Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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12 december 1916
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s.n. 1916, 12 December. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 08 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/q814m92j41/
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23* ANNÉË - Série Nouvelle — N 761 X*eJ*uzxréx<€> lO CI&xiUxxï&h j(B au. Front) * wjy/*»/ Mardi 12 Décembre 1916 iwrnrrii , IMILICS rédaction & administration $3, rua Jaan-JacgueS'Rousseeu, 39 PARIS Téléphone : Gutsnbspfl 139.03 PREAUX AU HAVRE: 28 t*r» tw ÎJ Etusi— LE HAVES TÊLÉPHONE:n,64BEÎ-oe tONDON OFFICES 81, PANTON STREET Leicester Square, S. W. Sirsctesr : FËËÏiÂHD HS0K4T LEXXESIÈCLE ABONNEMENTS Franc# 2 fr. 60 par mol» » ...... 1 fr. 60 par trtmeslr* Angleterre.. 2 eh. 6 d. par mois • ., 7 sh. 6 d. par trlmestr» Autrês paya- 3 fr. — par moi» » . 9 fr. — par trlcnoitf» PUBLICITÉ S'aàressef à l'Adiiaistratioi dn Jonnil ou à l'Office de Londres les petites annonces sent éemlemsnê repues i ta Société européenne d«r Publicité. 18. rue <te la. VU-.lai.re,, Part», gui en a le manoftl» pour Paru Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris L'ITALIE et la GRÈCE L'ITALIE VEUT A TOUT PRIX LA MAITRISE DE ^ADRIATIQUE (Correspondance particulière du « XX" Siècle ï>) Florence, le (> décembre. On tttk'.Lare communément ici que les événements mettent bien en lumière la clairvoyance de nos hommes d'Etat et de nos puî3îï"cls-iesj_ depuis près de deux ans, «ans l'exapûuijn "des affaires de Grèce. Dés journaux aussi répandus et aussi «stinités que le Corriere délia Sera ne dissimulent pas leur mécontentement de ce que l'Entente procède par des requêtes ça ns connexion, sans finesse, sans énergie, i>ans franchise en même temp3 que sans défiance, vis-à-vis de 1103 voisins. « Le ph il hellénisme de nos alliés domine tout., dit. le grand organe milanais, même les coups de fusils. On dirait qu'il est un élément essentiel de leur programme. Malgré tout, ce qui est survenu en Grèce depuis deux »ns, nous ne voulons pas élever de plaintes trop vives à ce sujet, uu*is le philhellénisme lie noS alliés a contre lui toute l'opinion publique italienne, sans fureur, mais bien ouvertement. » Il sembùie que ce soit pour donner tous pes apaisements à l'opinion publique que M. le président du conseil Boselli vient de proclamer à nouveau quels buts de guerre le gouvernement du ro'i assigne aux travaux de nos soldats et de nos diplomates. Ëh premier lieu, la, maîtrise de 1 Adriatique ef, par conséquent la possession de ses riVes orientales, de la iJaimatie notamment que nous dispute « une ae-ve propagande yoûgo-slave liée à des manœuvres ennemies » et dont quelques publicistes «l'iscoureiffi parfois avec une regrettable passion. En deuxième lieu, des grandes facilités de pénétration dans les pays balkaniques. m troisième lieu, la reconnaissance de rïtalie -comme élément important de l'équilibre des influences politiques, économiques et spirituelles dans la Méditerranée et l'Asie-Mineure. <1 Cet équilibre conspue.un dfâ. jAjecUfs capitaux de notre politique ». Il est assez symptoinatiqu e que les chefs des Etats belligérants se mettent à tenir à leurs peuples un langage substantiel, qu'ils leur fassent envisager les avantages positifs, les biens réels que leur vaudra la victoire. Cet emploi des véritables moyens d'action sur les esprits et sur les cœur& des nations en armes que nos mi-■ nistres firent dès notre déclaration de guerre — rappelez-vous le discours et Antonio Salandra le 2 juin 1915, par exemple — mais que la plupart des ministres de nos alliés hégligèrent par attachement I