Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 29 Juni. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 03 augustus 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/qz22b8wj8p/
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LUNDI 29 JUIN 1914 L_*LJiMSOISfi DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE - N» 180 ABONNEMENTS Pour tonte la Belgique On ai, , ï , , i , Ir. 9.06 Six mois . ï t S - • » 4.69 Trois mois « . • t * . 2.8 S Gr.-Euché de Luxoml). 20.09 Union postal». ■ ■ . • 90.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition (6 h. soîr) Edition (10 h. soir) Edition Jjt (minuit) LE XXe SIÉCLE ANNOMCE3 Annan—s miMa., petite ligae . M( Réclames (> fif»), la lifij», 1.50 Faits dive» »;j, . » 4.0S Faits diven fi». . . » 3.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologies « . . . a 2.00 Le» annancas sont reçues au bureau du journal 5 centimes le numéro Téléphones 3546 et 3&8Q Installé-are omnia in Chz'istc Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles E D ! T I ON ¥ Autour de nos paysages t—— . Ce sera tout à l'heure le moment de choisir un lieu de villégiature ou de tracer l'itinéraire d'un voyage. 11 y a, pour en décider? l'attrait sympathique, ce je ne sais quoi qui nous fait élire entre tous tel lieu plutôt que tel autre, avec l'espoir secret d'y rencontrer ce que nous avons vainement cherché ailleurs. Il y a aussi, moins sentimentale mais non pas toujours vulgaire et quelquefois intelligente, la curiosité. Puis la vanité par laquelle on s'inquiète moins de voir que d'être vu, de connaître- que d'y être allé. Enfin la mode qui a parfois raison. Car il arrive que ses engouements conduisent à de belles choses qu'elle a cependant le tort de rendre trop courues; de ne point laisser au calme et au repos nécessaires pour qu'on puisse en jouir comme il faut. Si d'ailleurs on peut, au départ, observer plusieurs catégories de voyageurs, au retour il ne s'en présente plus que deux : le clan de ceux qui, pour avoir effleuré d'autres pays, trouvent le leur meilleur, et le leur, ici, c'est le nôtre. Ensuite les autres chez qui s'exerce le facile esprit de critique et même de dénigrement qui fait malheureuse ment trop souvent le fond du caractère belge. Pour ceux-là notre climat est détestable, nos deux fleuves sont des ruisselets, nos montagnes des taupinières et notre océan lui-même, avec ses abords de dunes, une assez pauvre chose. Ils se trompent, ils sont injustes ou, ce qui est plus grave, ils sont incomplètement Belges. Bien certainement, en fait de beautés naturelles nous ne possédons rien d'extraordinaire ; mais il ne s'agit point, en ceci, de juger par comparaison. La hauteur des montagnes, l'étendue des lacs et la profondeur des forêts ne composent pas le tout d'un paysage. On peut préférer et l'on préfère en effet fréquemment d'autres aspects entièrement dépourvus de pittoresque. Et pourquoi? Pour une raison mystérieuse dont nous devons rechercher l'existence en nous-mêmes sans pouvoir, au reste, beaucoup l'expliquer. Entre la nature et notre âme des concordances s'établissent qui ne se réalisent pleinement qu'en des endroits déterminés. Ce n'est pas uniquement une affaire d'habitude, car des vallées fort agréables ne nous disent rien et ne parviennent pas à uous attacher, même après des années de séjour. Au contraire, une plaine peu favorisée, quelques coteaux déshérités nous séduiront dès le premier instant et fixeront notre cœur. Il en arrive de même entre les personnes. On serait presque toujours bien en peine de dire pourquoi l'on aime et pourquoi l'on n'aime pas^ Parce que, et voila tout. J'ai tous les jours sous les yeux un_ coin de contrée que personne no s'aviserait de venir miter et je m'en félicite. C'est un plateau cultivé où s'enclavent les pâtures de quelques fermes et quatre clochers, — je les ai depuis longtemps comptés — se dressent dans l'étendue. A quelque distance le village se rassemble dans un creux de verdure. Au-delà des maisons se disséminent sur les pentes et, tout au loin,-une route passe qui va je ne sais où. Par là-dessus ce qui est beau, c'est le ciel, le passage des nuages gris ou blancs, les clartés ou les menaces de l'«horîzon l'approche des nuées.C'est sur le plateau que le soleil se couche et il lui donne, à cette heure-là, une richesse de couleur et de reflets vraiment particulière. Ceux qui se disposent à aller contempler la Jungfrau ou les fiords de Norvège