Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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26 januari 1914
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s.n. 1914, 26 Januari. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 27 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/x639z91k99/
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LUNDI 26 JArmER 1S1 LOiNIOW PAINS L'ACTlOr virfGïTtwE «mxiee — w»i»» ■ I ABONNEMENTS Pour toute la Belgique TJn en. « • « • . .fr. 9Â Six oaois .»•«••• 4.1 Trois sans • «•••« (Sr.-Dashé ci» Liiumb. 20.1 Union pwtâl*. . . . • • Directeur : Fernand NEURAY Edltien *** (® h- «o!r Edition** ( 10 h. soi Edition Jf (minuit) LE XXe SIÉCLE ANNONCE8 àMaaaum <&&*.. petite ligne . m# lédeew» (3» page), la bgs». I.M RûIb ésma corps . , « lfcttts diTcra fin. . . » SJIff ' ■éfarations jodi«i«»e» » 3»00 MÉeroîogic. • • • » M# Les annonce» sont reçu#» au bureau du Journal C eentlnr.es %»J le numiN téléphones 3646 et 3Si8(3 Instatzz-are oxnnia in Chris ItSSS »3 0TU <70 WWW Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4. Bruxelles -, I. - EDITION*** | La faillite morale do la Religion de la Scienc 0>Ï!0>Ï<0—— I Une belle page de M. Paul Bourgi INôus avons signalé déjà à nos lecteurs qu« I r ues passages du discours prononcé jeudi | l'Académie française par M. Paul Bourget < réponse à M. Emile Boutroux. Nous tenons 1 recommander aujourd'hui à leur attention 1 admirables pages où l'auteur de 1' « Etape » | mis en relief la faillite du scientisme dont ce I tains prédisaient avec confiance, il y a un den 1" siècle, le triomphe définitif. M. Paul Bourg a exposé là avec une rare élévation de pense jointe à une impressionnante force d'expressif ce qu'il appelle avec tant d'énergie « la volt face de l'âme contemporaine » : LA SCIENCE ET LE SCIENTI3ME Aux environs de 1870, la distinction ent les deux termes n'était pas faite, et Taii l pouvait écrire : « La science approche enfî î et elle approche de l'honnne. Elle a dépas | le monde visible et palpable des astres, cl I pierres, des plantes, où, clédjiigncusemen f on la confinait. C'est à l'Âme qu'elle se prer ?. munie des instruments exacts et p'erçan b dont trois cents ans d'expériences ont pro ; vé la justesse et mesuré la portée. La pens - et son développement, sa structure et ses a s taches, ses profondes racines corporelles, W végétation infinie à travers l'histoire, i Oiaute floraison au sommet des choses, voi » maintenant son objot... L'homme est un pr | duit comme toute chose... » J'ai tenu à cit Wt ce texte. Il traduit d'une façon saisissan | la portée à la fois et la limitation du Scie - § tisme. C'est une disposition d'esprit q ■Kr consiste à étendre aux Sciences morales |. principe qui domine les Sciences^ de la n L ture, à savoir : que tout phénomène est c P terminé, qu'il a des conditions suffisantes nécessaires, qu'il apparaîtra quand ces co f ditio'ns apparaîtront, qu'il disparaît E quand elles disparaîtront. Ce principe a m; plique à la Physique, à;la Chimie, à la B: 1 logie, venait, dans la première moitié i I .siècle, d'engendrer des résultats extraor» I paires. Les historiens, les esthéticiens, ' 1 moralistes, les écrivains môme d'imaginati I en demeurèrent fascinés. Les uns et les" a I très crurent qu'en transportant ce princi ^ des sciences naturelles et leur méthode da t. le domaine de la vie .psychblogique, ils c Ri gageraient des lois de . la -même précisic [ Nous les avons vus transformer la critiq r en une botanique des esprits, étudier l'h | foire des religions comme un entomologis I: fait la métamorphose d'un insecte, consic t. rer l'œuvre d'art comme le résidu de la ra< r du milieu et du moment, inaugurer une pe t rne d'érudition et d'analyse-, procéder aa f le roman et dans la comédie comme des c I niciens à l'hôpital : « Ànatomistes et ph I Biologistes, je vous retrouve partout! » s priait le Sainte-Beuve) des 'Lundis, entraîi non sans réserve, dans ce vaste et unanii mouvement des intelligences qui battit s plein entre 1850 et 1870, et qui eut bien grandeur. Les noms de Taine et de Item j£ des Goneourt et Dumas fils, de Flaubert | de Baudelaire, de Leconte de Lisle et | Sully-Prudhommo, s'y trouvent associés, !■' travers la merveilleuse diversité de leurs R-lents, par un commun souci de rigueur K el'exactitude, par une recherche scrupulei I du petit fait vrai, par la minutie soigner P de l'observation et de la documentation, te K tes qualités précieuses mais aussi, Sain f Beuve ne s'y trompait pas non plus, par | durete foncière et le pessimisriie de leur v [■ de l'existence. C'est cette dureté, si éme vante dans des génies de passion et de pit-K-- comme un Baudelaire et un Sully-Pru 1 homme, qui dénonce le vice secret du systèn COMMENT DtSTSNCUEft LE BÎEN DU MAL / 'Si le monde psychologique, en effet, par ' pipe à l'universel déterminisme que | Sciences positives démêlent dans la natui f si les phénomènes d'intelligence, de sensil ^ lité, de volonté ne sont qu'une résultan 1 Si® conditionnée par des groupes de phénomèn | antérieurs et ceux-ci par d'autres, indéfii Ç ment, où prouver place