Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1916, 24 Juni. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 22 januari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4m9183521h/
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23* ANNr E.— Série nouvelle.—Ne512 Le numéro : 10 Centimes (5 GSMTIMES AU MONT) Samedi 24 Juin 1^16 RÉDACTION & ADMINISTRATION 23tl!r, ne is la BsorsB — LE HAVRE Téléphone : Le Havre n° 14,05 Directeur : FURfflD KSM? Toutes les communications concernant la rédaction doivent être adressées 28tw, rue de la Bourse, Lq Havre, LONDON OFFICE ! 2-1, PANTON STREET Leicester Square, S. W. < - , LE XXe SIÈCLE Quotidien ibeipe pararat eu l~tevre ABONNEMENTS Franc© 2 fr. 60 par mois » 7 fp. 50 par irlmestrai- Angleterre.. 2 8h. 6 d. par mois » .. 7 sh. 6 d. par trimestre Autres paya. 3 fr. — par mois » • 9 fr. — par trfmsstr© PUBLICITÉ S'adresser à l'administration du journal au Havre ou à Londres Annonces 4* page: 0 fr. 40 la ligne Petites annonces 4* page: 0 fr. 30 la ligne Les petites annonces sont également j reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Vic'oirc, Paris, \ qui en a le monopole pour Paris. n\ La réparation les longes de guerre Un projet de loi sur la réparation des ammages do guerre vient d'être adopté, près accord avec le gouvernement, par la ommisston de la Chambre française char-;ée d'étudier cette question. Ce projet n'est pas le premier. Un antre exte avait, été déposé primitivement; mais ur les réclamations des divers groupements et associations formés par les viennes de la guerre, il avait été remis en liscussion. Ce n'est vraisemblablement, pas s dernier, car le nouveau projet soulève, Lès sa publication, de nombreuses critiques. Il est cependant deux points qu.i paraissent léflnitivemeint fixés : c'est, d'une part, le Iroit pour les vicÇiffwes de la guerre, d'ob-enir réparation des dommages subis ; l'est, d'autre part, la nature des dommages fui peuvent donner lieu à réparation. $ 9k * Jusqu'à présent, l'obligation pour 1 Etat fe réparer les dommages de guerre n'avait -lé considérée crue comme une simple obli-tation morale e~t c'est dans ce sens que la question avait été tranchée etri Franco à la. suite des guerres précédentes. Le décret du i août 1871 portait encore qu'un dédommagement serait accordé à tous ceux -lui ivadent subi pendant l'invasion des 'loin nages matériels. Mais on ne reconnaissait iux victimes aucun droit juridique, aucune iréance indiscutable liant définitivement 'Etat. Ce point de vue avait été bien examiné lors de la discussion du décret, mais VI. Thicrs l'avait fait écarter. En réalité, iprès la guerre de '1870-71, la réparat ion se ît sous forme de secours ou indemnités et .e paiement eut lieu jusqu'à concurrence i'un tiers environ de la valeur des dégâts. Mais les idées ont évolué depuda un demi-siècle ec actuellement la théorie de ''èiTes-ponsabilité de l'Etat dans des cas de l'espèce i été écartée pour faire place au principe nouveau du risque social, principe do-'! il ne pourrait certes v avoir d'applicat- m plus légitime que dans l'espèce des dom.nag^s Je guerre. C'est dans l'intérêt général, cest-pour le profit commun que la lutte a été acceptée et qu'elle se .poursuit ; il n'^st que juste que chacun contribue, selon se-a moyens* et ses capacités, aux dépenses qui ?-n résulteront, ce quelque nature qu'elles soient L'égalité des charges, qui se trouve ï 3a base mémo de toute association, la justice diistributive quii doit, en régler les ^apports exigent qu'il en soit ainsi. A notre lvis, al serait tout aussi injuste de s'y oppo-ler que -de vouloir faire supporter par quel-pies citoyens seulement 'les dépenses d'ar-nement 'ou certaines dépenses spéciales >rovoquées par la guerre. Une objection -qu'on a souvent formulée ;onitre le diretit à ia réparation, c'est que 'Btat risque de compromettre les finances lulbliques en prenant des engagements considérables