Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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01 januari 1915
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s.n. 1915, 01 Januari. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 23 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0r9m32p380/
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f /|#0''ANVriE.-— Série nouvelle.— Nos 51 et 52 Le numéro 1 10 Centimes rVf»iif1i-prH 1er et Samedi 2 Janvier 1915 5^ PRIX DE L'ABONNEMENT 3 Francs par mois (à envoyer par mandat postal) Envoyer les demandes à L'ADMINISTRATEUR du JOURNAL 28 to, rte de la Bourse — LE HAVRE Directeur : FERNAND NEURAY LEXXeSIECLE £*SSao PETITE CORRESPONDA!^ Les 3 ligne» 0.50 EJsme'supplémentaire O ÎÎ5 Annonce» diverses à forfait Adresser les annonces ù. L'ADMINISTRATEUR DU JOURNAs 28 ter rue da la Bourse — LE HAÏRB fi»>c_t If.AC Quotidien belge paraissant au Havre NOUVELLE ANNÉE 1914 a été l'année de l'épreuve. Que 1915 soit Tannée de la libération. Bonne année, pour tous les Belges, ne peut rien, signifier d'autre. Tous les souhaits traditionnels cèdent devant celui-là. .Santé, fortune, succès, joies plus précieuses :lu loyer : que nous fait tout le reste ? Dans la Belgique occupée par l'ennemi, notre- maison n'est plus notre maison. Qui n'a pensé cent l'ois, en regardant ses fils : « Qu'ils meurent, que Dieu les reprenne «'ils doivent porter un jour l'uniforme prussien ! » Tant que la patrie ne sera pas libérée, il n'y aura point de bonheur pour .les Belges. Le vrai, l'unique bonheur, c'est de vivre libre sur la terre des ancêtres. L'an passé, nous le possédions, mais nous ne le connaissions r>as. Depuis que nous l'avons perdu, il nous est plus cher que la vie. Quand nous l'aurons reconquis, nous le garderons mieux que l'avare ou l'amoureux son bien. Quand sera-ce ? En 1915 certainement. Les signes annonciateurs de la victoire se montrent de toutes parts.L'Allemagne n'est pas encore à bout. Mais elle s'essouffle. On l'entend haleter. Contenu à l'Occident, menacé à l'Orient, frappé dans son commerce «et dans son industrie, le colosse chancelle. C'est nous qui lui avons porté le premier coup, celui qui a déterminé la défaite. Pour qu'il se rende, il faudra le mettre à terre.Ce sera long. Combien de soldats belges tomberont encore avant cette échéance ? Dans nos villes et dans nos villages, qu'est-ce qui restera debout ? N'importe ! Nous vaincrons. Si nous le voulons, comme les plaies se panseront vite ! Les Belges qui verront 4c roi Albert rentrer à cheval dans Bruxelles sauront vraiment ce que c'est que le •bonheur.Vous souvenez-vous de sa Joyeuse Entrée de 1909 ? Il y a juste cinq ans. Nous n'imaginions rien de plus beau que l'aurore de ce règne plein de promesses. Nous verrons mieux pourtant. Coiisolons-nous •des rigueurs d'un long exil, sous un ciel tourmenté, devant la mer houleuse, dans la pluie et le v^nt, en songeant à la fête crue le soleil nous réserve, au printemps prochain quand, enveloppant le cortège royal, il fera briller les glorieux uniformes, les drapeaux victorieux, les baïonnettes tordues de nos soldats ! * * * • S'il y a des Jfelges à qui ces jours de fête, chargés d,e souvenirs heureux, rendent d'exil plus amer, qu'ils pensent au peuple de Bruxelles, si brave sous la botte de l'ennemi, si ^ai, et cent fois plus à l'aise dans sa ville envahie que son vainqueur armé. Qu'il pense au peuple innombrable des villages, dépouillé, ruiné, affamé, privé de nouvelles, mais indomptable