me trouveront peut-être un peu simple ae me contenter ae cela. J'avoue pourtant sans honte ç[ue je l'admire à toutes les heures ; puisque je dois vivre en face il me paraît que ne pas y être indifférent et n'en rien laisser perdre fait partie de mes devoirs journaliers. Cest, à mon avis, une manière de pratiquer cette règle de l'acceptation à laquelle en tout, partout, toujours, nousdevons soumettre nos paroles, nos actes et jusqu'à nos pensées.Et puis il me paraît que ne point mépriseï le paysage national est encore une forme du patriotisme. Contre les excursionnistes ambitieux qui entreprennent de le dédaigner j'éprouve naturellement le besoin de le défendre de la même façon que je défendrais, le cas échéant, notre art, nos lettres, notre industrie, nos produits agricoles, notre armée, nos institutions. Voilà bien des choses mêlées m£is vous comprenez parfaitement que je veux dire qu'il faut être Belge et que nous le sommes rarement assez. Il y a quelque chose de touchant à entendre dire par les Islandais. « L'Islande est le plus beau pays sur lequel le soleil se lève. » On sait pourtant assez combien est désolée, pour les étrangers, cette île toute en rochers nus, en glaces, enneige, aveo si peu d'herbe, pas de bois et seulement quelques fleurettes. Si, possédant beaucoup mieux, nous ne trouvons pas notre pays assez beau prenons garde que cela ne tienne à notre insuffisance intellectuelle et à notre pauvreté patriotique.Car la nature, d'où qu'on la regarde, est toujours intéressante. Ce n'est pas la poésie qui manque à tel lieu plutôt qu'à tel autre, c'est le poète. La poésie, au surplus, jaillit naturellement des choses que l'on aime et celles-là sont toujours belles. Chanteflor. Y**» V «3 ç» Ç-\ ^ <0 w w £<?>■ B9T ESSAYEZ * LES PETITES ANNONCES =:= ÉCONOMIQUES DU XX° SIÈCLE, JOURNAL DE BRUXELLES « PETIT BELGE Ces journaux pénétrant dans tous les milieux, elles s1 adressent ainsi à Vindustriel, iu commerçant, à Vemployé, à Vouvrier, etc. Leur efficacité est reconnue par tous ceux lui en font usage. rr: m &ZGMM9 rr;:r: 0.75 CEMTIMEH 9 9 «lia | BuRleiin politSquQ .—— 'Le -prince de Hohenlohe, futur ambassadeur d'Autriche-H ongrie à Berlin, est actuellement à Vienne où il a eu un long entretien avec le comte Berchtold. Il se rendra mardi à Berlin -pour s'entretenir avec le comte de Szœgyeny-Marich et les principaux personnages du gouvernement allemand. Il prendra possession de son poste en octobre ou novembre. — La Chambre italienne parait avoir retrouvé le calme. Elle a approuvé, par ZOO voix contre 24, les déclarations faites ■par M. Salandra au sujet des projets financiers et a décidé, par 199 voix contre 17, de passer à la discussion des articles. — La situation du prince de Wied reste indécise. On annonce d'une part que Bid Doda continue sans encombre sa marche en avant et, d'autre part, que les villes de Bérat et de Fieri sont sur le point de se rendre aux rebelles. — Peu de nouvelles du Mexique : aux dernières informations on tenait pour certain que les insurgés enverront des délégués pour conférer avec les représentants du général Huerta, — La question albanaise va peut-être rentrer dans le cadre international. Sur le désir exprimé par les insurgés d'avoir un entretien avec une personnalité représentant les puissances, le colonel Philipps, accompagné d'un interprète, est parti pour Chiak dans une voiture du palais. — Lundi, M. de Sverbejew, ambassadeur de Russie à Berlin, fera à l'office impérial des affaires étrangères une nouvelle démarche en vue d'obtenir que les Russes habitant l'Allemagne soient exonérés du payement de la taxe dite contribution de guerre. — Le Tsar, accompagné du ministre de la marine et de l'amiral Nylow, a visité samedi l'escadre britannique qui se trouve à Cronstadt. D'après le Berliner Tage-blatt,l'ambassadeur d'Angleterre en Russie, au cours du banquet offert aux officiers anglais, aurait dit « qu'à l'heure actuelle toutes les conditions nécessaires à un accord entre les deux peuples se trouvent remplies et que, par conséquent, l'amitié anglo-russe poussera des racines assez profondes pour résister à tous les orages ». Si de telles paroles ont été dites, remarque le journal allemand, il est inutile d'insister sur leur valeur. — A la suite de la remise de la note grecque à la Turquie, on croit généralement dans les cercles diplomatiques à Constantinople que le danger de complications entre la Turquie et la Grece disparaîtra