'était répandue dans le public. Quand Parchiduc apparut avec sa femme au portail de l'hôtel de viiie N il fut salué par des hourrahs frénétiques. Malgré le préfet qui l'en dissuadait, Parchi duc voulut absolument continuer sa promonade pour aller tout d'abord rendre visite à l'hôpital militaire au lieutenant colonel Morezzi, qui avait été blessé. â>u Dans P automobile, était également as^s le préfet, M. Petiorek qui avait la figuie tournée vers l'archiduc et sa femme. Le comte Harrach s'était placé sur le marchepied de l'automobile pour protéger de a personne l'archiduc contre de nouvelles at taques éventuelles. Celui-ci fit au comte une remarque en plaisantant. A l'angle de la rue Francois-Joseph, où l'automobile fut obligé de ralentir un peu son allure, partirent alors deux coups de feu mortels, be préfet eut au premier moment l'imprc u'heurensement personne n'avait été toLé parce que Parchiduc ainsi que la duchesse étaient restés assis droits et calzr es dans l'automobile. ••• * Le meun>rit?i a tiré ue- rout près ce qu plique que les deux coups de feu aient ainsi porté. Bien que le gouverneur de BosnieHerzégovine eut la conviction qu'il n'arriverait plus rien il ne voulut à aucun prix continuer la promenade dans la ville en automobible et il venait d'ordonner au chauffeur de se diriger vers le konak. La duchesse s'était affaissée contre le bras droit de son époux. Le gouverneur crut qu'elle s'était évanouie à la suite de la commotion nerveuse. Le fait que Parchiduc et la duchesse échangèrent quelques paroles à voix basse le confirma dans cette opinion. C'est seulement lorsqu'il se retourna de nouveau vers eux — car il lui fallait donner des indications ^ au chauffeur qui ne connaissait pas la ville — qu'il remarqua du sans: dans la bouche ouverte de Parchiduc, resté assis. Lorsque l'auto s'arrêta devant le konak, la duchesse était tout à fait sans connaissance. Au moment où on la retira de la voiture le corps de Parchiduc s'affaissa complètement. Les médecins arrivèrent immédiatement maig tout était inutile. L'archiduc^ succomba au bout d'un quart d'heure environ et la duchesse mourut quelques minutes après, sans avoir repris connaissance. A Le lieutenant colonel Morezzi, qui avait été blessé à la nuque, est hors de danger. Le comte BoosWaideck n'a que des bles sures insignifiantes, mais son automobile a été fortement endommagée ainsi que celle du comte Harrach dans laquelle se trouvaient Parchiduc et sa femme. Les personnes qui ont été blessées" dans le public ne sont pas en danger de mort. Toutefois, la femme d'un conseiller au département des forêts et un prieur ont été gravement atteints. LES MESURES D'ORDRE. Aussitôt auprès le premier attentat, les mesures militaires extraordinaires qui avaient été prises furent supprimées sur les ordres de Parchiduc, télégraphie l'agence Havas. tD'après une dépêche de Vienne, M. Potiorek. préfet de la province, aurait pris des mesures d'ordre insu f lisantes. Après le premier — N'ayez plus aucune crainte. Tout danger est maintenant écarté. Nous n'avons pas un second meurtrier à Serajevo' Vous ne serez pins l'objet que de manifestations enthousiastes de sympathie I UN TÊBÏOIN OCULAIRE RACONTE LA SCENE TRAGIQUE. Vienne, 28. — Le coiffeur Marossi, témoin du drame, a été un des premiers à s'emparer du meurtrier de Parchiduc François-Ferdinand; il a fait le récit suivant: Je me trouvais posté sur le trottoir longeant l'ancienne succursale de la Banque de l'Union, attendant le passage du cortège officiel. Tout d'abord, je vis défiler l'automobile dans laquelle avait pris place le préfet de police, puis celle amenant le maire. A quelques minutes d'intervalle, suivait la voiture automobile dans laquelle avaient pris place Parchiduc et sa femme, ainsi que le préfet de la province, M. Potiorek. Tout à coup, j'aperçus un homme, jeune encore, qui se trouvait près du