Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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06 februari 1914
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s.n. 1914, 06 Februari. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 07 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/t72794216g/
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VENDREDI 6 FÉVRIER '914 L'UNION DANS L'ACTION —«— . nu —— ■*-' ■■ VlTSGTrEWrE A Pi "NEE — r*r° OT ABONNEMENTS Pour tonte la Belgique Un an. ... . . . fr. S.SïO Six mois ....... 4.SS3 Trots moi. ■ - . . « « £.25 Gr.-lhich4deLuxeml). 20.00 Caioo postal». .... » 80.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition *** (6 h-soir) Edition*^ (10 h. soir) Edition (minuit) LE XXe SIÈCLE ANNONCES Annonces ordin.. petite ligne « 0-49 Réclames (3* page), la ligne* 1*59 Faits divers corps • • » 4.90 Faits divers fin. , . • 3.00 Réparations judiciaire» » 3.00 Nécrologies , « , * • 8410 Los annonces sont reçue» au bureau du journal 5 centimes le numéro Téléphones 3B43 et 368Q XnstaiX ara omnia in Christo Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles ;= ==■ E plTION * hors ii Mire volée ! —— M. VaaderveMe demande à M.Hymans d'intervenir dans le débat sur les missionnaires Nous publions joyeusement ta lettre ci dessous, dont nous avons acquis l'original r prix d'or. Le plaisir du lecteur, nous er sommes sûr, nous récompensera amplement Mon cher collègue et co-F.\, N.\ N.\ S.-. F.:. L.\ D.\ D.\ L'O.;. (Le contexte nous autorise à croire que cette phrasé maçonnique, d'apparence asse; ténébreuse, signifie, en langage profane : «Nous nous sommes fourré le doigt dam l'œil. » N. D. L. R.) Tâchons de, nous regarder sérieusement ei dites-moi si nous avons lieu d'être satisfaits Je puis bien vous dire la vérité, sûr qui vous la garderez pour vous : depuis 1*expérience personnelle que j'en ai faite, en dé cembre 1911, je me méfie des interpellation; de missionnaires. Je commis à cette époque, dans une bonn< intention, deux ou trois erreurs de documen tation dont les cléricaux eurent la malice d< s'apercevoir et je dus les réparer par de: aveux ingénus. Et puis, il y a cette imbécih histoire Wangermée. Non, croyez-moi, cher collègue et co-F. *. il ne faut pas abuser des interpellations d< missionnaires. Mes amis — et les vôtres — ont cependan recommencé. Je les ai laissé faire, pour voir et aussi parce que Brunet avait imaginé un< très heureuse façon de retourner la question Mais, je l'ai constaté avec chagrin, Brune n'a pas la flamme qu'il convient d'avoir poiu ces machins-là. Il est cireux et triste et soi éloquence est livide. Son enthousiasme es pris de la poitrine. Quand, parfois, eomm< par une ironie de son inspiration, il découvr< une pensée joyeuse, sa figure et son discour! s'éclairent de la gaîté blafarde d'un croque mort indigent qui aurait trouvé dix sous. Il avait annoncé, en terme de proposition qu'il allait défendre et venger les fonction «îaires de la Colonie. En réalité, il a célébr< les obsèques des FF.:. Je ne nie point qu'i ait éloquemment fait leur éloge, mais ce fu à la façon d'une épitaphe. Il les enterra d< si belle manière que le F.-. Masson dut con sacrer à les extraire de là un temps considé rable dont il eût pu faire meilleur usage. Le F.\ Masson a beaucoup de talent. Mai: c'est une besogne ingrate de déterrer 1< F.*. Sluys, le F.-. Wangermée et les autre: FF. \ qu'un Brunet insuffisamment silen cieux qualifia de pochards, puis d'auteurs de farces de mauvais goût... Il est temps de chercher autre chose, ca: les FF.