pour une personn ; |i-lité, par suite pour une liberté, par sui L* î- pour une responsabilité? Comment, diffère JLv cier les actes puisque chacun est égaleme WÊ& fatal, étant'également déterminé? L'univc E moral dans une pareille conception peut être autre chose qu'un épiphénomène, une ! lusion surajoutée au jeu de l'immense méc C nisme cosmique? J'ai vu Taine, durant s dernières années, se débattre pathétiqr I ment contre les inévitables conséquences i I ce meurtrier déterminisme. Je l'ai vu s'i î' génier à retrouver cet univers moral, en c ■ ractérisant les œuvres et les hommes par lei I bierieaisance et leur malfaisance. Il m'éci B vait : « Personnellement, dans mes O'rigvn I de la France contemporaine, j'ai toujou I accolé la qualification morale à l'explicatic i psychologique. Mon analyse préalable e f toujours rigoureusement déterministe et n 1 conclusion terminale est rigoureusement j 1 diciaire... » Judiciaire? Au nom de quo Quelle sera la mesure de la bienfaisance I de la malf aisance, .pour une activité à 1 I quelle le choix est interdit et qui n'est qu'i | automatisme lucide? La distinction entre I Bien et le Mal suppose que le Bien repr sente un ordre et le Mai un désordre 'libr ( ment voulus par l'homme; qu'il doit se so I mettre à l'un, éviter l'autre. Mais s'il ne t peut pas, il ne le doit pas. Si nos résolutioi i ne sont qu'une sonnerie dernière de l'ho logé mentale, de quel droit demanderon I nous à la sonnerie ce qui n'était pas dans 1 ï louages? L'irritation de Taine contre cet F conséquence du Scientisme atteste qu'il € I voyait trop bien la logique. Comme ce tn I grand homme était aussi un très honnê I noinme et que son génie se doublait des ph | Bérieuses vertus bourgeoises et civiques, ur I voix protestait en lui, au soir de sa vie, coi [ tre la doctrine dont s'était enivrée sa jei t nesse. Il n'a pu ni complètement l'écoute I ni la faire taire. La SCIENCE EPUISE-T-ELLE fa REALITE Chez vous, Monsieur, cette voix a protesl tout de suite, quand, à vingt ans, vous ave uecôuvert et compris la conception puia \ ment mécanique du monde. Etait-cc don vraiment là l'expression dernière de 1 science? A cette question votre plus intim ,^pondait : non. Mais vous étie «ûja dressé à une trop virile discipline pou ïje pag yops en rendre compte : les argument «e sensibilité ne sauraient prévaloir contr ies arguments intellectuels qu'à la conditio ci être devenus eux-mêmes intellectuels. I ne s'agit pas de nier la Science ni d en. rie _ rejeter. Elle existe, et indestructible. înoi éprouvons à toute heure, à toute minute, c l'utilisant au service de nos besoins persoj nels, la certitude de ses lois et leur mîaill bilité. Pour vous, qui aviez, prépare très s -rieusement les examens scientifiques exigj des candidats à l'agrégation de philosoplni . cette certitude et cette infaillibilité etaici plus indiscutables encore. Votre frère, Lee ^ Boutroux, l'élève de Pasteur, comme, ph tard, votre admirable beau-frère, Hen Poincaré, ont toujours été là pour y or maintenir dans l'atmosphère et la famili: y rite du penser scientifique. Le problèm vous l'avez vu dès le premier jour, n'est pî :1- de chercher si la Science^ en prenant ce te à me clans sa triple signification mathémat "n que, physico-ohnnique et biologique, méeoi ^ nait. la réalité, — il est incontestable qu'el 2S ne la méconnaît pas, — c'est de recherchi ® si elle l'épuise. Or, votre exj)érience prop: t:~ vous attestait qu'elle ne l'épuise pas, et qu' et y a des phénomènes d'une qualité telle qi e, les réduire à des lois mathématiques, pjiye >n ques'et biologiques, ce serait les supprime e- Ces phénomènes ont été enregistrés, à tr vers les siècles, war toutes les eonscicnc préoccupées de vie morale. Ainsi s'est con tituéè là tradition philosophique et rel L*e gieuse. Pour vous initier à cette traditio: ie dans ee qu'elle a de plus essentiel, vous av ;i, eu, à l'école normale, et au înoniont mên sé où vous vous heurtiez au Scientisme, x js maître incomparable. J'ai nommé notre v t, néré confrère de i'Aeadémie des VSeienc* d morales, M. Jules Lachelicr, celui à qui noi ts devons cette formule, la plus lumineuse d [i- finition peut-être qui ait été donnée de l'exi se tenee de Dieu : « Le monde est une pens t- qui ne se pense pas, suspendue à une pensi sa qui' se pense ». ï? UM GRAND PENSEUR VIS-A-VIS DE L la TRADITION RELIGIEUSE o cr La valeur de l'enseignement de M. Jul te Ladhelier, pétait surtout M. Jules Lacli n lier. Vous arriviez à l'Ecole, vous nous 1' ui vez dit, croyant que la philosophie éta le faite* qu'elle consistait en une collection c a théories à extraire des grands philosophe é- à élucider et à relier les unes aux autres, i et Lachelier vous donna le spectacle d'un lior n- me qui pensait, qui cherchait, qui n'arriva ra pas à se contenter. Pour lui, la philosoph p- n'était pas faite, elle se faisait, il la faisai o en lui-même avec sa réflexion, en vous ay< lu sa parole. Et quelle parole ! Captivante, f, Èi- milière, précise, parfois d'une énergie < er- d'une originalité surprenantes, — ain m quand il affirmait en ces termes l'immorti u lité de l'âme, en défendant sa thèse sur l'I] pe ductioii : « Le feu divin n'a pas besoin c us briques», — une parole abondante et co] !