Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 27 April. Le nouveau précurseur: journal du soir. Geraadpleegd op 06 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1r6n010g3s/
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1914 CIM42 G^IVTIMEg 80"e année — ÎX° 11? Le Nouveau Précurseur AjBOisTTSTEnvnEisrTS : «Minraï un an 18.00 fr.; sii mois 6.B0 fr.; tw>îi moi» 8.50 fr. SSk, . 15.00 fr. . 8.00 Ir.j . 4.50 fr. Kamï . sa.oofr.; - te.oo fr.; . B.oofr. fmcsMBOURa, » «S.OOfr.; » 16.00 fr.; » S.00 fr. ^rpostaU . 43.00 fr.i . ai.oofr.: . îo.sotr. Tsut «bonnement «• pouraoH jusqu'à refus formol. OH S'ABONNE à AnTer» «1 burea* du journal et dan» to«s tes bsmux dea psêei « Belgique. JOURNAL DU SOIR TÉLÉPHQEES { *• *«* { 89, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. ATXnfcTOasrcOE 3 Ordinaires, la petite Hgne. fr. 0.30 I Réclames, la ligne. . . fr. 1.50 * 1 â 4 lignes . » 1.00 ! Faits divers, la ligne. . =» 2.50 Financière, la ligne . . » 0 50 Chronique Anvers . . » 3.00 Les annonças de l'étranger et de la Belgique sont reçues aussi par l'Agence H&oas, 8, place de* Martyrs, à Brucaelîes, &, Place d* la Bourse: à Paris, et 20, ÏÏiçh Hoiborn, à Londres. Chronique anversoise Ti femme contemporaine.- — Du bibelot ' de boudoir à la suffragette. — Le juste milieu. — La jeune fille avertie. — La lutte pour l'existence. — Une exposition »u moment même où nous apprenons eue la préfecture de police de Dresde a refusé à Miss Pankhurst, la célèbre suffragette anglaise, l'autorisation de donner des conférences, — la dite miss s'eii consolera en venant exposer ses théories à Bruxelles _ la nouvelle nous parvient que nous al-j^ns avoir à Anvers, le 16 mai prochain, une exposition de la ((Femme contemporaine». Et, en lisant le programme de cette I exposition, on fait un rapprochement,qu'on ; le veuille ou non, entre les suffragettes qui insultent, attaquent dans la rue des personnages revêtus de fonctions publiques, incendient des édifices, souillent ou détruisent les correspondances privées, déshono- , rent les œuvres d'art, se laissent emprisonner, mourir de faim, écraser par des chevaux de course, — et nos femmes belges dont l'unique souci sera, j'ose l'espérer, de nous montrer la place qu'elles peuvent oc- I cuper dans la vie intellectuelle et pratique, j Nous avons bien le droit de traiter les , premières de folles,et, conséquemment, d'ap- 1 prouver le veto de la préfecture de Dresde 1 pour ce qui est de la conférence de Miss Pankhurst, et de reconnaître aux autres une initiative hautement louable, ce qui implique notre approbation à la Ville qui a mis la salle des fêtes à leur disposition. Evidemment, une récente exposition organisée par des dames a prêté le flanc à de très sérieuses critiques; et, dès lors, on a bien le droit d'user d'une certaine circonspection quand la plus belle moitié du genre humain se mêle d'organiser... Mais ici, les organisatrices n'empiètent pas sur le terrain du législateur, ne se soucient pas de bouleverser l'ordre établi, de perturber les conditions de travail et de révolutionner l'industrie. Ici, semble-t-il, la femme veut tout simplement montrer à sa congénère qu'elle peut gagner sa vie et comment elle la peut gagner; lui indiquer différents métiers inconnus, artistiques ou simplement manuels, qui sauvent de la misère et permettent de braver les dangers de l'existence.*** Il est indéniable qu'il y a quelque chose de changé dans la femme, et surtout dans la jeune fille contemporaine.Elle n'est plus la poupée vaine et frivole qui ne respire que pour ses rubans et pour ses colifichets, qui, jusqu'à ce que sur le lit nuptial tombe la couronne d'oranger, doit faire semblant, tout au moins, d'ignorer tout, en dépit des petits livres lus en cachette durant les nuits d'insomnie inquiète. Suzanne Beulemans sait, et Benjamine Lapis-toile, la Petite Chocolatière, est avertie. Pas une des deux ne rougit de savoir. La modestie, comme le disait encore tout récemment de Saint-Auban, a changé de couleur; elle n'est plus cette décence d'une qualité spéciale qui éloignait la femme de la foule, qui en faisait un être un peu lointain, la .jolie prisonnière de nos intimités. Le droit a ses époques; la pudeur aussi, la nôtre n'impose plus au sexe les retenues particulières, les demi-solitudes i'autrefois. Jadis, la jeune fille était celle jui se prépare au mariage et ne se