réponse grecque ouvrant la perspective de négociations pacifiques relativement à l'émigration. LES NOUVELLES Le voyage du Roi en Suisse La « Gazette de Lausanne » consacre à la proefuaine visite du Roi au conseil fédérai suisse ces lignes de cordiafô bienvenue : « Dans tout le pays, l'opinion a salué avec plaisir la nouvelle de la visite du Roi des Belges, du souverain d'un Etat avec lequel la Suisse a toujours entretenu de cordiales et sympathiques relations. Nous pouvons accepter sans l'a moindre arrière-pensée politique le témoignage d'intérêt que notre hôte a désiré nous donner, le 7 juillet prochain. Etat neutre coimme nous, la Belgique partage avec la Suisse l'honneur d'etre le siège de plusieurs bureaux internationaux et travaille comme nous à encourager et à améliorer les relations entre les peuples, :0e sont là de précieux points de contact. Le Roi a désiré être reçu simplement, <x qui est fait pour nous plaire. Il n'y aura pas de levée de troupes. Notre hôte arrivera à Berne en civil, accompagné seulement de son adjudant et d'un officier. Il sera reçu à son arrivée par 'e ministre de Belgique à Berne, baron de Groote, et se rendra directement de la gare au Palais fédéral, où il sera reçu par le conseil fédéral in corpore. Le président de la Confédération, M. Hoffmann, accompagné du vice-président du conseil fédérai, M. Motta, lui rendront sa visite à l'hôtel de la légation de Belgique. Après un déjeuner au Bellevue-Palace, le Roi visitera l'Exposition en compagnie du président de la Conféd-ération et du chef du département de l'industrie et de l'agriculture^ M. Schulthess, puis à la fin de l'après-midi il repartira pour Territet rejoindre la reine, qui y séjourne actuellement. Le peuple suisse et la population bernoise en particulier feront un oordial accueil au souverain de cette nation amie. » Le ministre de la guerre à Brasschact M. de Broqueville, ministre de la Guerre, se rendra probablement jeudi prochain à Bras&chaet pour y visiter Les installations nouvel'leé. On sait qu'outre l'école d'aviation, on a érigé au polygone de nombreux bâtiments nouveaux pour le dépôt de remonte et pour l'école d'artillerie. Les installations de cette école sont près qu'entièrement sous toit. Dès qu'effiles seront terminées, nos officiers d'artillerie ne seront plus envoyés à Yprcs pour l'équitation. Audiences consulaires Se tiendront à la disposition des intéres sés, au bureau officiel de renseignements commerciaux rue des Augustins, 15, à Bruxelles; M. D. Siffert, consul général de'Bel-gique à Shanghaï, les mercredis 8 et 15 juillet, de 10 à 12 heures; M. J. Mignolet, consul de Belgique à Denver (Colorado, Etats Unis d'Amérique), les mercredis 1er et 8 juillet, de 10 à 12 heures. - ■ ^ ■ " " — LE XXe SIÈCLE est I© moins cfies- des grande quotidien» bef^en itlustrés QHRONIQUE DU JOUP t »o« A PROPOS D'ANNEXION I Nous nous sommes permis de dire que h fusion de Bruxelles et de ses faubourgs m I pouvait s'accomplir que moyennant revisior j préalable de notre loi communale et que c'était une théorie dangereuse de la pour suivre dans le cadre de la législation actuelle.Horreur, s'écrie la «Gazette»», qui ose écrire que cette thèse « dépasse l'insolenex (permise ». | Ainsi donc, ajoute-t elle, « la confiance I dont est digne n'importe quel bourgmestre I rural ne peut être accordée au bourgmestre ; cle Bruxelles ». i Si la <( Gazette » s'était donné la peine de ! réfléchir, elle n'aurait pas écrit cette phrase qui est, justement, la condamnation de sa thèse à elle. Elle aurait compris qu'on 1 peut négùiger « n'importe quel bourgmestre rural », mais qu'il serait impossible de met tre le bourgmestre d'un Bruxelles agrandi \ sur le môme pied que ce bourgmestre rural. Si eille avait réflédhi, elle aurait compris que ce cjue nous avons écrit au sujlet de d'organisation administrative des grandes ea.pit.aik6 étranigères n'est nullement nég'li geabie. Ou so u ti en d r a i t-el le par hasard î qu'eji prenant des précautions vis-à-vis de la ville de Paris le gouvernement républicain a reculé Les bornes d^ l'insolence? La « Gazette » cous dit : « ces gens-là ■ ont perdu la tête ». Qu'elle veuille bien se j tâter : elle aura peut-être quelque peine à retrouver la sienne. LE RÉ61ME DES ÀRfêES Au sujet de l'article que nous avons consacré à la vente des armes, un lecteur nom * écrit : ] « Il faudrait réglementer Ha vente des armes i de façon à permettre aux honnêtes gens ce