et ferme dans «a foi patriotique et dans son espérance. Dans nos campagne®, Noël et le Nouvel An n'auront nas été gais cette année-ci. Dans un village que je connais bien, la messe de minuit, si l'on en a chanté une, aura été •triste comme une messe d'enterrement. Les Prussiens v ont' brûlé vingt maisons et fusillé treize hommes. Insulté, menacé, pillé, le curé est tombé malade de frayeur. Son jeune vicaire a été pendu sur la route, au sommet d'un poteau télégraphique. Ses bourreaux ont éventré.son cadavre. Deux vieillards, de frayeur, ^sont morts subite-ne mient. Il n'y a presque plus de bestiaux ni u- de chevaux dans les étables. C'est le Prus-.à. sien qui a dévoré, trois mois d'avance, les n- grillades et les boudins de la Noël. S'il y a i ? eu une messe de minuit, il n'y a pas eu de ii, réveillon. Je vois d'ici, si les Prussiens ne ui l'ont pas défendu, tout le village se glisser 3 : hors des maisons closes, sur le coup de mine nuit, même ceux qui avaient oublié le che-ne min de l'église, .le vois la foule sous la as voûte, devant le luminaire moins éclatant ur que les autres années, à cause des réquisi-îsl tions et de la pauvreté. On pense aux rui-es. nés, aux chevaux enlevés, aux semailles us qui seront difficiles, aux parents, aux voi-'a- sins assassinés. Tout à l'heure, quand les la chantres nasilleront le vieux cantique >us « Noël, voici ton rédempteur ! » ce n'est pai >u- seulement à Jésus que penseront ces pauvres gens... at. Ne croyez pas qu'ils capitulent ou qu'ils se fléchissent seulement sous le poids du nial-est heur. Un ami qui revient de là-bas me di-3n sait : « Il n'y en a pas un seul qui mûrie- mure, pas un seul qui pense qu'on aura.il 'ce dû laisser passer les Prussiens ; ils sont le. fiers d'avoir souffert pour la patrie ; si 1er c'était à refaire et qu'on demandât leur u.r avis, ils seraient d'avis de faire la guerre ; Ce leur seul regret est d'avoir livré leurs ar-m- mies et rie ne pas s'être jetés dans les bois, ns le fusil à la main. !lli * in- * a ,es Tâchons de nous élever jusqu'à cette no- 'Y blesse, de nous y maintenir et de nous Y" montrer dignes, sinon par les actes, du moins par les sentiments, de ce peup le hé- lse roïque. Mettons notre point d'honneur à Us l'égaler dans sa foi et dans son espérance, u" à atteindre les sommets où l'ont porté, d'un us seul bond, ses vertus traditionnelles. On le us disait regardant, âpre au gain, unique- 1G1 ment passionné d'agrandir son champ et "s de peupler ses étables. Regardez-le mettre ite au-dessus de tout la parole donnée, l'hon- Ps neur de la nation, la fidélité à la patrie, oe tous les grands sentiments désintéressés Dr" que le matérialisme prussien méconnaît et )n" bafoue ! A la façon des orages, dont les plus terri, bîes purifient l'atmosphère où ils se sont te, déchaînés, cette guerre sauvage a élève jjit l'amie du peuple belge à une hauteur qu: île stupéfie le monde et qui l'étonné lui-même. »n_ Elle à ajouté au clavier de ses sentiments ns des notes inconnues, infiniment pures, el -,é. qu'il écoute avec ravissement. .il- Et comme il nous aura donné, pendanl de la guerre et pendant l'occupation, l'exem ns pie du courage, il nous donnera, après la ce. Pa.ix. l'exemple de l'union et de la disci- An pline. Malheur aux hommes qui voudraient ms en travaillant à le replonger dans les dis tle cordes stériles, l'empêcher de jouir des §té conrmêtes morales de son martyre, .