Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 23 Juni. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Geraadpleegd op 17 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/rv0cv4d73w/4
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4e Année j— N° 302-3C <IBUWI.IIII.MMI m «iimpmwzanEiMnnimw.wau'tf nmwCT Héfeciion I Miiiissiraiii Turfmarki 31 & 31a La Haye—Téléph.21 Bureeu à Maastricht : Wilhelminasingel 27 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Les Nouvelles Dimanche 23 et Lundi 24 juin 10IB 0 c®T5is îe smflSïséB"© ABONNEMENTS : ' .. , 1 {!oi in par mois Holiande - ,, 2.5Qfi. par 3mois Etranger : part en sus ANNONCES : La ligne : 15 G. en 4 8 page Réclames~permarientes à forfait Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 Les Désagréments de l'Autriche Dernièrement, le Berlinsr Tageblatt écrivait : " Nous ne pouvons plus compter sur l'Autriche Cependant, peu de jours après, se déclanchait l'offensive autrichienne sur le front da» la Piave. Comment éclairer cette contradiction ? Le gouvernement de Vienne qui a l'appui des deux cinquièmes de la population de l'Autriche-Hongrie, formée d'Allemands et de Magyars, négocia avec le gouvernement de Berlin un nouveau traité destiné à " étendre et approfondir „ l'alliance. Mais les trois cinquièmes de la population de l'empire, Tchéco-Slovaques, Jougo-Slaves, Polonais et Roumains réprouvent l'alliance, s'insurgent contre l'Allemagne et réclament leur autonomie. Ce n'est pas une crise politique que traverse en ce moment la double monarchie, écrivait le même journal allemand, c'est une crise d'Etat. En effet, et dans ces conditions l'aide que peut prêter l'Autriche-Hongrie à l'Allemagne paraît au moins problématique.. L'effondrement de la monarchie des Habsbourg aurait pour l'Allemagne des conséquences autrement funestes que n'eût pour nous l'effondrement de la Russie. C'est à prévenir cette catastrophe que tendent tous les efforts de Berlin. La brutale poigne allemande prêtera donc son appui à la sournoise et féroce bureaucratie autrichienne. Mais comme une grande victoire à l'extérieur est encore le moyen le plus sûr de relever le prestige d'un régime méprisable et méprisé, les armées de l'empereur Charles ,tenteront une dernière fois de forcer le destin. Sans doute Ludendorff trouve son compte à cette attaque des Autrichiens sur l'aile gauche du front unique des Alliés. La Gazette de Cologne, commentant les résultats de l'offensive, écrit avec satisfaction qu'il ne peut plus être question pour les Italiens d'envoyer des troupes sur le front français. On peut croire cependant que l'Autriche-Hongrie, en se § résignant à cette offensive sur les suggestions pressantes de Berlin, avait d'autres ambitions. Elle visait à un gros succès militaire qui, même s'il n'eut pas amené la décision tant attendue, eut Cependant fortifié sa situation à l'intérieur. Et que ce sont des raisons politiques et non des raisons militaires qui ont déterminé Conrad von Hâtzendorff à jeter la quasi totalité de ses divisions contre les lignes italiennes de la Brenta et de la Piave, ressort suffisamment de l'époque tardive où cette offensive a été entreprise. Militairement, elle devait venir en avril pour conjuguer ses effets avec l'offensive de Ludendorff sur Amiens. Politiquement elle vient quand la nécessité l'ordonne, c'est-à-dire aujourd'hui.Deux périls menacent l'Etat austro-hon-grois, la famine et les revendications des nationalités opprimées. Trois jours après le début de l'offensive le gouvernement de Vienne annonce qu'il réduit de moitié la ration de pain qui ne sera plus que de 90 grammes par jour. Il croyait faire passer la mesure, comme l'escamoteur fait passer une noix muscade, à la faveur du délirant enthousiasme qui devait accueillir la victoire. Mais la victoire n'est pas venue; l'immense convoi de chariots que l'intendance autrichienne avait rassemble derrière l'armée pour transporter le butin et les approvisionnements capturés en pays ennemi, est resté dans les parcs. Aussi, à l'annonce du ministre des vivres que la ration de pain sera diminuée jusqu'à la prochaine récolte, le bourgmestre de Vienne riposte simplement qu'il ne répond plus de l'ordre. Et, à Vienne, nous sommes en Allemagne. Qu'est ce qui se passe à Prague? Si