é cise, exacte et pittoresque, spirituelle et pa n. sionnée; quoique chose»comme la phrase an lie pie, puissante et souple d'un Platon et d'u is- Malebranche. Sa prise sur ses élèves éta te. souveraine, et sur tous. Il séduisait les litt lé i aires par son humanisme savant.et delica :c, 11 secouait les philosophes par sa eritiqi 'é- péi\étrante et impitoyable. A tous, il ,fai: a tV' entrevoir une création plii3 belle et pli li vraie que l'œuvre littéraire et philosoph y que la plus accomplie : l'esprit lui-même, : é donnant à la Vérité et répandant autour c ié, lui la vie supérieure dont il déborde. Qu'ur ne telle intelligence fût pénétrée de la traditic an philosophique et religieuse, qu'elle y de nie sa rât attachée, qu'elle s'en nourrît, c'était i n, preuve que cette tradition se continuai et qu'elle avait sa valeur vivante, qu'elle co dtî responda.it a une réalité. Et cependant, à le Scientisme avait raison, cette traditic a n'avait même pas le droit d'exister. Poi et les Sciences positives, qu'elles soient math matiques ou phj'siques, la tradition i: sg compte pas, sinon à titre de curiosit< u- Elles ne vivent que dans le présent .e :e- dans. Favenir. Pour un géomètre, le la avatars par lesquels a passé un thé< ue rème n'importent point. Est-il vrai ou fauâ u- Tout est la. De même un physicien, un bi< ié, logiste ne voient dans une loi que son exa< d- titude.- Pour eux, le fait, seul existe, ind ie. pendamment des circonstances où il a éi découvert. La tradition philosophique et r ligieuse, elle, attache un grand prix à la di rée. Que dis-je ? Elle-même est une duré< ti. une communion avec les bonnes volonté ea de tous les siècles. Il y entre un élémer de vénération qui n'a pas sa place au lab« jj* ratoirc. Là, aucune autre autorité que cel; 0 de Pexpérimentation. Le vieux Magendie e: primait cela d'une façon bien pittoresque «i Chacun, disait-il à .Claude Bernard, f a compare, dans sa sphère, à quelque chose c plus ou moins grandiose, à Archimède, n Newton, à Descartes. Louis XIV se comp; raît au soleil. Moi, je suis plus humble, j vs me compare à un chiffonnier. Je me promèr .jj avec ma hotte dans le dos et mon croc à 1 main. Je cherche des faits; quand j'en r ^ trouvé un, je le pique avec mon croc et je 3 es jette dans ma hotte. » e LA YOLTMftCC DE L'AME CONTEMPC RAINE a Voilà le savant. Mais le fait psycliolog n que et moral n'est-il pas lui aussi un fait 1 Toute votre éducation vous disait qu'il e e* est un. L'enseignement de M. Lachelier vor r& confirmait dans cette conviction. Vor •n voyiez d'autre part ceux qui relevaient d 3t la Science et qui professaient le culte d ta fait ne pas accepter ce fait-là. N'ayant pa i- encore distingué la Science du Scientisnn i? vous vous trouviez pris dans ce dilemme 3t ou bien sacrifier la science, et ce sacrifie vous sembla toujours impossible,— ou bie n sacrifier le monde moral, et cet autre sacr le fice ne vous était pas moins impossible. Tov c- l'effort de votre pensée a été de recherche e une conciliation, entre des données égal< i- ment nécessaires et qui paraissaient incor le ciliables. is C'est en 1874, dans votre thèse, qui C r- époque, sur la Contingence des lois de l s- nature, que vous nous avez apporté votre se 's lution de ce problème. Les doctrines fécor :e des se reconnaissent à ce double caractère n elles sont très personnelles au philosoph ïs qui les a conçues et elles "se raccordent a :e mouvement général de son temps. Ainsi d is- Descartes, génie si original et comme s€ e théories s'harmonisent avec l'activité litt< i- raire, artistique et sociale du dix-septièm i- siècle! Pareillement, pour qui embrasse d'u ', coup d'œil d'ensemble les quarante et quel ques années'écoulécs depuis la guerre de 187 n votre philosophie s'apparente à toute un série de talents et d'œuvres qui ont peu é peu déplacé le point de vue de nos grand z aînés. Le Scientisme, avec son appel exclu '- sif au seul raisonnement, est en train de ce c der la place à un état d'esprit plus large e a plu3 libre, qui admet aussi la légitimité de e pouvoirs d'intuition, qui reconnaît un pri: z a l'inconscient et à ses divinations tradi r tionnelles. La pensée d'aujourd'hui a pou h polo toutes les idées représentées par cc mot c la Vie, — comme la pensée de 1850 avait pou i pôle toutes les idées représentées par ce mot 1 la Science, — et la pensée des èncyclopédif n tes toutes les idées représentées par is mot : la Raison. Cette volte-face de l'â n contemporaine, vous la devanciez dans vo i- thèse. Mais, avant de parler de cette i- je voudrais encore marquer une influe 5- qui contribua singulièrement à mûrir î? vous. îa doctrine dont elle fut la preini d, expression. Cette influence fut celle d \t très grand savant dont je ne saurais p n noncCr le nom sans que toute ma jeunesse is remonte au cœur, car il fut également n ri ami : le mathématicien Jules Tannery. v DE QUEL DROIT LES SCIENCES NO AMPUTERAIENT-ELLES DES TRA ta TIGN8 RELIGIEUSES? i- L'idée maîtresse du Scientisme, c'est < v l'univers s'explique par lm-même; qu'il entre les phénomènes dont cet univers esi ,r total, une continuité ininterrompue. faits que nous qualifions d'inférieurs p il duisent les £aits que nous qualifions de. ,e périeurs. Le monde physico-chimique, ] i_' exemple, explique le monde biologique, r quel explique à son tour le monde psyohx gique et moral. Cette hypothèse, qui prét< reposer uniquement sur l'observation s'_ Réel, ent-elle"conforme au Réel? Vous a j. essayé de démontrer qu'elle ne l'est pas. -, ce principe d'imbrisabre continuité qui £ mettait à Taine d'écrire que « l'Univers t le entier dérive d'un fait général, sembla n aux autres, loi génératrice d'où toutes ^ autres se déduisent», vous avez substitut .3 principe do discontinuité. Pour cela, v ls véus êtes appuyé sur l'observation, v [S aussi, et sur l'analyse. La partie très fc s. de votre thèse est celle où vous établis ;e c^u'il y a des étages, des ordres de faits, le «olument irréductibles les uns aux auti *Les faits chimico-physiques sont d'un ore Les faits biologiques sont d'un autre orc A [.es faits psychologiques et moraux d'un tre ordre encore. Le supérieur ne naît i clo l'inférieur. Il s'y superpose. Ce terme, g. Science, qui nous donne l'illusion d'i unité dans les objets de la pensée et di •t cette pensée même, ne correspond à rien. I0 n'est qu'un abstrait.Il n'y a pas une Scier s il y a des Sciences, chacune avec sa méfln j-' particulière. Il y a une Mathématique, i Chimie, une Physique, une Psyc'holof Elle n'ont de commun qu'une règle; celle ig la soumission au Réel, en effet.; mais le P ^ n'étant pas un, cette commune règle I 1Q leur différenciation, et c'est man<Juer d l prit scientifique que de vouloir les rame: ^ les unes aux autres. Telle est, résumée d; ^ un schéma, trop superficiel, la vue des chc J qui se dégage de votre thèse. Vous appe j la contingence des lois de la nature, ce [e indépendance que ces lois vous paraiss ^ avoir les unes par rapport aux autres, i 3_ y a véritablement des ordres étagés ou j l taposés de phénomènes, chacun de ces orcl n exige un principe afrécial. Le Supérieur qu'il n'est plus issu de l'Inférieur, ne" p^ apparaître que par une création parti j. lière. Le vieil adage « Rien ne se perd, r e ne se crée» cesse d'avoir une valeur absol •j La stabilité ne règne pas .sans partage dî lf, le monde. Le changement ne se-ramène ] • ' à la permanence, comme le prétend le uS'ci ,e tisme. Cette conclusion de votre étude |e nouvêlait une idée chère à Joseph de Me [V: tre. » Je ne vois pas dans le monde, dis D' l'auteur des So/rtcx, ces règles, immuat j. et cette chaîne inflexible des événements cî< a on a tant parlé. Je ne vois, au contrai I* dans la nature, que des ressorts souples,.! qu'ils doivent être pour se prêter, auti qu'il est nécessaire, à l'action des êtres irv bres. » De Maistve tirait de cette hypoth u. des. conséquences qui ne sont pas les vôti (; Vous vous bornez à constater qu'il y a cîî c la réalité plus que n'en saisissent les Sci ; ces positives, de même qu'il y a dans 1; ^ prit plus que n'en saisit la Conscience. M :9 alors,«si nous nous heurtons, dans la Nati j. comme dans l'esprit,, à « cet abîme et à 7 silence » quo les gnostiques prétendai< j. exister au fond de. toute réalité, de qi droit nous interdire, et au nom de quoi, v, • interprétation de cet universel mystère e mette on accord les exigences de notre ' morale et celles de notre vie intellectuel Jx_ De quel droit nous amputer, au nom < , Sciences, de toute notre tradition philo g' phique et religieuse, alors que ces Scien t et cette tradition ne fonctionnent pas da j. lo même champ?-Vous aviez trouvé la i e mule de conciliation qui vous permettait tout sauver de notre double héritage. Vc . nous invitiez non pas à rejeter les Scienc e mais simplement à mesurer leur portée^"n e pas à proclamer leur faillite, mais à dresi à Icu)' bilan ; non lias à renier l'intelligen i- Mais à l'enrichir, en rendant leur place, e côté des puissances de raisonnement, a e puissances de sentiment. Le Scientisme ne a avait donne du monde, psychologique et n , t-al une explication qui le détruisait. V<: e l??1155 Pr°P°sicz une explication qui le jus fiât. Ç'a été le travail de-votre maturité préciser, de vérifier, de promouvoir ce i- doctrine. . Bulletin n - s s On constaté, dans les milieux officù 0 ottomans, un changement sensible £ l'opinion dans la question des îles. Sa s abandonner Chio et Mitylène à un Ei : étranger, on es-pere trouver un terra 0 d1 entente, surtout si' la Grèce se mon, ° conciliante et si, connue ou l'affrme, t nouveau ministre de Grèce a reçu des ij r inactions pour discuter un principe ad?i •. nistratif sauvegardant les intérêts des t vers éléments et basé sur l'autonomie , t ces îles sous la suzeraineté du Sultan. a —XJne note officieuse publiée à Vien i- au sujet de la démonstration navale pi i- jetée à Valloua dit qu'il s'agit là d'u s éventualité qui fut envisagée -au momt u du coup de main turc à Vallona. Depu. e la situation s'est améliorée, de sorte q a la question n'est plus actuelle. " — Les troubles, à Haïti, ne cessent !j s'aggraver. On annonce que les Eta, . Unis vont imposer de force le retour , a l'ordre; dans cé but ils ont envoyé \ e cuirassé sur le théâtre des hostilités. 