Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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26 oktober 1917
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s.n. 1917, 26 Oktober. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 24 mei 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/mg7fq9rf4q/
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PARIS 3, Place des Oeux-Écus, 3 TéSépSaone a Central 33»©4â PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également feçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. e LE XX SIECLE LE HAVRE 28ter, Rue de ïa Bourse, 281®' Téléphone : 64 Beige AtsUIN IN fc.ME.iN là France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre . • 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur ; Fernand NEURAY mm ...... j.— " •T*.',-f,inr;Tïr HUAT UEIIIE KS BEAUTES KM RUSSIE L'heure des réalités a sonné pour les incorrigibles idéologues russes. Au lieu du rêve de la paix de conciliation et de fraternisation, voici l'imminence de l'oppression allemande. Et sans ëoute en Russie on sait ce que ce mot signifie d'horreurs et de souffrances. Ce danger, les Alliés ne se sont pas fait faute, dès l'aube de la révolution, de le crier à ceux qui décomposaient la puissance moscovite. Aussi bien, un revirement peut se constater dans les maéses russes. A la vérité, ce mouvement, ne date <pas de l'invasion allemande dans le golfe de Riga. La Russie est lasse d'anarchie. Les maxi-malistes se montrent intransigeants et voulaient faire peser sur le peuple russe une domination aussi. exclusive et aussi absolue que celle du tsarisme déchu. . . Les socialistes modéras divisés en Honteuses fractions hostiles, ne s'entendent pas pour constituer un gouvernement sain et resipecté. La population se désintéresse de la politique eL s'abstient aux élections; c'est ainsi que, contre toute attente, les maximalist.es ont obtenu la majorité aux récentes élections municipales de Moscou. Les propagandistes si 'écoutés aux premières heures de la révolution, se heurtent à l'indifférence générale. Le moment des promesses est passé; le -peuple attend les réalisations qu'il voit bien lentes à venir. Enfin, les masses paysannes' s'impatientent; les paysans forment l'immense majorité de la population, et c'est leur sort pitoyable qu'on reprocha surtout au régime ancien; somme toute, les classes ouvrières des villes ne souffraient, sous les Tsars, ■que moralement. Et les paysans devant l'incapacité des Soviets socialistes des villes à améliorer leur sort, se détachent d'eux; un abîme se creuse entre les masses deis campagnes et les prolétaires industriels.Les Soviets — comités des délégués des ouvriers et des paysans, ne l'oublions pas •— ont eu peur de la scission. Us ont constaté l'impossibilité où ils sont de poursuivre par leurs propres moyens la politique révolutionnaire. Us ont encore constaté, ce que signale le correspondant de l'« . Humanité » à Petrograde, que « la tentative de Korniloff était suivie avec, syrfcpathie par l'immense majorité de la population, à Pe-trojxrade même ». Et les Soviets ont poussé à la convocation de la Conférence démocratique, où se sont trouvés réunis, tous les délégués des organismes issus en Russie du suffrage universel, zemstvos,municipalités, coopératives, etc. Bien entendu, les maxima.listes ont été furieux de l'innovation. Ces singuliers socialistes n'admettent pas l'autorité des élus du suffrage universel. Ils les qualifient d'» élus du trottoir ». On a passé outre; de la Conférence démocratique, est né le Préparlement, composé et recruté comme cette Conférence, ainsi que nous * l'aipprenons enfin. Il en résulte au Préparlement l'« isolement des maximalistes ». Ceux-ci l'ont si bien compris qu'ils s'abstiennent de prendre part aux délibérations. Tout cela est de