vieillot et inhumain à des vocables vagues, inertes et discutés, indique que l'Entente achève sa préparation morale en même temps que matérielle pour la lutte suprême.Je voudrais que vous puissiez voir quel «enthousiasme profond, lucide et ferme, suscite ici toute parole claire ert. autorisée sur le prestige, l'enrichissement, 1 agrandissement que nous retirerons de nos actions militaires et diplomatiques ! Quelle impression misérable, sotte et basse, font ceux qui, tout en s<e proclamant les ami& du peuple, ne lui servent, pour le dédom-ana-ger de ses sacrifices, que des fictions «t. des verbalités. Ils sont, à vrai aire, •une cinquantaine dans notre Parlement. Mais, s'ils devaient, affronter aujourd'hui un peuple aussi réaliste que le nôtre avec Heure sottes consignes de désintéressement, Je panerais tout ce que l'on voudra qu'ils n'y réstetsralent guère. * « ■* Je ne 'vous cacherai pas ma surprise de voir nos revendications sur la mer Adriatique, sur Trieste, par conséquent, n'éveiller chez vous qu'un intérêt lointain, )'ai déjà eu, je crois, l'occasion de vous le montrer; le girand port que nous espérons posSotfer bientôt se trouve en connexion étroite avec le port d'Anvers. Les Allemands s'efforceront toujours d'obtenu an débouché direct sur les mers occidentales et, sur les mers méridionales. S'ils vous vainquent d'abord, ils nous assailliront ensuite avec leurs forces ainsi accrues. S'ils nous vainquent d'abord, ils vous asfiaîîlïront ensuite avec leurs forces ainsi accrues. Il faudrait ajouter à ces considérations plus particulièrement politi. ques et militaires que la solution que vou? comptez donner à la question rhénane in-férease au ni us haut point nos installations industrielles et commerciales et nos entreprises de transport, et ainsi l'usage que nous ferons de notre maîtrise sur l'Adriatique, comme celle-ci intéresse au plus haul point, votre occupation et votre exploitation de la rive gauche du grand fleuve. Pourquoi donc vos 'éloquents interprètes en Italie ne tirent-ils jamais parti de cette interdépendance de deux problèmes qu. sont capitaux pour vous et, pour nous, afir fle resserrer eTïcdre les liens créés pa/r nos communs sacrifices et notre collaboratior dans ta plus magnifique et la. plus rude des guerres ? XX. Les Belges en Hollande CINQUANTE INTERNES AU TRAVAIL A ZCETERWOUDE Le manque de bras se faisant sentir à Ley-fien, une cinquantaine de soldats belges internés ont été admis à travailler dans les usines et, les fabriques. D'accord avec lés fabricants et les autorités militaires néerlandaises, la Commission centrale de protection des réfugiés belges en Hollande, a. décidé de construire des pavillons û Zœterwoude-lez-Leyden, pour y héberger les internés. Ces pavillons formeront, sans doute, l'embryon d'un nouveau village jïwlge e» Hollande, AUTREFOIS... II Louis Barthou vient de consacrer dans la Revue hebdomadaire un très tel article à un de ses anciens collègues de la Chambre, Robert Dubarle, q^ avant d c-tre tué à l'ennemi au combat de Meteeral avait payé de son siège de député de-l'Isère son adhésion réfléchie et tenace a la loi de clairvoyance patriotique au service de trois ans... . , D'un des carnets de campagne trouve... dans la cantine du jeune capitaine de enas-sèurs alpins, M. Barthou a extrait u douloureuse et magnifique invocation «A la Patrie ».• Nous en reproduisons ci-aes-sous quelques lignes, que nous Belges ne pouvons lire sans émotion. Nous y trouvons en effet, exprimés avec une éloquence : impressionnante des sentiments que chacun de nous ressent confusément ou fond de son cœur : C'est nous, les fils, qui implorons ton pardon. Nous avons dormi dans la poix. Nous avons oublié la tâche où lu iiotts conviais. Nous n'avons pas entendu la menace Qui, de toutes parts, grondait contre loi, et couchés parmi tes molles fr nti'eres, nous chassions loin de nos oreilles le briut importun des barbares qui s'approchaient.