«es 1915 verra, dans une Europe nouvelle t-u_ m- Belgique nouvelle. Le X.Y° Siècle sou- lé, 'haite a tous ses lecteurs, à tous ses amis on tle se préparer dignement à voir ces ma au gnifjques spectacles. 4es Fernand NEURAY. Le Budget belge pour 1915' UN RAPPORT AU ROI . Nous avons annoncé que le Roi avait pris des arrêtés royaux levant les impôts pour 1915, sur la 'base fixée pour 1914, et ouvrant des crédits aux divers départements minis-• térie's, à couvrir, d'abord, par le produit de l'impôt, ensuite par le crédit de 200 millions voté par la loi du 4 août 1914 et, éventuellement, par l'emprunt. Voici le « Rapport au Roi » qui motive ces dispositions exceptionnelles el que publie le Moniteur Belge : « Sire, (i T.a Constitution est, do par la force des circonstances, non point suspendue, mais inexécutable dàns certaines de ses dispositions.(t Le Pouvoir législatif, notamment, ne peut fonctionner selon les prescriptions •eoiîsti tu lion elles. Dans l'impossibilité où l'on se trouve de réunir la Chambre des Représentants et le Sénat, une seule eles trois branches de ce Pouvoir peut agir : le Roi. « Pour les matières où l'intervention diu Pouvoir législatif est exigée, — telles l'autorisation annuelle de percevoir les impôts et la fixation du budget des dépens'-s ele l'Etat, —il n'y a dès lors d'autre solution que de laisser au Roi seul le soin de disposer.<t Ainsi se justifient, Sire, les deux projets ! d'arrêté; epie j'ai l'honneur de soum'ettre à ! votre Ma jesté. « Le premier a pour objet de proroger à 1 année 1915 les loisjd'impôt mi. à défaut d" renouvellement prescrit par l'art-iiele'111 de la Constitution, n'auraient •' s force après ! le 31 décembre prochain. De même, quant j aux dépenses ordina:.rps et à celles dérivant 1 ne l'état de guerre, il n'existera plus aucuine tintorisation législative vnlab'o après le 31 décembre ; enr la loi du 4 août dernier, ouvrant au Gfiuvernem^nt un crédit de 200 uni liions, en limite l'emol^i aux dénenses ré sultant eles diverses mesures extraordina;-res pendant l'année 1914. rn second projef d'arrêté tend donc, on l'absence de buck'ek ou de crédits provisoires. à autoriser 'es d"é. penses nécessaires au fonctionnement des divers Ministères et services, ainsi qu'.' étendre à l'année 1915 les imputations sur le crédit de 200 millions, et même à animentr< celui-ci. f En pioposant à Votre Majesté ces mesures, inspirées par le souci d'appliquer seion leur esprit, élans les circonstances exeen i tonnelles où nous sommes, les principe !S en matière de finances pu- S,T,E' d0 111,0 dire de Vot> ^tour humble et très dévoué ser ti Le Ministre drs Finances, « A. Van DE VYVERE. m A l'occasion du Nouvel An, le « XX0 Siècle » NE PARAITRA PAS LE SAMEDI 2 JANVIER 1915. Par exception, IL PARAITRA LE LUNDI 4 JANVIER. Un belge à l'^caûémie française On nous écrit de Paris : « L'Académie française se propose, m'as-sure-t-on, de donner à un Belge l'un des fauteuils vacants. Un .courant unanime se manifeste en faveur du grand poète Emile Verhaèren. Deux ou trois « immartels » avaient songé à un homme politique belge, mais l'idée a été abandonnée tout de suite. » Envoyés be!ges au Transvaal Deux députés belges, M,M. Standaert, représentant de Bruges, et Vandc Perre, re- , -présentant d'Anvers, viennent d'arriver au ' Transvaal et ont commencé à Gapetown 1 ' m '"l ■ 'J - ii l'effet de mettre nos frères transvaalienis au courant Ces horreurs commises en Belgique par les hordes prussiennes. A 1a suite d'unie première réunion, tenue i à Stelteribosoli, la ville universitaire et le centre intellectuel hollandais