et dont -il ignore peut-être même 'étendiue. Tout d'a.bord cette objection suppose que l'ennemi ne soit pas forcé de réparer 'es dommages qu'il aura causés. Mais, en admettant qu'il en soit ainsi, Ae droit, dès ju'i.1 est. établi, est absolument indépendant île son étendue • eue la dette so.it de 100 ir. >u dCf 1,000 francs", le lien de droit nui unit e débiteur au créancier est le môme. Et ce i-'est pas parce qu'une répartition équitable les charges aurait pour effet d'imposer des sacrifices, m Ame importants, à 1 ensemble le la population, eu'il v aurait lôeu ""e rnain--enir une inégalité choquante au détriment le certains citoyens. Il appartiendrait sim->lemen«t à l'Etat d'adopter les modalités qui îauve>can*d>e<raient le mieux les intérêts de la collectivité. .. C'est de cette doctrine que s inspire 1 aru--le premier du projet do loi français : « La République proclame l'égalité de tous les Français et la solidarité de la nation devant es charges de la guerre. » *** Ge principe admis, il s'agit de déterminer [es dommages qui donneront lieu, à répara-Lion. L'article 2 répond à cette question : :< Les dommages causés en France aux biens immobiliers et mobiliers, par les fans ae I guerre, cuivrent le droit à la réparation... pourvu que ces dommages soient certains, matériels et directe». D'aucuns prétendaient qu il fallait i este. Logique avec soi-même et faire supporter, oar la collectivité, tous les dommages, même 'moraux ou indirects, résultant de la guerre. Nous no sommes pas de cet avis ; car .a pre-nd-'ère des conditions pour qu on puisse rc-pairer un dommage, c'est qu'on en determ.ne ['étendue. Or, s'il est facile d apprécier la wûesur d'un immeuble détruit, ci un objet pèrdu ou avarié, il serait matériellement impossible d'évaluer la perte que les diffc-renties classes de citoyens auront su.b.e par suite du ralentissement forcé de leur activité et de la suppression de leurs moyens 3e travail. La diminution des revenus auru l'ai..leurs été presque -générale et très souvent proportionnelle aux fac;viles de sous ce rapport, il s établit donc- presq-' -a'rtomatique'ment «umse cc-r^urue -ega.ité <i,-charges, et nous voyons dans cette circor.-, tan e une seconde raison qui dispense l'Etat d'intervenir \p:iur restituer, avec l-:« perte sèche qui a été subie, le gain qu: a été manqué. . , Au surplus, rien ne s'oppos-e a ce qu uni contribi't on spé -iale, tel> qm \n .axe s-r.r les bénéfices extraordinaires, frappe céderai se seraient trouves pondern-t la guerre d,ans une situation privilégiiée. :fc C'est à peins-si, dans tes lignas qui pré-codent nous avons {eiîfleuré les principes fondamentaux fie la, réparation des id.oni-mages de guerre. Le fait que la Commr.ss.ion fe la Chambre française, animée mi dcsir dVbo-.itir à un prompt résultat, a consacré Pîub d'un an à la révision du promier projet qu'elle avait déposé, prouve à lui seul combien le probième est complexe. Encore faut-il tenir compte des critiques que s -ulèvo le nouveau projet au sujet de points très délicats, tels (pie la question du remploi ; la distinction à taire entre les propriétaire^ des men'bles détruits, suivant qiue ceux-ci ont ou n'ont pas une utilité agricole, indns-tEsUs ou strofessionneile ; recheioanemeal et les modalités du paiement ; les juridictions chargées d'évaluer les dégâts, etc. Pour la Belgique aussi, la question de la réparation des dommages de guerre se posera impérieusement aussitôt après la libération du territoire. Il faut donc que, dès maintenant, on se prépare à la résoudre. Le gouvernement belge l'a compris d'ailleurs, puisqu'il a déclaré récemment que « dès qu'il sera possible de réunir le Parle-» men-t, il lui soumettra des propositions « tendant h déterminer les dommages à « réparer et à en répartir la charge entre » la nation tout entière ». Celk' déclaration aura puissamment réconforté les victimes qui n'attendent que la victoire pour reconslniire leurs