Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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03 september 1918
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s.n. 1918, 03 September. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Geraadpleegd op 07 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/tx3513vw57/
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5e Année — N° 10 Rédaction I Administration Ïurfmarkï 31 <S 31a La Haye—Té!éph.21ô Bureau à Maastricht : Hôtel Suisse,Vrijthûf,Téléph.159 à Flessingue : Slijkstraat, 6 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur \ Les Nouvelles Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 Mardi 3 Sept. 1918 5 cents le numéro ABONNEMENTS : u „ . 1 florin par mois Hollande- „ 2.50 fl. par3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 48 page Réclames permanentes à forfait L'ARC DES ALLIÉS M. Pierre Mille, le délicieux chroniqueur du « Temps » vient de composer à? nouveau une admirable et émouvante page que nos lecteurs liront de tout leur cœur, les yeux mouillés. Nous nous empressons de lui donner la première place : .... C'était une bande de quelques petits . vieux, qu'on voyait traverser Paris avant la guerre, tous les ans, à je ne sais plus quelle date — car il y a tellement de dates, dans cette nouvelle guerre, qu'il n'y a plus de place dans la mémoire pour se rappeler celles de l'ancienne. Quelques-uns boitaient ou tiraient la jambe, pourtant ils s'efforçaient de marcher au pas. D'autres avaient le dos bien voûté sous leurs vieilles redingotes, mais ils ' le redressaient pour garder l'alignement. Cèrtains avaient revêtu de vieux uniformes surannés ; la plupart, petits bourgeois, portaient le costume des petits bourgeois qui veulent se faire honneur pour une cérémonie : noirs, falots et dignes. Je ne sais quoi qui transfigurait leurs visages faisait que pour personne ils n'étaient ridicules. Aux sons d'une fanfare de quatre sous, dont les cuivres sonnaient la Marseillaise, Sidi-Btahim ou Sambre-et-Meuse, ils remontaient gravement l'avenye des Champs-Elysées. C'était le matin, un peu avant midi. Les cavaliers et les amazones qui revenaient du Bois s'étonnaient, regardaient d'un peu haut. Alors au moment que le cortège allait passer, leurs yeux distinguait que ces humbles et fiers bonshommes marchaient derrière un drapeau. Le plus fort, ou plutôt le moins usé, le portait devant lui, la hampe appuyée au ventre : un drapeau français, un drapeau de soie, aux franges d'or, dont les trois couleurs étaient restées vives; car de tous les jours de l'année il ne sortait de sa housse que ce jour-là, ce jour sacré. La place de l'Etoile est le carrefour des vents. Sur la place de l'Etoile le drapeau, sous les vents, flottait à plis plus vastes. Il déployait l'inscription qui unissait, depuis près d'un ■ demi-siècle, cette poignée de vétérans. Des lettres d'or : Oublier ? Jamais ! Au pied de l'Arc-de-Triomphe, devant le groupe du Chant du Départ, l'inscription et le drapeau s'inclinaient.Et puis elle repartait, la petite troupe des vétérans falots et subliment têtus. Ils traversaient toute l'avenue de la Grande-Armée, ils franchissaient les portes de Paris, remontaient toute l'avenue de Neuilly, passaient la Seine. La route se faisait longue pour l'âge de leurs reins. Cependant, à mesure qu'ils avançaient, ils tâchaient à rendre leur démarche plus ferme et plus grave, ils redressaient la tête. Ils touchaient au but : le rond-point de Cour-bevoie. C'est là qu'ils s'arrêtaient. Au rond-point de Courbevoie, il y -a un monument médiocre et même mesquin : le monument de la Défense nationale. C'est en bronze. Cela paraît tout petit dans l'immensité de la place aux maisons basses. Ce n'est pas bien beau. Une France quelconque soutient dans ses bras un soldat défaillant... Les vétérans se découvraient. Une