Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 28 April. Le nouveau précurseur: journal du soir. Geraadpleegd op 16 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/x34mk66979/
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jllardi Avril 1914 DireQ CENTIMES 80m année X» 118 Le Nouveau Précurseur ABOisrisrEr^nErisrTS - îWERS. un an 12.00 fr.; sii mois 6.50 fr.; trois moi» 3.50 fr. INTERIEUR. - 15.00 fr.; . 8.00 fr.; • 4.50 fr. HOLLANDE, - 38.00 £r.; • IfaOO fr.; . 8.00 fr. luxembourg, - 38.00 fr.; « 18.00 fr.; . 8 00 fr. ONION POSTALE, • 43.00 fr.i » 81.00 £r.; .■ 10.50 £r. Tout abonnement se poursuit jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE 4 Anvers au bureau du journal et dans tous les bureaux des postes en Belgique. JOURNAL DU SOIR rÉLÉPHOSES { ^Sàuon: "'*84 { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. AirisrojsrcE OttMNAiBJR8, la petite ligne, fr. 0.30 j Réclames, la ligue. . . fr. 1.50 » 4 à 4 lignes . « 1.00 ; Faits divkus, la ligne . . . 2! 50 Focancséiues, la ligne . . - 0.50 Chronique Anvers . «3.00 Les annonces de l'étranger et ue «1 Belgique jon- reçue* aussi pur CAgence Hacas, 8, place des Martyrst à BruœoUcs, 8, Place de a Bourset à Paris, et 20. Hiah Ilolbom, à Londree. La situation financière DU PAYS Une grande manifestation libérale a e\ lieu dimanche à Alost, dans la Salle Con C°îf Louis Franck, député d'Anvers, avai lté invité à prendre la parole. Le déput< d'Anvers s'est occupé spécialement de la si tuation financière. «La situation financière, a-t-il dit ei substance à ce sujet, doit préoccuper tou: les bons citoyens. La Belgique est un des pays les plus ri ,hes du monde; elle a eu longtemps de: finances publiques saines et sagement gé rées Son crédit était digne de ses ressour ces c'est-à-dire de tout premier rang. Pai la fatale politique financière que le part clérical poursuit depuis de longues années tout cela a été compromis. L'Etat vit d'em prunt, notre dette a crû dans des propor tions effrayantes, notre rente s'est déclas sée, du premier elle est descendue au deu xième, nos budgets manquent de sincérité nos dépenses sont hors de proportion avec nos ressources permanentes. Néanmoins le gouvernement les laisse croître sans ces se. Nous avons cette année un budget d'ur milliard. La Belgique a récemment em prunté à Londres à 5 1/2 p. c. La situatior générale au poinlf de vue économique es! peu favorable. Notre circulation monétaire est dans ur état inquiétant: nos écus filtrent à travers la frontière. Pour tenter de les maintenir dans le pays, le gouvernement a pris des mesures d'expédient dont la légalité esl plus que douteuse, mais qui, au point de vue économique, ne diffèrent guère du cours forcé. C'est à ce moment de crise que de lourds impôts, frappant la richesse en formation sont venus effrayer les capitaux et entraver les affaires,sans d'ailleurs rétablir sérieusement l'état de nos finances.Si dans un pays industriel et commerçant où chacun est en état de faire son budget, de pareils symptômes n'effrayent pas les hommes instruits et modérés, capables de mettre l'intérêt général au-dessus des préoccupations de parti, ce serait à douter du bon sens national. Il est absolument inexact que l'état déplorable de nos finances soit dû à la loi militaire. Nous avons démontré que l'accroissement des ressources normales a été en 5 ans de plus de 40 millions par an, soit amplement de quoi faire face aux charges nouvelles. La véritable cause est ailleurs; c'est d'abord l'abus du crédit, les emprunts à jet continu,qui font,qu'actuellement nous avons chaque année plus de 200 millions à payer pour le coupon de la dette, soit plus que ne rapportent les douanes et les contributions directes réunies. C'est l'hypothèque de son passé financier qui accable la droite, mais comme les débiteurs à bout, elle n'a pas le courage de faire amende honorable et elle persévère dans les errements anciens. C'est le manque d'économie, de sagesse et de méthode, se tradui-j sant par des centaines de millions de tra-I yaux inutiles et électoraux, par l'accroisse-I ment incessant du fonctionnarisme, au | point que la Belgique est devenue, avec la France, le pays où, abstraction faite de la I régie du chemin de fer, il y a proportion-I