-. Brunet et Masson sont en train d< nous conduire où il n'est vpas désirable qu nous allions. Réfléchissez-y un peu : de toute leur belL équipée, que va-t-il résulter ? La Chambre v tout bonnement — je ferais mieux de dire tout bêtement — voter un ordre du jour qu défendra à no's braves confrères . \ d'encor cberchej- noise aux missionnaires. Vraiment, ce n'était pas la peine que le, FF.-, fissent tant de tam-tam pour en arrive; là. Notre grand-maître, Cocq^en a la chai: de poule. Il s'agit donc d'y mettre ordre. Je m'en chargerais — sans plaisir, car la commission n'a rien de réjouissant — si certaines circonstances ne m'obligeaient de m'en abstenir. En effet, il ne nous reste guère à faire qu'une chose : crier à la délation parce que M. Brifaut a publié, il y a deux ans, dans son vilain « Bulletin antimaçonnique », la lettre du F.*. Wangermée. Rien à dire aux missionnaires ; rien à dire au ministre. Et si vous croyez que c'est le cas de crier à la délation, c'est une raison de plus pour que moi, personnellement, je m'en abstienne. D'abord, entre nous, qui donc M. Brifaut a-t-il « dclationné » 1 S'il avait confectionné des fiches, organisé un espionnage quelconque, à la bonne heure ! nous l'aurions à belle. Il a publié le portrait du F.'. Wangermée et le malheur veut que cr soit le portrait du F.-. Wangermée.peint par lui-même. Vous sentez bien que cette cas3erole-là est fort à l'aise. Si le portrait est vilain, ce n'est jamais que delà faute de l'auteur et du sujet, et point de M. Brifaut. Voilà deux ans que M. Brifaut l'a reproduit, et depuis lors pas un des nôtres n'a souffle mot. C'est très désagréable, parce que si nous nous indignons maintenant, comme M. Masson, on dira peut-être que c'est de la comédie, l'indignation étant, non chose calculée, mais explosion immédiate et spontanée.Je vous dfcs cela pour que vous-en fassiez votre profit et tâcniez, le cas échéant, de rester dans le vraisemblable. Moi. je ne peux pas ouvrir la bouche. Je me suis bâillonné moi-même. Vous rapnelez-vous!-' Au cours de l'interpellation coloniale «rai déçut mes légitimes espérances, j'ai pu blie, par la parole et par la plume vingt-quatre documents volés. Quand je dis «volés», j emploie ce mot au sens vulgaire et non au sens juridique, car il s'agissait, proprement, d abus de confiance.Ces documents m'avaient été envoyés par des fonctionna-ires désireux de trahir leurs chefs. A considérer froidement les choses, j'ai bien peur que cela ressemble davantage à de la délation que l'histoire Wangermee. Quand je fis usage de ces papiers, je n'avais que le désir de bien faire. Mais, maintenant, cela m'oblige à une grande réserve. Je ne puis donc intervenir dans l'affaire. Grâce au désarroi des chemins de fer, nçus avons réussi déjà à détourner la conversation £e"$ant huit jours. Le temps est précieux. Réfléchissons. Sans doute il me serait agréable de voir confier à un socialiste l'exécution de M. Brifaut. Mais, encore une fois, je me heurte à jne grave olyection d'opportunité. Car pour sure cette besogne, je ne vois guère, chez ûous, que le sous-chef de erare de notre parti, Mon excellent ami Camille Huysmans. Les autres sont de gentils garçons, mais je crains que ça ne suffise point. i • je vous le demande : flétrissant la délation, Camille ne s'exposerait-il pas à certaine réponse que je redoute? C'est lui qui s est fait le défenseur du conseil des Hos pices, vous savoz bien, cette administration qui fait placer, dans les corridors, des boîtes ou l on peut jeter des dénonciations ano nymes. Tout cela est bien ennuyeux et démontre qu un parti devrait, en ce qui concerne la 361 ation, avoir un programme bien établi, Vai£> .bien net, au lieu d'en faire une «mple affaire d'opportunité.. Vous, au moins, vous n'avez pas pris le parti du conseil des Hospices ; vous ne vous êtes pas servi de documents volés. Voilà pourquoi vous me paraissez le seul capable de nous repêcher. Je vous fais le signe de détresse. Repêchez-nous. Ça vous donnera l'occasion de faire un si beau discours ! Seulement, pour l'amour du Grand Architecte de l'Univers, ne parlez plus du F.