seconde fois ils inclinaient le drapeau. Ils prononçaient des paroles banales et naïves. Le drapeau parlait mieux qu'eux. Il avait dit tout ce qu'ils avaient à dire : " Oublier ? Jamais ! „ Tous les ans, il y avait des passants qui haussaient les épaules : ils ne comprenaient plus. Tous les ans, ils recommençaient.Maintenant qu'on voit poiçdre l'instant de la réparation, encore lointain, mais sûr, il n'y a pas de forfanterie, il n'y a pas d'outrecuidance à songer à ce qu'il faut faire pour le célébrer. Je rêve que ce sera là, sur ce rond-point de Courbevoie, que s'élèvera l'arc de la victoire allié, le troisième porche triomphal de Paris. Le premier, c'est le noble et élégant petit arc de triomphe antique des Tuileries. Le second, c'est l'ârc de l'Etoile. Le troisième serait celui-là. Tous trois se trouveraient dans le même axe, en ligne droite, et dans la même perspective, le même coup d'œil descendrait et monterait de l'un à l'autre. On se souvient sans doute d'un projet dont il faut faire honneur à l'administration de M, Delanney, et qui, on peut l'espérer, sera l'un des premiers travaux exécutés après la guerre : une avenue de cent mètres, réservant lîne voie spéciale pour les automobiles, une autre pour les voitures, une autre pour les piétons, allant de Paris à Saint-Germain : cet arc des Alliés en serait les Propylées. Mais il ne faudrait pas qu'il abolît le modeste et touchant mcmument de la Défense nationale qui existe aujourd'hui à cet endroit. Je voudrais qu'il l'abritât, je voudrais qu'il en fût, en quelque sorte, le catafalque glorieux. Nous n'avons plus Rodin, mais nous avons toujoufs Bour-delle, avec l'impétuosité de son génie, le jaillissement perpétuel de l'idée, sa puissance de réalisation fiévreuse. Pourquoi ne serait-ce pas à lui que l'on confierait l'exécution du bas-relief, ou tout au moins des principaux d'entre eux, avec le droit de direction sur les artistes qui exécuteraient les autres ? Et l'Arc ne devrait pas être consacré à la victoire unique de la France, mais à celle de toutes les nations qui y ont contribué, aux morts de toutes les nations qui y ont contribué — presque le monde entier — réunis dans une même gloire, un même souvenir : Belgique, Serbie, Angleterre, Etats-Unis, Russie même, Monténégro, Portugal, Roumanie, Arménie, Japon. Si c'est pour Paris que je réclamé l'honneur d'ériger ce monument universel, c'est que, de toutes les 'nations engagées, la France est l'une dç celles qui a le plus souffert, et porté le poids le plus lourd ; que c'est à travers son martyre, comme à travers celui de la Belgique, de la Serbie, de l'Arménie, du Monténégro, que cette victoire douloureuse aura enfin été gagnée ; et qu'en plus, sans son martyre à elle et son indomptable énergie, le sacrifice de ces morts sans nombre eût été vain. Mais n'est-il pas vrai qu'on leur f doit un cénotaphe triomphal que pourront saluer toutes les générations futures, à ces morts innombrables' de toutes les nations alliées, ces morts d'une si longue guerre, et si longtemps, si cruellement indécise ? Ils ont fermé leurs yeux dans l'angoisse, sans que ces yeux pussent distinguer la victoire. Ils ne se sont pas dit, ils ne se sont jamais dit : " A quoi bon? „. Ils ne se sont pas découragés, ils sont tombés à leur place marquée, sur un coin de la terre qu'ils aidaient à défendre. A cette heure qu'on aperçoit, lointaine encore, la lumière de l'aube, à cette heure qu'on peut penser : " Ce n'est pas fini, ce sera peut-être encore long, mais cela ne peut plus mal finir „, n'est-ce pas de ces morts qu'il faut perpétuer d'abord la mémoire ? Mais aussi des mères qui les ont enfantés. Il faut qu'elles sachent qu'elles étaient à cette victoire, à laquelle nous applaudissons aujourd'hui, et que, sans elles et leur sacrifice affreux, cette victoire n'aurait pu être remportée, ifi les autres qui