nellement le plus de fonctionnaires et d'em-| ployés publics. Une autre cause, c'est le procédé vicieux ' qui engage à tout entamer à la fois et à ne rien achever; M. Franck cite l'exemple du Canal de Charleroi, dont la réfection 0 I mangé 30 millions d'intérêts sans que les capitaux engagés aient encore rien produit, et ce par suite de la lenteur des travaux.Où allons-nous dans cette voie? Peut-on espérer que le gouvernement el la droite vont revenir à l'économie, à 1e ! modération dans les dépenses, à l'ordre ei f à la sincérité dans les budgets? Non, cai les rapporteurs des budgets, les orateurs e' | les journaux de droite ferment les yeux, es t savent de donner le change à l'opinion, £ | les en croire tout est parfait. La conclusion s'impose donc: si le pay: I ne donne pas au gouvernement un avertis sement sévère, -il continuera sa déplorable politique financière et ce sera le désastre. Même ceux qui approuvent en d'autres domaines les principes de la majorité devraient désirer que cet avertissement fût donné. Il ne peut l'être qu'en renforçant la gauche libérale qui, depuis plus de quinze ans, n'a pas cessé de dénoncer les erreurs 1 et les abus dont le crédit du pays est aujourd'hui victime et il importe que cet aver-1 tissement soit donné dans l'arrondissement t de M. Woeste, qui, leader de la majorité, î , porte une lourde responsabilité.» : Au Dehors ANGLETERRE Autour du Home rule Le premier ministre a été soudainement rappelé dans la capitale, où il est rentré en automobile hier matin à 1 h. '20. Avant de se rendre à la séance de la Chambre des Communes,hier après-midi,M. Asquith a reçu la visite de plusieurs de ses collègues du cabinet. Il a notamment eu un entretien avec l'altorney général et il a envisagé avec lui les aspects juridiques de la question de l'Ulster. I En réponse à des questions posées M. Asquith, à la Chambre des Communes, et lord I Crew, à la Chambre des Lords ont affirmé la volonté du gouvernement de maintenir l'autorité en Irlande. M. Asquith et le Roi Au cours de la séance de la Chambre, après la partie consacrée aux questions posées par ! les députés, M. Asquith s'est rendu à Buckin-gham-Palace, où il a eu une audience du roi 1 qui a duré une demi-heure. Le premier ministre est sorti du palais peu après 5 heures, et à 5 1/2 , il a réuni tous ses collaborateurs en un conseil des ministres qui s'est tenu à la Chambres des Communes. On attend pour aujourd'hui une importante déclaration du gouvernement sur la politique qu'il compte suivre en présence des derniers événements de l'Ulster. Dans l'Ulster Entre temps on a appris par un télégramme de Monoghan (Irlande), que le gouvernement a commencé dès hier après-midi à prendre des mesures en vue d'empêcher la distribution d'armes aux protestants de l'Ulster. Il aurait envoyé aux autorités les instructions nécessaires pour que celles-ci fissent arrêter sur les routes toutes les automobiles, afin de vérifier si elles transportent des armes. Dans l'affirmative, les personnes se trouvant dans les automobiles devront être arrêtées. Des renforts de police sont envoyés vers les lieux où l'on peut plus particulièrement redouter des désordres. La police a été informée que 70 automobiles avaient quitté hier soir Newtonards pour une destination inconnue. Une grande agitation règne dans tout l'Ulster, et l'on peut redouter que de graves événements se produisent d'un moment à l'autre. De l'énergie De la réponse que M. Asquith a faite à la Chambre des Communes à un député, et lord Crew, à la Chambre des Lords, à lord Lens-downe, il résulte que le gouvernement semble décidé à prendre des mesures nécessaires pour maintenir l'ordre dans l'Ulster et pour assurer l'autorité du pouvoir central. FRANCE Résultat global des élections Nous avions raison de dire que la Chambre nouvelle ressemblera énormément à celle qu'elle remplace. Sous réserve des 251 ballotages qui peuvent modifier la situation, il n'y a que 54 nouveaux députés élus dimanche. Quatre sont élus par des circonscriptions nouvelles; 19 remplacent des députés ne se représentant pas; seulement 31 nouveaux députés ont pris la place de sortants qu'ils ont battus. La loi de trois ans Le maintien ou l'abolition de la loi portant de deux à trois ans