*. Sluys l,i du F.-. Wangermée. On en a assea parlé comme i cela. J.\ V.*., etc... (Suit une longue formule de politesse maçonnique dont nous n'avons pu, malgré tous nos efforts, distinguer le sens.) (S.) Vandervelde. Pour faux et usage de faux, OAZAVECÏÏ. ' •> < ■ ■ l'emprunt belge de 16 millions à Londres Ainsi que nous l'avons dit dans notre bul-. letin financier, le gouvernement belge vient de négocier, à Londres, un emprunt de 300 millions. Voici, à ce propos, quelques renseigne-, ments intéressants : une émission de 150 millions aura lieu déjà cette semaine. Les banquiers émetteurs auront une option pour le. ' surplus, soit pour les 150 autres millions. D'après nos renseignements, ce type est le même Que celui de nos emprunts anciens, c'est-à-aire le 3 p. c., sauf que l'amortisse-. ment sera accéléré et s'accomplira en 25 ans ' au lieu de 82 , On sait que les disponibilités dans le& banques sont abondantes pour l'instant ; une 'des causes de cette accumulation de millions ; était l'imminence d'un grand emprunt français, dont la conclusion a été différée à la ^ ! suite des événements que l'on se rappelle. ^ ; Port opportunément, le gouvernement saisit '' ' eette occasion pour consolider notre situa- ( tion financière. Il a été trop parlé de nos bons du Trésor c pour qu'il soit nécessaire d'entrer dans de longues explications; nul n'ignore que notre ; dette flottante est, pour une part, à courte ■ échéance, pour une autre part à échéance . [ plus éloignée : les bons 4 p. c. émis en Bel- î gique ont une durée de cinq ans. L'emprunt conclu en Angleterre va permettre de déblayer le terrain de cette première catégorie de la dette flottante : c'est une saine mesure. Il était rationnel aussi de puiser au marché ; anglais, détenteur d'une forte part de ces r ; bons, les fonds permettant d'en assurer [ ' l'échéance. Mais, se demandera-t-on peut-être, pourquoi ne pas avoir contracté à 4 p. c.? ce qui v . eût permis d'obtenir un taux d'émission plus ^ rapproché du pair? ^ 11 nous semble qu'en restant fidèle au type j[ 3 p. e. — quitte à s'imposer quelque sacri- s > fice d'ailleurs plus apparent que réel — le ' gouvernement a agi conformément à l'inté- i rêt du crédit national. • Pour nous, comme pour la France, la ques- c ^ tion n'est pas entière ; nous avons des devoir? j ' envers un grand fonds national dont le gou-, vernement ne peut se désintéresser. ' Créer du 4 p. c., c'était proclamer la con-, viction d'une stagnation définitive de la ? Rente 3 p. c. • Au contraire, le 3 p. c. qui va être lancé. j( grâce à l'importante dotation qui sera consacrée à son amortissement rapide, doit tout naturellement amener son prédécesseur dans son orbite. Ce fonds, si solide dans ses ori- « gines, regagnera le terrain que lui ont fait e perdre quelques années de crise générale. « Le 3 p. c. reste donc le prototype de notre lt crédit. Ceux qui lui ont fait conîiance savent a qu'ils peuvent compter sur l'appui du gouver- d nement Et l'emprunt nouveau exercera sur d son aîné l'influence inverse de celle qu'aurait ci eue une émission de 4 p. c. : au lieu de le paralyser, elle le galvanisera. le ai BULLETIN S POLITIQUE « . v: Les relations diplomatiques du Saint- }l Siège et de l'Espagne sont rétablies su/ pi un pied-normal. On attend à Rome l'arri vc vée du nozivel ambassadeur, comte de la et Vinaza, qui n'avait retarde son arrivée dans la Ville Eternelle que par le fait de. son état de santé. Rappelcftis que l'am- — basserde