préoc-:upe que de cela; aujourd'hui, elle se prépare à vivre, même si des circonstances spéciales la destinent au célibat. Elle s'agi-e, elle se déplace; elle irait même en Amérique pour en revenir avec plus de presse.Il va de soi que libérée de la sorte de )réjugés qui faisaient jadis son charme et lui la ridiculisent aujourd'hui, elle doit intrer résolument dans la mêlée, montrer pi'elle n'est plus cet objet de luxe qui se Missait sous l'aile masculine et implo-"ait notre protection.Peut-être accepterait-ille le droit de vote; en attendant, elle issume un peu de la tâche virile, elle est ine personne libre, à même de se débattre, ''est devenu un lieu commun que de dire t la femme: ((Tu ne t'occuperas que de ton oyer!...» Car enfin, si elle n'en a pas, de oyer? Ou si, dans ce foyer, il n'y a du feu que lorsqu'elle-même s'en va ceuillir les fagots? Ne nous dissimulons pas que les salaires féminins représentent plus de trente pour cent du total des salaires. Dès lors, nous devons accepter la chose telle qu'elle est; il ne nous reste qu'à espérer que la femme restera dans son domaine à elle,autant que faire se peut, que les métiers qu'elle fera ne seront que très rarement les nôtres. * * * Or, cette exposition de la «Femme contemporaine» ne me semble pas trop excéder les limites d'un féminisme permis, si j'en crois la nomenclature des sections. On y verra les arts, la littérature, la musique, le ménage, les professions, les arts appliqués, les métiers, la mode, les sports et l'éducation physique, l'hygiène, et tout particulièrement l'hygiène de la mère. Je crois bien qu'on peut encourager cette entreprise, qui a un double but de propagande et da documentation. Je n'hésiterais même pas a dire qu'en faisant du féminisme bien compris on prévient les excès et qu'on arrête les efforts du suffragisme. Car si le nombre des suffragettes s'accroît, c'est tout simplement du reliquat des désabusées, de celles qui vivent en dehors du mariage et trouvent, à leur mélancolique destinée, un dérivatif dans ce dur apostolat. Souffrons que la femme s'occupe d'autre chose que de se parer. Sera-t-elle moins femme parce que musicienne, parce que peintre, parce qu'artiste? Elles sont moins intelligentes que nous, dit-on. Nous ne sommes pas tous, des phénix. Pour parler le langage de Tainé, leurs dix millions d'ignorances ne feront ni plus ni moins un savoir que nos dix millions d'ignorances masculines. Et,à leur ignorance s'ajoute un certain charme, une certaine finesse qui tiennent au sexe et donnent à l'insuffisance, je ne sais quoi de moins insuffisant. * * * Il vaut mieux s'en tenir au féminisme français qu'au féminisme anglais, et préférer la manière de Mme Hélène Mirapolski à celle de Miss Eveline Pankhurst. Ne sont remuantes que les femmes qui ne sont rien. La comtesse de Martel — Gyp en littérature, — Mme Daniel Lesueur, viee-présidente de la Société des gens de lettres. Sarah Bernhardt, Mme Bartet et Mme Madeleine Lemaire se contentent d'être ce qu'elles sont, et l'on ne saurait leur donner tort. La révolte naît de la nullité; la femme est à ce point bizarre que, pour se venger de n'être rien, elle voudrait prendre tout. Donnons-lui quelque chose. Et ce quelque chose qu'elle nous aura peut-être pris, — car elle prend, alors que nous avons l'air de donner — ne nous privera guère. Nous avons eu le temps de nous habituer à l'idée que la femme changerait progressivement dans le milieu moderne, qu'elle ne serait pas éternellement l'instrument de décor et de joie. D'être tout simplement belle ne peut lui suffire. Admettrait-on encore la mentalité de Mme de Castiglione qui s'adora dans le sens mystique du mot et qui passa la plus grande partie de la vie à méditer sur les traits de son visage et les lignes de son corps? A notre époque, nous appelons cela de la vanité puérile. Nous préférons la jeune fille qui sait autre chose que charmer. Et le métier qu'elle sait, ou l'art qu'elle cultive ne diminuera pas la fascination qu'elle excerce. Toujours, quelle que soit l'évolution opérée en elle au point de vue social, nous verrons en celle que nous aimons 1 é-pouse rêvée; sa beauté nous inspirera une sorte de respect craintif, et, lorsqu'elle sera mère, ce respect s'accentuera par la reconnaissance pour sa fécondité vaillante et douloureuse. Tout ce que nous voyons d elle en chacune de ses formes admirées, apparaissent toute la