pont, déposer un objet sur le mur, *--uis s élancer dans la direction de l'automobile impériale. En même temps, il jetait violemment un objet que je ne distinguai pas au premier abord. Je remarquai cependant que l'objet en question laissait derrière lui une traînée de fumée. Le projectile tomba sur la première automobile, puis, rebondissant, vint s'écra ser sur le soi. Une formidable explosion retentit. Je me précipitai vers l'homme qui avait lancé l'objet, mais il s'enfuit, enjamba le mur du quai de la Militza et se précipita à Peau. Un agent de police, revolve au poing, s'était précipité eu même tenvs que moi à la poursuite de l'anarchiste.Nous craignions tous deux que, étant armé, il ne tirât sur nous. Finalement, l'individu fut arrêté. COURTE AGONIE. Serajevo, 29. — Après l'attentat Pautomo bile de l'archiduc se -endit aussitôt au kp nak où deux médecins prodiguèrent des soins aux blessés, mais tous les secours furent inutiles. L'archiduc François-Ferdinand a succom bé presque aussitôt après avoir été blessé. L'attentat a été commis avec une rapidité inouïe. Beaucoup de gens qui se trouvaient à proximité n'ont pas entendu les détonations. La rue est assez étroite à cet endroit et l'assassin a pu tirer de très près. Quel ques personnes avaient remarqué que Prin zip stationnait depuis an moment à l'en droit d'où il devait tirer et gardait la main dans sa poche. LES DERNIERS MOTS DE L'ARCHIDUC FRANÇOIS-FERDINAND. Vienne, 29. — Quand il se sentit mortellement atteint l'archiduo François-Ferdinand adressa à sa femme ces mots qui furent les derniers : Sophie tu dois vivre pour les enfants. LES DEUX DÉPOUILLES MORTELLES AU PALAIS DE SERAJEVO. Serajevo, 29. — Les deux corps restent provisoirement au konak et ont été placés sur un lit de parade LES CORPS EMBAUMÉS. Serajevo. 29. — Le corps de Parchiduc et de la duchesse ont été embaumés dans la nuit et leur visage a été moudé. On n'a pas encore fixé le moment où ils seront transoortés à Vienne. D'innombrables couronnes ont été déposées sur les cercueils Les corp3 de Parchiduc et de la duchesse s midi la bén>6àiciû.oa. Ils ont été transportés ensuite à la gare pour être ramenés à Vienne. L'INSTRUCTION LE SIEGE DU COMPLOT ÉTAIT A BELGRADE. Serajevo, 2z. —- La police est convaincue que l'attentat était préparé de longue main. ÊP i croit savoir que Belgrade était le sie ge du complot. Cabrinovitch, qui est fils d'un hôtelier serbe de Serajevo déclare que la bombe lui a été remise par un anarchiste de Belgrade, mais ajoute qu'il ne dira jamais son nom, D'AUTRES CONSPIRATEURS GUETTAIENT L'ARCHIDUC. Serajevo, 29.— On a trouvé dans la chambre qu'occupait Prinzip une forte somme d'argent. Dttail très important, Parchiduc devait partir par la gare de Mistrix, localito située derrière le palais du gouvernement de Bistrik. il devait gagner par la voie ferrée la gare de Serajevo, distante de deux kilomètres. Cr sur cette voie, entre Bistrik et Serajevo, on a trouvé plusieurs bombes. Cette découverte est extrêmement importante, car elle prouve que si les différents attentats avaient échoue pendant le séjour de Parchiduc a Serajevo,des mesures étaient prises pour l'atteindre pendant son voyage ou chemin de fer. PLUSIEURS ARRESTATIONS A SERAJEVO. Vienne, 29. — On mande de Serajevo, 29 ~ Après l'attentat, de nombreuses perqui sition domiciliaires ont été faites chez des individus suspects. Plusieurs de ceux-ci ayant essayé de fuir ont été arrêtés. L'AUTEUR DU PREMIER ATTENTAT EST UN AGITATEUR SOCIALISTE. Dans un télégramme particulier adressé de Serajevo à la « Gazette de Cologne », l'auteur dit tenir du gouvernement de Serajevo que le typographe serbe Gabrinovitch, qui avait jeté la bombe, est un propagandiste socialiste bien connu et qui avait déjà été expulsé de Serajevo. L'AUTEUR DU DEUXIÈME ATTENTAT. Belgrade, 29. — Govrillo Prinzip, l'auteur «ie l'attentat de Serajevo