espagnole était en vacantes de-puis trois ans et demi, depuis l'arrivée au i pouvoir de M. Canalejas. Depuis cette date, Vambassade d'Espagne auprès du Saint-Siège n'était gérée que' par un simple chargé d'affaires — Le cabinet espagnol a fixé au S marr les élections des députés et au i$ mars celles des sénateurs. La Chambre se réu-?lira le 2 avril. — Le grand débat annoncé au Parle ment du Cap a été commencé mercredi 11 s'est ouvert par un discours du général SmutSy ministre de la défense, qui s'est évertué à justifier les mesures prises par le gouvernement au cours de la dernière grève et Vexpidsion des leaders travaillistes. A ce sujet il a déclaré que la so ciété n'avait pas e7icore trouvé le moyen de se défendre contre le syndicalisme et a accuse le syndicalisme de Johannesburg de chercher à terroriser le pays. D'où la guerre que le goiivernement a du lui déclarer et dont les intérêts vitaux du pays étaient Venjeu. -— Le gouvernement italien, donnant suite aux déclarations contermes dans le discours du trtine, vient de saisir le Parlement d'un projet de loi cojisacrant Vantériorité obligatoire du mariage ci- -vil sur le mariage religieux. On peut s1 attendre à ce que cette question soulève un vif orage au Parlement et nous avons déjà dit pourquoi et comment les catholiques italiens ont organisé la lutte à outrance. Rappelons qu'en i8qj déjà, le gouvernement avait déposé un projet identique. Mais, devant le mouvement de protestation du pays% &] dut le retire^ Autour d'un trôner A Durazzo. — Le fwtiir palais du futur Souverain de la future principauté d'Albanie... Les Albanais paraissent vouloir renouve-3r au sud les aventures qui leur ont si mal éussi dans le nord. Tl y a quelques jours, ans la région de Koritza, on a signalé des acursions de pillards albanais. Naturelhi lent, les Grecs ont envoyé contre eux des coupes qui ont reçu l'appoint des fameuses légions sacrées » composées de volontaires pirotes. Ces troupes se sont avancées jus-u'à Vakoufokhoria et ont repoussé les Ai-anais, en leur infligeant de grosses pertes. Le village de Kessaraka, contre de la ré sistance des Âioanais, a été bombarde par les» Grecs. Les Albanais ont pris la fuite en désordre. Quatre soldats grecs ont été blessés.La marche en avant des Grecs continue, victorieuse. Les « soldats sacrés » de Ko-ritzjx combattent vaillamment aux côtés des troupes grecques. ; Selon des informations venues de Klis-sourna, un combat est engagé près du village de Zeppovo, entre le3 Albanais et les troupes grecques. On en ignore le résultat. CHRONIQUE DU JOUR PETITE GUERRE Le correspondant bruxellois de 1' « Ex-iress » n'est pas content de M. Schollaert et i exhale son ire faite de dépit dans les c->-Dnnes du journal radical liégeois. Dommage qu'il lui faille pour cela donny ne entorse à la vérité. I m agi n ez- v o a a qi\V crit gravement que « le conflit avee Ifcs purnalistes parlementaires de tous les paris, dont la maladive obsession absorbe dé-ormais toftte l'activité du bureau, n'a pas ontribué à raffermir ni l'autorité morale ni 1 maîtrise du président ». Mon Dieu! ce fameux conflit n'est une ob-ession que pour les quelques agités qu'il itéresse encore. Cette obsession seule ex-lique que le correspondant de 1'«(Express» resse a tous les journalistes parlementaires » ontre un remède dont se sont déclarés sa-:sfaits tous les journaux catholiques et un mrnal libéral... —-»o« L'ES CURÉS AUX CHEMINS DE FER Des journaux d'opposition — depuis la: Gazette » jusqu'au « Journal de Charleroi» 1 passant par la « Flandre libérale » et le Chempostel », s'efforcent d'accréditer cette gende qutf le « XXe Siècle » aurait reconnu l'une des causes principales du désarroi 3s chemins de fer — la principale même après certains ! — serait l'ingérence d<?s irés dans l'administration. La vérité est que nous avons publié une ttre d'un de nos amis se plaignant qu' « on itache tant d'importance à la recommanda-on du premier député socialiste ou du pre-ier curé venu, qui s'est laissé apitoyer par s lamentations ou les mensonges d'un mime qui a encouru un châtiment,que l'au-•rité est complètement énervée ». Cela veut-il dire que les curés se mêlent de idministration des chemins de fer ? En réa • ;é, les curés sont de bravos gens qui se issent parfois^ trop facilement attendrir ir des gens qui ne méritent pas leur bien-, iillance. Notre correspondant l'a constaté voilà toul. Il faut vraiment que notre esse d'opposition soit à court d'arguments >ur en chercher d aussi puérils! L'ÉLOQUENCE PARLEMENTAIRE . parvient à fleurir jusqu'aux questions. Témoin cette touchante a-postrophe de M. Pierre Daens à M. le ministre des chemins de fer : « N'ai-je pas, comme membre de la Chambre des représentants, le devoir de dénoncer aux autorités compétentes les plaintes des voyageurs ! Une fois de plus, le premier train d'Alost-Grammont n'était pas chauffé dimanche.Quant à l'éclairag-e des trains, on a promis des améliorations pour plus tard. Cela me rappelle l'avare qui, quand ses enfants se plaignaient de la toile trop claire, leur disait : a L'année prochaine nous sèmerons du lin ! » Le croirait-on? M. Van de Vyvere ne paraît pas avoir été ému par ces accents. Il a répondu simplement : 1 «Je confirme ma réponse du 27 janvier dernier n. Nous conseillons à M. Daens de recourir à 1 l'ode ou à l'élégie, ; | ; JVos officiers aviateurs en promenade Jeudi matin, à 11 h. 10, ont atterri, à la J plaine des manœuvres d'Etterbeek, les lieu- v tenants de Cartier et Poot,qui avaient quitté J Brasschaet le matin, sur biplan militaire, à i 10 h. 05. Vendredi, les deux officiers comptent effectuer une balade ; ils repartiront samedi pour rejoindre leur centre d'aviation. D'autre part, le lieutenant Liedel, qui était arrivé mercredi, accompagné d'un passager, ( le lieutenant Schmidt,est reparti jeudi après- , midi pour se rendre à Namur et de là à Liège. 4 J Colonie «o« EN CONGÉ t M. l'abbé Sak, relig-ieux salésien, directeur r des écoles officielles d'Elisabethville, rentrera en Europe pour prendre son congé à la date du 10 avril. M. l'abbé Sak sera accompagné de trois reli-gieux. ® Les Six Jours de Bruxelles :s coureurs au repos. — Buysse (couché) et Persyn (assis) dans le •• loge t>< Voir plus loin de nombreux détails sur la course) Remède, radical et gratuit, pour guérir le Conseil des Hospices!... »>?«0>ï<« Le journal du député Folle-Avoine consacrait dimanche au Conseil des Hospices et à la réprobation générale provoquée par les exploits des administrateurs d'icelui un article vaste à l'excès. La question y prend des aspects inattendus, si bien qu'en fin de compte, c'est le gouvernement qui est proprement attaché à la potence!... La vertu de la presse « cléricale s est suspecte au plus haut point à notre confrère, qui lui fait son affaire en un tour de main. c .11 suffit, pour s'en convaincre, écrit-il, de voir avec quelle sérénité elle approuve les actes les plus scandaleux d'intolérance gouvernementale, l'incurie la plus lamentable dans la gestion des financés de l'Etat, et le favoritisme le plus éhonté dans les nominations ». Malgré toute notre bonne volonté et la vive admiration que nous inspire cette accumulation de superlatifs solennels, nous ne découvrons pas autre chose là-dedans qu'une phrase et des mots. Si notre confrère veut accabler le gouvernement et le mettre dans le même sac que le Conseil des Hospices, qu'il cite avec précision des exemples de