foyers ou leurs usines et travailler à la restauration de la Belgique. Nous n'en doutons pas, le gouvernement tiendra sa promesse ; mais nous osons espérer que, de son côté, le Parlement ne négligera rien de ce qui peut hâter la solution d'une question aussi vitale pour ■ i.. Iles discussions échangées en. France à ce sujet permettront aux députés et sénateurs exilés de s'attacher, dès maintenant, ^ l'étude de cet important problème ei d'en saisir plus facilement les multiples aspects. Les extapEis é la peâ silîïisnfe L'AFFAIRE FŒRSTER ET LE FAUX CHRISTIANISME Le ujournal de Genève» publie un extrait de l'article publié par le Pr F.-W. Foers-ter dans la revue pacifiste «Friedenswarte.', de Zurich, et qui vient d'être solennelle me it condamné par la faculté de philosophie «:c Munich en corps. F.-W. Fœrster affirme que la conception bismarckienne qui s'est développée dans la politique de l'Allemagne nouvelle est animée dun esprit antichrétieri (t Le nouvel empire, écrit le professeur F cens ter, est. né de l'esprit pîlîen, c'est-a-dirc de l'individualisme purement national et égoïste qui a pris possession de l'humanité depuis la Renaissance, qui a trouvé n Bismarck son praticien le plus génial et 1" plus conséquent, et qui devait fatalement aboutir à une catastrophe, comme tout ce qui dans le monde essaye d'agir ou d'édif-er contre l'esprit de la vérité chrétienne. » A ce principe de domination par la force :;t d'organisation autoritaire, M. Fœrster oppose comme la véritable idée- allemande oelîe de fédération. Eit. le « Journal de Genève » expose comme il suit l'origine de la censure de Ja faculté philosophique. 9 « V « Odium theologicum » a joué son rôle dons cette affaire. Elle a été mise en scène par 1' « Êvangelischer Bund » de Berlin. Ce concile au petit pied a Instruit contre M. Fœrster un véritable procès en hérésie. Il l'a livré au bras séculier en réclamant des mesures de rigueur du <( GencraTkommando n de Munich. Et il a lancé une bulle d'excommunication répandue à profusion dans la capitale bavaroise. C'est ce factura qui a excité les philosophes de l'université contre leur collègue. » L'organe .conservateur de Berlin, la .« Taegïiche Rundschau », a publié sous oe titre : » Esprit de Pentecôte, esprit aile mand » les réflexions suivantes : « La fête de la Pentecôte doit être célébrée comme la fête de l'esprit allemand... Le destin de la pensée allemande est lié à l'histoire des progrès et des conquêtes de la chrétienté dans le monde... Notre Penterôte de guerre est une fête de purification et de renouvellement do l'esprit national... Désormais, l'Esprit saint et l'esprit ails-mand sont inséparables, s Gette as-sernon extravagante n été mainte fois avancée depuis le commencement de la guerre. Cette fois des Allemands même protestent. La « Kœlntische Volkszeitung » du T> juin condamne le prêche de la « Tengliehe Rundscb&u » ; elle fait remarquer que le= ennemis de l'Allemagne exploitent de pareilles manifestations pour soulever l'inii-;-no>tion des croyants dons les pays neutres. LÊSFAITSDU JOOh 7.es Alliés ont imposé leur volonté à la tl-rèce. Une démarche, collective des représentants de la France, de la Russie, de la irande-Brctaçine et rie l'Italie a eu lieu A [thènes, aPP 'jée par un démonstration na-d:> Le rni a jait droit à leurs demandes et e cabinet Skouloudis ayant démis.: tir l'heure, M. Zalmis a constitué un Mbits! "affaires chargé de dissoudre la Chambre ■ 'de procéder à Qes élections générales ,i démobilisation sera complète, et on ros-ra aux gages les fonctionnaires de l'i po-e nue désigneront les Alliés. ; ç débats secrets de la Chambre pan-,i se sont terminés par le vole, 1 la fo-te. lajorité de Wt voix conlrt 80, d'-m trdre 'i„ iour de confiance au, gouvernement. AAA ",Wl WWV //Allemagne a adressé à la Suisse ime .uole nui a tous les caractères d'un ufi'ma-!itm et par Inquelle elle menace de sùswn-:!re /c.ç envois de matières premières f.