de l'Afrique du : Sud, un ordre du jour d'enthousiaste sympathie pour la Belgique, a été voté. LE NOUVEL AN DE NOS SOLDATS A l'occasion du Nouvel An, il sera distribué aux troupes de l'armée do campa- . -fne : Le 31 décembre, une bouteille de vin le BoTd.eaux ; le 1" janvier, une boîte de 1 savon de toilette ; le 2 janvier, une pipe ' ou 50 cigarettes par homme. Le M oratorio m « Le Moniteur Belge publie nm arrêté roval elalif aux dispositions concernant les rc-ra.ils de fondis sur les dépôts en banque, les ■rotéts et autres actes conservatoires, délais, prorogation. Cet arrêté est ainsi conçu : « Article premier. — Les dispositions de "article 1er de l'arrêté roval du 12 septembre 1914 sont prorogées jiusques et y comipris ^ 31 janvier 1915. u Art. 2. — L'art. 2 du même arrêté royal s| modifié en ce sens que les dates du 1" iclobre 1914 et du 2 de ce mois quii v sont i entiimmées sont remplacées par celles des !"r el 2 février 1915. Art. 3. — Les arrêtés royaux des 14 novembre et 9 décembre 1914 sont raDbortés. AU ROI ■" \ »■■!.% J j ■ I ■ H —L- * 1 H '*■ 'W Sire, vous rentrerez dans votre, capitale Au milieu des clameurs jaillissant sous vos pas, Hymne où la foi bruit, puis éclate et s'étale... Sire, ce cri d'amour, vous ne l'entendrez pas. Dans la rumeur par quoi vous h ,usse et vous adule Bruxelles surgissant vivante élu .ombeau, Quand les orgues feront trembler Sainter-Gudule Vous entendrez g-émir le glas de Saint-Rombaut. Et quand votre triomphe atteindra l'apogée Au balcon du Palais, dans le clwnt des beffrois) Vous entendrez l'appel de Ter inonde égorgée, Ypres râlant, Louvain s'écroulam sous s-a croix. Par delà, le flot sombre où chacun communie Dans la fierté d'Hier et l'espoir de Demain, Vous ve-ri-ez sangloter la pâle "Wallonie Et votre Flandre en deuil, un suaire à la main ; Et puis, plus loin encor, de silence drapée, La foule de tous ceux qui sont tombés pour nouSj Corps sanglants et. tordus d'où fume l'épopée, — Ceux .devant qui notre âme, en pleurs est à genoux, Vous, immortels Neuvième et Septième de ligne, , Vous, gais lanciers qui sous les shrapnells gouailliez, Et vous, plus sombres, qu'ils nommaient, —- honneur insigne ! —* Les « elémons noirs >', vaillants petits carabiniers, Et tous, les inconnus, plus gi'ands d'être anonymes Qui sont partis, pauvre ou riche, maître ou valet, Parce qu'un fou tentait le plus honteux des crimes, Qu'on souillait notre sol — et que l'Honneur parlait* Sire, pourtant, parmi la houle populaire Où vous vous dresserez comme un vivant récif, .Te sais que vous serez sans peine ni colère : La paix seule emplira votre regard pensif. Je vous ai vus, devanl cette Nation même Qui tressaille aujourd'hui de douleur et d'espoir, Devant le Parlement, roi magnifique et blême, Reine de satin blanc, princes ei© satin noir. A l'heure du péril, je vous ai vu dans Furnes, Plus calme, ennoblissant le tragique décor ; Et ce sous-lieutenant aux geste? taciturnes, Songeur, près de l'Yser, c'était yovis, Sire, encor ] Hier, je vous aî vu près des îlots', solitaire, Comme si vous gardiez contre l'âpre vainqueur Jusqu'au suprême bord de ce lambeau de terre Où frémit votre rêve, où saigne votre cœur ; Et que ce fût aux jours de fièvre et de menace, Que ce fût aux jours gris de recul et de froid, En tout lieu, chaque, fois ejue le hasard tenace M'a mis, humble soldat, en face de mon roi, Je vous ai vu toujours ce front paisible et grave Où se traduit l'Effort à travers tout tenté ; Ce front où le Devoir en traits