l'incurie, de l'intolérance, du favoritisme de nos gouvernants identiques aux exploits de la collectivité Bauwens et Ci0. Qu'il prouve que le gouvernement ne nomme, dans tous les départements ministériels, que des catholiques.Nous le prévenons conïraternellement qu'il aura la tâche difficile... En ce qui concerne le Conseil des Hospices,* nous avons cité des faits, des chiffres, des noms. La méthode est infaillible. Est-ce que, par hasard, la «Dernière Heure » serait embarrassée d'y avoir recours, faute de savoir que dire? Elle préfère résumer tout le mal en un mot : politicaillerie. Ce qui lui permet- de sortir de sa poche, sans la moindre hésitation, le remèae radical — c'est bien le cas de le dire. Pour vivre en paix dans le meilleur des mondes, elle propose... de supprimer la case de tête. Parfaitement. Le bien des pauvres est mis en péril, à Bruxelles, non par l'incapacité d'un clan, mais par la case de tête uniquement !... Tu parles] dirait Ga vroche. Si la fille de quelqu'un de. nos Acteurs est muette, il lui sera loisible de trouver là-dedans l'explication de cette regrettable infirmité. Dieu nous préserve d'entamer une polémique sur la case de tête. Toutefois, il n'est pas inutile de rappeler que si elle fait le chagrin du journal de M. Folle-Avoine — M. Folle-Avoine ne peut espérer s'installer avant longtemps dans les environs de la case de tête — elle offre certains avantages au point de vue de la sincérité du vote. Sans elle, un petit groupe d'électeurs pourrait bouleverser l'ordre des candidatures et exercer, en fait, une influence dangereuse sur la représentation de ses adversaires politiques. Mais encore une fois, ceci est une xutre question. La question est de mesurer exactement 'influence de la case de tête sur l'incurie, 'incapacité du Conseil des Hospices, et sur e traitement des malades et des pauvres. ! l'-ette influence est énorme. Qui ne voit, 1 iprès un peu de réflexion, la bienfaisante in- 1 îuênce qu'exercerait sur les exploits de la Compagnie Bauwens, la disparition de , 'odieuse case de tête ?... i Messieurs les conseillers des Hospice» 1 ;eront guéris, sur-le-champ, de leur goût i Dour les banquets aux frais des pauvres ou 1 les contribuables. Supprimez la case de ! -ête, et les infirmières n'auront plus à soi- j jriër que les pauvres gens! Supprimez la :ase de tête, le déficit disparaîtra instanta-lément. Supprimez la case de tête : du coup, , 'hôpital de Jette coûte deux millions de < noins. Supprimez la case de tête : plus c l'études à S,000 francs pour l'orphelinat, et c 'argent se précipite à grandô flots dans la c laisse des Hospices... Le Conseil des Hospices a commis tant et c ant de gentillesses qu'il nous faudrait une v olonne, approximativement, pour énumérer 3 es bienfaits éventuels de la suppression de a case de tête. • ( Nous arrêtons l'énuméràtion faute de place c tous nous bornons à regretter, peu chré- g iennement, que la suppression de la case de t ête ne puisse nous délivrer des mauvais ad- ç îinistrâteurs ni des faiseurs de grands mots. >inon nous nous y rallierions sans hésiter. r Quant à l'organe du député Folle Avoine, ^ ous lui offrons respectueusement l'expres-ion de notre sympathie et de notre admira- !1 ion. Il est plus fort, dans l'article miracle, ue feu Antoine le Guérisseur. Les méde- \ in s, les pauvres, les contribuables sont, du j hef des conseilleurs aux hospices, dans la tàbulation et même dans la mélasse. D'un S îot, d'un geste, notre confrère s'offre à les onsoler, à les guérir, à remplacer le déficit ® ar le boni, la misère par la prospérité. ' ne la lumière soit, et la lumière fut dit ma- ^ nifiquement la Bible de Dieu créateur. Que i case de tête disparaisse, et l'ordre, avec i paix, régneront aux Hospices de Bruxel-:s... déclare M. Folle-Avoine. O souvenirs 'une éducation cléricale, ô tunique de Nes-,is ! Voilà un Libre Penseur qui, sans s'en S( mdre compte, veut singer le Bon Dieu. " iGS chemins de fer dans l'Est africain « »o« d Par une aberration que nous renonçons à epliquer, certains journaux belges parlent d 3 nouveau de « partage de l'Airique » à pro- 11 os d'une dépêche de Londres relative aux £ îemins de fer allemands dans l'Est africain. 