Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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13 december 1916
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s.n. 1916, 13 December. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 20 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/kh0dv1ds1b/
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RÉDACTION & ADMINISTRATION 83. ruo Jaan-Jacques-Rousseau, 33 PARIS Téléphone : Gutsnberg 139.M pwîîCAUX AU HAVRE: ÎSît!>, t î» di la Bssrsi — LS RAYRS ÏËLÊ^HONË :n-64BELOE LONDON OFFICE : 21, >ANTON STREET Liieestsr Squero, S. W. uk : riitfD kkh Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris v, T > • ABONNEMENTS Ff ance 2 rr. BO par mois » 7 Tr. 80 par trimait?* Angleterre.. 2 sti. 6 a. par moto « .. 7 sh. 6 <f. psr trimesîï» Autres paye. S fr. — par mois » « 9 fr. — par trSa»«?rî PUBLICITÉ S'adresssî à rAdiiiistratim da Juanil oa à l'Office de Loadre* lis petites annonces sent égaZeviéHH rtçuts a la Société Kur»pSe«Be d« Pabilcitê, 10. rue de lu Victoire, Paritj Wi en aie manopoia pour Parts. CHEZ LES SOCIALISTES DU KAISER \ étatolie ï3a,3r raaieB rMaetenren ehef dn A L'ŒIL DROIT DE PHILIPPE SCHEIDLMANN Le .dépUté socialiste majoritaire allemand Scheidemonn, — qui, paraît-il, est allé poT-3er de balles paroles ù. La Haye à propos des déportations belges, — s'obstine, comme nous l'avons «lit, à prétendre que 1 Allemagne n'est, pas coupable de la guerre. Or, précisément, le citoyen Kurt Eisner, tocien, rédacteur principal du Y onuaerts, .vient de démaratir. une fois encore, dans te. Che-tnmtzer Volksstimme, > la .thèse: du Chancelier, reprise par Scbeidemann et par las majoritaires, d'après quoi la mobilisation, russe a-urait entraîné la guerie. Le citoyen Kurt Eisner rappelle a la Chemnil^êr Volksstimme, que, dès le ~8 juillet 1914, elle lança une édition spéciale annonçant la prochaine mobilisation allemande- Et 41 ajoute : Comment la « Volksstimme » a-t-elle reçu cette nouvelle ? Cest'son collaborateur Hell-m'aan qui a reçu de ma parr la nouvelle le ,, iiflTlêt » après-ïnidi par téiéphone.Je lui «i téléphoné en même temps qu'au comité di-aecteli!' du parti à Berlin, que la. mobilisation allemand# serait ordunnée dans quei-ctues tours, mais au plus tard à la fin de la temaliie. « Le 23 Juillet donc bien avant la. mobilisation russe et 2 jours avant 1 édition Epéei'ale du « Lokal-Anzeiger » de" Berlio, la. mobilisation allemande était, déjà décidée...» Maintenant que la mémoire de la rédaction t\e la « Yolkssiimmp » est. revenue, je puis croire crue le rédacteur en cbef, dont j é'ki le correspondant iiabitucî, sait de qui j ai rèÇu ces Informations. « Il sait aussi que ce'lui clont, l'ai reçu cette nouvelle était l'homme qui, i>ar sa situation, devait connaître le premier /a décision de la mobilisation allemande. Cet homme-là.ne pouvait être mal o.u faussement renseigne. » . En tout état'tts cause, il s ensuit que c est «lift tait avéré et prouvé que la mobilisation russe ne pouvait pas être la. cause de la dé-rlaration de guerre de l'Allemagne, car_ la mobilisation al'emande avait été déjà deci-t^ii - frvaftL Éi, malgré tonnt cela, Schendemo.nn sobs-ïino dans son mensonge. On voit ce que lis ouvrière belges peuvent attendre de cet apologiste qu-ariid mêm^ «lit? s gonr, Qui ont H'oulu <?t déchaîné la guerre. NOUVEAUX INCIDENTS AU « VORWAERTS » Farts de l'appui de la dictature militaire et du Chancelier, les socialistes allemands majoritaires, conduits par Schei-demann et consorts, s'appliquent- & " ™u~ eeier » fi? î&ur mieux la poignée de « Lato arades » fninoritaires. On sait comment les majoritaires se sont icteparés du Vorwaerts. Le directeur de 1',administration de ce journal, le député puajolitùire Richdî'd Fischer, non content d'avoir jeté à la porte les anciens rédacteurs, vient die