-$« * Tout était si facile — le présent si joyeux1 Pourquoi nous troubler et veiller? Il n'y avait pas de haine dans nos cœurs, peut-être parce que iious redoutions la haine des autres. N us absorbions nos yeux ravis dans la contemplation de ta grâce inépuisable et nous ne v niions pas voir la convoitise qui, tapie dans les brumes, guettait ton sol et tes trésors. * # * Dans l'hiver bruissant du bruit de nos fêtes, comme dans l'été vermeil, nous suivi ns noire sort frivole et capricieux. Ardents aux disputes, entourant les Rhéteurs, emporté<t par n s plaisirs, nous oubliions la l À impitoyable qui bâtit sur le sacrifice et sur l'effort le destin d'un peuple. Et n 21s ne canne is-sions du combat que les querelles stériles et la haine fratricide qui divisait tes enfants les uns t nlre les autres. LA GUERRE AÉRIENNE continue sans trêve QUATRE AVIONS ALLEMANDS ABATTUS. — BOMBARDEMENT D'ETABLISSEMENTS. ENNEMIS COMMUNIQUE OFFICIEL FRANÇAIS ■11 décembre, i5 heures. Dans la journée du 10, deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes sur le front de Verdun ;l'un d'eux est tombé en flammes près de Brabant-sur-Meuse, l'autre s'est écrasé sur le sol près de Her-mevilie.Dans la même journée, nos aviateurs ont livré, sur le front de Champagne, plusieurs combats, au cours desquels le sergent pilote Sauvage a abattu son septième appareil allemand, qui est tombé en flammes au sud de Monthois. Un deuxième avion ennemi a été abattu à la lisière nord du bois c^Autry. Dans la nuit du 10 au 11 décembre, nos avions de bombardement ont lancé de nombreux obus sur les dépôts de munitions ennemis de ia région au nord de Verdun. Plusieurs incendies et de fortes explosions ont été constatés. Les cantonnements ennemis de Homa-gne-sous-ies-Côtes ont été également bombardés.>~» 8 S2-< — Le Pape elles peuples opprimés Rome, 11 décembre. — Après le Consis-, toiire, Benoit XV s'est entretenu avec les nouveaux cardinaux et a déclaré devant Mjgr Frûhwirth, le cardinal autrichien, qui était jusqu'ici nonce à. Munich, combien il déplorait les méthodes de guerre suivies par l'Allemagne et l'Autriche. Il ajouta qu'il avait rappelé à l'empereur Charles IV, comme il l'avait fait à Fran-, çois-Joseph, ses devoirs de chrétien, mais qu'il n'avait encore reçu aucune réponse satisfaisante. On assure que le Pape est 1 bi3n résolu à prendre en main, la défense • des peuples opprimés. »-;>-«> s •*-< Les navires allemands capturés ou détruits La piraterie allemande continue. Pourtant, l'Allemagne aussi a perdu des navi-' res... Quelles sont ses pertes, dans la marine marchande, notamment? Un officier de marine allemand vient, au cours d'une conférence, de donner des précisions à ce propos : « Depuis le début de la guerre, a-t-il dit, 152 navires d'un tonnage total de 452.000 tonnes ont été détruits, 257 bâtimens jaugeant ensemble 807.000 tonnes ont été retenus et utilisés par l'ennemi. Les ports neutres renferment 621 bâtiments d'ensemble *341.000 tonnes. F.n Allemagne, enfin, 490 vapeurs d'ensemble 2.41Q.vvO tonnes y sonl à l'ancre. » Sur un paquebot hollandais saisi par les Allemands Les aventures d'un Liégeois ■ Nous avons re'ncoutré ici un rescapé d un paquebot hollandais. Ce paquebot na ipu» fait naufrage ; il n'a même pas été torpillé : les vedettes aHemandea qui Von arrêt,: entre Fïessingue et les côtes d'Angleterre 1 ont emmené à Zeebrugge, puis l'ont relâche, allégé d'une partie considérable de ses passagers Or, notre homme est Beflge : il avait