Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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s.n. 1914, 19 April. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Geraadpleegd op 24 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/qv3bz62k20/
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Douzième Année, N° 16 le Dimanche 19 Avril 1914 RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Janson, E. Feron, P. Hanrez, G. Lorand, A. LamMotte, Hermann Dumont ABONNEMENTS : Belgique : fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7.00 id. Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet V 10 centimes le numéro Rédaction et Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) ABONNEMENT avec le Supplément L'ENSEIGNEMENT PRATIQUE : 6 francs par an Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet Le « Ralliement » est en vente au numéro : SOMMAIRE : a Bruxelles : Dechenne et e». Galeries Saint-Hubert. France et Allemagne, G. Lorand. — La semaine poli- liege : j. Beiiens, 6-8, me de la Régence. tique. — Les étrangers reçoivent ; les Belges paient ! Anvers : Mertens, 5, avenue de Keyzer. Fr. Rosseels — Sam Wiener et la loi scolaire. — G AND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. La revision, H. Dumont. — La presse et l'affaire MONS : Ve SMttens, rue de la Petite Guirlande. Caillaux, G. L. — La morale et la religion, Em. de BRUGES : V« DeReyghere, 13-15, rue delà Monnaie. Laveleye. — Quelques faits.— Le prince de Ligne, GHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. Fr. Foulon. — La « Riboto » de Trinquetaille, F. Mistral. FRANCE ET ALLEMAGNE La mode en France est en ce moment aux enquêtes sur la situation de l'Allemagne. Les reportages de M. Jules Huret sont célèbres. C'est là une mode qui, à la différence de beaucoup d'autres, est fort utile. Ce qui manque îe plus aux peuples, c'est de se connaître les uns les autres pour s'apprécier au lieu de se haïr bestialement. Une de ces enquêtes est faite en ce moment dans la Dépêche de Toulouse par un journaliste de beaucoup de talent, observateur sagace et clairvoyant, M. Jean Pelissier, qui a été en Orient pendant la dernière guerre et en a envoyé les lettres de loin les plus intéressantes et les plus instructives qui aient paru dans la presse française. Si au lieu d'écrire dans un journal de province, Pelis- : sier avait pu placer sa copie dans le Figaro, \ le Matin ou le Temps, il serait aujourd'hui célèbre, mais il écrivait ce qu'il voyait, sans parti pris, et ce n'est pas ce genre de journa- j lisme qui conduit à l,a notoriété ni à la fortune aujourd'hui. A Berlin, le journaliste français a été très frappé et un peu étonné d'apprendre que personne ne veut la guerre et que si l'Allemagne arme à outrance c'est pour se défendre contre l'agression dont elle se croit menacée par la France et la Russie. Et pourtant cela est tout aussi sincère que l'affirmation des Français qui ont cru devoir rétablir le service de trois ans pour se prémunir contre l'attaque brusquée dont ils se croient menacés à leur frontière du Nord-Est. Le journaliste français est allé interviewer celui des Allemands qui passe pour le plus belliqueux, le général Keim, président de la Ligue militaire, et voici ce que le plus farouche des Teutons lui a répondu : Nous voulons qu'il n'y ait pas d'exception dans l'empire et que tous les jeunes gens en état de porter les armes passent par la caserne. Le service militaire obligatoire a des avantages sociaux et moraux incontestables. Nous voulons que notre nation profite le plus largement possible de ces avantages. Il n'y a aucune provocation dans notre attitude ; nous ne faisons que suivre l'exemple de la France. Gomme elle, nous voulons simplement éduquer la masse du peuple et développer le sentiment national qui est beaucoup plus ardent au delà des Vosges que chez nous. Qu'on ne nous reproche donc pas de vouloir faire la guerre, ajouta avec un accent de colère le général Keim. Nous sommes un peuple raisonnable. Qu'on nous laisse la paix. Voilà ce que nous désirons. Et puis, nous parlons en gentlemen, n'est-ce pas ? Quel intérêt aurions-nous à faire la guerre à la France ? — L'hégémonie de l'Europe, si vous étiez vainqueurs ! — Qu'avons-nous à faire de l'hégémonie ? Nous ne l'avons jamais recherchée. Napoléon, et avec lui le peuple français, Font ardemment convoitée. Nous pas. Encore une fois, nous sommes un peuple pacifique. Qu'on nous laisse la paix. C'est là tout ce que nous demandons. Vous voulez que nous prenions encore un peu de territoire étranger ? Nous en avons assez de l'Alsace et de la Pologne. Nous en avons assez de Saverne ! Merci ! Toutes les fantaisies de conquête qu'on nous attribue, pure sottise ! Voici un autre ouvrage du général Palat : « L'Alliance franco-allemande ou la guerre », qui est lui-même une réponse au livre du député socialiste Marcel Sembat : « Faites le Roi sinon faites la Paix.» L'idée qui est au fond de l'ouvrage du général Palat, c'est que l'Allemagne veut vous iaire la guerre. Or, c'est une parfaite erreur. L'Allemagne est pacifique, vous dis-je ! C'est le socialiste qui a raison ! Les Français devraient ne plus avoir peur devant les fantômes et tâcher de s'entendre avec nous. Au fond, l'opinion des journaux chauvinistes français au sujet de l'Allemagne m'est assez indifférente. Ce que pense de nous, par exemple, « La France militaire », je m'en moque, bien que ce journal ait une réelle influence sur le ministère de la guerre. Qu'un homme aussi intelligent que le général Palat se laisse aller à une interpellation aussi fausse des intentions de l'Allemagne, vraiment, je ne comprends pas ! Et, ce disant, le général Keim faisait des gestes désespérés. Il ajouta : — Peut-être m'objecterez-vous aussi que nous voulons attaquer la Russie ! Mais, je vous le demande, quelle raison pouvons-nous avoir de faire la guerre à cet empire ? Aucune, n'est-ce pas ? Sans doute, à la veille de la révision du traité de commerce avec ce pays, l'Allemagne songe à défendre ses intérêts et à obtenir les plus grands avantages possibles. Mais ce n'est pas pour payer un mark de moins de droits de domnes qu'elle aura la folie de faire la guerre. Qu'on cesse donc de nous attribuer des intentions stupides ! L'Autriche, elle non plus, ne songe pas à attaquer la Russie. Sa puissance militaire a trop été affaiblie par la guerre balcanique. Seule, la Russie sera peut-être tentée d'attaquer l'Autriche. Alors, il est vrai, l'Allemagne sera obligée de porter secours à son alliée. La paix est donc entre les mains de la Russie et de la France. C'est l'évidence même, mais combien de fois faudra-t-il que cela soit répété pour qu'on le comprenne enfin des deux côtés des Vosges? Le désir de paix est égal de part et d'autre. On n'arme que pour se défendre contre une agression dont la pensée est repoussée comme une injure, et avec une incontestable sincérité, par ceux à qui on l'impute. Et alors pourquoi continuer ces armements insensés, au lieu de se dire franchement de part et d'autre qu'on est décidé à vivre en paix et à s'entendre ? Or, ces armements ne font que croître de plus en plus, sur terre comme sur mer, et nous conduisent sûrement à la ruine ou à la révolution, sinon à une guerre générale. LA FLOTTE ALLEMANDE Voici quelques détails intéressants sur le prodigieux développement de la flotte allemande, dû à la collaboration avec l'empe-rçur de l'amiral de Tirpitz et du puissant « Flottenverein » : La loi navale donnera à l'Allemagne d'ici 1920 soixante et un grands cuirassés ou croiseurs de bataille, quarante et un petits croiseurs légers, cent quarante-quitre torpilleurs offensifs et soixante-douze sous-marins. A l'heure actuelle, les Allemands ont déjà en service dans leur flotte de haute mer vingt-cinq cuirassés, soit treize dreadnoughts, quatre grands croiseurs de bataille, huit croiseurs de bataille et un certain nombre de petites unités. La base de leur puissance navale a été transportée de Kiel à Wilhelmshafen, un port de mer du Nord protégé par la forteresse de H« Igoland. C'est là que se tient l'escadre des dreadnoughts, composée de la première et de la troisième escadres, et c'est toujours autour d'Helgoland que se font les exercices de la haute mer. A Kiel, on ne trouve que la deuxième escadre, composée de vieux cuirassés d'assi z petit tonnage pour traverser le canal et se transporter sans faire le tour du Danemark, de la Baltique à la mer du Nord. Comme l'Allemagne a très peu de côtes et n'a guère de bons ports, le goût des choses de la mer a dû être éveillé chez le peuple d'une manière artificielle par une intensive propagande. C'est la tâche qui fut assumée par « la Ligue navale », société qui compte plus d'un million de membres et qui dispose d'un budget considérab e. Malgré les prodigieux résultats qu'il a déjà obtenus, l'amiral Tirpitz n'est pas satisfait et il réclame l'accélération de la construction des navires prévus dans le programme arrêté jusqu'en 1920, ce qui revient en définitive à augmenter ce programme, car si celui-ci par exemple élait réalisé en 1918 au lieu de 1920, le ministre de la marine pourrait dire au parlement : « Je ne puis laisser mes arsenaux inoccupés », et il lui serait alors facile d'obtenir des crédits supplémentaires pour la construction de nouveaux dreadnoughts.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le ralliement: journal libéral hebdomadaire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1903 tot 1914.

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