s« défendre contre les apaches. En effet, il importe bien peu aux apaches J d;attrapcr 8 jours et 26 francs pour port d'ar i me prohibée : une condamnation de plus ou de moins ornant leur casier judiciaire ne les in-quiète pas outre mesure et, en sortant de la prison, ils reprendront un nouveau revolver. | Les honnêtes gens, au contraire, par crainte . de la correctionnelle, n'osent pas s'armer ei : sont donc toujours à la merci des apaches. i Ne pourrait-on pas adopter le système qu: J existe en Italie où chaque citoyen majeur, — • n'ayant subi aucune condamnation, — peut, moyennant une modique taxe annuelle, obtenii du commissaire de police de sa localité, la dé- j iivrance d'un certificat officiel lui permettan: i de porter en tous temps une arme quelconque i ' La police peut fouiller à tout moment n'im ' porte qui. Si quelqu'un est trouvé porteur d'une arme, alors qu'il n'a pas de permis, il est pas> sible des peines les plus sévères (6 meis à 2 an« de prison); de cette façon, les apaches crai ; gnant l'ineliscrétion des policiers, n'osent pa; portei ei'armes sur eux et, s'ils s'arment ma! gré tout, ils y regardent à deux fois avant d< s'attaquer à. un honnête homme,, ce derniei étant toujours LEGALEMENT à même de s< défendre. » »o« LE PONT Un groupe d'employés de bourse et d( banque nous font part d'un vœu. Le 21 juif lefc, jour des fêtes nationales, et jour férié est, cette année, un mardi. Il y aura do ru congé le elimanehe 19 et le mardi 21 juillet Les employés de bourse et de banque on og'al.irnent congé, l'après-midi, chaque an nqc, le <( 'lundi de la kermesse de Bruxelles» e'cït-à-d-ire cette antnée-oi, le lundi 20 juil •lot. Ils voudraient qu'étant donné les cir constances on ne <x>upat point leur cong< du dimanche, du lundi après-midi et cli ' mardi et que les maisons ele la place leui î accordassent congé le lundi matin. Ils fon î remarquer que le 20 juillet n'est ni joui d'échèa-noe ni jour de bourse et que, pai .conséquent, les affaires ne souffriraien ! <point de la faveur qu'ils demandent, j Transmis à l'examen bienveillant de noi j banquiers et agents de change, et particu | lièroment de la Banque Nationale don :'l'exemple serait certainement suivi. »o« LE PANORAMA DE BRUXELLES Il y a quelques jours nous avons dit que Ja ville de Bruxel'lc, désireuse de conserve] intact son remarquable panorama, avar prié le gouvernement de grever d'une ser vitude les terrains acquis par lui pour !c^ grands travaux actuellement en cours. Lr ■ville désirait qu'on imposât aux acqué reurs de: ces terrains la défense de ne pas > élever de eïonstruolions trop élevées. Le gouvernement accorda satisfaction i la Ville. Allez donc voir, place Poelaert, d'où i'ox pouvait, il y a quelque temps encore, con templer le plus beau des panoramas, l'erffe< que produit l'immense bâtiment annexé ré oemment à la Maison du Peuple. Le panorama est irrémédiablement gâté rnais^ l'administration communale n'a rier à refuser aux bons amis les socialistes. PATRIOTISME La Chronique » nous reprodhe d;avoi: protesté cewitre le langage d'un auditea: militaire qui proclamait artificiieTle notr< frontière du sud. Pour elle, ce langage ex prime « de nobles sentiments ». Souvent la « Chronique » fait vibrer h oorde du patriotisme. Mais son patriotisme ne lui a inspiré aucune protesta-tion contrx les libéraux qui ont exploité eîontre le gou vernement, aux dernières élections, les ré e-entes charges militaires nécessitées par h défense nationale. Muette pendant la pé riodo électorale, elle retrouva son patrio tisme pour réclamer, .deux jours après le élections... une aggravation des charges mi litaires. Aujourd'hui c'est pour elle noblesse d/ sentiments que de tenir nos frontières pou: artificielles. La première fois que son patriotisme b démangera encore et eïu'ello sollicitera quel que bonne charge militaire, à exploiter ha bilemont dans la suite, nous l'engagerons î ne pas trop s'émouvoir de ia cUfense de no: frontières artificielles... Le temps qu'il fait... et celui qu'il fen Le baromètre descend sur l'Irlande, l'Ecosse la Scandinavie et le nord de la Russie ; il mont partout ailleurs. La pression est faible sur tfe nord et forte su le reste de l'Europe. Le vent est faible de directions variées su notre pays, où la température est comprise en , tre 16 et 20 degrés. Prévisions : vent faible <de directions variées beau. Les fêtes jubilaires . de Mgr STILLEIANS, évêque de Garni . ' La journée de