signifier à la Press Kom-•uriïi-ion, — commission de contrôle du l'OTwaerls — qu'elle ne pourra plus venir siéger dans les locaux du journal. Cotte Press Kornrnisiion est, en elfet, suspecte de .tendresse envers les minoritaires. IRichard Fischer, -couvert par Je Comité directeur, c'est-tu-dire par Scheiitie-juann, Ebert, Millier, etc., se croit tout périrais. Le correspondant, Homo, de YHvma-jiité, le constate une fois de plus. LA SUCCESSION BË LIEBKNECHT RISQUE D'ECHAPPER AUX « MINORITASRES » Il s'a,ait actuellement, dans la circonscription de Spandau-Potsdam, de désigner vn sucoesseui- au siège do Liebknecht, dé-finM'lvemeîit condamné par le PieichSTMU- i On pouvait croire que les socialistes de icette circonscription étaient unanimes der-aâère Liebkhecht. Erreur ! Ce n'est que par 17 voix contre 15 que les délégués socialistes de cette circonscription Vieimen- ao décider la, nomination d'un canduaaj, m;-noritaire. De plus, l-?s minoritaires-se sont (partagés, tes uns votant pour Mehrmg, les autres pour Stab. .. L'affaire est portée devant le Comité directeur, qui est, lui, majoritaire. On voit, à quoi se rédiid en réalité Lin-«des socialistes minorien Al-iemagne. La vérité c». qu'ils ne peuvent Tien au sein du parti sociabst-c qui lui-oraêroe ne peut, pas grandchc.>c_ au £e«n de rEm'fii'fe. Bien aûïî qui sacriiîerait à ces imouissances ta moindre parcelle do l'énergie qui nous est né,cessaire dans la batte que nous avons à, conduire plus serrée que jamais ,contf> la puissance énor-fae de l'Allemagne... v-—' '"* EN MACÉDOINE SUR LE VARDAR, LES ALLIES ENLEVENT DES POSTES BULGARES COMMUNIQUE DE L'ARMEE 0 ORIENT ■Il décembre- 1Sur la rive droite du Yordar. vous fixons enlevé cinq petis postes bulgares au Vsiid de In rivière Jvwnicu. ûavx toute la légion au nord de Monas-tir, la neige o .arrété les opéroliovs. La lut' 4e d:artillerie se poursuit violente de part ft d'autre. , „ Un avion, ennemi o été abattu sur le front 'de ta Strovma■ Notre aviation a pombardé les cantonnements ennemis de la région de Poiran et ,t(i.ç la vaiïéE ti® Ytu'lo.r. • L'ALLEMAGNE demande aux puissances neutres de s'entremettre pour des négociations de pain Un radiotélégramme émis de îsauen, le 12 déiCG misre, à Tà h. 20, et adressé à 1 ambassade d'Allemagne à Washington, donna la nouvelle stiivanle : « Ce matin, le chancelier a reçu l'un après l'autre las représentants des Etats-Unis d Amérique, de l'Espagne et de la Suisse, c'est-à-dire des Etats qui pTOtegient les intérêts allemands dans les pays étrangers ennemis. <( Le c/ianceliar leur a remis une note en les priant d® f.a porter à la connaissance des gouvernements ennemis. Cette note sera lue et commentée aujourd'hui au Reichstag par le chancelier. « Dans ctette note ,les quatre puissances alliées proposent ^ouverture immédiate das négociations rie psaix; elles sont ïerme-ment convaincues que les propositions qu'elles /ont pour ces négociations constituent ung base appropriée à l'établissement d'une pais durable. « Les gouvernements de Vienne, Constant! Rople et Scîia ont transmis des notes identiques. « Le texte en sera également communiqué au Saint-Siège et à tous les autres pays neutres. » LE KAISER FAIT PART BE CES PROPOSITIONS DE PAIX A SES ARMEES Le kaiser a adressé à ses troupes l'ordre du j ouf suivant, : Sous Vinjluencc des victoires remportées par votre bravoure, mol et les monarques des trois Etats en alliance avec, moi avons fait à Vennemt une offre de paix. 11 n'esr pas certain quel'objtt sus lequel tend cette offre soit atteint. En atenda'nt, vous aurez à continuer. avec Vaide de Dieu, à résister et à battre Vennemi. Du quartier général principal, le iï décembre.Guillaume, empereur-roi^ Le même ordre du jour a été adressé à la marine impériale, en y ajoutant les mots, suivants : I » Cet ordre du jour est, aussi adressé à ma