splendeur et tout l'espoir en ses recommencements. La femme contemporaine veut montrer en une exposition qu'elle n'est plus le petit saxe d'étagère, le Botticelli de salon; elle veut nous prouver qu'elle sait comprendre la vie dans ses misères, dans ses luttes, comme dans ses triomphes et dans ses joies. Allons voir cette exposition. On a dit que l'homme ne connaît jamais la femme; il ne faut pas négliger l'occasion qu'elle nous offre de la connaître un peu mieux. Ptorro MARZERELLE. Deh.org angleterre Dans l'Ulster Pendant que l'opposition accuse le gouvernement anglais d'abuser de l'armée pour imposer le Home rule à l'Ulster, voilà que les futurs révolutionnaires, ou les révolutionnaires pour rire, se procurent des armes en quantité considérable. Si les préparatifs sont d'une révolution sérieuse, le fait qui s'est passé à la fin de la semaine dernière, déterminera la mort de centaines d'hommes, car, à moins de ne faire que du bluff, on ne met pas 70,000 fusils entre les mains de milices irrégulièrement réunies sans prévoir que ces fusils seront un jour utilisés et qu'il faudra au gouvernement l'usage de la force armée pour rétablir l'ordre. Quoiqu'il en soit, on sait maintenant où des quantités considérables d'armes et de munitions ont été introduites ces temps derniers dans l'Ulster. Le plus grand secret avait été j gardé au sujet de cette entreprise. Les volon- , taires de l'Ulster affectaient de se livrer à des 1 exercices sur plusieurs points de la province . pour donner le change aux autorités. Celles-ci ■ furent complètement trompées. Le principal débarquement eut lieu à Larne; pendant que la police s'occupait à surveiller 1 une parade militaire exécutée par les volon-| taires dans les quartiers de la ville haute, un détachement de plusieurs centaines d'hommes i se rendait en hâte sur les quais dont ils prenaient possession. Bientôt après entrait dans le port un vapeur portant le nom de «Mount-: joy», mais que l'on croit être en réalité le vapeur «Fanny». Aussitôt, le navire était accosté par les volontaires, qui commencèrent le débarquement des fusils. Ces fusils furent chargés sur des camions automobiles qui partirent aussitôt, à la faveur de la nuit, pour des directions inconnues. Pendant ce temps, le reste d9 la cargaison partait pour Bangor, sur le lac de Belfast", où il était également déchargé. Un autre déchargement — ?0 tonnes de fusils et de munitions — se fit à Donaghadec. ; La police et les gardes-côtes, trop peu nom- j j breux, assistèrent impuissants à ce débarque- 1 1 ment. Un des gardes-côtes éprouva un tel sai- 1 sissement qu'il tomba mort d'une syncope en courant prévenir ses chefs de cet événement. Une conférence M. Asquith, qui avait qu'tté Londres samedi • après-midi, pour aller, comme d'habitude, à la campagne, a été rappelé d'urgence à Downing-Street, où il est arrivé en auto à quatre heures. MM. Birrell, Harcourt, le général Maé-Ready, récemment nommé commandant de la circonscription de Belfast et plusieurs autres officiers de l'armée l'y attendaient. Après une conférence qui a duré une heure environ, le premier ministre est reparti à la campagne en auto. FRANCE Les élections françaises Hier toute la France a voté pour le renouvellement intégral de la Chambre des députés. Il y.ja 602 sièges à pourvoir; on connaît 535 résultats dont 184 ballotages. Avec le système français de ballotages permettant la présentation de candidatures nouvelles, les résultats définitifs d'hier ne peuvent faire présager à coup sur du résultat définitif.Cependant on peut dire dès à présent que la future Chambre ressemblera beaucoup à celle qu'elle remplacera. Jusqu'à présent sont élus: 31 conservateurs. 28 membres de l'Action libérale. 54 républicains progressistes. 51 républicains de gauche. 26 radicaux. 8 radicaux socialistes, j 86 radicaux-socialistes unifiés. i 1(3 républicains socialistes. 