< vr / industrie, particulièrement les er-.vois <!e ■harbon rt de métaux, à moins que la v*?.*.- a >r consente à l'expédition des denrées ad-nenlaircs accumulées sur son territoire par les asjents allemands. .WVWA-VVrtV ["ne grave révolte a éclaté en Arabie, en les tribus ont secoué le joug du sultan de Turquie. Les rebelles disposent rie fin-es mposanies : ils se sont emparis de La Mecque et des bourgades voisines, et assiègent la viUc sainte de Mcdine. f qui servirait la neutralité delà gdgique DÉTAIL SIGNIFICATIF D'UN JOURNAL HOLLANDAIS PANNEERLANDISTE el GERMANOPHILE —o- - Le Nieuwe C-ourant est parmi les journaux hollandais celui qui a le plus insulté le XX* Siècle. On va voir par un article de ce journal de quel point de vue il envisage l'avenir de la Belgique. Cet article a paru dans le Nieuwc Courant du 7 juin 191G, sous la signature d'« un correspondant occasionner ». En voici le passage le glus significatif : « Ne peut-on pas dire aussi — que certains esprits malveillants n'aillent pas détourner le sens de ces paroles — crue LES INTÉRÊTS HOLLANDAIS ET LES INTÉRÊTS FLAMANDS JUSQU'A UN CERTAIN POINT SE CONCILIENT AVEC LES INTÉRÊTS ALLEMANDS POUR CE QUI A TRAIT A LA BELGIQUE, POUR AUTANT QUE LES ALLEMANDS TIENNENT A CONSERVER POUR VOISIN UNE BELGIQUE NEUTRE et surtout qu'ils n'essaient pas d'instituer en territoire • belge une force allemande. » Conclusion : la neutralité de la Belgique servirait les imfcérète allemands. C'est ce que le XX' Siècle n'a cessé de répéter. Nous savons maintenant pourquoi le Niguu:e Courant et ses amis prétendent que le maintien de la neutralité belge servirait les intérêts flamands. Il cs<, superflu de rappeler que tout co nui sert les intérêts allemands est contraire aux intérêts de tous les Belges, qu'ils soient Flamands ou Wallons. UiloiisnolfflMllisMros morts an cMms Jloieir • liOtt L« Roi vient de signer un arrêté rojial en vertu duquel la décoration de l'Ordre de la Couronne et la Croix de guerre seront désormais attribuées à tous le3 soldats, caporaux et sous-officiëîs morts au champ dhonneuç. L'appel Ès IBIBS fe i! i H Bas »0« La Commission ministérielle n'a nu terminer complètement son travail ; elle tiendra, en conséquence, une nouvelle et dernière réunion. * * 'M Nous pouvons dire, en réponse à de nombreuses lettres, nue LA LOI NE S'APPLI-OUERA PAS AUX BELGES AYANT ATTEINT L'AGE DE 40 ANS AU tor JANVIER I91fi. Telle est la limite adoptée par la Commission. PENSÉES ® <© ® ON NE PEUT PLUS METTRE EN REGARD LA BELGIQUE DE 1830 ET LA BBLC-IQtJE D'AUJOURD'HUI. A CETTE EPOQUE ELLE ETAIT FAIBLE* PfiNUÈS, SANS FINANCES ET SANS COiLONIES. ACTUELLEMENT ELLE EST UN DES PAYS LES MIEUX ADMINISTRES, LEiS PLUS PF.OSPE-RSS ET LES PLUS RICHES DE L'EUROPE.L'ETAT QUI DE 1831 A 1830 NE POUVAIT ÏÏ^~PASSER TyJ SECOURS DES FERS QUI AVAIENT ENT0UP.3 SON BERCEAU A GRANDI >'Q?>r M'JNT. DEJA EN 1870 IL A PROUVA QTJ 'IL ETAIT PAR. ■ AITEMENT EN ETAT DE FAIRE RESPECTER SA NEUTRALITÉ. TN VLRITË LA BELGIQUE PEUT ACTUELLEMENT PAR?AITEMENT SE PASSER DE L \ GARANTIE PROBLiT MATIQUE DE SA NEUTRALITÉ. ELLE rFk D'AUTRE EFFET QUE PS LUI. DONNER L'AIR D'ETRE UN ETAT EN TUTELLE ET C'EST VRftIMr.HI UNE SITUATION QUE LA BELGIQUE NE MERITE PAS. Lieutenant général hollandais JONKHKER DEN BEER PORTUGEAL. (La Neutralité de la Belgique, 1910). •<>- _ A Mantes, le maire ayant taxé les œufs à 1 fr 70 la douzaine, les approvisionnements habituels ont déserté le marché local et se portent aux autres marchés de Ja ré- gion. j ... _ A Barcelone, la gendarmerie a oispersé des manifestations de grévistes. Des collisions se sont produites au cours desquelles plusieurs coups de feu ont été tirés. On ne «isroal® aucune victime. La collaboration des classes est une nécessité QUELQUES VÉRITÉS DE BON SENS SUR LES RAPPORTS ENTRE LES PATRONS ET LES OUVRIERS C'est encore dans la « Victoire » de Gus« tave Hervé et sous la signature de^Lysis que nous les