le ventre affamé des Autrichiens-Allemands ne veut plus rien entendre, les populations de la Bohême soumises à l'Autriche et des provinces slovaques qui subissent le joug hongrois, n'ont plus d'oreilles, depuis longtemps, pour les exhortations ou les menaces de Vienne et de Budapest. Elles n'ignorent pas, malgré la Sévérité de la censure que les Alliés ont reconnu le conseil national des Pays Tchèques ; elles savent que l'armée tchécoslovaque, formée parmi les prisonniers de guerre en Russie, a renversé le gouvernement bolcheviste dans les provinces sibériennes et qu'elle s'est ainsi assurée la possibilité de rejoindre la grande armée tchéco-slovaque qui se forme en France. Ils savent que l'heure de la libération v§ sonner ; leur impatience prétend la devancer. Et puisque l'offensive sur la Piave qui devait raffermir l'autorité de l'Autriche allemande et de la Hongrie magyare vis-à-vis des Thèques et des Slaves opprimés, a mis au contraire leur faiblesse en pleine lumière, ce n'est point prendre son désir pour la réalité que d'envisager l'imminence d'une révolution. i Les avis ont été — et sont encore — très partagés dans les payb alliés sur la politique à suivre vis à 'vis de l'Autriche. Les débats à la Chambre française et devant la Chambre des Communes à propos de l'incident Sixte-Charles ont montré qu'il existe une forte minorité qui préconise la modération envers l'Autriche pour faire pièce à l'Allemagne. On reproche à M. Clemenceau d'avoir coupé les ponts* avec Vienne et d'avoir jeté l'Autriche dans les bras de l'Allemagne. Reproche justifié si une diplomatie habile avait pu amener une rupture entre les deux puissances de la I. )?ice. Mais les liens de complicité qui L nchaînent l'un à l'autre sont indissolubles. Il suffisait de jeter la suspicion entre eux. Ce résulat, les révélations de M. Clemenceau l'ont pleinement atteint. L'attitude aplatie de l'empereur Charles devant Guillaume n'a pas trouvé grâce devant les yeux du peupla allemand. Et maintenant que l'Autriche crie famine et met en demeure l'Allemagne de faire face à ses obligations, le bureau Wolff raprend froidement : " L'éventualité pour nous de fournir à l'Autriche du blé de nos provisions ne peut pas être envisagée. „ Ainsi,l'Etat Austro-Hongrois est poussé dans une impasse. Entre une Allemagne impitoyable qui veut tout prendre et ne rien donner, et le -double péril intérieur et extérieur, il est comme frappé de la paralysie qui précédé la désagrégation. La politique de l'Entente ne consistera certainement pas à la sauver d'un désastre qui signifie pour nous le salut. *** NOS ECHOS Villas Allemandss à bombarder La plus rapprochée et la plus grande des villes allemandes à bombarder par nos avions n'est pas Munich, stuée à 320 kilomètres de notr# front. Ce n'est pas no>i olus Cologne, assise sur le Rhin, à 230.kilomètres, de nos lignes. C'est plutôt la vaste agglomération de Francfort-sur-le-Mein.Avec ses faubourgs au nord du Mein : Bornheim, Bockenheim, Hausen, Roedel-heim ; avec ses faubourgs au sud, Nie-derrad, Offenbach, Sachenhausen, Oberrad, I Francfort représente en ce moment un , million d'habitants. [ Francfort est donc un superbe objectif pour les aviateurs qui ont la mission de punir les Allemands de leurs crimes quotidiens contre Paris. Ajoutons que sur la route de Francfort se trouvent Mayence, Mannheim qui, par elles-même sont déjà des buts iutéressants. Contre le dépérissement Un journal paraissant en Belgique occupée annonce pue, malgré les admirables efforts des communes et des oeuvres belges, la tuberculose étend ses ravages en Belgique occupée. C'est pourquoi des personalités belges organisent une nou-| velle oeuvre de lutte contre la terrible ' maladie. Les souscriptions recueillies en quelques semaines, s'élèvent à plus de 6 millions de francs. M. Ernest Solvay a | souscrit un' million. " L'oeuvre nouvelle s'occupera dé la multiplication des sana-1 toria, ceux existants étant actuellement 1 encombrés à tel point qu'il n'est plus possible d'envisager l'hospitalisation de nouveaux malades et qu'il a fallu réduire au strict minimum les périodes durant lesquelles on peut admettre ceux qui sont ' atteints du mal.,, o La Terreur allemande l De notre correspondant : Nous avons annoncé dernièrement l'arrestation