dimanche La catihédrale de Gand avait reçu, dimanche, une nouvelle décoration pour le dernier jour du jubilé épiscopal ; deux cérémonies , religieuses devaient avoir lieu devant le ( chveur. Dès 6 heures, la nef réservée aux j hommea commeneie à se remplir, et bien ( • avant l'heure de la messe,à 6 n. 30, oa n'y t trouve plus une place. Mgr Van Rechem, assisté de M. le chanoine Thuysbacrt, célèbre 1* 6ainte messe, tandis que les chanoines Van den Gheyn, De ' Rùyver et Standaert distribuent la sainte communion à un millier d'hommes. On re-; cco.naît dans cette foule des magistrats, des professeurs de l'Univen3ité, des représen-; tants. Après la messe, Mgr Van RecSiem a donné ! la. bénédiction. (LE « TE DEUM » i La vaste nef se remplit, dès 10 h. 30, 1 pyur le «Te Deum», par les membres des . di verses sociétés de 1a ville et des faubourgs. Remarquons ,dans la partie réservée, la p?ésence de M. le ministre d'Etat Van den Heuvel, du gouverneur de la province, des sénateurs et représentants, du procureur du T'v j, des présielents de la Cour el'appel, des ' i c.'.férents tribunaux; des conseillers provinciaux et communaux, des membres du clergé : régulier et séculier, ainsi que des anciens » zouaves pontificaux conduits par leurs chefs, le conseiller De Bie et le comte de Hemp-tinne.A 11 heures, les orgues, tenues par M. De Groote, font retentir la marche triomphale ) d*; Reichberger. Et tandis que l'évêque jubi-j îr-'re, entouré des chanoineSj paraît, escorté i des 125 bannières des sociétés, on chante au . jubé l'«Eoce Sacerdos » liturgique. 1 L'évoque bénit la foule et monte à l'autel, ' assisté ele ses vicaires-généraux et des cha-" ; noines Lejour et Cornand. Puis il entonne le «Te Deum», que la maî-f trise et les élèves du séminaire chantent sous • la direction du chan. Van de Wattyne et du ; maître de chapelle Verschaffelt. Après la cérémonie, le vénérable jubilaire ! • o retourna vers la foule, pour la bénir, et : les fidèles qui étaient agenouillés aux pre-■îmiers rangs purent voir que des larmes : d'émotion coulaient sur son visage. LE CORTEGE I A l'issue du «Te Deum », se forme, sur la ; place et dans les rues adjacentes, un cortège dont on n'a pas de souvenir à Gand. Six, sept . mille ihommes (les enfants n'y participent ! pas) vont en rangs serrés derrière les drapeaux et fanions aux couleurs variées, à tra- ■ i ' ers les rues pavoisées. Les drapeaux du ; » Pape et du Pays sont arborés partout. Nous ■ kaons, pendant qu'ils passent, le groupe : ' des jeunes gens des patronages, les jeuiies- • gardes, les cercles ouvriers, les mutualités, ; la Ligue antisocialiste avec son contingent nombreux qui forme déjà un brillant cortege. Puis viennent les élèves des écoles supérieures, des écoles professionnelles de Saint-! Luc, etc., œuvres qui ont été"créées ou aidées - par Mgr Stillemans; les différentes sociétés . bourgeoises, les étudiants catholiques, la i Société de Saint-Vinccnt-de-Paul ; enfiu, voici le glorieux drapeau des zouaves ponti-> ficaux, cievant lequel tous les fronts s'in- - clinent. Le cortège arrive devant le palais de l'évê- - ché. Au balcon, se trouvent l'évêque, les vi-î caires-généraux, Mgr Van Rechem, les secré-i taires. Chaque groupe se range sur la place, • ' les drapeaux forment une haie près du per-iiron. Cela dure une demi-heure, et toujours • arrivent les sociétés. • j Voici enfin qu'un groupe s'avance, monte >. auprès du jubilaire et lui offre, au nom des 1 ouvriers cihrétiens, un bel objet d'art, un ; crucifix. . i Le souvenir lui est donné par une délégation de la Ligue antisocialiste, tandis que, sur la place, la foule applaudit et crie : <i Vive Monseigneur ! ». Emu, le vieillard bénit ses enfants et remercie.; Les fanfares jouent lé « Lion de Flandre » ' ' et la «Brabançonne» que la fo.ule accompagne J de son chant. j Les cérémonies jubilaires sont terminées. . . *** ' t Le jubilaire a reçu des marques de synv ■ pathio précieuses. S. M. le Roi lui a envoyé ' un télégramme de chaleureuses félicitations et de vœux de bonheur. Au nom de l'Univer-^ aité de Louvain, Mgr Ladeuze a félicité le prélat; les ministres aussi ont envoyé l'ex-pression de leur profonde estime et leurs • félicitations. i Mort du lieuteaaat Liedel , ——O ' ' Le lieutenant aviateur Liedel. la malheu-1 j reuse victime de l'accident d'aéroplane que j nous avons relaté, a succombé dans !a nuit { de samedi à dimanche. r L'aviateur avait une double fracture de la • ' jambe droite, une fracture de la cheville • j gauche, un écrasement de la poitrine, plu-i •. sieurs côtes fracturées et, enfin, une double ■-"fracture de la boîte crânienne. j Liedel avait pris le départ, à 10 heures, sur son biplan Farman, dans la direction de ^Martelange, où il devait exécuter quelques vols, puis assister à un banquet qui lui était l offert. t Le voyage fut parfait, et bientôt l'officiel ; arrivait au-dessus de Martelange. Il fit queî-; ques virages au-dessus de la commune et il f se disposait à atterrir, quand, au lieu dit i « Fakeknap », de biplan fui* puis dans un j-remous : l'aviateur fut précipité sur le soi i et l'aéroplane s'abattit sur lui. j Le lieutenant Félix; Liedel n'avait pas { vingt-six ans ; il était né à Bruxelles le 29 juillet 1888. Sous-lieutenant depuis le 26 mars 1911, il avait obtenu, à Siint-Job-in-'tGoor, le 26 septembre 1913, le brevet civil de pilote n° 80, de l'Aéro-OIub de Belgique. Liedel avait eu un premier accident, le 20 avril de cette année ,dans la plaine de Genck : il avait donné, à l'atterrissage, dans une butte de sable. Son appareil fut réduit ' j en miettes, mais l'aviateur s'en tira avec î quelques contusions sans gravité. il I\osn elles diverses ARGENTINE > — La démission du ministre de la guerre î est acceptée. Le ministre d? la marine prendra l'intérim de la guerre, i" _ FRANCE — Le juge-d'instruction vient de renvoyer cîe-l' vant le tribunal correctionnel M. Quentard, - administrateur-gérant du « Figaro », pour publication anticipée du réquisitoire de M. I es-; couvé, procureur de la République, au sujet de l'affaire ( . L'archiduc François-Ferdinand d'Autriche et sa femme ont été assassinés ^ ■ i . ■ ■ I.i i. IS y a en deux attestais :1e premier, à la bmbe9 aéeloné Le second, au revolver, a mûhmimsmmt réussi. » Un drame terrifiant s'est déroulé,dimanche matin, à Serajevo, la capitale de cette principauté de Bosnie que l'Autricihe-Hongrie s'est annexée il y a six ans. L'arcliiduc héritier d'Autriche, François-Ferdinand, et sa femme, la princesse Sophie de Hohenberg, ont été tués à coups de revolver, après avoir été l'objet, quelques instants auparavant, d'une premièret tentative d'assassinat qui n'avait pu réussir. La nouvelle de ce double crime a été connue à Bruxelles dimanche, au commencement de l'après-midi, mais d'une manière assez vague et qui laissait planer le doute sur l'issue de la tragédie ; puis est venu un télégramme de Cologne confirmant la nouvelle ; mais cette dépêcne disait encore que la princesse était sauve. j Notre correspondant de Paris nous télé-; phona sur ces entrefaites l'événement dans j toute son exactitude ; voici le récit qu'il nous a fait, d'après les dépêches yenucs d'Au-■ triche : . Le drame : Deux attentats successifs i II y a eu deux attentats contre l'archiduc • et sa femme ; voici le récit exact des événements tragiques tels qu'ils se sont déroulés : L'archiduc héritier François-Ferdinand et sa femme se rendaient à Vhôtel de ville, où avait lieu une réception. Une bombe fut lancée contre leur automobile. L'archiduc écarta l'engin avec le bras, et la bombe fit explosion après le passage de i l'automobile. Le comte Valdeck et son aicle-de-camp, qui se trouvaient élans la deuxième voiture, fu rent légèrement blessés. Une douzaine de personnes qui se trouvaient dans la foule furent plus ou moins grièvement atteintes. L'auteur de l'attentat est un ouvrier typographe de Trépinge. Il a été arrêté. Après la réception solennelle à l'Hôtel de Ville, l'archiduc et sa femme continuaient la visite de la ville en auto. Tout-à-eioup un élève du lycée, nommé Princip, tira plusieurs coups de revolver sur le prince héritier. L'archiduc fut atteint au visage, et la prinexîsse à l'abdomen. Transportés au Kon-hak ils ont bientôt succombé tous deux à leurs blessures. L'auteur de ce deuxième attentat a été également arrêté. La foule furieuse a presque lynché les deux meurtriers. Le meurtrier n'a que dix-neuf ans UN COMPLOT BOSNIAQUE -L'ouvrier typographe qui a jeté la bombe sur l'automobile s'appelle Kabrinoir Scrimin. Le lycéen qui a tiré les coups de revolver mortels, nommé Princip, n'est âgé que de 19 ans; il est originaire de Keedova. Apparemment, il y a eu un complot, et ces deux assassins ne sont sans doute que des stipendiés; il y a tout lieu de croire que ce complot a été ourdi par des Bosniaques mécontents de l'annexion de leur pays à l'Au-t riche-Hongrie. Au reste, les