suivront, ni la dernière. Car s'il est vrai que rien ne compte que la fin, la fin est faite de tout ce qui l'a précédé. De cette chaîne atroce et sublime, tous les anneaux étaient nécessaires, et les plus précieux sont ceux qui furent forgés dans la»pire douleur. Et ce n'est pas seulement aux morts et à leurs mères que le monument doit être consacré, c'est aux vivants! Ce serait commettre la plus imméritée des injustices que de ne pas vous rendre le même hommage éternel, soldats de teutes les races qui vivez et qui vivrez pour voir le triomphe! Vous ne l'avez pas fait exprès, vos risques étaient les mêmes. Si vous avez survécu et vaincu, vous avez fait, vous aussi, le sacrifice de votre vie. On vous l'avait demandée, vous l'avez donnée. Vous ne l'avez conservée que par une sorte de terrible réméré : à terme, et à un terme dont chaque jour il pouvait être appelé, et c'est pourquoi l'on ne peut vous regarder sans frémir et sans vous aimer, sans se crier à soi-même : " Ceux-là, il faut" qu'ils y aillent encore! „ Et ils y vont! Commémorer votre œuvre, votre farouche décision, vos blessures, votre fatigue, votre misère, vos patiences, c'est un devoir. Y manquer serait un crime. -Un crime aussi que de ne pas associer à cette commémoration les chefs qui vous conduisent et qui, chargés de cette écrasante responsabilité, ayant derrière eux des pays anxieux, ont su garder leur sang-froid et sauront le garder encore, si des moments d'inquiétude revenaient avant celui du salut suprême et définitif. C'est tout cela qu'il faut rappeler. Mais aussi, je le répète, la mémoire de ces pauvres peiits'vieux qui, jusqu'à la dernière heure, au milieu parfois d'une indifférence étonnée, s'en allaient à travers Paris jusqu'au lieu où s'élèvera l'Arçhe de gloire et de réparation, s'en allaient avec leur devise : " Oublier? Jamais! „ Quand on pense à ce qu'on leur doit! Pierre MILLE " Notre cause est une cause sacrée, mais elle est en grand danger „. H1NTZE Secrétaire aux affaires étrangère de l'empire d'Allemagne. "Nous voulons vaincre! „ Général DEBENEY, Commandant la Ire Armée Française. " Nous vaincrons! „ Le Président de la République Française AU JOUR LE JOUR J'aurais bien voulu assister' à •JT l'entrevue qui a eu lieu hier à Nauheim entre l'empereur d'Alle-magne et le czar Ferdinand de v Bulgarie. Cette entrevue n'a pas dû être bien gaie. D'abord, les affaires ne vont pas fort, ni pour Guillaume, ni pour Ferdinand. Le premier venait du chevet de l'impératrice, encore gravement malade, et très déprimée (dame, ii y a de quoi !) ; le second soigne dans le T mnus de complaisants rhumatismes qui le forcèrent bien opportunément à quitter Sofia dans le moment où le séjour de sa bonne capitale devenait un peu chaud pour sa majesté bulgare. Et puis, à un autre point de vue, les sujets de conversation réjouissants ont dû manquer à leurs majestés centrales. Elles n'ont pas dû beaucoup parler de la situation militaire, vu que la situation militaire n'est pas, pour le moment, de celles dont on parle ou dont on se pjiisse réjouir. Les questions balkaniques non plus n'ont pu fournir aux augustes personnages des s,ujets à ces bonnes plaisanteries où Guillaume II excellait naguère et où Ferdinand le Premier (et sans doute le Dernier) tâchait d'imiter son impérial confrère. Car Guillaume II parlant -de l'est européen doit se dire qu'on s'est rarement autant battu d'Archangel à Bakou que depuis que la paix est signée dans cette partie de l'Europe, et ' Ferdinand n'est toujours pas couronné à Ste-Sophie, ni môme en possession de sa Do-brudja bien-aimée. La question polonaise n'est pas davantage une question très « rigolo » pour les deux sires. Guillaume II eût voulu faire asseoir sur le trône de Varsovie un de ses fils ; Ferdinand rêvait d'y voir son petit Cyrille, son favori. Et c'est un vieil archiduc qui va régner à