1' Cette dépêche confirme que le chemin de d r central de l'Est- africain allemand a main- a snant atteint Kjgoma, le meilleur port natu- :1 du lac Tanganika. n On annonce également que dans peu de ois les steamers allemands feront le service a: ? la traversée du lac Tanganika jusqu'au n ongo belge. - « La distance de Kigoma au port allemand f< î Dar-ès-Salaan, sur l'océan Indien, est de m 18 milles, tandis que de la rive occidentale S i Tanganika à 1 Atlantique, à travers le la ongo, il y a près de 2,000 milles. fi Un service de trains express fonctionnera b! lire l'océan Indien et le lac Tanganika, q •uvrant la distance en quarante-deux jures. fa Cette dépêche confirme en tous points l'in- rt rmation que, les premiers dans la presse, m >us avons publiée à ce sujet, il y a plus de m mx mois, en prenant soin d en indiquer la ci >rtée exacte et de faire remarquer que s'il d; t question de sphères d'influence, il n'est fii illement question de partage! la langue maternelle doit être !a langue véhiculaire — Un argument de fait Respect de la liberté du père de famille, en matière linguistique comme dans le domaine religieux ; intérêt national à maintenir, dans toute la Belgique, la traditionnelle culture française; intérêt non moins évident à élever tous les Belges,français et flamands, dès l'école primaire, dans leur langue maternelle : ces trois principes, également évidents à nos yeux, constituent notre syllabus dans la question des langues. En dépit de toutes les contradictions, nous nous y tiendrons toujours aussi fortement qu'obstinément, persuadé que tout le monde, un jour» nous rendra justice. Oui, c'est une faute, c'est un crime à nos yeux que de vouloir instruire un enfant, à l'école, dans une autre langue que sa langue maternelle : le jour où cette incontestable vérité sera admise par tous les hommes de bon sens,la question sera bien près d'être résolue. Publions à ce propos, non sans plaisir, la petite letfre ci-dessous, qui nous vient d'un abonné de Louvain : « Monsieur le Directeur du «XX0 Siècle», L'impartialité du « XXÙ 'Siècle » dans la question des langues me fait croire que vous accueillerez avec bienveillance ces quelques lignes qui rendent compte d'une expérience récente et très concluante au sujet du choix de la langue véhiculaire dans les écoles. Cette expérience a été faite dans un des plus grands pensionnats du pays. Plusieurs centaines de jeunes filles des diverses parties du pays y reçoivent l'instruction. Celle-ci va du degré primaire jusqu'au degré moyen, et elle a un caractère professionnel accentué. Autrefois, la langue véhiculaire était le français pour toutes les élèves. Il y a deux ans, le flamand fut adopté pour les élèves de la région flamande et le français pour les élèves de la région ■wallonne.Les résultats furent surprenants et Ièa progrès des élèves flamandes remarquables. Chose à signaîôr; les élèves de la section flaElâïlde savent mieux le français qu'autrefois. Pour obtenir ce résultat, il a suffi d'augmenter de quelques heures les leçons consacrées à l'enseignement de la langue française.Conséquence : 1° Les élèves flamandes sont plus instruites. 2° Elles savent mieux le flamand. 