1 — Le président du conseil des min. très roumains a donné lecture au Sén . du décret dissolvant le Parlement ; i t, élections sont fixées au 28 février; le no s veau parlement se réunira le 6 mars. LE XXe SIÈCLE ! est 1© moisi» cli«i* den grani 1 quolidieue belges illw&irée* le tam tam de I «Etoile» :se. c*o*o — en L' « Etoile n veut abaolurïient persuade: ère ses lecteurs qu'elle n'a jamais fait l'apologie un des danses obscènes à la lune. A cette fin elli vo- n'hésite pas à maintenir contre nous une ac me cusation dont nous avons établi l'impudence ton Aux textes que nous avons reproduits deuj fois sans obtenir qu'elle les mît sous les yeuj de ses lecteurs, 1' « Etoile » faft (n° du 25^ US la réponse suivante ; Dl" « Le confrère aux guillemets Le confrère aux guillemets ne parvient pas ; .vo comprendre l'incorrection de ses procédés d» ^ "a iiolcmique. Il est sincère dans son étonnement ' t Son inconscience est évidente. Aussi faut-il h r traiter avec indulgence. _ Apprenons-lui, avec des ménagements, qu< r0" lorsqu'on imprime un texte entre guillemets su- on le donne comme authentique, et que, si 1< )ar texte cité entre guillemets n'existe pas dan: le- la réalité, on a commis un faux. Il n'y a pas î »lo- sortir de là. L' « Etoile Belge » a-t-elle publi< >nd la phrase entre guillemets? Non. Donc 1' cju t XXe Siècle » a usé d'un procédé malhonnête v6„ a Mais, bredouille le bon apôtre, la phras< (/lie nous vous avons attribuée ressemble à un< •>hrase que vous avez publiée. » Il se peut faire cr" vt après? Nous n'avons pas soutenu le con >ut traire. Nous avons même prévu votre pitoyabl* blo Système de défense dans l'article où nous avons les dénoncé le faux. Nous vous avons montré î : le l'œuvre, remplaçant le texte original par ur >us autre qui en accentue ou en modifie le sens iub Votre excuse n'est donc'pas recevablc ». rte Notre justification — et non pas notre.ex ' u cuse — tient en vingt lignes, vingt lignes dt V « Etoile » : re- « Etoile Belge » du v Etoile Belge n di ■re. 21 janvier 1914 : 26 mars 1912 : a-u Le a XX® Siècle » Les nègres de là ias publie entre quille- bas, nos frères d'une la mets, de manière à la autre couleur,ont l'haine présenter comme un bitude séculaire d'ho-ins ,cxte de I' « Etoile norer leur dieu — le ti i3e!ge », la phrase sui- dieu noir — à leui vante : i Les danses manière. Pour lui ren-c?' à la lune ne sont nas dre l'hommage qui lu: beaucoup plus drôles est dû, Ifs s'assem «ne C(ue ies processions du blent ia nuit au cïah ;ic. Saint-Sacrement. i> rie fa lune et jouent du de Or, cette phrase n'a timtam. éel point paru dans l'cE- Ce n'est }îî?.s beats-ait toile Belges. Nous dé- coup p?us drôle que es. fions le a XXe .wele » do s'assembler, er ,PI. de la trouver dans plein mltif, autour du r:Q la collection de notre Si-Sacrement, comniï journal. la font Ses organisa- Cette phrase est un teurs de procession, faux. pour jouer du serpent tte au soleil. ;nt l'il Nous attendons qu on nous prouve que jX. r-ous avons, comme dit 1' « Etoile >> remplace rCo i le texte original par un autre qui en accen-jèh tue ou en modifie le sens ». Pour so.utenii >ut p(?îa 1' 'i Etoile » en est»réduite à cacher à se,; 2u lecteurs le rapprochement trop éloquent du ;cn t-;xte original avec le texte incriminé pai ne. elle. Li)S . Maisj il y a plus fort. II y a un faux dans ùettë ,;\iïaire. mais c'e^t 1' Etoile » qui l'y %n. commis ! Relisez, en tête de cet article, l'en-re. trefilet publié dans 1' « Etoile » du 25. Vous ^s. y trouverez au troisième alinéa cette phrase: ^ « Mais, bredouille le bon àpôtre, la phrase que nous vous avons attribuée ressemble à une phrase que vous avez publiée. » ^ Les guillemets-y sont, et c'est 1' <i Etoile » int (lu^ ^es y a mis. Or nous n'avons jamais pu-blié cette phrase, et nous défions 1' « Etoile >: ^sç de la découvrir dans les articles auxquels elle eg prétend répondre. "Non seulement, nous ne tns l'avons jamais publiée, mais nous n'en avons jamais publié l'équivalent, les textes com-gS. parés ci-dessus en font foi. ' L' <1 Etoile » a donc, dans cette phrase, ré-,re sumé notre pensée en la dénaturant* puis CC( elle a ajouté îçs guillemets : c'est complet ! !nt N'empêché que 1' « Etoile » continuera iej de nous traiter de faussaires, en cachant soi-ne gneusement à ses lecteurs les vingt lignes j qui constituent notre réponse. Cette méthode est, paraît-il, parfaitement e'j conforme aux règles les plus élémentaires de jcs la critique et d'accord avec la plus rigou-50_ reuse honnêteté ! Jef! Nous ne savons commeht polémiquant d^ns lis ^ours palabres les danseurs à la lrfne; mais nous ne serions pas étonnés que leur dialec-cje tique ressemblât au tam tant de 1' « Etoile » ! us C ^ es, | la santé du Pape?' à »>i«o»g4«—= ELLE RESTE BONNE QUOI QU'EN 10_ DISENT CERTAINS JOURNAUX ITALIENS On mande de Rome à 1' « Eclair » sous la }\a date du 24 : j1 « Des nouvelles fantaisistes ont été répan-eie du'îs aujourd'hui à Rome au sujet