la durée du service mili-; taire était l'un des principes sur lesquels avait à se prononcer le corps électoral. Les partisans du maintien semblent devoir l'emporter, si l'on en croit une première statistique portant sur les 444 premiers résultats connus. La voici: ; Pour la loi de trois ans 168 (dont 100 gains). Contre la loi de trois ans 81 (dont 5 gains). BALLOTTAGES Favorables à la loi 71 Contre la loi 71 Douteux 71 La victoire de l'abbé Lemire Quand le résultat a été proclamé, dimanche soir, quatre mille personnes, accourues de tous les points de la circonscription, se trouvaient massées sur la prand'place d'Haze-brouck, devant l'estaminet de la Fleur-de-Lys. L'abbe Lemire y tenait cercle, lorsque la formidable clameur du peuple l'obligea à paraître à la fenêtre. La médaille de député au revers de sa douillette, l'écharpe tricolore barrant sa robe noire, il célébra sa victoire comme un triomphe nouveau des idées républicaines dans les Flandres, et son discours fut haché littéralement par les cris de «Vive Lemire!» dans une ovation de triomphe. Lorsqu'il sortit pour regagner à pied son domicile, la foule ne cessa de l'acclamer, l'entoura et lui fit escorte. Dans la longue rue pa-voisée le formidable cortège s'engagea, multitude délirante dont on ne saurait décrire l'enthousiasme. L'abbé Lemire, congratulé, embrassé, mit plus d'une heure pour parcourir trois cents mètres et encore fallut-il que la police lui ouvrit un passage pour qu'il parvint jusqu'à sa porte. Toute cette foule se massa devant la villa du prêtre-député. Ayant à ses côtés le fidèle M. Bonté, M. Lemire parut au balcon et face à l'église Saint-Eloi, où il a subi les plus douloureux afronts de sa vie, il recommanda le j calme, le pardon des offenses, l'oubli du mal i et l'amour de la République. Quatre mille ; poitrines l'aclamèrent. Puis, religieusement, gravement, la foule entonna un «Vivat semper in sternum» auquel succédèrent la «Marseillaise» et des chansons de circonstance. On ne signale aucun incident grave. Vingt-cinq gendarmes partrouillent en ville,mais tout est à la joie. On a chanté, acclamé et dansé à la lueur des feux de Bengale allumés aux quartre coins de la ville. Ce qui a contribué à redoubler l'enthousiasme populaire, c'est que l'on a appris que l'abbé Lemire a obtenu un très grand nombre de suffrages dans deux circonscriptions voisir nés. Une manifestation grandiose a eu lieu le soir. ALLEMAGNE Projets militaires et finances On attend avec impatience, les données officielles sur le voyage du sous-secrétaire des finances de l'Empire. Le ministre Kuehn aura-t-il réussi à gagner le premier ministre bavarois à ses plans financiers? Jusqu'ici le comte Hertling s'était montré sourd à toute nouvelle augmentation de l'armée et de la flotte, et on dit que le ministre des finances Kuehn a rencontré une vive résistance à ses plans aux bords de l'Isar. On a beaucoup plus d'espoir du côté de Wurtemberg. Si le secrétaire d'Etat emporte de son voyage dans les pays du Sud de l'Allemagne, l'idée que de nouvelles réformes ne courent pas de danger de la part du Conseil fédéïal, il est certain que vers la fin de l'année le Reichstag sera saisi d'un premier projet . AUTRICHE-HONGRIE La santé de l'empereur D'après le bulletin publié lundi soir, la résolution du catarrhe n'a fait aucun progrès. Les accès de toux sont modérés et l'expectoration est suffisante. L'état général et l'appétit sont tout à fait satisfaisants. L'empereur est resté une demi-heure dans la petite galerie au soleil. Il a reçu l'archiduc François-Salvador, j le prince de Montenuevo, le baron de Bol-fras; le comte Paar et le baron Schiessl. Il a accordé enfin une audience de plus d'une demi-heure au comte Berchtold» ministre des affaires étrangères. ALBANIE L'évacuation de l'Epire Suivant une télégramme parvenu a Durazzo, le commandant des troupes grecques de Te-, peleni a annoncé au commandant de la gendarmerie albanaise le retrait de ses troupes. La gendarmerie a alors occupé les localités évacuées par l'armée grecque. MEXIQUE La médiation Les ministres sud-américains n'ont formulé de conditions ni au général Huerta ni aux Etats-Unis, en offrant leur médiation. Ils attendent d'abord que leur bon office ait été accepté des deux