a fréquenté à Belgrade plusieurs classes de lycée. Il est retourné en Bosaie en septembre 1913. COMPLOT LA SERBIE AURAIT PRÉVENU LE GOUVERNEMENT DE VIENNE D'UX COMPLOT. Vienne, 29. — On apprend que le ministre d Serbie avait officiellement prévenu, au nom de son gouvernement, la semaine passée, le gouvernement autrichien que la po lice avait eu connaissance de projets d'attentat contre Parchiduc héritier. On mande d'autre iart de Serajevo que depuis quelque temps on sentait te dessiner un mouvement serbophile. Il y a un mois en viron, des élèves du gymnase de Mostar avaient attaqué et menacé leur professeur. Au théâtre, on avait dû protéger les officiers en uniforme qui étaient insultés. Des agressions contre des fonctionnaires autri chiens s'étaient aussi multipliées. UNE HYPOTHESE. — LE RÉGIC1UE SERAIT DE LA FAMILLE D'UN PRÉTENDANT AU TRONE DE BOSNIE. On lit dans le f Gaulois » les détails suivants sur l'assassinat do Parchiduc: Princip, partisan ardent de Pindépendan ce de la Bosnie, a mené, dans les journaux serbes et russes, une ardente campagne en faveur du chef de sa famille; ce dernier, qui est prétendant à la couronne de Bosnie, ha bite Paris : c'est le duc de Zelicz, qui a maintes fois déclaré ses prétentions. Le duc de Zelicz a servi dans la marine russe, et maintenant, il écrit pour défendre sa cause, qu'il considère comme sacrée. APRES L'ATTENTAT MANIFESTATIONS DE PATRIOTISME ET DE LOYALISME Serajevo;29. — La Diète de Bosnie s'est réunie, dimanche après-midi, en séance extraordinaire. Le président a exprimé son indignation pour l'attentat et sa profonde douleur pour la mort tragique de Parchiduc héritier et de son épouse. II a affirmé la fidélité et le dévouement immuables de l'assemblée à l'Empereur et a la Maison impériale. Il a poussé un triple hourrah à P Empereur. Les hourrahs ont été répétés par les députés. LA NOUVELLE OFFICIELLE. Vienne, 28. — La « Gazette de Vienne » dans une édition spéciale annonce officiellement la mort de l'archiduc. Elle consacre un article à la mémoire des deux défunts et rappelle que c'est salué par les acclamations unanimes de la population que le couple princier est arrivé en Bosnie, ce qui rend encore plus affreuse la nouvelle de l'attentat. « La « Gazette » fait ensuite ressortir la dignité de la vie de l'archiduc, son scatiment du devoir et la haute idée qu'il se faisait de sa mission. Elle rappelle ses g >ûts simples et son amour de la vie de famille qui lui valurent le respect de tous. Elle souligne le zèle avec lequel 1 archiduc se consacra aux devoirs de sa charge. La réorganisation de l'armée et l'augmentation de la flotte sont en grande partie son œuvre. Tout ce qui touche à la grandeur de la monarchie et au bonheur des populations l'intéressait au plus au point La douleur et le deuil qui accompagnent sa disparition sont aussi grands que le respect et l'amour dont il était entouré pen dant sa vie. La « Gazette » adresse un hom mage de respectueuse sympathie au vénérable souverain, pour qui la destinée s'est montrée ei dure et ajoute quo le deuil qui emplit tous les cœurs est un lien de plus entre le peuple et l'auguste famille impériale. LE COURAGE DE L'EMPEREUR. Ischl, 29. -— Çrançois-Joseph,biea que profondément affligé, travailla jusqu'au soir et reçut différentes personnalités. Son état de santé ne laisse rien à désirer. MANIFESTATIONS ANTI-SERBE A SERAJEVO. On télégraphie de Serajevo au « Berliner Tageblatt » : A 9 heures du soir, la population musulmane, juive et catholique de Serajevo s'est livrée a de grandes démonstrations antiserbes. Un hôtel serbe a été bombardé de pierres et ses vitres ont été cassées, parce qu'il appartient au beau-père de Pambas sadeur de Serbie à Saint Pétersbourg, M. Spalaïkowitsch. Le premier assassin, qui a lancé la bombe, a avoué avoir reçu sa bombe de Belgrade. La « Reichspost » qui était en relations avec la chancellerie de l'archiduc publie sous le titre de: « Sentiment de l'armée », une violente attaque contre la Serbie où Pattentat de Serajevo est qualifié d'incroyable provocation. Serajevo. 