franchi en fraude la frontière de Hollande. Les Allemands ne l'ayant pas conserve, on voit qu'il mérite le nom de rescapé. _ C'est un bon vieux Liégeois, tout plein de bonhomie, et qui raconte ses aventures avec la verve et l'esprit de sa race. 11 était, tout fier en mettant, le pied sur le bateau, parce que ce lui avait été difficile de franchir la frontière. Pensez donc ! Pour aller serrer la main aux alliés, il avait résolu de passer la frontière à ses risques et périls. Une .prema.t-re tentative avorta à -cause d'uno obésité cjvti lui interdit l'entrée d'un petit souterrain, <Tim étroit boyau ménagé au bon endroit par 6'in-te&ligente industrie d'un guide. — Quel malheur d'être si pansu, dit-il au guide. Continuez, moi je retourne ; je vais me mettre au maigre et marcher tant que je peux ; je reviendrai dans un mois. » Au bout de ce temps, te guide le trouva « a point » et l'introduisit sans peine dans le souterrain. Sauvé 1 merci, mon Dieu. UN PAQUEBOT ARRETE EN PLEINE MER UN ESPION Après la traversée de la Hollande, voiilà ; notre homme sur le paquebot. Il y avait nombreuse et joyeuse compagnie : des compatriotes échappés comme- lui, des recrues poui l'armée, et. une cinquantaine de prisonniers de guerre français et russes qui avaient pris la poudre d'escampette. Le reste des passagers : des hommes d'affaires et commerçants hollandais, anglais, américains, espagnols, j d'un peu partout. 1)1 était six heures du matin, on était au ■larsre dé Res'simsrue, et deux passagers au moins avaient déjà quitté les bras de Mor-phée pour venir' sur le pont recevoir les caresses de Borée. Notre, liégeois en était ; l'autre avait un air d'en avo.ir deuS. Le paquebo», stoppa tout à coup, et no're compatriote s'aperçut qu'un minuscule batea.u à moteur l'avait accosté. Il eut l'intuition de se qui se .passait, songea aux Boches qu'il venait de quitter, à la prison qui l'attendait Outre-Rhin, au souterrain étroit. Pas d'erreur, ce sont les Boches. Voici d'ailleurs trois de leurs torpilleurs qui accostent à leur tour ; une vingtaine de marins allemands envahis- ! sent le pont. A leur tête, deux officiers : l'un se présente au capitaine hollandais, il qui il fait quelques confidences d'un ton rogue ; l'autre rencontre comme par hasard le passager au mauvais ait, qui idi dit : <t Cabane numéro 7- » Quel drOie de bonjour ! se dit- notre liégeois.TOUT LE MONDE A FOND DE CALE. — LA VISITE DU BATEAU Mais le capitaine fait savoir que tout le monde doit aller à fond de cale, par ordre des visiteurs. Deux minutes auprès. Espagnols et, Hollandais, Belges et Américains, et les recrues de notre armée, et les matelots hollandais, et les échappés d'Allemagne, tous , étaient encaqués comme des harengs à quelques mètres sous l'eau, dans des pièces obscures, chaudes comme des étuves, et ça puait l&uii'e. C'est là qu'un soldat français, qui en avait assez de la vie des cajmps.... d'internement, ouvrit un grand panier de voyage et se substitua à une partie des frusques qu'il contenait. Celui-là a eu i'œil. 'Pendant ce .temps-U'à, les vainqueurs se précipitaient vers la cabine numéro 7, où ils trouvaient un courrier diplomatique des Alliés en train de tourner les pouces. — Vos bagages 1 tous vos bagages ! rugit l'officier. — Allez les repêcher, répondit le courrier, ris sont au fond de l'eau. Il y avait aussi au fond de l'eau, pour quatre miil'ijons et demi de valeurs dont les Allemands ne verront jamais la couleur. A ZEEBRUGGE Après des heures et des heures de consternation à fond de caile, les passagers furent avisés qu'on arrivait à Zeebrugge, et qu'on les attendait sur le pont. Là on les tria. Les neutres furent renvoyés à leurs cabines sans trop d'excuses; les matelots hollandais purent reprendre leur poste ; tous les autres, après un interrogatoire sommaite, furent priés à coups de crosse de bien vouloir refaire connaissance avec le plancher des vaches. Notre liégeois <c rouspétait u. — Je suis un vieux brave homme qui ne peut plus porter de fusil ; pourquoi m'emb...