bon augure. Au Prêparlement, le général Alexieff a fait de la décomposition de l'armée un tableau aussi sombre que celui qui fut exposé à grand'peine par Korniloff à Moscou. Kerensky n'a rieh nié, sauf qu'il en a, à tort d'ailleurs, rejeté la responsabilité sur le gouvernement du Tsar. Le Preparle-mënt s'occupe des mesures à prendre pour faireeesser l'anarchie civile et l'indiscipline militaire. En attendant, le Soviet maximaliste impose à M. Skotbeleff. délégué à ia Conférence interalliée de Paris, un programme de paix à sa fa,çon : Ni annexions ni indemnités : plébiscite partout, dans les territoires contestés. Pour la Belgique, en veut bien réclamer ia restauration complète avec indemnités fournies par un fonds international. Les Soviets ont assez nui à la cause générale pour que leur voix ne soit guère écoutée à la Conférence interalliée.Le gouvernement active ses préparatifs pour se transporter à Moscou. Certains disent même qu'il irait jusqu'à Nijni.-No.v-gorod. Le Soviet de Petrograde réclame contre l'abandon de la capitale. 11 va, dit-il, organiser une milice pour défendre 1a ville contre les Allemands ! Nous verrons friem. PERCY. — La France et l'Alsace-Lorralne La coiiigrès radical et radical-socialiste iréuni hier à Paris sous la présidence de M. Bouffandeiau, a adopté à l'unanimité la résolution suivante : fi? C'^nir^Ue _ déclaration de guerre de J Aillamagne a déchiré le traité de Francfort (et annulé la cession de l'Alsace-Lorraine que cette puissance avait imposé par la force à la France. La solennelle et unanime protestation des oeputes alsaciens-lorrains à l'Assemblée nationale de 1871, qui avait proclamé la volonté immuable et maintenu le droit, inviolable et imprescriptible dieis Alsaciens-Lorrains de rester Français reçoit aux yeux de la France son plein effet. En attendant que le traité de .paix ait consacré définitivement la restauration du droit et rendu purement et simplement, sans transaction, sans plébiscite, l'Alsace-Lorraine à la France, le Congrès décide que l'Alsace-Lorraine possédera désormais cinq représentants au Comité exécutif du parti. II- ■'WWW... — Le séquestre des biens étrangers, M. Pal-ïner, a commencé aux Etats-Unis l'inventaire de tous les stocks de marchandises accumulées par les agents de l'Allemagne. On a la preuve que la valeur de ces dépôts dépasse 750 millions de francs. — Une explosion dans une usine à munitions du comté de Kent, en Angleterre, a fait deux morts et plusieurs blessés. f IP©:n.eo©^ Les ténors parlementaires sont aussi susceptibles que les artistes de -profession. Ils découvrent des allusions ou des critiques dans les paroles les j. plus simples. Habitués à des louan- l u g es continues, ils s'érigent en idoles. ® [*. Ces messieurs devraient comprendre n que le pays voit seulement dans les n hommes en place les premiers servi-a leurs de l'Etat et qu'ils sont tenus à e plus de modestie que les simples ci-toyens.>" AUGUSTE GAUVAIN. ;- (Journal des Débats du 25 octobre.) ci i, n ri WWW- ' 1 ■■■■« ï Encore les transports 1 : île gravier allemand ' it «■» ( x>a.x? la jËioXlo.n€l© £ ^ • A la^ suite de l'article publié dans le l x XX0 Siècle du 18 octobre sur le gravier alle-'■ mand transporté vers la Belgique par les i canaux hollandais, j'ai reçu, entre autres, ' a la lettre suivante • î Depuis 1S15, un trafic intense de « Pack-âge » (moellons) et de Kleinschiag (maca- ' dam) se fait entre Ruhrort, port fluvial im-i- portant sur le Rhin en aval de Duisbouirg, j i- et notre bonne ville de Gand. Le transport i_ se fait sur des chalands par les canaux hol- 1 e landais. ' A Ruhrort, on concentre tous les produits B de carrières de pierre des' vallées de la Ruhr >> et du Rhin. Aussi la firme « Muilh.ei.mer t Ruihrsandstein und ziegelwerke », propriétaire ' 1- H'ërr Wilfyelm Rauen, exploite