trouvons. « Aucune amélioration matérielle, écrit-il, ne pouvant être envisagée sans l'extension de notre agriculture, de notre commerce et de notre industrie, une telle extension étant, d'autre part, impossible à réaliser sans l'existence de Oons rapports entre les patrons et les ouvriers, il en résulte que la collaboration des classes est une nécessité. » De cette vérité, Lysis tire à l'intention des socialistes ces conclusions pratiques : « Les plus grands événements de l'histoire se fassent en ce moment, il va sortir d'eux des transformations, des bouleversements si profonds que la plupart de nos idées seront à réviser, les circonstances de temps et a'e milieux ayant complètement changé. Beaucoup survivront en s'amendant, mais malheur à celles qui seraient trop Vieilles pour s'adapter aux temps nouveaux ! Si la lutte de classes, ou l'antagonisme économique du patron et de l'ouvrier, est un fait, il n'en résulte pas que nous devions l'aggraver. F,n voici la preuves la lutte des nations est aussi un fait et nous sommes d'avis cependant qu'il faut l'atténuer. A parler franchement, il est choquant d'être pacifiste au dehors et belliqueux chez soi, de vouloir la paix à l'extérieur et la guerre à l'intérieur, d'épargner l'Allemand et de décimer le bourgeois. Nous cherchons un moyen de régler automatiquement les conflits qui surgissent entre les nations, avouons qu'il serait ('irange ce poursuivre un but de cette nature el de ne pas avoir aussi la préoccupation de trouver un mécanisme pour solutionner les litiges qui divisent nos concitoyens. En renonçant ti la lutte de classes ou plutôl on l'interprétant autrement qu'ils ne l'ont fa'l jusqu'ici, car c'est de cela qu'il s'agit, les socialistes abjureraient un point de leur doctrine mais iis seraient fidèles à son esprit. L'expérience est le seul critérium des science? sociales : si les faits établissent que la lutte d< classes aboutit à ruiner un pays et les travail leurs qui l'habitent, il n'y a pas de théorie q i oblige à la conserver. Le véritable point de vue socialiste consiste t désirer le développement, du capitalisme, pui> qu'il s'identifie dans nos sociétés avec le progrès industriel et commercial. L'action ouvrière n< peut prendre conscience d'elle-même ni se per fectionner, ni se moderniser dans un pays o( prédominent la petite et la. moyenne entrepri ses, comme c'est le cas chez nous. A ia grand» industrie correspond la grande organisation ou vrière, à la grande usine le grand syndical Quand les fabriques sont cartcllisées, comme ex Allemagne, l'action ouvrière s'adapte à la cop cen! ration patronale, elle s'élargit et prend n.ême amplitude.- Cô régime est favorable aux travailleurs ; < : pourrait en donner la preuve en montrant qu-le mouvement des cartels et des trusts a ton jours été bien vu ciès ouvriers allemands et aîné ricains, que ceux-ci sont bienveillants à sot égard et en parlent sympathiquement. Plu l'industrie est grande, plus elle est stable e moins l'ouvrier a de chômage ; plus l'industrie est organisée, plus elle défend ses prix et plu les salaires sont réguliers ; plus l'industrie es vaste, plus ses produits sont identiques et plu ies salaires sont unifiés. Quand les patrons e les" ouvriers sont groupés en de puissantes cor porations, il leur est plus facile de s'entendr entre eux que dans un régime de petite protluc tion où ils sont disséminés et travaillent a'an des conditions qui diffèrent d'une usine & l'autre Un point de vue socialiste un peu large es celui qui consiste à admettre que le développe ment de la production est la chose qui impari-et que toute politique, est mauvaise pour l'o . \rier, si elle arrête l'essor industriel. Contraire ment au préjugé courant, l'ouvrier doit désire aussi que son patron gagne de l'argent. Si se affaires réussissent, il agrandira son entreprit-ou en créera une autre et la main-d'œuvre ser plus demandée et renchérira d'une manière go nérale. Inversement, si son profit, est mesquir i! n'osera pas développer son usine, mais ser plutôt tenté de la réduire, circonstance moin favorable, on le comprend, pour les salaires.