Varsovie. Ah ! non, on n'a pas dû beaucoup rire à Naulieim hier et les deux alliés ont dû penser avec quelque mélancolie à leur entrevue de Nisch où, dans la chaleur communicative d'un trop long banquet, Ferdinand s'oubliant, harangua son nouvel allié en latin, au grand effarement des Bulgares ignares qui, l'accompagnaient ! C'était le bon temps à Nisch, l'âge d'or, l'heure des conquêtes-prêtes et des solides rapines. Aujourd'hui à Nauheim, un empereur battu, blanchi, déçu, et impopulaire, vient consulter son allié, égalemement battu, également impopulaire et gravement malade, par dessus le marché. Et ce qui a dû contribuer à rendre encore moins gi'.e cette entrevue funèbre, c'est que Ferciinana* cïoïi 'avoir sur le cœur le « coup de la Dobrudja » que lui fit récemment son fidèle allié boche. Si bien que cette cordiale visite a dû être quelque chose dans le genre d'une séance du Sobranié, avec cris, injures, récriminations et peut-être coups de poing. Les communiqués officiels nous diront sans doute que la plus franche cordialité n'a cessé de régner au cours de l'importante conversation ; que les deux souverains se sont plusieurs fois et très affectueusement embrassés (pouah !) ; et qu'ils se sont quittés enchantés de l'entrevue. Mais nous savons ce qu'en vaut l'aune, de ces communiqués. Pour nous, nous comparons la situation de l'Europe d'aujourd'hui à celle de l'époque de l'entrevue de Nfsch, qui fit tant rire l'Europe. Et nous concluons. Sans doute, les deux compères tiennent le coup. Ils doivent. Ils n'ont pas le choix. Mais combien de temps le tiendront-ils encore ? Les Français sont à Noyon. Mais dans quelques semaines, où seront-ils ? Et alors où seront Guillaume II et Ferdinand le Premier ? Sans doute apprendrons-nous alors qu'eux aussi se sont retirés chacun de sdi côté, « selon le plan primitivement adopté », et « sans être remarqués ou gênés par l'ennemi » dans « des positions préparées à l'avance »'. Seulement ce ne seront pas des positions très stables... — E. F. fi ■ — Le sort des gros canons qui tiraient sur Paris On sait qu'au cours des opérations victorieuses de nos armées divers emplacements installés pour recevoir les grosses Berthas ont été abandonnés par l'ennemi en retraite. La semaine dernière, nos avions avaient repéré à Villeselve, à cinq kilomètres de Guiscard, près la route de Croziat, le repaire d'une des pièces à longue portée qui bombardent Paris. Notre grosse artillerie l'a aussitôt prise sous son feu et il est probable que les Allemands ont procédé au déménagement de la pièce qui risquait d'être rapidement démolie. Paris se trouve-t-il désormais hors d'atteinte des monstrueux canons ? M. Charles Leboucq croit pouvoir répondre par l'affirmative. Le député de Paris estime que l'avance de l'armée Humbert d'une part, de l'armée Mangin, de l'autre, nous garantit contre le retour d'hostilité des néfastes supercanons. Nous avons eu trois séries d'assauts. Les premiers vinrent des pièces de Crépy-en-Laonnois, des 220, au nombre de trois. Les seconds vinrent de deux pièces installées à Beaumont-sur-Brayre, près de Guiscard. Il s'agissait alors de 240. Le troisième assaut eut lieu en juillet. C'étaient des pièces de marine de 320 embusquées près de Soissons qui nous envoyaient de 80 kilomètres de distance des projectiles plus bruyants et de capacité offensive supérieure. PÉRONNE EST AUX ANGLAIS LENINE EST MORT ! L'éblouissante aurore... Nous ferons de notre victoire un triomphe d'humanité M. Clemenceau, président du conseil, a envoyé à tous les présidents des conseils généraux de France qui ont voté une adresse de félicitations au gouvernement, la dépêche "uivante : Le gouvernement est grandement honoré de la haute marque d'estime et .de confiance que les conseils généraux de la République française viennent de lui accorder. Ces libres témoignages d'activé sym-pathie nous sont particulièrement précieux, venant d'assemblées qui sont en contact permanent avec la population et suivent d'un cœur attentif les héroïques efforts de nos grands soldats «dans une longue suite de rencontres déjà légendaires. Les assemblées départementales ont tenu à affirmer leur 'désir de nous voir poursuivre toujours plus vigoureusement notre activité de défense nationale. Elles peuvent compter sur le gouvernement comme sur le maréchal Foch, secondé par une magnifique.