41 socialistes unifiés. Les membres de l'action libérale en gagnent trois et en perdent trois. Les républicains progressistes gagnent cinq sièges et en perdent cinq,les républicains de gauche gagnent dix sièges et en perdent dix. Les radicaux socialistes gagnent trois sièges et en perdent deux. Les radicaux socialistes unifiés gagnent douze sièges et en perdent treize. Les républicains socialistes perdent deux sièges. Les ■ socialistes unifiés gagnent cinq sièges et en perdent un. Quelques élus M. Caillaux est élu à Mamers par 12,997 voix . contre 10,839 à M. d'Aillières et 295 à M. Piot. A Hazebrouck, l'abbé Lemire est élu par i 7976 voix contre 5936 à M. De Groote, clérical i pur. M. Aristide Briand.est réélu à St-Etienne par i 10,354 voix. ' M. Barthou est élu ainsi que M. Viviani, ministre de l'instruction publique, Regnault, | ministre de l'agriculture. A Albi M. Jaurès est réélu par 6,800 voix. 1; Sont élus: MM. Paul Deschanel, Messimy, n Marc Sanguier, Sembat, Albert Sarraut, Gust. d Hiau, Malevy, ministre de l'intérieur, Klotz. r t. Les élus de Paris p c M. Millerand, socialiste indépendant, est S élu. 1' M. Charles Benoist, progressiste, est réélu p dans le 6e arrondissement (Ire circonscription).M. Galli, progressiste, est élu dans le 4e arrondissement.M. Lasies, plébiscitaire, ancien député, est p élu dans le 6e arrondissement (2e circonscrip- r tion). M. Denys Cochin, conservateur, est réélu d dans le 8e arrondissement. s M. Millevoye, progressiste, est réélu dans le 16e arrondissement. L'amiral Bienaimé, progressiste, est réélu dans le 2e arrondissement. M. Maurice Barrés est réélu dans le 1er ar- r rondissement. r M. Georges Berry, progressiste, est réélu ç dans le 9e arrondissement. G M. Louis Pueçh, radical socialiste sortant, est réélu dans le 3e arrondissement. j M. Pugliesi Conti, progressiste, est réélu dans le 17e arrondissement. | Dos ballotages M. Augagneur est en ballotage à Lyon. M. Lépine est en ballotage à Sceaux. Le général Percin radical socialiste, est en ballottage à St Denis avec 2,228 voix contre 7,052 àM. Noitier, duputé^sortant progressiste. Dans le lie arondissement de Paris M. Paté, rapporteur de la loi de trois ans est en ballottage avec 3,040 voix contre 1,663 voix à M Ja-comot, républicain de gauche et 1,449 voix à M. F. Loyson, radical unifié. Par contre, M. Painlevé, l'éminent mathématicien, grand adversaire de la loi de 3 ans, a été mis' en ballottage dans ses circonscriptions par un candidat nouveau, M. de Montebello, partisan de cette loi: M. Painlevé a obtenu 4539 voix; son adversaire en a 4361. Les vaincus A Vervins, M. Jean Richepin, candidat nouveau a été battu par le candidat sortant M. Ceccaldi, radical socialiste. Ce'ui-ci a obtenu 7718 voix, M. Richepin 6583. A Versailles M. Thalamas, radical socialiste unifié, est battu avec 5,389 voix par M. Prat, progressiste qui a obtenu 6,288 voix. AUTRiCHE-HÛNGRIE La santé de l'empereur L'état de santé de l'empereur continue à être satisfaisant. Est-ce déjà la dislocation? Le bruit s'accrédite à Budapest que le eom-te Karolyi irait à Saint-Pétersbourg sous le prétexte de faire visite à sa famille, mais en réalité pour préparer le terrain à la prochaine venue de plusieurs personnalités politiques hongroises. A ce sujet,le «Courrier de Saint-Pétersbourg» publie une interview de M Kossuth, que lui envoie son correspondant à Budapest. M. Kossuth déclare quç l'alliance politique ^ dans laquelle se trouve entraînée la Hongrie r lui imposé des sacrifices intolérables. La Hon- c grie, dit-il, a besoin d'une paix solide avec la G Russie; elle n'a nullement envie de servir d'à- r vant-poste au pangermanisme. Le correspondant ajoute que seul leur loya- j lisme à l'égard de l'empereur François-Joseph r empêche les Hongrois de déclarer ouvertement ' j qu'ils désirent séparer leur destinée de celle ^ de la monarchie qui est menacée d'une pénible ^ catastrophe. Deux nouveaux journaux qui viennent de paraître à Budapest préconisent l'indépendance de la Hongrie et un rapprochement avec la Russie. albanie c Vers l'entente i f On assure de source bien informée que les divergences de vues dans la question de l'E-pire sont aplanies, sauf sur quelques points. Les négociations se poursuivent sur les ques- c tions en suspens. r Une défaite de Epirotes. c On annonce que les Albanais, après un combat qui a duré quatre heures, ont occupé Tok Okissura, dans le caza de Premeti. Les Epiro- T tes se sont réfugiés à Premeti. On signale des pertes des deux côtés. ^ TURQUIE c Pour retenir la population en Thrace Un journaliste grec qui accompagne le mi- \ nistre de l'intérieur télégraphie d'Erkeli, sur { i côte de la mer de Marmara, que le mouve-lent d'émigration est arrêté. Le ministre a onné les ordres les plus rigoureux aux auto-tés du. vilayet çTAndrmople, pour qu'elles în-îrdisent l'émigration. On s'est opposé au dé-art de la population