profonds se grave Et vous marque du sceau de sa sérénité. C'est là votre secret et c'est là votre flamme : Vous vous battez pour votre parole de roi 1 Et votre âme à jamais, Sire, ne fait qu'une âme Avec la France, avec la Gloire, avec le Droit ; Et c'est votre grandeur, rude terre de Flandre, Riant pays wallon qui leur servit d'appeau, De vous être levés d'un élan pour defend-re Un « chiffon de papier », des loques de drapeau l 0-***C'est pourqnoi lorsque l'Aile immense qui l'effleure Aura, d'un coup, brisé le monarque dément ; Lorsepue de la Justice enfin sonnera l'heure Et ejue son aube éblouira le firmament, Sire, vous rentrerez dans votre capitale Et l'on ne pourra lire en votre regard droit —Plus clair de voir au loin s'enfuir l'ombre fatale Que l'orgueil d'être un Homme et l'honneur d'être un Roi. Ecrit au bivouac, hiver 1914. . Camille Gtjttknstkin, Soldat des armées de la République. Les Consuls américains en Belgique Londres, 30 décembre. — Le Daily Tele-graph a reçu, de New-York l'intéressante dépêche que voici : se « La démarche du gouvernement aile- l'é imand, priant le gouvernement américain no de rappeler ses consuls de Belgique, est re- joi gardée, par la presse, comme un premier i effort diplomatique pour obtenir l'adhésion rc des Etats-Unis à l'annexion de la Belgique. M. Bryan fut tellement étonné par l'effronterie d'e la requête, dit un correspondant à i Washington, qu'il se refusa à publier la note M. reçue par lui dimanche.- La réponse du pré- rei siident Wiison sera, soigneusement exami- innée, la décision des Etais-Unis devant avoir une profonde répercussion sur l'attitude des pe autres pays neutres. rif « Le ministre de Belgique ù Washington a protesté contre le rappel suggéré des oon- tl„ suis, faisant remarquer que le gouverne- nr menit belge continue à exister, et ne songe i pas à abandonner la souveraineté du np pays ii. j,® PETITES DÉPÊCHES w est 125.000 Canadiens sont actuellement Vj5 sous les armes et un second contingeiH ser-i . prochainement envoyé en Europe. t , ter _—Le nouvel ambassadeur extraordinaire ■ r,u d'Angleterre, sir Henry Howard, a présenté, au pape, ses lettres de créance. Il a ren- 0|" du visite au cardinal Gaspnrri, avec lequel , • il a eu un long entretien. Sir How ard s'ins- J" tallera prochainement au Palais Borghèse. — Les forces turques qui étaient concen-. I trées- autour d'Andrinople, ont été retirées Ma de cette ville et réparties le long de la ligne tre fortifiée Constantinople-Gallipoii. vin — Le lieutenant Bruno Garibaldi, petit- I fils du célèbre révolutionnaire, a été tué au dé\ cours du premier combat livré dans l'Ai'- cla gonne par la légion de volontaires italiens, me — légion commandée, on le sait, par le co- pe, lonel Bennino Garibaldi. cher: L'OFFICIEL Du Moniteur belge : 0 ARMEE. — Nomination. — L'adjudant secrétaire d'état-major Kips, attaché à !- l'état-m'ajor de la 0° division d'armée, est 1 nommé sous-lieutenant secrétaire d'étatana-!- i?r. '' Conseils de guerre. — Un conseil de guer-11 re en campagne est institué au quartier général de la deuxième division de cavalerie. i'i ORDRE JUDICIAIRE. — La démission de e M. Claes (Edtn.), de ses fonctions de procu-- reur du Roi près le tribunal de première i- instance de Furnes, est acceptée. r il est admis à faire valoir ses droits il la s pension et autorisé à porter le titre honorifique de ses fonctions. 1 — La démission de M. Be Marès (Nie.), [" de ses fonctions de greffier du tribunal de ; première instance de Hasselt, est acceptée. 