•> Telle est la réalité, déclare Lysis en ter minant. C0RI1PNIQU* BEIGE 32 juin. — Calme sur le front belge. LE CHANSONNIER DU SOLDAT BELGE fLAA/WV* i-W Voici un petit volume qui réjouira bici .les coeurs belges. Soigneusement imprimé sur papier 'd. luxe ci coquettement, présenté sous un. .■ouverture ornée d'un joli labléau du pein ■re Paul Mathieu, te « Chansonnier du sol ■dut belge » aura auprès du public belge u accueil dont est garant le succès que soi 'dition populaire a obtenu duns les Iran .liées. Un de nos aumôniers militaires, M. l'ablh Th Q-, V a réuni une centaine de chants d< Cl,cz nous, chants de Flandre cl de Wallo nie dont les a xents langoureux ou alerte. suffisent à porter dans le plus lointain exi une bout fée d'air du pays. Les paroles de ccs chants sont accompa qnces de leur notation musicale cl le vplum ne coûte que 1 fr. 50. Il sera envoyé franct contre toute demande adressée, avec un boi postai de 1 fr. 05, aux bureaux du XX" Siè de. rue de la Bourse, 281", Le Havre. De Verdun au Styp Vendredi 23 juin. On s'était vraiment trop liAlé de croire que si le feu se ralentissait devant Verdun, c'était pour le motil que les Allemands auraient dO dégarnir leur front pour envoyer en hà-te des renforts en Russie. L'ennemi n'a pas renoncé à son entreprise suirgta Meuse et il y déchaîne. même des tirs d'fir-tillorie d'une violence inouïe. C'est pour lui une implacable nécessité car, si la bataille devant Verdun ne lui a pas donné Verdun, elle a, du moins, cet avantage d'accrocher une partie de l'armée française, et, plus que jamais, alors que l'orage d'une offensive parait à la veille d'éclat:r sur>notre front, il importe que l'armée française n'ait point une absolue liberté d'esprit et de mouvement. 11 est donc vraisemblable que de violents efforts seront encore tentés sur la Meuse et les nouvelles du front "Sonnent à entendre qu'à des signes certains on peut s'apercevoir de la préparation de ces efforts. En Volhynie, grûce à l'organisation d': leurs chemins de 1er, les Allemands sont parvenus à amener sur le Styr et sur la Stoc.hod d'importants renforts. Où le3 ont-ils Cherchés ? C'esl, jusqu'à présent, leur secret. Il est vraisemblable que c'est de l'intérieur qu'ils les ont tirés, car, sur ic front au nord du Pripet, ils ont précisément attaqué. — vainement d'ailleurs, — en ptu-sieui-s points. Ces renforts leur ont perrni.y d'aveugler la trouée faite dans leur ligne à l ouesiUIe Loutsk.par la marche foudroyante du général Brcrussilof. Entre le Styr et la Sfochod, d'ardents combats continuent. L'ennemi a dirigé deux contre-attaques, l'une près du village de Grmiziatine, l'autre à l'ouest d5 Soku). Toutes deux ont été fou droyées. Mais le bulletin de Pétrograd ne nous dit pas si les Russes ont pû exploiter leur succès. Plus Oiu sud, on s'est aussi bat tu avec acharnement du côté de Vorontchi ne, sur la chausséo de Louifesk à Wladyrn : Wolvnslu. Los Russes y ont fait un granc massacre d'ennemis. La terrible bataill' n'est pas terminée et on peut encore espéré! qu'elle ne se figera point, comme tant d au très batailles de cette guerre, par l'établis semenit d'un front continu de tranchées et 1{ lassitude des deux adversaires. Tandis qu'en Volhynie et en Çalicie, tou est tenu en suspens par la bataille du Styi et de la Sîochod, à l'extrême aile gauche, er Bukovine. l'armée du général Letchiskj poursuit les débris du général PE.aozc lepée dans les reins. La ville de Radqu': est prise ti:. tes Autrichiens «e sont, jeté: dans les Carpothes, marchant qui par la val lée de la Suczavo, qui sur la ville de Kim polung. Paul CROKAERT. Les spptMss Suisses pur la Belpi Notre ami Octave Ma,us nous fait rernar 1 quer que c'est, à Lausanne, et non à Genève qu'a eu lieu l'assemblée générale du Comiti 1 suisse de secours aux réfugiés be'ges à la cruelle il a consacré un élogieux article ,re ; produit dans notre numéro du 8 juin. Si les sympathies de la Suisse, pour lf Belgique se sont manifestées ■ avec r-clu dans les deux capitales du Léman, il e< i juste de rappeler que c'est Lausanne qu ■ donna l'impulsion à ce bel élan de solidairiti ; humaine. Et ce sont, à propos de cette as , semblée, les citoyens du Ca.ptQnLd.