élite de chefs militaires, aussi bien alliés que français, pour tirer de jour en jour, jusqu'à l'effondrement de l'ennemi, le bénéfice décisif de succès qui n'ont étonné que les faibles cœurs. Les belles victoires de ces dernières semaines, où nos alliés ont si noblement rivalisé d'élan avec nous, ont fixé définitivement la fortune de la guerre, à la stupéfaction d'un ennemi, qui, s'étant grossièrement trompé sur lui-même, découvre tout à coup qu'il nous a méconnus. Ce ne sont encore que les premières gerbes d'une moisson d'indicibles récompenses dont la plus haute sera d'avoir définitivement délivré le monde d'une oppression d'implacable brutalité et libéré d'un coup, peur un merveillsux développement de grandeur historique, tous les foyers permanents de civilisation humanitaire.Saluons cette éblouissante aurore dont les premiers rayons illuminèrent les fronts victorieux des fondateurs de la République américaine et de nos pères de la Révolution. Dans l'abîme d'une défaite irréparable, le militarisme prussien emportera la honte de la plus grande tentative de mal qu'un peuple de barbarie ait pu rêver. Le suprême obstacle à l'installation du droit parmi les hommes va disparaître dans les clameurs d'une victoire dont nous aurons le devoir de faire un triomphe d'humanité. Pour cela continuons à être nous-mêmes. Que s'accomplissent les derniers sacrifices exigés par les convulsions suprêmes de la sauvagerie. Encore des volontés et des arfes. Le triomphe est en vue. La collaboration de tous à la rénovation mondiale des peuples achèvera l'œuvre d'idéalisme vers laquelle tant de générations se soîlt glorieusement efforcées et que l'Histoire nous aura réservé l'inexprimable joie de réaliser. Notre peuple, qui a tant donné de toutes ses énergies pour toutes les causes humaines, ne compte pas ses blessures. Il a longtemps vécu au déjà de l'espérance. Il avait droit au jour si longtemps attendu qui se lève, et réclame pour toute récompense le droit de collaborer avec tous les peuples de juste conscience aux problèmes de haute équité sociale qui seront le fruit généreux de la plus belle victoire de tous les temps. G. CLEMENCEAU. NOS ECHOS Deuil Le baron Van Eetvelde, ministre d'Etat du Congo et îa baronne Van Eetvëlde, viennent d'être frappés par un deuil cruel. Leur fils aîné, M. Raymond Van Eetvelde, engagé volontaire, est mort le 17 août, à l'hôpital militaire de Cabourg, enlevé en quelques jours par une pneumonie infectieuse. Il n'avait que 32 ans. Nous présentons à M. le baron Van Eetvelde, actuellement à La Haye, nos condoléances émues. La " Chronique „ à Paris Plusieurs confrères parisiens annoncent que la Chronique va reparaître à Paris, publiée par quelques-uns de ses rédacteurs de Bruxelles et notamment nos confrères Jean d'Ardenne, Fritz Rotiers et Léon Souguenet. La Chionique, qui avait comme tous les journaux bruxellois suspendu sa publication le jour de l'entrée des Allemands dans la capitale, reparaîtra à partir du 15 septembre prochain, sous la forme d'un hebdomadaire. Nous souhaitons de tout coeur bon succès à la nouvelle Chionique et nous Un Espion Boche . Extrait de la Libre Belgique, No d'août 1918 : ' Il importe d'attirer l'attention du public tant en Hollande qu'en Belgique sur les agissements d'un des principaux suppôts des boches : Arnold Ameye. Cet individu se livre à l'espionnage tant