1 II est admis à faire valoir ses droits à la pension et autorisé à porter le titre honorifique de ses fonctions. — M. Walmach (E.), greffier adjoint au tribunal de première instance de Tongres, est nommé greffier du tribunal de première , instance de Hasselt, en remplacement de | M. De Marès démissionnaire. Notariat. — La démission de M. Verstrae-ten (Ch.), de ses fonctions de notaire ù la résidence de Liège, est acceptée. — M. Verstraeten (Ch.), docteur en droit et candidat notaire ù Liège, est nommé notaire à cette résidence, en remplacement de son père, démissionnaire. BOURGMESTRE. — Nomination. — M. Maissjn (O.),. échevin, est nommé bourgmes. tre de la commune de Flémalle-H'uute (province de Liège). Récompense pour acte de courage et de dévouement. — La médaille civique de 2e classe, pour acte de courage et de dévouement, a été accordée à M. Mulatin, Philippe, cavalier au 4' régiment de chasseurs ù r.lipval ATTAQUES REPOUSSEES ' Tranchées enleuées ! __ Priss tle Steinbaoh à la laionatte COMMUNIQUE OFFICIEL FRANÇAIS Paris, 31 décembre, 15 heures. DE LA MER A L'AISNE, rien à signaler. EN GKAMPAGNE, à l'ouest de la ferme d'Alger (au nord de Sillery, secteur de Reims), l'ennemi a, dans la nuit, fait sauter deux de nés tranchées et a lancé contre elles une attaque qui a été repsussée. Au nord de Mesnil-les-Hurlus, nous avons conquis des éléments de la seconde ligne de défense ennemie. Dans la même région, au norel de la ferme Beauséjour, nous avons également enlevé des tranchées. L'ennemi a contre-at-taqué, mais a été repoussé et, reprenant à notre tour l'offensive, nous avons à nouveau gagné du terrain. Dans la même zone et plus à l'Est, de: forces allemandes, ejni s'avançaient poui Q nous oontre-attaquer, ont été prises sous le e feu de notre artillerie et dispersées. EN ARGONNE, vers Fontaine-Madame e nous avons, en faisant sauter une mine et en occupant l'excavation, réalisé un légej progrès. S ENTRE MEUSE ET MOSELLE, dans 1; e région du bois de Montmare, 150 mètre: environ de tranchées «tilcmanelcs sont tom a bées entre nos mains, 't EN HAUTE-ALSACE, nos troupes son entrées dans Steinbach et ont enlevé k .t moitié du village, maison par maison. Les Japonais interviendront=ils ? Les journaux français mènent une campagne ardente en faveur de . l'intervention armée du Japon sur le continent européen.Leur argument, est que les Alliés sont sans doiute capables de remporter à eux seuls la victoire,. mais cela demandera un temps assez long ; tandis que l'intervention diirecte du Japon dans la lutte hâterait beaucoup, d'après eux, la fin tfies hostilités, elont la prolongation est cxU'cme-ment coûteuse, tant en hommes qu'en argent, à chacune des puissances belligérantes.L'argument est séduisant. Mais comme toute médaille, il a son revers* * ± D'abord, supposé la question du principe tranchée, que pourrait mettre le Japon à la disposition des alliés, comme effectifs ? Geûa serait-il suffisant pour exercer une influence décisive sur la durée des opérations ? Envoyer deuK ou trois corps japonais ne signifierait évidnmn^- ' —nd cho se. Il y faudrait, au moins 250.000 à 300.000 hommes, c'est-à-airu un , armée ou un groupe de deux armées. Or, on imagine aisément quelles énormes difficultés financières et matérielles présenteraient le transport d'Extrême-Orient en Europe, l'entretien en campagne et le ravitaillement régulier en munitions, d'une force armée aussi considérable. Ces difficultés ne sont évidemment pas nn-rWFus des