côtés. Les membres du Congrès des Etats-Unis, disent qu'ils exigeront que le général Huerta abandonne le pouvoir. Le général Huerta l'accepte L'ambassade d'Espagne à Washington dit qu'elle a reçu des avis privés de Mexique selon lesquels M. Huerta a accepté l'offre de médiation des trois républiques sud-américaines Dans les millieux diplomatiques, on dit que c'est le ministre des affaires étrangères Mexicain qui a fait savoir à l'ambassadeur d'Espagne que le général Huerta était disposé à accepter la médiation de la République Argentine, du Brésil et du Chili. On considère que cette démarche suffit pour engager le général Huerta. On attend l'acceptation officielle aujbur-j d'hui. Les constitutionnalistes aussi Un agent confidentiel du général Carranza parlant de la médiation offerte aux Etats-Unis dit que toute proposition intéressant la paix serait acceptée des rebelles. Suivant une dépêche d'El Paso, le général Villa, interviewe au sujet de la médiation proposée par les républiques sud-américaines, a déclaré qu'il était tout à fait satisfait de cette intervention, dont il espère le plus grand bien. L'Amérique du Sud Au Brésil, l'acceptation de la médiation de l'Amérique du Sud cause une impression excellente à Rio. Les journaux font l'éloge de la bonne volonté du cabinet de Washington. A Buenos-Ayres, les journaux du soir, se réjouissent de l'attitude opportune et rapide de i l'Argentine, du Brésil et du Chili en vue d'une j médiation dans les événements du Mexique. S Dans les sphères officielles et diplomatiques, du Chili on exprime une vive satisfaction de l'initiative de la chancellerie améri-! caine au sujet de la proposition de médiation j entre les Etats-Unis et le Mexique, proposition qui va au devant des désirs du pays, ainsi que le démontre l'opinion émise par les principaux journaux. | Les principaux journaux du pays estiment que le Mexique fera preuve de noblesse en acceptant la médiation offerte avec împartiali-, té et des intentions humanitaires. De la méfiance Les fonctionnaires des Etats-Unis se montrent satisfaits de l'attitude du général Huerta en ce qui concerne la proposition de médiation mais tout en espérant une solution pacifique, on pousse activement les préparatifs militaires et navals. Les fugitifs On attend aujourd'hui à Vera-Cruz un train ! de Mexico avec 250 étrangers qui ont pu quitter la ville grâce à l'autorisation demandée au général Huerta par l'ambassadeur d'Angleterre.A la frontière Les fédéraux, qui ont dernièrement évacué Nuevo-Laredo, ont essayé de s'avancer jusqu'à une vingtaine de milles au Nord de la région américaine. Ils ont été repoussés avec dix tués et vingt blessés. Les Américains n'ont subi aucune perte. La guerre civile On signale d'Eagle Pass (Texas) que les rebelles se trouvant à deux milles de Piedras Negras s'avancent vers cette ville que de très nombreux habitants abandonnent. Suivant les dépêches arrivées du Mexique, ! la bataille continue entre rebelles et fédéraux. Les troupes fédérales se seraient emparées de deux puits pétrolifères et on craint qu'elles n'y mettent le feu. On ne sait pas encore si ce sont des concessions anglaises ou américaines.CHINE Xenophobie D'après une dépêche de Shantoung à la «Gazette populaire de Cologne», les bandes du «Loup Blanc» se trouvent considérablement renforcées par l'arrivée continuelle de soldats déserteurs. Plusieurs missionnaires ont été assassinés et des dépôts de commerce européens brûlés et pillés. Le révolutionnaire Houan Hsin a réuni ses forces à celles du «Loup Blâric». Ce mouvement a un caractère essentiellement hostile aux étrangers et prend toujours plus d'extension. Il faut donc s'étonner que plusieurs puissances aient retiré leurs troupes de protection. La situation actuelle est plus critique que lors des deux premières révolutions. Près de Kiao-Tchéou un important convoi d'argent, escorté de fantassins, fut enlevé par la cavalerie et emporté en mer. Des cargaisons entières de munitions disparaissent entre les mains de . ceux qu'on appelle des bandits. Situation grave On mande de Tsitsikar, ville importante située tout au nord de la Manchourie: Le plus ancien général de la garnison de la ville, Haion-Lan-Tchou, a fait savoir, au moyen d'affiches, que le