marine qui, dans la lutte commune, a fidèlement et efficacement mis en 3eu toute sa force. »■ LE CHANCELIER EN FAIT PART AU REICHSTAG La séance du Reichstag de mardi ;• -été préparée par une mise en scène, aussi théâtrale que possible. Tous les députés ont eu. rappelés téilégnaphiquement, même ceux sur le front. ,,, Le chancelier a fait part à l'assemblée des propositions de paix. Après avoir rappelé les" « victoires » allemandes sur terre et sur mer, il s'exprima ainsi : « L'empereur considère maintenant que le moment est venu de faire une démarche officielle en faveur de la paix. « C'est pourquoi Sa Majesté, en complète harmonie avec nos alliés, a décidé de proposer aux puissances ennemies d'engager des négociations de paix. Ce matin j'ai transmis une note à cet effet à toutes les puissances ennemies par l'intermédiaire 'des représentants de l'Espagne, des Etats-Unis et de la Suisse. « La même procédure a été adoptée aujourd'hui à Yienne, à Constantinople et à Sofia. Les autres puissances neutres et le pape en ont été informés. « Les propositions que les quatre puissances alliées mettent en avant, en vue de négociations de paix, ont pour objet la garantie de l'existence, de l'honneur et de la liberté de ces nations. « Elles ont la ferme croyance que ces propositions constituent une , base «appropriée poun- une paix durable. « Si l'offre est rejetée et si la lutte continue, les quatre puissances attiéçs sont .résolues à la poursuivre jusqu'à' une fin Victorieuse. Mais elles déclinent solennellement toute responsabilité devant l'humanité et devant l'histoire. Dans une heure solennelle nous avons pris une décision solennelle. Dieu en sera juge. Nous sommes prêts à la lutte ; nous sommes prêts â la paix. » . ... .. .. . .. .. . , j ke sof! de l'arrçée roùiprçe Elle n'est pas plus détruite que ne le lut l'armée beige Dans ]c Journal de Genève, le colonel Feyler met en doute l'assertion ennemie d'après quoi l'armée roumaine serait plus . qu'à moitié 'détruite. i La presse alliée —, dit-il, ■— affirme qu'elle «est encore en mesure de tailler ù 1 ennemi de solides croupières. Impossible de traricner ce différend. Ce que l'on est en droit «-i admettre est qu'elle n'a pas disparu du rtoin~ te des facteurs de la guerre. Le cclonal Feyler donne, d'ailleurs, de tfont bonnes raisons pour nous mettre en garde contre les affirmations de l'ennemi : Auparavant, les dépêches allemandes avaipnt entièrement, détruit, a Mons et plus au sud, la misérable petite armée_ French, dont .les débris, disaient-elles, fuyaient vers la mer. Quinze Jours plus- tard, elle jouait sur <e Grand-Morin un rôle de premier plan A la même époque, l'armée belge a. été censée détruite comme les Français et les An-elaii Elle r.v&it combattu des forces très supérieures de Liège à Anvers, puis elle avait dû mener une rapide retraite de flanc d Anvers à l'Vser- les Allemands la prétendaient épuisée. En fait toute une armée fraîche s'est brisée deux semaines durant, contre ces restes épuisés: Enfin, 1915 a vu la retraite des Russes soutenue pendant quatre mois: Qup de fois les dépêches allemandes n ont-elles ^pas annoncé l'encerclement ct, le complet anéantissement de l'ennemi ! Au printemps suivant, les Austro-Allemands reculaient devant lui. » n, - BUCAREST ET CRAIOVA FRAPPES DE 1 LOURDS IMPOTS DE GUERRE ; Londres, 12 décembre. — On télégraphie de Jassy au « Tûmes » ! « Les autorités militaires allemandes ont ; imposé, samedi, une grosse contribution i d? çuerre à Bucarest. « Un AiJ'it a, été publie en vertu duquel s toute circulation de papier-monnaie a été interdite, à moins d'être revêtu d'un Uin-br-e' allemand. L'apposition de cette marque' a été frappée d'un droit de 30 0/0 de la valeur nominale des billets de banque. J Une contribution de guerre de 15 0,0, représentant environ 50 millions de francs, a é té