intensivement ,t sa grande carrière de pierre située exacte- , ,s ment à Muilh e i i n - Tirœck. La firme a presque , cessé toute fabrication autre que celle du \ '' « Kleinscihilag » et elle a même remis en ' marche de vieux concasseurs hors de service s depuis de nombreuses années. Je sais de s science certaine qu.e les « kleinschiag » par-3- tent en destination de notre pays ; on • les embarque à Ruhrort, à destination die Gand e « fur die Hee.resverM/ui'tung » (à l'adresse de l'Administration dwl'arnm de campagne). D'après des dires de soldats allemands reve-l" nus en congé, dires qui m'ont été rapportés, e tout le territoire belge serait sillonné de r lignes de défense et de repli échelonnées, ç >. toutes en béton armé. Les étiquettes qu'à ( Mulheim-Brœck on colle sur les wagons, prouvent que ces pierrailles partent pour Ruhrort. 7 e Par une étiquette de wagon reconstituée ( s malgré le soin que les Roches apportent d'or- i ■e dinaire à les gratter, il a été constaté encore l l- qu'à Lessinnes en Hainaut, une carrière im- ( ,s portante dont le nom m'a été cité mais que f , j'ai oublié, est exploitée sous la surveillance ; ' de la « Deutsche militarverwaltung » (aidmi- ' ,e nistration militaire allemande) et que les c l" produits d!u concassage sont expédiés vià é Lille, vers une ville proche du front, dans ;t le nord de la France. , Mon correspondant me donne des préci-:S sions sur les différentes constatations qu il r_ énumère. J'ai dû les supprimer pour des >• raisons qu'on comprendra.Le «Kleinschiag» 'T dont parle la lettre est un produit de con-3- cassage criblé de 8 à 10 millimètres, et servant uniquement, comme d'ailleurs les a pierrailles de Lessines, à des travaux de , i- bétonnage. i- Je remercie vivement mon obligeant cor- 1 3- respondant. Sa lettre contribuera à éclair- I n cir le débat. c ;é RONEY. ' l —WIMÏ - - mmswfmissKiîis i r- 1 é- 1 Mgr Antonin Lopez Pelaez, archevêque c ï_ de Tarragone, membre du Sénat espagnol, e est arrivé à Paris, où il a été reçu par i n M- Emmanuel Brousse, député des Pyré- j_ jï'êas-0 rien taies, et M. Pierre Balmeira, s n président du Centre catalan de Paris. A 1 ,z son entrée en France, à Cerbère, il avg.it ; été salué par Mgr de Garsala.de du Pont, ( évêque de Perpignan. -, L'archevêque de Tarragone n'a jamais - caché sa vive sympathie pour les Alliés. f.s Nous lui deVÛns une reconnaissance toute ] i- particulière pour la chaleur avec laquelle ' il a pris la défense de la cause belge et 'e l'hommage qu'il a rendu à l'héroïsme du t- cardinal Mercier. Nous le prions de trou- ( la ver ici avec nos meillèurs vœux l'hom- ( is mage de notre profonde gratitude. j »■■■— •«WWVl I I.c 1 e Isa paiij de Stoe^oln) ; Le Temps confirme que le beau program- ! . me de paix dont l'Humanité a déploré le ,r caractère germanophile émane bien de la commission Huysmans. Si le programma. publié en Suàdie le 19 octobre a été formulé sans attendre la réu-le nion d'une conférence, c'est qu'il constitue irt un projet adressé aux différentes organisa-Lie tions socialistes qui ont adhéré à l'œuvre de à Stockholm. Mais il leur est adressé par la commission liollando-scandinave elle-même, es et non par l'un des partis adhérents. De là ;a- vient sa gravité — encore accentuée par ce té détail : la commission, en rédigeant son et texte, était en possession des réponses qui !S- ont été faites à son questionnaire. ce Le résumé du programme hollando-scandi- : té nave, tel que l'apportent les informations : js- de Stockholm, contient, comme on le savait, n- une foule de propositions inadmissibles, ri :e, n'accorde l'indépendance qu'à la Pologne lé- russe, les Polonais d'Allemagne et d'Autriche >r- recevant simplement une autonomie. En Bel-tlf gique, il veut instituer la séparation des Flamands et des Wallons. Il suggère un