gouverneur militaire, Chou-Tsin-Lan avait été destitué de ses fonctions et remplacé par lui-même. Haion-Lan-Tchou a informé officiellement les consulats de Russie et du Japon des mesures prises pour la protection des étrangers. Le télégraphe se trouve entre les mains des rebelles. Les communications avec Pékin ne sont possibles que par le télégraphe russe. La situation à Tsitsikar reste inquiétante. On croit à un conflit entre la brigade mutinée, avec Haion-Lan-Tchou à sa tête et les troupes de police sous la direction du général Yui-Choun, qui paraît se mettre du côté du gouvernement destitué. De nombreux habitants quittent la ville. NOS SOUVERAINS A LUXEMBOURG Le Roi et la Reine des Belges sont allés hier à Luxembourg rendre à la jeune Grande Duchesse la visite que celle-ci leur a faite récemment à Bruxelles. Partis de Laeken à 10 h. 5, ils sont arrivés dans la capitale Grand-ducale vers 0 heures de l'après-midi . L'ARRIVEE L'accueil à Luxembourg a été des plus chaleureux. Sur le quai de la gare était rangée la compagnie des volontaires commandés par le major Van Dyck. La grande-duchesse Marie-Adelaïde a passé la compagnie en revue avant l'arrivée du train. Elle portait une robe de soie bleu-clair et un chapeau orné d'une grande plume blanche. Elle était accompagnée de sa mère, la grande-duchesse Marie-Anne portant une toilette sombre. A l'arrivée du train, la grande-duchesse s'est avancée au-devant du Roi qui l'a saluée et lui a baisé la main, puis au-devant la Reine qu'elle a embrassée.La grande-duchesse Marie-Anne, mère de la grande-duchesse régnante et la princesse Charlotte, sa sœur, ont salué le Roi et la Reine. Sur le quai de la gare se trouvaient en-■ core le ministre d'Etat, M. Eyschen et les trois autres membres du gouvernement luxembourgeois MM. Mongenast, de Waha et Braun, le ministre de Belgique et la comtesse Van den Steen de Jehay, et la cour grand-ducale. Le roi Albert porte l'uniforme de général en chef, avec le cordon d'Orange-Nassau. La Reine a une délicieuse toilette beige, avec chapeau garni d'autruche blanche. Après que le Roi eut passé en revue la compagnie des volontaires, les souverains sont entrés dans le pavillon de la grande-duchesse à la gare. LE CORTEGE j Sur la place de la gare déblayée et où a pu seule pénétrer la société des ex-sous-officiers de l'armée belge drapeau en tête, les landaus de la cour attelés à la Dau-mont et des piqueurs en livrée 18e siècle attendent. Le Roi et la grande-duchesse sortent d'abord et montent dans la première voiture. Des cris de: Vive le Roi! Vive la Belgique! Vive la Grande-Duchesse! éclatent. Puis viennent la Reine et la grande duchesse Marie-Anne. Des cris plus cha îeureux encore de: Vive la Reine! se fonl entendre. Dans les voitures suivantes mon tent la princesse Charlotte et les darne.' d'honneur, puis les chambellans et les offi ciers de la suite, les membres du gouver nement et le ministre de Belgique. Le cortège se rend au palais en suivani les rues abondamment pavoisées et déco rées. De. place en place, les cris de: Vive le Roi! Vive la Grande-Duchesse! Vive 1: Belgiquel éclatent encore et le cortège air rive au palais sans autre incident. AU PALAIS GRAND-DUCAL Le palais grand-ducal est un bâtimen assez triste et qui n'a rien de monumental Le Roi et la Reine des Belges y sont re çus non seulement par la Souveraine du Grand-duché, mais aussi par ses cinq sœurs. Pendant la réception la foule s'est accrue et n'a cessé d'acclamer les hôtes royaux du pays. LE DINER DE GALA Le soir, dîner de gala, suivant le cérémonial ordinaire. Toast de la Grande-Duchesse aux Souverains de Belgique; réponse du roi Albert. Ces deux toasts ont pour thème l'amitié sincère qui unit les deux pays limitrophes. Le dîner a pris fin à 10 heures. Le Roi, la Reine et les grandes-duchesses se sont ensuite rendus en voiture à travers les rues de la ville illuminée. LA PROMENADE Pendant la promenade des souverains, dans la ville illuminée, la foule a poussé des vivats enthousiastes. Une retraite aux flambeaux, à laquelle participaient 70 sociétés, a défilé devant le palais. Les souverains ont assisté au défilé du haut du balcon du palais. Après le passage du cortège, la foule a rompu les barrages et a acclamé les souverains