-vous ? — pourquoi avez-vous quitté la Belgique ? questionna un officier. — Je suis neurasthénique, et puis je vais touclier de l'argent pour des compatriotes. Voici les mandats. II fit, bonne impression ; ses mandats aussi. « Bien sûr que je compte rentrer en Belgique », affirmait-il. On lui permit de rester sur-le bateau. Ouf 1 EN ROUTE POUR L'ANGLETERRE Le soir m&me, trois torpilleurs allemands remettaient le paquebot sur la route de Fïessingue. I>es aviateurs français vinrent jeter des bombes. Or, admirez la ruse des boches : les pirates vinrent se coJler aux flancs du paquebot pour arrêter le bombardement. L'a-dress.e des hommes de l'air déjoua cette ruse: les Boches reçurent toutes les bombes, et i! y eut quelque carnage. "Cela les dégoûta du métier d'accompagnateur ; ils lâcheront bientôt ie paquebot, en priant le capitaine de rallier Fllessingue. Celui-ci prit immédiatement la route de Folkestone. Notre liégeois respirait l'air pur de la liberté, Franz Aib?n. Sv ECHOS *0t "" Mort au champ d'honneur Nous apprenons la mort du baron Charles d'Huart, artilleur, tué à l'ennemi le lundi 11 décembre. Il avait à peine 20 ans. Le défunt était fils du baron Fernand d'Huart, cléputé suppléant de l'arrondisse-anent de Virton et le neveu du baron, de Broqueville, chef du cabinet et ministre de la Guerre. Il était engagé volontaire. Nous présentons à son père, lui-même engagé volontaire, et à toute,sa famille, l'expression de nos plus vives condoléances.Mort de M. le député Heyneit On annonce la mort a ijertrlx, Te "novembre, à l'âge de 81 ans, de M. Winanrl Heynen, docteur en médecine, ancien président du Conseil provincial du Luxembourg, membre et ancien vice-président de la Chambre des Représentants. Le suppléant dé M. Heynen à la Chambre est M. F. Braffort, directeur générai honoraire du Ministère de l'Agriculture. M. Heynen représentait à la Chambre, depuis de très nombreuses années, l'arrondissement de Neufchâteau-Virton. Il laisse le souvenir d'un excellent homme très <S#?0lië à ses commettants. Mission au Congo Le lieutenant comte Renaud de Briey partira pour le Congo dans le courant de ce mois, chargé d'une mission relative à l'organisation des territoires conquis. Le Roi a bien voulu le décharger, à sa demande, de la direction de la Liste Civile que le comte Renaud de Briey avait acceptée, pour répondre au vœu du Souverain, eïi bX)9, lorsque s'agitaient les délicates questions juridiques et politiques soulevées pair la succession de Léopold II. Le Roi a tenu à reconnaître les services <KT îTeutenant de uriey en l'autorisant à conserver ïe titre honoraire de ses fonctions et en lui conférant l'Ordre de Léopold. avec croix de guerre. La générosité de nos africains La Société des Militaires et Anciens Mili• tu h es, à Borna, a adressé à 'a renie un don de 5.000 francs au profit des militaires belges en campagne. S. M. a rendu hommage au geste patriotique de cette Société en chargeant son secrétaire de lui i témoigner sa gratitude. Equipement Tous les officiers belges s'habillent et s'équipent, à des prix raisonnables, chez Lévy, 0, boulevard Saint-Martin, à Paris, fournisseur du Ministère des Colonies de Belgique. (Visiter ou écrire). Nos internés en Suisse ; ont aussi fêté la Saint Albert. Ils ont | donné au théâtre d'Engelberg un fort beau concert qui a permis à leur harmonie, ainsi qu'à MM, Servais, Deschryn et Frésou, de