plé- - biscite pour l'Alsace-Lorraine, et un plébiscite qui pourrait avoir pour base les listes ' électorales d'avant la guerre. Le reste est à re l'avenant. "â On reconnaîtra donc, pour employer les ;se mots mêmes dont se sert l'Humanité, que la commission hollando-scandinave a ac-cueilli lailgement toutes les réclamations ait allemandes. Cela n'ajoute aucun attrait au piège de Stockholm. fou®! avance Français # ~ ii,û@§ prisonniers en deux jêurs -- 120 canons ENCOJSE DEUX VILLAGES RECONQUIS (Communiqué) 14 heures. Au Nord de l'Aisne la situation au cours de la nuit dans le secteur Braye-en-Laon-nois-Chavignon est restée sans changement. SUR LE FRONT CHÂVIGNON-MONT DES SINGES, NOS TROUPES ACCENTUANT LEUR PROGRESSION ONT ATTEINT LA FERME DE ROZAY. LE NOMBRE DES PRISONNIERS • I FAITS DEPUIS HIER SOIR DANS CETTE REGION DEPASSE 500. Vives actions d'artillerie dan. la ré^r. Cerny-en-Laonnois, notamment dans le secteur Vauxmairons. Nous avons dispersé une patrouille allemande qui tentait d'aborder nos lignes à e l'Est de Cerny. Un coup de main sur la tête de pont de s Sapiqneul que l'ennemi avait fait précéder ; d'un violent bombardement a échoué. Sur la rive droite de la Meuse, activité .. des deux artilleries dans le secteur du bois ^ Le Chaume. Nous avons exécuté dans la région des >■ Eparqes une opération de détail qui nous, a j' permis de ramener des prisonniers. s Aviation i Des avions allemands ont lancé deux e bombes sur Nancy. Aucune victime. Au cours de la journée du 24, vingt-cinq 5" appareils ennemis ont été abattus par n^s ° pilotes ou sont tornbés désemparés dans n leurs lignes. j.J: ' e e s Nouveaux tirs ifs destruction de l'artillerie bslgs î- e Grande activité .de notre artillerie au cours des deux journées éeoidées. Le .24-flC; à tobre, plus de 20 batteries adverses ont été '' soumises à nos tirs de destruction ; des r multiples observatoires et maints ouvrages e ennemis ont été violemment canonnes. Des tirs d'interdiction par artillerie et mitrail-e leuses ont été effectués sur ces mêmes or-i- qanisations pendant la nuit. Nous avons e continué les tirs de destruction pendant ta ,e journée du 25. Notre aviation a apporté une g aide efficace à ces diverses opérations. d . m ~ Ttn"l/* 1 S Un monument s aux morts bsî^es JS. BilYEUX f Dimanche 28 octobre sera^ inauguré, _ à Bayeux, le monument élevé à ^la mémoire des militaires belges décédés dansées iio-pitaux de cette ville. L'idée de i érection de'ce monument est due à M. l'abbé Kun-nen, le dévoué aumônier de la garnison belge. Le monument est composé d'une colonne S avec chapiteau surmonté du lion belge. Lu base représente sur une face une couronne d'immortelles, la face symetriqne représente les drapeaux français et belge e croisés entourés de deux palmes de laurier 1, et de chêne, le tout réuni par trois cou-r ronnes. i- La cérémonie commencera par une messe i, solennelle avec absoute, célébrée à la ea-A théclrale par Mgr l'évfique de Bayeux, <|ui it prononcera une allocution. Les autorités t. civiles et militaires françaises et les autorités militaires belges y assisteront. LS L — — " " Le dévouement de ses brancardiers A u On nous annonce la mort au champ 1_ d'honneur du Frère Frédéric-Victor (Fran-i- çois De Mol) des Frères des Ecoles chrétiennes, brancardier au 4e régiment du gé-« nie. Ce brave a été blessé mortellement sur l'Yser le 18 octobre en secourant ses frère.-. d'armes avec le dévouement qui a déjà coûté la vie à. tant de nos brancardieis, j. religieux ou civils. [0 , WWW"" - -ni 1 I m Miras EN flANGE SONT PRÊTS AU COMBAT ^ le Londres, 24 octobre. 