grecque, habitant cholanien. Seuls sont partis, les Grecs de trandclia qui se trouvaient à Erkeli, et dont i nombre, d'après les informations reçues au atriarcat, serait d'environ six mille. Un voyage diplomatique Talaat bey, ministre de l'intérieur, et Enver acha, ministre de la guerre de Turquie, ar-iveront à Bucarest le 3 mai prochain. Les ministres ottomans passeront trois jours ans la capitale roumaine et se rendront en-uite à Berlin. En Asie-Mineure Le conseil des ministres a approuvé à l'una-îmité l'accord conclu entre Djavid bey, mi-istre dès finances, et le groupe financier fran-ais pour la construction des chemins de fer t des ports en Asie-Mineure. Des lois provisoires seront promulgées pour application immédiate de cet accord. ;qlonies portugaises Partage éventuel La «Wiener Allgemeine Zeitung» annonce a. conclusion des négociations anglo-allernan-es relatives aux colonies portugaises. Elle roit savoir qu'au cas ou le Portugal ne pour-ait les conserver sous sa domination, l'An-•leterre aurait Loureriço- Marqués, et l'Alle-aagne l'Angola. bresil L'état de siègfe L'état de siège décrété le 4 mars est pro-Dngé jusqu'au 30 octobre dans les Etats de tio de-Janeiro, de Nictheroy et de Pétropolis, t jusqu'au 13 mai dans l'Etat de Ceara. Le maréchal Hermès da Fonseca, en mainte-iant la suspension des garanties constitution-lelles, veut mettre l'opposition dans l'impos-ibilité d'entraver les travaux du Congrès qui oit s'oùvrir le 3 mai. L'état de siège à Rio st prolongé presque jusqu'à la date de la ransmission des pouvoirs présidentiels, qui ura lieu le 15 novembre. Le maréchal va ter-îiner sa présidence sous un régime quasi dic-itorial.Le Congrès, dont les pouvoirs finissent cette nnée — la Chambre et le tiers du Sénat de-ant être renouvelés le 30 janvier prochain,— a avoir à valider l'élection à la présidence de I. Wenceslao Braz, qui pourrait alors partir our l'Europe. C'est pour que cette validation uisse se faire sans obstruction et que les né-ociations qui s'imposent, à cette heure en ue de la solution de la crise financière puisent être poursuivies en paix par le futur pré-ident que le président actuel da Fonseca sem-le avoir pris la mesure énergique et radiale dont il s'agit. uruguay Pour le Mexique ,a solidarité des races latines en Amérique se manifeste non seulement par l'offre de mé-iation du Chili, du Brésil et de l'Argentine ntre les Etats-Unis et le Mexique, mais aussi ar des manifestations populaires. Il s'en est produit une, à Montevideo, la po-ice a dû intervenir pour empêcher les rha-lifestants de se rendre devant la légation des :tats-Unis. Après une courte bagarre, au cours e laquelle plusieurs personnes ont été con-asionnées, les manifestants ont été dispersés. mexique Médiation acceptée Les ambassadeurs du Brésil, de la Républi-ue Argentine et du Chili ont offert aux Etats-ïnis leur médiation pour mettre fin au con-lit avec le Mexique. M Wilson a accepté cette offre. Elle sera faite au Mexique. On pense que les trois états sud-américains lierclient une solution acceptable dans la etraite du général Huerta. On mettrait ainsi fin à la guerre civile qui ésole le Mexique. A Vera-Cruz Pendant que le capitaine des Etats-Unis tush et les officiers de son état-major, ainsi ue de nombreux civils, dînaient- hier soir à i terrasse de l'hôtel Diligèncias, de nombreux oups de revolver furent tirés dans leur direc-ion.Le lieutenant Seymour, du cuirassé «Utah», rit la tête d'un détachement ''e marins et con-tata que les balles venaient d'une cantine si-uée en face de l'hôtel Buenavista. Le débitant avait hissé le drapeau espagnol. Quand le lieutenant Seymour força la porte, la lumière fut éteinte par les consommateurs qui firent feu sur les marins. Les Américains envahirent le débit et arrêtèrent trente-huit personnes. Les précautions Le contre-amiral Fletcher a interdit le port d'armes à toutes personnes autres que les marins américains. Ceux qui contreviendront à cet ordre seront fusillés. Ordre a été donné de ne pas monter sur les toits des maisons à partir de la tombée.de la nuit sous peine de recevoir des coups de fusil. Cet ordre a été donné afin d'éviter que des coups de feu soient tirés des toits. A Mexico On fait distribuer dans les rues de Mexico la liste de toutes les maisons de commerce américaines avec un bulletin invitant le peuple à les détruire. Les magasins américains