à Liège de MM. Tombeu^et Collon, de Liège. L'information n'est pas tout à fait exacte. Il est vrai que les Allemands ont fait arrêter, pour des motifs restés inconnus, M. Paul Tombeur, notre ancien échevin des services industriels, devenu échevin du ravitaillement depuis le guerre. M. Tombeur, qui a rendu de grands services à ses concitoyens et dont le fils unique est mort en héros au front de l'Yser, est enfermé à St-Léonard. On se perd en conjectures sur les semblants de raisons qui peuvent bien avoir provoqué cet acte d'iniquité. Mais, M. Collon, le secrétaire des usines Cockeril, est toujours en liberté et n'a pas été inquiété. Le second Belge arrêté est un M. Bouillon de Namur, dont on ignore également les " crimes „ anti-allemands. Les Allemands ont arrêté également ces jours-ci à Liège deux Hollandais : MM. Desbordes et Wolters, qui s'occupaient activement du ravitaillement de la population belge. Le dévouement qu'ils apportaient à venir en aide aux Belges affamés a fini par porter ombrage à nos bourreaux. Nouvelles du Jour — Les Italiens sont maîtres de la situation. L'offensive autrichienne est définitivement brisée. Au Montello les Italiens ont repris hier la moitié du terrain conquis par l'ennemi les jours précédents. Dans la plaine de la Piave, les Autrichiens ont tenté encore deux violents assauts sur Lasson et Cortolazzo. Ils ont totalement échoué et subi des pertes sanglantes. 280 prisonniers sont restés aux mains des Italiens. — Rien à signaler sur le front occidental.— Les journaux allemands avaienl fait grand état d'une prétendue dangereuse cabal« menée en France par les socialistes, avec MM. Briand et Barthou, contre le cabinet Clemericeau. Ils sont forcés de reconnaître aujourd'hui qu'ils avaient pris leurs désirs pour des réalités et qu'il n'y a rien de vrai dans ces rumeurs tendancieuses.— La presse allemande fait beaucoup de bruit aussi à propos d'un discours du ministre-président espagnol M. Maura où il aurait parlé de Gibraltar comme d'une " épine douloureuse au flanc de l'Espagne „. Il sera prudent d'attendre à ce propos des informations venant d'une source 'mais troublée que celle de l'agence Wolff. — Un nouveau cabinet est formé en Bulgarie, commandé par Manilof, plus souple encore, paraît-il, que Radoslavof. — Le Reichstag a commencé hier l'examen — de pure forme d'ailleurs — du traité avec la Roumanie. Kulhmann y a rendu compte de sa mission. — La Chambre des Communes en Grande Bretagne a approuvé en 3e lecture le nouveau budget. — Une explosion dans une fabrique de films pour cinémas à Berlin a tué 15 personnes. — Des troubles ont eu lieu à Vienne. 1 Et le conseil communal annonce que la disette va encore augmenter, tandis que le gouvernement f&» ^av-oir que l'Allemagne envoie au " fidèle allié „ 1000 wagons de blé. — Notre -Roi a décoré en souvenir des combats du 17 avril le drapeau du 4e chasseurs à pied et plusieurs batteries d'artillerie. Au jour le jour J'Imagine que bien des gens sont enchantés de ce que le gouvernement anglais ait refusé de laisser M. Troelstra arriver en Angleterre. Et cela se comprend. Mais que vont dire les " Genossen „ autrichiens qui viennent d'arriver à La Haye pour discuter avec le leader socialiste hollandais de la paix de demain? Encore Schei-demann lui est venu en Hollande alors qu'il croyait dans sa candeur naïve que le camarade de Leeuwaarden pourrait aller à Londres, et que, suivant le mot de M. Troelstra lui-même, " l'affaire était en ordre „. Il a donc pu bavarder avec son collègue, et lui expliquer que l'Allemagne désirait une paix sans annexions ni indemnités, " comme nous la comprenons „. Oui, mais le jour où le gouvernement anglais refuse de viser le passeport de M. Troelstra, voilà que s'amènent des Autrichiens, le camarade Seîtz et le camarade docteur Ellenbogen. Ils arriveront donc toujours en retard, ces pauvres Autrichiens ! Et de quoi ont-ils bien pu parler, puisqu'ils savaient, à l'heure où ils débarquaient, que M. Troelstra resterait chez lui ? L'entrevue de La Haye a jiû être mélancolique, et faute de pouvoir faire la paix, comme cela, entre la poire et le fromage, ces messieurs auront dé-, claré la guerre aux " déraisonnables „* autorités britanniques et aux " stupides „ marins anglais... Le Volk, qui est très