'a Le colonel Repington envoie de France un article expliquant l'organisation et 1 en-ie traînement que subissent les troupes amé-in ricaines. Il ajoute : , « Quand j'ai quitté, ces iours derniers, le [i front d'Y près, j'ai demandé à un vieux ca-îs marade de collège, faisant partie de l'etat-Lt, major Eton, qui a joué un rôle principal II dans la bataille des Flandres, s'il avait le un message à me confier pour le peuple \e britannique. Il me le donna d'un mot : l a- tience. |s » Quelques divisions américaines sont s- déjà prêtes à entrer en ligne s'il y avait es besoin urgent, mais leur intervention n'est à pas encore nécessaire et la ferme résolu-tion du général Persbing est de perfec-2s tionner ses armées avant de s'élancer en îe vue des enjeux gigantesques des batailles, c- On ne peut que l'approuver complètement, is Un homme qui essaierait de presser le gé-,u néral Pershing perdrait son temps. » (li-formation.y 23 heures. 1 NOS TROUPES ONT OPERE CE MATIN £ UNE PROGRESSION GENERALE AU DELA DES POSITIONS ATTEINTES , HIER SOIR ; ELLES BORDENT ACTUEL- i LEMENT LE CANAL DE L'OISE A « L'AISNE. LE VILLAGE ET LA FORET \ DE P1NON SONT ENTRE NOS MAINS , AINSI QUE LE VILLAGE DE PARGNY-FILAIN : AU SUD DE FIL AIN OU NOS PATROUILLES ONT PENETRE, NOUS , OCCUPONS LES FERMES SAINT-MAR-j i.Y ET DE LA CHAPELLE SAIÏSTb- ( berthe. L'ENNEMI, SOUS NOTRE PRESSION, ] A DU ABANDONNER UN IMPORTANT , MATERIEL PARMI LEQUEL UNE VINGTAINE DE CANONS DONT PLUSIEURS . OBUSIERS DE 150. LE TOTAL DES CA-NONS CAPTURES PAR NOUS DEPUIS . LE 23 ET ACTUELLEMENT RECENSE EST D'ENVIRON 120 AUQUEL IL FAUT , AJOUTER PLUSIEURS CENTAINES DE MINENWERFER ET DE MTTRA1LLEU-ses'AU COURS DE LA JOURNEE NOUS ] AVONS FAIT PLUS DE 2,000 PRISONNIERS ; LE NOMBRE DE CES DER- , NIERS DEPUIS LE DEBUT DE L'OPE- -, RATION DEPASSE 11,000, DONT PLUS , DE 200 OFFICIERS. ' Sur la rive droite de la Meuse, les Aile- , mands ont fait suivre le bombardement indiqué ce matin, de nos positions du Bois j Le Chaume, d'une attaque que nos feux ont arrêtée. J NcaveMes atfspss allemandes ' â la foré! de Rasthlst (Officiel brit.) Après-midi. A la suite de l'aetiviié d'artillerie que nous avons déjà signalée, les Allemands ont lancé, hier soir, une nouvelle contre-attaque puissante au sud de la forêt d'Hou- • tliulst. Ils ont été une fois encore repoussés.Nos troupes de Gloucester, de Worcester et de Berkshire ont exécuté, avec succès, hier, dans l'après-midi et dans la soirée, des coups de main sur les positions adverses entre Rœux et Gavrelle. Elles ont fait subir de nombreuses pertes à l'ennemi, détruit ses abris et capturé une mitrailleuse. 21 heures 40. La nuit dernière, un raid ennemi à l'Est de Loos a été arrêté par nos fusils et nos mitrailleuses et n'a pu atteindre nos tranchées.Ce malin, les Allemandes ont fait deux tentatives contre notre liqne au Nord de La Bassée. Le premier détachement a été re-voussê par nos feux avant d'arriver sur nos fils de fer. Le deuxièem a réussi à pénétrer dans nos tranchées mais en a été aussitôt rejeté. Un de nos hommes a dis-varu.Nous avons fait quelques prisonniers au cours de rencontres de patrouilles à l'Est de Poelcapelle. Notre artillerie a été active toute la journée sur le front de bataille. ENSGRE UN RAÊD DE REPRESAILLES La nuit dernière, nos escadrilles ont attaqué avec d'excellents résultats les usines et les voies ferrées vers Sarrebruck. Plus de trois tonnes et demi d'explosifs ont été ■jetées par nos appareils de marine sur les usines de Burbach situées immédiatement à l'ouest de Sarrebruck. Les dégâts sont considérables et plusieurs incendies ont été observés. 