imposée à la ville de Craïova. » >=*■ • ®>—; — L'Union amicale des cheminots belges tiendra une assemblée générale le 17 décem-ÀJtce. à la- mairie du XIe arrondissement. Les déportations d'ouvriers belges COMMENT SONT TRAITES LES DEPORTES La. Haye, 12 décembre. Voici d'après des renseignements dont l'authenticité est certaine, comment ont été traités a L..., ville de la France envahie,des civils belges astreints au travail forcé. Un convoi de plus de 4.000 déporté* fut, à son arrivée laissé pendant trois jours sans aucune nourriture. Ensuite, on leur alloua une ration d'un mélange de blé et, de betteraves crues. IMalgré le dur labeur auquel ils étaient obligés, on continua à les nourrir-d'une façon tout à fait insuffisante. La population 'française n'a pas le -droit, de leur donner le moindre secours, sous peine da coups de crosse ou d'emprisonnement. Les communes voisines de B... et de S..,, dont les habitants avalent été évacués servirent-i loger des Beiges qui avalent, refusé de travailler a,ux tranchées allemandes. Ces malheureux furent d'abord privés de nourriture, puis également condamnés au blé et. à la, betterave crue. Tous sont âgés de seize ù trente-cinq ans. LES PROTESTATIONS Lo comité de la Confédération nationale belge du travail a décidé de répondre à l'a.p-oel des ouvriers belges en adressant une lettre de protestation et d'appel à toutes les Centrales nationales adhérant au secrétariat syndical général international. " M, Canon û'<î Wiart, ayant, fait part, de l'appel des ouvriers belges ù la Fédération française des syndicats des employés catholiques et des syndicats des ouvriers catholiques, a reçu la réponse suivante : <c Nous avons entendu l'émouvant appe.l des camarades belges opprimés et nous lui assurerons une large diffusion. Nous joignons aux vôtres nos protestations indignées et nos fervents espoirs. «Signé, : Desponte, Pcissier. » UNE PROTESTATION DES OUVRIERS CATHOLIQUES ITALIENS M. Carton He Wiart ministre de la Justice, ayant, fait part de l'appel des ouvriers belges" à l'Union économique , sociale des catholiques italiens, à reçu la réponse suivante du comte Carlo1 Ducchini, président : « Je ne manquerai pas do signaler aux organisations catholiques groupées dans cette union économique sociale le touchant appel des ouvriers belges. Sû'r des sentiments d'indignation que le système barbare du nouvel esclavage, inatiguré par le régime oppresseur de l'occupation, excite dans tous les cœurs, j'envoie à l'illustre représentant de la nation héroïque l'expression de més hommages et d'une humaine solidarité. » Le ministère LloydSeorge et l'effort Mniiipe L'Angleterre poursuivra inébranlablement et vigoureu* sement la guerre M. Lloyd George a adressé à M. Briand le télégramme suivant : Le Roi m'ayant, confié la formation d'un nouveau Cabinet, je m'empresse de donner à Votre Excellence l'assurance que je n'aurai d'autre but, que de développer et fortifier les, liens d'amitié et d'alliance qui unissent si intimement nos deux pays. Je saisis cette occasion pour renouveler à Votre Excellence l'assurance que le Gouvernement de Sa Majesté poursuivra, avec une inébranlable détermination et la plus grande vigueur, la guerre contre l'ennemi commun, afin de procurer aux Alliés la victoire et une paix durable. David Lloyd George. Le président du Conseil français a répondu en ces termes : En félicitant Votre Excellence d'avoir été appe'lée à la, tête du Gouvernement de la Grande-Bretagne, je m'empresse de La remercier des sentiments si cordiaux et des déterminations énergiques dont Elle veut bien m'envoyer l'expression. J'y suis particulièrement sensible. Je tiens à assurer immédiatement Votre Excellence que le Gouvernement de la République et le peuple français, animés des mêmes sentiments que le Gouvernement et. l'a nation britanniques sont inétoranlablement