fier de se dire l'organe de M. Troelstra — étrange orgueil! — publiait hier un article de trois colonnes sur la question du passeport refusé à son patron. Et non seulement il accusait le gouvernement anglais d'avoir peur, — oui ! — mais il rappelait très sérieusement que M. Troelstra avait été extrêmement anti-allemand... en 1905! Pouvait-on décemment refuser un visa à un homme qui, il y a 13 ans, avait dit des choses fort désobligeantes à l'Allemagne? Tant de cruauté passe l'entendement du 'Volk, qui ajoute finement, ah! si finement : " Ce que M. Troelstra écrivait en 1905, il le maintient intégralement aujourd'hui C'est la gaffe. Elle n'a pas une grande importance, parce que ce tardif rappel d'une polémique cent fois prescrite ne .donnera pas son passeport à M. Troelstra; mais elle montre un joli coté de la mentalité de cet excellent socialiste hollandais. Depuis la guerre, il est carrément pour les Allemands. C'est son droit, et L'OFFENSIVE AUTRICHIENNE BRISEE Les Italiens sont maîtres sur le MonteHo et repoussent dieux fortes attaques sur la Piave ROME, 21. — Stefani officiel : Hier dans notre contre-offensive nous avons maîtrisé l'offensive autrichienne. Dans la région du Montello, aux deux côtés de la route Trevise-Ponte di Piave et vers la boucle de Zenzon, nous avons réduit encore de la moitié environ le terrain o^ppè par les Autrichiens dans leurs grandes attaques des jours précédents. La résistance a ètè acharnée et fit emploi de nids de mitrailleuses, des cratères du Montello et des nombreux obstacles que la nature du sol offre aux environs de la rivière. Les contre-attaques, tant dans les secteurs de notre avance que dans les secteurs limitrophes, furent très violentes. Notre infanterie fit preuve d'une grande énergie. Elle fut précédée de troupes de choix qui ne cessèrent leur action dans la plaine de la Piave, bien appuyée par des autos blindées avec mitrailleuses et artillerie de tous calibres. La première attaque contre Lasson fut conduite par une brigade fraîche formée des 15e et 32e régiments de tirailleurs. Nos feux de barrage frappèrent les troupes ennemies tandis que l'artillerie — préparée avant l'attaque — infligeait de lourdes pertès aux Autrichiens et les repoussait en désordre. Néanmoins l'attaque se développa et une forte division réussit, grâce à l'artillerie, à prendre pied sur une partie du terrain au N. O. de Lasson. Une contre-attaque italienne cerna les assaillants dont 80 furent faits prisonniers et les autres tués. L'échec de Cortolazzo fut sanglant aussi pour les Autrichiens. Les troupes de marine etjes bersagiieris réussirent à yé.né-trer jusqu'à la 3e ligne ennemie, semant la mort et la terreur parmi les occupants et faisant 200 prisonniers. Cette attaque nous mit en état d'élargir nos gains de terrain. Le Communiqué de Vienne VIENNE, 21. — Corr. bur. officiel: L'ennemi a répété hier encore, avec une violence toujours égale, ses efforts pour nous arracher le terrain conquis sur la rive gauche de la Piave. Ses sacrifices ont été de nouveau inutiles. Tous ses assauts se sont brisés sur la résistance inébranlable de nos héroïques troupes. La lutte s'est intensifiée sur le plateau du Montello, où les vagUes d'assaut sont venues se briser l'une après l'autre sur les tranchées rapidement établies des divisions du maréchal Ludwig Goiginger. Partout on lutte corps à corps. Sur un front de quelques kilomètres, l'ennemi a concentré une force d'assaut de huit régiments pour ébranler le mur fermé par nos braves soldats. Un gaspillage énorme de forces a obligé les Italiens à jeter dans la bataille réserves après réserves. Indépendamment des lourdes pertes subies par l'ennemi, le nombre des prisonniers augmente tous les jours. C'est ainsi que pendant l'avant-dernier jour de combat rien que sur le Montello, il a été de 3,200, dont 200 ont été pris par le 39e régiment d'infanterie hongrois. Les régiments hongrois, les tirailleurs autrichiens, les honveds ont, de jour et d^ nuit, à l'attaque et à la défense, ajouté une nouvelle page glorieuse à leurs brillantes annales, Sur le front de montagne, combat d'artillerie. cela ne regarde, en somme, que lui, tant qu'il n'opère qu'en Hoilande. Et puis, au fond ça nous est bien égal. Mais il y a 13 ans, il n'aimait pas l'Allemagne. Il