1,500 kilos d'explosifs ont été également: lancés par une autre escadrille sur les gares, les nœuds de chemin de fer et les voies de garage de Sarrebruck et des environs- Des coups au but ont provoqué de nombreuses explosion. Un train qui se dirigeait sur Sarreburck a été atteint par une bombe et a été détruit. Au total-, nous avons jeté cinq tonnes d'explosifs malgré la défense aérienne acharnée de L'ennemi. Au début de'notre incursion les conditions atmosphériques ont été favorables, mais plus tard le temps est devenu très mauvais ; de la pluie, des nuages bas et un vent violent ont rendu très difficile le retour de nos appareils. Le 24, le temps sur le front britannique s'est un peu amélioré. Cependant des nuages épais et un fort vent d'Ouest ont sntravé le travail de nos appareils d'observation et de combat. Dans la journée, 154 projectiles ont été jetés sur des cantonnements ennemis, 12 grosses bombes sur un aérodrome près de Courtrai, et 71 sur des troupes allemandes dans les tranchées et à découvert. Par moments, les combats ont été acharnés. Quatre appareils ennemis ont été abattus par nos pilotes et un cinquième par notre infanterie. Trois autres aéroplanes allemands sont tom.bés avec, des avaries. Six des nôtres ne sont pas rentrés. COMMUNIQUE PORTUGAIS Activité marquée à'artillerie de part et d'autre au cours de la semaine sans actions spéciales de l'ennemi à signaler. Engagements fréquents de patrouilles-Pertes légères réciproques. — i - . . WtAJV»—— m .... -- Les experts américains de l'administra-t'on des Vivres estiment que les 38 millions de combattants de toutes les armées réunies ' consomment annuellement pour 27 milliards et demi de francs <îe vivres de première nécessité- «La paix ne peui venir que parla victoire» dil sir Edward Carson, qui ajoute que la victoire est certaine Londres,. 25 octobre. Sir Edward Carson, membre du cabinet de guerre, parlant dans une grande réunion publique tenue à Portsmouth, sous les auspices du Comité national des buts de guerre, a fait les déclarations suivantes : « Je désire faire comprendre que, malgré toutes les conversations sur la paix au R'eichstag et toutes les notes pacifistes qui se succèdent, lancées un peu partout par des émissaires allemands, nous n'avons encore jamais eu jusqu'à présent une offre de paix quelconque. Avant insisté sur ce point, je veux affirmer ce nui suit au sujet de la vaix : Premièrement, il faut gue les Allemands comprennent que nous ne pouvons ni ne voulons faire une paix quelconque sans la ; varticipation et l'assentiment de nos dominions.; Deuxièmement, nous n entamerons ja-' mais de négociations à Vinsu de nos alliés ; et nous exécuterons à la lettre nos traités î avec eux. J'ajoute que nous n'abandonne-; rons pas la Russie à l'heure même où l'es-, voir de la liberté commence à s'affirmer vour son peuple. Troisièmement, nous ne ferons pas une , paix qui contienne le germe d'une guerre ' future certaine. La paix ne peut nous venir que par la victoire et la victoire ne peut venir que par ; l» courage tenace, uni, inflexible du peu-' pie britannique. Le monde civilisé tout entier se groupe rapidement contre l'Allemagne. Croyez-' vous que l'Autriche désire continuer la ? guerre ? Je sais qu'elle ne le désire pas et v je ne parle pas à la légère. Croyez-vous que la Turquie désire continuer la lutte ? Je sais qu'elle ne le désire pas. L'Autriche et la Turquie sont malheureusement deve-t nues les simples vassales de VAllemagne. * En fait, l'Allemagne ne peut maintenant gagner de batailles que là où elle ne rencontre' pas d'opposition. Elle le fait très bien en Russie. » Mais sir Edward Carson ne croit pas 3 nour l'instant que ces ' victoires puissent s changer en rien le résultat de la guerre. Sir Edward Carson a déclaré en con-- cluant : « Nous devons prouver à l'Allemagne j. que la guerre faite selon des méthodes allemandes ne lui rapportera rien. Nous ' v ouverts compter su-r une victoire cer-' taine. » t -...