recueillir des applaudissements mérités.La soirée s'est continuée par la représentation du « Mariage de Mlle Beule-mans », dont les interprètes ont été vivement acclamés. Rectifions une coquille qui nous a fait dire à propos fSts î'srTtcîe où un olticicr hollanaais réclamait l'annexion de la Flandre qu'il s'agissait pour l'Allemagne de combattre rinTlueiîKT* roumaine du sud. C'est évidemment romane qu'il fallait lire ! A la gare ! Du Cri de Paris cette intéressante histoire sur les rapports de l'arrière et du front : Un jour, à la gare régulatrice de C..., un sous-lieutenant de chasseurs à pied a une discussion avec un lieutenant commissaire de gare adjoint. Il s'est montré, dit le commissaire-adjoint, « arrogant » en demandant des renseignements, et ii a fait preuve de « mauvaise grâce ». U11 second commissaire-adjoint confirme ce« dires. Leur chef écoute leurs plaintes et prend la défense de ses subordonnés « qui font un service pénible et qu'il faut éviter de décourager ». Il demande des sanctions contre ces militaires qui, sous le prétexte qu'ils sont combattants « ne comprennent pas les nécessités de la guerre. » Le colonel commandant la brigade de chasseurs fit, une enquête. U constata d'abord que l'officier signalé n'appartenait pas au bataillon dont le numéro avait été indiqué. Les officiers maintinrent formellement, qu'ils avaient exactement lu ce numéro, et demandèrent alors que des poursuites fussent exercées contre l'individu qui avait usurpé le titre et l'uniforme d'officier.Nouvelle enquête - enfin on trouva l'officier incriminé dans un autre bataîl"on ; mais un peu tard : il était mort héroïquement la veille. Alors le colonel, — colonel de réserve, ayant exercé dans la vie civile des fonctions bien plus élevées, — rédigea un beau rapport sur cette mort héroïque. 1^ demanda que ce rapport fût communiqffué aux officiers de la gare régulatrice « qui puiseraient dans cette lecture de louvelles forces pour éviter le découragement et, subir dans leur service pénible les appréciations déplacées des militaires de passage ». Avec une charmante ironie, ie colonel ajoutait que si ces messieurs se plaignaient de nouveau des fatigues de leur service, « il était disposé à leur réserver deux vacances sur celles provoquées parmi les officiers du bataillon par le combat meurtrier du... » On ignore l'accueil fait par qui de droit ô ce rapport et cette proportion. , f L'appel des Belges sous les drapeaux SCHEIDEMANN —» ■-»— —- Le gouvernement soumettra incessamment à la signature du Roi un arrêté décrétant l'apoel des catégories 2 et 3 (célibataires âgés de 30 à 35 ans et de 35 à 40 ans) et de la 4e catégorie (hommes mariés de 18 à 30 ans) visées dans l'Arrêté Royal du 31 juillet 1013. L'appel sera fait de manière, semble-t-il,que les hommes puissent entrer sous les drapeaux vers la fin do janvier 1917. >-«»«!»-< t Mouvements de troupes en Belgique Amsterdam, 11 décembre. — Le correspondant du Teleqraaf à, la frontière belge Sît que des troupes en assez grand nombre sont actuellement rassemblées à Anvers et qu il y a 'd'importants mouvements de troupes partout, en Belgique. On en conclut à un redoublement d'activité suit le front occidental. — ->-»•««-< Ha prisonnier civil belge réussit à s'échapper d'Allemagne Nous lisons dans le Gehevois du 10 décembre : « Un interné civil belge, prisonnier au | camp d'Holzminden, d'où il avait, réussi à s'enfuir il y a trois nioïs est arrivé à Genève, hier soir. Sur l'ordre du premier lieutenant Aubert et le désir exprimé pai •le fugitif, ce dernier a été conduit à la frontière française. Celui qui réussit à brûler la peïftcsf-é à ses gardiens, est un Ver-vito'is; Il se nomme Ernest Thoulon ». Lire en 3e