3° Elles connaissent mieux le français.Pour tout homme au courant de la pédagogie, cela est tout naturel. Il paraît qu'il n'en est pas ainsi pour nos parlementaires. J'allais oublier d'ajouter que les parents 3iit tellement goûté la réforme que le nombre des élèves s'est accru d'environ trois sents. Agréez, etc. ï : Injustes colère» La «Métropole» montre très bien que la tempête provoquée dimanche au meeting l'Anvers contre le gouvernement n'est nul-ement justifiée, même du point de vue fla-ningant par les textes votés à la Chambre a La disposition, écrit notre confrère, par Ja-juelle on veut justifier le traquenard de l'af-iche de convocation et toute l'allure donnée à a querelle d'aujourd'hui contre le gouverne-nent et une partie des parlementaires catho-iques flamands, CETTE DISPOSITION A •;TE ADOPTEE SANS MEME UN APPEL NOMINAL ET SANS QUE LA MOINDRE PROTESTATION AIT ETE SOULEVEE >AR UN DEPUTE QUELCONQUE! Le vote de cette disposition a eu du reste >our but essentiel, d'après les paroles de M. Jchollaert approuvées sans aucune restriction, le rendre possibles des améliorations au se-ond vote, de façon à corriger l'œuvre da lésarroi du vote en première lecture. Alors, les députés orateurs du meeting de 'jmanche n'étaient-ils pas à la Chambre, le endredi 23 janvier, lorsque M. Schollaert a insi défini et précisé la situation ? Si oui, comment donc ont-ils permis et ap-rouvé l'adoption sans vote et sans phrases 'une proposition d'ailleurs si justifiée par les ontingënces en vue de la seconde lecture P Et 'ils se sont tus devant ce vote et devant l'in-srprétation qu'en a fixée M. Schollaert, pour-uoi protestent-ils aujourd'hui? Pourquoi donnent-ils à cette interprétation ertainement favorable, le caractère d'une ma-hination perfide et criminelle qu'ils auraient écouverte après coup et après y avoir tacite-îent consenti? » La vérité, c'est que toutes ces dissensions Braient facilement aplanies si chez Aftains s. culte de la langue maternelle n'avait subi e fâcheuses déviations. Nous* songeons à eux, et il y en a, qui croient que l'amour u flamand exige le mépris du français et 2 jugent tenus de ne plus parler une langue u'ils considèrent comme l'ennemie. C'est uéril, mais que de difficultés viennent de il L.e Roi et les amendements flamingants Nous recevons la lettre ci-dessous, que nous )mmes heureux de publier : « Louvain, le 4 février 1914. Monsieur le directeur du «XXe Siècle», Bruxelles, Sous l'intitulé « Informations inexactes et tcheuses », vous écrivez dans votre numéro 'aujourd'hui mardi : « Le « Handelsblad » a en effet insinué ans un récent numéro que si le gouverne-ent a combattu les amendements flamin-ints du projet scolaire, la faute en est à intervention du Roi. «Hooger Leyen » vient 3 renchérir en affirmant qu'il en est bien insi. » Nous vous envoyons ci-contre le dernier iméro d'« Hooger Leven », où vous pour->z vous convaincre qu'il n'en est nullement nsi. Nous avons publié une lettre d'un de 3s correspondants bruxellois, sous le titre Klare Wiju ». Dans cette lettre, il est ef-ctivement dit que le rejet des amende-ents en question est dû à l'intervention de M. le Roi. Cette nouvelle d'ailleurs fut ncée et non seulement insinuée, mais af-*mée dès le 24 janvier par le « Handels-ad »; donc exactement une semaine avant îe notre dernier numéro ne parût. « Hooger Leven » a pris soin toutefois de ire précéder la lettre en question d'une serve expresse. Nous traduisons littérale-ent : « Nous recevons de Bruxelles la com-unication suivante. Elle relate ce que d'au-ms soutiennent. Nous ne pouvons cepen-mt garantir l'exactitude de ce qui y est afin é. » Il va sans dire que loyalement nous re-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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