ont déjà été fouillés. Une autre liste a été distribuée sur laquelle sont portés les noms des Mexicains qui ont la direction des établissements américains et un bulletin invitant le peuple à massacrer ceux-ci à cause de leur complicité ayée Tes étrangers. Les Américains Un grand nombre d'Américains n'ont pas été autorisés à quitter la capitale par le train qui a emporté M. O'Shaughnessy. L'autorisation de partir leur a été refusée sur l'ordre du général Huerta, qui a déclaré qu'il les retenait, au Mexique, pour sa propre sauvegarde. On annonce que trente Américains, qui tentaient de quitter la ville conformément à l'avis officiel des Etats-Unis, ont été arrêtés à Aguas Calientos. Us ont été emprisonnés dans la fonderie d'Aguas Calientos. Le consul américain est parmi les prisonniers. Le département d'Etat à Washington aurait demandé la mise en liberté de celui-ci par l'intermédiaire du représentant diplomatique du Brésil. Les autres étrangers Un train contenant 250 réfugiés de Mexico, dont une centaine d'Anglais et 150 Américains, est arrivé hier à Vera-Cruz. Le train a arboré le drapeau anglais sur tout le trajet. Les fédéraux ont arrêté tous les mécaniciens anglais employés dans les chemins de fer nationaux et les ont emprisonnés à Orizaba. D'après les dernières informations, ils n'auraient pas encore été remis en liberté. Le motif de leur arrestation n'est pas donné. A Tampico Le général constitutionnaliste Caballero fait savoir par un télégramme de Tampico qu'il à dû ouvrir le feu contre les fédéraux parce que ceux-ci avaient de nouveau insulté les Américains de Tampico. Le général Caballero s'empara du cimetière où les fédéraux s'étaient réfugiés et il espérait pour la soirée une victoire définitive. Le canal de Panama Le colonel Goethals, gouverneur de la zone du canal de Panama, a donné l'ordre de placer les troupes stationnées dans cette zone sur le pied de guerre. L'infanterie fera un service de patrouilles près des digues de Gatun, de Miraflores et de Pedro-Miguel. Chaque soldat sera muni de cent cartouches; la machinerie qui fait fonctionner les digues sera fermée et les clés seront en possession du colonel Goethals. L'artillerie de côte sera répartie entre les fortifications situées aux deux extrémités, du côté de l'Atlantique et du côté du Pacifique. Nouvelles de l'Étranger Un disparu La «Rietclu confirme que le célèbre agent provocateur Azef se trouve à Saint-Pétersbourg où il ne prendrait même plus la précaution de se cacher. Le vol de la Joconde M. Drioux, juge d'instruction, a rendu une ordonnance de non-lieu en faveur des frères Vincent et Michel Lancellotti et de Mme Cla-mazorand, arrêtés tous les trois pour complicité dans le vol de la «Joconde». Grève maritime en Espagns A Bilhao, six vapeurs ont dû s'amarrer à quai par suite de la grève de leurs équipages. Le Féminisme en Allemagne Le féminisme fait des progrès en Allemagne. Pour la première fois, une femme, Mme feuilleton du «Nouveau Précurseur» 35 La Faute de Béatrix PAR j^stus mi\S fûp.mân Adaptation de l'ancilais par E. PIERRE LUGUET - Oui, quelquefois. — Faring se pencha in avant en souriant. — Et le malheur de l'°tre position est que votre pistolet ne peut porter b'en loin... dans quelques jours, ^semaine, un mois au plus... peut-être demain, vous aurez les mains vides... Le pauvre Buchanan ne verra plus beau-C0UP de jours... j'ai quelque expérience de j-îs sortes de choses et je crois qu'il y a beaucoup de chances pour qu'il soit mort ~~ C'est faux, s'écria-t-il, c'est faux! il ne Jvant demain... il est bien bas! ^pas mourir, il n'est que fatigué... c'est XXVI PETIT JOE S'EN VA MAIS PAS SEUL Faring se pencha encore en avant en s'é-«iant:, Son! bon! nous y arrivons! Voulez-vous ™ ma raconter? rim me 'd la cicatrice le regarda silen-usement pendant quelques minutes, puis "se mit à rire. C est une très étrange histoire : si quel-Uni-me la racontait, je dirais qu'il ment, m'. Ie v°us dirai, monsieur le deuxième '• Je vous dirai toute cette belle his toire... vous et Joë pourrez en caus'er quand vous partirez ensemble... Oui, une étrange et belle histoire! Alors, il dit tout ce qu'il savait du dégoût de la vie de ce pauvre Buchanan et de son départ dans la nuit pour échapper à la chaîne qui le liait. Il dit comment lui-même J avait forcé une fenêtre du sanctuaire des anciens dieux, comment il était tombé sur l'homme se