résolus à faire tout leur effort avec la même énergie, pour obtenir la victoire et nous assurer une oaix durable Aristide Briand. TOUS LES HOMMES EN AGE DE SERVIR VONT ETRE REMPLACES DANS LES BUREAUX Londres, 12 décembre. —• Des milliers d'hommes en âge de servir quitteront bientôt les bureaux du gouvernement, les fabriques de m imitions, les arsenaux et les docks pour être enrôlés le plus rapidement possible. Les patrons sont tenus de préparer, dès à présent, la liste des employés d'âge militaire qu'ils ont sous leurs ordres» 11 faudra pourvoir â leur remplacement. Les autorités militaires leur substitueront des inaptes. Les remplaçants <?evront être prêts huit jobrs.' avant que lets employés aptes au service militaire partent pour l'armée, afin que ceux-ci puissent, mettre les premiers au courant de leur besogne. On choisira aussi pour remplaçants, après les soldats qui ont fait leur devoir, les hommes qui, en raison de leur âge, de leur santé ou de leurs responsabilités, peuvent difficilement entrer dans l'armée. M. HENDERSON FAIT D'ENERGIQUES DECLARATIONS Londres, 12 décembre. — M. Henderson, député travailliste et membre du Comité de" guerre du ministère Lloyd George, pariant à Londres, a tenu un énergique lah-gage : Nous n'en avons pas encore fini —, a.-t-il dit, — avec la guerre; il nous faut encore ,1a continuer pendant longtemps et, .c'est seulement par l'union, le courage et la détermination que nous vaincrons. Ce que serait, l'a.venir ,si nous n'écrasions pas l'ennemi est trop terrible pour que nous consentions à y songer un seul instant. Je désire mettre tout le monde en garde contre ]e danger d'une paix prématurée. Je suis vit partisan de la. paix; mais il faut que la paix que nous désirons tous nous mette définitivement à l'abri d'une nouvelle catastrophe. Une paix dans l'état oii se trouvent la Belgique, la France, la Serbie et la Roumanie? Ain! non. Nous ne voulons pas une paix peu honorable, mais une paix durable et permanente, basée sur les droits et l'honneur des ' nations. LES MAISONS DE COMMERCE ENNEMIES VONT ETRE TOUTES FERMEES Londres, 12 décembre. — Le gouvernement britannique aurait décidé de s'occuper sans délai de là fermeture de toutes les banques et maisons de commerce ennemies. M. Bonar Law en publiera dans le plus bref délai possible une liste, ainsi que les noms des séquestres. —— vt» ç Constantin dénonce ua complot! Le Corricrc délia. Sera reçoit une in- | fcœmation d'Athènes, aux termes de laquelle le roi Constantin aurait averti les j rois d'Angleterre et d'Italie et l'empereur da Russie que des enquêtes avaient prouvé qu'on avait découvert un grand complot qui devait renverser la. dynastie le 1er décembre. Les « coupables » étaient, nommés en toutc-s Lettres ! et ■»,< « ■— Encore un crime boche en perspective Zurich, 12 décembre. Dans la « Deutsche l'ageszcitung », lo comte Reventlow écrit que le capitaine du vapeur anglais « Caledonia » passera devant le tribunal et sera condamné à mort, comme l'a éV le capitaine Frvatt. Le comte Reventlow demande, en outre, que les commandants' des sous-marins soient autorisés à fusiller tous les capitaines des navires de commerce qui essaieraient de couler un sous-marin allemand. Reventlow... Un nom à bien retenir. LENOUVEAUCABINET BRIAND Le nombre des ministres est réduit à dix lie Comité de gaeîfe est e?éé Le général Nivelle commandant en chef des Armées du Nord et du Nord-Est JM. Aristide Briand a achevé hier soir ses négociations en vue du remaniement de son Cabinet. Le ministère, reconstitué a tenu à 9 h. du soir une courte réunion à l'Elysée. Les nouveaux ministres ont été présentés au Président de^ la République qui a signé les décrets, lesquels paraissent ce matin au Journal Officiel. Voici la composition du Cabinet ï Présidence dti Conseil et Affaires étrangères M. Aristide Briand. Justice et Instruction Publique M. Vivia.ni. Guerre le général Lyautey. Marine L'amiral Lacaze. Finances M. A. Ribot. Intérieur M. Malvy. Economie, nationale ('Commerce et Agriculture) M. Clêmenteê. Transports et Bavi. taillements civils et militaires M. ÎIerrioTj Armement et Fabri. cations de guerre.. M. A. Thomas. Colonies m. Doumergue. Sous-secrétaires d'Etat Transports M. Claveille. Fabrications ........ M. Louchedr. Santé M. Godart. Ajoutons qu'il y aura des directions techniques aux Usines et à la, Marine marchande.Le nouveau Cabinet compte neuf membres du précédent qui se composai! de 17 ministres et de 5 sous-seCrétaires d'Etat. Six de ses membres sont députés, trois sénateurs et quatre n'appartiennent pas au Parlement. Les députés sont MM. Briand, Vfvianî, Malvy, Clêmentel, Thomas et Godart. Les sénateurs sont MM. Ribot, Herriot et Doumergue. Les deux ministres militaires, ainsi que ' MM. Claveille et Loucheur ne font partie d'aucune des deux Chambres. LES TROIS MINISTRES NOUVEAUX Il y a dans le Cabinet Briand, ainsi reconstitué, trois ministres nouveaux : l'un* appartenant au monde militaire, le général Lyautey ; Les deux autres au Sénat, MM. lierriot et Doumergue. il. Loucheur, auquel est attribué 1» sous-secrétariat des fabrications de guerre, est un gros industriel qui s'est spécialisé dans la fabrication du matériel d® guerre. LE COMITE DE CUERRE ' In Comité de guerre est créé au sein du gouvernement. En feront par?ie : Le président du Conseil, les ministres de la Guerre et de la Marine, le ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre et le ministre des Finances. Le général en chef des armées françaises pourra y prendre part à titre consu'-tatif.Le nouveau Cabinet se présentera levant les Chambres demain jeudi. LA REORGANISATION DU HAUT COMMANDEMENT MILITAIRE ET NAVAL La question de la réorganisation dt* haut commandement militaire et naval n'a pas été séparée du problème du remaniement ministériel. Cette question est résolue en partie prrr la nomination du général Nivelle comme, commandant en chef des armées du Nord et, du Nord-Est. L,e général Lyautey. ministre dè la Guerre, est remplacé par 1? général Gou-râud à la résidence générale du Maroc. L'amiral Dartige du Fournet. vient d'être remplacé, dans son commandement en chef de la première armée" navale.- par l'amiral Gaucher. LA SITUATION DU GENERAL JOFFRE Voici, d'après le Matin, quelle est la si* tuation présente du général Joffre. Le général Joffre est général en chef des armées françaises, conseiller technique militaire du gouvernement, et membre consultatif du comité de guerre. ECHOS - Anniversaire j À l'église de Sajnte-Aidresse, lundi à 11 heures, a. été célébré le seirviè.ee funèbre ti la mémoire des victimes de la catastrophe ■de la poudrerie de Graviffie-Sainte-Hono-rine, survenue il y a un an. Plusieurs ministres, d© nombreux fonctionnaires, des officiers (desi armées aillées, la colonie belge «et une foule nombreuse assistaient à la cérémonie. L'après-midi, des délégations de la, garnison belge du Havre et le Souvenir Belge ont été déposer dçs couronnes, sur la tombe. des victimes au cimetière de Sainte-Marie.Pezon Le dompteur Edmond Pezon vient de mourir. Il était le fils du fondateur de la célèbre ménagerie, qui prit part à toutes les foires d'Europe- et que nous vîmes souvent en Belgique. Le père Pezon avait une manière à lui de dompter les animaux : il les prenait par la douceur et parvenait à s'en faire aimer, Aini de Léon Cladel, il fournit au romancier le type de son roman : Orrip-drailles, le tombeau des lutteurs. Edmond Pezon s'était présenté, sans succès, à la députation dans la Lozère, il y a quinze ans. En 1910, sa ménagerie, installée à Château-Thierry, fut surprise par l'inondation et tous les' animaux périrent. Le belluaire est mort dans une situation voisine de la