de la santé tte du Souverain Pontife. La « Tribuna » prétendait qu'un malaise de nature indéfinissable — avait atteint le Pape, et que dans les milieux du Vatican on se montrait très préoccupé. ^ Le « Giornale d'Italia », plus modeste, sans 0 attribuer de crédit aux bruits alarmants, affirme que Pie X « a sensiblement maigri pendant l'hiver et que ses yeux paraissent agran ,0 dis et plus brillants depuis quelque temps ». , II n'y a pas dans tout cela le moindre élé- ment de vérité. ns Pie X se porte aussi bien que possible. Il dl ne se ressent plus nullement des suites de la • maladie qui le frappa l'an dernier, et il a ré-111 sisté admirablement aux rigueurs excessives de re 1 lnver. lç Suivant docilement les conseils de son médecin, le Pape s'impose maintenant des ména-■s" gements qu'il était impossible de lui faire ac-li- cepter autrefois. Ceci contribue à lui assurer une santé parfaite. » ie ne Chronique universitaire le i.«>»;vAirv ni INSTITUT SUPERIEUR DE PHILOSO-ij- PHIE, rue des Flamands, 1. — Lundi 26 jan-ul vierr'J* ^ heures, conférence, par M. Paul Nève, prof^seur à l'Université de Liège, sur la philosophie de M. Boutroux. ie CERCLE D'ETUDES APOLOGETIQUES, sous la présidence de M. le professeur Noël. — ~ 2b janvier, à 20 h. 15, à l'Institut Saint- m nas' rue ^es Flamands, conférence, par m M. Robert Mahaux, sur l'idée religieuse dans la littérature d'aujourd'hui. SOCIETE PHILOSOPHIQUE, sous îa prési-■s- dence de M. le professeur Thiéry. — Mardi 27 at janvier, à 20 h. 15, à l'Institut Saint-Thomas, conférence par le R. P. Léon Van Dyck, des es missionnaires de Scheut, sur La Chine, avec U- projections lumineuses. INSTn'UT SUPERIEUR DE PHILOSO-ri — Meicredi 28 jànvier, à 15 heures, con-~ i t fnce M. le professeur Mayence, sur L Art grec sous les successeurs d'Alxcandre, avec projections lumineuses. CERCLE D'ACTION SOCIALE, sou* la le présidence de M. le professeur Pierre Harmi-~7 Jeudi 29 janvier, réunion à 20 h. 15, à l'Institut Saint-Thomas. CHRONIQUE DU JOUR ; " BOt LES IGNORANTS 1 5 Dans la « Dernière Heure » du 24 janvie •< Voyez autour de nous, en France, en Angl : terre, les cléricaux sont réduits à leur pl [ simple expression. • ' La " Dernière Heure » ignore sans don tout de ce mouvement de renaissance cath lique que M. Vandervelde lui-même se voya L naguère obligé de reconnaître. Rappelons donc ce qu'en écrivait un aut socialiste, le député français Sembat : « Il y a, écrivait naguère, des périodes 1 téraires au cours desquelles le veni souffle co tre l'Eglise : le XVIII0 siècle fut la plus f meuse; plus près de nous, la fin du second El pire. Mais il y a d'autres périodes où le ve souffle pour l'Eglise et il semble que noi soyons tout près d'une de celles-là. Le sem ment religieux est en grande faveur dans 1 cercles poétiques et les jeunes revues littéraire Surtout, et ceci est un symptôme très signi catif et un indice révélateur, surtout la libr pensée n'excite plus dans ces milieux auci enthousiasme. Osons dire plus : il y a des je nés gens distingués, des artistes tout" frémi sants de vie, tourmentés de l'œuvre prochain t auxquels l'irréligion inspire une véritable ho i rcur. » Quand ce vent religieux souffle en litter. ture, c'est qu'il souffle aussi dans tous les d; maines' de la pensée et de la vie sociale. Lai sons un bénêt politicien secouer la tête et n ! gliger de tels augures. La volaille ne voit p; plus loin que l'enclos di poulailler. Toi homme qui réfléchit aperçoit les inévitabh ; conséquences de cet état des esprits. Quar une idée cesse d'enthousiasmer les jeunes, el va mourii. C'est un cheveu qui commence blanchir. » Benêts politiciens? Nous voulons croii que M. Sembat ne songeait pas à îa « De nière Heure » quand il écrivait ces mots..-. sOf-— BELLE MORALE En Chronique judiciaire nous avons ra] porté la conelamnation infligée à une femn qui vendait des cad.es postales pornograph ques. Le plaignant était un membre de ! Ligue contre l'immoralité. Le («JPeiiple » rapporte l'histoire et la fa suivre, à l'aelresse du plaignant des comme] •taires suivants : « fL.a sorte de gens, qui se. livrent à c< exercices de chasse sont de ceux qui aiment h couvents, la vie solitaire — et ce qui s'ensuit. On ne saurait trop réagir contre des mœu] de capucins. Mieux vaut le franc paillard (c 1 sait à quoi s'en tenir et *en défendre) que Tartufe... Mais cc malheureux pays semble devoir êti livré, dans l'avenir, à toutes les tartuferies. On confond la pure morale, respectueuse c la nature et de ses beautés, avec les hystérie et le sadisme maladif qui sont le fait, ou-bic des anotmaux, ou bien des jésuites. La commerçante poursuivie a été condamne à 8 jours de prison, avec sursis ! Cela n'étonnera aucun de ceux qui ^saver de eiuelle façon on modifie la mentalité de 1 magistrature — en faveur d'une morale qui aj haine de la vie et crée la souffrance inutile ». Immédiatement après ça le « Peuple » in * prime ceci : « Encore, ce matin, des malheureux ouvriei ont comparu pour adultère, alors qu'ils fo inaient des couples familiaux, échappés aux m sères d'une,première union, soit par suite d'u abandon, soit