l'a même écrit quelque part. Il a changé depuis, et c'est encore son droit, et cela aussi nous est égal. Mais on comprend assez que les gouvernements de l'Entente aient voulu épargner aux socialistes de leurs pays le contact d'un homme qui, aime tant les Allemands, qui ne les a pas toujours aimés, certes, mais qui a commencé de les aimer au moment précis ou l'univers entier se mettait à les haïr, — non saris quelque raison. L'article du Volk qui devait ameuter contre la décision du gouvernement anglais l'opinion socialiste hollandaise (simplement ! ), démontre au contraire l'opportunité du geste anglais ; il confirme aussi ce que nous savions des opinions successives de M-. Troelstra ; mais il le confirme à la façon des évêques, — par un soufflet. R. F. Le bulletin présidentiel italien ROME, 21. — Stefani officiel: Le ministre président à communiqué au parlement que les Autrichiens ont été empêché d'étendre leurs positions sur le Montello, au saillant N. E. et versl'O. Vers le S. les Autrichiens ont réussi a passer en quelques endroits le chemin de fer de Monte Belluna-Susegana, et aux environs de la gare de Nervesa. Ils ont toutefois ètè arrêtés rapidement. A la basse Piave, nous avons de nouveau gagné du terrain. Les pertes autrichiennes au cours de la journée sont énormes.Quelques centaines de prisonniers sont restés entre nos mains. L'Allemagne aurait envoyé du blé , à l'Autriche VIENNE, 20. — Corr. bur. : L'arrivée de 1000 wagons de froment d'Allemagne vient^de permettre une solution à la question du rationnement du pain a Vienne et dans la province. Sur le Front Belge Raids heureux au front belge LA HAYE, 21. — de l'Office belge : Pendant la nuit du 19 plusieurs raids réussis furent exécutés, dans le but de faire des prisonniers. Les patrouilleurs d'un régiment de ligne firent l'assaut d'un poste ennemi près de Pilkem après une courte préparation d'artillerie. Les soldats allemands résistèrent à coups de fusils et à coups de grenades. Le soldat Orban, se lève, se porte en avant et jette ses granades dans l'abri allemand. Les ennemies se relèvent. Il s'en suit un corps à corps et une lutte à l'arme blanche. Deux officiers allemands sont tués à coups de pistolet. L'abri fut ensuite nettoyé à coups de grenades. Le soidat Demayer tue cinq Allemands qui offraient de la résistance. Le contre-attaque se préparant, nos patrouilleurs se retirèrent, en ramenant 14 prisonniers. Pendant le trajet un de ceux-ci lança une grenade. Lui et quatre de ses compagnons furent tués par l'explosion. Nos hommes attaquèrent également la ferme Crayonne près de la ferme Brienne. Des corps à corps s'en suivirent. Tous les occupants du poste furent tués. On ramena deux prisonniers. Le soldat Lens voyant aux pieds de ses camarades une grenade dont la mèche brûlait encore, la ramassa et la rejeta au loin. Tous ces raids furent rapidement exécutés.Un démenti de M. Vandervelde. LE HAVRE, 20. — De notre correspondant : Nous avons demanné à M. Vandervelde, président du bureau socialiste international, s'il est exac* qu'a l'occassion de la conférence de Londres, il aurait une entrevue avec des délégués allemands et autrichiens. M. Vandervelde à repondu que ce bruit est totalement erroné. Sur le Front Occidental Les Français améliorent leurs positions PARIS, 21. — Havas officiel de 2 h. : Nous avons amélioré nos positions au N. de Faverolles -et dans la région S. de la Haute Vienne. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains. Sur le reste du front la nuit a été calme. PARIS, 21. — Reuter officieel 11 h, soir: Rien a signaler sur tout le front. Succès britanniques LONDRES, 21. — Reuter officiel : Au cours de la nuit, nous avons fait quelques prisonniers,, capturé des mitrailleuses et infligé de lourdes pertes à l'ennemi au cours d'attaques et d'entreprises de patrouilles dans le bois d'Aveluy, près de Hèbuterne, près de Boyelles et sur la rive de la Scarpe. Au cours des attaques allemandes d'hier pour regagner le terrain au N.-O. de Merris, l'ennemi a ètè repoussé et a subi de lourdes pertes. Ailleurs il n'y a rien à signaler. Lire en 2e page NOUVELLES DU PAYS : NON, ON N'Y EST PAS MIEUX...;- Lire en 3e page un superbe article <îu " Temns : ETRANGE ILLUSION

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