Ç t qu'il faut remercier pnwr l'oMe ermuat-s ; santé qu'ils apportant, avec une infatigabli i générosité, à la détresse de nos compta . triotesr. u mis [il! iiiii ; ))0n \ «C'est un ministère vraiment national ; j ce sera le ministère de la victoire » ; —O— v Rome, 19 juin. ■ Le nouveau ministère est formé; les prévisions les plus optimistes se trouvent réa-; lisêes. C'est un ministère national qui comprend des hommes les plus différents : de Comandini républicain à Meda catholique, de Bissolati socialiste à Sonnirio conservateur, de Bonomi à Denava,de Sacchi à Rai-i neri, il y a toute la gamme des partis politiques italiens. Et. ce ministère sera le mi-' nistôre de la victoire, comme il est appelé' par la presse. On comtfionte très favorablement l'entrée de M. Meda, qui marque une date dans l'histoire politique italienne, car elle signi-lic que les catholiques italiens sont aussi ardents patriotes que tous lés autres. S'ils ont été si longtemps absents de la vie publique, s'il s'était formé à leur propos une légende d'anti-patrintisrne, la f.-iule doit 6tî> attribuée aux timides, atix hésitants, aux bornés qui ne voyaient pas' tout le danger de leur attitude. Mais une génération nouvelle, ardente, a rompu cette tradition néfaste. A cette génération appartiennent des hommes tels que Mf Meda, qui a pu montrer à tous que patrie et religion n'étaient pas deux termes antagonistes. L'entrée de catholiques pratiquants à la Chambre, il y a quelques années, et l'entrée de M. Meda dans le cabinet national ont tué pour toujours l'équivoque. D'ailleurs un sénateur libéral, le prioc<-Colonne, maire de Rome, il v a quelques jours, à propos d'une interpellation s ir 'a ■ Suppression " de toute manifestation publi- , oue le 21 avril, fête de Rome et Vendredi- ■ Saint en même temps, n'a pas hésité à se proclamer croyant el catholique, et a affir- ■ mer qur> la grande majorité du peuple ita-' lien reste attachée à sa foi chrétienne. On a. discuté longtemps sur le nom donner aux catholinues pratiquants qui étaient . élus rlénutés. Fallait-il les ap-pcler députés catholioues ou catholiques députés? T.e Vatican. Par la voix de sns organes ■ officiels, et officieux, préfère cette seconde i formula. Mais plusieurs personnes trouvent que même celte seconde dénomination est ■ inexacte, car de catholiques députés la : Chambre itab'enne il v on a nlns de trois i cents,et les amis de M. Meda sont une vingtaine. Il serait n^s exact de r e nas donner - une dénomination particulière à ces députés, ils sont conservateurs, modérés, de droite ou du centre, et même de gauch*.. suivant leurs tendances économiques par- } ticulières. Cette opinion semble partagée par te « Corriere d'Italia n qui commente ainsi la ■ nomination de M. Meda comme ministre : ii Puisqu'il n'y a nais de .?ronpe eatfcolirrui i .parlementaire ni de parti catholique politî- - que. l'honorable M. Meda n'apporie pas au ■ cab'nef. uno représentation particulière ». Et en effet parler de parti catholioue en Italie où il y a. 32 millions fle catholique* I contre 5 de non-catholiques c'est un r.on ^ sens. ' ~ , i M. Meda fera nartie du nouveau cabinet, rnniw mlnislr» ries finances. C'est un per-tefenille rte ffrande i-psponsabili<é. et le di»J i fînffué rlépnté de Rhn saura ê're i, la hauteur de la tftehe. Tlp he] avenir lui est nro-mi« ear il est très jeime : 45 ans n peine, étant né i Milan en 1S71. BRUZIO ROMANO i Le Rei OenstaÉn fmM devant Mmim És Alliés, appiiïâ par une démonstration