avec enthousiasme. La foule s'est écoulée ensuite. La nuit a été fort animée. Nouvelles de l'Étranger La santé du roi de Suède L'amélioration se poursuit normalement.Le roi passe la plus grande partie de la journée au lit, mais il peut rester chaque jour pendant un court laps de temps en plein air. La grève de Colorado Le président Wilson est intervenu personnellement auprès de M. Rockefeller pour que celui-ci trouve une solution à la grève charbonnière du Colorado, afin de .mettre un terme aux violences qui ont déjà coûté tant de vies et tant de pertes matérielles. M. Rockefeller a répondu qu'il demandait à son fils, chargé de ses intérêts, de coopérer avec le président de la commission des mines de la Chambre pour mettre fin à la grève des mineurs du Colorado. Mais après avoir conféré avec le président de la commission M. Rockefeller fils a refusé de soumettre le différend à un arbitrage. Police féministe Les femmes-agents de police de Chicago viennent dêtre licenciées. L'expérience a été désastreuse pour trois raisons. La première est que les policières se sont rendues insupportables aux honnêtes femmes, qu'elles étaient chargées de protéger, par une surveillance et des attentions exagérées. La deuxième raison esfr que les policières faisaient leurs arrestations avec beaucoup trop de brutalité, et la troisième, que leurs moindres jetions étaient cause de rassemblements généralement malveillants et toujours ironiques, de la part des femmes surtout. Candidates électrices Le «Journal» de Paris avait organisé, pour dimanche, une sorte de référendum féminin. Quatorze bureaux de vote avaient été installés où les femmes qui aspirent à la qualité d'élec-trice pouvaient venir déposer, signé, un bulletin portant ces mots: «Je désire voter.» Le de V01x ainsi recueillies s'est élevé à 16,819. 11 y a donc, à Paris, environ dix-sept mille femmes qui voudraient pouvoir prendre part aux consultations électorales. Les suffragettes à l'eau Une scène fort amusante s'est déroulée dimanche après-midi dans Hyde-Park. Les suf-fiagettes, qui ont fait ces jours-ci, une série de démonstrations d'ailleurs pacifiques , avaient annoncé pour dimanche après-midi un gala nautique sur la Serpentine, la petite ri- : n'!FL?ui traJerse le Hyde Mais leml mstère des Travaux publics, craignant des troubles, interdit la manifestation projetée et fit ancrer au beau milieu de la pièce d'eau les Hn<Srf1fment offerts en au servir' suffragettes comptaient se ,i,£LÇ3}IlC' l,ssez "ombreux, riait déjà de la déconfiture des- militantes. Celles-ci s'éloi Feuilleton du «Nouveau Précurseur" 36 La Faute de Béatrix PAR JUSTUS MILIS FORMAN Adaptation de l'analais par E. PIERRE LUGUET Mais à son approche le chien, les poils hérissés, les dents grinçantes, se précipita sur lui en grondant, arrêtant ainsi son élan, et le faisant reculer avec une imprécation. — A bas, brute!... A bas! A bas! Le chien le tenait bel et bien à la gorge!... Sans doute, pensa-t-il, lorsque l'homme élança, qu'il voulait frapper son maître. Gundrop éleva vivement le pistolet et fit feu deux fois. La première balle se perdit, le seconde atteignit l'animal à l'épaule, mai f sans arrêter sa fureur. Alors, l'homme el le chien roulèrent à terre. Pendant un mo-ment, on n'entendit dans la chambre qu'ur bruit horrible et répugnant de grogne ments, de cris, de grondements... puis 1( bruit de chairs broyées... puis plus rien! XXVII LE DERNIER MOT Un long silence régna dans la hutte. L< feu brûlait dans l'âtre, remplissant le cen tre de la pièce d'une lueur rougeoyante, e Projetant des ombres monstrueuses sur 1< S°1 raboteux, sur le lit improvisé, sur h corps étendu, immobile comme un cadavre En vérité, tout, êtres et choses, semblai mort. Le feu brûlait sans bruit, Joé sur s£ rude couche était silencieux... le silence ré gnait dans l'ombre funèbre, près de l'âtre La figure grotesquement ligotée elle-même renversée sur le sol, était immobile, cai Faring au moment où le lévrier avait bon di à la gorge de son ennemi, sans prendr< le temps de réfléchir, s'était élancé aussi peut-être avec quelque vague idée d'arrêté: la bête. La chaise avait heurté ses jambe: engourdies, et, piquant la tête en avant, i avait roulé à terre et demeurait sans mou vement. La