déclarations des deux individus, s'ils en 'ont, nous, éclaireront là-dessus. La constenialion à Vienne La première nouvelle de l'assassinat de l'archiduc héritier et de sa femme a été» connue à Vienne vers la fin de la matinée de dimanche. La nouvelle a produit dans tonte la ville une consternation profonde; la population a connu tragique événement par les éditions spéciales des journaux qui se sont suc-céelées, depuis l'heure de midi, sans interruption.Immédiatement toutes les communications télégraphiques et téléphoniques arvec l'Est ont été coupées jusqu'à ce que l'on reçût la nouvelle uîficielle. Celle-ci n'a pas tardé : elle e^t venue une demi-heure après, accexm-paignee des détails que nous avons reproduits.Comment l'empereur François-Joseph a accueilli la nouvelle L'empereur François-Joseph est actuellement à son château d'Ischl, où il achève sa convalescence. Lorsqu'avec les plus grands ménagements on lui eut appris la mort de son neveu et ele la. princesse^il dit avec une douleur profonde : — <c Rien ne m'a été épargné élans ce monde ». L'empereur a manifesté la volonté de se rendre d'urgence à Vienne. Mais on craint fort que le voyage venant s'ajouter à l'émo tion ne cause un tort grave à sa santé chancelante.Il n'est peut-être pas d'exemple, clans l'histoire, d'un souverain qui ait éprouvé tant de malheurs dans ses affections fami-Hales et dans sa fortune politique. Fran-çois-Je>sep'h %a vu périr successivement, de la même façon tragique, sa femme, son fils et son frère. LES ASSASSINS ONT ETE INTERROGES, ILSi NIENT LE COMPLOT Le lycéen Princip, ejui est âgé de 19 ans seulement, est originaire de Gra'hovo. Interrogé aussitôt après son arrestation, il a déclaré qu'il avait depuis longtemps l'intention de tuer quelque haut-placé. pour des motifs el'ordre nationaliste. Il attendait, dimanche matin, le passage de l'archiduc ; l'automobile se trouvait justement en face de lui au moment où, quittant l'hôtel de ville, le cortège princier s'engî-.-geait dans l'avenue François-Joseph. Le meurtrier hésita d'abord à commettre son crime, à cause de la présence de la princesse, puis il se décida à tirer. On lui a demandé s'il avait des complices : il l'a nié à plusieurs^ reprises. Le typographe qui a jeté la bombe a déclaré également qu'il n'avait aucun complice. Pendant son interrogatoire, son attitude a été cynique. Son attentat commis, il s'était enfui et avait sauté dans la rivière Miljack, dans le but d'.échapper aux poursuites. Mais des agents de police et plusieurs oersonnes le poursuivirent et ne tardèrent pas à le rejoindre.ON DECOUVRE UNE B0tf3E ÎNUTSLISEE A peu de distance de l'endroit où s'est produit le second attentat, on a trouvé sur le sol une bombe inutilisée. L'engin avait sans doute été abandonné par un complice qui a jugé inutile de le conserver en sa possession une fois le forfait accompli. r Quelques notes biographiques sur l'arch [duc-héritier ei sur !a duchesse de Hohenberg. Neveu do l'empereur François-Joseph, le prince Ferdinand était le fils do l'archiduc Charles Louis, né en 1844 et décédé en 1896, lequel épousa en premières noces Marguerite, princesse de Saxe, et en secondes noces la princesse Annonciade de Bourbon-Sicile, et Cn troisièmes noces M?„rie Thérèse. L'archiduc Franz-Ferdinand-Charles-Louis-Joseph,-Marie d'Autriche, Este était un enfant du second lit. Il était né à Gratz, le 18 décembre 1863. Il avait épousé morganati-quement, le Ie1' juillet 1900, à Reichstadt (Bohême) la duchesse Sophie ae Hohenberg, née comtesse Chotek de Chotkowa et Wogin. Elle était née à Stuttgart le l#r mars 1868. De ce mariage sçnt nés : la princesse So-phie-Marie-Françoise-Antonie-Ignatie-Alber-te, née à Konspischt le 24 juillet 1901: le S rince Maximilien-tCharles-François-Michel-ubert-Antoine-Ignace-Joseph-Marie, né à Vienne le 29 septembre 1902 ; le prince Ernest-Alphonse - Charles - François-Ignace-Joseph-Marie-Antoine, né à Konspise3it le 27 mai 1901. L'affaire du mariage morganatique du prince François-Ferdinand s'arrangea dang la suite.» L'empereur d'Autriche ayant pardonné à son neveu, lui restitua le titre grand ducal et anoblit sa femme à qui fut octroyé le titre de princesse de Hohenberg. Le fait de la reconnaissance d'une union accomplie sans je consentement élu chef de la famille n'était pas sans précédent dans l'histoire des Habsbourg. Ou cite l'exemple de l'arcliiduc Henri, cousin de François-Joseph, qui épousa, en janvier 18G8, à