ressources maritimes et économiques des liés, mais elles n'en sont pas mo ns considérables. Elles aussi, en tout cas, prendraient élu temps à résoudre. Au total, . nlors le profil de l'opération serait-il très appréciable ? * 4c -M Et puis, outre la question du coût d'exécution, du résultat pratique de l'opération, il y a il considérer aussi le prix dont il faudrait payer le concours du Japon. Le Japon n'a strictement aucune obligation personnelle de venir opérer en Europe contre l'Allemagne. Il a déjà rempli son ■rôle d'allié, en opérant contre elle en Extrême-Orient. Participer a la guerre en Europe, serait pour lui une affaire pleine de risques, en présence d'une Chine prête à toutes sortes d'entreprises révolutionnaires. On peut bien penser que le Japon ne , s'y résoudra pas sans que des compensations lui soient assurées. Lesquelles ? Des compensations territoriales ? Ou simplement économiques 1 Le Temps dit, dans un article de sa rédaction, que le Japon se contenterait de compensations de cette dernière esipèce. Mais il insère, on seconde pa«e, 1' «Opinion d'un Japonais » bien informé, très parli-*t san de l'intervention continental® de sa i~l patrie, qui fait des déclarations catégorisé ([ues sur la nécessité de compensations ;i- égales aux risque-s à courir et à la valeur de l'intervention pour les Alliés. r- Nous avons peine à penser que le Japon se contenterait de simples avantages éco-e nomiques, qu'il pourrait, somme toute, obtenir à moindre prix qu'au prix d'une inler-le vention armée continentale. -I- * ,Q * * En France, certains journaux avancés® [a disent carrément que le problème est sim-pie à résoudre : il suffirait, d'a.près eux, que la France abondonnàt au .lapon, un , morceau de son. empire colonial, l'Indo-/; Chine, par exemple. ^ En Russie, où. paraît-il, certains jouir-maux préconisent aussi l'idée ele l'interven-a tion japonaise, on a une idée différente au J" sujet de l'idée de rétribuer ce concours par une cession de territoire national, u A preuve cette note d'inspiration évidem-?, ment officieuse : e L'Agence Router, dit le BaiUj Tcler/rapli, ,c est informée que, quelque assistance que le Japon ait donnée ou proposée à la Rus-sie, il ne faut y voir qu'un résultat eles re-a laitons cordiales qui existent entre la Russie et le Japon, et spécialement une consé-.. quence de ce fait que tous deux combattent • ' un ennemi commun. Une aide de cotte sorte ne peut jamais c former la base (l'un marchanelage politique ou d'une acquisition territoriale. Mar-r chandicr ainsi ne serait pas conforme aux 1 ,' rclal'i'oms d'amitié spéciale qui subsistent depuis longtemps entre les deux Empires. Ce serait entièrement inconciliable avec l'esprit national eles deux puissances, e u convient de faire remarquer que l'étal :e de choses créé par le traité de Portsmouth i- el, par les arrangements postérieurs de - 1907 et de 1D09 est accepté dans un esprit il ele loyauté absolue par la population des deux pays, où l'on est parfaitement salis- fait eles arrangements actuels tels qu'ils existent. ❖ . * A ' Quoi qu'il en doive être, de la question eles compensations, il semble bien quié la question de l'intervention japonaise soit examinée très sérieusement par les gou-" versements alliés. 1 Le Japonais, interviewé par le Temps, " va même plus loin : il dit qu'une négociation est commencée et il presse les gou- I vernemenls alliés d'en hâter la conclusion x s'ils veulent réaliser le gain do temps rL qu'ils ont en vue. reloa. : Gommeat les allemands " traitent les Messes anglais Un ami du XXe Siècle nous narre cet aç •ctdrnt qui montre de quelle man.vre abomi-e nable les Allemands si1 conduisent Vis-à-vf :a des blessés anglais ckn Belgique. 