page : La situation militaire juumuu uu uiwiiijuiiu Il est taux, déclare-t-il, que l'Allemagne soit coupable de la guerre Nous méconnaissons pas encore le texte' du maaïijTe'sîe que les « Kameraden » Sctiii-iflemaim et Ebert. ont porté à La Haye â :pïf | fjjt;* (diei la déportation des ouvriers belges, mais' un journal socialiste nous donne au sujet du premier >die ces deus messagers du Kaiser des nouvelles qu! achèvent de montrer ce qu'on peut en attendre au juste. Il n'y a pas quinze jours que ce chen des socialistes majoritairets répétait avec énergie dans une grande réunion tenue a Hambourg que la responsabilité de la guerre actuelle ne peut être imputée ni à 5 Allemagne ni à son gouvernement. « De différents côtés, s'écriait Scheide• mann, on dit que l'Allemagne est coupable de la guerre. Une telle affirmation est avani 'tout antisocialiste, car nous savoni que l/€s causes de la guerre sont plus pro fondes, que le capitalisme, l'imperiaiisme, les armements poussent à la guerre. » C'est Homo, 1© correspondant suisse de YHumanité (numéro du 11 décemoreV, qui nous rapporte ces déclarations d'après ifl Hamburger Echo du 29 décembre et voici les réflexions qu'il y ajoute : « Il est difficile de croire que la cause de cette obstination dans le mensonge est « liai' défaillance de mémoire ». Sachant que tout ce qu'ils ont raconté depuis le commencement de la guerre s'écroulerait d'un seul coup s'ils reconnaissaient les responsabilités de l'Allemagne, les majoritaires à la Heil-mann sont forcés de continuer le mensonge. C'est pour cette même raison que Scliei-demann, lui aussi, s'est écrié de nouveau encore, le 27 novembre, dans sa réunion n Hambourg, que les socialistes, savaient (wussten), le 4 août 1914, « que non seulement a l'ouest, et. à l'est, mais aussi au sud e4 au nord, des ennemis se tenaient prêt pour nous assaillir ». C'est le 27 novembre que Scheidemar.n parlait ainsi. C'est le 8 décembre qu .1 était â La Haye pour assurer les ouvriers belges des meilleurs sentiments des socialiste* allemands. Attendons., L'esclavage boche en Belgique [< «ir I UN HORRIBLE JOUR DES MORTS A NIVELLES Un Rclgê qui connaît parfaitement, la ville de Nivelles et le Brabant-Wallon, ayant rStlssî à échapper à la surveillance de l'occupant, fait un récit précis, simple et d'autant, plus émouvant, des incidents qui pfecSaêrent et accompagnèrent, la déportation en masse des Nivellois. « Le mercredi 2 novembre, à 8 heures du matin, toute la. population mâle de Nivelles, âgée de plus de 17 ans, fut rassemblée sur la place Saint-Paul. Successive-1 ment, â cfUeTques minutes d'intervalle, on I vit arriver sur la place, accompagnés de leur bourgmestre, les hommes de Lillois, Tin es, Montreux, Bauilers,. Bornival, It-tre, Ilaut-Ittre et Virginal qui avaient été également convoqués. <( Vers huit heures un quart, l'appel commença, Des officiers y procédaient, en allemand, et leurs ordres étaient traduits par un interprète. Nivelles dut se présenter d'abord. On appela les vieillards 'de plus de 75 ans, puis ceux de plus de 70 ams, et ainsi par tranches de 5 années jusqu'à ceux de plus de 55 ans. Un douloureux cortège sous la pluie « Sous la pluie battante, on vit refiler devant les officiers, qui apposaient des cachets sur les cartes d'identité, le douloureux cortège des vieillards de l'hospice. Beaucoup ne pouvaient marcher qu'à l'aide de béquilles ou appuyés au bras d'un des leurs; d'autres se traînaient littéralement, en proie aux infirmités les plus diverses- Le groupe fut libéré immédiatement. . , , rn , „ «( Alors on fit venir les gens de o0 a 5j ans. Ceux-ci encadrés 'de soldats qui portaient le fusil en bandoulière, quittèrent la place Saint-Paul, suivis