29. — Les démonstrations antiserbes se sont renouvelées avec plus d'intensité. Des jeunes gens, croates et musulmans, suivis d'une grande foule ont parcouru les rues précédés du portrait de l'empereur. Us ont chanté l'hymne national et poussé des vivats en l'honneur de la monarchie et de* la dynastie. Des cris hostiles aux serbes ont été poussés. Les vitres d'un hôtel situé près de la maison de P Union intellectuelle serbe et de l'école serbe ont été brisées ainsi que les devantures de plusieurs maisons de commerce serbeB. Les agents de police et des patrouilles de soldats ont rétabli le calme. Un jeune homme a jeté ce matin une bombe, qui a fait explosion, au coin d'une rue. Seul un musulman a été légèrement blessé. L'auteur de cet attentat a été arrêté. On n'a pas encore d'autres détails à son sujet. L'état de justice sommaire a été proclamé dans la ville et dans le district de Serajevo. L'ÉTAT DE SIEGE A SERAJEVO. Vienne. 29. ~ Le nombre des personnes arrêtées a Serajevo est à peu près de cent. Les troupes qui étaient restées hier soir sur le terrain de la^ manœuvre OLt été rappelées d'urgence aujourd'hui pour rentrer à Serajevo. La plupart des rues sont occupées par la police ou par la troupe. L'état de siège vient d'être proclamé. LE NOUVEL IIÊRITIER DU TRONE L'empereur François-Joseph n'ayant pas par suite de la mort de Parcniduc Rod-o phe d'héritier direct, le droit à la succession au trône a passé à la branche des Habsbourg, dit d'Esté, dont l'auteur est Parchiduc CharlesLouis, frère puiné de l'empereur actuel. Ce prince avait trois fils : Franz-Ferdinand, celui qui vient de mourir; Otto Franz qui se maria avec la princesse Josepha de Saxe, sœur du roi de Saxe actuel, et mourut, il y a une dizaine d'années en 'aissant deux fils. C'est l'aîné de ceux-ci, Parchiduc Char-lesFrançois-Joseph, né le 17 août 1887 qui sera héritier des couronnes impériale et roya'o. Le nouvel archiduc-héritier est donc un petit-neveu de François-Joseph, neveu de l'archiduc qui vient de mourir et, en même temps, neveu du roi de Saxe. Sa mère vit toujours. Il a reçu depuis le mariage morganatique de son oncle Franz-Ferdinand Péducation qu'il convient pour le préparer à la souveraineté. D a épousé la princesse Zita de Parme. La ligne dite d'Esté, de la maison de Habsbourg est immensément riche. La fortune lui vient des anciens ducs de Modène, étant dans la ligne mâle depuis 1875.La fortune revint,en 18S3, avec le nom d'Esté, à Parchiduc Ferdinand, la victime du crime? de dimanche. Ce nom d'Esté appartient maintenant à Parchiduc CharlesFrançois-Joseph le nouvel archiduc héritier qui héritera donc aussi de la fortune des d'Esté. En épousant la comtesse Choteck, qui n'est pas de sang royal,Parchiduc FrançoisFerdinand avait renonce à la succession du trône pour les enfants à naître de ce mariage : voilà pourquoi ses fils ne lui succèdent pas. Un journal anticatholique de Paris consacre ces lignes au prince qui succède à l'archiduo François-Ferdinand dans son titre d'héritUe du trône: Charles-François-Joseph,futur empereur d'Autriche, n'est pas un inconnu pour la France. H est venu deux fois à Paris; sa femme r la princesse Zita de Bourbon-Parme, descend, en droite ligne de Charles X, roi do France. Quant à lui, il passe pour impartial ei tous les Autrichiens s'accordent à lui reconnaître une âme noble. Son caractère semble se rapprocher de celui du vieil empereur. FRANÇOIS-JOSEPn RENTRE A VIENNE AUX ACCLAMATIONS DE LA POPULATION. Ischl, 29. -— L'empereur, lundi matin a déjeuné seul, puis il est parti à 6 heure* pour Vienne. Vienne, 29. — L'empereur est arrivé, etf parfaite santé, avec sa suite, à 11 h. 10 du matin. Il a été reçu par