Bozen, la chanteuse Léopoldine Hoffmann, sans le consentement de l'empereur. La destitution de 'Varchiduc fut la conséquence immédiate de son mariage. Ses biens furent même mis sous séquestre. L'intervention dé parents rapprochés et d'amis auprès du souverain fit revenir ce dernier sur sa décision et, en 187z, l'archiduc Henri rentra dans sa charge. La noblesse fut conférée à sa femme qui fut, dès lors, reçue aux cérémonies de la Cour. C est cet exemple qui paraît avoir encouragé une intervention analogue et qui. comme nous venons de le rappeler, aboutit également, en faveur de l'archiduc Ferdi-xiand-Charles qui vient de périr de si tragique façon. Cette intervention fut le fait cles archidu' chesses Marie-Thérèse et Marie-Annonciads et du beau-frère de l'archiduc, le duc Albert de Wurtemberg, ^héritier du trône de Wurtemberg.Par sa grande et farte personnalité; l'archiduc-héritier avait justifié les plus grandes espérances. — La poptîariié, en Esapie, de celle qu'an appelait déjà « la petite Reine ». Ces notes biographiques, rédigées dans le désarroi où nous jette la nouvelle du double et tragique assassinat de Serajevo, complétons-les par quelques traits qui fixeront da-vantée la grande et noble figure de l'archiduc héritier. ii y vingt-cinq ans que la mort, restée mystérieuse, de son cousin, l'archicluc Rodolphe, a fait de lui l'héritier du triple sceptre d'Autriche, de Bohême et de Hongrie. 11 avait négligé la connaissance des langues. Pouvait il prévoir qu'un jour il aurait à débattre les problèmes européens avec les diplomates ? 11 s'est mis à l'etude des langues, puis il a voyagé en Orient, comme Guillaume II, en Extrême-Orient, comme le tsar, et l'empereur a permis qu'il fît paraître ses notes de voyage. Ei'les ont de l'intérêt. Hors de là, point, d'autre œuvre. Un apprenti souverain doit voir, écouter et çarder pour lui ses impressions. François-Ferdinand sait écrire. 11 l'a prouvé une fois. Cela suffit. Malgré sa qualité d'héritier présomptif de la couronne d'Autriche: il ne fut guère, avant 11)07, associé, même dans une faible mesure, à l'exercice du pouvoir. François-Joseph se montrait jaloux de son autorité. Tout au plus avait-il consenti à ce que son neveu franchît rapidement les échelons de la hiérarchie militaire jusqu'à en faire un général de cavalerie.Pour la première fois, en 1907, l'empereur | lui avait demandé de d'accompagner aux grandes manœuvres. C'était son début militaire aux côtés du chef de l'empire. iEt, depuis, on l'a vu plus fréquemment dans les cérémonies officielles, tout de blanc vêtu, près de ses frères : l'archiduc Otto, habillé de rouge vif, en général hongrois, et l'archiduc Ferdinand-Charles, en dolman bleu de chasseur tyredien. Les trois arc-hiclucs neveux de François-Joseph, représentent ainsi les trois races véunies bous la couronne impériale : l'allemande ou germaine, la hongroise ou slave, l'italienne ou latine. Malgré cela, l'archiduc François-Ferdinand continuait à mener, à son vif regret, une existence... d'archiduc. Et l'on sait combien sont rigoureuses, à ce sujet, les exigences protocolaires de la cour de Vienne. "La domination du chef de la dynastie fait des archiducs des personnages effacés, condamnés à vivre en dehors du monde, comme dans up placard d'où on les sort à ^'occasion des cérémonies publiques et où on les cache après qu'ils ont servi à représenter le pouvoir. Epoussetés, parés, mis eu lumière et obligés à trois révérences, dix poignées de main, vingt sourires et un discours, ils Font montré» au peuple, puis dissimulés aux regards de* profanes,jusqu'à une prochaine circonstance. L'archiduc héritier, astreint -à ce rôle si montrait rarement à Vienne, cloîtré au château du Belvédère, sa résidence officielle.-Sous prétexte de clhasse, il arpentait l'historique terre de Reichstadt et habitait surtout le château de Konopitch, en Bohême. Rien ne l'obligeait à paraître au conseil de 1 Em • pire, à côté des ministres, l'empereur l'ayant prié de vivre au Belvédère — le placard — ou aux champs. Tels furent les débuts de sa vie officielle; mais le grand âge du souverain le contraignit un jour, à se départir de sa rigueur et à se décharger sur des épaules plus jeunes d'un fardeau devenu bien pesant. Au surplus, l'Empire traversait une crise difficile et î'lïi nexion de la Bosnie-Herzégovine avait prç.-,

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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