par une centaine environ d'agents das chemins cle^ fei vicinaux comprenant le personnel de i administration centrale et celui de 1 exploitation. , , » Après cette poignée d'hommes, toute la population masculine de Nivelles giou-née par rang d'âge s'avançait, en lilps de de trois, serrée de près par îes soldats allemands. Le triste cortège s achemina oa'r ta rue du Palais de justice, le faubourg et la chaussée de Bruxelles jus-qu'aux vastes usines des papeteries ojcI- « Tous les abords do cet itinéraire etaien! soia'neusammt gardés. Les premiers îangf s'avançaient dans le calme, mais les der niers rangs, ceux de la jeunesse, allaien d'un pas énergique rythmé par le chan de la Marseillaise et do la Brabançonni que les soldats n'osaient empêcher. « Les femmes, et les enfants accouru: au pas de leur porte, sanglota ient, croyant que 'déjà tout ce monde1 était tu rigé vers la gare, et de là, Dieu sait, où, i Le « triage » « Ce fut aux usines Delcroix qu'eut' lieu le triage. A la maisonnette du concierge, un soldat allemand était posté qui répétait sans cesse : « Celui qui est malade ou blessé doit le déclarer et passer à la, visite.» En effet, les docteurs Lavand'hom-me ej, Froment étaient là, attestant en présence d'officiers allemands, médecins • sans doute, qu'ils avaient donné leurs soins à celui-ci et à celui-là. Les malades étaient donc laissés de côté. « Mais voici qu'un premier groupe de 25 homm.es est amené dans une salle ou sont attablés trois officiers. Ceux-ci, après avoir réclamé la carte d'identité, procèdent à un interrogatoire. Suivant leur bon plaisir, il faUf, se ranger d'un côté ou da l'autre. Quiconque est jugé inapte à servir le dessein des allemands, conserve sa carte sur laquelle un cachet est apposé. d Puis on est conduit vers la sortie. Au dehors, un piquet de soldats accompagne le petit groupe de ceux qui sont libres, jusqu'au piquet suivant qui accompagne à son tour et . ainsi de suite jusqu'à oe qu'on eût atteint les rues non barricadées. « Il en allait tout autrement de ceux qui étaient retenus à l'intérieur. On leui enlevait leur carte d idendité et on leui donnait un numéro. Les malheureux, ainsi classés, ignoraient fart souvent le sort qui leur était réservé. Certains d'entre eux, qui n'étaient, ni chômeurs, ni ouvriers, s'adressaient à M. Delcroix, ff. de bourgmestre, qui s'employait avec tin dévouement admirable à défendre leur cause auprès des Allemands. (t Lorsqu'uu certain nombre d'homme,9 porteurs run numéro était groupe, on les, rmmeffSît dans une salle voisine. Et làs commençaient les sollicitations. Des officiers abondaient les hommes, le sourira aux lèvres : « Voulez-vous travailler poun nous '? Vous êtes ajusteur, menuisier poê-lier, nous vous offrons de gros salaires Vi autant de mark par jouir '! Vous aurez du pain 'durant toute la guerre, il y a assez longtemps que vous, votre femme et vos petits-enfante, vous souffrez: Voyons, vous êtes intelligent, signez cet engagement et* vous êtes libre de rentrer chez vous pour préparer vos bagages. Vous ne devrez partir que dans quelques jours et vous riti devrez même pas quitter la Belgique. » Lu : les refus se suivaient énergiquement. Lea hommes pâlissaient un moment et répon-v daient avec fermeté : " Je 11e signe pas„ je ne veux pas travailler contre mon pays >*; ■ Beaucoup protestaient avec véhémence corn. Ire la violence qui leur était faite, établis* i sant qu'ils n'étaient ni chômeurs ni ou* vriers. Mais c'était peine perdue. « Pendant ce temps, les rares citoyens! auxquels leurs fonctions permettaient da, Circuler pjaraai les groupes, se muiti-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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