-i. ■ ■ wvwr* La Hongrie l et l'Alsace-Lorraine UNE DISCUSSION ANIMÉE ENTRE 3 M. VON KUHLMANN ET LE COMTE KAROLYI I Bâle, le 25 octobre- é Le comte Karolyi rapporte dans le jour-nal socialiste Nepszava qu'au cours_ de son entretien avec M. von Kuhlmanri, il a de-^ mandé au secrétaire d'Etat s'il était réelle-t ment impossible de faire de l'Alsace-Lor-raine un Etat tampon entre l'Allemagne et la France, et il lui a déclaré que l'Allemagne avait tort de se montrer si intransigeante et qu'elle pourrait trouver ailleurs s des dédommagements f M. von Kuhlmanri a protesté et a déclaré ç cfuune pareille idée était impossible à réa-s User et inadmissible pour le peuple alle-(S mand. ■s Le comte Karolyi dit alors avoir objecté II a M. von Kulilmann que l'Allemagne avait U cependant essayé d'amener l'Autriche à é faire à 1 Italie des concessions analogues, i- vour empêcher cette dernière de lui dé-r clarer la guerre en 1915, mais qu'il ne peut 't rendre publique la réponse que lui a faite 's M. von Kuhlmann. ■e Enfin, M. Karolyi dit qu'il s'est déclaré l'adversaire résolu de l'idée de la « Mittel-e Europa » et a annoncé qu'il avait l'inten--s tion d'interpeller le gouvernement au su- jet du discours de M. von Kuhlmann. u D'après un télégramme de Budapest à la Gazette de Francfort, l'interpellation qui ls était fixée à hier n'aura d'ailleurs pas lieu, '■e le comte Czernin ayant prié le comte Ka-lt rolyi de s'abstenir pour des raisons d'op-)s portunité et lui avant promis de lui don-'■ r.er tous les renseignements désirés lors ^ du voyage qu'il fera à Budapest, le 27 oc-tobre prochain. b- g . ■ . i ' ■ » l SOUS LA COUPOLE IS LES CINQ ACADEMIES RENDENT r(\ HOMMAGE AUX MORTS1 ir Jeudi après-midi a eu lieu à Paris, sous la présidence de M. Denys Cochin, la s séance publique des cinq académies. La série des discours fut ouverte par M. Denys Cochin, qui rendit aux académiciens morts dans l'année un hommage' éloquent et ému. Il retraça la carrière de MM. de Vogue, et Liard, Darboux, Carolus Duran, Dastro et salua ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie, tous les jeunes dont les œuvres s- ébauchées ne verront pas le jour. On entendit ensuite M. E. L. Bouvier, „ de l'Académie des Sciences, parler des guerres d'insectes : M. Henry Lemonnier a- do l'Académie des Beaux-Arts, de l'idéaJ ris chez Ingres et chez Delacroix. Et M. Im-Sj® bart de la Tour év-oqua enfin en termes ,é. émouvants la vie d'un canton du Morvar pendant la guerre- LES AFFAIRES D'INTELLIGENCE AVEC L'ENNEMI Une imere pacifiste an ûépbs fle la Belgipe Nous avons annoncé hier l'arrestation le MM. Pierre Lenoir et Guillaume Desou-:hes inculpés de commerce avec l'ennemi à a suite de tractations dont l'objet était la jrooriété du Journal. Le Journal a publié jeudi des documents îxtrêmement intéressants d'où il ressort .rue cette affaire offre, par certains côtés, m intérêt tout particulier pour les Belges., ENCORE UN PACHA Le Journal publie une lette de M. F.-L'. VIouthon, en date de Genève le 20 novembre 1915, d'où il résulte ceci : Quelques nois avant cette lettre, son signataire avait marg-é S. Ex. Munir Pacha, ancien ambassadeur de Turquie en France, de faire, Dour le compte du Journal, une enquête sur la situation des Empires centraux. Or, au; mois d'août 1915. M. Lenoir arrivait en Suisse, se présentait à M. Mouthon comme seul propriétaire du Journal, avait avec Munir Pacha un entretien particulier au jours duquel il modifia du tout au tout le programme d'enquête préparé par M. Mou-thon. M- Lenoir estimait que le seul ennemi de la France était l'Angleterre, opinion ifui était celle de nombreux financiers. Munir pacha se conforma aux instructions de M. Lenoir, mit au courant M. de Beth-mann-H-ollweg de la mission dont il était shargé par le Journal, fut reçu par les 3ours austro-allemandes avec une bienveillance particulière, et fut prié de transmet-Ire des propositions de paix fondées sur l'abandon, par la France, de ses alliés, et l'offre qui lui était faite de partager avec l'Allemagne les dépouilles de la Belgique. Le 3 décembre 