tenant sur ses gardes. Il rapporta leur étrange conversation et l'offre que Buchanan lui avait faite, la sauvage a.mertume avec laquelle il avait voulu disparaître sans un mot, sans laisser de traces derrière lui; il dit leur sort-e par la fenêtre, ' leur marche à travers les jadins, l'escalade du haut mur, leur course à travers la lande ! et les bruyères balayées par le vent de mer. | Ainsi, nous sommes venus à la vieille : carrière de pierre, celle que vous pouvez voir de la porte de cette hutte. Il allait pleuvoir, on y voyait peu, juste de temps en temps, une rapide trouée de lune quand les nuages s'ouvraient un peu... Oui, c'était une vilaine nuit, une nuit pourrie. Peut-être, si elle avait été claire et sèche, ne serait-il rien arrivé... vous savez, le sentier court très près du bord de la carrière... il était glissant... Eh bien! il tomba sur le bord. — Ah!... sans y être aidé? — Il tomba sur le bord... une minute, il fut là en face de moi... — Oui, certainement! en face de vous! Là, en face de moi... et, la minute suivante, il n'y avait plus rien! Il s'arrêta un moment, fronça les sourcils, regardant au ldin comme si la scène lui fut pénible à raconter. — C'est un vilain endroit, dit-il enfin, cette damnée carrière sombre est un vilain endroit la nuit!... C'est si profond, si noir, avec de l'eau dans le fond des trous et les | plantes qui y poussent... C'est un mauvais | endroit pourri. Il fronça encore le front et se remua, mal à l'aise. Je pense qu'il se pas sa deux heures avant que J'eusse assez commandé à mes nerfs pour descendre, et même alors, je m'arrêtai plusieurs fois dans ma courir avant d'atteindre le fond et de le trouver... Il était étendu, à moitié dans une flaque d'eau, gémissant et criant pitoyablement... je pense que l'eau l'avait ranimé, 3ar il était très grièvement blessé... la tête avait port,é, elle était fendue, sa jambe gauche déchirée et...et il avait aussi... une blessure... dans le dos... l'argent était naturellement dans sa poche. — Pourquoi n'avez-vous pas pris l'argent st ne l'avez-vous pas abandonné? L'homme rougit violemment et sembla en proie à un honnête embarras, il leva ses yeux où se voyait un singulier regard d'excuse, presque aussi confus que celui de Joë. — Je ne sais pas... je fus stupide, mai... il gémissait et criait si pitoyablement!... Il y avait près de là une sorte de cave, une galerie transversale où la pierre avait été extraite très pronfondément; elle était chau-et commode, et il poussait justement à l'en-, trée des broussailles et des petits arbustes qui la cachaient si complètement, que, fus-siez-vous descendu, vous n'auriez pu là découvrir . Je l'y transportai... il n'a jamais été bien lourd... je l'installai aussi confortablement que je pus, et nous vécûmes là près de six semaines. J'avais laissé des affaires dans cette même hutte; je vins les prendre. Je profitais de la nuit pour aller aux provisions; je laissai pousser ma barbe et au bout d'une semaine je pus sortir impunément dans le jour pour acheter ce qu'il nous fallait, au village le plus proche... En six semaines, Joë fut en état de partir, et une nuit nous quittâmes la carrière pour aller à l'Ouest, non loin de Chicago. Il y avait là, aux portes d'une petite ville, un camp de nomades; nous sommes restés avec eux. — Puis, il vous vint à l'idée de faire chanter les almis de Buchanan? — Oui, justement!... J'ai dépensé plus d< six mois à essayer de réveiller la mémoiri de Joë, et le souvenir de son ancienne po sition, mais en vain... Sa tête avait tro{ souffert. Il lui revenait bien des parcelles d< souvenir, mais il croyait les sortir de si tête. Il n'a jamais pu croire que c'était la vé rité... Alors, quand nous sommes arrivés ici Joë a rencontré... la dame, tout à fait ac cidentellem-int, pendant que je n'étais pa: avec lui, et j'ai compris qu'on pourrait tire: beaucoup d'argent parce qu'elle était ma riée et que le retour de Joë gâtait tout. Faring eut un hochement de tête approba tif. — Vous avez conduit les choses aussi biei qu'elles pouvaient l'être. Si votre plan : échoué, ce n'est par votre faute; la maladie de Buchanan en est seule cause. L'homme approuva et tourna, les yeu: vers la forme immobile du petit vagaboni enfoncé dans sa stupeur, respirant pa graad'- soupirs ler.is. .,:té, 1..