9 A l'hôpital de X... (nous taisons le non {'G de peur de représadil'les), on venait d'ampu j. ter d'une jambe trois soldats anglais. Les malheureux étaient anéantis, tremblants d* ls fièvre, lorsque le médecin-major allemanie. 3. donna l'ordre ele les .faire transiporler, sut 10 l'heure, en Allemaigne. u Un-médecin belge voulut intervenir, s'6 llG crôiant : 1. — Mais vous allez les faire mourir ! le — Eh ! qu'est cela, riposta le Prussien. laissez-les mourir !... p. Notre ami, témoin, d'une honorabilité c parfaite, affirme l'authenticité absolue de s cet incident. ——« 11 LE DRAPEAU BELGE > A SAINT-WANDRILLE îS On nous écrit : Ce village comptera sans doute parmi les plus petites communes qui auront fait, g. elles aussi, la « journée belge du 20 décem-^ bre ». On n'a eu garde d'oublier que tout j- Français a maintenant le devoir de considérer les Belges comme nos frères, ni i- efu'elle a l'honneur d'abriter, chaque été, ie l'illustre écrivain belge, M. Maurice Mae-n terlinck. dans l'antique abbaye sur laquelle t- nos villageois avaient spontanément hissé i.- le drapeali belge en l'absence du poète. Le >e maire remercie publiquement les promo-à teurs de la « Journée du petit drapeau bel-i- ge », ainsi que Mme Hottois-Maze, qui e avait confectionné pour la circonstance six i- cents petits drapeaux en papier de couleur s rapportés sur une petite hampe dorée, et î- qui ont eu un véritable succès. La vente en a produit 174 fr. 60, epii seront envoyés au î- comité franco-belge, à Paris, rue de Châ-e teaudun, 37. » !. L'impôt de guerre a On nous communique le texte de l'avis publié par « Le Bulletin. Officiel des Lois et II Arrêtés pour le territoire belge occupé », qu:i est imprimé à Bruxelles, en langues allemande, flamande et française, dans les locaux du (i Moniteur Belge », rue de Lou-vain : ORDRE « Il est imposé ù la population de Belgique une contribution de guerre s'élevant ' ù -le ::5® millions de francs, à payer mensuellement i- pendant la durée d'une année. « Le paiement de ces moulants est à la n charge îles neuf provinces, gui en sont te-i- nues comme débitrices solidaires. « Les deux premières mensualités sont à réaliser nu plus tard le 15 janvier 1915. les mensualités suivantes an plus tard le 10 u de chaque mois suivant, ù la caisse de l'ar-]■ mec en campagne du Gouvernement Général impérial, à Bruxelles. « Dans le cas où les provinces devraient recourir à l'émission d'obligations à l'cl/et , de. se procurer les fonds nécessaires la e forme cl la teneur de ces titres seront' déterminées par le commissaire général imvé■ . rial pour les banques en Belgique. « Le Gouverneur général de Belgique, ; « Baron von Bissing ». LA CORRESPONDANCE [ DES VOLONTAIRES Des correspondances pour les volontaires t engagés au début de la guerre et déjà ver-I sés dans les unités actives sont en souffrance au bureau de poste militaire belge de Ca-; lais (maritime). Ceux des intéressés qui attendaient des lettres qui ne leur sont pas t parvenues sont priés d'envoyer à ce bureau i leur ancienne adresse (nom", prénom, nu-< méro de régiment de volontaires, de batail-t Ion, etc.) suivie de leur nouvelle adresse (ac-; tuellement au ... reciment dp tintait

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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