pour une autre cause... Il y a e condamnation, naturellement : amendes o prison. C'est encore la morale, ci-dessus signalée adversaire du divorre facilité, qui est cause d ces faits — lesquels constituent dés trouble sociaux et des malheurs immérités... Tout cela est édifiant. » C'est extrêmement édifiant, en effet. Seul les moralistes de l'espèce Furnémont poi vaient réserver leurs ignobles injures au mœurs des Cîtpucins et des Jésuites. Nous re tenons néanmoins ce nouvel échantillon d la lâcheté antireligieuse du « Peuple ». Et maintenant nous prenons acte de la me raie publiquement affichée et revendiqué par 1 organe socialiste. Il ne s'agit pas dari ce cas particulier, d'une faute personnelk Le u Peuple » s'en prcnel à la morale elle même, " celle qui condamne l'obcénité e l'adultère. Pour le m Peuple », la « pure morale » es celle qui est « respectueuse de la nature e de ses beautés », celle qui proclame la légi t imité de la formation de « couples familiau échappés aux misères cl'unejiremière uiiion. Obeénité, adultère et furnémontisme, tel sont les principes de la morale du « Peuple. Nous pensons que, sauf les quelques dégofl tants dont cette morale fait les délices, le anticléricaux les plus sectaires lui préfèren la morale des Capucins et des Jésuites. _ Que le « Peuple » garde sa morale. Quani il essayera d'en sortir, nous lui remettron le nez cleelans. »<>«T P ClFflOI IFS CCffBISTES FRANÇAIS VEULEN LE MONOPOLE DE L'ENSEIGNEMENT LAÏQUE. De 1' « Eclair » ce filet auquel nous nou reprocherions d'ajouter un seul mbt do com ment ai re : Un jœiwaîi, qui tient commerce d'anticlcri calisnie et peut se vanter d'être assez biei représenté dans le présent ministère, n'est pa satisfait des chiffres que M. Vi'viani a fait com muniquer à M. Compère-MoreJl. On a vu, pair ces chiffres, que le monopole d-il1'cn>seign<em'r-n,t mous coûterait un demi-mâllliar^ p ouïr ies fiais de co^n-s-truct i ora d'écoles nouveilUe et soixante miRions an-nuiélk!m.ent en plus po:u la solde de 25,000 insitiituteurs. 25,000 instituteurs de plus! dit cette, feuille Non. : a Nous 'Les avons 'déjà en» grande i>artie dans nos écoles vides, à ne rien faire ou se la meniter tant de n'avoir que deux ou. trois élèves quand i:lsvoudraient en iirendre quarante che le voisin. » Est-il a;s«ez cynique, cet aveu? L'école daïqu est vide : l'école laïque n.'a pas d'élèves, parc ejue les élèves vont à l'école libre, chez le voi s i n. Le mo nopole consistera à ramener, par 1 contrainte — par Ile gendarme — les enfant chea 'l'institufteuir, dont Les familles né veuJen pas, auitouir duquel elles ferait île vide. Le successeur éventuel du statthalte: d'Alsace-Lorraine La « Gazette du Rhin et de Westplialie s basant sur les allusions faites par le chanceliei dans son discours au Reichstag, à un change men tdans l'administration d'Alsace-Lorraine prétend savoir de source très bien informé qu'il serait sérieusement question, pout- 1 poste de statthalter, soit du prince de Biilou ancien chancelier de l'empire, soit du baron d Rheinbaden. Quant au général von Huene von Hoinmger dont fl avait été également question, il pei muterait avec le général von Deimling, con mandant du 15® corps d'armée. LES LIVERES ^ — -■ — MARCEL VANDERAUWERA. — Le Tabernacle d'Amour (1J "En se plaçant sous la tutelle du chantre ele <i la Nuit », M. Vanderauwera nous a montré que se3 débuts ne manquaient jias de flair. Où trouver, en effet, parrain qui joigne à un tel degré l'autorité et la bienveillance te mesurée ? Et que d'adresse dans la préface de 3: M. Iwan Gilkin ! Voici d'abord îe défilé de nos plus glorieux littérateurs réunis pour faire escorte au nouveau venu et pour iu?j-t.0 I ifier cette observation conciliante que 1 enseignement libre et l'école officielle sont tous. eleux nécessaires à la vitalité des lettres ' t- belges .Puis, chacun devant se déclarer sa-ii- tisfaifc, M. Gilkin nous présente l'œuvre de a- son filleul, encore étudiant à l'Université de Louvain. <; J^a jeunesse de l'auteur y est ap-n parente. Il serait injuste et ridicule d'y cher-\s cher soit une grande expérience de la vie, soit une connaissance parfaite des secrets de l'art des vers. Mais il est intéressant d'y clé-couvrir une passion précoce et ardente, sin-cj gulièrement mêlée aux élans mystiques, aux1 n gestes pieux et aux scrupules religieux. » ^ Nous sommes avertis. De l'indulgence, lee:-s- teurs et critiques, et n'oubliez pas « 1e mé-c, lange de volupté païenne et de sentimenta-ï- lité religieuse qui constitue le fond du talent de Marcel Vanderauwera. » Que M. Gilkin. ï- chasse toute crainte. Ce mélange, on ne peut v ni l'oublier, ni l'accepter. Non pas qu'il soit r condamnable à priori, mais, si je puis dire, ~ l'auteur doit être, mis en garde contre Vin* habileté de ses dosages. Que M. Vanderau-werà cheville, accumule des images qui se C1 heurtent, répète souvent des choses trop connues, ce sont fautes de jeunesse qu'il ne commettra plus, tout en développant, j'espère, les qua-lités de verbe et de rythme, de pensée et de sentiment qu'il déploie déjà en maintes oc-. casions. Mais si l'originalité future