misère. ■ Phénomènes On a observé à Marseille un phénomène qui cause un certain émoi dans la région. Par un ciel ahsoàqment pur, et atars quo toutes les étoiles et, la lune brillaient a.u firmament, uns croix grecque ayant la lune poux centre se dessina soudain dans 1? ciel; sas bras étaient réunis par un cercle blanc, lumineux. Puis, comme par un effet de mirage, la lun-o se trouvait re-preduir© quatre l'ois par des globes lumineux de même grandeur, moitié blanc et moitié couleurs de l'arc-en-ciel. De ces globes s'échappaient des rayons irisés imitant la queue d'une comète. Un second halo lumineux, plus grand, traçait un cercle immense autour du premier en passant par les eiobes lumineux qui terminaient les bras de la croix. En outre, deux croissants d'égale grandeur et superposés à égale distance étaient visibles dans le ciel au-dessus de la croix, sans présenter la moindre liaison avec le reste du phénomène. Voir en 2e page nos dernières , nouvelles. lifl SITUATION Mercredi, 7 heures du malin. , La situation des armées roumaines qui' semblait s'être améliorée après les offensives heureuses des S et 10 décembre, à la suiis desquelles les AUstro-Germaius avaient éU obligés de retraverser le Cricovu, à l'est de Ploesei, est redevenue assez inquétante. En effet, les Allemands et les Autrichiens, ' dans leur derniers bulletins, affirment qu'ils, tiennent solidement la ligne Urziceni-Miziht. Urziceni se trouve sur la rive gauche de la .Talomitza, sur la voie ferrée qui relie Ploe.se i, Ci Constante par Tandarci et Cernavoda. Mi-zilu s'élève à égale distance de Ploesei et da Buzeu sur la ligne de Ploesei û Buzeu et ' Focsani. Voici ce que dit le général Ludendorff : « Nous progressons en combattant sur lout le front. Urziceni et Mizilu sont en notre possession. Le groupe d'armée, en particulier, la 9" armée, a fait, pendant ces troisi derniers jours aux Roumains^ plus de 10.000 prisonniers et leur a capturé plusieurs canons et une quantité considérable d'objets d'équipements et autres. » En ce qui concerne les opérations russes» en Moldavie et dans les Carpathes boiséess les Allemands et les Autrichiens avouent quo nos alliés poussent activement leur offensive.« Sur la croupe de Valaputna, et au nord< ouest dc_ ce point, ajoutent-ils, l'adversaira a exécuté des attaques extraordinairement violentes. L'attaque en masses, déelanchée ù une heure du matin, a été suivie à 3 heures et à 4 heures de nouveaux assauts exécutés après un violent, feu d'artillerie. » Les Allemands, qui ont été obligés de dé' garnir plusieurs secteurs du front orientai pour donner à Mackensen et à Falkenhayn-les effectifs dont ils avaient besoin afin d'entreprendre la campagne contre la Roumanie sont visiblement inquiets. Les regroupements opérés par nos alliés russes les empêchent de dormir tranquilles. C'est ainsi que sur le Stokhod, ils ont procédé à des opérations de patrouilles pour se renseigner sur la répartition des forces1 russes. Us le disent nettement dans leurs, radios. Pour revenir â la Roumanie, il faut s'at-, tendre évidemment à ce que l'état-major die, roi l-'erdinand ramène vivement en arriéra l'armée de la Valachie du Nord pour s'eff<?i>» cer de contenir l'ennemi sur le Buzeu. ] ***• Eu Macédoine, les Serbes et les Français harcèlent l'ennemi. Hier encore, ils ont livré à celui-ci de nombreux assauts qui leur ont valu quelques avantages dans la région au nord de Monas tir et sur les deux rives il® la Cerna. I *** Sur le froid occidental, la lutte d'artillerie s'est poursuivie dans toute la région d'Ar-menticrcs (front anglais) et au sud de la Somme, secteur de Biaches et de la Maison-j nette (froat. français^, ' " M. DE JVZIERS. 2-3' ANNEE - Série Nouvelle — N 762 ' i.{ Ofeemite WS

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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