rapidité avec laquelle le silence avai envahi la place était aussi terrifiant que L passage d'un vent de mort. Mais au bou d'un long moment, le vengeur... le grand lé vrier russe — de quels agents bizarres e grotesqùes le destin ne se sert-il pas parfoi pour arriver à ses fins mystérieuses? — s glissa hors de cette ombre funèbre, tu del: du foyer; il remuait cauteleusement, le yeux furtifs, ventre à terre comme un loup des lueurs sanglantes au fond de ses pru nelles d'or. Des taches immondes, d'un rou ge sombre, souillaient son museau et le polie do ges joues. Il vint à l'homme étendu sur le sol, lié er core à sa chaise cassée, s'accroupit çt Hair sa face pâle. Faring ne bougea pas... L i chien gémit plaintivement et se mit à lèche le visage de son maître. Au bout d'un me ment, Faring revint à lui, Une fois, en Afrique, quelques année auparavant, la colonne d'exploration dor Faring faisait partie avait été attaqué par les natifs et avait perdu quelques hon ! rnes. Lui-même §.yait combattu pendant de ■ heures, étendu sur la Lçrrp derrière u t rempart fait de deux de leurs porteui * morts qui avaient été presque mis en pi î ces. En cet instant de réveil, il pensa être r t venu il f.es jours éloignés, étendu, le fus à l'épaule derrière les deux cadavres; le relent fade et acidulé dont son odorat n'avait jamais perdu le souvenir, et qu'il respirait en ce moment, provoquait cette illusion. Une minute plus tard,il se rendit compte que le chien couché près de lui lui léchait le visage; alors le souvenir revint complet; il repoussa la bête avec un juron angoissé et se redressa sur les genoux, la chaise cau-l chemar toujours liée sur lui. La tête lui tourna, il se sentait très faible, étourdi pai sa chute. t Le chien, écarté, s'était assis sur le sol, i la tête basse, agitant la queue amicale-t ment. Faring se souvint, le visage crispé. le cœur soulevé par une incoercible nau-t sée. Il resta agenouillé un long temps,fai-3 ble et malade, attendant que la force lui 3 revint. Enfin, faisant un grand effort poui i se mettre sur ses pieds, il se retrouva assis 3 sur la chaise comme précédemment, maif , loin d'avoir reconquis la force nécessaire pour se libérer. En le voyant remuer, le chien se leva d< s nouveau et vint se frotter contre lui; maiî Faring repoussa la bête du talon et de h voix. En voyant museau rougi, horrible 1 ment souillé, une nouvelle nausée l'er.va e hit. Dans sa faiblesse, il se sentait prêt t r crier comme une femme, si cette créaturi 1- le touchait. Après quoi, la tête le faisant horrible s ment souffrir, il tomba dans une sorte d< it denil-aomnolence, et resta immobile, ap e puyé sur ses liens, le menton sur la poi i- trine. Le chien vint à ses pieds sans êtr :s repoussé, le regarda en gémissant et lu n lécha les mains. Faring ne bougea pas. La •s bête fit alors le tour de la petite pièce 3- flaira le tréteau bas sur lequel le petit Jo était couché si tranquille et silencieux re 3- cula en grondant, puis regarda dans l'om il bre ténébreuse, plus loin, et se lécha le: | ^ | babines — réminiscence de la minute passée. Il semblait ne pouvoir rester en place. Enfin, il vint à la porte et gémit. La serrure depuis longtemps hors d'usage laissait la porte se fermer d'elle-même, par son propre poids. Le chien la poussa du nez et travailla si bien des pattes qu'il parvint à l'ouvrir. Une fois de plus il s'approcha de Faring et lui lécha la main,mais le maître ne bougeait toujours pas! Le chien s'éloigna définitivement avec un peti gémissement et se glissa dehors, dans l'obscurité. Là, dans la nuit humide, le nez tourné vers la maison, il courut à travers la montagne, en proie à une innommable terreur. Un long silence suivit dans la petite hutte pendant lequel rien ne bougea, le feu brûlant de plus en plus bas. Enfin, Faring recouvra de nouveau ses sens, très lentement, à travers des songes étranges et. des imaginations désordonnées. Il ouvrit les : yeux. Le l'eu mourait; le petit Joë, immobile f sur sa couche, devait être mieux... ou pis.. ; pensait Faring, car il n'entendait plus sa respiration haletante. Le chien avait dis paru. Farwig siffla doucement, puis l'appelât Rien ne. répondit. Alors, sentant ur t courant d'air froid derrière la tête) il com ; prit que