de M". Vanderauwera se trouve enclose dans des pièces comme le a Mercredi-Saint » ou le i- « Samedi-Saint », il n'est pas requis d'être ic « moraliste sévère » pour crier cassé-cou. U,j$ i- peu de goût suffit. a Rassurons-nous cependant : ici comme ailleurs, bien fin qui dira où la sincérité it s'arrête, où l'artifice commence. A propos de i certains poèmes qui ne sont plus ou moins blancs que par la rime, M. Gilkin nous certifie qu'a il s'agit d'un amour réel, légitime et s chaste». Et pour nous convaincre tout à 5 fait, îa sollicitude du parrain invoque le té-•; moignage'des amis du poète. Je veux bien • les en croire, et de grand cœur. Mais alors ls à quoi rime ce bouillonnement de lave? Et la grosse faute que M. Vanderauwera pre-e tend pleurer avec amertume, demt il demande pardon à Dieu, et qui lui a suscité tant cl'en-e nuis, n'est-ce encore que fantaisie el'une s imagination et d'une sensibilité qui aiment n à se torturer à vide, après s'être complues en des rêves incandescents î Je ne sais et pré-e' fère attendre le prochain volume cïu poète. Peut-être alors pourrons-nous délimiter ce lt qu'il y avait de virtuosité pure dans le «Ta-a bernacle d'Amour b. a a Un rêve dans les fleurs » nous avait narré l'odyssée d'un frère de Zanetto. Après des i- courses aventureuses et des pèlerinages à Cambo, Arcachon et autres sanctuaii'es poé-' tiques, Sylvain se fixera près de Mélusine. s Puisse-t-iL à côté d'elle, n'écouter que la chanson ele son cœur et ne plus amalgamer de façon déconcertante l'amour^crrestre et n l'adoration divine! 1 MAURiCE DES OMBIAUX. — Petit traité du Havane (2J Vivent le vin, l'amour et îe tabac, $ s'écrie la chanson. Et M. des Ombiaux de renchérir : « Avec l'amour et le vin, le tabac cewnposa la trinité ele ce qu'il y a de plus s elélicieux au monde, b C'est pour nous le 1 prouver et pour nous-apprendre à joujr en s épicuriens raffinés et sages des plaisirs suprêmes mis à notre disposition par la bonté 0 de la Providence, que M. des Ombiaux a publié, il y a quelques années, le « Petit ; - Manuel de l'amateur de bourgogne » et-, hier, g le o Petit Traité .du havane ». s Le « Petit Traité du havane » s'adresse à : :• tous : aux potaches qui grillent en cachette - leurs premières cigarettes et ne demandent t qu'à s'instruire en cette matière, aux snobs qui seront bien forcés de s'incliner devant la. t compétence de l'auteur et garderont naturel-t lement leurs idées fausses, à la foule des fumeurs plus ou moins experts qui puiseront s dans cette centaine de pages, qui des conseils » marqués au coin ele l'expérience la plus éten-? elue et la plus aiguisée, qui des curiosités. „ teohniques, historiques ou littéraires, qui des - arguments en faveur de ses préférences peu s raisonnées. 1 — Mais ceux qui ne fument pasP — Pins que les autres, ils doivent méditer j le petit livre eje M. eles Ombiaux. Qui sai£ T s Le lyrisme insidieux et exalté que dépense l'auteur à elécrire les voluptés du navane leur fera peut-être sacrifier à « la plante à JMicot ». _ Et ce sera tant mieux, puisqu'il faut 1 — paraît-il — ohercher à étendre plutôt qu'à restreindre la gamme des sensations que i l'homme peut trouver dans la nature et multiplier les sources de. notre exaltation >>. ; A eux désormais, s'ils succombent, i la sa- : gesse de Descartes unie à celle de Platon », - « la beauté virgilienne et sa divine harmo- : i nie », « les jouissances suprêmeTs do l'Art », ■! = « îe palais merveilleux de la vie intérieure ». — Et s'ils résistent à la tentation 1 — Us auront tort, mais retireront quand j même de leur lecture bien des profits. Ils apprendront les devoirs inéluctables de l'am- j phitryon et la nécessité qu'il y a i»our leur ignorance de recourir, le jour- où ils traitent ( leurs amis, aux lumières d'un spécialiste du , havane. Connaissant mieux les félicités su- - blimes dont elle se prive, leur orgueilleuse , vertu se saura gré davantage de son ascé- j l tisme et sans doute cômprendra-t-elle peur- ! quoi si peu d'hommes peuvent imiter 6on j - héroïque renoncement. Enfin, MM. les absti- , - nents goûtereint les^ agi-éments d'une charmante causerie à bâtons rompus. Ils enten- ^ dront le Latin qu'est M.des Ombiaux dire son J fait à la lourcfc érudition teutonne, puis le verront s'empresser d'emprunter aux thèses _ germaniques une partie de sa documentation. ' Ils le surprendront une fois ou l'autre en ? flagrant cfélit d'inattention et constateront enfin que l'écrivain s'inflige le plus amusant et le plps flatteur des démentis. Définir les impressions produites sur nos sens ! Et sur-B tout, définir la fumée! Impossible de le faire > « d'une manière satisfaisante », riposte M.des Ombiaux à un Hcrr Doktor, contempteur du t' tabac. Quelques instants après M.'des Om-g biaux ne Songe plus à sa proposition et voici qu'en lui lo fumeur, le poète, le descriptif, é le psychologue, le musicien et le critique dra-(1) Bruxelles, Librairie Albert Dewit. Un - vol. in 12, 3 fT. î (2) Bruxelles. O. Lamberty. Un vof. m-iSs à 3 fr oO.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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