militaire que policier. Sous le couvert d'un commerce d'importation et d'exportation de Hollande en Belgique dont les bureaux sont établis 13, Boulevard du Hainaut, il se rend trois fois par mois en Hollande, à La Haye, à Rotterdam tout spécialement. Il a trouvé le moyen de s'insinuer dans la société des Belges occupant des situations officielles et de se faire recevoir dans le monde belge en Hollande. Arnold Ameye est marié et vit en outre avec une maîtresse rue de l'Eglise à Ber-chem-Ste-Agathe. C'est un repris de justice, condamné au Congo à douze ans de travaux forcés. Arnold Ameye a toutes les facilités nécessaires pour se livrer à l'espionnage militaire. 11 s'est marié à Bruxelles vers 1905 avec une femme de nationalité hollandaise, Jeanne van Pinxteren de laquelle il a une fillette de sept à huit ans Jeanne van Pinxteren se trouve avec son enfant en France ; elle expédie les renseignements militaires à son mari en Hollande. Sans insinuer que le père et la mère d'Ameye (les époux Ameye originaires de Gand) soient complices, nous nous bornons à constater qu'ils sont réfugiés en Angleterre. Il est certain qu'Arnold Ameye est uniquement au service des boches et non pas qu'il dissimule les services qu'il rend à sa Patrie en ayant l'air de travailler pour l'ennemi. Il a déjà livré et fait condamner de nombreux patriotes belges. Tout le monde comprendra qu'il n'est pas possible de publier les noms de ces victimes ni les affaires auxquelles ces vaillants étaient mêlés, parce que, outre que la situation des condamnés serait aggravée par représailles, trop de personnes seraient encore compromises ; mais nous nous réservons de produire nos témoins et nos preuves en temps opportun. Qu'il suffise de dire en ce moment qu'Arnold Ameye travaille à la police de la rue Berlaimont, No 32, où Î1 a un bureau. Le procédé d'Ameye est simple : il se charge moyennant rémunération de transmettre des lettres de Belgique en Hollande et vice-versa. Ses relations commerciales et autres (avant la guerre Ameye était représentant des automobiles Sizaire et Naudin) le mettent en relation avec de nombreuses personnes de tous les mondes. Il transporte effectivement quelques lettres pour inspirer confiance, puis la personne à laquelle il rend service se charge de réunir un courrier pour ses amis et connaissances. Dès que le groupe est organisé, les boches arrêtent tout le monde et les poires attribuent1 ces arrestations au flair des policiers du Kaiser. Comme la bonne arrivée des lettres est garantie par Ameye, il incite ses clients à écrire tout ce qui peut intéresser la direction de notre armée ou celles de nos alliés; dès lors les policiers boches tiennent la grosse affaire d'espionnage et Ameye la forte prime. On ne saurait agir avec assez de prudence soit qu'on se trouve en territoire occupé soit qu'on réside en Hollande, à l'égard d'individus dans le genre d'Ameye et l'on reste confondu lorsqu'on voit la légéreté avec laquelle nos compatriotes à l'étranger, même ceux qui occupent une situation officielle, font leurs confidences à des individus qui leur sont expédiés par la police ou l'espionnage boche. Cette légéreté devient un crime lorsqu'on ne tient pas compte des avertissements envoyés du territoire occupé; car, si on est à l'abri à La Haye, on expose chaque jour sa . peau à Bruxelles et il n'appartient pas à ceux qui ne courent aucun risque d'augmenter par leurs bavardages les dangers de ceux qui se dévouent pour leur patrie. MILES. espérons qu'elle deviendra bientôt quotidienne pour le plus grand bien de notre cause. En attendant notre excellent confrère Léon Souguenet, que nous sommes particulièrement heureux de voir renaître à la vie publique, donne à la Nation Belge un feuilleton où on le retrouve tout entier : " Le Journal d'un homme de lettres

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