l'animal avait dû ouvrir la oort( et se sauver. Il essaya de rompre, à la force des bras ) la corde qui l'enserrait, mais sa faibless< était encore trop grande, il resta immobile attendant. î Les braises rouges du foyer n'éclairaien i plus que l'âtre; l'obscurité augmentait di 1 minute en minute et le jeune homme fixai . les ténèbres avec une terreur enfantine 2 l'horreur immonde demeurée dans cetti ombre noire, là-bas, le terrifiait, et l'idéi de rester seul dans l'obscurité avec elle lu J causait une insurmontable épouvante. Le: conséquences heureuses de la tragédie: la liberté et l'impunité qu'elle garantissait, n'avaient pas encore effleuré son esprit engourdi; son cerveau endolori, encore angoissé par les dangers qu'il venait de courir, ne voyait rien au delà. Les yeux fixés sur les dernières lueurs du feu rougeoyant, il sembla à Faring que d'interminables heures se succédaient,bien qu'après son retour aux choses conscientes il se passât à peine une demi-heure.Enfin une voix sortant de la nuit parvint à ses oreilles. Il se raidit sur sa,chaise et se prépara à l'action, tel un soldat réveillé brusquement se prépare à la bataille. Qui pouvait être dehors sur la lande par une nuit pareille?... II pensa à la porte ouverte derrière lui et à la barre de lumière qu'elle laissait passer. C'était folie de n'avoir pas essayé de se traîner à travers la chambre pour la fermer. Le péri] imminent le remplit d'amertume. Le recret pour lequel Béatrix avait tant souffert, pour lequel il avait tant lutté, allait-il être découvert? Il se demanda désespérément, aussi désespérément que sa femme, dans 1 ses heures les plus sombres, ce qu'il pour-'. rait dire et faire, quelle explication il don . • nerait quand ceux qui venaient à traven la nuit seraient entrés dans ce lieu d'hor : reur et de mort. La voix s'approcha de la porte ouverte ei Faring retomba dans ses liens avec ur : soupir qui était presque un sanglot. Le voix disait; — Non, non! n'entrez pas; attendez ic: i jusqu'à ce que je me sois assuré de ce qu'i ; y a. t C'était la voix de Me Naughton, lo vieu? ; jardinier. î II se glissa dans la hutte sur la point* i des pieds,et Faring entendit sa langue cla i quer sur ses dents quand il vit cette plac< 5 lugubre où la mort était entrée. Faring tourna la tête; le vieillard,avec un sursaut vint vivement à lui. -- Coupez ces cordes! dit Faring. Vite' déliez-moi... Qui est avec vous?...A qui par-liez-vous?... Betty, Betty! Béatrix accourut à lui avec un doux bruissement de draperies, et tomba à «-e-noux près de la chaise. Elle le prit par les épaules, le regarda intensément. Vous n'êtes pas blessé, Harry? s'écria-t-elle, le reste n'est rien... Vous n'êtes pas blessé? 1 Le vieux jardinier avait coupé les liens de son maître avec son couteau. Faring releva ses bras engourdis et les remua, tendant les poings, ses yeux rivés sur ceux de sa femme.— Je n'ai rien, dit-il, j'ai fait une mauvaise chute qui m'a étourdi... je n'ai rien. Pour quelque obscure raison, ils pariaient tous deux à voix basse. — Le chien est venu, reprit Béatrix, il est venu gratter et gémir à la porte de Mac Naughton et l'a réveillé; son museau et ses lèvres... (elle cacha son visage). . ils étaient souillés!... Mac Naughton vint sous ma fenêtre; il y avait de la lumière, je ne dor-mais pas... je n'ai pa dormi depuis votre dé-pat- ... Il appela et jeta des cailloux, et ie l entendis." Alors nous sommes venus Me Naughton et moi... il sait, Han-y, il'sait • toutl. Nous sommes venus sans fitre vus ni entendus; le chien nous conduisait. Il n'a ■ pas voulu entrer, il attend dehors, dans lombre je crois qu'il est un peu fou... ■ Harry, Harry! j'ai eu si peur! Je ne savais l pas ce qui avait pu arriver... Ces derniers jouis ont été .. Je sais ce que souffrent les : damnes, Harry, je le sais maintenant' Et la gueule affreusement souillée de ce ! arrivé?" qu'est'ce?": q^'a-t-il fait? qu'est-il i Faring l'élolgna doucement de lui et ce ; ■ leva, Il chancela pendant un moment,'

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Dit item is een uitgave in de reeks Le nouveau précurseur: journal du soir behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1902 tot 1914.

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