l'archiduc CharlesFrançois-Joseph. Il s'est rendu en voiture découverte au château de Schoenbrun, acclamé par la population. La foule nombreuse poussait d'enthoun siastes vivats en agitant chapeaux et mouchoirs. FrançoisJoseph fut profondément touché par cette manifestation. Dès l'arrivée de l'empereur au château, les digintaires et les diplomates se présen-* tèrent à lui pour lui apporter leurs condoléances. Le président de la chambre des députés, M. Sylvestre a adressé au comte Sturgh, président du Conseil des ministres, une dépêche dans laquelle il le prie au nom du bureau de la Chambre actuellement prorogée d'être son interprète auprès de l'empereur et de lui exprimer la vive douleur éprouvée par les députés â Poccasion de Pattentat de Serajevo. POUR LES FUNÉRAILLES. Vienne, 29.— L'empereur est rentré pouf prendre des décisions concernant les obsèques. On pense qu'elle auront lieu vers le 1Q juillet. L'empereur retournera ensuite à Ischî. L'archiduc François-Ferdinand et sa femme seront probablement inhumés dans un caveau de famille édifié récemment près d'Amstetten sur la route de Linz. Vienne, 29. — On dit que les dépouillei mortelles de l'archiduc et de la duchesse arriveront à Vienne le 2 juillet au soir. Les obsèques solennelles auraient lieu le vendredi et l'office divin serait très vraisemblablement célébré le samedi. Berlin, 29. — L'empereur Guillaume se rendra à Vienne pour assister aux cérémonies des obsèques de l'archiduc-héritier. L'ARCHIDUCHESSE ZITA ET L'AÏEULE DE LA REINE ELISABETH La femme du nouvel archiduc-héritier,née ! princesse Zita de Parme, qui est de la branche aînée des Bourbons de France, après j ses premières études chez les Visitandines» se rendit, comme toutes ses sœurs, chez les ' Bénédictines de Sdtesme» exilées à Ryde, ; pour y achever son éducation. Dans cette maison bénédictine, expulsée de France et réfugiée en Angleterre, la jeune princesse eut pour professeur la mère Adélaïde de Bragance, aïeule de notre reine Elisabeth, entrée dans les ordres après la mort de son mari. Les condoléances. Rome, 29. — Le roi d'Italie a télégraphié ses condoléances à l'empereur d'Autriche. Toutes les notabilités ont présenté leurs condoléances aux ambassades d'Autriche près du Quirinal et le Vatican. Constantinople, 29. — Le Sultan a adressé à l'empereur FrançoisJoseph le télégramme suivant: Profondément ému du malheur qui vient de frapper Votre Majesté et son Empire, ]e vous prie de vouloir bien recevoir l'expression de mes plus sincères condoléances et de mes profonde sentiments de sympathie et d'être convaincu de la part que je prends au deuil de PAutriche-Hongne. UNE LETTRE DE PIE X A L'EMPEREUR FRANÇOIS-JOSEPH. Rome, 29. — Le Pape a écrit une lettre personnelle de condoléances à l'Empereur François-Joseph^ appelant spécialement les bénédictions divines sur les enfants restés orphelins. AU SÉNAT FRANÇAIS. Paris, 29. -- Au début de la séance du Sénat, M. Viviani déclare que tout le peuple français s'associe au deuil de la maison d'Autriche et adresse à l'empereur Fran-çoisJoseph, doyen des chefs d'Etat d'Europe, l'hommage de ses condoléances émues. M. Dubost s'associe à ces paroles au nom du Sénat. (Appl. unanimes.) A L'ETRANGER GUILLAUME II APPREND LA NOUVELLE. Kiel, 29. — L'empereur Guillaume a été prévenu de Pattentat dimanche alors qu'il se trouvait sur son yacht le « Météor », aux régates de Kiel. Il interrompit aussitôt la course. Les autres yachts suivirent son exemple. L'empereur ordonna aux navires de guerre de mettre leur pavillon en berne. Les navires de guerre de l'escadre anglaise en visite à Kiel firent de mêm L'empereur télégraphia imméi l'empereur François Josepn. L'impératrice qui ven l'empereur sont partis ç dam.

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Er is geen OCR tekst voor deze krant.

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