1915, Munir Pacha, saisi d'observations énergiques par M. Humbert sur la manière dont il avait exécuté sa mission, exposait à M. Humbert les motifs auxquels il avait obéi ; il déclarait avoir suivi strictement les instructions de M. Lenoir, ifui se disait seul maître du Journal. Munir Pacha insiste sur la répugnance qu'il éprouva à procéder à l'enquête dans les conditions qui lui étaient imposées. Et l'ancien ambassadeur déclare en terminant : Je n'aurais 'Jamais accepté cette mission si j'avais soupçonné qu'elle pût en quoi que ce soit blesser les susceptibilités ou contrarier les intérêts de la France, que je considère toujours comme solidaire des vrais intérêts de la Turquie. Mais, éloigné de Paris depuis plus"*ru.n an, je n'étais pas en mesure de juger avec exactitude l'évolution prétendue de l'esprit public et ne pouvais déçemment susjfectë'r le patriotisme d'un homme dont j'avais estimé le père et qui se présentait à moi comme l'écho de hautes personnalités politiques et le maître absolu du principal ' organe de l'opinion française. UN CHAUFFEUR BELGE C'est sur une plainte adressée par M.. Charles Humbert au garde des sceaux — nlainte rapportant certains faits étranges que lui avait révélés l'ancien chauffeur de M. Lenoir, le beige Achille Debruyn — que mandat fut donné de procéder à une en-auête. Celle-ci confirma les dires de M. Debruyn, et les mandats d'arrêt furent signés.En 1915. au milieu de juillet, Debruyn Conduisit M. Pierre Lenoir chez M. Guillaume Desouches, llbis,rue de Phalsbourg. Peu après un taxi rouge s'arrêta devant la) porte et un jeune homme descendit, portant deux mallettes entourées de bandes blanches et cachetés de cire. Il monta à l'étude d'où il ressortit bientôt avec_ ses mallettes sans bandes et les sceaux brisés. Evidemment, elles avaient été vidées. Quelques instants après M. Lenoir sortit de l'étude et se fit conduire rue de la Pompe, 147, chez son amie, Mme d'Arlix, à qui il remit, déclara la femme de chambre, une somme de cinq cent mille francs en billets de banque. De ce jour il chargea le chauffeur de changer un grand nombre da billets de mille francs, en ayant soin de ne pas les présenter plusieurs fois dans les même établissement. De plus, M. Lenoir, qui faisait de nombreux voyages en Suisse, donnait mission à son chauffeur, quand il ne pouvait s'absenter, de porter son courrier à la gare de Lyon à un employé ues wagons-lits qui, moyennant 50 francs, se chargeait de le .faire parvenir. LES EXPLICATIONS DE M. LENOIR M. Lenoir nie avoir donné à Munir Pacha aucune instruction du genre de celles dont il est question plus haut Quant aux sommes dont on leur demande la provenance, MM. Desouches et Lenoir déclarent les avoir ,reçues d'un industriel ou hommes d'affaires de Zurich, M. Sehoeller, de la firme .Schoeller et Cie, laines peignées, désireux de posséder des intérêts puissants dans un journal, _en vue. d'une campagne portant sur des intérêts commerciaux et d'échanges entre la France et la Suisse après la guerre. Les inculpés ne virent pas la, disent-ns, une opération frauduleuse, ou coupable. M Humbert cherchait des fonds à celte époque', il les lui offrirent. MM. Desouches et. Lenoir ne versèrent d'ailleurs que neuf millions à M. Humbert, le reste, soit un million, représentant leur commisssion. t ■■ -—■l'ViVMr-" ■ 1 Le dencusmsnt delà crise allemande? M. Michaelis resterait chancelier Genève, 25 octobre. Un télégramme de Berlin de la Deut$-> che Tages Zeitung dit : « Nous croyons pouvoir assurer que M. Michaelis restera chancelier de l'Empire. La crise de chancellerie se trouves : ainsi terminée, n tPad'oÀ 9 - Ha© Numéro : lO centimes VENDREDI 26 OCIURRE 1911. - TROISIEME ANNEE. - ■ N° lô9b

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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