pale, M SKOULOUDIS DEMISSIONNE, et M. ZAIMIS FORME UN CABINET d'AFFAIRES LES ALLI£S OBTIENNENT SATISFACTION COMPLETE Voilà la crise grecque définitivement con- - jurée; les représentants de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie ont présenté mercredi au gouvernement grec les exigences des puissances, et la Grece s esi inclinée. ... . Voici le texte de la note qu ils ont pre-sentée * ,i D'ordre de leurs gouvernements'; i-s soussignés, ministres de Franc \de a jle- - Bretagne et de Russie, représentants des puissances garantes de la (■- • ••••' ,. neur de faire au gouvernement grec la déclaration suivante, qu'ils ont Bguie . , reçu l'ordre de porter à la conini ' -Mce du 1 neunie Grec ; » Ainsi qu'elles l'ont déj^ déclaré solennellement et par écrit, les trois puissances Cirante, de la Grèce no lui deman.ler.i pas i de sortir de la neutralité. Elles er. donnent une preuve éclatante en mettant au premïei -un" de leurs demandes la démobilisation ' loi aie de l'armée grecque, pour assurer ait ' peuple helléninue la tranquillité et la pajx. - Mais elles ont des motifs nombreux et légitimes de suspicion contre le gouvernement grec dont l'attitude à Icir •; 7". W 1 conforme h ses engagements réitérés ni 1 même aux principes d'une neutralne loyale - C'est ainsi qu'il a trop souvent favorise les agissements de certains étrangers qui ont . travaillé ouvertement à égarer l'opinion di ' peuple grcc. à fausser sa conscience natio-' nale ci'h créer sur le territoire hellénique ries organisations hostiles contraires à a neutralité du pavs et tendant à compromet-' tre la <=ér.w^' '- des forces militaires et na-valês des alliés. II L'entrée en Grèce des forces bulgares, - l'occupation du fort do Rupel et d'autres » points stratécin^es avec ln connivence du ; cabinet' hellénique constituent, pour les ' troupes alliées une nouvelle menace nui im-' pose aux trois puissances l'obli.aalion^ do - des garanties et des mesures immédiates* n D'autre part, la constitution grecque i été méconnue, le libre exercice du suffrage' universel empêché, la Chambre a été dis-, soute pour la seconde fois en moins d'un : an contre la volonté nettement exprimée d i peuple, lés électeurs convoqués en pleine mobilisation si bien nue Ta Chambre actuelle ne représente qu'une faible partie du collège électoral, le pays tout entier a été soumis à un régime d-° nression et de tyrannie policière e conduit à la ruine sans égard aux justes observations des puis-s.fînces. Celles-ci ont non seulement, le droit,; mais Fimnérieux devoir'de protester contre' de pareilles violations îiberî's dont, elles ont la Cfarde v;s-;Y-vis du pr»r 1 <*p^r. » L'attitude hn^fî'^ •• ■ - t heî- • -ie envers- les puissances qui r franchi ln. Grèce ■ f assuré' indépendance, la collusion .'^"'dente du! cabinet actuel avec leurs ennemis sont nour elles des raisons plus fortes1 encore d'agir, avec fermeté, en s'nppuvant sur les droits ou'elles tiennent dos traités et qui sont affirmés pour ln sauverra.fde du neupl^ "rec chaque,fois qu'il,a été menacé dons l'exercice de s^s droits ou dans la jouissance de' ses libertés. d Fn eonsérpienee'. les puissances cnrn.o-fes de la Grèce se voient dans la nécessité j d'exirr^r l'nnnlication immédiate dgs mesures suivantes : » 1° — Démobilisât;on réelle et tofalr de l'armée çrrecoue nui devrn élre mise dans le nlus bref délai sur le pied de na'x: nS" — Remnlacemen» imméd'nf du ministère aetr^l nar un cabinet d'affaires sans nuance jiolitique, et, off^nnt fnute^ 1^3 es-ranges nécessaires pour l'annlication loyale d^ la neutralité bienveillante oue }-\ Gr^ce s'est en carrée à observer h l'écnrd des puissances alliées, ainsi ou^ pour la sincj.'rit& d'une nouvelle consultation nationale!" . ,, 30 — Di^soltition immédiate de ln Chsm* bre des dépulés suivie de nouvelles, élec-1

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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