- -é, coi sumé, !nv ,'i; par la pà .ail' de K mort qu le guettait, cachée dans l'ombia a la cham bro. Quelles pensées amères vinrent à lui, cris pèrent son âme? Nul ne le sut jamais, mai Faring qui, ligoté sur sa chaise cassée, l'oï servait intensément, vit son visage se tordr t dans une douleur surhumaine, et l'étonnc ment se changea chez lui en respect. Qu'y avait-il eu dans ce misérable peti débris d'Herbert Buchanna pour provoque chez un tel homme un amour semblable Buchanan, fort, dans sa prospérité, maîtr de lui-même, avait éloigné tout le monde! Une cruelle ironie se dégageait de ce raj prpchement, Comme Faring l'avait dit e faisant allusion à un autre "geste,Buchana lui-même l'eût appréciée. Gundrop regarda de nouveau Hat y F r ring, et lentement, la flamme de rage, d fureur froide et désespérée, remonta dan ses yeux. Il prit le pistolet, arma le chien ! et mit le doigt sur la gâchette. Les cinq ! cartouches étaient à leur place, petits cer-- cles d'airain semant la mort!... IÎ examina i l'arme, se leva,avança d'un pas, s'éloignant : du coin du feu où il s'était tenu jusque là. i. '— Nous commencerons maintenant, dit-• il, ses yeux cruels fixés sur Faring avec i une véritable haine. ' Ce dernier respira profondément; il se ; sentait en grave péril. S'il le voulait, le bandit le blesserait du premier coup, assez sérieusement pour l'estropier, et rien selon toutes probabilités, ne viendrait détourner la main criminelle. Il s'était laissé lier à i cette chaise, parce qu'à ce moment, il ne t pouvait l'éviter, mais il avait espéré et attendu que quelque petite chance d'échapper s'offrit à lui. Aucune chance ne s'était présentée; la venue en semblait maintenant j problématique. Cela ne veut pas dire pourtant qu'il abandonnât tout espoir, ou qu'il se résignât à j se laisser tuer sans essayer très énergique-_ ment de défendrp sa vie... son amour, bien plus précieux à ses yeux. La chaise sur la-. quelle il était lié, vieille et branlante, n'of-3 frirait sans doute pas grande résistance;ses pieds restaient libres. La corde avait été 3 passée deux fois autour du dossier peu solide et du corps du jeune homme, collant ses bras aux montants. S'il lui était ac-t, cordé une minute, il était sûr de pouvoir r briser le siège et de se rendre libre, mais 9 il n'y fallait pas songer tant qu'il se trou-e vait en face de l'homme et de son pistolet braqué. Quand l'ami du p°tit Joé se leva et s'avan-i ça, prêt à faire feu Faring le surveilla avec i vigilance, raidit ses genoux et appuya ses pieds, écartés, plus fortement sur ïe sol. Il voulait essayer d'éviter le premier copp, \ e puis, avant qu'un autre pût être tiré, s'élan-5 cer, lié comme il était et se jeter sur son assaillant. ' Le plan n'était pas impraticable; la courte distance séparant les deux adversaires pouvait en permettre la réussite. Par un choc inattendu, Faring ferait rouler son meurtrier, et se dégagerait de la chaise avant que celui-ci pût se reconnaître. Mais tout à coup la situation changea de face. Gundrop, levant son arme pour faire feu„ vit les yeux de Faring se détourner de lui, regarder plus loin et s'ouvrir démesurément.— Regardez! regardez... derrière vous! dit-il dans un murmure. Ce n'était pas une ruse... il était sincère. Gundrop fit volte-face et poussa un grand cri, sanglotant. Herbert Buchanan, assis sur sa couche, quand... je le pouvais! dit-il, les yeux fixés battait l'air d'une de ses mains étendue. — Je. . ne vous... ai pas frappé... quand... dons l'ombre où Gundrop s'était caché. La voix n'était qu'un souffle, qu'un râle, un soupir tremblant... mais c'était la voix de Buchanan, ce n'était plus celle du petit Joé. Il toussa, toussa encore d'une toux horrible, le sang vint à ses lèvres, et la main vengeresse, coupant l'air, il se balança comme s'il allait tomber. Au premier mouvement de son maître, le lévrier russe s'était vivement retourné, et, accroupi à côté de la couche, il avait posé une tête curieuse et dolente sur les jambes immobiles. En le voyant chanceler, Gundrop poussa un grand cri et s'élança vers le moribond. — Joé! Joé!... Joé! cria-t-il d'une voix aiguë comme celle d'une femme, et comme s'il voulait se jeter sur ce corps chancelant. (.4 continuer.)

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Dit item is een uitgave in de reeks Le nouveau précurseur: journal du soir behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1902 tot 1914.

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